- il y a 20 heures
A quelques jours de son assemblée générale, la Société des lectrices et lecteurs de l’Humanité a réalisé un Facebook Live avec Patrick Le Hyaric, durant lequel les internautes ont pu directement posé leurs questions au directeur du journal. Un entretien réalisé par Hervé Bramy.
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00:00Bonjour, chères lectrices et chers lecteurs de l'Humanité.
00:04Merci d'avoir répondu à notre première invitation pour ce live Facebook avec Patrick Leyaric, directeur de l'Humanité.
00:13Bonjour Patrick Leyaric.
00:15Bonjour.
00:16Ce premier live de la Société des lectrices et des lecteurs de l'Humanité a pour objectif de nouer des
00:22liens,
00:23de renforcer des liens directs et réguliers, au moins mensuels,
00:29entre celles et ceux qui font le journal au quotidien, dans des conditions très difficiles,
00:35et les lecteurs qui s'engagent, au travers d'une multitude d'initiatives, à pérenniser l'existence de leur journal.
00:43Ces liens que nous pouvons qualifier, me semble-t-il, de militants, méritent que l'on consacre un peu de
00:52temps à les faire vivre.
00:55En effet, pour qu'un journal existe, il faut qu'il rencontre ses lecteurs,
01:01et pour que ces derniers lui restent fidèles, les journalistes doivent chaque jour, chaque semaine,
01:08redoubler de créativité, susciter l'intérêt et l'envie de lire du lecteur potentiel.
01:16Assurer la pérennité de l'humanité, et surtout fabriquer un journal indépendant des grands groupes industriels et financiers,
01:24ceux qui rêvent d'ailleurs d'acheter le titre,
01:28afin de conserver une ligne éditoriale ouverte sur les possibles d'une émancipation humaine,
01:36reposent en fait sur le nombre de lectrices et de lecteurs,
01:40et donc, pour une large part, des abonnés à l'Humanité, à l'Humanité Dimanche,
01:46et de l'Humanité.fr, sans oublier le nombre de visiteurs de la fête de l'Humanité.
01:54Ce sont ces enjeux qui sont au cœur de l'actuelle mobilisation générale dans tout le pays, voire même au
02:01-delà,
02:01et ce, depuis que nous avons appris que le journal ait été placé le 7 février dernier,
02:09sous la protection du tribunal de commerce de Bobigny.
02:13Chaque comité de société des lecteurs et des lectrices, des amis de l'humanité,
02:18et dans la même dynamique des lecteurs à titre individuel, des organisations politiques et syndicales,
02:25voire même associatives, redouble d'efforts pour alerter sur la situation du journal,
02:32sensibiliser le plus de monde possible, afin de conjurer le risque de la disparition de l'Humanité.
02:40Chaque euro versé au journal est une bouffée d'oxygène.
02:45Mais pour garantir le droit à la pluralité des idées dans notre démocratie,
02:50il est urgent d'accroître le nombre de nouveaux abonnés sur la durée.
02:55C'est tout cela que nous voulons mettre en débat,
02:57et discuter avec vous, Patrick Le Yarrick.
03:02Alors, quelles sont les règles du jeu ?
03:04Je pose une ou deux questions pour donner le temps aux internautes de réagir,
03:09via la fenêtre des commentaires.
03:12Posez toutes vos questions à Patrick Le Yarrick, le directeur du journal.
03:18Pouvez-vous nous dire quelle est la situation actuelle du journal sur le plan économique et financier ?
03:24Une partie de ce que vous venez de dire, c'est-à-dire que la situation juridique du journal
03:33se trouve en redressement judiciaire sous protection du tribunal de commerce.
03:38À partir de ce moment-là, nous avons obligation d'honorer l'ensemble des prestataires qui travaillent avec nous,
03:45c'est-à-dire de ne pas faire de dettes et d'avoir, par conséquent, une trésorerie
03:51qui nous permette d'aller pendant l'ensemble de la période d'observation,
03:59ce qu'aujourd'hui nous sommes quasiment assurés.
04:04Nous avons un programme d'économie extrêmement drastique, de 3 300 000 euros en cours,
04:10qui inclut des économies de fonctionnement de l'ensemble du groupe, l'humanité,
04:17et malheureusement un plan de diminution de la masse salariale est également assez drastique.
04:24Et en phase, nous travaillons à un projet de recette nouvelle, c'est-à-dire un projet de développement.
04:31Nous sommes dans cette phase aujourd'hui avec une audience du tribunal de commerce,
04:36mercredi prochain, 26 juin.
04:38Cela veut-il dire que le journal est sauvé ?
04:42Aujourd'hui, on ne peut pas répondre oui à cette question-là.
04:46Le trajet que nous avons fait entre la fin janvier et aujourd'hui
04:53répond à l'ensemble des objectifs qu'on s'était fixés,
04:56c'est-à-dire plan de trésorerie qui fonctionne, plan d'économie que nous mettons en œuvre.
05:04Le journal est paru chaque jour sans aucun jour manquant,
05:10et chaque semaine pour l'Humanité Dimanche et notre plateforme numérique a continué à fonctionner.
05:15Mais nous allons avoir des échéances nouvelles,
05:18c'est-à-dire qu'il y a l'enjeu de la discussion sur notre dette à rembourser,
05:24à quelle échéance aurons-nous la possibilité technique de la rembourser,
05:29et que proposera le tribunal de commerce,
05:32et quels moyens financiers nouveaux allons-nous disposer pour faire du développement ?
05:37Vous indiquiez que vous aviez dû faire des économies sur le fonctionnement.
05:44Est-ce que finalement, ça a des conséquences sur la façon de fabriquer le journal ?
05:49C'est-à-dire, de toute façon, nous voulons modifier les méthodes de production du journal aujourd'hui,
05:55parce que nous allons avoir, à l'automne prochain, un regroupement de l'ensemble de nos rédactions,
06:03c'est-à-dire les rédactions de l'Humanité Dimanche et de la plateforme numérique vont travailler ensemble sur un
06:10même plateau,
06:12et on produira, à partir des décisions que nous prendrons journellement et hebdomadairement pour l'Humanité Dimanche,
06:23on décidera donc des choix, des sujets que nous mettons, soit sur notre plateforme numérique,
06:29soit sur notre quotidien, soit dans le magazine.
06:34Donc on va rythmer autrement la semaine.
