00:00Il y a la fièvre en éducation nationale et en fait le ministère a choisi de casser le tramomètre.
00:16Il y a un délit de réalité ahurissant, pas de distanciation physique, respect difficile des gestes barrières,
00:21des locaux exigués vétustes, je n'y reviens pas évidemment.
00:24Le seul objectif, c'est le recteur lui-même qui l'avait dit en tout début d'année,
00:27le seul objectif, il avait dit au chef d'établissement avant la rentrée,
00:30ne vous laissez pas entraîner sur le terrain sanitaire, première consigne.
00:34Deuxième consigne, on ferme le moins de classes et le moins d'établissements possibles.
00:38Voilà les consignes qui ont été données au chef d'établissement dans le second degré au niveau de l'académie
00:41de Créteil.
00:55Alors ces propos, ils ont été tenus au personnel de direction lors de leur propre réunion de rentrée.
01:01Nous, évidemment, notre devoir, c'est de faire passer l'information à nos collègues.
01:05Évidemment, les enseignants et les enseignantes sont ébahis, éberleux par le mépris qu'on fait preuve de l'institution,
01:12qu'on fait preuve de l'institution, qu'on fait preuve de l'institution, qu'on continue à répondre aux
01:16sollicitations
01:16et des personnels et de leurs organisations représentatives, circuler, il n'y a rien à voir.
01:21Tout s'est bien passé, tout est prêt, la rentrée s'est faite dans la joie.
01:25On mesure un peu plus chaque jour, combien le ministre est loin de la réalité,
01:28combien il est hors sol, combien même ses services sont totalement déconnectés
01:32de la réalité de ce qu'il y a en établissement scolaire aujourd'hui.
01:44Le dont on s'aperçoit par rapport à tout ce qu'on entend dans les journaux,
01:46c'est que dans un lycée aussi grand que celui-ci, un lycée scolaire qui fait circuler 2000 personnes entre
01:52elles,
01:52il n'y avait pas les moyens physiques, on n'avait pas pris les mesures pour qu'il y ait
01:56des moyens physiques
01:57d'assurer la sécurité sanitaire à la fois des élèves et des personnes.
02:02Pour parler clairement, il n'y a pas de sens dans les couloirs, il n'y a pas de salle
02:05attribuée.
02:06J'ai vu qu'en certains endroits, c'était possible d'attribuer une salle à une classe, ce n'est
02:10pas possible.
02:11Il n'y a pas de classe allégée, les élèves sont parfois 34 ou 35 en cours,
02:15c'est impossible dans ces cas-là d'assurer une distanciation physique.
02:19Il n'y a pas à la cantine de possibilité pour les élèves de se mettre les uns éloignés des
02:25autres,
02:25et encore moins dans la queue qui est devant la cantine.
02:27C'est bien que quand on a vu ce qui était en œuvre, c'était du gel hydroalcoolique et des
02:33masques.
02:33On n'a pas assez de surveillants pour faire respecter les gestes barrières.
02:37On n'a pas assez de personnel aujourd'hui.
02:39On va voir l'exemple générale parce que les agents sont indisponibles pour la moitié d'entre eux.
02:45Soit les postes n'ont pas été remplacés, soit les agents sont malades.
02:47Et donc il y a huit personnes pour nettoyer, rendre sûrs les locaux ici, servir à manger.
02:56C'est la cadrature du cercle, on n'y arrive pas.
03:09Il y a d'abord du déni de la part du ministère.
03:11Depuis le début de l'année, depuis la rentrée, il a dit que tout se passait bien, tout allait bien
03:15dans les écoles.
03:17Il est dans le déni de ce qui se passe réellement dans les écoles.
03:21Moi, je l'invite à aller voir dans certaines écoles de Seine-Saint-Denis, comment ça se passe.
03:26Parce qu'il y a des élèves malades, parce qu'il y a des enseignants malades dans les écoles.
03:30Je parle de la Seine-Saint-Denis, mais je pourrais parler des écoles de Marseille aussi.
03:34Dans certaines zones, à Marseille par exemple, on a fermé des écoles parce qu'il a fallu désinfecter toutes les
03:39écoles.
03:40Parce qu'il y avait eu des cas de Covid.
03:42On a fermé des écoles parce qu'il n'y avait pas suffisamment d'enseignants à la rentrée pour accueillir
03:47les élèves parce qu'ils étaient malades.
03:49Donc, le risque zéro n'existe pas.
03:51Il y a des risques de contamination.
03:53Il y a de la contamination dans les écoles.
03:55Alors certes, c'est vrai que dans 15 jours, on va arriver à une pause de 15 jours.
04:00Ça va peut-être faire retomber un petit peu la contamination.
04:03Mais on a encore 15 jours à tenir.
04:05Et là, ça fait un mois et on craint fort que les élèves et les personnels arrivent en vacances en
04:11ayant atteint un niveau de contamination important.
04:15Et là, ça fait un mois et on craint fort que les élèves et les élèves et les élèves et
04:18les élèves et les élèves et les élèves et les élèves et les élèves.
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