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  • il y a 1 semaine
En déplacement dans l’Aveyron, où il a officialisé sa candidature à l’élection présidentielle, l’ancien premier ministre a tenté de « déparisianiser » son image pour lancer son duel à distance avec un autre ancien chef du gouvernement. Analyse avec Anthony Cortes et Rachel Garrat-Valcarcel.

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Transcription
00:01– Gabriel Attal a déclaré sa candidature à l'élection présidentielle,
00:06c'est le secrétaire général de Renaissance, le parti macroniste,
00:09l'ancien Premier ministre d'Emmanuel Macron,
00:11c'était un peu un secret de polichinelle depuis quelques mois,
00:14mais il a déclaré sa candidature à la présidentielle
00:16il y a quelques jours, la semaine dernière, dans l'Aveyron.
00:20Pour en parler, je suis avec Anthony Cortez, bonjour.
00:22– Salut Rachel.
00:23– Anthony, tu es journaliste au service politique de l'humanité,
00:28tu as notamment écrit un papier sur cette déclaration de candidature,
00:31sur cette candidature dans le journal.
00:35Qu'est-ce qu'on peut dire d'abord de cette déclaration
00:38qui a eu lieu il y a quelques jours dans l'Aveyron ?
00:40– D'abord, cette déclaration, elle est largement dans la fibre de Gabriel Attal,
00:45c'est-à-dire on met d'abord la forme avant le fond.
00:49Donc Gabriel Attal a choisi un cadre, a choisi un fond, a choisi des images,
00:53il a choisi une image d'épinal, surtout une image de la France profonde,
00:57ou en tout cas, telle qu'il la fantasme, telle qu'il la voit, voilà, c'est ça.
01:02Avec, voilà, Gabriel Attal, on l'a vu pendant tout ce déplacement,
01:05que ce soit dans le village de Mur de Barès, au nord de l'Aveyron,
01:09mais aussi au-delà, parce qu'il a fait toute une tournée dans l'Aveyron,
01:12que ce soit dans d'autres villages, mais aussi à Rodez, à Millau.
01:15Il a voulu la mettre en scène, voilà, entre les vaches, les clochers,
01:20des danseurs folkloriques aussi.
01:21– La France éternelle.
01:22– La France éternelle, exactement, mais dans un coin aussi,
01:26qui est une terre de conquête pour Renaissance.
01:28D'ailleurs, dans le village d'un village de Mur de Barès,
01:31le maire est membre de Renaissance, alors c'est comme petit village,
01:34ce n'est pas un poilot.
01:35– Mais ils ont gagné Rodez aussi, qui est la grosse ville du départ.
01:38– Exactement, et là où c'est intéressant, au-delà de l'image,
01:42parce qu'évidemment, il y a ces images-là,
01:44où il essaie de se montrer un petit peu chiracien,
01:46on en parlera sûrement un peu plus tard.
01:48Mais il y a aussi une volonté de gagner des parts de marché
01:52chez ses concurrents.
01:53Il y a Édouard Philippe, mais il y a aussi Bruno Retailleau,
01:56et notamment à Millau, où il s'est affiché avec le nouveau maire de Millau,
01:59qui est aussi le secrétaire départemental de LR.
02:01– D'accord.
02:02– Donc voilà, il y a aussi, il y a tout ça,
02:05il y a à la fois la volonté de marquer les esprits par les images,
02:07par les symboles, mais aussi par des prises politiques.
02:09– Alors justement, les images,
02:12si vous n'avez pas vu cette déclaration de candidature,
02:15je vous propose qu'on envoie un petit extrait,
02:19vous allez pouvoir voir toute la spontanéité qu'il y a là-dedans.
02:22– Au détour d'une question pas très spontanée,
02:25le maire de Murdebarès permet à Gabriel Attal de lancer sa campagne.
02:28– Tu peux me le dire, tu peux nous le dire,
02:30cher Gabriel, es-tu candidat à l'élection présidentielle de 2027 ?
02:36– C'est parce que j'aime profondément la France,
02:38et que j'aime profondément les Français,
02:40que oui, cher Pierre, j'ai décidé d'être candidat
02:43à la présidence de la République.
02:45– Une annonce qu'il décide.
02:46– Voilà pour cette déclaration de candidature
02:49extrêmement spontanée.
02:52– Spontanée, aussi.
02:52– Ce qu'on peut dire quand même,
02:54pour être un peu honnête avec Gabriel Attal,
02:57c'est que cette déclaration, elle vient quand même après
03:00une demi-heure, trois quarts d'heure de débat
03:02avec les personnes que vous avez vues là,
03:04sur la place du village,
03:07on voit bien l'église en pierre noire,
03:09c'est vraiment caractéristique de la région.
