- il y a 20 heures
Un rapport sur les "hotspots" en Grèce dénonce les conditions de vie effroyables des réfugiés, et les violations des droits internationaux des demandeurs d'asile, sous la responsabilité de fonctionnaires européens. Analyse et réaction avec la députée européenne Eva Joly (Verts-ALE).
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00:00...
00:11Evangélie, bonjour.
00:12Vous êtes députée, je le rappelle, européenne,
00:14Vert Alliance Libre Europe.
00:16Le groupe des Verts vient de rendre public
00:19un rapport qui évalue l'accord
00:22entre la Turquie et l'Union Européenne sur les migrants.
00:25On va voir si c'est un accord.
00:26D'ailleurs, rien que le mot accord, déjà, est discutable.
00:28On va en parler.
00:30Alors, qu'en est-il concrètement des conséquences de cet accord ?
00:33C'est la question que vous vous posiez au départ.
00:35On rappelle qu'il a été signé il y a en mars 2016,
00:38cet accord, il y a donc un peu plus de deux ans.
00:40Alors, j'allais dire, en préalable,
00:42comment vous avez fait pour établir ce rapport ?
00:46Sur quelles bases concrètes, sur quelles observations
00:49est-ce que vous l'avez établi ?
00:51Alors, nous avons demandé à deux avocates
00:54qui interviennent dans le cas des réfugiés en Grèce,
01:00de nous dire ce qui se passait réellement à l'intérieur.
01:03C'est évidemment déjà une question,
01:05comment est-ce qu'on accède à ces camps ?
01:07Parce que vous savez que certains des séquences sont fermées,
01:11fermées aux journalistes.
01:11On va le dire parce que le mot a été employé, etc.
01:14Les fameux hotspots, c'est ce qu'on appelle.
01:16Les hotspots.
01:17Donc, il s'agit d'avocates qui ont travaillé dans ces hotspots
01:21et elles ont étudiées 40 dossiers.
01:25Alors, je ne peux pas vous dire exactement
01:26comment elles ont choisi ces dossiers,
01:28mais c'est donc un rapport qui a été fait
01:30à partir des cas très concrets.
01:33C'est donc de l'empirie.
01:34Et c'est ça qui est intéressant,
01:36parce que là, ce ne sont pas les déclarations d'intention,
01:39mais c'est la réalité.
01:42Et ce qu'on voit,
01:44c'est qu'il n'y a pas un traitement individualisé
01:48des demandes des réfugiés.
01:51C'est traité en gros.
01:53Et en fait,
01:55notre agence de support à l'assile,
01:59qui est composée de fonctionnaires européens,
02:01n'examine en réalité pas chaque demande d'asile politique.
02:08Il se contente de constater
02:10que la personne a traversé la Turquie,
02:15vient de Turquie.
02:16Elle constate que la Turquie est un pays sûr
02:19et elle décide de le renvoyer.
02:22Et donc, nous sommes dans le cadre de cet échange
02:26qui a eu lieu entre l'Union européenne et la Turquie
02:29en mars 2016.
02:33Et donc, il faut bien voir que ce n'est pas un accord,
02:36ce n'est pas un règlement,
02:39ce n'est pas une directive.
02:40La question des réfugiés...
02:42On dirait quoi ? Un arrangement, quoi ?
02:44Une sorte d'arrangement ?
02:45Voilà, c'est au coin d'une table
02:48entre la présidence de l'Union,
02:51à l'époque, c'est les néerlandais,
02:53c'est les libéraux néerlandais au gouvernement,
02:55qui, avec Erdogan, signe cet accord,
02:59qui donne 3 milliards à la Turquie
03:03pour continuer à gérer...
03:07Les points d'arrivée.
03:09Les points d'arrivée.
03:10Et qui décide que pour chaque Syrien
03:15renvoyé en Turquie,
03:17la Turquie va réinstaller en Europe
03:21un Syrien demandeur d'asile
03:25qui se trouve d'à 5 ans.
03:28Et on constate avec ce rapport
03:30que l'objectif qui était de faire tarir
03:35sans doute le flot
03:37et de renvoyer très rapidement
03:40les Syriens en Turquie,
03:42bon, ça ne marche pas,
03:43aucun objectif n'est atteint.
