- il y a 1 semaine
Conférence de l'AFPS pour la protection du peuple palestinien - Exiger la protection du peuple palestinien
Table-ronde modérée par Meriem Laribi , journaliste indépendante
– Pierre Galand, président de l’Association belgo-palestinienne, ancien sénateur belge - coordinateur général du Tribunal Russell sur la Palestine
– Sahar Francis, directrice de l’ONG palestinienne de défense des prisonniers politiques, Addameer
– Dr Ahmed Moghrabi, chef du département des grands brûlés et de chirurgie reconstructive à l’hôpital Nasser à Khan Younis à Gaza
ABONNEZ-VOUS à la chaîne de l'Humanité https://www.youtube.com/channel/UCar0yo-PpeMk51m116826pQ/
📰 Vous avez aimé cette vidéo ? Pour une info 100% libre et engagée, ABONNEZ-VOUS : https://abonnement.humanite.fr
✊ Nous ne sommes financés par AUCUN MILLIARDAIRE. Et nous en sommes fiers ! Pour nous accompagner face à des défis financiers constants, SOUTENEZ-NOUS : https://www.humanite.fr/donner-a-lhumanite
📣 L'HUMANITÉ C'EST AUSSI :
Un site : https://www.humanite.fr/
Une application : https://app.humanite.fr
Twitch : https://twitch.tv/lhumanitefr
Instagram : https://instagram.com/lhumanitefr
Threads : https://www.threads.net/@lhumanitefr
Twitter : https://x.com/humanite_fr
TikTok : https://tiktok.com/@lhumanitefr
Table-ronde modérée par Meriem Laribi , journaliste indépendante
– Pierre Galand, président de l’Association belgo-palestinienne, ancien sénateur belge - coordinateur général du Tribunal Russell sur la Palestine
– Sahar Francis, directrice de l’ONG palestinienne de défense des prisonniers politiques, Addameer
– Dr Ahmed Moghrabi, chef du département des grands brûlés et de chirurgie reconstructive à l’hôpital Nasser à Khan Younis à Gaza
ABONNEZ-VOUS à la chaîne de l'Humanité https://www.youtube.com/channel/UCar0yo-PpeMk51m116826pQ/
📰 Vous avez aimé cette vidéo ? Pour une info 100% libre et engagée, ABONNEZ-VOUS : https://abonnement.humanite.fr
✊ Nous ne sommes financés par AUCUN MILLIARDAIRE. Et nous en sommes fiers ! Pour nous accompagner face à des défis financiers constants, SOUTENEZ-NOUS : https://www.humanite.fr/donner-a-lhumanite
📣 L'HUMANITÉ C'EST AUSSI :
Un site : https://www.humanite.fr/
Une application : https://app.humanite.fr
Twitch : https://twitch.tv/lhumanitefr
Instagram : https://instagram.com/lhumanitefr
Threads : https://www.threads.net/@lhumanitefr
Twitter : https://x.com/humanite_fr
TikTok : https://tiktok.com/@lhumanitefr
Catégorie
🗞
NewsTranscription
00:00La thématique de cette table ronde, c'est exiger la protection du peuple palestinien.
00:05Et nous aurons avec nous en direct de Ramallah,
00:08Sahar Francis, directrice de l'ONG palestinienne de défense des prisonniers politiques à Damir.
00:15Pierre Galland, qui est avec nous, président de l'association Virgo-Palestinienne,
00:20ancien sénateur belge, coordinateur général du tribunal Rosselle sur la Palestine.
00:24Merci d'être là.
00:25Et nous avons l'honneur d'avoir le docteur Amélie Mouravie,
00:30chef du département des grands volets de chirurgie reconstructive à l'hôpital Nasser à Frednoyès,
00:36jusqu'à la fin du mois d'avril 2024.
00:47Nous allons commencer avec vous, docteur.
00:50Vous avez la traduction dans le cas ?
00:51Je comprends un petit peu.
00:53Vous comprenez, si vous avez besoin, vous pouvez utiliser le casque.
00:59Les réponses seront en anglais, je pense, pour le docteur Amélie Mouravie et madame Francis,
01:05qui sera en direct de Ramallah.
01:07Et normalement, si vous avez des difficultés avec l'anglais, vous pouvez écouter dans votre casque aussi.
01:13Donc, merci encore une fois, c'est un honneur de vous avoir avec nous, docteur.
01:16L'hôpital où vous exerciez jusqu'à l'an dernier, l'hôpital Nasser à Frednoyès, dans le sud de la
01:21bande de Gaza,
01:23a été attaqué et le mot est bien ferme, vous allez le voir à plusieurs reprises.
01:28La dernière fois qu'il a été attaqué, c'était le 12 mai dernier.
01:31Ils l'aînent les gens et l'hôpital Nasser à l'an dernier place.
01:34En April 2024, vous étiez là et il n'était pas encore.
01:44Après les masquerades, vous avez trouvé, vous avez trouvé plus.
01:51Les victimes étaient buried deep, covered with waste, some with tight hands.
01:57Only one hour, two hours per day, maximum three hours.
02:01I used to sleep on the floor at the operative theater.
02:04I woke up and I sleep on the floor.
02:08J'ai dormi par terre après avoir travaillé dur.
02:12Et toute ma famille était avec moi à l'hôpital.
02:19C'était tellement dur.
02:24Cet enfant est mort après deux semaines.
02:28Voilà le genre de blessure qu'on a dû traiter, brûler jusqu'à l'os.
02:37On avait beaucoup de patients tous les jours.
02:42Nous avons six salles d'opération seulement.
02:45Comment on fait quand on a 20 à 30 blessés qui ont besoin de chirurgie et qu'il faut choisir
02:51qui on va opérer ?
02:57Comment faire ?
03:00Entre trois chirurgiens, on devait choisir qui on va sauver et qui on va laisser mourir.
03:07C'était horrible.
03:11On travaillait dans des situations catastrophiques.
03:17On devait choisir entre les patients à opérer, à sauver et ceux qu'on allait laisser mourir.
03:27Donc ça nous a perturbés psychologiquement.
03:30On n'était plus dans un état normal.
03:33On travaille et on a des collègues qui meurent, des membres de sa famille qui meurent sur la table d
03:42'opération, des amis proches qu'on opère et qui meurent entre nos mains.
03:46Et vous perdez vos confrères, vos collègues, parce qu'ils attaquent systématiquement les médecins et les journalistes.
03:53Ils ont tué trois chirurgiens de mon service.
03:58Le docteur Hassan Abdan était le responsable de mon service.
04:03Je suis arrivée après lui et après qu'ils l'ont tué.
04:05Ils ont tué le docteur Hedman Sedan qui est aussi chirurgien de reconstruction, qui a fait mes mêmes études avec
04:14moi à Londres.
04:15Et le docteur Ahmad Dalmakad.
04:17Et Danny Borch, mon ami proche, a été tué dans la prison.
04:25Docteur Abdan Borch, mon ami proche, a été le responsable du service orthopédique.
04:29On a été formé à King's Hospital à Londres.
04:32Pourquoi cible-t-il les médecins et les journalistes ? On ne sait pas.
04:38C'est un génocide.
04:40S'il y a un mot pour décrire les crimes sur le terrain, c'est plus qu'un génocide.
04:48Il faut trouver un autre mot plus fort.
04:52Vous avez vu, Najat Hassan a perdu tous ses enfants.
05:00Comment appeler ce genre de crime ?
05:0520 000 enfants, jeunes enfants de moins de 12 ans, qui ont été tués.