06:38Ça, c'est une méthode aujourd'hui qui est éprouvée un peu partout dans le monde,
06:45et qui fonctionne bien, parce que dans un monde où l'information circule à la vitesse réelle,
06:55à la vitesse de la lumière, nous voulons, nous aussi, alimenter notre plateforme numérique en temps réel,
07:02selon évidemment les événements, les informations,
07:05tout en donnant notre point de vue, notre décryptage de ces informations-là.
07:10Donc cette méthode de travail-là va être un peu nouvelle pour nous,
07:15c'est un peu une révolution culturelle,
07:17mais évidemment sur un certain nombre d'autres chapitres,
07:22ce sont des économies qui ne handicapent pas la production du journal.
07:26Ce sont des renégociations de contrats ou des modifications de prestataires
07:32que nous avons aujourd'hui pour économiser.
07:35Donc le lecteur ne va pas y perdre, vous-même, si je comprends bien,
07:38il devrait y gagner puisqu'il aura...
07:39Alors nous voulons sans cesse améliorer le contenu de nos journaux.
07:44Notre handicap sera évidemment le nombre de celles et ceux qui écrivent.
07:48Bien sûr.
07:50Alors je vous ai entendu exprimer l'idée qu'il fallait placer le journal sous protection citoyenne.
07:59Est-ce un projet vraiment à l'ordre du jour et que recouvre-t-il concrètement ?
08:05Il est en cours parce que dès que nous avons alerté sur les difficultés et sur les risques que nous
08:12encourions,
08:14nous avons mobilisé l'ensemble des lectrices et des lecteurs qui d'ailleurs se mobilisent beaucoup.
08:20Ils ont apporté au journal depuis le 15 janvier dernier 2 300 000 euros,
08:27ce qui est une mobilisation populaire extrêmement importante auxquelles vont s'ajouter de dons au-delà des lectrices et des
08:35lecteurs.
08:35Nous avons eu une multitude d'associations, d'organisations syndicales dans leur diversité.
08:43D'ailleurs, bien souvent, le monde culturel, le monde intellectuel, des fractions importantes du monde politique,
08:52de manière très large, évidemment à l'exception de l'extrême droite,
08:55qui ont déclaré nous soutenir et ne pas vouloir que l'humanité non seulement ferme,
09:03mais même passe sous la coupe d'autres propriétaires.
09:08Par conséquent, cette protection citoyenne a été extrêmement utile.
09:13Elle a trouvé un moment fort à la fin du mois de février dans une grande initiative d'à peu
09:19près 5 000 personnes
09:20que nous avons organisées à Montreuil.
09:22Et chaque jour, il y a dans les villes de France des rencontres, des petites fêtes
09:30pour venir soutenir l'humanité, mobiliser autour des enjeux du pluralisme de la presse et de l'humanité.
09:38Hier, vous étiez d'ailleurs à Chambéry, ça s'est bien passé ?
09:41Oui, il y avait une rencontre à la fois festive, culturelle et de défense de journal,
09:50d'information autour du journal qui a rassemblé un peu plus de 100 personnes dans un climat fraternel
09:57où nous avons pu donner à celles et ceux qui étaient présents un certain nombre d'informations.
10:03Et il y avait là la diversité du spectre politique de la gauche,
10:07des acteurs culturels de la ville de Chambéry et alentour,
10:13de nombreux syndicalistes de la CGT.
10:15Et donc, c'était une belle soirée de soutien fraternelle, conviviale et combative en même temps.
10:22Alors, je rappelle à nos amis lectrices, lecteurs, qu'ils peuvent évidemment réagir, poser des questions
10:30et nous les transmettrons évidemment au cours de notre petite émission à Patrick Leyaric.
10:36Cher Patrick, l'actualité politique post-européenne est abondante,
10:41notamment dans le domaine social, sont à l'ordre du jour une nouvelle réforme des retraites,
10:48la question de l'emploi, notamment dans l'industrie, est problématique,
10:53avec les annonces de fermeture de sites ou de réduction d'emplois,
10:58la réforme qui cherche à transformer les fonctionnaires sous forme de contrat privé,
11:09en quelque sorte, et non plus sous statut public,
11:12la privatisation d'ADP, les hôpitaux.
11:16C'est vrai également de ce que le gouvernement a annoncé en direction des femmes,
11:22avec le projet de loi PMA pour la rentrée.
11:27Bien d'autres sujets encore, notamment ceux du climat ou de la solidarité internationale,
11:33sont à l'ordre du jour.
11:35Quel rôle compte jouer l'humanité sur tous ces enjeux ?
11:38Est-ce que le journal a vocation à dire des choses sur tous ces sujets,
11:42voire même à aller au-delà de l'information ?
11:46Oui, sur l'ensemble des sujets, dans le moment que nous sommes en train de vivre,
11:51qui est un moment extrêmement dangereux,
11:53parce que c'est ce moment de l'histoire où est en train de monter partout dans le monde
11:59des forces non seulement de la réaction, mais des forces proto- et néo-fascistes
12:05qui sont extrêmement inquiétantes.
12:07L'humanité va se porter au-devant du combat pour contenir et faire reculer ces forces,
12:14notamment en montrant qu'il y a des choix alternatifs aux politiques actuelles.
12:20Il n'y a pas un choix binaire entre des politiques ultra-libérales,
12:25cette sorte de loi un peu de la jungle du capitalisme,
12:29et la barbarie néo-fasciste.
12:32Nous, nous voulons à la fois donner la parole à celles et ceux qui aujourd'hui s'interrogent,
12:39se sentent mal, qui émettent parfois des votes totalement opposés à ce que préconise l'humanité,
12:46pour être en dialogue, pour être en conversation avec eux, car c'est un grand enjeu.
12:50L'humanité, ça a toujours été le journal du combat antifasciste et de l'anticolonialisme.
12:57Et sur un certain nombre de sujets, nous allons nous mettre à la disposition des mouvements en cours,
13:04nous allons nous mettre à la disposition du combat pour obtenir un référonum,
13:09pour obtenir qu'il y ait un droit démocratique autour de la propriété d'Aéroports de Paris,
13:16et peu importe ce qu'on pense d'Aéroports de Paris, ou de la nature de sa propriété publique et
13:22privée,
13:23le moment où nous sommes aujourd'hui, c'est ayons un débat sur ce sujet-là,
13:29qui en recoupe une multitude d'autres par adventices diverses,
13:34et mettons-nous à la disposition de ce débat.
13:40Prenons le cas des retraites.