03:46Et par contre, on viole,
03:49et c'est ça qui est grave,
03:50on viole les fondamentaux de l'Union européenne,
03:53le respect des droits internationaux
03:56et le respect des droits
03:57des personnes vulnérables
03:59qui se trouvent en Grèce.
04:02On va revenir en détail, effectivement,
04:04sur ces constats-là.
04:05Rappelons tout de même que cet accord,
04:07cet arrangement a été passé
04:08en dehors de tout contrôle démocratique,
04:11tout de même.
04:12C'est-à-dire qu'il n'y a pas eu
04:13le Parlement européen, par exemple,
04:14qui n'a pas été associé à ce sujet.
04:15Absolument.
04:16Et ceci, alors que nous étions en train
04:20de renégocier les accords de Dublin,
04:23la directive qui règle cette question
04:28depuis plus de 20 ans,
04:30nous l'avons renégociée entre nous
04:33à partir de la proposition de la Commission.
04:37Et le texte de la révision
04:40des accords de Dublin
04:42est un très bon texte
04:43qui a été adopté
04:44très majoritairement
04:46par ce Parlement
04:47et qui instaure
04:48des voies sûres
04:51d'immigration
04:52et qui tient compte
04:55aussi des désirs des migrants
04:58s'ils ont des liens
05:00familiaux au Danemark
05:01qui ont prioritairement été affectés
05:03au Danemark, par exemple.
05:05Donc, ce texte existe,
05:07mais il est bloqué au Conseil.
05:08Et donc, le Conseil,
05:09plutôt que d'engager le trilogue
05:13avec le Parlement
05:14et régler le problème,
05:16je veux dire, en tout cas,
05:17régler l'instrument juridique
05:20qui règle la situation,
05:23se contente un petit accord
05:25avec finance à la clé.
05:28Donc, on paye la Turquie
05:30pour faire de la rétention
05:32de Syriens essentiellement.
05:33Clairement, on peut le dire comme ça.
05:35Parlons aussi, parce que
05:36ça a été l'un des constats
05:37qui a été fait dans ce rapport,
05:38qui est long, qui est complet,
05:39disons-le,
05:40des conditions de vie aussi,
05:42tout simplement,
05:42des conditions de vie.
05:44Je crois, le mot n'est pas trop fort,
05:46épouvantable,
05:48dans ces camps.
05:51Et où, en fait,
05:52contrairement au droit international,
05:55où il est clairement dit
05:58que les réfugiés
06:00ne doivent pas être détenus.
06:01Dans les camps,
06:02ils sont détenus.
06:03Et la Grèce a transformé
06:05les îles,
06:06et notamment l'île de Lesbos,
06:09en prison à ciel ouvert.
06:11parce qu'elle sait bien
06:13que si elle transportait
06:17les migrants sur le continent,
06:20elle ne pourrait pas
06:21les renvoyer en Turquie.
06:22Elles veulent rester dans le cadre
06:24de ce petit accord
06:25que l'Union européenne a
06:27avec la Turquie
06:28pour renvoyer le plus vite possible.
06:30Une île de transit, quoi,
06:30en réalité.
06:31Une île de transit.
06:32Et donc, on l'habille un peu,
06:34mais la réalité,
06:36c'est qu'on viole absolument
06:38tous les accords internationaux
06:40et toutes les règles de protection.
06:42Accès aux droits,
06:45accès aux conseils,
06:47accès à un cours d'appel
06:49pour les décisions,
06:50tout ça, ça n'existe pas.
06:52Vous diriez,
06:54ces hotspots,
06:54spécialement sur Lesbos,
06:55dont vous parlez,
06:56qui est une île isolée
06:58de la Grèce,
07:00très proche de la Turquie,
07:01isolée de la Grèce,
07:02vous diriez qu'on est à moitié
07:03dans des zones
07:04de non-droit international,
07:07mais paradoxalement,
07:08où il s'agit d'un personnel,
07:09de fonctionnaires européens
07:10qui travaillent.
07:11C'est ça, là ?
07:12C'est ça qui est évidemment
07:12très, très choquant.
07:13C'est que cet échange
07:15des lettres
07:16entre le Conseil
07:18et Erdogan
07:19n'est pas un accord.
07:21C'est,
07:22comme vous le disiez,
07:24ça n'a pas été discuté
07:25par le Parlement,
07:26il n'y a pas eu
07:26de contrôle démocratique.