05:11Je ne parle même pas des moins de 18 ans, je parle des moins de 12 ans.
05:1420 000, 20 000 petits enfants, je ne parle pas des femmes et des civils.
05:23Sous les décombres, il y en a des milliers, d'autres milliers.
05:29On ne sait pas combien.
05:31J'ai vu de mes propres yeux, quand j'ai été évacuée de l'hôpital Nasser à minuit, quand ils
05:37ont attaqué mon hôpital et tué beaucoup de patients, et arrêté mes collègues.
05:42Je suis un survivant d'un génocide parce que je suis le seul qui a réussi à sortir vivant de
05:51l'hôpital Nasser.
05:52Tous mes collègues sont détenus en prison ou morts.
05:59En tant que chirurgien, j'avais deux options.
06:03Être tué ou arrêté.
06:06Vous pouvez le croire ?
06:08C'est incroyable.
06:09Est-ce croyable ?
06:10Ils ont envahi l'hôpital.
06:12Tuer des patients.
06:15Arrêter l'équipe médicale.
06:17Je suis un survivant d'un génocide de cette nuit.
06:23J'ai vu de mes propres yeux tous les corps qu'ils ont laissés à manger par les chiens et
06:35les chats dans la rue.
06:38Je l'ai vu.
06:45Ce genre d'horreur à Gaza.
06:53Et les gens, et on entend libérer la Palestine, on est solidaires avec la Palestine, mais personne ne fait rien
07:01contre notre attaque en criminel.
07:07C'est une destruction de masse.
07:11Si vous regardez les infos, les diplomates israéliens, j'en ai vu deux hier, qui ont dit, oui, tuer les
07:23enfants palestiniens, c'est une joie.
07:27Et un autre a dit, on va peut-être lancer une bombe nucléaire.
07:38Netanyahou, il y a trois jours, a dit, le monde n'acceptera pas que les gens meurent affamés.
07:49Envoyons donc un petit peu d'aide pendant qu'on poursuit nos opérations.
07:53Vous y croyez ?
07:55Vous pouvez accepter qu'on tue des gens qui ont mangé, qui ne sont pas affamés.
08:01C'est ce qu'il a dit.
08:02On les tuera quand ils auront mangé.
08:05Pas quand ils ont faim.
08:06Parce que c'est inacceptable au monde.
08:10de tuer des affamés.
08:12Vous vous rendez compte ?
08:13Cette mentalité ?
08:16C'est ce qui se passe en ce moment, pas il y a 100 ans.
08:21Aujourd'hui, ça se passe aujourd'hui et personne ne peut rien faire.
08:27En tant que chirurgien, je travaillais en tant que chirurgien et en tant que journaliste.
08:37Al Jazeera travaillait de l'hôpital de Nasser.
08:44Et mon hôpital était assiégé.
08:47Les journalistes d'Al Jazeera ont quitté l'hôpital parce qu'on était ciblés.
08:57Ils ciblaient les journalistes.
08:59Bon, moi, je filmais, je documentais ce qui se passait et je l'envoyais à Al Jazeera.
09:04Et il y a un film célèbre.
09:07J'ai montré mon infirmière qui a reçu une balle à côté de moi, dans la salle d'opération.
09:13En pleine opération.
09:14Et ils ont tiré sur mon assistante, mon infirmière, un franc-tireur, un sniper.
09:31J'ai pris, c'est moi qui ai fait cette vidéo.
09:35Et cette nuit, le 15 février, ils ont envahi l'hôpital et ils ont commu de nombreux crimes au sein
09:49de l'hôpital.
09:56Dans la cour de l'hôpital, dans le jardin de l'hôpital, tout le monde a vu des charniers et
10:01personne ne peut rien faire.
10:06Pendant trois semaines de ce siège de l'hôpital, j'ai perdu 10 kilos.
10:15Il n'y avait rien à manger.
10:17On était encerclés de snipers qui étaient prêts à tirer sur quiconque sortait.
10:27Ma petite fille, Sneba, qui avait trois ans, me demandait à manger.
10:38J'ai fait un film pour ma petite fille.
10:41J'ai filmé ma petite fille qui me demandait à manger.
10:44Elle était fatiguée, elle ne pouvait pas bouger parce qu'il n'y avait rien à manger.
10:50Et en tant que chirurgien, je travaillais en haut.
10:54Et je descendais voir ma famille.
11:02Je voyais ma petite fille qui n'avait aucune énergie, qui avait besoin de manger.
11:10Et je ne pouvais rien faire.
11:12J'ai contacté le monde entier.
11:14J'ai parlé à Amasaf France.
11:17J'étais consultant pour Amasaf France.
11:21J'ai eu beaucoup de contacts dans le domaine des droits humains.
11:27Elle m'a aidée à quitter Gaza.
11:31J'ai appelé Delphine, je lui ai dit « Je vais mourir.
11:34Toute l'équipe va mourir.
11:36On n'a rien à manger.
11:37Est-ce que tu peux faire quelque chose en Europe ?
11:43Tu peux m'envoyer un paquet ? J'ai faim.
11:46On a faim.
11:47Voilà ce que Amasaf France m'a dit.
11:51Et d'autres organisations internationales, ils m'ont dit « Docteur Mugrabi, on est désolés.
11:58On ne peut rien faire pour vous.
12:01Personne ne peut entrer dans l'hôpital.
12:06Sinon, il va y avoir Hydrajab. »
12:09Quand les ambulances ont voulu l'aider, ils ont bombardé toutes les ambulances et tué toutes les équipes médicales.
12:18Ce sont des monstres.
12:20Ils ne sont pas humains.
12:22Ils sont inhumains.
12:23Ce que j'ai vécu à Gaza, ça n'a jamais été écrit dans l'histoire humaine.
12:37C'est la première fois que j'ai vu de tels crimes, de tels horreurs.
12:42Il faut faire quelque chose pour notre peuple.
12:46Il faut être du côté de l'humanité.
12:50Il faut être fort.
12:52Agir.
12:53Pas juste parler.
12:54Il faut faire quelque chose.
12:57Je vous...
12:58Alors que je vous parle, les gens meurent de faim.
13:02Avec Delphine Hulls, vendredi dernier, avec l'association belge, on m'a envoyé de l'argent pour acheter des légumes.
13:12Vous ne pouvez pas savoir comment les gens nous remercient parce qu'ils n'ont pas vu un légume depuis
13:17deux mois.
13:20Ils n'en connaissent plus la couleur.
13:23Ils ne savent plus quelle couleur est une tomate.
13:24Voilà ce qui se passe à Gaza.
13:27C'est un génocide.
13:28Les gens meurent de faim.
13:34D'après l'OMS et le Haut Commissariat aux réfugiés,
13:42ce sont des centaines de milliers de personnes qui sont menacées de mourir de faim dans les semaines à venir
13:49si on ne fait rien.
13:49Ce qui se passe à Gaza, c'est fou.
13:54Et merci de m'avoir écoutée.
14:07Merci.
14:10Merci infiniment.
14:12C'est un témoignage extraordinaire
14:16qui se passe de commentaire.
14:18Nous allons maintenant, si c'est possible au niveau de la technique,
14:21entrer en contact avec Sahar Francis,
14:25directrice de l'ONG palestinienne de défense des prisonniers politiques,
14:31Adamir.
14:32Bonjour, Sahar.
14:34Hello, Sahar.
14:38Sahar, vous vivez en Cisjordanie, à Ramallah,
14:42où la situation ne cesse d'empirer,
14:45en particulier depuis le 7 octobre 2023.
