Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 12 minutes
Alors qu’on célèbre le 60ème anniversaire du Traité de Rome, tout le monde s’accorde à dire que l’Union Européenne va mal. Bruno Odent, journaliste à l’Humanité et auteur du livre "Europe, état d’urgence", analyse les racines de mal et expose les perspectives. Réalisation : Abrahim Saravaki

Catégorie

🗞
News
Transcription
00:02Lorsqu'on célèbre le 60e anniversaire du traité de Rome, tout le monde s'accorde à dire que l'Union
00:07Européenne va mal.
00:09Pousse-t-elle se disloquer complètement ?
00:11Oui, on est dans une situation extrêmement grave de ce point de vue.
00:16Alors, bon, je ne sais pas, on a eu l'an dernier, en 2016, en juin 2016, il y a
00:22eu ce Brexit.
00:22Et donc, depuis lors, ces forces centrifuges sont extrêmement à l'offensive en Europe, tous les partis nationalistes, on le
00:33voit en France aussi.
00:34Et il y a eu non seulement ce Brexit, mais il y a eu aussi l'arrivée au pouvoir de
00:39Donald Trump.
00:40Or, Donald Trump le dit ouvertement, il veut disloquer l'Union Européenne parce qu'il préférerait négocier des accords bilatéraux,
00:51de libre-échange bilatéraux, mais d'État à État, ce qui permettrait, évidemment, ce qui placerait les grands groupes américains
00:57dans une position de force bien plus importante.
01:00Donc, il y a ces circonstances internationales qui sont très fortes.
01:04Mais le plus préoccupant, ce n'est pas cela, à mon avis.
01:09Le plus préoccupant, c'est que les principes même de l'Union, sur lesquels fonctionne l'Union Européenne aujourd'hui,
01:16nourrissent cette montée des nationalistes.
01:21Alors, je vous propose qu'il y a 60 ans, quand l'Union Européenne a été créée, le traité de
01:29Rome a été conclu,
01:30il y avait, elle fonctionnait, cette Union Européenne fonctionnait sur, on a décrété que cette Union Européenne devait fonctionner sur
01:37deux,
01:38avec un moteur, avec deux cylindres.
01:40Un cylindre, que moi j'appellerais compétition, compétitivité, qui est directement inspiré par le capitalisme occidental,
01:51qui dominait la situation dans un contexte de guerre froide, avec l'émergence d'un bloc socialiste.
01:57Donc, premier cylindre, moteur, compétition.
02:02Deuxième cylindre du moteur, quand même, à cette époque, surtout après-guerre, avait émergé des besoins de coopération.
02:09Donc, deuxième moteur entre pays européens.
02:13Et puis surtout, de surmonter les conflits qui avaient caractérisé pendant le XXe siècle les rapports entre les puissances européennes.
02:23Donc, un besoin, deuxième cylindre, solidarité.
02:26Premier cylindre, compétition.
02:28Deuxième cylindre, solidarité.
02:30Qu'est-ce qui se passe aujourd'hui ?
02:31On ne va pas refaire l'historique de l'Union européenne, mais où on en est arrivé aujourd'hui ?
02:38Aujourd'hui, c'est quasiment...
02:41Le moteur de l'Union européenne ne fonctionne quasiment plus que sur un cylindre.
02:46Le cylindre compétition.
02:48Le cylindre solidarité est évacué.
02:51On avait...
02:52Là, je voudrais juste donner un exemple, celui de la politique agricole commune.
02:56La politique agricole commune faisait partie de ce cylindre coopération, solidarité instauré au départ.
03:02Eh bien, cette coopération, cette politique agricole commune, elle est en voie de dislocation aujourd'hui.
03:11Et on fait de plus en plus, on renationalise de plus en plus la politique agricole au nom de la
03:18compétition.
03:19Au nom de la compétitivité.
03:21C'est par exemple, on veut supprimer...
03:23On avait encore un exemple dans l'actualité.
03:25On veut supprimer les quotas laitiers.
03:28Or, ces quotas laitiers, vaille-que-vaille, permettaient d'équilibrer les choses
03:33et de permettre aux paysans d'avoir des ressources, des revenus dignes de ce nombre.
