- il y a 21 heures
C'est la possibilité d’un rassemblement de la Gauche allemande afin de déboulonner la grande coalition chère à Angela Merkel qui constitue l’enjeu clél de l’élection de ce dimanche au parlement du Land de la Sarre. Selon Oskar Lafontaine, l’orientation actuelle du SPD « ouvre la voie d’un compromis entre les deux partis ». Bruno Odent, journaliste à l’Humanité, analyse l'émergence du « phénomène » Martin Schulz. En mettant le cap à gauche, le nouveau chef de file du parti social-démocrate allemand (SPD) a en effet ouvert la possibilité d’une coalition inédite avec Die linke et les verts pour l’élection du Bundestag de septembre. Le scrutin sarrois va faire figure de premier test. Réalisation : Abrahim Saravaki
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00:01Il y a eu une élection ce dimanche dans le Land de Sars en Allemagne.
00:06Toute la presse en fait un test sur la capacité de la gauche allemande à se rassembler et à s
00:13'unir. Pourquoi ?
00:15Cette élection prend une valeur de test au lieu d'une partie de la presse allemande
00:20parce qu'on observe depuis quelques semaines pousser du SPD, du parti social-démocrate,
00:27sous l'influence de Martin Schulz qui est devenu la tête de liste pour les prochaines élections du Bundestag
00:37qui ont eu lieu en septembre.
00:38Et donc une poussée du SPD et qui, dans cette élection en Sars,
00:46cela rendrait possible une alliance SPD-Dilinck, une alliance de gauche,
00:52pour déboulonner la ministre présidente de la Sars, une chrétienne démocrate,
00:58qui dirige aujourd'hui la Sars à la tête d'une grande coalition avec le SPD,
01:04exactement comme, c'est pour ça que la presse ici a focalisé son attention sur cette élection,
01:12parce que c'est exactement le même cas de figure qu'au plan national.
01:16On a un parallèle là, c'est saisissant, il y a une ministre présidente qui s'appelle Annette Kramp
01:21qui gère la Sars à la tête d'une grande coalition,
01:26qui est une chrétienne démocrate, donc comme Angela Merkel,
01:29et Angela Merkel au niveau national qui gère à la tête d'une grande coalition.
01:35Dans les derniers sondages qui sont parus, dans la presse allemande,
01:39ils donnent la CDU, les chrétiens démocrates de la CDU, au coude à coude avec le SPD,
01:4635 et 34%, et puis derrière viendrait Dilinck avec 13%.
01:51Donc si on rajoute évidemment 34% et 13%, ça fait 47%,
01:57ça fait en termes d'élus, compte tenu des modalités du scrutin allemand,
02:02en termes d'élus, ça fait une majorité absolue pour la gauche au sein du Parlement,
02:09Sarrois.
02:10Donc voilà, et ça serait un espèce de premier coup de tonnerre pour Angela Merkel,
02:15évidemment, sachant que les élections, les élections de Bundestag ont lieu en septembre.
02:22Si le long de Sarre vire vers la gauche, éventuellement l'Allemagne fédérale tout entier
02:29peut aller vers la gauche avec des phénomènes que tu viens d'expliquer,
02:34phénomène de Schulz.
02:36C'est quoi ce phénomène des Schulz ?
02:39Très bonne question.
02:40C'est un phénomène assez récent, puisque Martin Schulz, jusqu'à l'année dernière encore,
02:47il était président du Parlement européen, il est membre de la direction du SPD,
02:52et c'était l'ancien président du SPD, Zygmar Gabriel, qui était ministre de l'économie
03:02dans le gouvernement de la grande coalition de Angela Merkel et aussi vice-chancelier.
03:07C'était Zygmar Gabriel qui était la tête de liste naturelle du SPD pour conduire le SPD aux élections au
03:16Bundestag.
03:18Qui est maintenant ministre des Affaires étrangers.
03:21Oui, il est maintenant ministre des Affaires étrangers.
03:23D'un seul coup, alors que Zygmar Gabriel était le parti du SPD de Zygmar Gabriel,
03:31ne dépassait plus les 23%, 22-23% des suffrages dans les sondages,
03:37aujourd'hui, il y a eu une montée, depuis que Schulz a pris, il est venu tête de liste,
03:46il y a eu une montée du SPD jusqu'à 32%, c'est-à-dire qu'il talonne, même dans
03:49les dernières enquêtes d'opinion,
03:51il talonne le parti de la chancelière, la CDU, de 1%, il est à 32%, quand la chancelière est à
03:5833%,
03:59il y a même d'autres sondages qui le donnent devant, voilà.
