00:00C'est parti !
00:35On veut qu'il y ait un débat sur le service public aéroportif.
00:41L'aéroport de Paris, c'est un bien commun qui appartient à tous les Français,
00:44qui a été construit après 1946.
00:46Il a fallu bâtir nos aéroports pour que la France garde sa souveraineté au niveau international,
00:51mais aussi qu'elle puisse avoir des échanges à la fois commerciaux et touristiques.
00:54On peut oublier que la France est le premier pays touristique du monde.
00:56C'est pour ça que cette entreprise est unique en France, mais dans le monde pratiquement.
01:00On est à la fois concepteur, bâtisseur, mainteneur et exploiteur d'aéroports.
01:04Le premier enjeu est de préserver ce bien commun et les compétences de cette entreprise,
01:09qui sont alliées à la fois de son histoire, mais surtout de son personnel,
01:13qui maîtrise l'ensemble des activités que je viens de citer.
01:32ADP, qui est la première société aéroportuaire du monde,
01:36un aéroport qui marche, très bien, qui rapporte des dividendes à l'État,
01:40substantiels chaque année.
01:41Donc ce que veut faire Macron, c'est privatiser pour des rentrées budgétaires à très court terme,
01:46mais du coup se priver sur toutes les années suivantes d'entrées budgétaires sûres.
01:53Sachant que par ailleurs, les modalités de la concession sont absolument ahurissantes pour l'instant,
01:58puisqu'on parle d'une concession de 70 ans, c'est du jamais vu,
02:01qu'il faudra que l'État rachète au bout de 70 ans les actifs, c'est hallucinant,
02:05d'ailleurs il ne le fera certainement pas tellement ce sera cher.
02:08Bref, tout un tas de choses qui nous font penser que c'est en plus un capitalisme de connivence.
02:20Le risque, évidemment, c'est une augmentation des tarifs.
02:26On nous explique que la concurrence permet la baisse des prix.
02:30En réalité, c'est une escroquerie, puisque la concurrence ne peut permettre une baisse des tarifs
02:35que si vous êtes effectivement sur un marché qui est concurrentiel,
02:38ce qui n'est pas le cas des privatisations de monopole public.
02:41Vous êtes en situation de monopole naturel.
02:43On a évidemment un exemple marquant, où tout le monde a compris qu'on a privatisé les autoroutes
02:48et que les tarifs ont augmenté et qu'on a perdu là une manne financière considérable
02:54qui générait des ressources qui auraient pu profiter à la collectivité.
02:58La privatisation des autoroutes a été un scandale majeur contre l'intérêt général
03:03et donc c'est exactement ce qui va se produire avec les aéroports de Paris.
03:16Pour faire face aux dérèglements climatiques, on a besoin de réguler le trafic aérien.
03:23Si on laisse l'exploitation d'aéroports de Paris entre les mains d'entreprises privées,
03:28on va perdre une énorme marge de manœuvre
03:30parce que les objectifs des entreprises et des actionnaires,
03:34ce ne sont pas des objectifs de justice climatique et sociale,
03:37ce sont des objectifs de remplir les avions,
03:39qu'il y ait de plus en plus de personnes qui prennent l'avion,
03:41au mépris du bien-être de la population, de la santé environnementale
03:45et de la lutte pour le climat.
03:56Depuis 1986, il y a eu 1500 privatisations totales ou partielles
04:01et jamais on n'a demandé l'avis au peuple français.
04:06Là, vous avez une occasion unique avec le référendum.
04:10248 parlementaires de tous les groupes politiques, sauf ceux d'En Marche,
04:14ont dit stop, ça suffit, demandons la parole au peuple français.
04:17Il nous faut recueillir 4 700 000 signatures,
04:20donc prenez la parole, signer.
04:22Le RIP, c'est inédit, donc allez voter sur Internet si vous y arrivez,
04:26sinon dans votre mairie, parlez-en à tous les gens autour de vous.
04:30On veut que ce débat soit engagé,
04:31donc c'est ça qui est posé aux citoyens,
04:33comme vous pouvez le voir derrière moi.
04:34Ça va emplancher une prise de conscience
04:36sur l'intérêt des services publics et des biens communs.
04:39Même les personnes qui aujourd'hui peut-être sont pour la privatisation
04:42devraient également signer le référendum,
04:45parce que finalement, ça permet d'avoir un débat démocratique.
04:48Et ensuite, vous pourrez vous exprimer,
04:50oui ou non, on continue le bradage de notre patrimoine public.