14:47Les attaques de l'armée et des colons,
14:50les assassinats,
14:51les arrestations arbitraires,
14:52les déplacements forcés de populations se multiplient.
14:54On compte plus de 1 400 attaques de l'armée et des colons
14:57qui ont fait près de 900 morts
14:59et plus de 6 500 blessés palestiniens.
15:02Pourriez-vous, s'il vous plaît,
15:04nous décrire la situation,
15:06le niveau de violation des droits des Palestiniens
15:09de Cisjordanie par les autorités israéliennes
15:11et par les colons israéliens ?
15:13Nous expliquez aussi, en ce qui concerne
15:16votre domaine de spécialité,
15:17la situation des détenus arbitraires.
15:20Peut-on les considérer comme des otages ?
15:23Et nous expliquez l'étendue ou la limitation
15:26du rôle de l'autorité palestinienne en Cisjordanie.
15:41Merci de m'avoir invitée à participer à cette conférence.
15:50Je ne l'entends pas là.
15:52C'est très important.
15:56C'est très important également de parler
15:58de la responsabilité des États
16:00lorsqu'il s'agit de protéger les droits
16:04du peuple palestinien.
16:13Nous savons qu'il y avait des attaques quotidiennes
16:17qui sont organisées contre les camps de réfugiés,
16:20contre les différents quartiers.
16:23Ce n'est pas quelque chose de nouveau.
16:25Ce n'est pas la première fois qu'on voit ça.
16:29mais nous avons également vu des politiques
16:31de destruction, d'expulsions forcées,
16:36de destruction de maisons
16:38et également des punitions collectives.
16:42Ce sont des pratiques assez systématiques
16:44et très courantes.
16:46Et ça fait partie du lot quotidien
16:47de peuples palestiniens.
16:48La situation s'est beaucoup détériorée
16:51depuis les événements du 7 octobre.
16:54Et ce qui se passe dans les réfugiés,
17:01c'est bien sûr
17:07ça fait partie d'une politique plus générale
17:09qui cherche à déplacer,
17:11forcer les palestiniens
17:12à se déplacer, à contrôler les territoires.
17:16Et bien sûr,
17:18cela fait également partie d'une politique
17:20qui cherche à saper toute possibilité
17:22d'autodétermination du peuple palestinien.
17:25et c'est donc la situation qui prévaut à l'heure actuelle.
17:33et les arrestations,
17:36les détails,
17:41et donc sont un instrument,
17:43c'est un instrument qui cherche à briser les communautés
17:47et a brisé toute tentative de résistance à la colonisation.
17:54Et il y a bien sûr des campagnes d'arrestation de masse des Palestiniens dans ces territoires occupés.
18:03Et depuis les événements du 7 octobre, ça a empiré.
18:08La situation des Palestiniens s'est aggravée aussi bien en Cisjordanie qu'à Jérusalem ou à l'intérieur d'Israël.
18:25Beaucoup d'hommes sont retenus donc prisonniers dans des centres qui sont totalement fermés.
18:33L'interprète fait son mieux, mais n'entend pas l'orateur directement. Elle a juste un écho.
18:42Les conditions de détention, c'est très difficile de les vérifier et de les contrôler, étant donné que les visites
18:48ne sont pas autorisées, y compris les visites familiales.
18:53Il y a beaucoup de personnes qui ont été donc enlevées, telles que le docteur Adnan, par exemple.
18:59Il n'a pas eu la possibilité de voir un avocat pendant sa détention.
19:06Et aujourd'hui, il nous a appris que le docteur Adnan est mort suite à des sévices qu'il aurait
19:18subis.
19:22Et nous savons.
19:26Et certains prisonniers ont eu accès à leurs avocats. Ils ont pu donc faire passer le message et la nouvelle
19:32sur le décès de docteur Adnan.
19:41Cela fait à peu près 30 ans que je travaille sur le sujet et je n'ai jamais pu...
19:51Je n'ai jamais constaté de pareilles pratiques à une telle échelle, autant de mauvais traitements à une telle échelle,
20:01d'une telle gravité, avec également des politiques visant de manière délibérée à affaimer la population palestinienne.
20:14Et même ceux qui décèdent entre les mains des autorités israéliennes, eh bien, on ne retourne pas leur corps à
20:24leur famille afin qu'ils puissent les enterrer dignement.
20:28Donc, nous avons également quelques informations sur les sévices que subissent ces prisonniers au quotidien.
20:37On a appris qu'un jeune garçon de 15 ans est mort le mois dernier et ce parce qu'il
20:45était affamé.
20:45Et d'ailleurs, le médecin qui a fait l'autopsie a donc conformé auprès des collègues qui travaillent auprès de
20:52Human Rights Organizations que ce jeune homme aurait pu être sauvé s'il avait obtenu d'abord le traitement dont
21:00il avait besoin
21:01et s'il n'avait pas également subi plusieurs mois de faim et de famine.
21:11Donc, ce jeune homme est mort de complications qui auraient pu être évité et sa mort aurait pu être évité
21:20s'il n'avait pas été affamé.
21:22Et donc, ceci nous donne quelques indications sur la sévérité de la situation et du sort que connaissent les détenus
21:35palestiniens dans les prisons palestiniennes.
21:39Et ainsi que je l'ai déjà dit à plusieurs reprises, toutes ces pratiques n'ont pas commencé le 7
21:44octobre de l'année dernière.
21:47Nous avons connu des décennies d'oppression et nous vivons sous l'égide d'un système militaire.
21:54Et c'est important de le souligner, surtout lorsqu'on parle aujourd'hui donc des instruments de protection du peuple
22:00palestinien.
22:01Parce que, à mon sens, ce que la Cour de justice a confirmé d'ailleurs dans sa décision rendue en
22:08septembre dernier,
22:10c'était une décision qui reconnaissait donc l'occupation illégale de la Cisjordanie,
22:18et il s'agit donc aujourd'hui de mettre fin à cette colonisation et de cesser tout soutien qui pourrait
22:26se traduire par une prolongation de cette occupation.
22:32Mais cette situation a des implications importantes, y compris pour ce qui est du statut et du traitement des détenus.
22:41Ainsi que je l'ai dit, nous sommes donc sous le contrôle d'un régime militaire ou d'un système
22:47militaire qui contrôle notre vie quotidienne.
22:52Et ce système doit être démantelé, et ce, en vertu de l'arrêt ou de la décision de la Cour
22:59de justice du septembre dernier.
23:02Donc, cette décision de la Cour de justice internationale a invité donc à la libération des territoires occupés, y compris
23:15le démantèlement des centres de détention.
23:17Et ce, parce que nous savons que certains de ces détenus sont détenus de manière tout à fait arbitraire.
23:23Alors, donc, il faut que les actes doivent agir de manière positive, c'est-à-dire que lorsque la diplomatie
23:28ne marche pas, il faut imposer des sanctions.
23:32C'est déjà...
23:34Ils ont déjà beaucoup tardé à le faire, et donc ce régime colonial aurait dû être sanctionné depuis plusieurs mois.
23:41Il faut également appeler à la libération immédiate de tous les détenus et prisonniers palestiniens.
23:48Bien sûr, nous savons que certains de ces détenus et prisonniers ont été arrêtés en dehors de toute procédure judiciaire,
23:59mandat d'arrêt, jugement.
24:02Et il y a à peu près 3 500 personnes, y incluent des enfants, c'est-à-dire des mineurs
24:08de moins de 18 ans, qui sont dans des centres de détention sans aucune procédure judiciaire.