07:28Et surtout,
07:29on ne s'est pas attaché
07:31à ce que,
07:33en tout état de cause,
07:34on va respecter
07:36les droits internationaux
07:37sur la protection
07:38des réfugiés.
07:39il y a bien une phrase
07:41dans cette lettre d'échange
07:42qui dit
07:43que nous allons
07:44respecter
07:44les droits internationaux,
07:46mais notre étude
07:47montre bien
07:48que,
07:50dans la réalité,
07:51ça ne se passe pas
07:52comme ça.
07:52L'autre aspect,
07:54c'est...
07:54D'ailleurs,
07:54une chose à signaler,
07:57c'est que
07:59les États-Unis,
08:00non,
08:02le haut commissariat
08:03aux réfugiés
08:04s'est retiré
08:05lorsque l'Union européenne
08:07a passé cet accord.
08:09Oxfam s'est retiré.
08:11Donc...
08:11Le HCR n'était pas d'accord, quoi.
08:13Non.
08:13Et donc,
08:14ça veut quand même dire
08:15que l'état
08:17de droit positif
08:19n'est pas assez bon.
08:21Il y a d'autres propositions
08:22aussi qui voient le jour
08:24à l'heure actuelle
08:24en Europe
08:25sur cette façon
08:27de traiter les migrants
08:27venant des États.
08:29Vous avez des exemples,
08:30Evagélie, je crois.
08:30Absolument.
08:31J'avais lu
08:31dans la presse norvégienne
08:33que
08:35Lecke Erasmussen,
08:36le premier ministre danois,
08:38avec les Suédois,
08:40veulent créer
08:41des camps
08:43à l'extérieur
08:44de l'Union européenne
08:45dans lesquels
08:45on mettrait
08:46ceux qui demandent
08:48l'assil
08:48et ceux
08:49à qui on a réfusé
08:50le statut
08:51de réfugiés politiques.
08:54Cette proposition
08:55a rencontré
08:57l'appui
08:57de l'Autriche
08:58et cela est très inquiétant
09:00parce que nous savons
09:01qu'au 1er juillet,
09:03c'est l'Autriche
09:04qui prenne
09:04la présidence
09:05de la Commission.
09:07Et donc,
09:08ils sont très concrets
09:09parce que
09:10l'Autriche propose
09:12que ces camps
09:13soient créés
09:15à Kosovo
09:16et en Albanie.
09:18Et je vérifie...
09:20Mais ils ne font pas partie
09:21de l'Union européenne,
09:22bien sûr.
09:23Ni le Kosovo
09:24ni l'Albanie
09:25ne font partie
09:25de l'Union européenne,
09:27mais ils sont candidats
09:29pour devenir membres
09:30de l'Union européenne.
09:31et c'est surtout
09:33des pays très pauvres.
09:34Le Kosovo
09:36a un produit intérieur brut
09:38de 6,6 milliards.
09:40Donc,
09:41pour elle,
09:41les 3 milliards
09:42qu'il y a eu
09:44la Turquie,
09:46elle se dit peut-être
09:47que c'est une nouvelle industrie.
09:50Bien sûr.
09:50Et donc,
09:51on voit que cette idée,
09:53elle fait écho aussi
09:54à une proposition
09:55que le même
09:57Premier ministre libéral
09:59Danois avait fait.
10:00Il avait proposé
10:02de faire des camps
10:03dans des îles danoises
10:05sur lesquelles
10:06Danemark a la souveraineté,
10:08mais qui n'appartient
10:10pas à l'Union européenne,
10:11comme les îles Ferrois.
10:12Eh oui.
10:12Et donc,
10:13voilà,
10:13on va aller dans un endroit
10:14où il fait 3 degrés
10:15en moyenne,
10:17paumé.
10:18Donc,
10:19on voit bien
10:22que l'horreur
10:23n'a pas de limite
10:24et qu'on va exploiter
10:28les faiblesses
10:29des pays
10:30qui souhaitent
10:31l'accession,
10:32donc,
10:32qui sont en difficulté
10:34aussi pour refuser
10:35la demande
10:36de l'Union européenne.
10:38Et donc,
10:39ça,
10:39c'est très inquiétant
10:40parce que c'est donc
10:41une idée
10:43autrichienne
10:44et l'Autriche
10:44prend la présidence
10:45de l'Union européenne.