04:01Donc, qu'est-ce qui s'est passé ?
04:05Il y a eu, en fait, le secret de Marcin Schulz, ça a été de mettre le cap à gauche
04:14et de prendre résolument le contre-pied de la ligne Schröder,
04:19c'est-à-dire cette ligne-là qui pèse sur le SPD depuis le début des années 2000,
04:26c'est-à-dire cette ligne-là qui vaut, qui est le dogme depuis le début des années 2000,
04:34et qui n'était pas, à laquelle on ne pouvait pas, qui était intouchable,
04:39et cette ligne-là, Schulz a commencé de la mettre en question,
04:46à travers, par exemple, en faisant des propositions pour rétablir les chômeurs de longue durée dans leurs droits,
04:55la fameuse réforme du marché, la fameuse réforme du marché du travail de Schröder
04:59leur a supprimé les droits au bout d'un an de chômage,
05:04et après ils étaient tributaires de l'aide sociale.
05:07Il y a eu, Schulz a proposé de réduire les contrats à durée déterminée,
05:16parce qu'il y a énormément, dans le paysage social allemand,
05:21il y a énormément de contrats à durée déterminée,
05:24je crois que c'est 40% des nouveaux contrats de travail qui sont basés,
05:28qui sont à durée déterminée.
05:31Et donc, de légiférer là-dessus pour réduire ces contrats,
05:36et puis, il est intervenu également contre la précarisation massive,
05:45contre le secteur, ce qu'on appelle en Allemagne, le secteur à bas salaire,
05:51qui est pris des proportions énormes dans ce pays.
05:56Donc, il a donné, il est entré...
06:01En résumé, il a pris la tête des frondeurs en SPD.
06:06Il y a, effectivement, tu as raison, vous avez raison,
06:10il y a eu une fronde au sein du SPD.
06:14Cette fronde, elle est venue des milieux syndicaux,
06:16parce que c'est eux qui ont subi les réformes Schröder de plein fouet.
06:20Et ce mécontentement syndical est extrêmement fort,
06:28il s'exprime depuis plusieurs années maintenant.
06:31On en a eu une illustration avec le président du syndicat,
06:36Rainer Hoffmann, il y a deux ans,
06:40et s'est insurgé contre la politique du gouvernement Merkel,
06:45contre Tsipras en Grèce.
06:48s'est insurgé et est allé soutenir le gouvernement Syriza en Grèce.
06:55Donc, ça, complètement atypique,
06:57parce que dans la loi fondamentale allemande,
07:02le syndicat n'a pas le droit d'intervenir dans le champ politique.
07:06Et là, d'un seul coup,
07:09Schulz, par son cap à gauche,
07:12a remobilisé, en quelque sorte,
07:16de cette base syndicale qui était frustrée de toutes ces années Schröder.
07:20Et en même temps,
07:21c'est pas seulement la base syndicale du parti,
07:24c'est aussi l'opinion publique.
07:26L'opinion publique, elle a été...
07:28Il y a eu un malaise,
07:30les réformes Schröder,
07:32qui ont été continuées par Merkel aujourd'hui, etc.
07:36On provoque un malaise terrible dans la société.
07:38Il y a plein de bouquins qui viennent de paraitre là-dessus, en Allemagne,
07:41sur le creusement des inégalités.
07:43Il y a...
07:48Marcel Fratschor, un économiste allemand,
07:50qui dit, qui fait la démonstration
07:55qu'en Allemagne, aujourd'hui,
07:57il y a plus d'inégalités,
07:59ou au moins autant d'inégalités,
08:01qu'aux États-Unis.
08:03C'est dire, c'est dire.
08:05La dégradation...
08:06Et ça, cette dégradation sociale,
08:10les gens le vivent tous les jours.
08:13Et quelqu'un comme Schultz,
08:15qui d'un seul coup vient de dire,
08:16mais moi, je veux rétablir de la justice sociale,
08:19et bien ça leur parle, ça leur parle.
08:21C'est, à mon sens,
08:23la raison pour laquelle il a émergé,
08:27il a fait émerger le SPD à nouveau dans les sondages.
