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  • il y a 20 heures
Le premier débat entre Donald Trump et Joe Biden a offert ce mardi 29 septembre un spectacle particulièrement chaotique à 35 jours d'une élection présidentielle américaine sous haute tension.
Christophe Deroubaix, journaliste de l’Humanité en charge de l’élection présidentielle aux États-unis, nous livre ses premières analyses.

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Transcription
00:00Bonjour Christophe Deroubet, vous êtes le journaliste qui couvre la campagne électorale américaine pour l'humanité
00:05et la nuit dernière, à 3h du matin exactement, heure française, vous avez suivi le premier débat entre Donald Trump
00:10et Joe Biden.
00:12Alors quels sont les moments forts de ce débat ?
00:15Je retiens un moment en particulier, il y a eu beaucoup de moments, je ne sais pas si ce sont
00:19des moments forts,
00:19mais enfin des moments dont on parlera sur les chaînes de télé, mais sûrement pas dans les annales de sciences
00:27politiques.
00:28C'est un débat qui était extrêmement décousu, extrêmement agressif, notamment Donald Trump a évidemment souhaité rendre ce débat quasiment
00:38inaudible
00:39en invectivant, en coupant la parole à Joe Biden, mais ça c'est un peu l'écume, ce que je
00:43retiens de fondamental,
00:44c'est le moment où Donald Trump a non seulement refusé de condamner un groupe suprémaciste qui s'appelle les
00:50Proud Boys,
00:51mais il leur a dit « reculez et attendez », c'est-à-dire se mettant dans la position du
00:57chef de ce groupe suprémaciste
01:00qui est connu pour revendiquer d'abord la suprématie blanche comme objectif politique et la violence comme mode d'action
01:10politique.
01:11Donc là, d'une certaine façon, en direct, face à des dizaines de millions de citoyens américains et face au
01:18monde surtout,
01:18Donald Trump a assumé la SAMU d'un président des États-Unis à un candidat de la suprématie blanche.
01:30Je pense que le point fondamental, c'est ça, alors c'est pas tout à fait nouveau, on le voyait
01:34depuis déjà plusieurs années,
01:37même déjà sa campagne de 2016 était marquée de ce saut qu'aux États-Unis on appelle le nativisme.
01:45Mais là, c'est apparu encore plus clairement cette nuit.
01:50Ce débat et les prochains débats à venir, peuvent-ils changer la donne pour cette élection présidentielle ?
01:57Franchement, je ne le crois pas.
02:00Vous savez, dans l'histoire des débats politiques et des débats présidentiels,
02:08on attend toujours beaucoup de choses de ces débats et finalement, avec le recul,
02:12il y a très peu de débats qui font vraiment la bascule.
02:17Les politologues et les observateurs s'accordent à dire que peut-être un débat dans l'histoire des États-Unis
02:22a changé la donne,
02:23c'est celui entre Nixon et Kennedy en 1960, c'est le premier débat retransmis à la télévision.
02:32Et ceux qui ont écouté la radio ont trouvé que Nixon l'avait emporté,
02:36ceux qui ont regardé la télé ont plutôt trouvé que c'était Kennedy qui apparaissait mieux,
02:40tandis que Nixon suivait à grosse goutte.
02:43Ça s'est joué dans un mouchoir de poche, cette élection, donc peut-être ce débat a-t-il eu
02:47une influence.
02:48Celui-là n'aura pas d'influence pour une raison simple, c'est que 3% des téléspectateurs,
02:55seulement 3% des téléspectateurs, attendaient ce débat pour se positionner.
03:01Ce qui veut dire que 97% savent déjà ce qu'ils vont voter.
03:05Et donc, les choses sont figées dans un pays qui est extrêmement polarisé,
03:08avec une Amérique très à droite, par exemple Donald Trump,
03:11et une Amérique qui est plus progressive, plus à gauche,
03:13que représente plus moyennement Joe Biden, mais enfin bon.
03:17Donc, les choses sont figées et d'une certaine façon,
03:20les deux ont joué une partition, encore une fois,
03:25peut-être de manière plus décousue chez Donald Trump,
03:29c'est peut-être ça qui est un peu surprenant.