03:38Je ne développe pas, mais voilà.
03:41Et le budget européen, par exemple, aussi, le budget européen qui doit servir normalement,
03:48qui alimente ce qu'on appelle les fonds structurels, c'est-à-dire ces fonds européens
03:52qui permettent de construire des routes.
03:54On le voit quand on se panace un petit peu en Europe, des routes ou des infrastructures.
04:02Ce budget européen est réduit à peau de chagrin.
04:05Peau de chagrin.
04:07Il est de plus en plus petit.
04:09Il y a de plus en plus d'États européens.
04:11Il y en a 28 aujourd'hui.
04:12Et ce budget européen est de plus en plus petit.
04:16Voilà.
04:17Alors, qu'est-ce que ça veut dire ?
04:21Ça veut dire qu'on cède de plus en plus à ce principe de compétition.
04:26On le voit, comment ça se traduit ?
04:29On le voit à travers les différents traités européens.
04:33D'abord le traité de Maastricht, après le traité de Lisbonne, et ensuite, tous les accords,
04:41pactes de stabilité, etc., tous les accords qui ont été constitués comme des contraintes
04:47extrêmement fortes destinées à favoriser ce principe de compétition.
04:52C'est-à-dire, en gros, au niveau des marchés capitalistes, la loi du plus fort.
04:58C'est pour ça, d'ailleurs, qu'on a une hégémonie du capitalisme allemand sur l'Union européenne.
05:06La loi du plus fort impose les règles de...
05:10Et c'est le capitalisme allemand qui impose ses règles.
05:13Voilà.
05:15Donc, on en est arrivé.
05:17On en est arrivé à cette situation où ce principe de compétition...
05:25Alors, qui dit principe...
05:26Parce que, pour bien faire comprendre, qui dit principe de compétition,
05:30dit mise en concurrence exacerbée entre les travailleurs, entre les institutions,
05:37entre les régions, entre les États.
05:40À partir du moment où on met en concurrence de cette manière-là ces différentes entités,
05:46on crée des tensions entre ces identités.
05:51On crée, par exemple...
05:54C'est pour cela que, depuis quelques années maintenant,
05:58émergent des nationalismes régionaux, par exemple.
06:01On ne comprendrait pas pourquoi il y a des angéistes,
06:05il y a les Catalans en Espagne qui ne veulent plus payer pour les Andalus,
06:10les Basques, la même chose.
06:12Les Italiens du Nord, ça, c'est aussi un phénomène assez ancien.
06:17Les Italiens du Nord ne veulent plus payer pour les Italiens du Sud, etc.
06:21Le principe de solidarité, il se réduit.
06:23Et ce principe de compétition...
06:26Écoutez, voilà, si vous voulez avoir un vrai développement,
06:31il vous faut faire des réformes qui vous permettent de...
06:35et qui s'opposent à un assistana,
06:39c'est caricaturé de cette manière-là,
06:41un assistana aux régions les plus défavorisées.
06:45Et ça, ça va dans le sens du national-libéralisme.
06:49C'est-à-dire que, plus on s'efforce d'être compétitif,
06:55et plus on s'efforce d'être concurrentiel,
06:59plus on s'efforce de faire en sorte que les champions nationaux soient les meilleurs,
07:04et plus on va dans le sens du national-libéralisme.
07:08Peut-être pour résumer,
07:09c'est l'histoire du médecin qui tue le malade,
07:16le malade européen en l'occurrence,
07:18en lui ordonnant des médicaments
07:19qui nourrissent la tumeur nationaliste
07:23qui est en train de le ronger.
07:26Exactement.
07:26Les nationalistes, les populistes, anti-Europe, anti-euro,
07:31sont pourtant le plus souvent présentés
07:33comme des tenants d'une rupture avec le système,
07:36voire une alternative.
07:38Comment vous voyez ça ?
07:40On comprend, à travers ce que je viens de dire,
07:42que cette posture, c'est une imposture.
