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  • il y a 12 heures
Un rassemblement en soutien au peuple palestinien organisé par de nombreuses associations dont l'AFPS, (Association France Palestine Solidarité) et le Parti communiste français s'est tenu à Paris ce mercredi 19 mai.
Nadège Magnon, membre de l'AFPS, nous explique les raisons de sa présence et pourquoi la France doit agir pour stopper cette répression sur Gaza.

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Transcription
00:03Je suis ce soir dans ce rassemblement pour montrer mon soutien au peuple palestinien,
00:12pour montrer à Israël que ce qui se passe actuellement est intolérable et que nous ne l'acceptons pas,
00:21mais aussi pour montrer au gouvernement français qu'il a une responsabilité et qu'il doit agir.
00:26Il est membre du Conseil de sécurité de l'ONU, il a une place importante sur la scène internationale.
00:33Il devrait agir pour dire à Israël de cesser la répression, de cesser le bombardement sur Gaza notamment.
00:42Alors en tant que citoyen français ici, quelles sont nos possibilités d'agir concrètement en solidarité avec les Palestiniens ?
00:50Alors il y a différentes possibilités d'agir, notamment dans l'association dans laquelle je suis, la FPS.
01:00Nous développons différents types d'actions.
01:02Nous avons les initiatives vis-à-vis du gouvernement et ce que je viens de dire,
01:08parce que ça me paraît quand même très important de bien pointer du doigt qui peut agir,
01:14et le fait que ce conflit peut avoir des solutions à condition qu'on ne dise pas que c'est
01:20juste un tête-à-tête entre Israël et les Palestiniens,
01:24comme s'il y avait égalité, symétrie et comme s'il y avait volonté de la part d'Israël de
01:30négocier,
01:32mais que bien il y a une scène internationale, il y a des acteurs internationaux qui sont en capacité d
01:37'agir.
01:37Et donc c'est, je pense, une des premières actions que l'on a, qui est importante, d'agir vis
01:44-à-vis du gouvernement.
01:45Donc c'est différents types d'actions, de lettres, de rencontres, d'exigences,
01:49et puis avec le soutien aussi de parlementaires, d'élus, qui sont très importants.
01:54Donc on a une action très importante vis-à-vis des élus, vis-à-vis du gouvernement, qui me semble
02:00primordiale.
02:03L'autre façon d'agir, c'est aussi de s'adresser à la population française, par le biais de pétitions,
02:12par le biais d'actions,
02:14et notamment au travers de l'action de ce qu'on appelle BDS, Boycott, Désinvestissement, Sanctions.
02:23Donc il y a trois parties dans ces actions et qui sont trois parties importantes.
02:28La partie boycott, c'est d'appeler les citoyens de ce pays à boycotter les produits qui proviennent des colonies
02:42ou qui proviennent d'Israël, mais qui ne sont pas étiquetés, ou on ne sait pas en réalité d'où
02:48ils viennent,
02:49parce que vous avez un certain nombre de produits qui sont étiquetés venant d'Israël
02:52et qui en réalité viennent des colonies qui sont en Cisjordanie, notamment la vallée du Jourdain et d'autres colonies.
03:00Donc comme Israël n'est pas transparent avec les produits, on se retrouve à boycotter l'ensemble des produits
03:07et on boycotte. L'idée c'est de dire, on boycotte tant que l'État d'Israël ne respecte pas
03:13le droit international,
03:14ne respecte pas les résolutions de l'ONU.
03:17C'est notre moyen, nous les citoyens, de pouvoir agir, parce que nous on n'a pas un moyen d
03:23'action direct vis-à-vis des gouvernements,
03:25mais on peut agir de cette manière-là.
03:27Et vu l'État dans lequel se met Israël sur cette action de boycott, c'est peut-être symbolique,
03:34mais ça a visiblement quand même un peu d'impact, puisque ça dérange beaucoup l'État d'Israël,
03:39parce qu'en réalité ça montre que ce pays est hors l'État international, hors du droit international.
03:49Je disais qu'il y avait trois points, donc boycott, il y a aussi désinvestissement.
03:54Désinvestissement c'est faire pression sur des entreprises françaises notamment,
03:59mais d'autres aussi entreprises internationales, qui investissent en Israël,
04:05et dans les colonies, et qui donc concourent de cette manière-là aussi à la colonisation et à l'oppression
04:13du peuple palestinien.
04:16Donc c'est de désigner ces entreprises pour leur dire,
04:19retirez-vous, arrêtez de concourir à des crimes,
04:25puisqu'il s'agit de crimes que la colonisation, etc.
04:30Je pense notamment à Orange, qui avait des investissements dans les colonies en Cisjordanie,
04:39et qui a décidé par la pression, par les actions, de retirer ces actions qu'elle avait dans les colonies.
04:48Nous avons aussi des actions vis-à-vis d'un certain nombre de banques,
04:51qui financent des banques françaises, qui financent comme ça la colonisation.
04:56Par exemple, vous avez aussi des sociétés étrangères, et notamment françaises,
05:01qui participent par exemple à la construction du tramway à Jérusalem.