24:20Et ces procédures, en fait, reposent sur le secret, et il n'y a absolument aucune preuve du fait que
24:27ces personnes, les personnes détenues, auraient commis un crime, quel que ce soit.
24:32Et alors, on ne peut pas dire que toutes les personnes qui ont été détenues soient responsables de la commission
24:45de crimes de guerre ou de crimes ou de violations du droit humanitaire international.
24:53Nous parlons ici d'étudiants qui ont tout simplement manifesté pour se plaindre et protester contre l'occupation.
25:01Et ces jeunes sont arrêtés, mais ils ne sont pas les seuls.
25:07Nous avons vu des femmes, des hommes, des enfants, des jeunes, des jeunes militants, des militants syndicalistes, des militants des
25:15droits de l'homme, être arrêtés.
25:16Et ils sont tous axés d'être des criminels.
25:22À vous, qui êtes juriste, d'entendre tous les dirigeants du monde et les organisations internationales appeler à la libération
25:30des otages israéliens de Gaza,
25:32et jamais, justement, aux prisonniers palestiniens qui sont par milliers détenus de manière arbitraire.
25:38Qu'est-ce que vous avez à dire, vous, aux dirigeants du monde qui n'appellent jamais, qu'on n
25:43'entend jamais appeler à la libération des détenus, des otages palestiniens ?
25:57Nous sommes confrontés à l'hypocrisie des gouvernements et états du monde, surtout lorsqu'il s'agit du peuple palestinien.
26:08Parce que lorsque vous appelez à la libération des otages israéliens, vous ne pouvez pas, en même temps, ignorer totalement
26:18la situation des détenus palestiniens
26:21qui ont été arrêtés sans aucune mesure judiciaire.
26:26Et puis, il ne faut pas oublier qu'il y a, depuis, au cours des décennies, il y a plus
26:32d'un million de palestiniens qui ont été arrêtés, qui ont été privés de leur liberté, qui ont subi des
26:37décennies.
26:38Et c'est une violation très importante du droit international.
26:42Et si l'on veut respecter, effectivement, le droit international, eh bien, il faudrait qu'il y ait une application
26:49équivalente et équitable de ces situations.
26:57Et il faut arrêter l'hypocrisie du deux poids de mesure que nous voyons à l'heure actuelle.
27:02Et c'est pour cela que je dis que les États européens sont, en fait, ont pris beaucoup de retard
27:09en la matière.
27:11Ils ont commencé, la semaine dernière, à peine, à parler de, peut-être, limiter certains aspects de l'application des
27:19accords d'association avec Israël,
27:21alors que, de fait, ces accords prévoient qu'ils doivent être subsendus au cas où il y aurait une violation.
27:27La parole, bien sûr.
27:40Pierre Galland, merci d'être avec nous.
27:42Vous êtes donc, je le rappelle, président de l'association belgo-palestinienne, ancien sénateur belge,
27:48coordinateur général du tribunal Rossell sur la Palestine, que vous pouvez peut-être nous présenter en quelques mots.
27:53Et ma question sera simple, c'est que vous inspire ce que vous venez d'entendre, tout d'abord.
28:01D'abord, si vous le permettez, je voudrais bien vous saluer, dire combien c'est important qu'on puisse se
28:08rencontrer.
28:11Il y a lieu de faire, pas seulement pour briser le silence, mais pour obliger nos politiques à réagir,
28:18dans le sens du droit international, du respect et de mettre fin à ce génocide.
28:23Et je voudrais vous dire aussi qu'en venant ici...
28:28Applaudissements
28:31Je salue l'ambassadeur et je vous signale que hier, l'autorité palestinienne a sorti un document de 15 pages
28:43qui fait l'état de la situation que nous entendons pour l'instant par des témoignages
28:49et qui a fait ce travail de manière tout à fait remarquable.
28:56Et je vous invite à le trouver, vous le trouvez sur les sites.
28:59Moi, je l'ai reçu par Hassan Balawi, qui se trouve aujourd'hui comme ambassadeur au Malawi
29:03et qui me l'a envoyé. Donc je vous dis, regardez, parce que ça vaut la peine.
29:09Ensuite, je vous dirais que, de mon expérience, j'ai un certain âge,
29:14j'ai d'abord été pendant 30 ans le secrétaire général de l'Oxfam
29:19et que j'ai donc été dans les camps de réfugiés
29:21et que j'ai donc vu ces enfants aux yeux complètement...
29:27On ne voyait plus que les yeux tellement ils étaient affamés.
29:31Quand on parle aujourd'hui de... on est en train d'affamer Gaza,
29:35il faut avoir vu ce que c'était qu'un enfant affamé.
29:39Quand on parle aujourd'hui, il faut priver Gaza de l'eau.
29:44Il faut savoir ce que ça pouvait dire dans les zones sahéliennes
29:47lorsque l'ensemble des populations étaient privées d'eau.
29:52Et j'ai combattu pendant toutes ces années, plus de 30 ans,
29:58pour essayer d'obtenir que le statut, le statut humain,
30:04les règles que nous devions appliquer,
30:07puissent trouver des sanctions lorsqu'elles ne sont pas appliquées.
30:12Et en fait, ce que nos pays occidentaux ont toujours fait,
30:17pris comme attitude, qui est purement hypocrite,
30:20c'est de signer des conventions,
30:22c'est de signer des proclamations.
30:24C'est encore récemment, vous avez entendu nos ministres soudains,
30:27tout soudain, qui se réunissent à Bruxelles,
30:30les ministres des Affaires étrangères des 27,
30:32et on dit, mais il y en a 17 qui ont plaidé pour que...
30:36on est enfin, on prenne en compte le fait
30:39qu'il y a un article 2 dans l'accord d'association
30:41avec la Palestine et avec Israël.
30:45Et que donc, à partir du moment où il y a des violations caractérisées
30:49des droits humains, eh bien, il faut suspendre les accords d'association.
30:52Et ils vous disent, hypocritement, on va commencer à y penser.
30:56Pendant ce temps-là, M. Macron dit,
30:57mais moi j'appelle, c'est à la mi-juin,
31:00avec l'Arabie Saoudite à une réunion.
31:02Pendant ce temps-là, on tue tous les jours, on massacre,
31:05on génocide le peuple palestinien.
31:08Et donc, il y a une hypocrisie absolue.
31:11Et la pire hypocrisie, c'était celle de Mme von der Leyen
31:14qui s'est empressée le 7 octobre de courir à Jérusalem
31:19embrasser M. Netanyahou.
31:21Ça, c'est scandaleux.
31:23Et cette femme est toujours, aujourd'hui,
31:26présidente de la Commission européenne.
31:29Et ça, c'est inacceptable.
31:33Vous voyez, donc, il y a un silence qui tue,
31:38mais il y a surtout le fait que nous-mêmes,
31:41regardons-nous, on est tous solidaires avec vous.
31:45On est tous, on en souffre énormément.
31:47On est tous révoltés.
31:49Mais nous n'avons pas fait, nous n'avons pas fait
31:53ce que nous aurions dû faire depuis maintenant tant d'années,
31:57de voir comment nos mouvements
31:59devaient prendre les mesures politiques
32:02pour forcer nos gouvernements,
32:05pour forcer l'Europe à changer d'attitude.
32:07En 2002, le Parlement,
32:10sous la pression des organisations de solidarité avec la Palestine,
32:14finalement, le Parlement européen vote une résolution
32:16demandant la suspension des accords d'association.
