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  • il y a 20 heures
Après vingt mois de distribution quotidienne de petits-déjeuners, le collectif Solidarité migrants Wilson a décidé de suspendre ses activités au mois d’août afin d’alerter les pouvoirs publics sur la situation préoccupante des conditions de vie des réfugiés de la porte de la chapelle à Paris. Dès septembre, les bénévoles décideront ensemble des suites à apporter en fonction de la situation. Une seule certitude, leur solidarité ne faiblira pas !

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Transcription
00:00La solution de fonds sur l'accueil digne et humain des réfugiés dans ce secteur-là,
00:04ce n'est pas nous qui l'avons.
00:05On est des citoyens, on regarde ce qui se passe en bas de chez nous
00:07et on ne peut pas laisser faire un certain nombre de choses.
00:09Donc on agit sur quoi on peut agir, mais avec beaucoup de modestie.
00:11Et à chaque fois, on interpellera le public en disant
00:13« Mais nous, on fait ça, on se substitue à vous et c'est à vous de le faire. »
00:29On sentait qu'il y avait une tension qu'on n'avait pas connue avant,
00:31qui pouvait mettre au mois d'août la sécurité des bénévoles qui font les petits-déjeuners en cause,
00:38qui tient à deux ou trois choses.
00:39C'est que d'une part, les réfugiés sont sous pression
00:42parce que depuis le démantèlement du campement du millénaire du côté de la Villette,
00:47ils dorment par terre, ils n'ont pas de couverture, ils n'ont pas de toit,
00:49donc ils arrivent fatigués.
00:50Ils sont éventuellement harcelés par la police au moment du réveil.
00:53On a des témoignages de gens qui ont pris des coups de pied pour le réveil,
00:56des gens qui ont été gazés à coups de lacrymo,
00:58ce qui fait que déjà eux arrivaient sous tension.
01:00Il y a eu aussi le démantèlement au début de l'été de la colline du Crac
01:03qui est juste à côté, un peu plus loin,
01:04mais sans les politiques publiques derrière pour accompagner les gens qui sont là,
01:09qui sont aussi des personnes fragiles.
01:11Et du coup, tout ça s'est retrouvé un peu le matin au petit-déjeuner
01:14et ça créait une tension qui devenait pour le coup un peu dangereuse.
01:17La partie petit-déjeuner, on a aussi dit aux pouvoirs publics,
01:20mais en gros, maintenant, faites-le.
01:21Ça fait 20 mois qu'on fait bénévolement avec les dons des gens,
01:25avec de temps en temps l'aide de la banque alimentaire,
01:27qu'on assure quelque chose que les pouvoirs publics devraient faire,
01:29c'est-à-dire en gros servir quelque chose de chaud et un peu à manger le matin.
01:33Donc c'était aussi une manière de leur dire,
01:35mais à un moment donné, prenez vos responsabilités.
01:36La mairie de Paris, du coup, on a au moins gagné ça,
01:39à confier une prestation à une association,
01:41donc finance une prestation à une association, Aurore,
01:43pour faire des petits-déjeuners maintenant, au moins pendant le mois d'août.
01:47C'est pour nous, c'est une petite victoire.
01:48Du coup, on fera à nous autre chose.
01:49On aidera, par exemple, pour l'accompagnement,
01:51l'orientation des réfugiés sur les produits d'hygiène.
01:53Enfin voilà, mais de toute façon, on continuera.
01:54La bataille, elle n'est pas finie, on sait que ça va continuer.
01:57Et puis ça ne continue pas qu'à la porte de la chapelle.
01:58Sous-titrage Société Radio-Canada

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