13:42Nous, nous ne sommes pas pour la sécurité sociale et les retraites, pour le statu quo,
13:46nous savons très bien que nous ne sommes plus en 1947.
13:49Mais par contre, on ne peut pas accepter des réformes régressives des retraites.
13:53Il faut inventer autre chose aujourd'hui, mais qui nous portent en avant,
13:57une sécurité sociale qui aujourd'hui revienne d'ailleurs sur des décisions négatives
14:02qui ont été prises dans le passé.
14:05Et s'agissant des retraites, il y a moyen aujourd'hui de financer des systèmes de retraite par répartition,
14:13et il y a une aberration à tout ceci.
14:14On ne peut pas demander aux plus anciens de travailler plus longtemps
14:19et demander à leurs petits-enfants de rester au chômage.
14:22Par conséquent, cette simple logique-là va nous conduire à faire débat autour de ces enjeux-là,
14:31des débats contradictoires, y compris M. Delevoye.
14:34S'il veut s'exprimer dans l'humanité dans un débat contradictoire avec des spécialistes, avec des syndicalistes,
14:43eh bien nos colonnes sont ouvertes.
14:45Parce que nous voulons que ces projets-là soient décryptés, soient documentés,
14:51que chacune et chacun puisse se faire son opinion par lui-même et elle-même.
14:55— D'accord. Donc on verra peut-être s'il accepte M. Delevoye dans les pages de l'humanité
15:00pour venir confronter ses idées avec d'autres.
15:03— Mais ce serait une bonne idée. C'est notre rôle.
15:06— Peut-être qu'il regarde ce soir. On lui lance l'invitation.
15:10Sur le plan international, quelles seraient les priorités de l'humanité ?
15:15— Ben moi, pour moi, les grands enjeux à ce moment, c'est qu'il faut mettre en échec
15:22toutes les tentatives de guerre locale et voir des guerres locales qui se répandraient
15:30et deviendraient des guerres mondiales. C'est-à-dire la guerre économique auxquelles on est en train d'assister,
15:36elle peut avoir des conséquences redoutables, notamment avec la nucléarisation aujourd'hui
15:42d'un ensemble de pays. Ce qui se passe dans le golfe d'Omane, dans le détroit d'Hormuz,
15:49en ce moment, est très préoccupant. On sait que c'est lié à des entrées en campagne du président des
15:56États-Unis
15:57avec celle également du premier ministre israélien qui ne trouve pas de majorité.
16:01Ceci dit, les peuples, les populations ne peuvent pas être la chair à canon ni les fantassins de ces guerres
16:08-là.
16:08Donc la question de la paix et du désarmement liée à la question de l'autre menace qui pèse sur
16:17notre planète,
16:18c'est-à-dire le soutien au mouvement des jeunes et à l'aspiration populaire qu'on respecte les accords
16:27de Paris
16:28pour sauver le climat, parce que c'est de ça dont il s'agit, et sauver la biodiversité, sont des
16:35questions majeures,
16:36comme celle, par exemple, en ce moment, mais liée d'ailleurs aussi à la biodiversité, au climat,
16:42celle de la défense et du fait de réclamer massivement la sortie de Lula de prison.
16:51C'est une anomalie, comme est une anomalie le fait qu'on maintienne Julien Assange en prison.
16:56Pourquoi maintient-on Julien Assange en prison ? Parce qu'il dit des vérités.
17:01C'est la chanson de Maxime Le Forestier, il faut le fusiller parce qu'il dit des vérités.
17:06Eh bien nous, nous n'acceptons pas ça.
17:09Évidemment, il y a l'ensemble des mouvements des peuples partout pour leur émancipation et pour la démocratie.
17:15Donc, beaucoup de choses à l'ordre du jour, Patrick.
17:19Oui.
17:19On peut dire les choses comme ça.
17:21Alors, on a une première question, là, de Jérôme Talbert,
17:24qui vous interroge sur la place de l'humanité dans le panorama de la presse de gauche aujourd'hui.
17:32La place de l'humanité dans le...
17:34L'ensemble des journaux qui se classifient à gauche, comme on dit dans leur diversité,
17:42l'ensemble de ces journaux est complémentaire.
17:43Il n'y a pas un journal qui se développe au détriment d'un autre.
17:49D'ailleurs, entre guillemets, malheureusement,
17:53malheureusement, tous, et toute la presse en général,
17:56qu'elle soit de gauche ou d'orientation éditoriale, disons libérale ou de droite,
18:02elles souffrent de la même façon.
18:03Donc, les journaux ne se font pas concurrence.
18:06Les journaux sont complémentaires avec des décryptages à partir d'angles,
18:10de points de vue qui sont différents, mais l'humanité, dans ce panorama-là,
18:15est un journal qui se revendique du progressisme, du communisme authentique et du jaurécisme,
18:21ce qui est à peu près la même chose.
18:23La fête de l'humanité, finalement, rassemble bien au-delà des lecteurs et des lectrices du journal,
18:31ou en tout cas de ses abonnés, enfin de ceux qu'on connaît en tout cas.
18:35Chaque année, c'est une nouvelle aventure éphémère qui laisse des souvenirs très forts
18:42aux centaines de milliers de visiteurs.
18:45Comment comptez-vous les étonner cette année, ces visiteurs ?
18:50D'abord, c'est souvent les visiteurs qui co-construisent, qui créent la fête.
18:55Ce n'est pas d'ailleurs une co-construction physique, toujours, mais il y a une co-construction immatérielle
19:01au sens où ils rentrent dans la fête et ils font, en s'ajoutant à d'autres, régner,
19:08ils font vivre dans la fête un fort climat de convivialité et de fraternité.
19:14Ça, c'est un enjeu majeur, c'est une marque identitaire majeure pour nous.
19:21D'abord, nous avons un programme culturel, artistique, sur les scènes de première qualité.
19:30Nous avons de Marc Lavoine à Soprano, nous avons une diversité de concerts qui vont une nouvelle fois se produire.
19:41Mais nous allons inventer sur la fête, en lien avec l'actualité culturelle, l'actualité sociale, l'actualité politique,
19:48des événements autour de sujets dont on vient de parler tout à l'heure.
19:56Évidemment, les enjeux mondiaux et les enjeux de combat pour faire refluer l'extrême droite seront très présents dans la
20:05fête.
20:06Les enjeux autour de la question de savoir si on est en capacité de réindustrialiser de manière moderne
20:15le pays avec des emplois aujourd'hui qualifiés va être également dans la fête.