03:13Et effectivement, cette déclaration de candidature,
03:19à tous les gens qui aiment la politique,
03:21qui ont une certaine mémoire politique,
03:24ça fait penser à une autre déclaration de candidature,
03:27c'est celle de Jacques Chirac, président sortant,
03:30à sa réélection en 2002.
03:32Là, vous voyez, c'est la maire d'Avignon,
03:35on est à Avignon, maire RPR à l'époque d'Avignon,
03:37Marie-José Rouag.
03:38Depuis quelques jours,
03:41je ne peux pas faire un pas,
03:43hors de chez moi ou de ma mairie,
03:45sans qu'on me pose la question.
03:48Et je crois que cette question,
03:52on se la pose partout en France.
03:55Le président va-t-il déclarer sa candidature ?
04:02Grande surprise de Jacques Chirac.
04:04Alors, chère Marie-José Rouag,
04:08je vous l'ai dit,
04:09vous m'avez posé une question directe et franche,
04:11eh bien, j'y répondrai dans le même esprit.
04:15Oui, je suis candidat.
04:19Marie est magnifique.
04:22Magnifique image que cette déclaration de candidature,
04:25donc il y a 24 ans,
04:27ça ne nous rajeunit pas, effectivement.
04:31On n'était pas en âge de voter à l'époque, néanmoins.
04:36Il y a vraiment...
04:37Là, vraiment, le truc paraît vraiment...
04:40Même si, bien sûr,
04:41les images de 2026 sont très léchées,
04:43il y a plusieurs caméras,
04:45une profondeur de champ, etc.
04:47Tout ça est très bien foutu.
04:49Il y a une gemmédité qui paraît évidente.
04:52Oui, oui, elle est assumée.
04:53C'est vrai qu'on pouvait même la prévoir quelque part
04:56en lisant les entretiens de Gabriel Attal.
04:58C'est vrai que, par exemple, le 17 mai,
05:01c'est tout récent, dans la tribune dimanche,
05:03il est interrogé sur ses modèles,
05:06sur la trajectoire qu'il voudrait éventuellement prendre
05:10avec 2027 en approche.
05:12Et il explique que Jacques Chirac est un modèle,
05:15qu'il l'inspire particulièrement,
05:17qu'il observe deux campagnes,
05:20celle de 1995 et celle de 2002.
05:22Celle de 2002, évidemment,
05:23on se souvient du second tour face à Jean-Marie Le Pen
05:25et on sait qu'aujourd'hui,
05:27on est face à ce danger-là de l'extrême droite
05:29qui frappe à la porte du pouvoir.
05:30Et puis au premier tour,
05:31c'est quand même beaucoup de l'insécurité.
05:32Et 1995, plutôt la fracture sociale,
05:35plutôt une campagne.
05:36À l'époque, ce n'est pas exagéré de le dire.
05:39Certains la cadifient quasiment de campagne de centre-gauche.
05:41Ce n'est pas tout à fait le cas,
05:42mais à l'époque, c'est quand même ça.
05:43C'est vrai, c'est vrai.
05:44C'est vrai.
05:45Et pour 1995,
05:47il y a la question des thématiques
05:48qui avaient pu être abordées à l'époque,
05:50mais il y a aussi la question de la rivalité
05:52entre Jacques Chirac et Édouard Balladur.
05:54À l'époque, Premier ministre
05:56de la dernière cohabitation de François Mitterrand.
05:58C'est ça, exactement.
05:59Donc, pour Édouard Balladur,
06:00mais aussi pour Jacques Chirac,
06:01ancien Premier ministre.
06:02De la première cohabitation de François Mitterrand.
06:04et à ce moment-là, maire de Paris.
06:06Et là où c'est particulièrement intéressant
06:09pour Gabriel Attal
06:10de se comparer à Jacques Chirac,
06:11c'est que dans cette...
06:12C'est lui qui a gagné.
06:13Oui, déjà.
06:14C'est lui qui a gagné, c'est clair.
06:16Et surtout, Édouard Balladur,
06:18au moment où il se déclare candidat,
06:19donc en janvier 1995,
06:21il est largement favori.
06:22Largement favori.
06:23Il a entre 14 et 20 points,
06:25selon les instituts de sondage,
06:26pendant quelques semaines d'avance
06:29sur son concurrent.
06:31Et évidemment, à qui il pense Gabriel Attal,
06:33il pense à Édouard Philippe.
06:35Un autre Édouard.
06:35Voilà, c'est ça.
06:36Un autre Édouard.
06:38Exactement.
06:38Donc, il voit Édouard Balladur
06:41en Édouard Philippe
06:42ou Édouard Philippe en Édouard Balladur.
06:43Et lui, en Jacques Chirac, en victorieux.
06:46Voilà, il espère inverser ce pronostic-là.
06:50Et d'ailleurs, c'est ce qu'il dit
06:51dans la tribune dimanche.
06:51Il dit, ça m'intéresse
06:52pour tout un ensemble de sujets,
06:55mais aussi parce que tout le monde
06:56le donnait perdant.
