00:00On ne comprend pas comment une entreprise telle que Pizzapino
00:03essaye de se précipiter pour licencier quand même 40% de la masse salariale.
00:07C'est 97 personnes sur 250 que contient le groupe.
00:21C'est la continuité de ce qui se passe dans le secteur des hôtels, cafés, restaurants,
00:24après accords, après plusieurs boîtes qui ont bénéficié de plusieurs aides de l'État,
00:29notamment des prêts qui sont à des taux inimaginables.
00:34Donc il y a vraiment un soutien de l'État, mais on n'a pas de contrepartie.
00:37Nous, on ne veut pas de licenciement sec. Il y a d'autres possibilités.
00:39D'ailleurs, ils peuvent reclasser. On a Opéra, on a plusieurs Pizzapino sur Paris,
00:43s'il y a de la proximité. Donc ils peuvent aller chercher un reclassement ailleurs.
00:46Pourquoi licencier sèchement ces salariés qui ont contribué ici ?
00:50Ils ont tous de l'expérience. 10, 15 ans, jusqu'à 30 ans de boîte.
00:53Ce n'est pas normal qu'on les lâche comme ça aujourd'hui.
01:00Pizzapino, c'est une entreprise qui a très bien fonctionné, notamment Champs-Elysées.
01:04C'est le moteur en quelque sorte du groupe. Il a très bien fonctionné en 2017-2018.
01:08Donc pour nous, c'est conjoncturel.
01:102019, il y avait des grèves, il y avait des mouvements que tout le monde connaît.
01:13Donc il y a certainement un impact.
01:142020, il y a un impact de la crise sanitaire.
01:17Mais toutefois, ça ne nous leur donne pas le droit d'utiliser les salariés
01:21comme seule variable d'ajustement structurel.
01:24On demande qu'ils renégocieront en quelque sorte le bail parce qu'ils nous disent bien
01:28que c'est le bail ici qui est arrivé à son terme.
01:31Et toutefois, pour nous, on n'a vu aucune tentative de la part de Pizzapino
01:36pour renégocier le bail ou chercher un autre local.
01:38Il faut savoir que la résiliation du bail implique notamment l'obligation pour l'entreprise
01:47de négocier les moyens de pensée de son activité, y compris dans un autre emplacement géographique.
01:54Et qu'en l'espèce, lorsque ça a été présenté, le projet de la direction a été présenté le 22
02:00février dernier,
02:01c'est qu'on ne cherche pas à délocaliser l'entreprise, on ne cherche pas un autre emplacement.
02:09Ce qu'on veut, c'est la cessation d'activité.
02:11Je suis le salarié le plus ancien de cette entreprise, 39 ans.
02:16On a donné tout dans cette entreprise.
02:19On servait 2,5 millions à 3 millions de personnes par an.
02:23C'est énorme, c'est énorme.
02:24Comment la direction aujourd'hui, elle vient et elle commence par licencier les phares du groupe
02:31qui s'appuie dans Champs-Elysées.
02:32Je vis des salariés qui ont dormi dans cet établissement.
02:38A l'époque, on faisait des bénéfices de 4 à 6 millions.
02:42On a ouvert des restaurants à Lyon, à Toulouse, à Montpellier, c'est grâce au salarié.
02:49Il y a 100 familles derrière.
02:51Ce n'est pas normal.
02:52On a participé à la richesse des pizzas pilots.
02:57J'ai grandi ici, c'est mon premier boulot.
02:58De l'école, je suis venu ici directement.
03:00C'est mon premier emploi et depuis je suis là.
03:02On aurait bien aimé aller jusqu'à la retraite.
03:0454 ans, on va y aller où ?
03:06À l'autre âge.
03:07Ça fait vraiment mal.
03:10Ça fait mal.