20:21Parce qu'on ne peut pas se satisfaire de ce qui s'est passé et de ce quasi-silence
20:26qui existe depuis des semaines autour de la situation des Ford, de Ascoval, de Général Électrique
20:32et d'une multitude d'autres.
20:34On ne peut pas se satisfaire de ça.
20:36Donc il va y avoir des discussions, des débats autour de cela, des enjeux autour de la question de la
20:43démocratie
20:44et de la ville de demain.
20:46Quelle ville demain alors qu'il y a cette aspiration écologique
20:49et alors qu'on a la possibilité de développer dans la ville elle-même des projets numériques autres
20:55qui associent plus les citoyens au lieu que de laisser la ville être accaparée
21:01par les grandes multinationales du numérique nord-américain.
21:06Et partout, la vie des gens, la vie des citoyens, la rencontre avec des intellectuels, avec des auteurs,
21:16l'histoire avec la commémoration de l'anniversaire de la Révolution française.
21:20Et nous ferons des initiatives autour d'une idée phare de notre révolution de 1789,
21:28l'égalité. Où en est-on de l'égalité aujourd'hui alors que tous les rapports qui sont publiés depuis
21:33des semaines
21:34montent une progression des inégalités territoriales, locales, nationales et mondiales.
21:43Donc il y aura une multitude d'initiatives, de débats et d'actes dans la fête importants.
21:50Et nous sommes en discussion pour proposer à la jeunesse qui manifeste tous les vendredis pour le climat,
22:00nous leur disons, eh bien nous mettons à votre disposition les allées de la fête,
22:06la scène de la fête pour que vous fassiez votre marche du vendredi pour le climat
22:12au sein de la fête de l'humanité.
22:14Ce sera une très bonne initiative et on souhaite évidemment que de nombreux jeunes
22:19qui participent régulièrement à la fête prennent leur place dans ce cortège.
22:25Alors on a une autre question, Patrick, de Jean-Louis Pizy-Chiot,
22:30ou Kyo, je ne sais pas, excusez-moi si je prononce mal votre nom,
22:34qui vous interroge pour vous demander en fait une requête,
22:39pour faire une demande précise, l'écriture d'un reportage pour soutenir les salariés d'Argeau-Wigging,
22:50une usine qui fabriquait du papier haute technicité avec du vieux papier.
22:57Alors comment...
22:58Dans la Sarthe, j'ai déjà répondu oui à cette question.
23:01J'ai déjà répondu oui, alors comment on procède concrètement ?
23:04Je me suis rendu déjà dans la Sarthe il y a quelques mois dans la commune à côté où se
23:11trouve cette entreprise
23:12et nous allons voir dans quelle mesure on peut prendre, déplacer quelqu'un pour faire cette enquête ou ce reportage.
23:25Et d'une façon générale, comment les équipes de journalistes à l'humanité sont des équipes quand même réduites,
23:34qui ne peuvent pas couvrir de leur présence l'ensemble des événements.
23:38Est-ce qu'il existe un dispositif, ou faut-il l'imaginer, qui permette d'alerter finalement, ou de préparer
23:47le terrain ?
23:48Oui, mais il y a un dispositif dans l'humanité qui s'appelle Révélation, un encart qui s'appelle Révélation,
23:55où chacun, chacune, peut appeler le numéro de téléphone qui est dans le journal chaque jour pour faire sa révélation,
24:06soit qu'il nous informe d'un événement ou d'un projet qui a lieu, qui constitue une révélation pour
24:14lui-même,
24:14soit qu'il peut écrire lui-même, soit qu'à partir de soit son courrier, soit son coup de téléphone,
24:22nous envisageons de faire déplacer un ou deux journalistes pour faire une enquête ou faire un reportage.
24:29D'accord. Écoutez, chères lectrices et lecteurs, à vos stylos, à vos claviers,
24:35n'hésitez pas à solliciter les équipes de rédaction de l'Humanité pour tous les sujets que vous considérez d
24:45'importance
24:45et qui méritent l'attention des Françaises et des Français, finalement.
24:50Alors, j'ai encore une question de Jérôme Talbert, qui a l'air d'être assidu sur notre Facebook Live.
24:56Pourquoi est-il si difficile de trouver l'Humanité dimanche ?
25:01Parce que l'Humanité dimanche, nous en mettons à peu près 15 000 dans le circuit des marchands de journaux.
25:11Malheureusement, comme nous ne pouvons pas le mettre en pile comme nos autres confrères magazines,
25:20bien souvent, compte tenu aujourd'hui de l'achalandage des marchands de journaux en général
25:28et du peu de place dont il dispose, l'Humanité dimanche est parfois non visible, n'est pas vue,
25:36parce qu'il est sur ses étagères derrière.
25:40Mais pour tout problème, pour toute question, on peut appeler à l'Humanité notre service vente et abonnement,
25:47et il y a un certain nombre de réglages que nous pouvons faire au jour le jour, semaine après semaine.
25:52Et quand vous dites qu'on ne peut pas le mettre en pile comme vos autres concurrents, ça veut dire
25:57quoi concrètement ?
25:58Qu'on a une édition trop faible ?
26:00D'une part, parce que quand le journal se vend à, mettons, 50 000 ou 60 000 exemplaires,
26:11le fait de le mettre en pile, même pas loin des caisses ou dans les rayons, ça le rend plus
26:20visible.
26:22C'est considéré comme un investissement, parce qu'il faut savoir, pour chaque journal non vendu, nous augmentons nos frais.
26:31Et c'est ça la limite auxquelles on est confronté aujourd'hui.
26:34Nous vendons trop peu d'Humanité dimanche chez les marchands de journaux, puisque nous en vendons aux alentours de 4
26:40000.
26:42Donc ça, évidemment, le fait qu'il ne soit pas vu n'aide pas à ce qu'on l'achète,
26:47mais le fait qu'on en achète peu conduit aussi à le mettre de manière banale avec d'autres magazines.
26:55Donc le reste, si je puis dire, ce n'est pas un beau terme, mais des lectrices et des lecteurs
27:00de l'Humanité dimanche,
27:01ce sont des personnes abonnées au journal ?
27:04Nous avons des abonnés, beaucoup, et puis nous avons des lectrices et des lecteurs qui prennent leur abonnement
27:12à partir de leur entourage d'amis, qu'on appelle les comités de diffusion de l'Humanité.