08:31Par contre, Zygmar Gabriel,
08:32qui était jusqu'ici la tête de liste naturelle du SPD,
08:36puisqu'il était président jusqu'en janvier du parti,
08:39lui, il apparaît disqualifié,
08:42parce qu'il est membre du gouvernement Merkel,
08:45la grande coalition,
08:47et cette grande coalition,
08:48les gens commencent à en avoir marre d'eux,
08:51à cause de ça, précisément,
08:52à cause de ce creusement,
08:54de ce manège social,
08:55qui n'a cessé de s'étendre.
08:57L'élection de Schulz dans le congrès de dimanche dernier,
09:01c'était avec la bénédiction de l'aile droite du SPD.
09:06Est-ce qu'il faut le voir dans le bon sens,
09:10pour dire qu'il n'avait pas d'autre choix,
09:12ou c'est la ligne qui n'est pas assez claire,
09:17ou Schultz, qu'il ne faut pas faire beaucoup de confiance ?
09:20Comment il faut le voir ?
09:22Est-ce qu'on peut faire confiance à Martin Schulz ?
09:24Je serai membre du SPD,
09:26allemand membre du SPD aujourd'hui.
09:28Je ne sais pas si j'aurai la plus grande confiance en Martin Schulz.
09:31Il faut voir qu'il a été,
09:34il est dirigeant,
09:35dans le cercle dirigeant,
09:37exécutif dirigeant du SPD depuis 1998,
09:40c'est-à-dire qu'il est arrivé,
09:42la direction du SPD en même temps que Karl Schroeder,
09:45était devenu chancelier.
09:47Il faut bien dire qu'à la tête,
09:51son bilan à la présidence du Parlement européen
09:54est plus que contrasté,
09:56c'est moins qu'on puisse dire,
09:57puisqu'il n'a même pas assez des accords
09:59avec la droite et les libéraux au Parlement européen.
10:05Donc je serai naturellement plutôt défiant.
10:10Méfiant.
10:12Cela étant, ce qui compte,
10:13c'est ce qu'il fait, le fond.
10:16C'est le fond de sa campagne.
10:19Et sur le fond de sa campagne,
10:20c'est vrai que c'est difficile aujourd'hui
10:22de trouver quelque chose à redire.
10:25Encore une fois,
10:26je redis ce que je disais tout à l'heure,
10:27c'est-à-dire que c'est cette fonde
10:31de la base syndicale,
10:33qui en avait vraiment ras-le-bol de cette ligne Schroeder,
10:36qui lui permet aujourd'hui
10:38d'unir le parti.
10:41d'unir le parti,
10:42parce qu'il a fait 100%.
10:45C'est la première fois dans l'histoire d'ESPD.
10:47Oui, il a fait 100%.
10:48Ça, c'est une anecdote.
10:52Moi, ça induirait plutôt de la méfiance
10:54qu'un score à 100%.
10:55Mais ça veut dire qu'il a réussi
10:59à avoir à la fois
11:04la vieille direction très droitière du SPD
11:10et puis surtout la poussée
11:12de la base syndicale.
11:15Qui va rester concurrent, si on peut dire.
11:18La base.
11:19Et ça, c'est une dynamique
11:22qui est maintenant,
11:23qu'il le veuille ou non,
11:25Schultz,
11:25c'est une dynamique qui est lancée
11:27et il ne pourra pas l'arrêter.
11:28Il y a quelques années,
11:30au sein de la direction du SPD,
11:32il était de bon ton
11:33à chaque préparation d'élection.
11:36Il y avait des théoriciens,
11:38des gens du SPD
11:39qui théorisaient sur l'aspect
11:42une campagne électorale se gagne au centre.
11:44Donc il faut faire un coup de barre à droite,
11:47si on veut prendre des électeurs,
11:49en compte du calcul,
11:50c'était de prendre des électeurs à Merkel
11:51pour, en allant au centre,
11:53pour, voilà,
11:54c'était la seule solution
11:55pour gagner une élection.
11:57Et là, visiblement,
11:58cette théorie-là aussi,
12:00elle en prend un sérieux coup
12:01parce que là,
12:02ce n'est pas un coup de barre à droite
12:04vers le centre,
12:05c'est un coup de barre à gauche.
12:07Et c'est un coup de barre à gauche
12:08qui a l'air d'être un coup gagnant.
12:10Au mois de septembre,
12:12il y a une élection en Allemagne,
12:15l'élection de fond de Stag.
12:16Donc juste après l'élection présidentielle
12:20et législative en France.
12:22Est-ce qu'avec tout ce que vous venez de dire,
12:27est devenu possible un rassemblement de gauche
12:31pour gagner cette élection
12:33et déboulonner Angela Merkel ?