32:192002, février.
32:21Rien.
32:22La Commission ne fait rien.
32:25Elle ne fait rien.
32:26Contrairement, elle a upgradé son accord avec Israël.
32:31Le tribunal Russell,
32:33que j'ai eu l'occasion de coordonner avec Franck Barat,
32:37qui est ici,
32:38était sous la présidence de Stéphane Essel,
32:40un homme merveilleux.
32:42Un homme merveilleux qui avait dit,
32:45au moment où il ouvre le tribunal,
32:46il dit, ça fait 40 ans qu'on aurait dû bouger.
32:49Et le tribunal a alors essayé de faire,
32:52avec les juristes et des personnalités internationales,
32:55absolument incroyables,
32:56un travail pour dire,
32:57mais où sont ces complicités ?
32:59Quelles sont les complicités de nos États ?
33:02Et de définir et de les annoncer.
33:05Écoutez, j'ai l'ouvrage ici avec moi,
33:07c'est pas rien, voilà.
33:09Ça, c'est les conclusions du tribunal Russell.
33:13Il y a eu cinq sessions.
33:14Et puis, quand le tribunal venait de terminer,
33:17on a dû faire une session supplémentaire,
33:18parce qu'il y avait l'agression contre Gaza.
33:21Et John Dugard,
33:22qui est un éminent juriste international
33:25d'origine sud-africaine,
33:26mais qui vit actuellement en Londres,
33:29était de ceux qui avaient annoncé
33:31qu'il y allait y avoir un génocide.
33:33On est en 2014.
33:36Aujourd'hui, nous sommes en 2025.
33:39Et nous n'avons pas pris les mesures nécessaires.
33:42Il faut qu'on soit nous-mêmes suffisamment autocritiques
33:45pour considérer que le travail que nous devions faire ensemble
33:49n'a pas porté.
33:50On fait, moi je vous apporte les salutations,
33:53nous étions le 11 mai,
33:5480 000 personnes dans les rues de Bruxelles.
33:56600 000 à Londres,
34:00100 000 à Berlin,
34:0360 000 en Hollande.
34:06Mais comment se fait-il que nous n'avons pas encore entre nous
34:09mobilisé une capacité citoyenne
34:12pour faire en sorte que notre voix soit entendue
34:16et soit finalement mise en pratique ?
34:20Et qu'est-ce que c'est que mettre les choses en pratique ?
34:23Eh bien, madame l'ambassadrice, vous l'avez dit,
34:25il faut que nos États reconnaissent que c'est un génocide.
34:30Parce que le génocide, c'est une convention.
34:32Et que cette convention, si vous ne la respectez pas,
34:35vous êtes coupable devant les tribunaux internationaux.
34:39Et nous autres, avec 120 ONG,
34:42le 9 novembre déjà, 2023,
34:45nous sommes allés devant le procureur
34:48de la Cour pénale internationale
34:49avec un éminent avocat,
34:52aujourd'hui décédé, c'était Maître Devers.
34:55Il était accompagné de 300 avocats.
34:58On a interpellé le procureur en disant
35:00c'est un génocide qui est en train de se produire.
35:03Cela allait d'ailleurs être confirmé
35:04par la Ligue internationale des droits humains
35:06dès le mois de décembre 2023.
35:09Et le procureur de nous répondre
35:11trois semaines plus tard,
35:12c'est possible, mais je n'ai pas les moyens
35:14de faire les enquêtes nécessaires.
35:16Et nous avons obtenu,
35:18les Irlandais, et mon petit pays, la Belgique,
35:21nous avons obtenu 8 millions d'euros
35:23pour donner au procureur
35:26pour faire les enquêtes.
35:27Et ce sont ces enquêtes qui ont abouti
35:30à la condamnation de Netanyahou
35:31et de son ministre de la Défense.
35:33Et donc, il y a moyen.
35:37Mais nous devons,
35:38et c'est ça que je pense,
35:40nous devons absolument aujourd'hui
35:42faire le bilan
35:45devant un feu aussi grave.
35:47Faire le bilan.
35:48Et le bilan, il est plein d'espérance.
35:51Parce que d'abord,
35:52vous l'avez dit, Madame l'Ambassadeur,
35:54le peuple palestinien résiste.
35:56Il a résisté depuis 1948.
35:59Il résiste et il résistera demain.
36:01Alors n'attendons pas
36:03pour trouver les moyens qui sont les nôtres
36:04pour faire en sorte que cette résistance
36:06porte ses fruits
36:08et qu'on arrête immédiatement ce génocide.
36:12Et cela,
36:13laissez-moi aller jusqu'au bout là,
36:15je vais vous dire,
36:16cela, ça exige
36:17que nous soyons capables
36:19de mobiliser les moyens
36:21et suffisamment de juristes
36:23sont prêts aujourd'hui
36:24à entreprendre les procès
36:27contre les entreprises,
36:30contre les États,
36:32contre les sociétés
36:33et contre tous ceux
36:34qui aujourd'hui
36:35sont complices du génocide
36:37contre le peuple palestinien.
36:40Et ça, c'est ce que nous devons faire maintenant.
36:43C'est l'histoire qui nous l'apprend.
36:45Et cette histoire,
36:46c'est celle de l'Afrique du Sud.
36:48C'est lorsqu'on a eu
36:50un boycott mondial
36:52contre l'Afrique du Sud
36:54que non pas les États ont bougé,
36:56mais que les entreprises,
36:58les banquiers ont commencé
36:59à avoir peur
37:00et se sont retirés.
37:01Et puis les États ont suivi.
37:03Et donc nous devons forcer le courant.
37:05Et nous devons attaquer aujourd'hui
37:07les sociétés, les banques,
37:10les fournisseurs d'armes
37:11qui ont osé.
37:13Ça coûte, ça a un prix.
37:14Mais soyons capables
37:16de créer des fonds
37:17pour la survie du peuple palestinien.
37:19Nous devons, aujourd'hui,
37:21j'entends qu'il y a beaucoup de gens
37:23qui veulent faire des événements
37:24pour essayer d'apporter un peu d'aide.
37:25Mais les ONG ont une responsabilité.
37:28Forcez-les à le faire.
37:29Et nous soyons capables,
37:31politiquement,
37:32de créer ce fonds
37:33pour la survie
37:34qui permettra d'entreprendre
37:36les procès nationaux
37:37et internationaux
37:38contre tous ceux
37:40qui, comme Mme von der Leyen
37:42et d'autres,
37:43sont aujourd'hui les complices
37:44de ce génocide.
37:46Ça, c'est la chose
37:47que nous devons faire.
37:52Et je terminerai
37:53en disant une chose.
37:54Aujourd'hui,
37:55vous êtes là.
37:57Dans toutes les villes
37:59de France,
37:59dans toutes les villes
38:00d'Europe aujourd'hui,
38:01il y a des manifestations.
38:04Et nos chefs d'État,
38:08nos responsables politiques,
38:10la plupart d'entre eux,
38:11ils ont simplement la trouille.
38:12Ils sont en train
38:13de demander à leur service
38:15est-ce que parmi tous ces gens,
38:17il n'y a pas des gens ?
38:18Écoutez, regardez le sort
38:20qu'on a fait à Samidoun.
38:22Ça me permet de saluer
38:24et de dire toute ma sympathie
38:25au collectif Urgence Palestine.
38:29Soyons solidaires.
38:34Et imaginez qu'il y a cet exemple.