03:32Joe Biden a joué sa partition de l'antitrumpisme,
03:34c'est son choix, c'est sa stratégie.
03:36Il a refusé de donner des gages à la gauche pro Sanders,
03:40notamment sur la question de la santé et de l'environnement.
03:45Donc lui, sa carte, c'est l'antitrumpisme.
03:47Pour l'instant, dans les sondages et les enquêtes d'opinion,
03:51ça fonctionne assez bien.
03:53Et de l'autre côté, Donald Trump, c'est la galvanisation de sa base,
03:55sans chercher à l'élargir.
04:00Donc, ce débat-là n'a rien changé, me semble-t-il.
04:03Il a simplement, sans doute, un peu plus convaincu les électeurs trumpistes
04:07qu'il fallait voter pour Trump,
04:08et les électeurs de Biden qu'il fallait voter contre Donald Trump.
04:12Et les suivants, on verra, on commentera en temps et en heure les suivants.
04:15Les sondages donnent actuellement Joe Biden en tête,
04:20mais on connaît le sort d'Hillary Clinton à la dernière présidentielle
04:24qu'il avait perdue face à Donald Trump.
04:27Alors, un tel scénario peut-il se reproduire à nouveau ?
04:32Oui, alors c'est vrai que les enquêtes d'opinion donnent Donald Trump
04:36largement distancé par Joe Biden,
04:38plus largement qu'il ne l'était par Hillary Clinton en 2016.
04:42Donc, pour mémoire, en 2016, Hillary Clinton a remporté le vote populaire,
04:463 millions de voix d'avance et 2%.
04:51Là, les derniers sondages nationaux, ce qui ne veut pas dire grand-chose,
04:56donnent en moyenne 7 points d'avance pour Joe Biden.
04:59Et dans les États qui vont faire la bascule au collège électoral,
05:03il a une avance de 4 points.
05:05Il y a un sondage hier du New York Times, très sérieux,
05:09qui donnait une avance de 9 points à Joe Biden en Pennsylvanie.
05:13En Pennsylvanie, il est l'un des trois étoiles du Midwest
05:15qui avaient voté pour Trump en 2016.
05:18Donc, Joe Biden est en bien meilleure position qu'Hillary Clinton en 2016,
05:25pour deux raisons, la même en tout cas, sûrement.
05:31La première, c'est que Trump est président depuis trois ans.
05:35C'est un truisme, ce que je dis, mais ça a une conséquence sur l'électorat démocrate.
05:40C'est-à-dire que ce nombre d'électeurs démocrates, plutôt à gauche,
05:44plutôt jeunes, plutôt progressistes, avaient choisi ou de s'abstenir
05:47ou de voter pour un candidat écologiste, principalement, en 2016.
05:53Là, pensant sûrement que Trump ne pouvait pas être élu,
05:56la démonstration est faite que Trump peut être élu et peut mener en grande partie sa politique.
06:01Donc, certainement, l'effet de rassemblement autour de la candidature de Biden,
06:04même pour certains en se pinçant le nez, va jouer.
06:09Et puis, de l'autre côté, Donald Trump est président.
06:12Donc, sa présidence n'a pas forcément altéré sa base.
06:16Sa base est restée globalement la même.
06:20Elle ne s'est pas érodée.
06:22Mais dans le même temps, les changements démographiques dans le pays jouent contre lui.
06:27Et donc, sa base, clairement, et ça rejoint le premier point,
06:31c'est la base de l'Amérique blanche.
06:3590 % des électeurs de Donald Trump sont blancs,
06:38dans un pays qui, aujourd'hui, est un peu moins de tiers blanc.
06:42Donc, on voit bien le pari politique, la stratégie politique de Donald Trump,
06:46c'est d'être le porte-parole de cette Amérique blanche qui voit le monde changer.
06:50Pas forcément une Amérique qui est en déclin social.
06:55C'est plutôt une Amérique qui, financièrement, se porte pas mal,
06:59n'a pas forcément été impactée par la crise de 2008
07:02ou par la crise sociale du coronavirus.
07:04C'est plus l'Amérique qui vote démocrate qui a été impactée par les crises économiques.
07:11Donc, ces deux aspects, en fait, c'est les deux phases d'une même pièce.
