- il y a 9 heures
Lors d’une conférence en présence de Yaël Braun-Pivet, Léa, étudiante et membre de l’Union des étudiants communistes à l'Institut d'études politiques de Saint-Germain-en-Laye, a pris la parole pour dénoncer une minute de silence jugée sélective, appelant à inclure les victimes de violences policières, d’extrême droite et les Palestiniens morts à Gaza. Depuis, le directeur lui a annoncé qu'elle allait passer en conseil de discipline. Elle témoigne au micro de Clara Martinot.
La réponse de Sciences Po Saint-Germain-en-Laye : https://www.sciencespo-saintgermainenlaye.fr/wp-content/uploads/2026/04/Communique_12-avril-2026.pdf
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NewsTranscription
00:01Bonjour Léa. Bonjour. Tu es étudiante à Sciences Po Saint-Germain-en-Laye et tu es co-fondatrice de l
00:07'Union des étudiants communistes.
00:09Oui. Jeudi 26 mars, Yaël Braun-Pivet, président de l'Assemblée nationale, était invitée par l'association Les Rencontres à
00:16Sciences Po Saint-Germain-en-Laye.
00:17Oui. Et pendant cette conférence débat, tu as décidé de prendre la parole. On regarde.
00:28Madame, malgré les tentatives de nous faire notre mobilisation, nous profitons aujourd'hui de votre venue pour rendre hommage à
00:36toutes les victimes de l'extrême-droite en imposant une minute de silence.
00:40Vous avez honoré une minute de silence pour Claude de Ranck, adorateur du IIIe Reich et néo-nazi.
00:46Nous souhaitons alors rendre hommage à toutes les victimes de la police qui agit en totale impunité grâce à votre
00:52gouvernement.
00:53Enfin, nous souhaitons rendre hommage à toutes les victimes du génocide commis par le régime israélien, régime que vous avez
00:59explicitement soutenu dès le début du massacre.
01:02Quant aux victimes des violences ultérieures ignorées, pour El Hassen, pour Federico Martin Arambourou, pour Eric Casa de Lopez, pour
01:09Emine, pour Cyrine Aydin, pour Angela Rostas, pour Jamel Ben Zabala, pour Hichem Marawi, pour Ismaël Haïli et enfin pour
01:15toutes les victimes de Gaza,
01:16nous vous demandons d'observer maintenant une minute de silence pour tous ceux qui n'ont pas eu la chance
01:21d'être content de Ranck.
01:22Pour tous ceux que votre gouvernement et vous-même ignorés.
01:25De plus, nous invitons tous ceux qui passent nos convictions et nos combats, des convictions simplement humaines, à nous suivre
01:31en sortant de la salle à la fin de la minute de silence.
01:35Merci de maintenant respecter la minute de silence et de vous lever.
01:51Une minute pour les victimes, pour Gaza.
01:55Levez-vous.
01:56Merci.
01:56Merci.
02:00Merci.
02:02Merci.
02:26Léa, est-ce que tu peux nous raconter ce qui s'est passé ce jour-là ?
02:30Oui, alors, il y a la présidente de la salle qui est arrivée dans notre IEP et qui a commencé
02:35à faire sa conférence.
02:37Et on avait prévu avec les autres étudiants et étudiantes de faire quelque chose pour en tout cas montrer qu
02:42'on n'est pas d'accord avec elles.
02:43Et nous, on avait demandé au directeur de parler au début.
02:47Donc, dès le début, avoir à la limite un micro et lui dire ce qu'on n'avait pas à
02:52dire.
02:52Sauf que le directeur a tenté de négocier avec son équipe qui lui a dit que ce n'était pas
02:57possible.
02:57Et du coup, ils nous ont dit qu'on aurait le micro au début des questions.
03:01Donc, 45 minutes après qu'elle ait parlé.
03:03Donc, nous, ça ne nous a pas forcément trop plu.
03:06Mais du coup, c'est pour ça que dans la vidéo, tu dis qu'il y a eu des tentatives
03:09de faire taire votre mobilisation.
03:11Oui, c'est parce qu'en amont, vous avez demandé pour parler.