06:57Il a deux doigts de dire le système,
06:59mais il ne le dit pas, évidemment.
07:00Il n'a pas cette approche populiste-là.
07:02Mais il dit, tout le monde le donnait perdant.
07:04Et finalement, à la fin, il a gagné.
07:06Et c'est les Français qui l'ont choisi.
07:07Et là, c'est aussi, quelque part,
07:10ce qu'il veut provoquer par ces images-là.
07:12C'est créer des images d'Épinel
07:14capables de créer l'adhésion
07:16du côté des Français.
07:18Et donc, d'où la volonté
07:19de se déparisianiser.
07:21Ça, c'est ces équipes de campagne
07:22qui le disent.
07:23Elles en croient ce mot.
07:25Il faut quand même dire
07:25que Gabriel Attal,
07:26il a vécu entre trois rues
07:29du sixième arrondissement,
07:30dont il n'est presque jamais sorti.
07:33C'est une caricature, bien entendu.
07:35C'est une exagération,
07:36mais c'est presque vrai.
07:37Oui, c'est complètement vrai.
07:38Et c'est vrai que dans cette volonté
07:39de se déparisianiser,
07:41ça passe aussi par créer des images.
07:43Et ces images-là,
07:44il ne les a pas créées.
07:46Elles ne sont pas parues
07:46dans son esprit un matin.
07:49Mais elles sont plutôt copiées-collées
07:50de Jacques Chirac.
07:51La petite différence,
07:52c'est que Jacques Chirac,
07:53il avait beau être maire de Paris,
07:54il était aussi député de Corrèze.
07:55Oui, voilà.
07:56Ça change pas mal de choses.
07:57D'autres époques.
07:59Mais il faut noter que ça fait aussi partie
08:02un peu des brévières,
08:03des campagnes électorales présidentielles.
08:05Maintenant, Jacques Chirac,
08:06sa déclaration de cognateurs de 1995,
08:08il l'a fait dans la presse quotidienne régionale
08:10à la Voix du Nord en novembre 1994,
08:14alors qu'effectivement,
08:15il est au fin fond du trou des sondages.
08:17Et c'est un truc qui est revenu régulièrement.
08:19Par exemple, en 2007,
08:20Nicolas Sarkozy fait sa déclaration
08:22de cognateurs formelles
08:24à tous les journaux
08:25de presse quotidienne régionale.
08:26Et on a tout de suite dit
08:27« Ah, c'est comme Chirac ! »
08:28Tout ça, donc bon.
08:29C'est des références qu'ont sans doute
08:30les journalistes politiques
08:31et les gens qui les suivent.
08:32Pas forcément tous les électeurs
08:34et les électrices,
08:34c'est bien logique.
08:36Mais enfin, là, voilà,
08:37il fallait quand même souligner
08:41cette gemellité vraiment très frappante.
08:44Sachant qu'on a vu,
08:44on ne vous l'invente pas,
08:45mais on a vu aussi d'autres images
08:46de Gabriel Attal
08:47qui boit de l'alcool à 8h du matin,
08:51croque dans la ligue au très tôt le matin
08:52pour montrer que c'est un bonhomme.
08:55Oui, c'est certaine manière.
08:56Et il faut savoir que
08:56ces équipes de campagne
08:57prévoyaient d'autres scénarios éventuels
08:59pour l'annonce de sa candidature,
09:01notamment celle de l'annoncer
09:02pendant la fête de la Transhumance.
09:03Et ça a été écarté finalement
09:04parce que c'était jugé
09:05trop caricaturel.
09:07Donc imaginez à quoi on a échappé.
09:10Mais voilà, il y a cette volonté
09:12de, comme tu le disais,
09:14de copier, en tout cas,
09:16de mettre en scène
09:16cette espèce de gémélité
09:18entre Jacques Chirac
09:18et Gabriel Attal.
09:20Et sur Edouard Philippe,
09:21on en a commencé un petit peu
09:24à en parler.
09:26Il semblerait qu'il y ait
09:27entre les deux un deal
09:29en vue de l'élection présidentielle.
09:31Je dis il semblerait
09:32parce que c'est ce qu'on nous raconte,
09:34mais est-ce que ça a vraiment eu lieu
09:36et est-ce que ça aura vraiment lieu ?
09:38Ça, on verra bien.
09:39Mais voilà, il y aurait un accord
09:40entre les deux pour dire
09:41qu'à la fin,
09:42ils ne seraient pas tous les deux candidats,
09:43mais qu'en janvier,
09:44ils verraient qui est le mieux placé
09:46dans les sondages
09:47et du coup,
09:50comment dire,
09:51un des deux se désisterait
09:53pour l'autre.
09:55Et donc, la bataille à distance
09:56a commencé
09:56puisque Edouard Philippe,
09:57lui, il va faire un meeting
09:59tout début juillet
10:00à l'Accor Arena,
10:03à Porte de la Chapelle.
