- il y a 1 jour
Alors que les saisons d'incendies et les catastrophes naturelles battent des records historiques, la sécurité civile française est poussée à bout de souffle. Canadairs cloués au sol, camions défectueux, suppressions de postes à l'ONF et sous-financement chronique : l'État est-il en train d'abandonner celles et ceux qui nous protègent ?
À l'Agora de la Fête de l'Humanité, élus et représentants des sapeurs-pompiers dressent un constat accablant et posent les solutions concrètes pour le prochain budget : recrutements massifs, revalorisation des métiers, taxation des assureurs et planification écologique.
Discussion avec :
- Sébastien Delavoux, sapeur-pompier et animateur du collectif CGT SDIS
- Sandra Regol, députée Les Écologistes du Bas-Rhin
- Frédéric Mellier, secrétaire départemental du PCF en Gironde
- Claire Lejeune, députée La France insoumise de l'Essonne
Animé par Emilio Meslet, journaliste à l'Humanité.
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00:00 L'été de tous les records : la réalité du terrain
00:06:05 Le cas de la Gironde : inondations, incendies et austérité locale
00:08:26 Bascule écologique VS déni politique et médiatique
00:12:54 La faillite de l'État : canadairs fantômes et camions défectueux
00:19:16 Fermeture de casernes et affaiblissement de l'ONF
00:22:14 Le projet de loi de modernisation face aux revendications syndicales
00:28:16 Bataille budgétaire et propositions de financement
00:35:05 La casse des services publics et l'épuisement des pompiers volontaires
00:46:30 Grève des pompiers, crise sanitaire et conflits d'usage de l'eau
À l'Agora de la Fête de l'Humanité, élus et représentants des sapeurs-pompiers dressent un constat accablant et posent les solutions concrètes pour le prochain budget : recrutements massifs, revalorisation des métiers, taxation des assureurs et planification écologique.
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- Sébastien Delavoux, sapeur-pompier et animateur du collectif CGT SDIS
- Sandra Regol, députée Les Écologistes du Bas-Rhin
- Frédéric Mellier, secrétaire départemental du PCF en Gironde
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00:19:16 Fermeture de casernes et affaiblissement de l'ONF
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00:28:16 Bataille budgétaire et propositions de financement
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00:46:30 Grève des pompiers, crise sanitaire et conflits d'usage de l'eau
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NewsTranscription
00:00:01Il devait enfin y avoir des moyens pour la sécurité civile, notamment des canadaires, et puis rien, ou presque.
00:00:074 ans plus tard, cet été donc, voilà cette amère sensation de déjà-vu, mêmes images de forêts en flamme,
00:00:14mêmes images de villes évacuées, même témoignage des pompiers à bout, mais aussi même main sur le cœur de nos
00:00:19dirigeants et même promesses.
00:00:22Prenons-les au mot, dans quelques semaines le budget 2027 sera débattu à l'Assemblée nationale et au Sénat,
00:00:27et selon une enquête d'opinion de YouGov, 81% des Français pensent que nous ne sommes pas assez équipés
00:00:35dans cette lutte contre les événements climatiques extrêmes.
00:00:38Alors incendie, canicule, sécherette, tout ça ne s'arrêtera pas, il faut changer d'échelle, d'où cette table ronde.
00:00:45Face à cette nouvelle donne climatique, quelle sécurité civile pour demain ?
00:00:49Nous accueillons aujourd'hui à l'agora de l'humanité pour en discuter Sébastien Delavoux, donc pompier et animateur du
00:00:54collectif CGTS10.
00:00:58Bonjour, Sandra Regol, députée écologiste, Frédéric Méliès, secrétaire départemental du PCF en Gironde,
00:01:09et Claire Lejeune, députée France Insoumise. Merci à vous quatre d'être ici.
00:01:15Alors je le disais, l'été 2026, peut-il être, selon vous Sébastien Delavoux, celui de la bascule des consciences
00:01:22et des politiques publiques,
00:01:24ou encore va-t-on s'avancer vers le remake de 2022 ?
00:01:292022 devrait nous avoir servi de leçon. Dès que les feux sont terminés, ou qu'il n'y a plus
00:01:36d'images pour les caméras,
00:01:37eh bien on passe à autre chose. Et les annonces du président de la République en 2022 étaient très clairement
00:01:43pas à la hauteur pour changer la donne.
00:01:47On parle des feux de 2026, mais 2025 ont été vraiment là un changement.
00:01:55Les 90 maisons brûlées aux portes de Marseille, et un feu de l'Aude qui avance à 3 km heure,
00:02:02ça vient rebattre totalement les feux auxquels on avait l'habitude de combattre.
00:02:08Sandra Regol, même question. Est-ce que vous estimez que ça y est, enfin, il y a quelque chose qui
00:02:13s'est cristallisé,
00:02:14et qu'on peut enfin avancer pour construire une sécurité civile digne de ce nom ?
00:02:19Alors, il y a effectivement une bascule qui s'opère, mais ce n'est pas celle de la prise de
00:02:24conscience du gouvernement
00:02:25qu'il faut prévenir, soutenir, protéger, prévenir le réchauffement climatique,
00:02:32protéger nos forces de sécurité civile et la population.
00:02:36Ce n'est pas non plus une prise de conscience du monde de la finance ou des grands patrons,
00:02:42mais c'est une parole qui émerge après des années de colère, à expliquer ce qui se passe,
00:02:49à expliquer pourquoi il y a de plus en plus de victimes.
00:02:52C'est la parole des pompiers qui, enfin, arrive sur la scène des télés,
00:02:58qui truste l'actualité sur des moments clés pour expliquer
00:03:04pourquoi est-ce qu'on se retrouve à avoir autant de feu en même temps ?
00:03:10L'été, où ça a le plus cramé de l'histoire, 68 000 hectares, c'est ça, Sébastien, sur l
00:03:17'été ?
00:03:17On est à 116 000 hectares.
00:03:19116 000 hectares sur l'été, sachant que l'été le plus catastrophique, 1973,
00:03:27avant qu'on mette en place toutes les doctrines d'attaque du feu,
00:03:31c'était 100 000 hectares environ.
00:03:33qu'en 2022, 2023, sur une année entière, on était à 66 000 hectares brûlés.
00:03:41Donc on explose tous les records de victimes, de personnes,
00:03:46de pompiers hospitalisés et de pompiers morts surtout.
00:03:50Quatre vont décéder en trois semaines à travers la France.
00:03:55Et ça, ça provoque en plus de l'onde de choc,
00:03:58en plus d'années et d'années à réclamer,
00:04:01une colère supplémentaire, une colère qui ne peut pas retomber.
00:04:05Une colère de personnes qui disent
00:04:07« on ne demande pas des choses pour nous,
00:04:09on ne vous demande pas une augmentation de salaire,
00:04:12on ne vous demande pas quelque chose pour aller mieux,
00:04:14même si c'est tout à fait légitime de le demander. »
00:04:17On vous demande d'agir pour qu'on ait les moyens de sauver la population,
00:04:21parce qu'à l'heure actuelle, on ne l'a plus.
00:04:23On n'est pas en capacité d'agir sur plusieurs catastrophes en même temps.
00:04:28C'est ce que démontre le feu de broussaille
00:04:30parti en Gironde et dans les Landes,
00:04:33qui va devenir l'une des plus grandes catastrophes
00:04:36que la France ait connue en matière d'incendie.
00:04:38Et ça, c'est la bascule.
00:04:40Alors que les personnes qui décident
00:04:43choisissent de continuer à regarder ailleurs,
00:04:46petit à petit, l'information arrive jusqu'à la population
00:04:49et quelque chose se passe.
00:04:51Et je termine là-dessus.
00:04:54Le souci, c'est que, vous le direz après plus amplement,
00:04:58mais les pompiers sont en grève depuis le 8 septembre.
00:05:02Combien de personnes ici sont au courant
00:05:05que tous les syndicats de pompiers ont appelé à la grève ?
00:05:11C'est très, très, très minoritaire.
00:05:14Ils sont en grève depuis le 8 septembre
00:05:16et pour 6 semaines, me semble-t-il,
00:05:19avec un grand mouvement le 29 septembre
00:05:22qui va rejoindre les mouvements de syndicaux.
00:05:25Mais si nous, population politique, journalistes,
00:05:30ne sommes pas là pour le rappeler,
00:05:32pour le faire passer...
00:05:33Alors pour le gouvernement, c'est très simple.
00:05:35Parce que quand ils sont en grève,
00:05:37ils n'arrêtent pas de sauver des vies.
00:05:38Ils n'arrêtent pas d'intervenir.
00:05:40Ils sont juste pas payés.
00:05:42Et c'est particulièrement cynique
00:05:44et particulièrement injuste
00:05:47que celles et ceux qui nous protègent
00:05:49ne soient jamais protégés par nous,
00:05:51la population qui le protège.
00:05:54Frédéric Méliès, vous, vous étiez...
00:05:57Vous vivez en Gironde, vous les avez vus.
00:05:58Vous avez connu aussi ceux de 2022.