03:14En amont, on a demandé pour parler.
03:16Et en vrai, nous, parler après qu'elle ait parlé, on trouvait ça un peu dommage.
03:20On voulait vraiment faire l'acte de partir de la conférence.
03:23Et surtout, notre but, c'était qu'on parte tous et toutes et qu'on la laisse face à un
03:26amphivide.
03:27Mais en fait, pas tout le monde est parti.
03:29Et en fait, déjà, deux semaines avant qu'elle arrive, quand la conférence s'est annoncée, on s'est tous
03:34mobilisés directement.
03:35Et du coup, on a tous commencé à essayer de fusionner nos idées, d'organiser un truc.
03:39Et dès que le directeur a entendu parler qu'on comptait faire un truc, il nous a tous convoqués.
03:43Et a essayé d'engendrer un débat avec nous.
03:45Sauf qu'en vrai, pour nous, il n'y avait pas de débat.
03:47On s'est dit, mais en fait, on n'est pas contre le pluralisme.
03:51Ce n'est pas inviter quelqu'un qui n'est pas de mon bord ou de notre bord qui nous
03:53dérangeait.
03:53C'était vraiment le fait que le contexte n'était pas du tout propice.
03:56En vrai, entre Gaza, c'est ces hommages qui relèvent pour nous d'un pur racisme d'État.
04:00On ne voulait pas l'avoir, on ne voulait pas qu'elle vienne ici.
04:02Et on trouvait ça vraiment honteux de l'accueillir sur un tapis rouge et dans notre école.
04:07On trouvait ça vraiment, vraiment horrible.
04:09Et aussi, moi, personnellement, avant la conférence, la conférence était vers 18h.
04:14J'étais en cours de musique à 15h.
04:16Et un monsieur que je n'avais jamais vu est venu me chercher et m'a demandé de fouiller mon
04:20sac.
04:21et m'a parlé hyper agressivement en me disant que j'avais intérêt à rien faire,
04:25à être mature, à réfléchir à mes actes qui auraient des conséquences
04:28et que j'étais, je cite, fichée dans leur dossier.
04:30Tu sais qui c'était cet homme ?
04:32Et justement, moi, c'est pour ça que sur les réseaux, je me suis vite affolée en me disant
04:35« Mais d'où est-ce qu'on veut nous faire taire ? C'est une honte. »
04:39Là où j'ai commencé vraiment à me dire « Mais en fait, on est au privé, c'est pas
04:43normal. »
04:43Et du coup, l'administration salle a compris qu'il y a une semaine
04:47et a dit qu'il ne connaissait pas ce monsieur.
04:48Mais bon, c'est bizarre, en vrai, c'est quelqu'un d'administration.
04:53Et quand la caméra, elle se coupe, après, il se passe quoi ?
04:58Je remercie.
04:59Et là, je réinvite les gens d'accord avec nous à se lever et à partir.
05:04Et en vrai, on est peut-être 12 à partir, donc c'est pas énorme.
05:08Sur la salle, il y avait à peu près combien de personnes ?
05:11Dans la salle, on devait être 70, 80.
05:14Et en partant, je vois toute la sécurité privée, toute mon administration
05:19qui nous regarde en se disant « Mais qu'est-ce qu'ils ont fait ? »
05:22Et il y a Broniché qui ensuite a dit « Dommage qu'elle ne veut pas parler.
05:26En gros, elle n'est pas morte au débat, c'est dommage. »
05:29Bon, alors qu'en vrai, je pense qu'on ne devrait jamais plus débattre.
05:31Ça, c'est ce qu'elle a dit de toi ?
05:33Ouais.
05:34Et après, elle a dit qu'elle n'avait vraiment pas aimé la façon dont j'ai imposé le silence.
05:38De base, pour elle, ça se vote.
05:39Et elle a dit « N'importe quoi, on n'impose pas le silence comme ça. »
05:42En plus, elle a refusé le débat.
05:45Enfin, voilà.
05:46Mais du coup, dans la vidéo, on ne voit pas trop sa réaction sur scène.