27:18Et ces comités de diffusion, soit portent l'Humanité dans un village, dans une cage d'escalier,
27:26dans un quartier, dans une usine, dans une université, à des lecteurs qui sont réguliers.
27:34Et donc là aussi, nous en en vendons autour de 5 000, 6 000 actuellement.
27:38Il y a trois formes de vente.
27:39D'accord. Et les abonnés, ça représente combien ?
27:43Les abonnés, aujourd'hui, c'est 48 000 à peu près.
27:45D'accord. Merci.
27:49Qu'est-ce que, d'ailleurs, par rapport à ces femmes et ces hommes qui s'investissent,
27:54qui prennent de leur temps pour aller diffuser l'Humanité dimanche chaque semaine, finalement,
28:00qu'est-ce que vous auriez envie de leur dire, peut-être de leur demander,
28:03quelle est force supplémentaire, sans que ce soit évidemment surmontable ?
28:09Déjà, il faut dire que ce ne sont pas des vendeurs de journaux.
28:16Ce ne sont pas des gens qui effectuent une tâche par tous les temps qui consisterait à porter un journal.
28:24Non. Ce sont des passeurs d'idées. C'est-à-dire, ils participent, au sens le plus élevé du terme,
28:32à la conversation démocratique. C'est-à-dire, quand ils vont voir un voisin,
28:36quand ils vont voir sur un marché quelqu'un qui vient à leur rencontre,
28:42soit pour acheter le journal ou ne pas acheter le journal,
28:44ils sont le réceptacle aussi d'opinions, d'idées, de sentiments,
28:48qu'ont des gens autour de nous, sur le marché, dans la cage d'escalier,
28:54et qu'ils peuvent nous restituer. Parce que ce sont des baromètres extrêmement importants pour nous,
29:00d'abord pour juger de la qualité, parfois du journal, parfois de tel ou tel article,
29:05et ce qui nous permet de nous améliorer nous-mêmes.
29:09Et en même temps, cette espèce de foisonnement démocratique,
29:12qui n'est pas très vue, en réalité, qui peut apparaître comme un peu souterrain,
29:18est quelque chose qui, de point de vue du débat démocratique,
29:22de la vie démocratique, de la vie politique elle-même, est extrêmement précieuse.
29:27C'est une forme originale.
29:29Donc, je ne peux que les remercier et les féliciter.
29:35Ce n'est pas du temps qu'ils perdent.
29:37Et si nous pouvions élargir sous des formes adaptées à la vie d'aujourd'hui,
29:43encore ces cercles de passeurs d'idées, de récepteurs aussi d'idées, d'opinions, de suggestions,
29:52ça augmenterait encore l'humanité dans sa qualité.
29:57– Et alors, sur le numérique, puisqu'on est à l'ère, dit-on, du numérique,
30:06j'ai entendu dire que l'humanité.fr prenait son envol.
30:10C'était sans doute le secteur où le plus grand nombre d'abonnements
30:16se réalisaient ces derniers temps.
30:18Est-ce que c'est une réalité ?
30:20– Nous avons un handicap pour développer notre plateforme numérique,
30:28c'est le handicap des moyens.
30:30C'est-à-dire que ceux qui ont aujourd'hui réussi à investir,
30:34parce qu'ils sont adossés à des groupes financiers ou des groupes industriels
30:38qui investissent dans les plateformes numériques de journaux,
30:43ont des résultats très intéressants.
30:45Nous, nos résultats restent modestes.
30:47Nous avons à peu près 6 000 abonnés numériques à l'humanité quotidienne
30:52et à peu près autant à l'humanité dimanche.
30:57Ce qui représente, comparé à il y a un an, un petit saut qualitatif.
31:02Mais évidemment, nous voudrions aller plus loin.
31:04Et nous voudrions aller plus loin, notamment chez les jeunes
31:08qui, souvent, n'ont pas beaucoup d'argent et dont, souvent, c'est le mode de lecture.
31:16C'est par là qu'ils rentrent dans la lecture.
31:18Et donc, ce travail-là, ce projet-là est aujourd'hui en cours.
31:23Mais si, dans cette période de difficulté que nous traversons,
31:30nous voulons évidemment tenir notre trésorerie,
31:33avoir un plan de marche qui nous permette de rembourser nos dettes,
31:36mais en même temps, nous voulons avoir des moyens pour notre développement.
31:40Et dans ces développements-là, il y a deux lieux sur lesquels il faut investir.
31:45Les contenus rédactionnels, c'est-à-dire le nombre de journalistes
31:49qui peuvent produire aujourd'hui, pour les journaux papiers
31:54comme pour la plateforme numérique.
31:55Et l'autre lieu, c'est l'amélioration permanente de la structure de la plateforme numérique,
32:02et la structure technique, parce que la technologie va extrêmement vite.
32:07Elle change à peu près tous les huit mois, tous les ans au moins.
32:12Et donc, il faudrait l'améliorer.
32:13Ça nécessite d'investir en permanence.
32:15D'investir en permanence.
32:16Alors, j'ai une question.
32:19Pourquoi, de David,
32:22pourquoi ne pas mettre plus de publicité sur le site ?
32:25Chaque clic rapporterait de l'argent au journal.
32:28Oui, c'est une discussion.
32:32Nous en avons un peu.
32:35Mais il ne faut pas se faire d'illusions.
32:38La publicité sur les plateformes numériques,
32:42elle est dévalorisée par rapport à la publicité de la télévision,
32:48et puis, surtout de la télévision en continu aujourd'hui,
32:52et puis même des journaux papiers.
32:56Alors qu'en général, partout dans le monde,
32:59c'est une constante dans le monde,
33:00la valeur de la publicité dans les journaux,
33:03elle continue de baisser.
33:06Et alors après, il ne faut pas se faire d'illusions.
33:08Vous savez, c'est nécessaire.
33:10Nous en faisons un peu.
33:11Nous avons un partenaire
33:13qui s'appelle Ligatus pour notre publicité.
33:17Mais le rapport reste malheureusement très faible.
33:20Et puis, l'opinion de David,
33:26elle est intéressante,
33:28mais l'acceptabilité de la publicité
33:32par les internautes et par les lecteurs d'articles,
33:35elle est quand même de plus en plus faible.
33:37Et ceci pour tous les journaux.
33:39Oui, parce qu'on la retrouve beaucoup sur Internet, finalement,
33:42et on est un petit peu abreuvés de cette publicité.
