00:00Monsieur Macron, Monsieur Braun, la question des urgences, ce ne sont pas les gens qui viendraient soi-disant pour rien
00:05aux urgences.
00:06Ceux-là, on sait les gérer. Ce sont les personnes qui stagnent sur des brancards, stagnent, on en parle comme
00:12ça,
00:12et qui parfois meurent sur des brancards comme à Strasbourg et pour lesquels on n'a pas de lit.
00:16Et on a vu aujourd'hui dans l'UMA ce témoignage poignant de Madeleine Riffaud.
00:21Merci à Madeleine Riffaud qui a utilisé son aura médiatique pour dénoncer une situation que vivent des milliers,
00:27des dizaines de milliers, des centaines de milliers de personnes âgées chaque année dans les services d'urgence.
00:31C'est ça, il faut que ça cesse, c'est de la maltraitance.
00:33En colère, je n'en ai pas de la galère !
00:35En colère, je n'en ai pas de la galère !
00:39En colère, je n'en ai pas de la galère !
00:43Le premier besoin, c'est un plan de formation et d'embauche massive dans les hôpitaux.
00:47Aujourd'hui, le gouvernement a créé la pénurie de personnel et il utilise cette pénurie de personnel
00:51pour réduire la voilure dans le service public.
00:53On a vu cet été dans les urgences où maintenant on n'a plus le droit d'avoir accès aux
00:56urgences,
00:5624 heures sur 24, parce que soi-disant, il n'y a pas assez de personnel.
00:59Sauf que Parcoursup est une catastrophe, ça a entraîné un taux d'abandon dans les écoles d'infirmières d'Île
01:05-de-France de 40%,
01:07alors qu'avant Parcoursup, on était à 5%.
01:09Et c'est une catastrophe parce qu'on a aujourd'hui quasiment 200 000 infirmières en âge de travailler, diplômées,
01:14qui ont abandonné le métier.
01:17Et on a aussi une nécessité d'organiser l'activité des médecins.
01:21On ne peut pas continuer comme ça, avec la médecine libérale, les médecins qui ne participent plus aux gardes,
01:26qui ne s'installent pas forcément en bon endroit.
01:28Donc on demande le retour à l'obligation de la garde pour tous les médecins, généralistes, spécialistes, en ville, en
01:34clinique, à l'hôpital.
01:35Si on répartit la charge de travail sur tous les médecins, c'est une garde par mois, par médecin au
01:38maximum.
01:39Donc on devrait pouvoir avoir un médecin qui se déplace en EHPAD le soir ou à domicile
01:44pour voir une personne âgée qui aujourd'hui ne voit plus de médecin.
01:47Dans mon service, cet été, on a dû fermer 15 lits, qui est énorme, sur 30.
01:55Et on a fermé aussi dans un autre service 15 lits sur 30.
01:59Et on a fusionné les deux services.
02:01Dans le service dans lequel je suis, qui est en rééducation orthopédique,
02:05on s'est retrouvé avec des patients qu'on n'a pas l'habitude de gérer, quand même.
02:09Ce n'était pas dans le service pour lequel on travaille.
02:13Les autres collègues de l'autre service également se sont retrouvés avec des patients neuraux
02:18qui n'ont pas l'habitude de gérer, donc c'est assez compliqué.
02:22Et jusqu'à maintenant, soi-disant, cette fusion était prévue jusqu'à fin août.
02:28Et là, on nous apprend que c'est prolongé jusqu'à le 17 octobre.
02:31Pour nous, c'est une maltraitance institutionnelle.
02:38Aujourd'hui, sur l'hôpital, nous avons 150 lits fermés.
02:42150 lits fermés avec de gros services, notamment l'oncologie, l'hématologie, la chirurgie digestive,
02:49la cardiologie, la psychiatrie.
02:52Donc, ce sont des gros services qui, aujourd'hui, ne peuvent pas accueillir dans de bonnes conditions
02:57leurs patients et décalent les rendez-vous.
03:01Et décaler les rendez-vous pour les patients malades, c'est mettre en danger leur vie,
03:08c'est mettre en danger leur pronostic vital et c'est dégrader leur prise en charge.
03:12J'espère que notre nouveau ministre va nous entendre, va entendre la colère des soignants
03:17et pas que des syndicalistes, mais vraiment de tout le personnel qui travaille dans nos établissements,
03:22que ce soit les personnels soignants, infirmiers, aides-soignants, cadres, brancardiers,
03:29mais aussi des usagers.
03:30Parce que les usagers, la population est en train de voir ce qui se passe réellement dans nos établissements
03:36et ils ont peur pour leur prise en charge.
03:42On a fermé environ 220 lits cet été sur l'hôpital de Pontoise.
03:48Donc, tout est organisé pour tuer nos hôpitaux publics.
03:54Il y a aussi la souffrance du personnel, il y a les accidents de travail, il y a les burn
04:00-out.
04:01Donc, c'est tout ça, c'est tout ça qui ne va pas.
04:03C'est tout ça qu'il faut que le ministère entende et que M. Macron entende,
04:06parce que vous l'avez dit tout à l'heure, la destruction des hôpitaux publics,
04:10ça a commencé avec M. Chirac.
04:12Donc, vous voyez, depuis le temps qu'il s'acharne à démolir nos hôpitaux,
04:17à démolir l'accès aux soins, les agents trinquent.
04:21Les agents, ils n'en peuvent plus et ils se barrent de l'hôpital.
04:24Sur l'hôpital Saint-Louis, on s'est mis en grève pour le manque d'effectifs,
04:29le manque de lits d'aval et le manque de matériel.
04:32Donc, actuellement, aujourd'hui, exactement, ça fait deux mois que nous sommes en grève.
04:38Il faut développer la médecine de ville, parce que c'est un tout.
04:42La médecine de ville, les hôpitaux, il faut relayer tout ce petit monde.
04:48Moi, je crois que c'est important, à mes yeux, en tout cas, après 22 ans d'urgence,
04:53je pense que la médecine de ville est importante pour les années futures aussi.
04:59Il faut développer tout ça.
05:00L'hôpital, c'est nous, sans nous pas d'hôpital !
05:04L'hôpital, c'est nous, sans nous pas d'hôpital !
05:08L'hôpital, c'est nous, sans nous pas d'hôpital !
05:12L'hôpital, c'est nous, sans nous pas d'hôpital !
05:16L'hôpital, c'est nous pas d'hôpital !