Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 1 semaine
Durant l’examen du projet de loi de réforme du code du travail à l’Assemblée nationale, la France insoumise mobilisait également dans la rue ce mercredi, un peu partout en France. L’Humanité.fr s’est rendu au rassemblement parisien, place de la République.

Catégorie

🗞
News
Transcription
00:00Cela est fait de manière habile, c'est-à-dire d'un seul coup, comme si ce n'était rien
00:07qu'un détail,
00:09au début de l'été, à toute vitesse, pour que personne ne puisse se rendre compte de ce qui est
00:14en train de se pratiquer,
00:16et envelopper dans une langue très très, c'est mensongère, qui appelle lutter contre le chômage, la flexibilisation,
00:27avec des maximes abominables, du genre faciliter les licenciements pour permettre l'embauche.
00:33Dans chaque entreprise, ce serait du coup l'employeur qui aurait de toute façon la supériorité, la loi pour lui,
00:40de toute façon.
00:41C'est extrêmement grave, parce que du coup, quand on parle de dialogue social, il n'y en a juste
00:46plus, on aura juste le droit de se taire.
00:48Déjà qu'on le fait beaucoup, mais il n'y aura plus de loi.
00:51Pour ça, effectivement, la liberté, c'est ce qui permet d'opprimer, et la loi, c'est ce qui permet
00:56de protéger les plus vulnérables.
00:58Donc ça, ce n'est pas juste un gros livre que dit M. le Premier ministre, et puis ce n
01:03'est pas le poids d'un livre qui fait sa qualité.
01:07Je ne vois pas où est l'argument politique ou éthique, ou même littéraire, par rapport à l'épaisseur d
01:12'un livre.
01:12Le Code du Travail, c'est quelque chose qui s'est forgé depuis des dizaines d'années, pour ne pas
01:17dire une bonne centaine d'années.
01:19Et aujourd'hui, on a Macron, élu par à peine 20% des Français, qui décide de tout simplement remettre
01:25les compteurs à zéro,
01:26et renvoyer les salariés devant leur patron, pour supplier les 40 heures, l'augmentation de salaire, des conditions de travail
01:34décentes.
01:35C'est même incroyable. Il est élu par à peine 20% des Français.
01:40Et encore, une bonne partie de ces dames ont voté pour un joli garçon, et il y a une bonne
01:45partie d'autres qui ont voté pour Brigitte.
01:46Donc je pense que la majorité de Macron est extrêmement faible, et qu'une grande mobilisation sociale, une grande mobilisation
01:53populaire, peut absolument rebattre les cartes.
01:56Comme la loi ne protégera plus les entreprises d'une même branche, chaque entreprise pourra faire son propre droit du
02:02travail,
02:03pour essayer de tirer les coups vers le bas, pour rester compétitif.
02:06Donc de fait, forcément, ça va permettre la précarisation.
02:10Par ailleurs, le fait que dans la loi travail, il y ait la barémisation des indemnités pro-idormales,
02:13le fait que les patrons vont aussi pouvoir calculer exactement ce que leur coûtera les licenciements,
02:17c'est toujours le truc qu'on nous dit que pour embaucher, il va falloir être capable de licencier plus
02:22facilement.
02:22Donc ça veut dire qu'ils prévoient déjà qu'ils vont embaucher des précaires.
02:24C'est ça.
02:25On est en train de découdre le code du travail.
02:28Nous, auto-entrepreneurs, livreurs, on n'est pas décousus, on est complètement à poil.
02:33On n'a plus rien sur nous.
02:34Après, le tâchronage, ce que j'appelle le tâchronage, parce qu'on est payé à la tâche,
02:37pour faire des métiers en plus souvent dangereux.
02:39Après, c'est l'esclavage.
02:40Donc après, on ne sera même plus payé, on sera content d'avoir un travail.
02:44Et allez, on aura peut-être un petit peu de cash comme ça de temps en temps.
02:47Voilà, nous, c'est ce qui se passe.
02:48De mois en mois, les plateformes s'arrangent pour faire baisser le coût de la livraison,
02:53le prix de la livraison, le coût de notre travail, de mois en mois.
02:56Nous protestons, nous résistons et nous essayons d'être là aussi souvent qu'il le faudra.
03:01Et il ne faut pas compter, la présidence et le mouvement en marche considère que les Français sont en vacances.
03:09Ils pensent peut-être que nous sommes anesthésiés.
03:11Et nous ne le sommes pas, nous résisterons tout l'été s'il le faut.
03:14Nous serons présents ici et ailleurs en France, parce qu'il y a de nombreux rendez-vous en France,
03:19notamment à Toulouse et partout.
03:21Donc nous serons présents autant de fois qu'il le faudra.
03:23Cette loi du travail, on voit bien que c'est une loi perverse, c'est une loi sur mesure pour
03:27les patrons.
03:28C'est une loi anti-ouvrière.
03:30On voit bien que ce qu'ils veulent faire, c'est faire taire toute contestation dans ces usines.
03:35Faire peur à l'ensemble des salariés, justement.
03:37Mais nous, notre rôle, c'est d'organiser justement les salariés pour les luttes à venir.
03:43Et puis dire non à cette case de l'emploi, à cette case du code du travail.
03:46Là, il nous a semblé que, compte tenu du travail que nous menons à l'Assemblée,
03:50il fallait être présent ici, expliquer, faire un point d'étape,
03:53de manière à assurer que toutes celles et ceux qui sont là puissent à leur tour être contagieux.
03:57Parce qu'il faut véritablement que le pays mesure bien ce qui est en train de se produire.
04:01Tout a été fait pour qu'il y ait cette anesthésie générale, mais là, il faut qu'on réveille tout
04:06ça.
04:06C'est une ronde de lancement aujourd'hui.
04:08En quelque sorte.
04:09Merci beaucoup.
04:10Merci à vous.
04:10Merci.
04:18Merci.

Recommandations