10:04Adidas Arena.
10:05À l'Adidas Arena.
10:07Un tout petit peu plus petit.
10:08Oui, oui, pardon.
10:09Je pensais à celle-là
10:10et j'ai...
10:11Donc, là,
10:11une nouvelle qui a été faite
10:12pour les Jeux Olympiques,
10:13la Porte de la Chapelle.
10:16Et Gabriel Attal, lui,
10:18c'est samedi,
10:20Porte de Versailles.
10:21Alors là aussi,
10:22dans la mythologie politique française,
10:25c'est la création du RPR,
10:26de Jacques Chirac.
10:27C'est le premier meeting
10:28de candidature de Sarkozy
10:30en 2007.
10:31C'est aussi Emmanuel Macron,
10:34le fameux
10:35« C'est notre projet,
10:37c'était Porte de Versailles ».
10:39Quel est l'enjeu, là,
10:40pour Gabriel Attal
10:41de ce premier meeting ?
10:42Parce que là, pour le coup,
10:42on revient à Paris, quand même.
10:43Oui, c'est ça.
10:44Non, on revient à Paris.
10:45On veut marquer les événements
10:47par un grand Raoult,
10:48un grand rendez-vous.
10:50Évidemment, l'enjeu,
10:51c'est toujours l'enjeu
10:52dans ce type de grand meeting,
10:53surtout dans le meeting
10:54d'ouverture de campagne,
10:55c'est de montrer sa capacité
10:57à rassembler, forcément.
10:58D'autant que la famille
11:00politique de la Macronie,
11:01du bloc central,
11:02on va dire, élargi,
11:04elle est très, très large.
11:05Et il y a tout un ensemble
11:06de poids lourds, évidemment,
11:07après 10 ans de présidence
11:08d'Emmanuel Macron.
11:10Alors, est-ce qu'ils seront là ?
11:11Est-ce que les premiers rangs
11:12seront garnis
11:13d'anciens ou d'actuels ministres ?
11:17On ne prend pas vraiment
11:17le chemin.
11:18On ne prend pas vraiment
11:19ce chemin-là.
11:20D'abord, il y a une figure
11:23présidente de l'Assemblée nationale,
11:24donc il y a Elbron Pivet,
11:25une grande figure de la Macronie,
11:27qui a dit qu'elle ne serait pas là,
11:28tout simplement,
11:29qu'elle s'écartait de ce type
11:31d'entreprise individuelle,
11:32que ce n'était pas le moment,
11:33que c'était trop tôt.
11:34Elle a aussi montré
11:35à quel point c'était
11:36un jeu de mec aussi,
11:37parce qu'il n'y a que des hommes
11:38dans la Macronie,
11:39pour le moment,
11:40en tout cas candidats
11:42ou intéressés par la possibilité
11:43de se présenter.
11:44Et donc,
11:45elle ne sera pas là.
11:46Et c'est vrai que tout autour,
11:48que ce soit autour de
11:51Elbron Pivet,
11:51mais surtout autour
11:52d'Emmanuel Macron,
11:53en tout cas des fidèles
11:53de proches de Elbron Pivet,
11:55en tout cas autour des lieutenants,
11:57disons,
11:58des serviteurs
11:58d'Emmanuel Macron sur 10 ans,
12:00on est assez gênés
12:01pour le moment.
12:02On juge que c'est assez tôt
12:04encore pour se prononcer,
12:05pour choisir un camp.
12:07On est aussi assez réticents
12:09vis-à-vis de la possibilité
12:11de mettre en scène
12:11aussi certaines fractures.
12:13Donc, pour le moment,
12:15voilà,
12:16tout ce qu'on peut dire,
12:16c'est que dans ce meeting
12:17de Gabriel Attal,
12:18il y aura des très proches
12:19de Gabriel Attal,
12:20des Prisca Tevenot,
12:20ancienne porte-parole
12:21du gouvernement,
12:22Franck Riester,
12:24ancien ministre également.
12:26Responsable des élections
12:27en Renaissance.
12:28Exactement.
12:29Enfin,
12:29maître député de Provins.
12:30C'est ça.
12:31Et puis,
12:32au-delà,
12:33il y aura certainement
12:34des nobots,
12:36comme on peut dire.
12:36Et c'est vrai que ce matin,
12:37on en parlait tout à l'heure
12:38hors antenne,
12:39mais c'est vrai que ce matin
12:40sur France Inter,
12:41il est interrogé à ce propos
12:42par Benjamin Duhamel.
12:44Et alors,
12:44Gabriel Attal ne se démonte pas,
12:46évidemment.
12:46Un petit peu gêné, oui.
12:47Un petit peu gêné,
12:48mais il ne se démonte pas
12:49à la Attal,
12:49on va dire.
12:50Et il fait toute une...