12:37Oui, oui, c'est possible.
12:40Il y a encore toute une série d'obstacles.
12:42On les évoquait à l'instant
12:44à l'intérieur même du SPD.
12:48Mais c'est possible
12:49parce qu'à la fois,
12:51donc il y a cette campagne
12:53contre, maintenant,
12:56critique à l'égard de la ligne Schröder
12:58pour modifier un certain nombre de réformes
13:00qu'a fait Schröder
13:02au nom de la justice sociale
13:03qui permet un rapprochement
13:06avec Die Linke.
13:07Die Linke, aujourd'hui,
13:08il n'y a plus un dirigeant de Die Linke,
13:10y compris Oscar Lafontaine
13:12qui était très défiant jadis
13:14avec le garde de la direction du SPD.
13:16Ils avaient un rendez-vous,
13:17ils se sont vus avec Schulz
13:19il y a quelques jours.
13:20Oui, oui, oui.
13:21La Fontaine et Schulz
13:22se sont vus dans le cadre...
13:25Donc ça va être dans le bon sens.
13:28Oui, mais maintenant,
13:30c'est plus que ça,
13:31plus que...
13:31La Fontaine et Schulz,
13:32c'est peut-être un épiphénomène.
13:34C'est important par rapport
13:36à l'élection de la Sars,
13:37ça je vous l'accorde,
13:38mais le plus important,
13:39c'est que maintenant,
13:40il y a des réunions régulières
13:42entre les trois parties,
13:43entre le SPD,
13:45Die Linke et les Verts
13:47pour éventuellement préparer
13:50une alliance,
13:51une coalition,
13:53ce qui était impensable
13:55il y a quelques temps.
13:57Quelques mois même.
13:58Oui, il y a six mois,
14:01absolument impensable.
14:04Et donc,
14:05cette possibilité existe.
14:07Et après,
14:08il y a encore des tas
14:08de concertitudes,
14:10d'inconnues.
14:14Je pense que du côté du SPD
14:16tel qu'il est parti,
14:17là maintenant,
14:18avec cette nouvelle orientation
14:20vers la gauche,
14:21et du côté de Die Linke,
14:23les difficultés
14:25sont assez aplanies.
14:27On devrait en avoir la preuve
14:29avec l'élection en Sars.
14:31Par contre,
14:32là où des obstacles
14:34peuvent demeurer,
14:35c'est du côté des Verts.
14:37puisque une partie des Verts,
14:39une partie de la direction des Verts
14:40non négligeable,
14:41importante,
14:41parmi les dirigeants
14:43et le tout premier plan des Verts,
14:49manifeste ouvertement
14:50leur préférence
14:52pour une alliance
14:53avec la CDU
14:56d'Angela Merkel.
14:58Donc,
14:59voilà.
15:02Alors après,
15:02à la base,
15:03chez les Verts,
15:04les Verts sont un parti de gauche
15:07initialement,
15:07dans les années 70,
15:08qui a été créé
15:09dans les années 70-80.
15:10Donc,
15:11c'est un parti de gauche,
15:12au départ,
15:13mais qui sait,
15:14qui sait,
15:15dont un certain nombre
15:16de dirigeants,
15:16dont on en connaît bien
15:18en France,
15:19qui s'appelle Daniel Kohn-Mendit,
15:20qui est aussi élu à Francfort,
15:23et qui sont sur des bases libérales,
15:27libertaires,
15:27et prêts,
15:28eux,
15:30à une alliance.
15:31Ils vont,
15:32en gros,
15:33ils choisiraient au mieux,
15:34ça serait le mieux donnant,
15:37le mieux donnant
15:39avec lequel ils saliraient.
15:41Mais,
15:42voilà,
15:42il y a encore une petite incertitude
15:44de ce côté-là.
15:45Mais sinon,
15:46il y a quand même
15:49juste quelques semaines
15:50après l'élection française
15:52pour,
15:53et pour la première fois
15:54depuis,
15:55depuis,
15:57en Guillaume-Marcès,
15:58ça fait 12 ans qu'elle est là,
15:59donc depuis 12 ans,
16:00il y a
16:02la possibilité
16:03d'un rassemblement
16:04de la gauche,
16:05et en tout cas,
16:06des gens qui sont
16:08dans ces parties de gauche,
16:11que ce soit Die Linke,
16:12que ce soit le SPD,
16:14ou même les Verts,
16:15je ne suis plus lancé,
16:17mais,
16:17il y a des gens
16:19qui cherchent
16:21à opérer
16:22sur l'assemblement
16:23et qui considèrent
16:23que c'est le seul moyen
16:25de passer à autre chose
16:27en Allemagne
16:28et en Europe.