05:06Or ce tramway, en fait, sert à relier les colonies à Israël,
05:13et donc traverse les colonies et facilite la colonisation.
05:16Donc là aussi, on s'adresse aux entreprises pour leur dire,
05:19arrêtez de participer à cette colonisation.
05:23Le troisième, c'est les sanctions.
05:26Il faut, et ça, ça s'adresse aux États évidemment,
05:29les États doivent prendre des sanctions,
05:31tant que le droit international n'est pas respecté.
05:35Il y a suffisamment de résolutions de l'ONU
05:38qui imposent de respecter le droit des Palestiniens,
05:42qui imposent de respecter l'autodétermination des Palestiniens,
05:46que Israël ne respecte pas.
05:48Et donc les États, ça devrait entraîner un certain nombre de sanctions.
05:52Et donc nous agissons aussi, c'est ce que je disais tout à l'heure,
05:55vis-à-vis du gouvernement français,
05:57pour qu'ils passent à des sanctions vis-à-vis d'Israël.
06:01Je pense notamment à l'accord d'association signé avec l'Union européenne,
06:07où il y a un accord d'association avec Israël,
06:09notamment sur l'université, sur des recherches, etc.
06:14Il ne s'agit pas de dire, on ne fait plus de recherches, on ne fait plus...
06:16Il s'agit de dire qu'on a un moyen pour dire à Israël
06:20« Vous devez vous conformer aux droits ».
06:23Voilà.
06:23Et donc nos gouvernants devraient utiliser toutes ces actions.
06:29Voilà.
06:30Et le droit, le droit, il prône donc un règlement pacifique du conflit
06:35et deux États, deux États, un État israélien, un État palestinien.
06:39Aujourd'hui, l'État palestinien, il est grignoté, il existe de moins en moins
06:42et c'est la répression qui s'abat sur les Palestiniens.
06:45C'est ça.
06:46C'est-à-dire qu'actuellement, le droit international, il en est resté aux frontières,
06:51ce qu'on appelle les frontières de 1967,
06:54donc qui effectivement partagent entre Israël et la Cisjordanie.
06:59Sauf qu'aujourd'hui, la Cisjordanie, effectivement, est totalement grignotée.
07:04On est de plus en plus, en fait, comme des sortes de Bantoustan,
07:08avec des villes palestiniennes, Ramallah, Hébron, Naplouz,
07:15qui sont un petit peu, c'est même pas épargné parce que l'armée israélienne
07:20rentre quand elle veut dans ces villes, mais qui sont des semblants de villes palestiniennes
07:24et tout le reste est grignoté avec soit l'armée israélienne qui est présente,
07:30soit même des colonies, des implantations d'Israéliens qui viennent habiter en Cisjordanie.
07:38Et donc ça, c'est totalement intélérable.
07:42J'allais ajouter un point qui me paraît aussi important dans les moyens d'action,
07:46c'est qu'aujourd'hui, il y a un gros dossier devant la Cour pénale internationale
07:52qui est en train d'être instruit pour crimes de guerre, voire crimes contre l'humanité
08:00qu'Israël aurait pu, pourrait commettre.
08:03Donc c'est à l'instruction, il n'y a pas encore de jugement, mais voilà.
08:06Et que, donc, il y a ce point important.
08:09Et ce qu'il faut savoir, c'est que pour la Cour pénale internationale,
08:14les États qui sont les créateurs de cette Cour pénale internationale, dont la France,
08:20peuvent participer à alimenter les dossiers pour que les dossiers soient jugés.
08:27Et la France, pour l'instant, est complètement à tonne, ne bouge pas par rapport à ce dossier,
08:31alors qu'elle pourrait jouer un rôle très important là aussi pour que l'instruction soit faite,
08:37pour qu'il y ait un véritable jugement des crimes qui sont commis par Israël.
08:43J'ai parlé beaucoup de la Cisjordanie.
08:44Bien évidemment, je n'oublie pas Gaza, qui est complètement enfermé,
08:50où les Gazaouis ne peuvent pas sortir sans autorisation des Israéliens,
08:55où ils sont privés de tout, électricité, eau.
08:59Et c'est purement scandaleux que cette situation.
09:03C'est même là où des crimes contre l'humanité pourraient être trouvés dans ce qui se passe actuellement.
09:11Merci beaucoup, Nadej Magnon.
09:13Et des actions vont continuer comme celles d'aujourd'hui,
09:16donc ce rassemblement Place de la République.
09:19Les citoyens qui veulent agir peuvent rejoindre les associations telles que la FPS,
09:25agir pour le boycott dans le cadre de la campagne BDS,
09:29et aussi intervenir auprès du gouvernement pour qu'il joue son rôle au niveau international,
09:34pour faire respecter le droit international.
09:38Merci, et on va filmer un petit peu ce rassemblement ?
09:42Probablement un samedi, j'espère qu'on va pouvoir organiser une nouvelle manifestation samedi.
09:46Voilà, nouvel appel à manifester.
09:49Pour le moment, il n'y a pas encore l'autorisation officielle, mais...
09:51Voilà, mais c'est en construction.
09:53D'accord, bien merci.
09:54Sous-titrage Société Radio-Canada

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