38:37Il y a quelques moments
38:38de l'histoire
38:39où tout d'un coup,
38:40nous, les peuples,
38:41on peut dire nous, les peuples,
38:42nous avons pris conscience
38:44du crime qui se produisait.
38:46Souvenez-vous,
38:47pour les plus anciens,
38:47de la guerre du Vietnam.
38:49La guerre du Vietnam
38:50a mobilisé tout le monde.
38:52On avait créé des réseaux
38:53dans toute l'Europe
38:54qui permettaient
38:55aux soldats américains
38:56de s'exfiltrer,
38:57d'aller au Canada
38:58et de monter une radio
38:59pour appeler les maires
39:01des soldats
39:01à mettre fin à cette guerre.
39:03Ils avaient une intelligence
39:05que nous n'avons pas assez
39:06aujourd'hui.
39:08Souvenez-vous
39:08de la lutte contre l'Apartheid
39:09dont je vous ai parlé
39:10et de tout le travail
39:12qui a pu être fait
39:12pour, en liaison entre nous,
39:15bloquer les bateaux,
39:16bloquer l'arrivée
39:17des fruits de l'Apartheid,
39:18bloquer les roses orange
39:19ou de Spannes,
39:21bloquer dans les grands magasins.
39:22Être là,
39:23être témoigné
39:24et avancer
39:25aux côtés de l'ANC
39:26pour permettre,
39:28finalement,
39:28la fin de l'Apartheid
39:30et de se rappeler
39:31que Mandela sortant de prison,
39:32disait lui-même,
39:33nous ne serons vraiment libres
39:34que le jour
39:35où les Palestiniens
39:35seront libérés.
39:38Et aujourd'hui,
39:43voyez-vous,
39:43j'ai l'intime conviction
39:44que la Palestine
39:48représente
39:48elle aussi
39:49ce mouvement mondial
39:51de solidarité,
39:52que ce soit
39:53dans les universités américaines
39:54que M. Trump
39:55veut attaquer maintenant,
39:57que ce soit
39:58dans nos universités,
39:59que ce soit
40:00dans nos comités,
40:02que ce soit
40:02en Afrique,
40:03partout,
40:04vous avez aujourd'hui
40:06le slogan
40:06« Free, free Palestine ».
40:09Vous l'avez partout.
40:11Eh bien,
40:11nous avons à ce moment-là
40:12une obligation
40:13de mettre cette force en jeu.
40:15Il faut mettre
40:16cette force en route
40:17et cette force en route,
40:19c'est celle
40:19qui va permettre
40:19de condamner
40:20ceux qui ne respectent pas
40:22de mettre fin
40:24à ce génocide.
40:25Et ça,
40:26c'est indispensable.
40:27Et c'est comme ça
40:29qu'on construit
40:30petit à petit l'histoire.
40:31Je suis...
40:32J'ai...
40:33j'ai vécu
40:34la guerre du Vietnam,
40:35j'ai vécu
40:35la guerre,
40:37l'ANC,
40:38j'ai bien connu
40:39Mandela,
40:40j'ai bien connu
40:40Yasser Arafat,
40:42bien connu.
40:43C'était des gens
40:43extraordinaires
40:44qui illuminaient
40:45nos perspectives.
40:47Alors ici,
40:47aujourd'hui,
40:48un peuple entier
40:50est en train
40:51de nous dire
40:52quelle est la voie.
40:54Et Mme l'ambassadrice
40:55l'a dit suffisamment,
40:56le respect du droit.
40:57Nous sommes
40:59en toute légitimité,
41:01alors que nos gouvernements
41:02se méfient de nous
41:03et pensent que nous
41:04pourrions être considérés
41:06comme des troubles faits
41:08ou des terroristes.
41:10Eh bien,
41:10nous avons la légitimité,
41:13cette légitimité,
41:14légitimité
41:14nous donne
41:15obligation.
41:16Et c'est ça
41:17que je voulais
41:17transmettre.
41:19Essayons.
41:20Bertrand,
41:21tu es ici
41:21et tu es président
41:23de la coordination européenne
41:25des comités de soutien
41:26à la Palestine.
41:26Il faut que cette mobilisation
41:28s'organise,
41:30se structure
41:30et que nous mobilisions
41:32les moyens.
41:33Un de vos présidents
41:34en France,
41:35le fort,
41:36est parvenu à un moment donné
41:38à réunir 70 000 euros
41:39pour mettre fin
41:40à la construction
41:41du tramway
41:42qui violait l'ensemble
41:44de l'espace palestinien.
41:46Souvenez-vous
41:46du travail qu'il a fait.
41:47Vous avez été capable
41:49de mobiliser 70 000 euros
41:50à ce moment-là.
41:51Aujourd'hui,
41:52nous devons être capables.
41:54pour faire ce tribunal,
41:55nous avons mobilisé
41:56900 000 euros.
41:58Six sessions
41:59partout dans le monde.
42:01Eh bien,
42:02aujourd'hui,
42:02nous avons l'obligation
42:03de trouver
42:04la capacité
42:05d'être aux côtés
42:07de ceux
42:08qui représentent
42:09le droit.
42:10Que ce soit
42:10la Cour pénale internationale,
42:12que ce soit
42:12la Cour internationale
42:13de justice,
42:14que ce soit
42:14dans vos tribunaux
42:15et dans nos tribunaux,
42:16il faut,
42:17comme on l'a fait
42:18à l'époque du génocide
42:20contre les Tutsis
42:21en Afrique
42:22en 1994,
42:24on a été devant
42:24tous les tribunaux.
42:25Nous devons,
42:26aujourd'hui,
42:27nous mettre
42:27en coordination
42:28pour aboutir
42:30à avoir cette compétence,
42:31cette capacité
42:32et ce sera le message
42:34le plus important
42:35que nous pouvons apporter
42:36à nos frères
42:38et nos sœurs
42:38de Palestine.
42:40Pour terminer,
42:41je vous dirais
42:42encore une chose,
42:43c'est que
42:44il est vrai
42:45que nous avons
42:47à voir
42:48quel est le futur
42:49du monde.
42:50et quand vous voyez
42:51ce genre d'ouvrage,
42:52je vais l'utiliser
42:54pour une comparaison.
42:55Ce côté-ci,
42:56la face,
42:57admettons que ce soit
42:58l'Europe
42:59et ce côté-là,
43:00le verso,
43:01admettons que ce soit
43:02l'autre côté
43:04de la Méditerranée,
43:05l'Afrique du Nord
43:06et toute l'Afrique.
43:07Et si vous voulez,
43:08pour que ce livre
43:09tienne ensemble,
43:10il fallait nécessairement
43:11qu'il y ait une reliure.
43:12Et aujourd'hui,
43:15cette reliure,
43:16ce sera la Palestine.
43:18Je vous dis.
43:34Merci infiniment.
43:35Vous avez devancé
43:36par votre réponse.
43:37La question que j'allais vous poser,
43:39c'est que faire
43:40pour protéger
43:41le peuple palestinien
43:42et vous nous avez donné
43:44beaucoup de force
43:44par votre réponse.
43:47Je voudrais maintenant
43:48poser la question
43:49aux deux Palestiniens
43:50qui sont avec nous.
43:51Vous, docteur Mourabi,
43:53qu'est-ce qu'il faut,
43:55selon vous,
43:56pour la protection
43:57du peuple palestinien
43:59à court et à moyen terme ?
44:01Je sais que vous,
44:03depuis que vous êtes parti,
44:04vous avez fondé
44:05une association
44:05qui s'appelle
44:06Wings of Healing.