00:06:01Je sais pas si cette bascule va arriver,
00:06:03mais en tout cas, on imagine que vous l'espérez, cette bascule.
00:06:06Dans la vie, on peut toujours inspirer,
00:06:08mais le mieux, c'est de créer des conditions
00:06:09pour que ça arrive.
00:06:11Un petit pas de côté sur la question de la bascule
00:06:13et particulièrement sur la Gironde.
00:06:15Parce qu'on est aussi dans un changement climatique
00:06:18qui provoque des contradictions assez terribles.
00:06:21C'est-à-dire que, je ne vais pas revenir
00:06:22sur les chiffres des feux de cet été,
00:06:25mais au mois de février, on avait les pieds dans l'eau.
00:06:28Au mois de février, on avait les pieds dans l'eau.
00:06:29Et qui demande, là aussi, de mettre en oeuvre
00:06:32la sécurité civile,
00:06:34qui demande des moyens assez conséquents.
00:06:36Et le territoire de la Gironde, à l'ouest avec les incendies
00:06:41et à l'est avec les inondations de la Garonne,
00:06:44a connu en 6 mois de catastrophes majeures.
00:06:49Moi, je ne vais pas revenir sur ce qui a été dit
00:06:51sur la question de la bascule.
00:06:54On est tous conscients ici
00:06:56que les politiques d'austérité qui sont mises en place
00:06:59ne permettront pas, si on continue comme ça,
00:07:01ne permettront pas de répondre aux besoins des populations
00:07:04et aux besoins face aux risques qui existent.
00:07:08Un exemple, quand même, je vais vous le dire,
00:07:09je ne sais pas si vous l'avez vu passer dans l'actualité,
00:07:11mais au mois de juin,
00:07:13la Cour des comptes de Nouvelle-Aquitaine
00:07:15avait demandé au Conseil départemental de la Gironde
00:07:18de baisser le budget du SDIS.
00:07:21Voilà les logiques qui dominent aujourd'hui.
00:07:23On prend des tableaux Excel, on regarde les chiffres,
00:07:25et on dit, vous êtes en déséquilibre,
00:07:27vous allez baisser le budget du SDIS.
00:07:29Un mois plus tard, on a ce qu'on a.
00:07:32Parce qu'on a aussi des départements
00:07:33qui sont étranglés aujourd'hui.
00:07:36Et le département de la Gironde, c'est la réalité,
00:07:38il est dans une situation financière catastrophique,
00:07:41on peut dire comme ça,
00:07:42parce qu'il y a eu des transferts de charges et tout ça,
00:07:45qui fait qu'aujourd'hui,
00:07:45ils ne sont pas en capacité de faire face.
00:07:48Donc je crois que la bataille que mènent les pompiers,
00:07:52ce n'est pas leur bataille,
00:07:54c'est une bataille collective que nous devons mener.
00:07:56Et je crois que les forces de gauche ont une responsabilité
00:07:59pour rassembler les populations sur les territoires,
00:08:02pour construire la réponse politique
00:08:04et qu'on sorte juste de la colère
00:08:06pour aller vers une construction politique collective
00:08:09qui permette de donner de la perspective
00:08:12et de construire le basculement.
00:08:13Parce que je pense que le basculement,
00:08:15il se construira parce qu'on mettra en mouvement
00:08:17et qu'on créera du rapport de force.
00:08:20Claire Lejeune, je vous voyais acquiescer
00:08:21à ce que disait Frédéric Mélier.
00:08:22Cette colère, c'est un point d'appui,
00:08:24mais ce n'est pas une fin en soi ?
00:08:25Oui, tout à fait.
00:08:27Je pense que si on parle de bascule,
00:08:30indubitablement, sur le plan climatique,
00:08:32sur le plan écologique, la bascule a lieu.
00:08:35On en le voit, on le vit.
00:08:37On a aujourd'hui des feux qui sont des méga-feux.
00:08:39On a aujourd'hui des départs de feux
00:08:41qui se font de plus en plus vers le nord du pays,
00:08:44là où avant, les feux étaient concentrés
00:08:46sur les régions du sud.
00:08:47On a des départs de feux sur, par exemple,
00:08:49des terres agricoles, ce qui était moins le cas avant.
00:08:51Donc, on a une modification de l'ensemble des données écologiques
00:08:55qui gouvernent nos conditions d'habitabilité sur cette planète.
00:09:00Et c'est sans parler des chaleurs extrêmes,
00:09:03des canicules à répétition qu'il y a eu.
00:09:04Donc, si on regarde le plan du climat
00:09:07et des données écologiques,
00:09:08indubitablement, il y a bascule.
00:09:10Maintenant, si on regarde ce qui s'est passé cet été
00:09:13sur les médias bolorisés, néant.
00:09:16Le débat sur la canicule a été réduit
00:09:18à un débat sur une solution technologique,
00:09:22clim ou pas clim,
00:09:23alors qu'on sait très bien que la massification de la clim,
00:09:25c'est l'exemple typique d'une maladaptation
00:09:28si on la généralise à tout le pays.
00:09:30Pareil sur la situation des pompiers.
00:09:33Bien sûr, ils en ont parlé,
00:09:34mais dans une forme d'héroïsation,
00:09:35sans jamais parler du fait que certains pompiers
00:09:38sont allés au feu avec des équipements mal adaptés,
00:09:41sans jamais parler du fait que les pompiers
00:09:44ont des risques en termes de santé
00:09:47sur l'ensemble de leur carrière,
00:09:49sans jamais parler des conditions d'exercice
00:09:51de leur métier, de ces pompiers-là,
00:09:53ni du fait qu'on n'en a pas assez,
00:09:55que les effectifs sont insuffisants aujourd'hui
00:09:57pour faire face aux risques systémiques
00:09:59auxquels on fait face.
00:10:02Néant également si on espérait une bascule
00:10:04du côté du gouvernement,
00:10:06puisque là, si on fait un petit peu le bilan
00:10:08de ce qui s'est passé ces derniers mois,
00:10:10Mme Stéphanie Riste a convoqué une 1re réunion
00:10:13après la 1re canicule de mai,
00:10:157 jours après le début de la canicule.
00:10:17On a eu, pas plus tard qu'hier,
00:10:20des coupes budgétaires de 500 millions,
00:10:23donc des annulations de crédits
00:10:24sur le budget de cette année,
00:10:26qui concernent des lignes de l'écologie.
00:10:29Et si on parle des feux,
00:10:30et si on parle des canicules,
00:10:31il faut bien sûr les réinscrire
00:10:32dans toute la problématique de l'écologie,
00:10:34parce qu'en fait, ces départs de feux,
00:10:36ils dépendent aussi de la capacité des sols
00:10:39à retenir l'eau,
00:10:40de la présence ou non de zones humides.
00:10:42Ça dépend aussi de quel type de forêt on a.
00:10:44Est-ce qu'on a des forêts de monoculture intensive
00:10:46ou est-ce qu'on a des forêts
00:10:48où on multiplie les essences ?
00:10:49Donc, il faut bien garder ce panel large.
00:10:52Et sur l'ensemble des données,
00:10:53de ce qui nous permettrait de changer les choses,
00:10:56le gouvernement n'est pas dans l'inaction,
00:10:58il est dans la régression systématique
00:11:00depuis des années.
00:11:02Donc, c'est cette situation à laquelle on fait face.
00:11:05Mais j'aimerais ajouter un dernier point
00:11:07sur quand on parle de bascule.
00:11:09Moi, je pense qu'on pourrait parler d'une bascule
00:11:14dans la conscience populaire.
00:11:16À la France Insoumise, on est des matérialistes,
00:11:18donc on pense que lorsqu'il se passe
00:11:19des choses concrètes dans nos vies,
00:11:21que ça nous affecte,
00:11:22que des gens perdent leur foyer,
00:11:24que des gens perdent des proches,
00:11:25des aînés,
00:11:26dans un épisode de canicule,
00:11:28ça a des incidences concrètes
00:11:30sur comment on se projette dans le monde
00:11:31et les imaginaires politiques qui vont avec.
00:11:34Donc, indubitablement,
00:11:35ce qui s'est passé cet été,
00:11:36ce qui se passe encore aujourd'hui,
00:11:38parce que l'épisode n'est pas clos,
00:11:39ça va avoir des incidences politiques.
00:11:41Donc, toute la question qu'on doit se poser,
00:11:43c'est comment on s'organise collectivement
00:11:45pour que cette bascule politique s'opère.
00:11:49Parce qu'il faut aussi déconstruire un peu
00:11:51le mythe de l'éveil des consciences,
00:11:52où chacun va prendre conscience,
00:11:53le dérèglement climatique, c'est grave,
00:11:55et tous, en fait, se mettent à consommer bio, etc.
00:11:58Ce n'est pas un sujet de consommation individuelle
00:12:00ou de comportement individuel,
00:12:02puisque les structures du capitalisme
00:12:04sont aliénantes, sont contraignantes
00:12:06et qu'on est tous pris là-dedans.
00:12:07Donc, la réponse, elle va être politique.