07:46Parce que, en fait, ces nationalistes
07:50qui se font passer pour anti-système,
07:53en fait, il n'y a pas plus intégré au système qu'eux.
07:58Alors moi, il n'y a pas plus intégré au système qu'eux.
08:01On peut donner des exemples ?
08:03Voilà. Alors, il y a des exemples très précis
08:07qui existent, qui fonctionnent déjà aujourd'hui
08:09très concrètement.
08:10Je pense à la Hongrie de Viktor Orban.
08:13La Hongrie de Viktor Orban,
08:15elle est à la fois dans les logiques
08:17de ce que j'appelle l'ordolibéralisme,
08:20c'est-à-dire qu'elle est complètement intégrée
08:23à cet ensemble d'Europe orientale
08:25qui est très liée au système de production
08:31des grands groupes allemands.
08:35La Hongrie est devenue un pays
08:39de sous-traitance pour les grands groupes allemands.
08:44Voilà. Et donc, elle est parfaitement intégrée à ça.
08:48Et Orban le gère, il inaugure toutes les usines nouvelles
08:52qui se font avec les PDG des groupes
08:56des Audi ou Volkswagen ou autres.
09:01Je pense à Audi ou Volkswagen
09:03parce qu'il y a des inaugurations
09:04qui se sont faites dans le sens assez récemment.
09:07Mais il y a ça d'un côté.
09:09Et de l'autre, Orban cultive un discours,
09:12le discours nationaliste que j'évoquais tout à l'heure,
09:15à savoir la préférence nationale,
09:18un mur pour empêcher les migrants
09:20d'entrer sur le territoire hongrois.
09:23Et cette préférence nationale,
09:25elle se traduit par quoi ?
09:26Elle se traduit, il y a beaucoup de Roms en Hongrie,
09:29elle se traduit par un système
09:31de travail obligatoire.
09:33C'est-à-dire quand vous êtes Roms en Hongrie,
09:37vous êtes obligé de fournir un travail
09:40moyennant une somme dérisoire,
09:43200-300 euros,
09:45dans la commune que vous devez,
09:47à la commune sur laquelle vous vous trouvez.
09:50C'est la salle.
09:50Voilà.
09:51Donc c'est une espèce de raquette
09:53contre... sur les Roms.
09:56Voilà.
09:56Et c'est le fonctionnement
09:59de la préférence nationale
10:00avec tous les risques
10:03qu'elle comporte de délitement,
10:05de délitement,
10:07du vivre ensemble,
10:08du lien social,
10:11comme on peut le constater.
10:13En fait, la référence ultime
10:15des nationalistes,
10:17c'est l'écrasement définitif
10:19des principes de coopération
10:21et de solidarité
10:22que j'évoquais tout à l'heure,
10:23qui étaient présents
10:24dans le traité de Roms
10:26et donc qui sont de plus en plus
10:27rabougris aujourd'hui.
10:28C'est leur écrasement définitif
10:30pour ne plus avoir
10:31que ce principe de compétition,
10:33c'est-à-dire ces principes
10:35qui sont, je le redis,
10:36dans tous les dispositifs
10:39extrêmement contraignants
10:41qui ont été instaurés
10:42depuis Maastricht, etc.
10:44On est persuadé,
10:46quand on est nationaliste,
10:47qu'on soit hongrois,
10:49allemand ou français,
10:51on est persuadé
10:52que ces groupes,
10:53son capitalisme à soi
10:55est le meilleur
10:57et qu'il est bridé
10:58par la concurrence
11:01des loyales,
11:02par des règles
11:03qui ne sont pas
11:04à la hauteur
11:04ou par des charges
11:07insupportables
11:08qui l'empêchent
11:12de ne les sort.