12:52Il liste une série de noms
12:53en disant,
12:53ça, ce n'est pas des poids lourds,
12:55peut-être.
12:56Mais en fait, non,
12:56ce sont des élus,
12:58des élus locaux.
12:59J'ai quand même
12:59le président de la Lauser avec moi,
13:01le maire de Machin avec moi.
13:03Bon,
13:03oui, très bien.
13:04Mais il n'y a pas,
13:05parce qu'on ne les a pas cités,
13:06il n'y a pas Gérald Darmanin,
13:07qui est quand même
13:08un gros poids lourd
13:08de la Macronie.
13:09Il n'y a pas Aurore Berger.
13:11Il y en a d'autres qui sont...
13:13Et puis,
13:14l'une des principales,
13:15c'est quand même
13:15Elisabeth Borne
13:16qui a publiquement dit
13:18qu'elle n'était pas d'accord
13:19avec ce qui se passait
13:20dans son parti
13:21et qui, d'ailleurs,
13:22s'est retirée
13:22de la direction du parti.
13:24Et la rumeur même dit
13:25qu'elle pourrait peut-être
13:26le quitter.
13:27Exactement.
13:27Et puis,
13:28Elisabeth Borne,
13:28elle sort un livre
13:29dans les jours à venir.
13:31Il va falloir suivre
13:32un petit peu son positionnement.
13:33Est-ce qu'elle va soutenir
13:34l'un ou l'autre ?
13:34Ou est-ce qu'elle va aussi
13:36potentiellement proposer son nom ?
13:37Qui sait ?
13:38On est dans ce moment-là,
13:40que ce soit à gauche
13:40ou à droite,
13:41où chacun essaie
13:42de se positionner
13:43pour voir un petit peu
13:43comment les sondages répondent.
13:45Donc,
13:46à suivre.
13:46Mais c'est vrai
13:46qu'il y a cette question-là.
13:49Mais cette question-là,
13:49elle agite déjà
13:50le camp à Attal
13:51depuis un certain temps.
13:52C'est vrai que pendant...
13:53Alors,
13:53ça fait qu'il y a quelques mois,
13:54mais au meeting
13:54de rentrée de Renaissance,
13:56qu'Attal avait déjà
13:57transformé un premier meeting
13:58de pré-candidature.
13:59C'était donc à la rentrée.
14:01C'était en septembre-octobre dernier.
14:03Il y avait déjà
14:03cette question-là
14:04de rang parsemé,
14:07on va dire,
14:09où déjà,
14:09Bronpi V manquait à l'appel.
14:10Gérald Darman a été venu.
14:12Mais alors,
14:12c'était intéressant
14:12parce qu'il avait pris la parole,
14:14mais il avait quand même
14:15mis des petits tacles
14:16déguisés à Gabriel Attal
14:18en disant,
14:18attention,
14:19choisissons le collectif
14:20et ne faisons pas le choix
14:22de l'entreprise individuelle.
14:24Et c'est aussi
14:25ce qu'il dit d'ailleurs
14:25dans le JDD
14:26il y a quelques jours,
14:27en disant,
14:28attention,
14:29on est face à la menace
14:30que lui présente
14:32comme LF-IRN.
14:33C'est ça.
14:34Et que donc,
14:35lui,
14:36il milite pour une candidature unique.
14:38Pourquoi pas la sienne ?
14:39Pour l'instant,
14:39il dit qu'il le verra,
14:40il choisira.
14:41Candidature unique
14:42qui irait même jusqu'à LR.
14:44Exactement,
14:44de tout le bloc central.
14:45De tout le bloc central.
14:46Donc voilà,
14:48ce problème-là
14:49et ces questions-là
14:49sont récurrentes.
14:51Gabriel Attal
14:51ne va pas les régler
14:52pour ce meeting-là
14:53à Paris.
14:54Mais il va falloir suivre
14:55tout ça
14:56et d'autant que,
14:56comme tu le disais,
14:57Edouard Philippe,
14:58quelques semaines après,
14:59donne son grand meeting.
15:00Est-ce que là,
15:00il y aura davantage de noms ?
15:02Alors c'est vrai que
15:02c'est des questions
15:03qui agitent plutôt
15:04la sphère politique
15:04et moins les citoyens.
15:05Ce n'est vraiment pas ça
15:06qui va faire la décision.
15:08Mais malgré tout,
15:08dans la création d'un élan,
15:10en début de campagne,
15:11à un an du premier tour,
15:12ça compte.
15:13Je suis même d'ailleurs
15:14assez marqué du fait
15:15que là,
15:15il y a ce meeting-là.
15:16Il y a aussi le meeting
15:17de Jean-Luc Mélenchon
15:18le 7 juin.
15:20Il y a le meeting
15:20de Raphaël Glucksmann
15:21mi-juin,
15:22mais selon toute vraisemblance,
15:23il ne sera pas officiellement
15:24déclaré à ce moment-là.