07:15Mais 2020 n'est pas 2016 pour toutes ces raisons,
07:20ce qui ne veut pas dire que le scénario n'est pas envisageable.
07:24La décision se fera peut-être à quelques dizaines de milliers de voix,
07:28comme en 2016.
07:29Je rappelle que Donald Trump a été élu président,
07:32remportant trois États du Midwest,
07:33le Wisconsin, le Michigan et la Pennsylvania,
07:36avec 80 000 voix d'avance.
07:3880 000 voix, c'est un stade de football américain
07:40ou le stade de France, au choix,
07:41qui est la contenance de ces deux stades.
07:44Donc, on voit que ça peut se jouer pour une poignée de voix.
07:48Ce qui n'est pas ce que montrent pour l'instant les enquêtes d'opinion,
07:51mais on va laisser les enquêtes d'opinion,
07:54c'est une photographie à l'instant T aujourd'hui.
07:58Ça, c'est aujourd'hui.
07:59Dans un mois, ça sera sûrement un peu différent.
08:01Ceci dit, encore un petit élément,
08:03je trouve Donald Trump extrêmement défensif,
08:07dans le débat et depuis plusieurs jours,
08:09sur l'idée, cette élection…
08:11Il parle d'un pays…
08:13Il donne l'impression de parler d'un pays
08:15qu'il ne dirige pas et qu'il ne maîtrise pas,
08:17en disant que l'élection va être volée dans un certain nombre d'États.
08:20Alors, certes, c'est du ressort des États,
08:22mais dans ces États, les majorités sont souvent républicaines.
08:24Et il donne l'impression de préparer un récit
08:31qui va expliquer pourquoi il a perdu
08:34et qui va préparer les recours juridiques
08:37qui vont s'en suivre après l'élection du 3 novembre
08:40et qui amènera sûrement à la Cour suprême.
08:42Et la Cour suprême, l'un des sénateurs républicains l'a reconnu.
08:46Nous reconnaîtrons la décision de la Cour suprême,
08:50mais c'est la décision des électeurs qu'il faut reconnaître.
08:52Donc, si on parle déjà de Cour suprême,
08:54ça veut dire que les Républicains envisagent
08:55d'aller jusqu'à la Cour suprême
08:56et de contester jusqu'à la Cour suprême
08:59les résultats de l'élection, comme ils l'ont fait en 2000.
09:02Et c'est ainsi que George Bush est devenu président face à Al Gore.
09:05C'est la Cour suprême qui a tranché.
09:07Le New York Times, le très sérieux New York Times
09:10que vous venez de citer, a révélé l'information
09:12il y a quelques jours selon laquelle
09:13M. Trump n'aurait payé que 750 dollars d'impôts
09:16en 2016 et 2017.
09:19Alors, j'imagine que le sujet a été abordé
09:21durant le débat.
09:22Comment Donald Trump a réagi ?
09:26Il a réagi en évitant le sujet,
09:30en disant qu'il a payé des millions de dollars
09:33de taxes.
09:36Mais alors, dans taxes,
09:37là, les révélations de New York Times
09:39portent sur l'impôt, sur le revenu fédéral.
09:43Et Donald Trump essaye de parer l'argument,
09:46parce que c'est vrai, évidemment,
09:48qu'il n'a payé que ça,
09:50il essaye de parer l'argument en disant
09:51qu'il a payé des millions d'impôts.
09:55En fait, il a payé des millions,
09:58à titre de chef d'entreprise,
10:00il a payé des millions de cotisations sociales.
10:02Il a payé des cotisations,
10:03des cotisations sociales pour ses salariés,
10:05de ses golfs, de ses hôtels et compagnie.
10:07Et il dit, oui, j'ai payé des dizaines de millions.
10:10Donc, c'est un argument,
10:12c'est une argusie,
10:13ce n'est pas un argument
10:16qui contredit les révélations de New York Times.
10:18Ça, c'est pour Donald Trump.
10:19Et pour Joe Biden,
10:20il a dit qu'il réformerait le code fiscal américain
10:33pour empêcher que ce soit possible.
10:34Ceci dit, Donald Trump,
10:39pour l'instant,
10:41en l'état de nos informations,
10:42n'a rien fait d'illégal.