11:14On mesure mal
11:17à ce moment du débat
11:20dans la campagne étoile,
11:21mais le discours
11:22de Marine Le Pen
11:23est relativement banalisé,
11:25y compris par
11:27d'autres forces
11:28nationalistes,
11:29populistes,
11:30qui banalisent
11:31ce discours
11:32en lui donnant,
11:34en soulignant,
11:36sans trop de réflexion,
11:39que l'Union européenne
11:40était à bout de souffle
11:42et qu'il faudrait
11:43revenir aux Etats-nations
11:44et qu'un retour
11:46aux Etats-nations
11:47permettrait
11:47je ne sais quel rebond
11:50du pays
11:55et en tout cas
11:56cette banalisation
12:00de Marine Le Pen,
12:03derrière cette banalisation,
12:05il y a ce discours,
12:06le discours terrible,
12:09les charges
12:10que supportent
12:10les entreprises françaises
12:11qui les empêchent
12:13de rayonner
12:14dans le monde,
12:14ce sont des charges sociales,
12:16ce sont des charges
12:18mais surtout
12:20des charges
12:22qu'on va vouloir
12:23diminuer
12:23en réduisant
12:25les protections
12:26des migrants,
12:27elle est obsédée
12:29par l'immigration,
12:30à chaque intervention
12:31elle ne parle que ça,
12:33l'immigration
12:33c'est des charges
12:35insupportables
12:36pour l'Etat français
12:37et pour
12:38les grands groupes
12:39français,
12:40donc
12:41réduire ces charges
12:43là,
12:44mais imagine-t-on
12:46une société
12:48on le voit déjà
12:50un peu à travers
12:50l'exemple
12:51de la Hongrie
12:52que j'évoquais tout à l'heure,
12:53c'est absolument
12:54invivable
12:55quand on a
12:56des citoyens
12:59de seconde zone
13:01qui sont
13:02obligés
13:03de travailler
13:04moyennant
13:05des sommes dérisoires
13:06et de l'autre
13:09des citoyens
13:09des citoyens
13:11hongrois
13:11etc.
13:12Là,
13:12on aurait la même chose
13:13avec
13:15la préférence nationale
13:16en Grande-Bretagne
13:18il était question
13:19qu'il refuse
13:20qu'il mette
13:24un indice
13:25sur les prestations
13:27d'allocations familiales
13:29en fonction
13:30de la valeur
13:32de la monnaie
13:33du pays d'origine
13:33on aurait
13:35un indice
13:36par exemple
13:36vous percevriez
13:38même si vous vivez
13:40en Grande-Bretagne
13:40vous percevriez
13:41beaucoup
13:42des allocations familiales
13:44au niveau
13:46hongrois
13:46ou roumain
13:47ou bulgare
13:49alors que
13:51vous êtes
13:52en Grande-Bretagne
13:53vous êtes confronté
13:53au niveau de vie
13:54de la Grande-Bretagne
13:55etc.
13:55donc imaginons
13:58un tel scénario
14:01combien
14:01le lien social
14:04les rapports
14:06entre les gens
14:07déjà
14:07déjà fortement
14:10érodés
14:11déjà fortement
14:12mis à mal
14:14combien ces rapports
14:15là
14:17deviendraient
14:18difficiles
14:19combien
14:19on créerait
14:21des tensions
14:21des conflits
14:22etc.
14:23au sein même
14:24de la société
14:25et ça
14:26c'est l'aboutissement
14:28c'est l'aboutissement
14:29du principe
14:30de compétition
14:31qui a été
14:32porté
14:33par toutes
14:33ces contraintes
14:34européennes
14:35ces traités
14:35européens
14:36ces contraintes
14:37européennes
14:37que j'évoquais
14:38tout à l'heure
14:39alors quoi faire ?