00:12:09Donc, ce qu'il faut qu'on vise
00:12:10pour changer la situation,
00:12:12pour la sécurité civile
00:12:13et sur l'ensemble du champ de l'écologie politique,
00:12:16c'est bien une bascule de nature politique
00:12:19et puisqu'on se projette dans 2027
00:12:21une bascule de nature électorale.
00:12:26Sandra Regol, vous êtes donc parlementaire.
00:12:29Ça fait longtemps que vous travaillez
00:12:30sur le sujet spécifique de la sécurité civile.
00:12:33En 2021, la CGT, je parle sous contrôle de Sébastien,
00:12:36chiffrée à plus de 1 000 camions
00:12:37manquant depuis une quinzaine d'années
00:12:38pour lutter contre les feux.
00:12:40Les canadaires promis par Emmanuel Macron,
00:12:41je le disais, ne sont jamais arrivés.
00:12:44Ils n'ont même pas été commandés.
00:12:45Comment est-ce que vous expliquez
00:12:46que la France ait pris tant de retard
00:12:48pour bâtir un système de sécurité civile
00:12:50dimensionné au défi climatique qui nous attend ?
00:12:53On a déjà une chance assez immense
00:12:56d'avoir des professionnels et des volontaires
00:12:59de la sécurité civile, que ce soit les pompiers
00:13:02ou les associations agréées de sécurité civile,
00:13:05qui soient extrêmement engagées et professionnelles
00:13:08et qui passent leur temps à compenser
00:13:10l'absence de moyens matériels et humains
00:13:14qui les, elles, subissent.
00:13:16On a la même chose dans l'hôpital,
00:13:19on a la même chose dans l'enseignement, etc.
00:13:22C'est quelque chose, malheureusement,
00:13:24de très récurrent et pour le coup,
00:13:26de très politique.
00:13:27Le choix de ne pas écouter les données scientifiques.
00:13:32Claire Lejeune en parlait à l'instant.
00:13:35Le choix de ne pas écouter ce que disent les professionnels,
00:13:39puisqu'il y a eu, suite aux gros incendies de 2022,
00:13:44en particulier, qui devait être juste un coup de chaud,
00:13:47à en croire les décideurs politiques.
00:13:49Il y a eu ce qu'on appelle un beau veau de la sécurité civile,
00:13:52c'est-à-dire on a mis autour de la table
00:13:54tous les acteurs, les actrices de la sécurité civile
00:13:57pour essayer d'apporter des solutions.
00:13:59Et pendant un an, à peu près, ce travail a été fait,
00:14:02c'est-à-dire que des propositions ont été portées,
00:14:05concrètes, de financement, de moyens,
00:14:08de réorganisation des missions aussi.
00:14:10Bref, tout ce qui permet de bien faire fonctionner.
00:14:13Ce rapport, il a été posé sur une table,
00:14:15puis il a été posé en dessous du meuble,
00:14:17pour bien le caler,
00:14:18puisque jamais la loi qui devait en découler
00:14:21n'a été, ne serait-ce que proposée ou évoquée.
00:14:24Pourtant, on a souvent posé la question
00:14:27aux divers ministres,
00:14:28puisqu'on en a eu quand même un certain nombre,
00:14:31souvent parce qu'on les a fait partir.
00:14:34On a souvent posé la question
00:14:36aux ministres de l'Intérieur
00:14:37de ce que devenait ce travail important,
00:14:41essentiel, j'ai envie de dire,
00:14:43dans notre survie, en tout cas,
00:14:44toutes les personnes qui peuvent être concernées
00:14:46par des feux, des inondations,
00:14:49des catastrophes naturelles,
00:14:51des catastrophes tout court,
00:14:53sont concernées.
00:14:54Et à chaque fois, on nous disait,
00:14:56on a même dit, des ministres de l'Intérieur,
00:14:58ont même dit en question au gouvernement,
00:15:00donc devant la représentation nationale,
00:15:02une parole qui est censée les engager
00:15:04à dire la vérité,
00:15:06on dit que ce texte était écrit
00:15:07en cours de finalisation,
00:15:09en cours d'écriture.
00:15:11Or, il se trouve que tout l'été,
00:15:13on a dit aux 8, 9 syndicats
00:15:15de pompiers mobilisés
00:15:17que ce texte arrivait,
00:15:19qu'on allait bientôt leur présenter.
00:15:20On leur a présenté,
00:15:22mais vous y reviendrez, je pense,
00:15:24tout à l'heure,
00:15:24il y a quelques jours,
00:15:25un tableau avec des propositions
00:15:28qui tiennent compte de tout,
00:15:30sauf de leur demande,
00:15:32qui tiennent compte de tout,
00:15:34sauf de l'urgence à protéger la population,
00:15:36et surtout un texte qui n'aurait rien changé
00:15:39pour cet été,
00:15:40parce qu'il n'y a absolument rien
00:15:41qui permette d'agir.
00:15:42Et ça, c'est très représentatif.
00:15:45Il n'y a pas de volonté
00:15:47de faire en sorte
00:15:48que la situation s'améliore.
00:15:51Quand je dis ça,
00:15:52vous allez me dire
00:15:52que c'est pareil pour beaucoup de choses
00:15:54avec ce gouvernement.
00:15:56Mais là, il y a une volonté
00:15:57de ne pas permettre de sauver des vies,
00:16:00ou plutôt de se reposer
00:16:02sur les pompiers
00:16:04qui vont toujours faire passer
00:16:06le fait de sauver d'autres vies
00:16:08avant le fait de sauver la leur.
00:16:11Et là, il y a quelque chose
00:16:12qui ne peut pas fonctionner.
00:16:15Parce que là, on est à l'os.
00:16:16En fait, ça fait plusieurs années
00:16:18qu'on est à l'os.
00:16:18Les Canadaires, en 2022-2023,
00:16:22on vote la loi d'orientation
00:16:24et de programmation
00:16:24du ministère de l'Intérieur.
00:16:2614 Canadaires promis.
00:16:27La rénovation des 12 actuels.
00:16:29On en a combien aujourd'hui ?
00:16:312 financés par la France,
00:16:332 financés par l'Europe.
00:16:35Pire que ça,
00:16:36le contrat d'entretien de ces avions,
00:16:39qui sont extrêmement performants
00:16:41quand ils agissent à plusieurs,
00:16:42en oriats,
00:16:434 avions minimums,
00:16:45ce sont des avions qui ont 30 ans.
00:16:46Ils ont besoin d'un entretien permanent.
00:16:49Donc ils tiennent sur une chose,
00:16:50l'entreprise qui peut remplacer
00:16:52les pièces qui sont défectueuses.
00:16:54Parce qu'évidemment,
00:16:55quand on est au-dessus d'un feu très fort,
00:16:58les machines sont mises à rude épreuve.
00:17:01Et bien depuis plusieurs années,
00:17:02les spécialistes dénoncent le fait
00:17:04qu'on ne va plus avoir accès
00:17:06aux pièces détachées.
00:17:07La Cour des comptes soulignait
00:17:09qu'il y avait un problème.
00:17:10L'aviation civile soulignait
00:17:11qu'il y avait un problème.
00:17:12Cet été, au cœur des catastrophes,
00:17:15on se retrouve avec 4 avions,
00:17:164 avions ennemis,
00:17:18canadaires,
00:17:19en capacité de voler.
00:17:21On avait les pilotes,
00:17:22on n'avait pas les moyens
00:17:24de les faire voler
00:17:25pour aller sauver des vies.
00:17:26Et ça,
00:17:27ça démontre que c'est pas juste
00:17:29une question de chiffres,
00:17:31c'est une question de volonté,
00:17:32parce que le diable se cache
00:17:34dans les détails.
00:17:35Et enfin, pour terminer,
00:17:36les camions.
00:17:36Et après, on abordera
00:17:37la question des moyens humains.
00:17:40Les camions,
00:17:411 000 camions,
00:17:42vous savez,
00:17:42les gros camions d'incendie
00:17:44promis dans la même loi,
00:17:46la LOPMI 2022-2023.
00:17:481 000 camions,
00:17:49sauf qu'entre-temps,
00:17:50on s'aperçoit,
00:17:51on sait depuis un moment,
00:17:52depuis le procès Gabien,
00:17:55que le système de protection
00:17:57face au feu,
00:17:58d'une partie des camions
00:17:59déjà en activité,
00:18:00est défectueux.
00:18:02Défectueux, ça veut dire quoi ?
00:18:03Que ce camion à l'intérieur du feu,
00:18:06c'est une espèce de canette,
00:18:09de casserole qu'on mettrait sur le feu
00:18:11avec des pompiers dedans.
00:18:12C'est ça le risque
00:18:13dans lequel on les met.
00:18:15Et donc,
00:18:15on nous en promet 1 000.
00:18:17On n'en livre même pas 500.
00:18:20Sauf qu'il y en a déjà 1 000
00:18:21qui manquent pour que ça fonctionne.
00:18:24Ça veut dire que dans l'opération,
00:18:25il nous en manque toujours en milliers.