33:46Mais je pense que dans l'esprit de David,
33:48il y avait la volonté de chercher d'autres solutions qui permettent...
33:51Oui, tout à fait, mais il a raison.
33:52Mais d'ailleurs, David nous pose une autre question
33:55qui est un petit peu plus originale
33:57et qui sort du contexte.
33:59Où en est-on du projet de retour de PIF ?
34:01Il est lié à la situation générale,
34:06c'est-à-dire que dès lors
34:09que nous nous sommes trouvés en difficulté financière,
34:12maintenant, nous sommes en difficulté financière
34:14depuis un an, depuis le mois de juin dernier.
34:17La déclaration de cessation de paiement,
34:19ça a été en janvier,
34:21mais ça fait un an que nous sommes en survie,
34:26en asphyxie.
34:27Et pourquoi depuis un an sommes-nous...
34:30Enfin, le journal est-il en survie ?
34:32Parce qu'il y avait un projet de développement précédemment
34:38qui visait à compenser le fait que l'État
34:40a retiré un million d'euros
34:43au titre de l'aide au quotidien à faibles ressources publicitaires.
34:46Il y a eu pendant cinq ou six ans
34:49un projet de remise en niveau
34:52et les actrices et les acteurs de ce projet
34:55ne nous ont pas suivis jusqu'au bout.
34:58Et donc, il y a un an,
35:00lorsque nous étions en train de préparer
35:02la fête de l'humanité,
35:03il fallait absolument honorer un certain nombre de dépenses
35:07et évidemment, ça nous mettait en difficulté
35:10et nous avons dû prioriser cela
35:12au détriment d'autres paiements.
35:15Évidemment, ces paiements ont constitué
35:17au fur et à mesure des mois
35:19des dettes supplémentaires
35:22qui sont en général des dettes publiques d'ailleurs.
35:25Et on s'est donc trouvé pris à la gorge
35:31et donc, le projet de rénovation de PIF
35:34tel que nous l'avions conçu,
35:36le matériau PIF, le nouveau journal
35:39que nous étions en situation de lancer,
35:42nous avons dû l'arrêter pour l'instant.
35:45Mais il reste quand même sur les bureaux.
35:48Il est l'objet d'une réflexion.
35:53Il n'est pas du tout sûr
35:54que nous puissions nous-mêmes le relancer.
35:57Donc, nous cherchons des voies alternatives.
36:00D'accord.
36:01Alors, j'ai une question de Michel Sterman
36:04et je partage complètement sa préoccupation
36:07qui dit que les journalistes de l'humanité
36:09sont trop peu invités sur les ondes.
36:12Que faire pour y remédier ?
36:16Nous ne savons pas que faire.
36:20Ça, c'est le choix des rédacteurs
36:24et rédactrices en chef
36:27des chaînes de télévision
36:28qui, elles-mêmes, sont privées.
36:30Dans la radio et la télévision publique,
36:33par contre, il est anormal
36:36que nous ne soyons pas plus présents.
36:38Il y a aujourd'hui des émissions,
36:41régulièrement,
36:42où nos confrères,
36:43et c'est très bien ainsi,
36:45sont invités
36:46ou sont parfois partenaires.
36:48Ce n'est pas notre cas.
36:51nous le déplorons
36:52et nous ne cessons de demander
36:55d'avoir notre place,
36:58mais aller au-delà par nous-mêmes
37:04reste difficile.
37:05Mais peut-être que c'est peut-être un sujet
37:09qui pourrait mobiliser les lectrices et les lecteurs.
37:11On peut peut-être imaginer ensemble une action
37:14pour faire savoir notre mécontentement
37:17de ne pas constater la présence
37:20de journalistes du journal,
37:22plus souvent sur les ondes,
37:23qu'elles soient publiques et privées.
37:25Après tout, on peut imaginer
37:26que de se mobiliser
37:28sur ce sujet-là,
37:32également,
37:32sans engager, évidemment,
37:35les rédactions du journal.
37:38du journal.
37:42Patrick,
37:43on évoquait
37:45tout à l'heure
37:46le rôle des lectrices
37:48et des lecteurs.
37:50Le 22 juin prochain,
37:52c'est-à-dire samedi
37:53de cette semaine,
37:55dans des locaux
37:56situés en face du journal,
37:58la Société des lectrices
38:00et des lecteurs de l'humanité
38:02organise son assemblée annuelle
38:04sur le thème
38:05« Conjurer le péril,
38:08lectrice-lecteur-propriétaire-militant
38:10mobilisé pour l'indépendance
38:12de l'humanité ».
38:13Qu'évoque pour vous
38:15ce thème de lecteurs-propriétaires ?
38:17Ils sont de facto propriétaires
38:20parce qu'ils se regroupent
38:22dans une association,
38:23dans une société
38:25qu'on appelle
38:26la Société des lectrices
38:28et des lecteurs
38:28qui, elle-même,
38:30est copropriétaire
38:32de l'humanité
38:33puisque la propriété
38:34de l'humanité,
38:35c'est une douzaine
38:37de personnalités,
38:39anciens dirigeants
38:41de l'humanité en général,
38:42une association
38:44des lectrices
38:45et des lecteurs,
38:46une association
38:46des diffuseurs
38:47de l'humanité,
38:48une association
38:50des lectrices
38:52et des lecteurs
38:54et l'association
38:56de la Société
38:57des personnels
38:58de l'humanité.
38:58C'est tout ceci
38:59qui constitue
39:01ce qu'on appelle
39:02l'actionnariat
39:03dans le jargon capitaliste,
39:06l'actionnariat
39:07de l'humanité.
39:08Donc, de facto,
39:09les lectrices
39:09et les lecteurs
39:10en sont
39:11les copropriétaires.
39:12Ils en sont
39:13d'autant plus
39:13les copropriétaires.
39:14C'est qu'une nouvelle fois,
39:18on vient de le voir
39:19ces derniers mois,
39:20ils participent
39:21à tenir
39:23la trésorerie
39:24de l'humanité
39:24et à améliorer
39:26ses comptes d'exploitation
39:27parce que le fait
39:28de participer
39:29à une campagne
39:30de dons
39:30ou de souscriptions,
39:31eh bien,
39:32elle compte
39:33à la fin de l'année
39:34dans les résultats
39:35d'exploitation
39:36du journal.
39:37Donc, c'est une assemblée
39:39générale,
39:40pour moi,
39:41extrêmement importante.