05:51Céline, est-ce que tu te souviens de l'expression de son visage quand tu as pris la parole
05:56et quand vous avez fait la minute de silence ?
06:00Pendant mon discours, je la regarde, elle, et je m'adresse vraiment à elle.
06:03Et quand je dis « Levez-vous », je parle.
06:05Bon, déjà à mes camarades, parce que la plupart ne sont pas levés, je me suis dit « N'importe
06:07quoi. »
06:08Mais aussi à elle, parce qu'elle ne s'est pas levée non plus.
06:10Elle était assise.
06:10Et elle me regardait vraiment avec un air condescendant et avec aucune émotion.
06:18Enfin, franchement, elle me regardait en ayant l'air de se dire « Qu'est-ce qu'elle a... ?
06:23Pourquoi elle interrompt ? »
06:24Enfin, franchement, elle était vraiment... Elle était de pierre, en vrai.
06:27Du coup, tu as dit que tu as fait une minute de silence pour les personnes mortes à la suite
06:33d'une intervention des forces de l'ordre,
06:35pour les personnes mortes à Gaza et pour les personnes mortes de violences politiques par des militants d'extrême droite.
06:45Du coup, on va rappeler ces chiffres.
06:47Donc, selon la base de données créée par BASTA, entre 1971 et 2022, 861 personnes sont mortes à la suite
06:57d'une action des forces de l'ordre.
06:59Le 29 janvier 2026, l'armée israélienne a reconnu que plus de 71 000 Palestiniens ont été tués par des
07:06tirs ou des frappes dans la bande de Gaza depuis le 7 octobre.
07:10Évidemment, les experts disent que ces chiffres pourraient être largement sous-estimés.
07:16Et concernant les violences politiques, sur 53 morts, 5 sont le fait de l'ultra-gauche et 48 sont le
07:23fait de l'ultra-droite,
07:24selon une étude sur les violences politiques réalisée par Xavier Chrétien.
07:30Pourquoi c'était important pour toi de parler, de prendre la parole et de confronter Yael Brown-Pivet ?
07:37En vrai, je pense que l'idée principale, c'était de montrer à tous mes camarades...
07:41Enfin, en fait, l'idée de... Parce que c'est moi qui ai parlé, mais en vrai, c'était l
07:44'idée de plein de personnes.
07:45C'était de montrer qu'on pouvait vraiment se faire entendre, même si on est étudiant-étudiante,
07:48et qu'en vrai, on est face à une présidente, on peut vraiment se faire entendre.
07:51Et nous, on était tellement révoltés de voir qu'elle a accordé une décidence à Cantat de Rang,
07:55alors qu'elle n'en a jamais fait pour d'autres victimes, enfin, elle en a fait pour d'autres
07:58victimes,
07:58et pas des victimes... Comment dire ?
08:02Bah, elle, la Senjara, elle en a pas fait, pour les Palestiniens qui sont morts à Gaza.
08:07Elle crée une hiérarchie des vies, des morts, et moi, j'ai trouvé ça vraiment, vraiment révoltant.
08:14En vrai, même... C'est aussi du contexte où on en parle de plus en plus.
08:19Et puis aussi, on est pas mal engagés avec pas mal de mes camarades.
08:23On parle à beaucoup de gens... En fait, on a fait une manifestation la semaine d'avant.
08:28On a fait la manifestation contre les violences d'État.
08:30Et du coup, on avait aussi vu la mère de Noël, on a vu toutes ses parents victimes.
08:35Bon, Noël a eu une mine de silence, d'accord.
08:36Mais on a vu aussi plein de mamans qui ont perdu leurs enfants et qui n'ont pas eu de
08:42mine de silence.
08:43Et du coup, le fait d'avoir en plus ce contexte en tête où on a vu dans les manifestations
08:46des gens hyper tristes
08:48et qui nous ont rappelé, en vrai, qu'il y a des victimes qui n'ont pas mis de silence
08:51et qu'on n'entend pas parler du tout,
08:53qu'en fait, on était encore plus révoltés.