44:08Vous avez construit,
44:09vous avez réussi
44:10à construire
44:11une clinique à Gaza
44:12et vous êtes en train
44:13de réunir des fonds
44:14pour avoir des prothèses
44:16pour les personnes
44:17handicapées,
44:19mutilées, etc.
44:20Est-ce que vous pouvez
44:21nous dire
44:21qu'est-ce que chacun
44:23ici peut faire
44:23parce que tout le monde
44:25est désespéré
44:26de son impuissance
44:28vis-à-vis de ce qui se passe
44:29à Gaza ?
44:29Selon vous,
44:30qu'est-ce qu'on peut faire
44:31à l'échelle individuelle
44:32et qu'est-ce que doit faire
44:33le monde pour protéger
44:34le peuple palestinien,
44:35que doivent faire
44:36nos États ?
44:37Qu'est-ce qui pourrait
44:38être fait
44:38pour la protection
44:39du peuple palestinien
44:40à court
44:41et à long terme ?
44:43Merci.
44:47Bonne question.
44:50Tout d'abord,
44:52je voudrais vous dire
44:55les faits
44:56sur la vie
44:58des Palestiniens.
44:59en tant que chirurgien
45:00à Gaza,
45:02je veux vous dire
45:06que ça n'a pas vraiment
45:07commencé le 7 octobre.
45:13Depuis 2006,
45:14je me souviens,
45:17ce n'est pas un secret,
45:20j'allais régulièrement
45:21à la frontière
45:22de Rafat
45:25pour acheter
45:26du lait,
45:27du riz,
45:28du sucre
45:29et autre chose
45:31qui passait
45:32par les tunnels
45:36illégaux.
45:39Pourquoi
45:40Netanyahou dit
45:41qu'on donne
45:44aux Palestiniens
45:45un État
45:47à Gaza
45:48où ils peuvent vivre
45:48en paix ?
45:49Mais c'est un mensonge.
45:51depuis plus de 18 ans,
45:54nous sommes
45:55dans un État
45:56de siège
45:56à Gaza.
45:59C'est la plus grande
46:00prison
46:00à ciel ouvert.
46:03C'était un enfer.
46:06Ça n'a pas commencé
46:07en octobre,
46:09le 7 octobre.
46:10Ça fait
46:11presque deux décennies.
46:12Je devais aller
46:13deux, trois fois
46:14par mois
46:15à la frontière
46:16de Rafat
46:17pour acheter
46:18du lait
46:18pour mes enfants,
46:19du lait
46:20de contrebande
46:21parce que
46:22du côté israélien,
46:23ils empêchaient
46:24tout d'entrer
46:24à Gaza régulièrement.
46:26On se plaignait
46:27de pénuries
46:29d'aliments
46:30depuis de nombreuses années.
46:33Ça n'est pas récent.
46:34Et la solution
46:35est très simple.
46:36Nous avons
46:37une autorité
46:37palestinienne.
46:39Pourquoi
46:40ne pas
46:42soutenir
46:43l'autorité
46:45palestinienne
46:45pour qu'elle
46:46soit au pouvoir
46:47à Gaza ?
46:48On va vous écouter
46:51le criminel
46:52Netanyahou
46:53qui ne veut pas
46:53que notre autorité
46:54palestinienne
46:55contrôle Gaza.
47:00Ils ont empêché
47:03l'autorité palestinienne
47:05de commander
47:08Gaza.
47:10Netanyahou
47:11et Ben Gafir
47:12sont des criminels.
47:14Ils le disent
47:16publiquement
47:17on tue
47:17des enfants.
47:20On les affame
47:22intentionnellement
47:23aux yeux
47:24de tous.
47:26Il faut
47:28soutenir
47:28l'autorité
47:30palestinienne
47:30pour qu'elle
47:31soit au pouvoir
47:33à Gaza.
47:34Il faut lui donner
47:35les moyens.
47:36Et vous avez
47:38peut-être raté ça
47:41quand Israël
47:42a été reconnu
47:44comme état
47:45juridique.
47:46C'était en 1992
47:48de la réunion
47:50de Nargoui
47:52entre le monde
47:53de l'autorité
47:54palestinienne
47:55et Israël.
47:56Comme d'habitude,
47:57le gouvernement
47:58israélien
47:58a trompé tout le monde.
48:00Il nous a trompés.
48:01Ils ont dit
48:02nous allons
48:05créer
48:07un pays
48:09palestinien
48:09d'ici
48:10à 2002
48:10et
48:14en retour
48:14vous nous recueillissez
48:15comme état
48:16au lieu
48:16de pays
48:18occupant.
48:18On a dit
48:19d'accord.
48:19Nous les palestiniens
48:20sommes des gens pacifiques.
48:21On a dit
48:22on veut vivre
48:22en paix.
48:23Nous vous reconnaissons
48:24alors dans ce cas.
48:26Mais ces monstres,
48:27ces menteurs
48:28qu'ont-ils fait ?
48:29Ils ont pris
48:30la reconnaissance
48:31de leur état
48:32du monde entier
48:32et n'ont pas construit
48:34la Palestine
48:36comme promis
48:36en 2002.
48:38C'est maintenant
48:39donc légal
48:43et on doit se battre
48:45contre cette reconnaissance
48:46de l'état d'Israël.
48:47Tous les pays
48:48qui ont reconnu
48:50Israël comme état
48:51devraient leur retirer
48:53leur reconnaissance
48:54dès que possible.
48:55Voilà l'une des solutions.
48:57Parce qu'Israël
48:59n'est pas un état
49:00légal
49:01et c'est un état
49:03d'occupation.
49:04Ce sont des occupants.
49:06Merci à notre ambassadeur
49:08qui a dit
49:09qu'il faut échanger,
49:12démontrer,
49:13s'exprimer
49:14sur la Palestine.
49:17Personne ne sera libre
49:19tant que la Palestine
49:20n'est pas libre.
49:20C'est un problème
49:22pour toute l'humanité.
49:23Ça concerne tout le monde.
49:25nous devons rester debout
49:29et être à côté
49:32de la Palestine.
49:33Libérer la Palestine.
49:35Merci.
49:43Merci beaucoup.
49:44On va rejoindre Sahar.
49:47Francis,
49:47pour lui poser la même question.
49:54Oui, je soutiens
49:57tout ce qui a été dit,
49:59ce que a dit
50:00M. Galland
50:01sur l'activisme
50:05et ce qu'il faut faire.
50:07Il y a la question
50:09de la responsabilité
50:11et de la comptabilité.
50:13on ne peut pas permettre
50:16au système
50:18de l'ordre international
50:19on ne peut pas laisser
50:22le système s'écrouler
50:24quand un État
50:25commet un génocide
50:26et s'en sort
50:28sans répondre
50:30de ces actes.
50:33Il faut que tous les efforts
50:35qu'on soit
50:36doivent être mis en œuvre
50:39pour leur faire rendre compte
50:43pour leur acte
50:44devant un tribunal international
50:46ou tout autre tribunal
50:48qui a juridiction
50:50sur les crimes internationales.
50:52Nous, comme en France,
50:54la torture
50:55doit être poursuivie
50:57devant les tribunaux français
50:59pour poursuivre
51:01toutes les personnes
51:02criminelles
51:05coupables de ces crimes
51:06et de la mort
51:07des prisonniers palestiniens.
51:12Une dernière question
51:13pour vous.
51:18Une dernière question
51:20pour vous.