39:43Je souhaite
39:44que les lectrices
39:44et les lecteurs
39:45puissent se regrouper
39:47dans cette société,
39:49puissent être
39:52copropriétaires réellement,
39:53donc,
39:54co-intervenants,
39:55co-gestionnaires
39:56de l'entreprise,
39:59du groupe
40:00l'humanité
40:01et que,
40:03à la faveur
40:04de cela,
40:06ils participent
40:06à l'ensemble
40:07des évolutions
40:09et qu'ils soient
40:10en quelque sorte
40:11les protecteurs
40:12parce que,
40:13sur la deuxième partie
40:15de la phrase
40:16sur l'indépendance
40:17de l'humanité,
40:17c'est une question
40:19fondamentale
40:20qui nous est posée
40:21aujourd'hui.
40:21Il ne faudrait pas
40:22aujourd'hui
40:23qu'à la faveur
40:25d'un accident
40:26de trésorerie
40:28ou un autre accident
40:29juridique,
40:30le plan de cession
40:32à d'autres
40:33que les propriétaires
40:35actuels
40:35soit ouverte.
40:37Donc,
40:37cette question
40:38de la recapitalisation
40:40du journal,
40:42d'avoir une trajectoire
40:43de trésorerie
40:44qui lui permette
40:45de fonctionner
40:46tout en remboursant
40:47petit à petit
40:49ses dettes,
40:50ce sont des questions
40:51fondamentales
40:52pour l'indépendance
40:53de l'humanité
40:54parce que l'humanité,
40:55quelquefois on dit
40:56l'humanité pourrait
40:57disparaître,
40:58l'humanité ne disparaîtra pas
41:00mais la question
41:00qui nous est posée
41:01elle est de savoir
41:02si on maintiendra
41:04cette orientation
41:05éditoriale
41:06avec les actionnaires
41:07actuels
41:08ou si on aura
41:09une autre orientation
41:10éditoriale
41:11qui viserait
41:12à intégrer
41:13des forces
41:14sociales,
41:15syndicales,
41:16progressistes
41:16au projet
41:18aujourd'hui
41:19néolibéral
41:20et néocapitaliste
41:21qui est à l'oeuvre.
41:22C'est d'ailleurs
41:23de cela
41:24dont on va
41:26principalement
41:28discuter
41:28samedi
41:29après-midi
41:31en votre présence
41:31le matin
41:33nous aurons
41:34l'assemblée générale
41:35statutaire
41:37pour faire le bilan
41:38de l'année passée
41:40d'un point de vue
41:41financier et moral
41:42on élira
41:43un nouveau conseil
41:43d'administration
41:44mais l'après-midi
41:45on veut vraiment
41:46avoir ce débat
41:47avec les lectrices
41:49et les lecteurs
41:49et pourquoi pas
41:51décider ensemble
41:52d'un plan
41:52de mobilisation
41:54encore plus
41:55conquérant
41:56si je puis
41:57m'exprimer ainsi
41:58mais ces questions
41:59de l'indépendance
42:01de la ligne
42:02éditoriale
42:04interrogent
42:05Daniel Bouy
42:07qui nous dit
42:09quel est finalement
42:10le projet éditorial
42:11de l'humanité
42:12il n'est plus
42:14l'organe central
42:14du PCF
42:15du parti communiste
42:16français
42:17depuis longtemps
42:18il affiche en sous-titre
42:20le journal fondé
42:21par Jean Jaurès
42:22mais quelle est la promesse
42:24entre guillemets
42:24la proposition
42:27de l'humanité
42:28le journal
42:29de la transformation sociale
42:31n'est-il pas urgent
42:33de réaffirmer
42:34le projet éditorial
42:35du journal
42:36l'humanité
42:37on peut le réaffirmer
42:39mais le projet éditorial
42:40de l'humanité
42:41de l'humanité
42:42dimanche
42:42et de sa plateforme
42:44c'est la vie
42:45de chaque jour
42:46c'est-à-dire
42:47c'est un journal
42:49qui est aujourd'hui
42:50aux côtés
42:51de celles et ceux
42:52qui bougent
42:53dans la société
42:53celles qui souffrent
42:54mais celles et ceux
42:56qui créent aussi
42:56celles et ceux
42:57qui imaginent
42:58des projets
43:00nouveaux
43:00même dans le cadre
43:01de la société actuelle
43:03et qui bousculent
43:04la société actuelle
43:05c'est-à-dire
43:05l'ensemble
43:06de celles et ceux
43:07qui
43:08entre guillemets
43:09se reconnaissent
43:10dans les forces progressistes
43:11dans les forces
43:13de l'écologie
43:13dans le syndicalisme
43:14dans le mouvement
43:15associatif
43:16dans une multitude
43:17d'organisations
43:18non gouvernementales
43:21ont à leur disposition
43:23ces journaux-là
43:25journal fondé
43:27par Jean Jaurès
43:27c'est d'une grande portée
43:29parce que journal
43:30fondé par Jean Jaurès
43:31précisément
43:32c'est cela
43:33c'est le journal
43:33qui met sur la table
43:36des alternatives
43:37de transformation
43:38progressiste
43:39et écologiste
43:41qui ont à voir
43:43avec le communisme
43:45originel
43:46pas le communisme
43:46déformé
43:47pas avec le Marx
43:48lu par d'autres
43:50le Marx authentique
43:53c'est-à-dire
43:53celui d'ailleurs
43:54Jaurès
43:55de ce point de vue
43:56s'est beaucoup référé
43:57à Marx
43:58et Marx comme Jaurès
43:59se sont référés
44:00ont beaucoup travaillé
44:02sur la révolution française
44:03sur la commune de Paris
44:04en en tirant
44:05tous les enseignements
44:06et en proposant
44:08de fédérer
44:09celles et ceux
44:11qui ne se reconnaissent pas
44:12dans ces sociétés
44:14de l'ultralibéralisme
44:15et ces sociétés
44:16de la réaction
44:18néofasciste
44:19pour mettre
44:20sur les fonds
44:21baptismaux
44:21un projet
44:23nos journaux
44:24ne sont pas
44:24un parti politique
44:25nos journaux
44:26ont des fonctions
44:27de journaux
44:28de décryptage
44:29de l'actualité
44:29de mettre en débat
44:30des analyses
44:31et d'ouverture
44:32au monde social
44:34au monde ouvrier
44:36au monde
44:36de la création
44:37qu'il soit
44:38de la recherche scientifique
44:41comme de la création
44:42et de l'expression
