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  • il y a 13 heures
A une semaine du premier tour de l'élection présidentielle, le directeur de l'Humanité revient sur le sens du vote en faveur de Jean-Luc Mélenchon. Il dénonce la coalition des puissants contre le candidat.

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Transcription
00:06On est dans un joli parc qui est au cœur même de la ville qui s'appelle le parc Stalingrad
00:11et qui joue le théâtre de la commune qui est là.
00:19C'est le candidat qui va refaire vivre les plus belles valeurs de notre république ce triptyque
00:26liberté, égalité, fraternité qui ne vivent réellement pas aujourd'hui et il va permettre de bousculer le rapport de force
00:33c'est à dire il va permettre à celles et ceux aujourd'hui qui n'ont rien, qui sont dans
00:38une situation de précarité
00:39qui sont sans travail, ceux aussi qui ont un travail mais qui souffrent au travail, celles et ceux qui réclament
00:45plus de pouvoir d'achat
00:46celles et ceux qui réclament la transition écologique combinée avec le progrès social
00:51il va leur permettre de s'exprimer dans les urnes pour modifier la donne politique aujourd'hui qui est à
00:58l'œuvre
00:58de telle sorte qu'ils puissent s'exprimer et faire irruption sur le devant de la scène.
01:08C'est assez incroyable que cette semaine alors que Jean-Luc Mélenchon progresse dans les enquêtes d'opinion
01:17il y a une coalition d'intérêts qui va de M. Gattaz au ministre des Finances allemand, M. Staubleu
01:25celui qui étrangle la Grèce, au président de la république, à la presse comme le Figaro, les échos
01:32c'est à dire la presse des milieux d'affaires, des économistes. Il y a même eu sur une radio
01:38publique ce matin
01:39un ancien président de la banque de New York venu nous dire à quel point c'était dangereux.
01:44Autrement dit, ils ne veulent pas de l'alternance, ils ne veulent pas de la démocratie.
01:49Ils veulent la politique unique et les partis uniques qui mènent les gens par le bout du nez
01:56alors que les gens, eux, ils essayent de sortir du carcan dans lequel on les a mis aujourd'hui.
02:02Ça fait exactement la même chose que lors du débat sur le traité constitutionnel européen en 2005.
02:09Mais ils se sont coalisés contre le non, mais c'est le non qui l'a emporté et nous espérons
02:16que cette fois
02:18ils recevront en boubrant la campagne de haine qu'ils sont en train de mener car il ne s'agit
02:25pas
02:25d'autre chose que de la haine, dès lors que ce ne sont pas des arguments contre les arguments que
02:31proposent
02:32Jean-Luc Mélenchon et les communistes.
02:41Tout à fait, c'est cela qui leur fait peur. D'ailleurs, ils sont remis sur le tapis cette vieille
02:47rengaine
02:47selon laquelle on ne peut pas payer. Mais ils ne disent jamais qu'on a transféré 192 milliards
02:54qui, il y a encore 10 ans de cela, étaient affectés aux revenus du travail qui vont aujourd'hui
03:01vers les revenus du capital. Ils ne disent jamais qu'on a 80 milliards d'évasion fiscale
03:07qui, si elles étaient là, ça permettrait de doubler le budget pour l'éducation nationale.
03:14Ils ne disent jamais qu'on a donné des milliards et des milliards, plus de 40 milliards de cadeaux
03:20dans ce quinquennat, au grand patronat, quand M. Gattas se promenait avec un PINSE
03:25pour faire un million d'emplois. Où sont ces emplois aujourd'hui ?
03:29Et c'est vrai qu'ils veulent étouffer la voix des salariés de Whirlpool qui se battent,
03:34les salariés de Vivart qui sont menacés aujourd'hui dans leur chair,
03:39les enseignants qui réclament des moyens supplémentaires pour l'école,
03:43les gardiens de prison qui souffrent de l'austérité,
03:46la population de Guyane qui, elle, réclame pas seulement un statut,
03:51elle réclame des moyens car il est inadmissible qu'on ait d'un côté
03:55cette technologie formidable à Kourou et qu'eux sont maintenus en dessous du seuil de pauvreté.
04:01Les questions du logement qu'il faut absolument aujourd'hui traiter.
