00:01Fabien a commencé la natation, c'était avec l'école, il avait été repéré.
00:05On m'a demandé si Fabien voulait faire de la natation, je lui ai dit oui, pas de problème.
00:08Donc je lui pose la question à Fabien.
00:10Il m'a dit oui, comme tous les petits, je vais faire du sport.
00:14Et puis peut-être un mois après, il me dit, oh papa, j'arrête tout, j'arrête tout.
00:19Chez les gulots, ça ne marche pas comme ça.
00:20Je lui ai dit, tu finis ton année, et à la fin de l'année, c'est-à-dire en
00:23septembre, fin juin plutôt,
00:26on en discute et t'arrêteras, mais tu finiras ton année.
00:28Si je n'avais pas fait ça, il n'y aurait pas eu de champion olympique.
00:32Moi, j'ai toujours dit, je n'arrête pas de le répéter à tous les parents,
00:34pour faire un champion, il faut être trois.
00:37Et ça, ça doit être hyper lié.
00:38C'est-à-dire que d'abord le sportif, les parents qui doivent être hyper, plus l'entraîneur.
00:44Si vous n'avez pas les trois, vous n'aurez jamais rien.
00:46Ça, c'est clair.
00:48Famille, Gilot, je les ai éduqués comme on doit les éduquer.
00:53Enfin, pour moi, comme on doit les éduquer.
00:55C'est-à-dire qu'on est très proche.
00:57Fabien est très, très proche de ses frères.
00:59Ça, c'est fusionnel.
01:01Là, il ne se voit pas souvent, mais dès qu'il se voit, comme là, bon.
01:04Là, il en manquait un parce qu'il était à Toronto.
01:06Mais là, ils vont se voir le 24.
01:08Ça va être la fête pour eux.
01:10Ça va être la fête.
01:11Fabien, c'est le grand frère.
01:13C'est lui qui protège ses frères.
01:15Vous avez quatre fils ?
01:17Trois fils.
01:19Tous les trois médailles qui seront sur le côté de Fabien.
01:22D'accord.
01:22Pas de filles ?
01:23Non, pas de filles.
01:24Je n'ai pas réussi.
01:26C'est tous des champions ?
01:27Ils ont tous fait de la natation au niveau.
01:31Alors, il y a Yann, c'était un dossier qui était très bon au niveau régional.
01:36Il aurait pu percer, mais lui a pris un autre chemin.
01:38Par contre, Thibault faisait déjà, il a amélioré déjà les temps de Fabien à son âge.
01:45Marseille avait voulu, donc Barnier avait voulu récupérer Thibault pour l'amener à Marseille.
01:51J'ai même posé la question à Fabien, d'ailleurs, en demandant s'il était d'accord pour le loger,
01:56si ça le j'ai dépensé jamais.
01:58Et Fabien dit non, bien au contraire.
02:00Et Thibault a refusé de partir parce qu'il dit, oui, on dit toujours, quand je vais dans une piscine,
02:05on dit toujours, c'est le frère de Fabien Gillot.
02:07Il dit, moi, je m'appelle Thibault Gillot, je ne m'appelle pas Fabien Gillot.
02:10Et puis, il n'a pas voulu le gêner, quoi.
02:12Mais il y aurait pu faire un excellent nage, je suis sûr.
02:15Et vous, vous êtes qui, Michel ?
02:18Monsieur tout le monde.
02:20Vous n'êtes pas un champion de quelque chose ?
02:21Non, non, ma femme a fait beaucoup de sport.
02:23Moi, j'ai fait du volet et puis du vélo.
02:27Ma femme, elle a fait beaucoup d'athlétisme et beaucoup de natation.
02:30Mais nous, on les a tous éduqués dans le sport.
02:33Dans le sport, on ne triche pas.
02:35On ne travaille pas en arrière.
02:37C'est ça aussi, la famille Gillot.
02:39Il ne faut pas beaucoup d'argent pour aller à la piscine, avoir un maillot de bain, sauter dans un
02:43bassin.
02:43C'est autre chose qu'il faut.
02:44Il faut avoir beaucoup de courage.
02:46Je peux vous le dire parce que voir des carreaux, là, ils les ont vus les carreaux pendant des années.
02:51Et puis, il y a des ennatations, il y a des eaux, il y a des bains.
02:53Moi, j'ai déjà vu Fabien Gillot pleurer dans les vestiaires parce qu'il y avait loupé une compétition.
02:58C'est cyclique aussi, il y a un champion de haut niveau.
03:02On voit toujours le bon côté, la médaille.
03:06Mais forcément, il y a des moments, il y a des trous.
03:09C'est là où les parents doivent être importants.
03:12Et c'est là qu'on doit être là pour rebooster, nous, rebooster Fabien.
03:17C'est à savoir aussi, Fabien, il était en soirée étude à Rouen à l'âge de 14 ans.
03:22Et tout seul dans sa chambre, alors que nous, on était une famille de cinq.
03:26Fabien s'est retrouvée tout d'un coup tout seul dans sa chambre.
03:29Il faut vraiment vouloir pour rester là-bas.
03:33Et l'histoire de ce grand-père d'adoption, vous pouvez nous en dire plus ?
03:40Oui, il n'y a pas de souci.
03:42Ma mère s'est remis avec Max Gausschmidt.
03:48Max avait été dans les grandes concentrations à Auschwitz, à Buchenwald.