00:18:27Un millier de camions.
00:18:29Ça veut dire autant de viande
00:18:31qu'il y a un danger à chaque fois
00:18:32qu'il y a une catastrophe
00:18:33qui se déclenche.
00:18:35Et cette inaction-là,
00:18:38elle est criminelle.
00:18:42Frédéric Méliès,
00:18:44on le disait tout à l'heure,
00:18:45vous êtes élu de Gironde.
00:18:47On a vu les images de Sébastien Lecornu
00:18:49lorsqu'il s'est rendu au Porges.
00:18:50Il a été accueilli,
00:18:52disons, difficilement.
00:18:54C'est moins qu'on puisse dire.
00:18:56Dans le débat est revenue aussi
00:18:58la question de la base de Mont-de-Marsan
00:18:59qui avait été promis.
00:19:02Pareil, elle n'est jamais advenue.
00:19:03Même s'ils l'ont remis sur le...
00:19:04Ils disent remettre l'hypothèse
00:19:06sur le tapis,
00:19:06mais on imagine que ça va être compliqué.
00:19:10Qu'est-ce qu'ils attendent,
00:19:11les habitants des territoires touchés,
00:19:13à la fois par les inondations,
00:19:14vous l'avez rappelé,
00:19:14mais aussi par les incendies ?
00:19:16Je pense qu'ils attendent
00:19:17ce qui a été dit,
00:19:18qu'on les protège.
00:19:19Donc, à partir de là,
00:19:21que des moyens soient mis en oeuvre.
00:19:23Ça n'a pas été évoqué,
00:19:24mais il y a quand même 1800 casernes
00:19:26qui ont été fermées
00:19:27sur les 20 dernières années.
00:19:30Il faut savoir qu'en Gironde,
00:19:31la culture du feu, elle existe.
00:19:33On a eu les grands incendies de 1949
00:19:35qui ont amené à développer
00:19:37une certaine structure de la forêt,
00:19:42un développement de toute une série
00:19:44de casernes dans les villages.
00:19:46Moi, je le dis personnellement en forme,
00:19:48mais comme beaucoup de Girondins,
00:19:49on a été habitués à entendre
00:19:52la sirène des casernes
00:19:54et le rythme.
00:19:56Donc, on connaissait ça.
00:19:57Or, tout ça a été démantelé
00:19:59au fur et à mesure
00:20:00avec les politiques d'austérité.
00:20:03Et donc, la réalité aujourd'hui,
00:20:05ça a été dit,
00:20:07c'est qu'en fait,
00:20:07on est dans une phase
00:20:09où les risques sont plus importants
00:20:11qu'il y a 20 ans,
00:20:12avec moins de moyens qu'il y a 20 ans.
00:20:14C'est ça, la réalité
00:20:15dont on doit faire face.
00:20:18Donc, je pense que les gens,
00:20:19ils sont en colère à juste titre.
00:20:21À juste titre, je le dis,
00:20:23il y a de la colère,
00:20:23il y a aussi du traumatisme.
00:20:26Quand on déplace 220 000 personnes
00:20:29en l'espace de quelques jours,
00:20:32vous avez beaucoup de personnes,
00:20:33et j'en ai eu beaucoup au téléphone,
00:20:35j'en ai rencontré beaucoup,
00:20:36qui sont traumatisés
00:20:37par cette expérience-là.
00:20:38Donc, on a besoin de voir
00:20:41comment on fait ça.
00:20:42Moi, j'ai discuté avec le président
00:20:44de la DFCI il y a 15 jours.
00:20:46On a bien conscience
00:20:47que si le feu avait été pris à temps,
00:20:51dans l'heure,
00:20:52parce que je ne rentrerai pas
00:20:53dans les détails des incidents
00:20:54qu'il y a pu y avoir à ce moment-là,
00:20:55mais on aurait eu les moyens aériens
00:20:57de la base de Mont-de-Marsan,
00:20:59on n'aurait jamais eu le méga-feu
00:21:00qu'on a connu cet été.
00:21:02Et c'est ça, la question qui nous est posée,
00:21:03c'est-à-dire qu'il faut travailler sur ça.
00:21:05Et je dis, entre parenthèses,
00:21:06on parle des pompiers à juste titre
00:21:08et de tout ce qu'il faut qu'on développe
00:21:09et des moyens qu'il faut
00:21:10qu'on leur mette à disposition
00:21:11et surtout des hommes,
00:21:12parce que c'est important
00:21:13d'avoir des moyens,
00:21:14mais ce qui fait le cœur de ça,
00:21:17c'est aussi d'avoir des hommes
00:21:18et des femmes qui travaillent sur ça.
00:21:21Mais il y a tout le reste.
00:21:23Par exemple, on ne parle pas de l'ONF,
00:21:24mais l'ONF a un rôle très important
00:21:27là-dedans.
00:21:27Et donc, il faut que tout ça,
00:21:29on le porte et qu'on l'articule
00:21:30dans des politiques publiques
00:21:32très ambitieuses,
00:21:33qui ne soient pas que sur la réparation,
00:21:35mais même qui soient sur l'anticipation.
00:21:37Et je crois que les populations de Gironde
00:21:40et d'ailleurs, parce qu'on a vu
00:21:42qu'il y a beaucoup de départements
00:21:43qui ont souffert des incendies,
00:21:45ils demandent des politiques publiques
00:21:47ambitieuses qui répondent
00:21:49aux risques tels qu'ils existent aujourd'hui.
00:21:54Sébastien Delavoue,
00:21:54depuis tout à l'heure,
00:21:55on fait le procès légitime,
00:21:57sûrement du gouvernement,
00:21:58mais est-ce qu'on peut dire réellement
00:21:59qu'ils ne font rien ?
00:22:00Je rappelle que, par exemple,
00:22:02ils ont proposé un projet de loi
00:22:04de modernisation, je cite,
00:22:05de la sécurité civile.
00:22:06Vous en pensez quoi de ce qu'ils ont présenté mardi ?
00:22:09Est-ce que le gouvernement,
00:22:10il écoute les revendications
00:22:11des pompiers et de leurs syndicats ?
00:22:14Effectivement, on a lu,
00:22:15non pas le projet, mais la synthèse.
00:22:17Donc, on n'a pas les mesures.
00:22:19Mais aucune des mesures
00:22:20qui ne sont proposées
00:22:21ne répond en fait à nos revendications.
00:22:23Pourquoi ça ?
00:22:25Ce qu'on reproche,
00:22:26c'est le manque de pilotage
00:22:27et le manque d'anticipation.
00:22:28Donc, les 1 000 camions,
00:22:30ils ne seront pas compensés
00:22:32par la commande de 2022
00:22:34des 1 083 camions,
00:22:35tout simplement parce que,
00:22:37un, c'est sur 5 ans,
00:22:38on a perdu 30 camions cet été.
00:22:41Et ceux qui vont arriver,
00:22:43ils vont remplacer
00:22:44des vieux camions
00:22:45qui ont 30 ans
00:22:46et qui ne protègent pas les agents.
00:22:48Ça, c'est le premier point.
00:22:49Sur le manque d'anticipation,
00:22:51les Canadaires,
00:22:51dont on parle aujourd'hui,
00:22:52ce n'est pas des produits
00:22:53qui s'achètent sur l'étagère
00:22:55parce que des avions
00:22:56bombardiers d'eau
00:22:57au-delà des Canadaires,
00:22:58en vrai,
00:22:59il y en a 300 dans le monde.
00:23:00C'est-à-dire,
00:23:00aujourd'hui,
00:23:01c'est plus intéressant
00:23:01de fabriquer des jets
00:23:02que des Canadaires
00:23:03ou des avions bombardiers d'eau
00:23:05parce qu'il n'y a personne
00:23:06qui les achète.
00:23:07Et que la chaîne de production,
00:23:09elle a fait l'objet
00:23:10de spéculations capitalistes.
00:23:12Elle a été fermée en 2015.
00:23:14Mais là,
00:23:14les pays qu'on avait besoin,
00:23:16ils n'ont pas réagi.
00:23:17Quand la France a eu
00:23:18la présidence de l'Union européenne,
00:23:20là,
00:23:20on aurait pu aller voir
00:23:22tous les pays
00:23:23qui ont les problèmes
00:23:23de feux de forêt en Europe
00:23:24pour massifier la commande
00:23:26puisque celui qui était
00:23:27propriétaire de la chaîne,
00:23:28qui l'avait rachetée,
00:23:30il disait
00:23:31« Commandez-moi 15 avions
00:23:33et je la recommande ».
00:23:34Et on n'a pas été
00:23:35en mesure de faire ça.
00:23:36Il l'a revendu lui-même
00:23:37et de Haviland,
00:23:39qui n'a jamais fait
00:23:39de bombardiers d'eau,
00:23:41il dit
00:23:41« Commandez-moi 25
00:23:43et je vous relance ».
00:23:44Et je vous prépare à l'idée
00:23:45que les délais
00:23:47qui nous avaient été promis
00:23:48en 2027,
00:23:48voire même en 2028,
00:23:49ils sont intenables.