15:26Vous avez donc au moins
15:27trois gros meetings
15:28de candidats
15:29officiellement déclarés
15:30et pas à une primaire,
15:31des candidats déclarés
15:33qui ont lieu
15:35avant l'été
15:37qui précèdent la présidentielle.
15:38Moi, je n'ai jamais vu ça.
15:40Ça montre bien
15:41à quel point
15:41la campagne va être très longue
15:43et que les gens
15:44comptent vraiment
15:44sur les sondages
15:45pour pouvoir
15:46prendre l'ascenseur
15:47du vote utile,
15:48qu'il soit à gauche
15:48ou au centre.
15:49Mais revenons
15:50à Gabriel Attal
15:51et parlons peut-être
15:52un tout petit peu fond.
15:54Est-ce qu'il a avancé
15:56déjà des propositions,
15:59Gabriel Attal ?
16:00Qu'est-ce qu'on peut en dire
16:01de ça à date,
16:03si je puis dire ?
16:04Alors oui, bien sûr,
16:05il a lancé quelques propositions.
16:06Il ne l'a pas fait
16:07tout de suite.
16:07Il ne l'a pas fait
16:08dans ce décor-là
16:09de l'Aveyron,
16:10de cette France
16:11qu'il imagine profonde.
16:14Il l'a fait plutôt
16:15dans les médias
16:16parce qu'en fait,
16:16ensuite,
16:17il a fait toute une série,
16:18toute une tournée
16:19mégaplique.
16:20TF1, Brut
16:20et donc France Inter.
16:21Exactement.
16:22Et aussi le Parisien...
16:23C'est un peu la Sainte Trinité
16:24quand vous lancez
16:24votre campagne électorale,
16:25visiblement.
16:25C'est ça, exactement.
16:26Et il a fait la lune
16:27du Parisien aussi,
16:28dimanche,
16:29où d'abord,
16:30il a présenté
16:31sa priorité absolue.
16:33Mais ça,
16:33on la connaît,
16:34c'est l'école.
16:35Il le dit assez régulièrement.
16:37Il joue beaucoup
16:37sur ses six mois
16:39comme ministre de l'éducation.
16:40Oui, c'est ça.
16:41Six mois où en plus,
16:42il n'a pas fait
16:43grand-chose
16:44à part investir...
16:45Comment ça ?
16:47Il a interdit la baïa
16:48quand même.
16:49Oui, c'est vrai.
16:49Pas rien.
16:50Et il a investi
16:51la question
16:51de la harcèlement scolaire aussi.
16:54Donc voilà,
16:54c'est les seules choses
16:55qu'il a fait.
16:55Mais malgré tout,
16:56il a réussi
16:57à se donner
16:58une sorte de figure
16:59de monsieur éducation
17:00de la macronie,
17:01alors que son passage
17:02était très bref.
17:03Mais voilà,
17:04il dit en gros,
17:04l'école sera
17:05ma priorité absolue,
17:06je veux aller très vite.
17:08Et il dit même
17:09que dès les premières semaines,
17:10il engagera des décrets
17:12sur l'élévation du niveau.
17:13Alors, je ne savais pas
17:14que l'élévation du niveau
17:15se décrétait
17:17par des textes
17:18comme cela.
17:19Mais voilà,
17:20en tout cas,
17:20il veut marquer
17:21cette priorité-là.
17:23Et puis ensuite,
17:24là, peut-être
17:24qu'on rejoint
17:24un tout petit peu
17:25la campagne de Jacques Chirac
17:26sur la fracture sociale
17:26où il dit, en gros,
17:28le salaire net
17:29doit se rapprocher
17:30de celui du brut.
17:32Et par ailleurs,
17:33alors il y a
17:34tout un ensemble
17:35de propositions,
17:36mais en gros,
17:36il dit qu'il veut
17:37et là,
17:38on est sur des classiques
17:38de la Macronie,
17:39mais voilà,
17:39redonner de la visibilité
17:41aux entreprises,
17:42faire baisser le chômage,
17:43mais on est sur des incantations.
17:44Il n'y a pas vraiment
17:45de propositions très nettes,
17:47très claires,
17:47très précises,
17:48mais il y a une sorte
17:49de projet global,
17:51de direction,
17:51disons.
17:52Et l'autre cheval de bataille,
17:54c'est l'immigration.
17:55Alors certainement aussi
17:56parce que la concurrence
17:58de Bruno Retailleau
17:59est là également
18:00où il dit, en gros,
18:03vouloir instituer
18:04une préférence travail.
18:05Alors c'est-à-dire
18:05qu'en fait,
18:05il s'inspire
18:06du modèle canadien
18:08où, en gros,
18:09il dit
18:09les partenaires sociaux
18:10définiront donc
18:11les besoins d'immigration
18:12pour notre économie
18:13qui seront votés
18:14sous forme de quotas
18:15au Parlement
18:17avec un système
18:18de points
18:18comme au Canada.