44:44culturelle
44:44c'est tout ça
44:45en même temps
44:45nos journaux
44:46et le grand projet
44:47les grands projets
44:48à la fois de Marx
44:49puis de Jaurès
44:50par la suite
44:51dans des conditions
44:51totalement différentes
44:52c'est qu'ils se voulaient
44:53les fédérateurs
44:55des mouvements
44:56de la gauche sociale
44:58politique
44:58et intellectuelle
44:59et bien c'est ce sillon-là
45:01que nous continuons
45:02de travailler
45:03avec des moyens
45:05très limités
45:05parce que je ne demande
45:07aucune indulgence
45:08mais il faut bien
45:09comprendre les conditions
45:10dans lesquelles
45:11on est contraint
45:12de faire aujourd'hui
45:12nos journaux
45:13Ben oui
45:14si on prend un exemple
45:17parce que je crois
45:17que c'est toujours intéressant
45:18pour les lectrices
45:19et lecteurs
45:19de savoir comment
45:20se réalisent chaque jour
45:22leur journal
45:24moi j'ai appris
45:25que par exemple
45:27la rubrique internationale
45:29aujourd'hui
45:31les journalistes
45:32avaient quand même
45:33assez peu de moyens
45:34pour se déplacer
45:35sur
45:37à l'étranger
45:38disons
45:39et donc
45:40ils sont contraints
45:42de par leur réseau
45:44la qualité
45:44des réseaux
45:46qu'ils ont construit
45:46au fur et à mesure
45:47de leur contact
45:49de leurs articles
45:50de travailler
45:52c'est vrai que cela
45:53c'est quand même
45:53une situation
45:54particulièrement difficile
45:55Ben ce qui est difficile
45:57c'est qu'à partir du jour
45:58on a été obligé
46:00de ne plus avoir
46:01de correspondants
46:02dans le monde
46:03comme nous en avions
46:05précédemment
46:05ça a constitué
46:06un handicap
46:07ensuite la raréfaction
46:09de nos moyens financiers
46:11et la difficulté
46:13à équilibrer
46:14les comptes du journal
46:15ont conduit
46:16malheureusement
46:17à réduire
46:18l'ensemble
46:19des budgets
46:20d'enquête
46:20et de reportage
46:22dont
46:22les reportages
46:24que nous faisions
46:26épisodiquement
46:26à l'extérieur
46:28de la France
46:29et même
46:29de l'Union Européenne
46:31et c'est vrai
46:32que ça constitue
46:34un handicap
46:34Alors une autre question
46:36de David
46:38je ne sais pas
46:39si c'est le même David
46:39mais en tout cas
46:40merci David
46:42de contribuer
46:43au succès
46:44de cette émission
46:45quelles sont les conséquences
46:48du vote européen
46:49sur le droit voisin
46:50et défendu
46:51notamment par
46:53la gauche
46:54unie
46:55et européenne
46:56L'enjeu
46:58L'enjeu
46:58était de savoir
47:00si les
47:01grands
47:02mastodontes
47:03du numérique
47:04nord-américain
47:05allaient
47:06continuer
47:06à piller
47:07les
47:09ressources
47:10de la création
47:11culturelle
47:11et de la création
47:13journalistique
47:14donc il a été
47:15voté
47:17au sein
47:18du Parlement
47:19européen
47:19accepté
47:20par le Conseil
47:21européen
47:21et ceci
47:22va venir
47:22en débat
47:23au Sénat
47:24et à l'Assemblée nationale
47:25dans les jours
47:26et les semaines
47:27qui viennent
47:27la création
47:28de ce qu'on appelle
47:29d'un droit
47:30d'auteur
47:30voisin
47:31qui va protéger
47:34les oeuvres
47:35de création
47:37aujourd'hui
47:38musicales
47:39artistiques
47:40cinématographiques
47:41et aussi
47:42le travail
47:43des journalistes
47:43et la propriété
47:44des journaux
47:48de la création
47:49fait par
47:50leurs journalistes
47:52et de ce point de vue
47:54la demande
47:55qui est faite
47:56c'est que
47:57les grandes
47:58multinationales
47:59du numérique
48:00restituent
48:01une partie
48:02de l'argent
48:02qu'ils se font
48:04en pillant
48:05ces ressources
48:05à la fois
48:07au secteur culturel
48:08et au secteur
48:09de la presse
48:10et des médias
48:12très riche
48:13réponse
48:14sur un sujet
48:16qui mérite
48:17sans doute
48:17des approfondissements
48:18pour nos lectrices
48:20et nos lecteurs
48:20mais je crois
48:21que ce sujet
48:22a déjà été traité
48:23par l'humanité
48:25ces dernières
48:27semaines
48:28alors nous approchons
48:30de l'heure
48:30de la fin
48:31de notre émission
48:32finalement ça va
48:33assez vite
48:34je voudrais
48:36faire
48:37un petit coup
48:38de publicité
48:39pour
48:40le dernier
48:41hors série
48:42de l'humanité
48:43il est
48:44en vente
48:45dès maintenant
48:47et bien sûr
48:49j'invite
48:50tous les CDH
48:51tous les lectrices
48:51tous les lecteurs
48:52à se le procurer
48:53pour eux-mêmes
48:54mais aussi
48:55à en assurer
48:56la vente
48:58publiquement
48:59je crois
49:01que nous
49:02avons
49:02eu
49:044500
49:05internautes
49:06qui se sont
49:07branchés
49:08sur cette première
49:09émission
49:09donc c'est
49:10très encourageant
49:11pour nous
49:11on attend
49:12bien entendu
49:13n'hésitez pas
49:14à nous faire part
49:14de vos remarques
49:16critiques
49:17et propositions
49:18pour notre
49:19prochaine
49:21réunion
49:22et donc
49:23je vous rappelle
49:25deux rendez-vous
49:26samedi prochain
49:28l'assemblée générale
49:30de la société
49:32des lectrices
49:32et des lecteurs
49:33dans les locaux
49:34situés face
49:36au journal
49:37à Saint-Denis
49:38de 10h
49:39à 16h
49:41et plus
49:41si
49:42bien entendu
49:43nous avons
49:45envie
49:46en vous remerciant
49:47toutes et tous
49:48et en souhaitant
49:50avoir le plaisir
49:51de vous rencontrer
49:52très prochainement
49:53de la société
49:56de la société
49:57Merci.