14:41alors ça
14:42c'est effectivement
14:43c'est une bonne question
14:44parce que
14:44si on laisse
14:46le train
14:48de l'Union Européenne
14:50embarqué
14:51dans cette
14:51dans cette direction
14:52évidemment
14:53on couvre
14:54les plus gros risques
14:55on risque
14:57de se retrouver
14:57avec des états
14:58nations
14:59entre guillemets
15:00qui sont
15:02très concurrents
15:04les uns
15:04contre les autres
15:05et
15:06on sait
15:07vers quel désastre
15:09ça a pu conduire
15:10au XXème siècle
15:11donc on n'aurait
15:12rien appris
15:13de cette histoire
15:14là
15:16donc
15:17il y a besoin
15:19absolument
15:20de se battre
15:23de se battre
15:23contre le nationalisme
15:24et de se battre
15:25contre
15:27l'Europe austéritaire
15:28telle qu'elle se construit
15:29ces deux combats
15:30sont le même combat
15:31à travers ce que je viens de dire
15:32on peut le comprendre
15:33l'Europe austéritaire
15:36nourrit le nationalisme
15:37et le nationalisme
15:39est l'aboutissement
15:41de cette Europe austéritaire
15:42donc
15:43c'est un même combat
15:45et pour faire triompher
15:46ce même combat
15:47il faut bien voir
15:48que dans cette
15:49dans cette situation
15:51d'aujourd'hui
15:51on a besoin
15:52plus que jamais
15:53compris avec l'arrivée
15:55de Trump
15:55aux Etats-Unis
15:56etc
15:56on a besoin
15:57plus que jamais
15:58de coopération
15:59et de solidarité
16:00en Europe
16:02y compris
16:03pour la paix
16:05l'Europe a été faite
16:06au départ
16:06pour la paix
16:07mais on a plus
16:08besoin
16:08plus que jamais
16:09de ça
16:10des exemples
16:11très concrets
16:12comment on pourrait faire
16:13moi aujourd'hui
16:15la banque centrale
16:17européenne
16:18dépense
16:2180 milliards d'euros
16:22tous les mois
16:23elle va le faire
16:23jusqu'en mois de septembre
16:25au mois
16:27dépense
16:28cet argent
16:29à taux zéro
16:30c'est à dire
16:31que c'est de l'argent
16:31gratuit
16:32pour alimenter
16:33les marchés
16:34en espérant
16:35que cela va
16:36doper
16:39stimuler
16:39l'activité
16:40ça ne marche
16:41pas
16:42ça ne marche
16:43pas
16:43alors donc
16:45est-ce que
16:46il n'y a pas
16:47une possibilité
16:48pour répondre
16:48à ces besoins
16:49de coopération
16:50et de solidarité
16:52d'utiliser
16:54cet argent
16:54de mobiliser
16:56les Européens
16:57pour une autre
16:58utilisation
16:58de cet argent
16:59pour qu'ils servent
17:01à des investissements
17:04utiles
17:04des investissements
17:06utiles
17:06qui en a besoin
17:08par exemple
17:08dans un pays
17:09comme la Grèce
17:10qui est aujourd'hui
17:10exsangue
17:11à cause
17:11de ses mesures
17:12européennes
17:13il y a besoin
17:15de davantage
17:16d'investissement
17:18dans un système
17:19de santé
17:20qui est moribond
17:21en Grèce
17:22il y a besoin
17:23d'investissement
17:24dans des infrastructures
17:26dans une agriculture
17:28moderne
17:29dans la lutte
17:30contre le réchauffement
17:32climatique
17:32besoin de très gros
17:34investissements
17:35mais qui échappent
17:36aux logiques
17:37de compétition
17:38qui échappent
17:40aux logiques
17:40ces logiques
17:41de compétition
17:42on nourrit
17:43le nationalisme
17:44donc qui échappent
17:45à ces logiques
17:47là
17:47pour
17:48et correspondent
17:50aux besoins
17:51des populations
17:53on en est là
17:55il faut absolument
17:57je pense qu'il y a
17:58on parle
17:59d'une refondation
18:01de l'Europe
18:01non pas
18:02non pas
18:03d'une dislocation
18:04non pas
18:05d'une dislocation
18:06évidemment
18:07la dislocation
18:08n'est pas la solution
18:09c'est une refondation
18:11en partant
18:12de ces
18:13en montres
18:14en partant
18:14de ces contradictions
18:15de la construction européenne
18:16pour exiger
18:18autre chose
18:19pour exiger
18:19réellement
18:20un mieux
18:21un mieux
18:22pour les
18:22pour les européens
18:23un mieux
18:24pour les
18:25pour les peuples
18:26grecs
18:27ou portugais
18:27qui ont commencé
18:28à montrer la voie
18:29d'une autre Europe
18:32Merci beaucoup

Recommandations