04:07Donc il y aurait moyen de répondre à cela grâce à une nouvelle répartition des richesses
04:12et une nouvelle manière de les produire.
04:15C'est-à-dire la question sociale et la question du progrès environnemental,
04:19de la justice climatique sont liés aujourd'hui pour le bien-être commun,
04:23dont celle du plein emploi.
04:31Ah oui, c'est tout à fait possible aujourd'hui.
04:34La donne a totalement changé.
04:36Et puis il y a un élément supplémentaire,
04:38c'est qu'on nous a dit que le vote utile
04:40qui permettrait de battre Mme Le Pen
04:43est le vote pour M. Macron, voire pour M. Fillon.
04:47Mais c'est totalement changé,
04:49puisque dès lors que toutes les enquêtes d'opinion
04:52prouvent que M. Mélenchon battra aussi largement que Macron, Mme Le Pen,
05:00il n'y a plus de raison de se priver.
05:02Et il faut placer un vote efficace, un vote utile,
05:07Jean-Luc Mélenchon, qui est le garant de choix de progrès social,
05:10de progrès écologique, de choix de gauche, au second tour.
05:14Il la battra de toute façon.
05:21Oui, vous avez raison, il y a une situation extrêmement préoccupante.
05:25Il y a beaucoup de guerres en cours en ce moment.
05:28Et on voit bien que la politique de la canonnière
05:31ne donne strictement rien.
05:33Au contraire, la guerre appelle la guerre.
05:35On le voit en Irak, on le voit en Syrie, on le voit en Libye,
05:39on le voit au Yémen, on le voit un peu partout.
05:42Donc, un rôle nouveau de la France aujourd'hui
05:45devrait consister à appeler en permanence
05:49non seulement les belligérants, mais la communauté des nations,
05:53à s'asseoir autour de la table à l'Organisation des Nations Unies
05:58pour trouver les moyens d'un apaisement,
06:01les moyens de l'extinction de ces guerres.
06:04Mais il n'y aura pas d'extinction des guerres
06:06tant qu'il y aura une partie de la planète
06:07qui sera dans la souffrance et dans la misère.
06:09Il faut bien comprendre cela.
06:11Tant qu'une partie de la planète sera rejetée
06:14de la communauté des nations elle-même,
06:17rejetée du progrès humain, du progrès environnemental,
06:20car des défis nouveaux nous menacent,
06:23notamment les défis autour de l'urgence climatique.
06:26Par conséquent, contrairement à ce qui se dit,
06:30personne, ni nous, ni Jean-Luc Mélenchon,
06:34n'ont soutenu l'utilisation des armes chimiques en Syrie,
06:39quels qu'aient été ceux qui l'ont utilisée,
06:42et même si c'est M. Bachar al-Assad,
06:44cela relève des tribunaux internationaux.
06:47Mais on ne peut pas dire que la réponse à cela
06:50soit celle de M. Trump de balancer des missiles Tomahawk
06:53contre l'armée syrienne.
06:55C'est au contraire l'organisation d'une conférence pan-européenne,
07:00comme on l'a fait à Helsinki il y a de nombreuses années de cela,
07:03c'est-à-dire mettre tout le monde autour de la table
07:05pour à nouveau une convention de sécurité, de coopération et de paix.
07:11voilà ce que pourrait faire la France, voilà là où pourrait être utile un rôle nouveau de la France aujourd
07:18'hui,
07:18c'est-à-dire la vieille tradition française,
07:21la tradition gaullistée, même mitterrandienne,
07:23elle devrait revoir le jour de telle sorte qu'on ne laisse pas s'allumer partout des feux
07:29qui risquent un embrasement général et ceci est inquiétant.
07:33On voit ce que fait M. Trump en déplaçant des bateaux de guerre au large de la Corée du Nord.
07:40On ne répond pas à la folie par une folie supérieure.
07:43ça c'était extrêmement dangereux.
07:46Et donc c'est vers cela qu'il faut aller, vers l'apaisement.
07:50Il faut parler d'une voix forte et de ce point de vue,
07:52oui un changement dans notre politique ou plutôt un retour à la diplomatie,
07:58à la politique au lieu de la politique de la force serait nécessaire aujourd'hui pour tout le monde.
08:04Merci Patrick et Eric.
08:05Merci.

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