08:55On a vraiment voulu se dire, mais là, il faut qu'on fasse un truc, on ne peut pas accepter
08:57qu'elle vienne comme ça.
08:59Et même le fait de voir sa photo avec, par exemple, l'armée israélienne sur une roue de promo, ça
09:03a tourné.
09:03On s'est dit, mais qu'est-ce que cette personne vient faire de notre IEP ? Enfin, n'importe
09:08quoi.
09:08Et après cette vidéo, après avoir posté cette vidéo, est-ce que tu as reçu des soutiens ?
09:13Est-ce que tu as reçu des pressions ? Quelle a été la réaction après avoir posté cette vidéo ?
09:17Sur la première vidéo que j'ai postée, donc la vidéo qu'on a regardée ensemble, j'ai reçu beaucoup
09:22de soutien.
09:23Et en vrai, tout le monde était hyper fière, tout le monde a reposté dans mon école, on était vraiment
09:26hyper fière.
09:26Tout ça, c'était le 26 mars.
09:29Et je n'ai pas reçu de message trop méchant.
09:32En vrai, je n'avais pas fait tant de vues que ça.
09:34J'avais fait des vues, mais ce n'était pas non plus exceptionnel.
09:37Et par contre, quand j'ai été convoquée avec ma punition, et que là, j'ai reposté ma punition,
09:41en fait, là, ça a pris une ampleur parce qu'on a eu beaucoup de personnalités publiques qui nous ont
09:43repostées.
09:44Il y a eu Antoine Léoman, il y a eu Astra Auré qui nous ont repostées.
09:46Donc vraiment, en quelques minutes, ça a pris beaucoup, beaucoup, beaucoup d'ampleur.
09:50Et là, au début, tout le monde était avec nous.
09:54On avait beaucoup de soutien de la part de quasiment tous Sciences Po, enfin des élèves de Sciences Po.
09:58Sauf que très vite, l'administration a essayé de ralentir les fausses en voyant qu'on prenait beaucoup d'ampleur.
10:08Oui, parce que du coup, avant ça, ton action, elle a eu aussi des conséquences sur ta scolarité.
10:13Et tu as été convoquée par la direction de l'école, c'est ça ?
10:16Oui, oui, donc ça, c'était le 10 avril. Donc trois semaines après, enfin deux semaines après, je me fais
10:19convoquer,
10:19alors que la vidéo avait été publiée depuis deux semaines et qu'en vrai, plus personne n'en parlait.
10:22Et là, ils m'ont convoqué du coup le 10 avril et le directeur m'a dit que j'allais
10:26suivre passer en conseil de discipline.
10:29Et je lui ai dit, ben, enfin, je lui ai demandé pourquoi et pourquoi tant de temps après et sur
10:33quel motif.
10:35Il m'a répondu que ce n'était pas par rapport à ce que j'avais fait et parce que
10:39j'avais publié la vidéo
10:40et que du coup, il y avait des problèmes de droit à l'image parce qu'il n'avait pas
10:44filmé la conférence,
10:44sauf qu'en vrai, tout le monde a pris des photos de bande-pieds pour les mettre sur le nicotine,
10:47donc on va là.
10:48Et donc, il y a eu beaucoup, beaucoup de prises de vidéos et c'est vrai que je n'ai
10:52pas trop compris
10:53parce qu'en vrai, le seul qui m'accuse, c'est le directeur. Il n'y a pas de pénal,
10:57il n'y a pas de...
10:57Enfin, au niveau de droit à l'image, personne d'autre m'accuse que lui.
11:00Et donc, il évoque même dans un... Parce que Mediapart l'a aussi interrogé.
11:05Il évoque que j'aurais brisé sa confiance parce qu'il m'avait dit, tu n'auras pas la parole
11:08au début de la conférence.
11:10Et en fait, je l'ai quand même prise. Et du coup, il évoque que j'aurais brisé sa confiance.
11:15Mais donc, du coup, ce conseil de discipline, tu sais comment ça va se dérouler, qui va être présent.
11:20Et du coup, ça va se produire dans les prochains mois, c'est ça ?
11:23Oui. Il a dit que ça allait prendre plusieurs mois, voire en vrai, peut-être une année.