16:29Et en Europe.
16:30Parce qu'on imagine
16:32la différence
16:33qui s'est,
16:35au plan politique,
16:36d'une coalition
16:37dans laquelle
16:38on est,
16:39le SPD,
16:40Die Linke,
16:41et les Verts,
16:41au pouvoir à Berlin,
16:43avec le tandem
16:45Merkel-Schäuble.
16:48On imagine
16:49que nos camarades grecs
16:50pourraient
16:52enfin
16:54soupirer
16:55de sous la...
16:57Enfin,
16:57on va espérer,
16:58il ne faut jamais rien garantir,
17:01mais on doit,
17:01on va espérer,
17:02on espérer un changement
17:04de politique
17:05à l'égard de la dette grecque,
17:07etc.,
17:08comme le Portugal.
17:10Pareil,
17:10le Portugal,
17:11qui est mis sous pression,
17:12serait aussi,
17:13il y aurait aussi
17:15possibilité
17:15de discuter,
17:16en tout cas,
17:17d'un changement
17:18de cette orientation
17:20austéritaire
17:20à laquelle
17:22Angela Merkel,
17:23comme son ministre des Finances,
17:24tienne mordicus
17:25et à laquelle participe
17:26aussi aujourd'hui,
17:27de fait,
17:28le SPD
17:28en étant associé
17:30à la grande coalition
17:31et en ne contestant
17:32jamais
17:33ses orientations
17:34austéritaires
17:35quand ils sont
17:35dans la grande coalition.
17:37Président Marc Gabriel,
17:38quand il était ministre
17:38de l'économie,
17:39il a toujours appuyé
17:41ses orientations
17:42austéritaires.
17:43Donc,
17:43il pourrait y avoir
17:45là un changement,
17:46un changement
17:48de donne européenne
17:49très,
17:50très important.
17:51Il faut espérer
17:53qu'en France,
17:54l'élection présidentielle
17:55et législative
17:56qui suivent,
17:57après l'élection présidentielle
17:59et législative
17:59qui suivent,
18:00il n'y ait pas
18:01une situation
18:02trop dégradée
18:03qui ne permette pas
18:04de saisir,
18:06de se saisir
18:06de cet atout.
18:07Il pourrait y avoir,
18:09si on avait,
18:10en rêvant un peu,
18:12une possibilité
18:13d'un rassemblement
18:14de,
18:14moi,
18:14ce que je souhaite
18:15à titre personnel,
18:16un rassemblement
18:17de la gauche française,
18:20ça pourrait,
18:22ça donne des arguments
18:23supplémentaires
18:24à opérer
18:25un rassemblement
18:26de la gauche française
18:26puisque,
18:27ce rassemblement,
18:28il y en a,
18:29les Allemands,
18:31les membres
18:32de la gauche allemande,
18:33ils travaillent
18:33de leur côté.
18:34donc,
18:35il y aurait là
18:36de quoi aussi
18:37méditer
18:37pour ce rassemblement
18:39en faveur,
18:40un désargument
18:41supplémentaire
18:41en faveur
18:42d'un rassemblement
18:43de la gauche française.
18:44Pour une fois,
18:45vous n'êtes pas
18:45contre modèle allemand,
18:46alors.
18:48Ah !
18:49C'est la référence
18:50au titre
18:51de votre livre.
18:52Ah,
18:52ben,
18:53ben,
18:55ben,
18:55mais non,
18:56pas du tout,
18:56justement.
18:58C'est la ligne
18:58Schröder
18:59qui est battue
18:59en brèche
19:00aujourd'hui
19:00par le début
19:03de campagne
19:03de Schulz.
19:05Voilà.
19:05C'est ce modèle-là
19:07qui était tellement,
19:09tellement ossifié,
19:10corseté,
19:11etc.,
19:12et présenté
19:13comme un slogan
19:15à toute la presse européenne
19:17qui l'a repris
19:18comme des perroquets.
19:19Voilà.
19:20Il n'y aurait
19:20d'autres solutions
19:21que de copier
19:22le modèle allemand
19:23pour réussir,
19:24c'est-à-dire
19:25couper dans les dépenses publiques,
19:27couper dans les salaires,
19:28couper, etc.
19:29Voilà.
19:29Merci beaucoup.