00:07Un soir à la sortie de l'école, Fatima m'a dit il faut que je te dise quelque chose
00:10et on a reçu
00:11une lettre de la police qui nous dit qu'on doit partir en Italie, qu'on doit quitter la France.
00:15Donc c'était au moment à quatre heures demie à la sortie des classes. J'ai été voir son père
00:20qui l'attendait à l'extérieur de l'école puis on a discuté un peu et effectivement ils avaient
00:24un arrêt de transfert dans le cadre de la procédure de Dublin vers l'Italie puisqu'ils ont transité
00:30par l'Italie pour venir en France. Et à partir de là on a contacté ROSF immédiatement qui leur a
00:35fourni
00:35un avocat. C'est pour ça qu'actuellement on attend un jugement du tribunal administratif par rapport à
00:41cet arrêt d'expulsion. Et puis avec les parents d'élèves de l'école on a très vite fait une
00:49réunion pour qu'ils soient au courant de la situation. Et les parents d'élèves ont fait
00:55une pétition qui a beaucoup circulé dans le quartier qui se retrouve en ligne sur le
00:59site de ROSF aussi. Et aujourd'hui avec le rassemblement on espère vraiment être
01:05entendu de la préfecture de police. Tout le temps Fatima me demande
01:09quelle est la situation, comment ça se passe, qu'on ne va plus partir. J'ai dit non mais ce
01:14n'est pas
01:15encore réglé. C'est la situation, ce n'est pas encore réglé. Elle me dit, la réponse qu'elle me
01:19dit toujours, elle dit papa peut-être que toi et moi vous allez partir mais moi je veux rester ici.
01:24Les enfants sont scolarisés, les parents travaillent, vivent ici et doivent être régularisés et voilà c'est ça la réalité
01:29en fait aujourd'hui d'une
01:31grande majorité de personnes migrantes qui sont sous le coup de ce type de procédure.
01:35Ce sont des personnes qui sont insérées, qui cotisent d'ailleurs à la solidarité nationale parce que souvent elles travaillent
01:41même quand elles sont sans papier.
01:44Les enfants sont ici et donc voilà c'est indigne de les maintenir dans cette précarité administrative et du coup
01:53économique et sociale.
01:54Donc c'est un très bon signe qu'il y ait une présence nombreuse des citoyens et citoyennes et des
01:59associations aujourd'hui.
02:01C'est malheureusement pas un cas isolé. On sait que ça fait des années, des années que quelle que soit
02:05la couleur des gouvernements malheureusement c'est une politique qui se systématise et face à ça il n'y a
02:09que la riposte, la réplique à l'initiative des enseignantes,
02:14des parents d'élèves, de la famille et c'est logique et cohérent d'être là pour faire un maximum
02:19de bruit parce que malheureusement si ça se fait en loose day,
02:23j'allais dire on est à peu près sûr que l'expulsion elle aura lieu. Voilà c'est terrible à
02:27dire mais on sait que dans ce type de cas là c'est le rapport de force et c'est
02:30se mobiliser
02:31notamment auprès de la préfecture et on sait qu'auprès de la préfecture de Paris il faut mettre le paquet.
02:37Voilà ça a toujours été le cas mais là il va falloir forcément mettre le paquet.
02:40On espère que les résultats seront positifs et que tout ça se terminera bien. Voilà et qu'elle puisse faire
02:45sa scolarité tranquille.
02:46Ma pleine solidarité avec le combat que vous menez ici, avec le combat qui vise à faire en sorte que
02:53Fatima puisse rester dans le 18e arrondissement où elle a fait sa vie,
02:57où elle étudie avec sa famille et on voit bien là effectivement l'absurdité de ces règlements qui ne tiennent
03:02pas compte de la vie des gens.
03:04Et je pense qu'il est très très important qu'on continue à se mobiliser pour que tu restes parmi
03:08nous. Et c'est vrai que ça fait aussi plaisir de voir dans ce contexte un peu sinistre
03:14des mobilisations aussi importantes qu'ici à l'échelle d'une communauté éducative, de voir qu'on ne se laisse
03:21pas faire face à des injustices comme celle-là.
03:24Et donc crois bien que avec l'ensemble des élus du 18e, les élus de la majorité, avec tous les
03:31gens qui sont là,
03:32on ne lâchera pas l'affaire et on se mobilisera jusqu'au bout pour que tu restes parmi nous parce
03:36qu'on te veut parmi nous.
03:37Merci.
03:38Applaudissements
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03:40Applaudissements
03:42Applaudissements
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03:43Applaudissements
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