10:43Il a simplement profité
10:45de toutes les niches fiscales
10:47et de tous les trous
10:48qu'il y a dans le droit fiscal américain.
10:50Et ce droit fiscal américain,
10:52il a été voté par des élus,
10:55députés et sénateurs.
10:56Et parmi ces sénateurs,
10:58au cours des années,
10:59figure Joe Biden.
11:01C'est-à-dire Joe Biden a voté à chaque étape,
11:03parce qu'il est sénateur depuis 1973,
11:05donc ça fait 47 ans,
11:06à chaque étape,
11:07il a voté les réformes,
11:08avec les guillemets,
11:10les réformes fiscales
11:10qui ont permis au milliardaire Donald Trump
11:13de profiter de ses déductions,
11:16et puis finalement,
11:18de faire payer, au fond,
11:20Donald Trump a hérité d'un empire de son père.
11:22Il a investi dans les casinos notamment,
11:25il a fait faillite à plusieurs reprises,
11:26et il a fait supporter le poids
11:29et le prix de ces faillites
11:30par le contribuable américain.
11:32Et c'est une loi américaine
11:33votée par Joe Biden
11:34qui a permis,
11:35notamment par Joe Biden,
11:37excusez-moi,
11:37qui a permis à Donald Trump
11:38d'agir ainsi.
11:40D'accord.
11:40Les États-Unis sont marqués actuellement
11:43par un mouvement historique
11:45contre le racisme.
11:46Comment les deux candidats
11:48se sont-ils démarqués
11:51par rapport à cette situation ?
11:53D'abord, la séquence est assez intéressante.
11:56C'est-à-dire que le journaliste,
11:58qui est un journaliste de Fox News,
12:00la chaîne préférée des conservateurs,
12:04mais qui a un très bon journaliste,
12:06un excellent journaliste,
12:06Chris Wallace,
12:08dit à Donald Trump
12:09« Vous avez refusé,
12:11vous demandez à Joe Biden
12:14de condamner la violence des antifas. »
12:16« Mais vous-même,
12:17est-ce que vous êtes prêts
12:18à condamner la violence
12:18des suprémacistes blancs ? »
12:20Et Donald Trump dit
12:20« Oui, bien sûr, bien sûr,
12:21mais de ce que je vois,
12:23la plupart de la violence
12:24vient de la gauche,
12:25pas de la droite. »
12:26Déjà, ce que le FBI conteste,
12:30le FBI dit que la principale source
12:31de violence aux États-Unis
12:32sont les groupes suprémacistes
12:34ou les groupes d'extrême droite.
12:37Et dans un deuxième temps,
12:38il faut revoir cette vidéo,
12:41y compris le langage corporel.
12:44Et on sent que Trump
12:46est mal à l'aise sur le truc
12:47et Chris Wallace le coince.
12:49Je ne sais pas
12:49si c'était sa volonté
12:50de le concier,
12:50mais en tout cas,
12:51il le coince un peu
12:51et Trump lui dit
12:52« Mais alors,
12:53dites-moi un groupe. »
12:55Et là,
12:55Chris Wallace dit
12:56« Les proud boys. »
12:59Et là,
12:59Donald Trump ne peut pas
13:00s'échapper
13:01et il est obligé
13:01de prendre une position politique.
13:03Et sa position politique,
13:04c'est de dire
13:06« Reculez et attendez. »
13:09« Je suis le général. »
13:10De certaines façons,
13:11il dit
13:11« Ce n'est pas encore le moment
13:13d'engager le combat. »
13:16Donc,
13:16c'est une réponse,
13:16sachant que les proud boys
13:17ont fait une descente
13:19à Portland
13:19le week-end dernier
13:20pour en découdre
13:21avec les manifestants antiracistes.
13:23Donc,
13:23ça répond directement
13:24à la question
13:26que vous posez
13:26et on renvoie
13:27à ma réponse
13:28à la première question.
13:29Donald Trump
13:30a clairement
13:30pris le parti
13:32d'être le candidat
13:36anti-raciste
13:37et le candidat
13:38de cette Amérique blanche
13:39et de plus en plus
13:41le candidat
13:42des suprémacistes blancs.