11:27Parce que, en fait, ce n'est pas Sciences Po, Saint-Germain-Lé, qui va me juger, mais c'est
11:31Sergi.
11:32Donc, l'université, on dépend. Et donc, en fait, Sciences Po n'aura plus du tout la main dessus.
11:36Une fois que je serai en conseil là-bas, Sciences Po n'aura plus la main dessus.
11:40Du coup, ceux qui vont me juger, c'est des élus étudiants à Sergi et puis des professeurs, peut-être.
11:47Mais ça, ce ne sera pas avant longtemps.
11:49Et donc, ce que tu disais, c'est que des personnalités ont reposté cette nouvelle
11:56que tu allais passer en conseil de discipline et que là, ça a pris de l'ampleur.
12:00Comment a réagi, du coup, la direction de Sciences Po ?
12:05Très vite, ils ont envoyé un mail en expliquant, en gros, que je méritais.
12:10Ce qui m'arrivait parce que j'avais désobéi à la règle qui était de ne pas filmer.
12:14Et donc, ils se sont beaucoup focalisés sur cet argument.
12:17Ils ont dit que je n'aurais rien. Ils ont dit, ouais, il n'y aura qu'un blâme.
12:20En vrai, on ne sait pas. Parce que dans les statuts, j'ai écrit qu'en conseil,
12:24enfin, à l'issue du conseil, je risque du blâme à l'exclusion.
12:27En vrai, je ne pense pas être exclu. Ça serait, pour moi, improbable que je fasse exclu,
12:30même si, en vrai, le risque existe.
12:31Et donc, forcément, que quand on demande ce que je risque, je lui ai dit du blâme à l'exclusion.
12:35Sauf que les gens retiennent souvent l'exclusion, parce que, ben, c'est comme ça, c'est humain.
12:38Et donc, il a directement démenti en disant, oui, elle ment, regardez, elle dit qu'elle va être exclue,
12:42alors que pas du tout, il ne va rien lui arriver, elle a désobéi,
12:46elle a diffusé des images avec son compte, perso, c'est comme ça.
12:49Et il a assisté sur le fait qu'il ne voulait pas faire de moi un exemple, qu'il soutenait
12:52ce que je faisais.
12:53Donc, en gros, les gens se sont dit, enfin, on vit de penser que je faisais ça, même pour le
12:57buzz.
12:58Il y en a qui m'ont dit, oui, c'est pour le buzz qu'elle fait ça.
13:00Alors qu'en vrai, vu les messages d'honne que je me suis pris, vraiment, je m'en serais bien
13:03passée.
13:05Et que j'avais menti et qu'il avait abusé la chose.
13:08Alors qu'en vrai, je suis sortie juste en disant, ben, j'ai un conseil de discipline.
13:12Et voilà, quoi. Et voilà ce que j'encours.
13:14Je ne savais pas dire que je pensais être exclu.
13:16Ça veut juste dire que le risque, il existe.
13:17Et qu'une fois que je serai assergie, ben, en vrai, si on se peut, on aura plus du tout
13:20la main dessus, quoi.
13:21Est-ce que tu as quelque chose à ajouter ?
13:24Ben, moi, ce que j'aime bien dire, c'est qu'en vrai, je n'ai pas du tout agi
13:28seule.
13:28Et que si j'étais celle qui parlait, c'est parce qu'il a fallu désigner quelqu'un qui allait
13:31parler.
13:32Mais qu'en vrai, j'ai parlé au nom de beaucoup, beaucoup de personnes.
13:34Qu'on est énormément à soutenir cette action.
13:38Et on est énormément à ne pas regretter.
13:39Et puis, ben, je voulais montrer que nous, étudiants, étudiantes, on peut parler vraiment.
13:43Et il faut qu'on se mobilise parce qu'il se passe des choses tellement graves
13:46qu'on ne peut pas rester infaillible quand des personnes viennent dans notre établissement.
13:51On a notre mot à dire, même si ce n'est pas nous qui organisons.
13:55Merci beaucoup, Léa.
13:56Merci à toi.