00:23:51Ils sont intenables.
00:23:53Et pour l'anecdote,
00:23:54en 1983,
00:23:56le Sénat,
00:23:57il faisait le bilan
00:23:58de la flotte aérienne.
00:23:59On avait un avion
00:24:00bombardier d'eau
00:24:01de plus qu'aujourd'hui.
00:24:02En sachant que,
00:24:03donc 21,
00:24:04en sachant qu'aujourd'hui
00:24:05on en a 20
00:24:05mais qu'on n'est pas capable
00:24:06de tous les faire voler
00:24:07en même temps
00:24:07à cause du manque
00:24:09de maintenance
00:24:10parce qu'ils sont vieux
00:24:11et que c'est difficile
00:24:12de trouver des pièces
00:24:13parce que quand on a arrêté
00:24:14la chaîne de production,
00:24:16le stock,
00:24:16il a disparu.
00:24:17Le savoir-faire,
00:24:18il a disparu.
00:24:19Donc relancer une chaîne
00:24:20de production,
00:24:21c'est compliqué.
00:24:23Et dans le même temps,
00:24:24entre 1983 et 2025,
00:24:26la forêt française,
00:24:27elle a augmenté
00:24:27de 3 millions d'hectares.
00:24:29On parlait de l'ONF,
00:24:30on pense souvent
00:24:31en fait à nos copains
00:24:32de l'ONF
00:24:32parce qu'ils ont perdu
00:24:34la moitié
00:24:34de leurs effectifs
00:24:35depuis les années 80
00:24:37et qu'il y a 2 autres types
00:24:38d'acteurs dont on ne parle
00:24:39pas tout le temps
00:24:40qui s'appellent
00:24:40les forestiers sapeurs
00:24:41dont le corps a été créé
00:24:43après les incendies
00:24:43de 49 que vous évoquiez
00:24:45et puis les copains
00:24:46de la DFCI
00:24:47qui sont dans les conseils
00:24:48départementaux
00:24:48et ces 2 populations
00:24:49qui font un travail
00:24:50de préparation de la forêt,
00:24:53et bien à chaque fois
00:24:54qu'il y en a un
00:24:54qui part en retraite
00:24:56à 64 ans,
00:24:58et bien on se pose
00:24:58la question
00:24:59si c'est bien la peine
00:25:00de les remplacer
00:25:00puisqu'on ne voit pas
00:25:01le travail qu'ils font.
00:25:03Le travail,
00:25:04quand ils l'ont bien fait,
00:25:04grosso modo nos camions
00:25:06ils passent,
00:25:07il y a bien des coupes-feux
00:25:08et donc quand ça ne brûle pas
00:25:09on a l'impression
00:25:10qu'ils ne sont pas utiles.
00:25:10Ils sont utiles tout le temps
00:25:11parce que le travail
00:25:12qu'on fait et qu'ils font
00:25:13ils ne se voient pas
00:25:14mais il est essentiel.
00:25:16Et plutôt que de se poser
00:25:17la question de leur remplacement
00:25:18il faut étoffer
00:25:18les effectifs
00:25:19de l'ONF,
00:25:21de Météo France,
00:25:22des forestiers sapeurs
00:25:23et des copains de la DFCI
00:25:24parce que les pompiers
00:25:25ils n'interviennent
00:25:26qu'une fois que la forêt brûle
00:25:27et c'est toujours un problème
00:25:28quand la forêt brûle
00:25:29parce que quand elle brûle
00:25:30même quand on n'habite pas à côté
00:25:32c'est votre patrimoine
00:25:33c'est aussi un puits de carbone
00:25:35et je rappelle que les deux
00:25:36en 2026 et en 2025
00:25:38la forêt française
00:25:39elle aura produit
00:25:40plus de gaz
00:25:42à effet de serre
00:25:43qu'elle n'en aura absorbé.
00:25:45Aujourd'hui
00:25:46on doit prendre
00:25:47des mesures de protection
00:25:48et on voit bien
00:25:49qu'il n'y a pas le pilotage
00:25:50et qu'il n'y a pas d'ambition
00:25:51et je vais vous prouver
00:25:52qu'il n'y a pas d'ambition.
00:25:54Les pompiers
00:25:55quand on a été voir
00:25:56le Premier ministre
00:25:57le cabinet du Premier ministre
00:25:59parce qu'on n'avait pas eu
00:26:00que le Premier ministre
00:26:01on a été le voir
00:26:02le 27 mai
00:26:02le 27 mai
00:26:04il n'y avait pas de feu
00:26:04on est venu lui expliquer
00:26:06que la sécurité civile
00:26:07avait le pantalon
00:26:08sur les chevilles
00:26:09l'exemple
00:26:10le seul indicateur
00:26:11qui vaut quelque chose
00:26:12c'est le délai moyen
00:26:13de présentation
00:26:13du premier engin
00:26:1512 minutes 30
00:26:18en 2014
00:26:2015 minutes 09
00:26:21en 2025
00:26:22sur 5 millions
00:26:22d'interventions
00:26:23c'est ça
00:26:23ça veut dire
00:26:24c'est la dégradation continue
00:26:26de votre service
00:26:27parce que c'est nos conditions
00:26:28de travail
00:26:29mais c'est vous
00:26:29quand vous attendez
00:26:30pour qu'on masse vos proches
00:26:32parce qu'ils ont fait
00:26:32un arrêt cardiaque
00:26:33si on arrive en 2 minutes
00:26:35ou si on arrive en 15 minutes
00:26:36le résultat est pas
00:26:37exactement le même
00:26:38et donc
00:26:39l'intérêt d'en parler
00:26:40aujourd'hui
00:26:40c'est pour que vous
00:26:41vous en saisissiez
00:26:42parce que c'est votre service
00:26:50Damien Maudet
00:26:50votre collègue
00:26:51il annonçait
00:26:52qu'en France
00:26:54en 2026
00:26:55en 2025
00:26:56on consacrait
00:26:573 fois plus
00:26:58d'argent
00:26:58par habitant
00:26:59et par an
00:27:00en France
00:27:00pour le traitement
00:27:01des ordures ménagères
00:27:02que pour la sécurité civile
00:27:04et pourtant
00:27:05vous n'avez jamais été consulté
00:27:06on vous a jamais demandé
00:27:08ce que vous voulez
00:27:08est-ce que vous voulez
00:27:09un système pas cher
00:27:10qui fonctionne
00:27:11qu'un cas
00:27:11et puis en France
00:27:13qu'on pourra
00:27:13et quasiment
00:27:14qui vous reprochent
00:27:15d'habiter en campagne
00:27:16parce que vous ne devriez pas
00:27:17habiter dans un endroit isolé
00:27:18parce que les pompiers
00:27:19mettront plus longtemps
00:27:20pour venir
00:27:20vous n'avez pas eu ce choix-là
00:27:22on ne vous a pas demandé
00:27:23de vous exprimer
00:27:24parce qu'aujourd'hui
00:27:24on considère que c'est
00:27:25des questions d'experts
00:27:27qui gèrent dans les conseils
00:27:28d'administration des SDIS
00:27:29la majorité des SDIS
00:27:31aujourd'hui
00:27:31les services départementaux
00:27:33d'incendie et de secours
00:27:34l'engagement qu'ils prennent
00:27:35c'est de se présenter
00:27:37dans les meilleurs délais
00:27:38en 1981
00:27:40il y avait une circulaire
00:27:41qui disait
00:27:4110 minutes en urbain
00:27:4220 minutes en rural
00:27:44bientôt on sera obligé
00:27:46d'aller au fronton des mairies
00:27:47pour gratter le mot égalité
00:27:48parce qu'il n'y a plus d'égalité
00:27:49face aux secours d'urgence
00:27:55Claire Lejeune
00:27:56je le disais en introduction
00:27:58bientôt la bataille budgétaire
00:28:00va arriver
00:28:02qu'est-ce qui se joue
00:28:03dans ce budget 2027
00:28:04pour la sécurité civile
00:28:06et peut-être soyons très concrets aussi
00:28:07je sais que c'est un peu caricatural
00:28:08de demander deux mesures
00:28:10particulières et concrètes
00:28:11mais je pense que c'est important
00:28:12pour que tout le monde se rende compte
00:28:13de qu'est-ce qu'on a besoin
00:28:14de gagner dans ce budget
00:28:15oui alors oui effectivement la bataille budgétaire va démarrer
00:28:20on aura le droit à l'entourloupe classique des macronistes et de leurs alliés
00:28:24c'est à dire de dire mais regardez on reste constant on annule rien on coupe rien etc
00:28:31sauf que si on prend en particulier le cas de la sécurité civile
00:28:35les besoins explosent littéralement
00:28:37et pas depuis hier
00:28:38pas depuis cet été
00:28:40mais depuis des années et des années
00:28:42donc en fait quand ils vous disent regardez on touche à rien
00:28:44effectif constant etc
00:28:46en réalité ce qu'il y a en sous-jacent
00:28:48c'est bien une coupe budgétaire
00:28:50et ça ils le font surtout
00:28:52mais bon dans la plus quarte des cas
00:28:54il y a des vraies coupes
00:28:55en plus il n'y a même pas une stagnation
00:28:56c'est des vraies coupes
