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  • il y a 2 jours
Plusieurs milliers de personnes ont manifesté ce jeudi 16 mars, place de la Concorde à Paris, pour protester contre la réforme des retraites et le déclenchement de l'article 49.3.

Depuis le milieu de l'après-midi, quelques milliers de manifestants se sont rassemblés à l'appel du syndicat CGT et Solidaires, place de la Concorde, non loin de l'Assemblée nationale où Elisabeth Borne a déclenché l'article 49.3.

Ils ont été rejoints peu après 16h30 par des manifestants massés près de l'Assemblée nationale et par un cortège de plus de 2.000 jeunes partis de la place de la Sorbonne, aux cris de "Emmanuel Macron, président des patrons, on vient te chercher chez toi" et "À bas le 49.3".

Sur des pancartes, on pouvait lire: "Qui sème la misère récolte la colère" ou encore "le printemps arrive... Et le mois de mai".

Des représentants de plusieurs organisations de jeunesse, syndicats étudiants (Alternative), et organisations politiques (Jeunes communistes, Jeunes insoumis, Jeunes écologistes, NPA Jeunes), étaient présents. Ils ont été rejoints par des travailleurs : cheminots, raffineurs et enseignants notamment.

"Ce 49.3 est une insulte à la démocratie", a souligné Sonia, étudiante en archéologie tandis que son amie Emma a expliqué : "C'est maintenant ou jamais qu'il faut se mobiliser et lorsqu'on ne respecte pas la démocratie, celle-ci arrive place de la Concorde".

"On est en train de dire non à cette atteinte à la démocratie qui s'est faite aujourd'hui", a martelé Amélie, enseignante à Argenteuil.

D'autres rassemblements étaient organisés en France, comme à Grenoble, où 200 à 300 personnes étaient rassemblées depuis le milieu de l'après-midi devant la préfecture. "Je m'étais dit qu'ils respecteraient un peu la démocratie. A priori je suis très naïve donc j'ai été surprise, je croyais qu'ils n'allaient pas oser user du 49.3", explique Karen Mantovani, agente d'accueil à la CPAM de Grenoble et déléguée syndicale CGT. "Tout le monde grogne mais ça manque d'action", regrette-t-elle, se disant "révoltée".

Présent à Toulouse, Olivier Saint-Jours, enseignant de 53 ans, pense que le recours au 49.3 "va tendre le mouvement, c'est certain, ça ne va pas s'arrêter là, les gens vont se radicaliser".

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Transcription
00:00Je pense que c'est vraiment un problème de démocratie qui se pose
00:02parce que c'est un 49-3 qui nous semble totalement injustifié
00:06et sur une question qui divise très largement, ça ne divise même pas les Français en fait.
00:10Les Français sont très clairs vis-à-vis de cette réforme.
00:12Donc ça nous a semblé d'autant plus important que ce 49-3 est une insulte à la démocratie.
00:27Je pense qu'avec le 49-3, effectivement, là, il y a peut-être des gens qui étaient moins décidés
00:32à se mobiliser
00:34qui vont se rendre compte que ce n'est pas uniquement une question de réforme,
00:37c'est une question de démocratie plus générale et que la démocratie, de manière générale, est bafouée
00:42et que c'est maintenant ou jamais en fait qu'il faut se mobiliser.
00:44En tout cas, j'espère que c'est ce qui va se passer, oui.
00:46Voilà, c'est ça, on ne peut qu'espérer.
00:48C'est vrai qu'on le voit, on l'entend, il y a une grande majorité des Français qui sont
00:51insatisfaits.
00:52Donc maintenant, on n'a plus qu'à s'entendre entre nous
00:54et je pense qu'en effet, il y a moyen qu'on s'organise pour se faire entendre.
00:58Il y a un moment, il va falloir accepter les règles du jeu de la démocratie
01:02et quand on ne la respecte pas, la démocratie arrive place de la Concorde.
01:10Ici se passe quelque chose d'historique, il me semble.
01:13On est en train de dire non en fait à cette atteinte à la démocratie qui s'est faite aujourd
01:17'hui.
01:18Ce 49-3 est inadmissible après toutes les luttes qui se sont faites et on ne se fait pas entendre
01:23encore.
01:24Donc là, il y a un ras-le-bol général qui je pense est en train de vraiment prendre forme.
01:28En termes d'action aussi, il va y avoir les épreuves de spécialité du baccalauréat.
01:32Et du coup, on peut imaginer les lycéens, les étudiants aussi se rassemblant avec nous en fait,
01:39leurs professeurs et tous les agents, tous les fonctionnaires, du public et aussi du privé.
01:44Et voilà, je pense qu'il y a plusieurs moyens d'agir en fait.
01:49En tant que jeunes étudiants, ayant participé à ce mouvement social historique depuis le 19 janvier,
01:54qui a rassemblé plus de 3 millions de personnes au plus fort,
01:57c'est qu'il faut amplifier la mobilisation.
01:58On l'a fait ce soir, il faut le faire demain, après-demain, il faut occuper le terrain.
02:02Nous, la jeunesse, on est attaché à cet héritage des conquis sociaux,
02:05ayant été conquis au prix du sang.
02:07Et nous allons les préserver, nous allons nous battre pour.
02:10Donc voilà, prenons rendez-vous avec l'histoire et soyons la hauteur, on ne lâche rien.
02:15Déjà, on espère que samedi, il y aura une manifestation à laquelle on a prévu de participer.
02:20Et puis oui, il faut continuer à manifester contre cette réforme,
02:22même si elle passe de façon... avec un vice démocratique, disons quoi.
02:29Je suis assez fâchée contre l'administration de mon école,
02:32parce que les cours ne sont pas banalisés.
02:34En fait, on est obligé de mettre en péril notre réussite académique,
02:39alors que moi j'ai envie d'être là.
02:41C'est notre avenir et je trouve ça extrêmement injuste.
02:45Mais oui, bien sûr, je continuerai.
02:50Tout de même si le 49.3 est légal, il n'est pas légitime dans ce contexte.
02:54Je ne pense pas qu'il peut l'être,
02:55parce que quand il y a une tellement forte constatation sociale,
02:58que tout d'un coup, le gouvernement, le jour du vote même,
03:01décide de ne pas autoriser le vote, je pense que c'est très grave.
03:04Je suis assez d'accord, après je n'étais pas surpris, en fait,
03:07que le gouvernement sorte le 49.3,
03:10avec ce qu'il y avait eu sur le budget,
03:11les 10 49.3 qui ont été dégainés pour le budget.
03:14Je m'y attendais, en quelque sorte.
03:16Je pense que oui, ce n'est pas faible de dire ça.
03:21On va continuer à se mobiliser dans nos écoles,
03:24dans nos entreprises et dans la rue.
03:26Certes, hier, on a fait seulement un million et quelques de manifestants,
03:32mais c'est quand même énorme.
03:33C'est quand même une grande réussite
03:36qu'on enchaîne depuis des semaines et des semaines.
03:39Chaque manifestation est gargantuesque.
03:41L'opinion publique est de notre côté,
03:42donc on ne va pas lâcher, on va continuer,
03:44à la fois dans la rue et nos parlementaires
03:46vont continuer le travail et le combat.
03:57C'est une piscule, aujourd'hui,
04:00comme le livre de Branco qui dénonçait
04:02la formation de Macron.
04:05D alto, comme le livre de Branco qui dénonçait le marcheION.
04:10Voilà une preuve d'ELK기를.
04:10...
04:10...

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