13:43On ne peut plus dire
13:44maintenant
13:44que Donald Trump
13:45est seulement
13:45le candidat
13:46des blancs
13:47qui se sentent
13:48un peu insécures
13:48dans leur pays,
13:50qui ont des doutes
13:51sur l'immigration.
13:52Clairement,
13:52les proud boys,
13:53c'est un groupe
13:54de suprémacistes
13:56et de racisme.
13:58Face à ça,
13:58Joe Biden
13:59et autant
14:01Donald Trump
14:02sur tous les sujets
14:02assume clairement
14:06son positionnement
14:06à droite,
14:07voire à la droite extrême,
14:08voire à l'extrême droite.
14:09Joe Biden,
14:11c'est en ça
14:12que le débat
14:12n'a rien de surprenant.
14:13Finalement,
14:13il a fait confirmer
14:14les deux stratégies.
14:15Tant une stratégie
14:18qui fonctionne
14:18pour l'instant,
14:19a priori,
14:20d'anti-trumpisme
14:22et donc de rassemblement
14:23le plus large possible.
14:24On va rassembler
14:25des républicains modérés
14:26aux pro-Sanders.
14:30Alors,
14:31je dis que ça fonctionne,
14:32c'est les enquêtes d'opinion
14:33qui nous le disent.
14:34Je crois que l'attitude
14:35de Donald Trump
14:35nous le dit aussi,
14:37qu'une certaine façon,
14:38la stratégie de Biden
14:39fonctionne.
14:40On sent Donald Trump
14:41un peu
14:44en manque de levier politique,
14:46à part couper la parole
14:49et quasiment
14:50à invectiver
14:51ou insulter
14:52Joe Biden.
14:53Joe Biden compte
14:54sur le vote utile
14:56et donc
14:59pour recueillir
15:00le plus de voix possible
15:01et pas forcément
15:02sur des motivations
15:04de nature politique.
15:06C'est-à-dire
15:06qu'un nombre de figures
15:07à gauche
15:07lui reprochent.
15:09Et notamment,
15:09il y a une avocate
15:10et une chroniqueuse
15:11au Guardian
15:11qui a donné une interview
15:11ce matin
15:12dans l'Humanité
15:13qui s'appelle
15:13Malaika Jabali.
15:14Vous pourrez retrouver ça
15:15en version papier
15:16ou sur le site
15:17qui explique
15:18que Joe Biden
15:19devrait mobiliser
15:22l'électorat démocrate
15:24sur une base
15:25programmatique
15:26de proposition politique,
15:27pas seulement
15:28de Donald Trump
15:29est un mauvais président,
15:30je vais effectuer
15:31un retour à la normale,
15:32voter pour moi.
15:34Pour l'instant,
15:35ça fonctionne,
15:35a priori,
15:36mais c'est quand même
15:37un peu périlleux.
15:38C'est clair
15:39que la clé
15:40de cette élection,
15:42c'est la mobilisation
15:42de l'électorat démocrate.
15:43On sait que
15:44l'électorat républicain
15:45sera mobilisé,
15:45que Donald Trump
15:47fera 45,
15:4846,
15:4847 % des voix.
15:50C'est ce que font
15:50les candidats républicains
15:51depuis une quinzaine d'années.
15:56La question,
15:57c'est le niveau
15:57de mobilisation
15:59des démocrates.
16:00Est-ce que
16:00l'antitrumpisme
16:02est un moteur
16:04suffisant ?
16:04Il est puissant,
16:06c'est évident,
16:08certainement,
16:09mais il faudrait peut-être
16:09d'autres moteurs
16:12secondaires
16:12comme les propositions
16:14politiques
16:14pour mobiliser,
16:15assurer une victoire
16:17définitive de Biden
16:18et une défaite
16:18de Donald Trump.
16:20Merci,
16:21Christophe Deroubet.
16:22On suivra évidemment
16:23votre décryptage
16:24dans les pages
16:25de l'humanité.
16:27Voilà,
16:27dès demain matin
16:28que je vais commencer
16:29à écrire.
16:30Merci,
16:31au revoir.
16:32Au revoir.
16:32Au revoir.

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