00:28:57et si on regarde ce qui se passe pour les pompiers aujourd'hui
00:29:01vous avez aujourd'hui entre 2004 et 2024
00:29:05vous avez un passage de 3,5 à 4,75 millions d'interventions à l'année
00:29:11effectif constant du coup
00:29:13pour gérer beaucoup beaucoup beaucoup plus d'interventions
00:29:17et là c'est toute intervention confondue
00:29:19secours à la personne comme les feux de forêt
00:29:22donc vous voyez bien qu'on a un problème
00:29:24après si on prend les moyens matériels
00:29:27dont dispose effectivement la sécurité civile
00:29:30on a parlé des camions citernes feux de forêt
00:29:32donc des CCF
00:29:33c'est les camions dont parlait Sandra Rigol
00:29:36leur chiffre était autour de
00:29:38même pas autour
00:29:39exactement de 5 117 en 2002
00:29:42on en a aujourd'hui à peu près 3 800
00:29:45voilà
00:29:46donc vous voyez bien que pour des besoins accrus
00:29:49les gouvernements successifs ont coupé en réalité
00:29:54donc on a une vraie problématique sur les moyens terrestres
00:29:57et on continue les moyens aériens
00:29:58on a parlé du cas des canadaires
00:30:00on a parlé du cas de la base de Mont-de-Marsan
00:30:03qui avait été promise et qui n'a pas été réalisée
00:30:06en réalité le problème aujourd'hui
00:30:08c'est qu'on a besoin de massifier et de diversifier
00:30:11la flotte aérienne
00:30:12c'est la demande qui vient des sapeurs-pompiers
00:30:14et que rien n'est mis sur la table pour le moment
00:30:18en termes de budget pour répondre à ces besoins là
00:30:22et même si on parle juste en termes de conditions de travail
00:30:25des sapeurs-pompiers
00:30:26même l'épisode de la retraite
00:30:28qui a été un immense doigt d'honneur à tout le pays
00:30:31mais qui l'a été aussi pour les sapeurs-pompiers
00:30:33puisqu'il y avait pour projet de pouvoir leur permettre
00:30:37d'avoir pour les sapeurs-pompiers volontaires
00:30:39d'avoir 9 trimestres
00:30:41c'était la demande de donner en plus
00:30:44quand ils cumulaient assez d'années d'exercice de cette activité
00:30:49au final ils ont eu des miettes, ils n'en ont eu même pas trois
00:30:51donc même à tous les niveaux
00:30:54c'est une profession et c'est des conditions de travail
00:30:57qui sont piétinées
00:31:00et si on élargit un tout petit peu
00:31:02bien sûr le sujet c'est aussi celui des moyens de l'ONF
00:31:05bien sûr le sujet c'est aussi les moyens
00:31:08qu'on met dans la transition agroécologique
00:31:10parce que la qualité des soles
00:31:11elle va aussi avoir une incidence
00:31:13sur la rapidité avec laquelle les feux
00:31:16lorsqu'ils touchent des terres agricoles
00:31:17vont prendre, donc en fait il faut prendre tous les leviers
00:31:20et effectivement l'ONF
00:31:21ils ont réussi à obtenir du gouvernement
00:31:24depuis quelques années
00:31:25merci à lui
00:31:26une stabilité des effectifs
00:31:28donc le fait qu'ils ne se fassent pas ratisser à tous les budgets
00:31:31leurs effectifs qui sont absolument essentiels
00:31:33parce que c'est ceux qui gèrent nos forêts publiques
00:31:35qui font en sorte qu'après les incendies
00:31:37ils puissent avoir assez de moyens
00:31:39pour faire en sorte de replanter dans les bonnes conditions
00:31:41de replanter des essences
00:31:43qui prennent parfois du temps à pousser
00:31:45qu'ils ne soient pas là juste pour pousser le plus vite possible
00:31:48et être coupés pour l'industrie du bois
00:31:50donc tous ces leviers là sont extrêmement importants
00:31:53donc oui il va falloir utiliser la bataille budgétaire
00:31:57pour obtenir des moyens supplémentaires
00:31:59et pour ça on a bien sûr la mobilisation
00:32:02qui va venir des sapeurs-pompiers
00:32:04il me semble qu'ils vont être présents en place de la République
00:32:06autour du 29 septembre
00:32:08donc il faudra être massivement en soutien de cette mobilisation
00:32:11et montrer effectivement que jusque là le sujet des sapeurs-pompiers
00:32:15et de la sécurité civile
00:32:16on avait l'impression que c'était le sujet des pompiers
00:32:18voilà
00:32:19je pense qu'il faut vraiment se battre
00:32:21pour que les gens réalisent que c'est un service public
00:32:24qui concerne tout le monde
00:32:25il y a une intervention à peu près tous les 6 secondes dans le pays
00:32:28donc c'est nos vies à toutes et tous
00:32:29et oui jusqu'au moment où on n'en a pas besoin
00:32:32tant mieux tout roule
00:32:33mais avoir besoin du service des pompiers
00:32:36ça arrivera à tout le monde au moins une fois dans nos vies
00:32:38donc il faut vraiment qu'on se bagarre pour que ça reste dans la tête des gens
00:32:42que c'est vos vies, c'est nos vies à toutes et tous
00:32:45et c'est aussi nos capacités à faire face aux chocs climatiques
00:32:48qui vont venir et qui vont être de plus en plus violents
00:32:50j'arrive sur les éléments concrets
00:32:55donc un des gros problèmes actuellement
00:32:58et ça a été souligné dans le rapport parlementaire
00:33:01que mon collègue Damien Maudet
00:33:02et notre collègue Sophie Pantel a réalisé
00:33:05c'est aussi dans le plan reconstruire la sécurité civile
00:33:10qu'on vient de faire paraître
00:33:11c'est que les modalités de financement aujourd'hui
00:33:13des sapeurs-pompiers ne vont pas
00:33:14c'est-à-dire que vous avez un fonctionnement
00:33:16qui repose sur des collectivités
00:33:18que l'Etat ponctionne, sert à la gorge
00:33:20en matière de moyens budgétaires
00:33:23que ça repose aussi sur une TSCA
00:33:26donc une taxe sur les assurances
00:33:29qui est aujourd'hui insuffisante
00:33:31donc nous notre proposition c'est de rehausser cette taxe
00:33:35que l'Etat reprenne ses responsabilités
00:33:37vis-à-vis du financement des services de sécurité civile
00:33:41d'avoir une portion de la taxe de séjour
00:33:45qui puisse être allouée au moyen des 10 aujourd'hui
00:33:49de moduler cette taxe de séjour
00:33:51pour que ceux qui viennent résider dans des hôtels de luxe
00:33:54ils payent un peu plus que celui qui vient juste
00:33:56dans le petit hôtel du coin
00:33:57dont la chambre est à 30 euros
00:33:59voilà c'est pas la même chose
00:34:00c'est pas la même réalité
00:34:01et que tout ça puisse financer les idées
00:34:03donc on a des moyens d'améliorer la situation
00:34:07et donc c'est ces combats-là qu'on va porter
00:34:08lors du débat budgétaire
00:34:11le plus probable c'est qu'on se prenne un mur
00:34:12comme à chaque fois
00:34:13et nous serons au rendez-vous de la censure
00:34:15du gouvernement pour le budget
00:34:17qu'il nous prépare déjà
00:34:19mais on sait qu'en 2027
00:34:20on l'espère
00:34:21on aura la possibilité de mettre en place
00:34:23tous ces changements-là
00:34:25la sécurité civile c'est 7 milliards d'euros
00:34:27donc c'est rien par rapport au service
00:34:30que les sapeurs-pompiers
00:34:31les sapeurs-pompiers volontaires
00:34:33nous apportent quotidiennement
00:34:35c'est rien du tout
00:34:36voilà donc il faut que l'état
00:34:38prenne ses responsabilités
00:34:39puisque lorsque l'état nous dit
00:34:40non non on n'a pas assez d'argent
00:34:42pour les pompiers
00:34:43et qu'à côté ils refusent encore
00:34:46de taxer les milliardaires
00:34:47ce qu'ils nous disent en réalité
00:34:48c'est que oui vos vies valent moins
00:34:50que les profits des milliardaires
00:34:52qu'on refuse de taxer
00:34:53c'est exactement ça qu'ils nous disent
00:34:57Sandra Regol
00:34:58vous vouliez réagir justement
00:34:59sur les questions budgétaires
00:35:00qu'est-ce qu'on peut obtenir de concret ?