18:19Donc voilà,
18:19en gros,
18:20c'est sa proposition
18:21pour l'instant
18:22phare sur l'immigration.
18:23Ce matin,
18:24sur Inter,
18:24il a aussi dit
18:25qu'il fallait moins accueillir,
18:26mais accueillir mieux.
18:28Mais accueillir quand même.
18:28Mais accueillir quand même.
18:29Il n'y a pas sur la ligne
18:30d'Armanin
18:30qui dit
18:31moratoire de trois ans
18:32sur l'immigration.
18:33Complètement.
18:36Complètement.
18:36Et il y a aussi
18:37un dernier point
18:38des sujets sociétaux.
18:39Notamment,
18:39il s'est positionné
18:41sur la GPA.
18:42Quelques mois déjà.
18:43Oui, c'est ça.
18:44Il y a quelques mois.
18:44Alors là,
18:45il va un petit peu moins
18:45en franco
18:46qu'il y a quelques semaines.
18:48Il faut dire que
18:48même dans son camp,
18:49il y a eu
18:50quelques levées de boucliers.
18:51Maude Bréjean,
18:52notamment à la porte-parole
18:53du gouvernement,
18:54a réitéré
18:56ses réticences,
18:59son peu d'enthousiasme,
19:00on va dire.
19:01C'est l'un des rares éléments
19:03qui le distinguent
19:04particulièrement de LR.
19:05Oui, complètement.
19:06Et lui, alors là,
19:07dans l'interview au Parisien,
19:08il dit qu'il veut ouvrir
19:09un débat là-dessus,
19:10qu'il entend les réserves,
19:12pour certaines,
19:13sont de nature religieuse
19:14ou philosophique,
19:15mais qu'il ne veut pas
19:18lâcher le sujet.
19:19Il voudrait qu'un débat
19:20soit ouvert sur ce sujet.
19:22Voilà, en gros,
19:23pour le moment,
19:24pour les premières propositions
19:25de Gabriel Hattori.
19:26Il s'est aussi un petit peu
19:27pris les pieds dans le tapis
19:28sur la question
19:29de l'assurance chômage.
19:31Est-ce que c'est là
19:31qu'on passe l'extrait ?
19:34Oui, on va le regarder.
19:36Il était donc chez Brut,
19:38comme Jean-Luc Mélenchon,
19:39après sa déclaration
19:40de candidature,
19:41on l'écoute.
19:43Comment est-ce qu'on baisse
19:44les charges qui pèsent
19:45sur le travail ?
19:45En faisant des économies.
19:47Parce qu'en fait,
19:47ces charges,
19:48elles financent des dépenses,
19:49notamment du modèle social.
19:51Quel type d'économie,
19:52par exemple ?
19:53Un, sur l'assurance chômage.
19:54C'est-à-dire qu'on réduit
19:55encore la durée
19:56d'indemnisation ?
19:57Moi, je propose tout simplement
19:58qu'on se mette à peu près
19:59au niveau de la moyenne
20:00des pays européens
20:00sur la durée d'indemnisation,
20:02la durée,
20:02le nombre de mois
20:03qu'il faut avoir travaillé
20:04pour pouvoir avoir le chômage.
20:06C'est-à-dire qu'on raboterait
20:07encore l'assurance chômage,
20:08selon vous ?
20:08Ce n'est pas une question
20:09de raboter.
20:10Oui, c'est aussi incitatif
20:13pour reprendre un travail.
20:15C'est non pas supprimer
20:17l'assurance chômage,
20:17mais se mettre
20:18dans la moyenne
20:18des pays européens.
20:23autour de 18 mois
20:23d'indemnisation, par exemple.
20:25On est à 18 mois,
20:25je crois, aujourd'hui.
20:26Non, non, j'ai proposé
20:27de...
20:27Ou alors, j'ai proposé
20:28de passer...
20:29Bref.
20:29Parce qu'on était à 24 mois avant
20:30et là, maintenant,
20:31on est passé à 18.
20:31C'est ça.
20:32Et en fait, on va faire
20:33une nouvelle proposition
20:33sur le sujet.
20:34Je n'ai plus en tête exactement,
20:35ça date il y a deux ans,
20:36ce que j'avais proposé
20:37dans ma réforme.
20:38En tout cas, l'objectif,
20:38c'est de réduire
20:39pour se mettre près
20:40dans la moyenne.
20:41Allez, c'est un naufrage.
20:42Comment est-ce qu'on baisse
20:42les charges ?
20:46Oui, parce qu'il faut se souvenir
20:47que quand Gabriel Attal
20:49était Premier ministre,
20:50donc entre janvier
20:51et effectivement juillet 2024,
20:54même si ça a duré plus longtemps,
20:56il avait proposé
20:58une énième réforme,
21:00parce qu'il y avait déjà eu
21:00une réforme de l'assurance chômage
21:01dans le deuxième mandat
21:03d'Emmanuel Macron.