10:46Là,
10:47on en parlait tout à l'heure,
10:48c'est la forteresse
10:48Europe concrète.
10:50C'est la forteresse
10:51Europe concrète
10:52avec des camps
10:53qui nous rappellent
10:54quand même
10:55d'autres temps
10:56et des souvenirs
10:58tout à fait horribles.
11:00L'autre aspect,
11:01vous y faisiez allusion
11:02tout à l'heure,
11:03c'est cette question
11:04de la Turquie
11:05pays sûr.
11:06Entre guillemets,
11:07c'est ce qu'on dit.
11:07On a décidé
11:08une fois pour toutes
11:09que la Turquie
11:09était un pays sûr
11:10totalement clair
11:11et que donc,
11:13ça ne posait absolument
11:14qu'un problème
11:14de renvoyer des réfugiés
11:16dans ce pays.
11:17C'est tout de même
11:17assez contestable aussi
11:19aujourd'hui,
11:19cette question
11:20de la Turquie
11:21comme pays sûr.
11:22Cette notion
11:22de pays sûr,
11:23d'où ça sort
11:23cette notion-là ?
11:25Oui,
11:26c'est sûr
11:27que la Turquie
11:29d'Erdogan
11:29est loin
11:30d'être un pays sûr
11:31puisqu'on y pratique
11:33la détention
11:34de masse.
11:36Les journalistes
11:37n'exercent plus
11:38librement
11:38leur métier,
11:39sont détenus,
11:40les magistrats
11:41sont détenus,
11:42arrêtés.
11:43Donc,
11:44nous savons
11:45que ce n'est pas
11:47vraiment un état de droit,
11:48ce n'est plus
11:48un état de droit,
11:49malheureusement.
11:51Et surtout,
11:52les personnes vulnérables,
11:55on a trouvé des enfants
11:57des camps
11:59des réfugiés
12:00qui travaillent
12:01dans le textile,
12:03des enfants
12:04de 12 ans
12:05qui travaillent
12:06pour Zara,
12:07par exemple.
12:08Donc ça,
12:08c'est vraiment
12:10une dérive.
12:11L'autre aspect,
12:12ce sont des procédures
12:14accélérées
12:15de demande d'asile,
12:16vous le disiez tout à l'heure,
12:17destinées à renvoyer
12:18les migrants
12:19en Turquie,
12:20dans une conjoncture
12:22où les gens
12:23arrivent massivement.
12:24Donc en même temps,
12:25c'est très difficile
12:27de concilier
12:29rapidité
12:30et arriver en masse
12:31en réalité,
12:32du point de vue
12:33de la gestion,
12:34j'allais dire,
12:35administrative,
12:35sérieuse,
12:36de la prise en compte
12:38des dossiers
12:40de ces demandes
12:42d'asile
12:42faites par les réfugiés.
12:43Il y a aussi
12:44une contradiction, là.
12:45Mais c'est clair
12:46que lorsqu'arrivent
12:48629 personnes
12:51sur un lieu,
12:52là, par exemple,
12:53en Aquarius,
12:54c'est clair que ça pose
12:55un problème
12:57dans le camp
12:58qui va les recevoir
12:59parce qu'on n'aura
13:02jamais des avocats
13:03en nombre suffisant.
13:05Mais bon,
13:05c'est donc à l'Union Européenne
13:07de s'organiser
13:08mais avec solidarité
13:10et collectivement
13:11pour gérer le problème.
13:13Et l'idée
13:13qu'on pourrait arrêter
13:15les flux migratoires
13:18avec un accord
13:19de ce type
13:19est une idée
13:21assez horrible
13:22et assez
13:25peu réaliste
13:26parce que les personnes
13:28qui n'ont plus
13:29rien à perdre
13:30et qui craignent
13:31pour leur vie,
13:33ils vont continuer
13:34à migrer.
13:35et donc
13:36le problème
13:37ne va pas s'arrêter
13:38et si nous
13:39refusons,
13:40si nous croyons
13:41que nous pouvons
13:42faire de l'Europe
13:43une forteresse,
13:44la défendre
13:45avec les armes,
13:46c'est vraiment
13:47un monde
13:48dans lequel
13:49nous n'avons pas
13:49envie de vivre.