00:35:03Alors déjà je voulais réagir
00:35:04parce que le gouvernement
00:35:06s'appuie beaucoup sur la complexité
00:35:08des modes de financement
00:35:09de la sécurité civile
00:35:11pour arriver à développer
00:35:12tous ces mensonges
00:35:13et justement essayer
00:35:15de vous apporter quelques éléments
00:35:17pour apprendre à les démonter
00:35:19parce que ça va peser
00:35:21sur la question de la mobilisation
00:35:23des pompiers
00:35:24et du service public en général
00:35:26mais également sur les débats
00:35:29sur le budget
00:35:30la sécurité civile
00:35:31elle est financée localement
00:35:33à l'échelle des départements
00:35:35alors là tenez-vous bien
00:35:36c'est une taxe
00:35:37sur les immatriculations
00:35:39des véhicules par département
00:35:41en 2003
00:35:43qui fait la part
00:35:45qui est versée au département
00:35:47qui eux-mêmes après reverse
00:35:49au service d'incendie et de secours
00:35:50ça c'est une bonne part du financement
00:35:53après il y a les collectivités
00:35:54qui abondent
00:35:55ou peuvent abonder
00:35:56et puis il y a l'Etat
00:35:58qui finance le gros matériel
00:35:59bon déjà là je vous ai perdu
00:36:01et bien ça tombe bien
00:36:02parce que le gouvernement
00:36:03s'appuie exactement là-dessus
00:36:04pour dire
00:36:05nous avons doublé
00:36:06les moyens pour les pompiers
00:36:10oui factuellement ils l'ont fait
00:36:11ce qu'ils oublient
00:36:12pas doublé en vrai
00:36:13mais ils ont augmenté
00:36:14ils oublient de dire
00:36:15qu'ils ont dû augmenter
00:36:17parce que tout ce qui a été discuté
00:36:19sur les camions
00:36:20qui ne sont plus utilisables
00:36:22ou alors pour mettre en danger
00:36:24la vie des pompiers
00:36:26qui sont à l'intérieur
00:36:27ils oublient d'expliquer
00:36:29que l'entretien du matériel
00:36:30a un coût supérieur
00:36:31que le carburant
00:36:33a aussi un impact
00:36:34sur les budgets
00:36:35des services d'incendie et de secours
00:36:37et j'aime bien citer un exemple
00:36:38que des pompiers m'ont donné
00:36:39pour que vous représentiez
00:36:40l'impact
00:36:42des coûts supplémentaires
00:36:45les camions de pompiers
00:36:46pour une partie
00:36:47ont besoin de garder l'eau
00:36:48en permanence
00:36:49dans les citernes
00:36:50pour pouvoir intervenir rapidement
00:36:52bon en été ok
00:36:53en hiver
00:36:54quand tout gèle
00:36:55qu'il y a des températures négatives
00:36:57il faut s'assurer
00:36:57que cette eau
00:36:58ne stagne pas
00:37:00au point
00:37:00enfin ne gèle pas
00:37:01et pour ça
00:37:03il faut chauffer des hangars
00:37:04tout le monde se représente
00:37:05à peu près la taille d'un hangar
00:37:06et voit à quel point
00:37:08ce n'est pas fait
00:37:08pour être bien isolé
00:37:10alors c'est sûr
00:37:11ça nous concerne plus
00:37:12au nord de la France
00:37:13qu'ailleurs
00:37:14que dans le sud
00:37:15mais avec le dérèglement climatique
00:37:17et des hivers
00:37:17beaucoup plus rudes
00:37:18on en a toutes et tous
00:37:20ça
00:37:20ça fait partie
00:37:21de tout ce qu'il y a
00:37:22alors non
00:37:22les quelques milliards en plus
00:37:24ne compensent absolument pas
00:37:26les besoins supplémentaires
00:37:28ensuite
00:37:28il y a un truc
00:37:29très intéressant
00:37:30qui a été évoqué
00:37:30c'est la base aérienne
00:37:32de Mont-de-Marsan
00:37:34plus le soutien à Libourne
00:37:36ça c'est génial
00:37:37parce que pareil
00:37:38l'OPMI 2022-2023
00:37:40le truc est signé
00:37:41mais c'est signé
00:37:42en annexe
00:37:42comme tous les moyens
00:37:44alloués à la sécurité civile
00:37:46les annexes
00:37:47des grandes lois d'orientation
00:37:48c'est pratique
00:37:49parce qu'en fait
00:37:49on ne peut pas s'appuyer
00:37:51sur ce qu'il y a dessus
00:37:52pour obliger le gouvernement
00:37:54à agir
00:37:54c'est annexe
00:37:55littéralement
00:37:57bref
00:37:57cette base
00:37:58elle doit être lancée
00:37:59Gérald Darmanin
00:38:00ministre de l'Intérieur
00:38:01fait une descente
00:38:03sur place
00:38:03en grande pompe
00:38:04grand plan de communication
00:38:06et puis plus rien
00:38:07tout le monde se dit
00:38:08que ça va être lancé
00:38:09et quelque part
00:38:10on ne sait pas trop où
00:38:12entre Darmanin et Retailleau
00:38:13le truc est annulé
00:38:15et puis à un moment donné
00:38:16au coeur de cet été
00:38:17quand on s'aperçoit
00:38:18que les avions
00:38:19n'étaient pas
00:38:19dans l'ouest
00:38:20puisqu'ils sont tous
00:38:21basés à Nîmes-Garon
00:38:23c'est l'endroit
00:38:24où ils sont situés
00:38:25on s'aperçoit
00:38:26qu'ils ne sont pas là
00:38:27les avions
00:38:28on nous dit
00:38:29non mais il y a
00:38:29un pont aérien
00:38:30enfin il y a un gare
00:38:31qui doit être là
00:38:32sauf qu'en fait
00:38:33les avions ne sont pas là
00:38:34puisque je vous ai expliqué
00:38:35qu'ils n'étaient pas
00:38:35en capacité de voler
00:38:37et donc
00:38:38ça enclenche
00:38:39une guerre
00:38:39une vraie guerre
00:38:40entre les proches
00:38:41de Retailleau
00:38:42et les proches
00:38:42de Darmanin
00:38:43pour déterminer
00:38:44lequel des deux
00:38:44est responsable
00:38:45de l'abandon
00:38:46du truc
00:38:48accessoirement
00:38:49qui fait qu'une catastrophe
00:38:50sans équivalent
00:38:52se produit
00:38:52dans la région
00:38:53donc vous voyez un peu
00:38:54le pathétique
00:38:54de la bataille
00:38:55mais la réalité
00:38:56c'est qu'ils sont
00:38:57aussi responsables
00:38:58l'un que l'autre
00:38:59puisqu'il n'y avait pas
00:39:00la volonté
00:39:01de faire en sorte
00:39:02qu'on outille
00:39:03les départements
00:39:04et les régions
00:39:05pour pouvoir répondre
00:39:06à la menace
00:39:07des superfeux
00:39:08dû à notre action
00:39:10alors pas à nous
00:39:10vous
00:39:11mais en tout cas
00:39:12à cette économie prédatrice
00:39:14qui fait que le climat
00:39:15s'emballe
00:39:16on a parlé
00:39:17des CCF
00:39:18pardon
00:39:19des camions-citernes
00:39:20feu de forêt
00:39:21et des avions
00:39:22on pourrait parler
00:39:24aussi des hélicoptères
00:39:25qui font à la fois
00:39:26de l'appoint
00:39:27sur les feux
00:39:28mais qui permettent
00:39:28aussi d'intervenir
00:39:29en montagne
00:39:30quand il y a des gens
00:39:31qui se blessent
00:39:32ou sur des zones
00:39:33un peu plus complexes
00:39:34et escarpées
00:39:35dans le dernier budget
00:39:37quelle a été
00:39:38l'option du gouvernement
00:39:40investir
00:39:40pour avoir des moyens
00:39:42de faire face
00:39:42pour faire en sorte
00:39:44que ça ne coûte pas plus cher
00:39:45pas du tout
00:39:46l'option a été
00:39:47de louer
00:39:48du matériel
00:39:50qui peut coûter
00:39:51jusqu'à 40 000 euros
00:39:52de l'heure
00:39:53en intervention
00:39:54ou sans intervention
00:39:56et que l'on doit louer
00:39:57chaque heure
00:39:58pour pouvoir l'utiliser
00:39:59c'est pas seulement
00:40:01que les moyens
00:40:02sont dilapidés
00:40:04c'est que l'argent
00:40:04est jeté par les fenêtres
00:40:06parce que les logiques
00:40:07de court terme
00:40:08sont utilisées
00:40:09on refuse d'investir
00:40:11dans des moyens
00:40:12qui nous protègent
00:40:13et je termine là-dessus
00:40:14ça ne s'arrête pas là
00:40:16aujourd'hui
00:40:17on a une crise
00:40:18de recrutement
00:40:18sur les sapeurs-pompiers
00:40:19volontaires
00:40:20parce qu'il y a quelques années
00:40:22effectivement
00:40:22les interventions
00:40:23étaient plus courtes
00:40:24mais c'était plus court
00:40:25aussi l'attente