21:03Il avait proposé une nouvelle
21:05qu'il avait finalement
21:06mise sous le boisseau
21:10pendant les législatives
21:11un peu en mode
21:13petit geste.
21:16Donc, il remet un peu
21:19le sujet de l'avant.
21:21Oui, alors il propose
21:22une nouvelle réforme
21:24de l'assurance chômage.
21:24Il ne se souvient plus
21:25de sa réforme,
21:26on peut le lui rappeler.
21:28Oui, évidemment,
21:28il s'agissait de réduire
21:30la durée d'indemnisation.
21:32Aujourd'hui, on est à 18 mois
21:34et on était déjà à 18 mois
21:35au moment où il faisait
21:36cette annonce.
21:37C'était en mai 2024,
21:38juste avant la dissolution
21:39et il voulait la réduire
21:40à 15 mois.
21:41Donc, il ne s'en souvient pas,
21:43mais c'était ça
21:43le propos avant tout.
21:47Et il fallait avoir travaillé
21:496 mois sur les 24 derniers.
21:51Aujourd'hui, on est
21:52un tout petit peu dessus.
21:55Donc voilà, c'était
21:56la proposition de Gabriel Attal.
21:57Évidemment que la proposition
21:59de nouvelle réforme
22:00de l'assurance chômage
22:01ira dans ce sens-là.
22:02Pour l'instant, je me réfère
22:03encore à l'interview
22:04dans Le Parisien.
22:06Chez Brut, il en parle,
22:07mais on a vu à quel point
22:08il était vague.
22:09Mais du côté du Parisien,
22:10il dit aussi qu'il faudra
22:11faire une réforme.
22:12Mais il ne dit pas non plus
22:13dans quel sens ça ira.
22:15Mais on peut imaginer
22:16que c'est ça.
22:17Et là où c'est intéressant
22:19d'analyser son propos,
22:20c'est qu'il se réfère
22:21à la moyenne européenne.
22:22Mais quand on se réfère
22:23aux différentes moyennes européennes
22:24sur la question
22:26de l'assurance chômage,
22:27on est en France
22:30pour le coup
22:31assez éloigné des standards
22:32et même du côté
22:33de gouvernements,
22:34enfin de pays gouvernés
22:36par des majorités
22:37qui ne sont pas vraiment
22:37de gauche.
22:38Enfin, il y a quelques éléments
22:40qui ont été notamment listés
22:41par Adrien Clouet,
22:42député LFI,
22:43qui a fait un tweet là-dessus
22:44et que j'ai vérifié.
22:45Évidemment, tout s'avérait vrai.
22:47Mais par exemple,
22:49pour ouvrir le droit
22:50à l'assurance chômage,
22:50par exemple,
22:51en France, il faut cotiser
22:53un peu plus de six mois.
22:54En Italie, c'est trois mois,
22:55par exemple.
22:56Est-ce qu'on dépense
22:57plus en France
22:58qu'ailleurs par chômeur ?
23:00Non.
23:01En Allemagne,
23:01on dépense 29 000 euros
23:03par chômeur,
23:05alors qu'en France,
23:05c'est plutôt 22 000 euros.
23:08Et on voit la même chose
23:09sur la question
23:10de la proportion
23:11de l'indemnisation.
23:12L'indemnisation équivaut
23:14à 90 % du salaire
23:15au Danemark,
23:1657 % en France.
23:18Et en France,
23:18il n'y a pas de minimum
23:19non plus
23:19en termes de location chômage,
23:24alors que c'est le cas ailleurs.
23:27notamment en Italie.
23:28Voilà, parce qu'il faut
23:28pouvoir comparer
23:29plusieurs choses.
23:30La durée de l'indemnisation,
23:31c'est une chose,
23:32mais le niveau,
23:33les conditions
23:33pour y accéder,
23:34etc.,
23:35c'est quand même autre chose.
23:36Voilà, c'est ça,
23:36exactement.
23:38Donc, on voit à quel point,
23:39au-delà de cette difficulté
23:42qu'a pu avoir Gabriel Attal
23:43à se souvenir de sa réforme,
23:45qu'il n'est pas non plus
23:46au niveau
23:46sur la question du comparatif
23:48par rapport aux autres puissances
23:50européennes.
23:50un axe à travailler.
23:52Est-ce qu'on a fait le tour ?
23:54Oui, je crois qu'on a fait
23:55plutôt le tour.
23:56On en reparlera
23:57après les deux meetings.
23:57Oui, je pense qu'on aura
23:58l'occasion d'en reparler
23:59de lui comme des autres.
24:02Suivez-nous sur la chaîne
24:03de l'Humanité,
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24:06On reviendra vous parler
24:08des autres candidats
24:09à l'élection présidentielle.
24:10Salut !

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