51:20Souvent,
51:21on dit
51:21que le droit international
51:23est là,
51:24il existe,
51:25il y a de quoi
51:28protéger le peuple palestinien
51:30mais il n'est pas appliqué.
51:31Qu'est-ce qu'il faudrait
51:32pour faire appliquer
51:33le droit international
51:35pour la protection
51:36du peuple palestinien,
51:37selon vous ?
51:38Qu'est-ce qu'il faudrait faire ?
51:41Political well.
51:43C'est la volonté politique
51:48des pays
51:49qui ont créé
51:51ce système
51:52de droit international
51:53n'a pas été conçu
51:55pour les Palestiniens
51:56ou à cause
51:57les Palestiniens
51:58et il s'agit
52:01de décider
52:01de leur appliquer.
52:02Quand la communauté internationale
52:04a créé
52:06ces traités
52:07après la Seconde Guerre mondiale
52:09jusqu'à ce jour,
52:11il s'agissait
52:14d'éviter
52:16tout grave génocide,
52:19tout grave crime
52:21dans le monde
52:22qui ne se reproduise pas.
52:24Ce n'est pas juste
52:25pour les Palestiniens.
52:26Nous devons trouver
52:27un moyen
52:30pour que les États
52:33qui ont la volonté politique
52:35de mettre en oeuvre
52:36le droit international
52:36pour tout le monde,
52:38pour les Palestiniens
52:39et tous les humains,
52:41tous les êtres humains.
52:47Merci Pierre Galland,
52:48merci Docteur Al-Maurébi.
52:50On arrive à la fin
52:51de cette table ronde.
52:52Je voudrais dire que,
52:53bien sûr,
52:55bien sûr.
52:55Je voudrais vraiment
52:56relayer
52:57ce qui vient d'être dit,
52:58ce qui me choque
52:59personnellement aujourd'hui.
53:01Il faudrait essayer
53:01de comprendre
53:02ce qui est en train
53:03de se passer
53:03parce que c'est
53:04une question politique.
53:07Jusqu'à présent,
53:08souvenez-vous
53:08les grandes guerres
53:11récentes,
53:11celle contre le Golfe,
53:13la guerre du Golfe,
53:14puis il y a la guerre
53:15de Libye,
53:16puis encore récemment
53:19sur Bachar el-Assad.
53:21Nos États,
53:22nos chefs d'État
53:23invoquaient chaque fois
53:25le droit international.
53:27Ils avaient le droit
53:28pour eux
53:29et les autres
53:29c'étaient les mauvais.
53:31Et soudain,
53:32ici,
53:33dans la question
53:34de la guerre
53:35contre Gaza,
53:36ce qui est apparu,
53:37c'est que,
53:39comme l'a fait
53:40Mme von der Leyen
53:40de courir pour dire
53:41vous avez le droit
53:42de vous défendre
53:42aux Israéliens
53:43en fermant les yeux
53:45sur l'ensemble
53:45des règles
53:46du droit international
53:47qui leur étaient imposées.
53:49Et donc,
53:49aujourd'hui,
53:50on assiste aussi
53:51à un basculement
53:52extrêmement dangereux
53:53que les juristes
53:54pourront peut-être
53:54expliquer tout à l'heure,
53:55mais un basculement
53:56extrêmement dangereux
53:58pour nous tous,
53:59pas seulement pour les Palestiniens,
54:00pour nous tous,
54:01entre le fait
54:02qu'il y a
54:03le droit international
54:04et qu'ici,
54:06il a été utilisé
54:07pour se justifier
54:10d'être à côté
54:10de celui
54:12qui commet
54:12le génocide
54:13et que
54:14on a critiqué
54:16le Hamas,
54:17on a critiqué
54:18le Hamas
54:19et on l'a qualifié
54:20de terroriste
54:21et sachez
54:22qu'après qu'ils aient
54:23qualifié
54:24le Hamas
54:25de terroriste,
54:25ils pourront qualifier
54:26l'ensemble
54:26des autres organisations
54:27de l'Organisation
54:28de Libération
54:29de la Palestine
54:30de terrorisme aussi
54:31et donc nous courons
54:32un risque éminent,
54:33c'est qu'aujourd'hui,
54:35on utilise
54:36et nos chefs d'État
54:37utilisent le droit
54:38contre le peuple palestinien,
54:41plus pour le défendre
54:42mais contre
54:42et donc le travail
54:44à faire est double,
54:45il n'est pas simplement
54:45de nous allons
54:47devoir être garants
54:48de ce droit
54:49et de le porter
54:50ensemble,
54:51mais pas simplement
54:52le porter
54:52pour le proclamer,
54:54mais pour l'imposer
54:55au travers des cours
54:56et à travers
54:57tout ce que nous
54:58pouvons obtenir
54:58dans les parlements.
54:59l'exécutif
55:01de tous nos pays
55:02aujourd'hui
55:02est complice.
55:04Il faut que le législatif,
55:06c'est-à-dire que
55:06dans les parlements
55:07aujourd'hui,
55:08il y ait des parlementaires
55:09et il y en a
55:09courageux
55:10qui prennent le relais
55:11à nos côtés
55:12pour imposer
55:13et rétablir
55:14ce qu'est
55:15le respect de la norme,
55:17la seule façon
55:18de pouvoir assurer
55:19la coexistence
55:19entre nos peuples
55:20d'ailleurs.
55:21Voilà, merci.
55:22Merci à vous,
55:23merci infiniment.
55:26Merci infiniment,
55:27Pierre-Badam.
55:28Donc nous arrivons
55:29à la fin
55:29de cette table ronde,
55:30je voudrais moi
55:31juste dire
55:31un dernier petit mot.
55:32Je suis amenée
55:33à voyager
55:34un peu partout
55:34en France
55:35en ce moment
55:35dans des petites villes,
55:38dans des petits villages
55:39et il faut savoir
55:40que dans chaque
55:41petite ville de France
55:42où je suis allée,
55:43il y a des gens
55:44qui se rassemblent
55:46une poignée de personnes,
55:47une dizaine,
55:47une vingtaine,
55:48chaque semaine
55:48depuis le 7 octobre 2023
55:50pour la protection
55:50du peuple palestinien.
55:51Donc ça donne
55:52beaucoup d'espoir
55:53de voir ça
55:54et je crois
55:55que c'est vous,
55:56Dominique Vidal,
55:56je vous vois
55:57dans la salle
55:57ancien rédacteur
55:58en chef
55:58du Monde Diplomatique
55:59qui avait dit
56:01il n'y a pas
56:02d'opinion publique,
56:03il y a l'opinion
56:04de la presse.
56:04C'est ça ?
56:05Quelque chose comme ça
56:06je crois que vous aviez dit.
56:08Et je crois
56:09que pour la protection
56:10du peuple palestinien
56:11à notre échelle
56:11ce qu'on doit faire
56:12et moi en tant que journaliste
56:14je tiens à le dire ici
56:15c'est d'informer correctement
56:17et de pousser la presse,
56:18de pousser les médias dominants
56:20à ne plus être
56:21du côté des dominants
56:22mais d'être du côté des dominés.
56:24et je pense que c'est fondamental
56:26pour que l'opinion publique française
56:29soit bien informée
56:30sur la chronologie
56:31des faits
56:32de l'histoire de Palestine
56:33occupée.
56:38Merci à tous
56:39on va certainement passer
56:40à la deuxième table ronde.
56:42Merci beaucoup.
56:42Merci.
56:43Applaudissements
56:44Merci.
56:44Merci.
56:45Merci.
56:45Merci.