03:54Donc ça a beaucoup marqué Fabien aussi parce que Max, il n'en parlait pas trop,
03:58mais quand il en parlait, il en parlait quoi.
04:01Et Fabien, il était très intéressé de tout ça.
04:04Et donc forcément, c'était son grand-père.
04:06Les trois, c'était son grand-père.
04:08Mais très, très fort, très très fort.
04:11Et il a vécu au moment des premiers scores de Fabien ?
04:15Tout à fait, tout à fait.
04:16Oui, parce que Max Gausschmidt, il est venu à Douchilmine.
04:18Alors, on a fait deux ou trois réceptions ici à Donin et il était fier d'ailleurs.
04:24Il a même été interviewé par FR3.
04:27Il a des enfants, Fabien ?
04:29Non, non, il n'est pas encore marié.
04:32Là, ça devient très très sérieux.
04:35Là, hier soir, il nous a appris qu'ils ne se sont pas accès.
04:38Donc là, je pense que c'est parti.
04:40Et vous avez invité de grand-père ou l'aide pas ?
04:42Ah oui, moi oui, et puis surtout ma femme aussi.
04:45Ma femme est en train de tricoter, mais il n'est toujours pas vrai.
04:46Parce que j'en ai un qui a la Martine.
04:49Monsieur Yann et sa femme, ils sont tous les deux dans la Marine Nationale.
04:53Et Thibault, lui, il vit en Belgique à côté de Mons.
04:56Enfin, il ne vit pas loin d'ici, quoi.
04:57D'accord.
04:58Mais bon, on attend les petits enfants.
04:59Et à Marseille, il a réussi.
05:01Un gars du Nord, à Marseille, il vit bien ?
05:03Très bien, très bien.
05:04Pour ça, Marseille, de toute façon, je ne sais pas si vous ne serez là le 24,
05:09il y a Paul Lecceau qui va parler de Fabien et Pierre Dantin qui est professeur de l'université.
05:14Il connaissait très bien Fabien et c'est eux-mêmes qui vont en parler.
05:17Mais c'est exceptionnel ce qu'ils disent.
05:21Ils disent toujours, et c'est vrai, on a parlé ensemble,
05:24c'est toujours les extérieurs qui s'attirent.
05:27Les extraits qui s'attirent.
05:29Ah oui, Fabien, ils aiment Fabien par rapport à ses valeurs.
05:33C'est dans le sud, ils n'ont pas forcément tous ses valeurs-là.
05:36Parlez-moi de ses valeurs.
05:39Fabien Gillot, Fabien Gillot, il ne triche pas.
05:42Il ne triche pas.
05:43Fabien, il va vous parler droit dans les yeux.
05:46Il s'appelait, il ne s'appelait pas, mais il va vous parler.
05:48Il travaille.
05:50C'est ça surtout aussi.
05:52Et puis les valeurs de la famille, les valeurs que nous on a occupé à Fabien.
05:56Et puis sérieux, sérieux.
05:58Votre carrière professionnelle, Michel, c'était quoi ?
06:00Moi, j'ai travaillé chez Peugeot et maintenant je suis acheteur chez Halsom.
06:04D'accord.
06:06Et sa maman ?
06:07Elle a maman, elle est travaillée à Dona et maintenant elle travaille à Douchy.
06:11Elle est à Sem, elle s'occupe des petits-enfants en école maternelle.
06:13Si je vous dis valeur ouvrière, c'est en choc ?
06:16Non, pas du tout.
06:17Pas du tout.
06:18Vous savez, mes grands-parents, mon grand-père, travaillaient à l'usine-or.
06:23La maman divine qui est décédée, qu'on était à l'enterrement hier, elle était cafue.
06:29Il y a le charbon à la mine.
06:30Ah ouais, bah nous, son père, le père divine, était aussi mineur.
06:34Donc tout ça, ça ne nous choque pas du tout.
06:36Il en est fier, ça, Fabien, de cette histoire ?
06:38Tout à fait.
06:39Tout à fait.
06:40D'abord, on lui a ressorti, on a retrouvé une vieille photo de ma belle-mère avec son
06:46bandeau à Wallers.
06:48Ça, on lui a donné.
06:50Ah ouais.
06:50Bien sûr, mais c'est très fort.
06:53En quoi ?
06:53Fabien, il y a 3-4 ans, il a invité ce camp populaire à Marseille.
07:00Ils ont fait un aller-retour d'Ouchy-Marseille dans la même journée avec le train.
07:05Fabien les a accueillis.
07:06Donc ils ont mangé avec Fabien au Cercle des Lénageurs de Marseille.
07:09Et après, il a pris un minibus et il leur a fait visiter le...
07:13Bien sûr, d'abord, il a fait visiter le cercle, tous les centres d'entraînement, tous
07:16les bassins, il a expliqué comment ça se passait.
07:18Et après, il est parti avec eux, faire visiter Marseille.
07:21Vous pouvez leur en parler maintenant, ils en se souviennent encore.
07:24Ah ouais.
07:25Dites, Papa Gillou, un message aux enfants du Nord qui cherchent leur voie, qui ne savent
07:30pas se trouver.
07:31Eh ben, il faut...
07:32Il faut qu'ils...
07:33Il ne faut jamais renoncer à leurs rêves.
07:38Il ne faut jamais renoncer à leurs rêves.
07:39Et puis, même s'il y a quelqu'un qui leur dit que ce n'est pas possible, il faut
07:42qu'ils
07:42persistent.
07:44Merci.
07:44Oui, de vrai.