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  • il y a 19 heures
Le mercredi 17 janvier 2024 s’est tenu un meeting unitaire réunissant forces de la gauche, syndicats et SOS Racisme, pour faire front une nouvelle fois, à la loi asile immigration.


La salle de La Bellevilloise, dans le 20ème arrondissement de Paris, a accueilli ce mercredi 17 janvier, un meeting politique contre la loi asile immigration, adoptée le 19 décembre 2024 à l’Assemblée nationale. Étaient présents entre autres, Dominique Sopo, président de l’association SOS Racisme, plusieurs personnalités de la gauche parmi lesquelles les sénateurs Ian Brossat (PCF), Corinne Narassiguin (PS) et Yannick Jadot (EELV). Ainsi que des représentants syndicaux de la CGT et du corps enseignant et étudiant, venus dénoncer l’impact que pourraient avoir certaines mesures sur les conditions de vie et d’accueil des travailleurs et élèves internationaux.


Un meeting, préambule de la mobilisation du 21 janvier


Autre principe phare relevé tout au long des échanges : la “préférence nationale”, privilégiant les citoyens nationaux aux étrangers, dans l’acquisition de droits sociaux comme les allocations familiales ou encore l’aide personnalisée au logement (APL). La réunion publique était aussi l’occasion de mobiliser les esprits, avant la manifestation de dimanche prochain, aux quatre coins de la France et à Paris au départ de Trocadéro, à 14 heures, en direction des Invalides. Le Conseil constitutionnel est appelé à se prononcer sur la conformité de la loi, le 25 janvier 2024.

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Transcription
00:08Les macronistes ne peuvent pas dire que c'est de la faute de la gauche si le texte a été
00:11durci,
00:12puisque, en l'occurrence, ils ont validé une version durcie de ce texte lorsque il est passé au Sénat.
00:19Donc ils ont beau jeu maintenant de renvoyer la balle à la gauche, mais tout ça est en réalité totalement
00:24hypocrite.
00:25C'est leur responsabilité, leur totale responsabilité, de sortir de cette discussion avec un texte qui introduit la préférence nationale
00:33dans le droit français.
00:35C'est aussi, et peut-être même avant tout, une loi qui est fondée sur un imaginaire raciste.
00:44Et d'ailleurs, on comprendra bien que cette loi ne vise pas à traiter la problématique des Australiens.
00:50C'est bien une loi qui vise à envoyer un signal négatif contre les Noirs et les Arabes, quelle que
00:56soit leur nationalité.
01:00Cette loi, elle nous fait extrêmement peur, plutôt en tant que jeunes, pour notre avenir.
01:04Les idées d'extrême droite qui sont mises en avant dedans, extrêmement xénophobes et qui sont basées sur la peur
01:08de l'autre,
01:09et qui sont des idées qui ont été propagées surtout par des discours médiatiques basés sur une vision sécuritaire de
01:15l'immigration,
01:15un danger de l'autre, mais une vision qui n'est basée sur aucun argument scientifique.
01:19Et donc, on trouve ça extrêmement dangereux aujourd'hui que dans le débat public,
01:22on ait des arguments fallacieux qui puissent être prônés comme ça, sur de la xénophobie, sur de la peur de
01:26l'autre.
01:34Ce qu'il restera de cette loi, restera pour nous politiquement inacceptable,
01:38et que nous continuerons à nous battre contre la promulgation de cette loi,
01:42même si le Conseil constitutionnel la censure largement.
01:49Merci.
01:54Merci.

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