13:50Est-ce que vous diriez
13:51à l'issue
13:52des conclusions
13:52de ce rapport
13:53que le modèle
13:54des hotspots
13:55est un modèle
13:55condamné
13:56et qui ne fonctionne pas
13:57en tout cas ?
13:57on peut dire
13:58que c'est un modèle
13:58qui ne fonctionne pas,
14:00qui n'assure pas
14:01le minimum
14:02des droits
14:03nécessaires
14:04pour la sécurité
14:05des migrants
14:07et je pense souvent
14:12à Mohamed Vali
14:15qui était un jeune afghan
14:19dont le père a été tué
14:21par les talibans,
14:22la mère au marché,
14:23la petite soeur
14:24est morte de peur,
14:26son frère a été tué,
14:27il décide d'émigrer,
14:29il met deux ans
14:30à atteindre Calais,
14:33à Calais il trouve
14:34une famille
14:34qui s'occupe de lui,
14:36qui lui apprend un métier,
14:38aujourd'hui il fait
14:39science politique
14:40et son rêve
14:41c'est de revenir
14:41en Afghanistan
14:42pour être utile
14:43à son pays.
14:44On voit bien
14:45que si on veut
14:46construire un monde
14:46en paix,
14:48c'est par la formation
14:50et par l'accueil
14:52de ces personnes
14:53qu'on peut y arriver,
14:54ce n'est pas
14:55en les mettant
14:57dans des camps fermés
14:58dans des conditions
14:58épouvantables,
14:59on crée
15:00les conditions
15:01de notre propre malheur
15:02en procédant ainsi.
15:04Une dernière question
15:05à l'issue de ce rapport,
15:06quelles sont
15:06les propositions ?
15:08Comment l'Union européenne
15:11selon vous
15:12devrait accueillir
15:13les migrants
15:13pour qu'on passe
15:15à travers
15:16ces questions-là ?
15:18Ce n'est pas...
15:19On ne va pas réinventer
15:20aujourd'hui
15:22l'eau chaude.
15:23Je veux dire,
15:24c'est une question
15:24qui est débattue
15:25dans ce Parlement
15:26depuis des années
15:27et nous l'avons
15:29résolu.
15:30Nous avons fait
15:31une proposition
15:33des directives
15:35transpolitiques
15:36qui est de très bonne qualité
15:39et qui répartirait
15:42la charge
15:42parce que ça n'est une
15:44entre tous les États membres.
15:46On se heurte aujourd'hui
15:48aux égoïsmes
15:49nationaux
15:51et on se heurte aussi
15:52à une idéologie
15:54populiste
15:55qui fait du migrant
15:56l'incarnation
15:58de tout le mal
16:00et on ne fait pas
16:01le lien
16:01entre le chaos
16:03du monde
16:03que nous avons
16:04contribué à créer
16:06et notamment
16:07en Syrie par exemple
16:08et ce flux
16:10d'immigration.
16:11Que doit devenir
16:12cet accord ?
16:13Cet arrangement
16:14européen
16:15de Turquie ?
16:16Cet arrangement
16:17on le voit bien là
16:18est une honte.
16:19L'Union européenne
16:21prête main forte
16:22à la violation
16:23des droits fondamentaux
16:25des migrants
16:26et cela est quelque chose
16:28de terrible.
16:29Nous devons revenir
16:30à la directive
16:33révisée
16:33de Dublin
16:34telle que le Parlement
16:36l'a élaborée
16:38et nous attendons
16:39du conseil
16:40qui commence
16:41le trilogue.
16:41On ne peut pas dire
16:42que la solution
16:43n'existe pas
16:44le travail a été fait
16:45spécialement par vous
16:47parlementaires
16:47et donc la solution
16:48on l'a
16:49d'une certaine manière.
16:50On l'a
16:50on sait bien
16:51qu'il faut
16:53il faut des voies
16:54d'immigration
16:56légales
16:57et sûres
16:58pour commencer
17:00et il faut un traitement
17:01évidemment
17:03individualisé
17:03et sérieux.
17:05On ne peut pas
17:06traiter sérieusement
17:07des demandes
17:08si on fait
17:09des dizaines
17:10par jour.
17:11Et bien joli jour
17:11merci.
17:12Merci à vous.
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