00:40:26aux urgences
00:40:27quand on déposait
00:40:28une personne
00:40:29quand on devait
00:40:30faire en sorte
00:40:31que les soins
00:40:32se continuent
00:40:33aujourd'hui
00:40:34comme on a détruit
00:40:35les systèmes de santé
00:40:36qu'ils sont en miettes
00:40:38et bien les pompiers
00:40:39quand ils interviennent
00:40:40et qu'ils doivent déposer
00:40:41les personnes aux urgences
00:40:43attendent des heures
00:40:44et que dit un patron
00:40:46dans une toute petite entreprise
00:40:48dans l'artisanat
00:40:49quand la personne
00:40:50sur laquelle
00:40:51son entreprise
00:40:52repose
00:40:52son activité repose
00:40:54part
00:40:55au lieu de partir
00:40:55deux heures
00:40:56ou une demi-journée
00:40:57une demi-journée entière
00:40:58elle lui demande
00:40:59de faire des efforts
00:41:00d'y aller moins
00:41:00et les gens arrêtent
00:41:02parce qu'en fait
00:41:02sapeur-pompier volontaire
00:41:04on le fait
00:41:04parce qu'on y croit
00:41:05parce que c'est nécessaire
00:41:06parce que ça apporte
00:41:07à la société
00:41:08et en fait
00:41:10je peux vous faire
00:41:11la même
00:41:11sur les maternités
00:41:13qui va s'occuper
00:41:14des femmes
00:41:15sur le point
00:41:15d'accoucher
00:41:16dans les déserts médicaux
00:41:18où il n'y a plus
00:41:18une seule maternité
00:41:19plus un seul hôpital
00:41:20plus un seul médecin
00:41:22les pompiers
00:41:23évidemment
00:41:23qui va relever
00:41:25les personnes âgées
00:41:26qui tombent
00:41:27parce qu'elles ont
00:41:28des soucis
00:41:28de mobilité
00:41:29parce que personne
00:41:30ne veut le faire
00:41:31aujourd'hui
00:41:32les pompiers
00:41:33évidemment
00:41:33qui va relever
00:41:35les personnes
00:41:36qui sont à la rue
00:41:37et qui sont en difficulté
00:41:39les pompiers aussi
00:41:40en fait
00:41:41on a coupé
00:41:41dans tous les services publics
00:41:43et à la fin
00:41:44on fait peser
00:41:44sur ce qui coûte
00:41:45moins de 100 euros
00:41:46par an
00:41:47et par habitant
00:41:48le poids
00:41:49de l'entièreté
00:41:50des services
00:41:51qu'on a détruit
00:41:52et on nous dit encore
00:41:53on nous dit encore
00:41:55qu'on va couper
00:41:55un peu plus
00:41:57mais c'est même
00:41:58plus criminel
00:41:59c'est un attentat
00:42:02volontaire
00:42:02contre notre capacité
00:42:04à être en sécurité
00:42:05dans ce pays
00:42:06et à un moment donné
00:42:07il faut leur dire
00:42:08un stop
00:42:09total
00:42:10et définitif
00:42:11parce que ce sont
00:42:12nos vies
00:42:13qui sont en jeu
00:42:14celles de nos proches
00:42:15et celles de toutes
00:42:16les personnes
00:42:16qui sont sur le territoire
00:42:17désolé
00:42:18j'ai pas évoqué
00:42:18comment est-ce qu'on
00:42:19les finance
00:42:19mais je ferme deux mots
00:42:22embaucher 20 000
00:42:23sapeurs-pompiers
00:42:23professionnels
00:42:24des incitations
00:42:25pour les sapeurs-pompiers
00:42:26volontaires
00:42:27les engagements
00:42:28qui ont été pris
00:42:29sur les camions
00:42:30sur les canadaires
00:42:30et surtout
00:42:32développer en France
00:42:33les moyens
00:42:33d'avoir une aviation
00:42:35résiliente
00:42:35et qui nous permettra
00:42:36de construire ces avions
00:42:37de demain
00:42:38pour faire face au feu
00:42:42il nous reste 20 minutes
00:42:43dans ce débat
00:42:45Frédéric Mélier
00:42:46je vais vous faire rebondir
00:42:46sur ce que vient
00:42:47de dire Sandra
00:42:48on l'a dit
00:42:49la sécurité civile
00:42:50c'est pas que
00:42:50que des moyens
00:42:52financiers
00:42:52économiques
00:42:53et humains
00:42:54pour les pompiers
00:42:55c'est tout un écosystème
00:42:56des services publics
00:42:57qui est fragilisé
00:42:58à commencer par l'école
00:42:59l'hôpital
00:43:01par les événements
00:43:02climatiques extrêmes
00:43:04question un peu
00:43:05est-ce que c'est un euphémisme
00:43:06de dire qu'on n'est pas prêt
00:43:09je l'ai évoqué tout à l'heure
00:43:11c'est à dire que
00:43:14on sait pas qu'on n'est pas prêt
00:43:15c'est qu'on est encore moins prêt
00:43:17qu'il y a 20 ou 30 ans
00:43:18c'est à dire que
00:43:18le détricotage
00:43:20de l'ensemble
00:43:20des services publics
00:43:22qui a été opéré
00:43:24ces 10 dernières années
00:43:25mais c'est pas que
00:43:25ces 10 dernières années
00:43:26c'est à dire que
00:43:28on a raison
00:43:28on sait ce qu'on a vécu
00:43:29mais enfin
00:43:30ça fait 30 ans
00:43:31que tout ça
00:43:31est mis en place
00:43:35fait qu'on n'est pas prêt
00:43:37et on n'a rien anticipé
00:43:38la réalité c'est celle-là
00:43:40on n'a rien anticipé
00:43:41quand on voit le débat
00:43:42sur les feux de forêt
00:43:43et la question
00:43:44des moyens
00:43:44techniques
00:43:45et humains
00:43:46qui nous est posé
00:43:47on voit bien que
00:43:48rien n'a été fait réellement
00:43:50c'est à dire que
00:43:51on avait les éléments
00:43:53sans parler de 2022
00:43:54même avant
00:43:55on savait
00:43:56et les scientifiques
00:43:57nous avaient alerté
00:43:58que
00:43:59les feux
00:44:00allaient se développer
00:44:01donc
00:44:01on était en capacité
00:44:03d'anticiper tout ça
00:44:03on était en capacité
00:44:06de l'anticiper
00:44:06de commander
00:44:08des bombardiers d'eau
00:44:09canadaires
00:44:10ou pas canadaires
00:44:11d'ailleurs
00:44:11on s'en fout
00:44:12on n'est pas attaché
00:44:13à une marque particulière
00:44:14des bombardiers d'eau
00:44:16et on pouvait anticiper
00:44:17tout ça
00:44:18comme sur le fait
00:44:18d'avoir plus de pompiers
00:44:20tout ça
00:44:20tout ça n'a pas été anticipé
00:44:23parce qu'une seule chose
00:44:25prédomine
00:44:25dans les logiques
00:44:27qui dominent
00:44:28dans notre société
00:44:29c'est celle
00:44:30de resserrer
00:44:31les budgets
00:44:32et de permettre
00:44:33aux entreprises
00:44:34aux grandes entreprises
00:44:36multinationales
00:44:37et aux plus riches
00:44:37de faire plus d'argent
00:44:39et c'est ça
00:44:39le débat
00:44:40et je crois que c'est ce débat-là
00:44:41qu'on a besoin d'avoir
00:44:42c'est-à-dire que
00:44:43la question des feux de forêt
00:44:44illustre
00:44:45comment le système capitaliste
00:44:47est incapable
00:44:48de répondre
00:44:49aux besoins essentiels
00:44:50de la population
00:44:52les feux de forêt
00:44:53c'est le système capitaliste
00:44:55qui le porte
00:44:55c'est ça
00:44:56et je reviendrai
00:44:57sur la gestion de la forêt
00:44:58peut-être un peu plus tard
00:44:59mais on est là-dedans
00:45:00c'est-à-dire qu'il faut
00:45:02qu'on aille affronter ça
00:45:03et je ne dis pas
00:45:04qu'on va tout changer
00:45:04d'un seul coup
00:45:05mais par contre
00:45:05il faut qu'on commence
00:45:06à inverser les logiques
00:45:08de manière durable
00:45:09pour qu'on puisse reconstruire
00:45:11des services publics
00:45:12comme ça a été évoqué
00:45:13sur la santé
00:45:14et l'éducation
00:45:14mais je pense qu'on pourrait
00:45:15développer
00:45:16je parlais de l'ONF
00:45:16de Météo France aussi
00:45:18on a besoin
00:45:20de plus de services publics
00:45:22qu'il y a 20 ou 30 ans
00:45:24il faudrait qu'on ait les mêmes
00:45:25ce qui existait
00:45:26ne serait pas suffisant
00:45:27aujourd'hui
00:45:28il faut plus
00:45:29et il faut leur donner
00:45:29de nouvelles missions
00:45:31et je pense que ça
00:45:32il faut qu'on le travaille
00:45:33on a bien sûr
00:45:34une campagne électorale
00:45:35et on aura un débat
00:45:37mais il y a aussi
00:45:37toutes les luttes
00:45:38qu'on peut mener collectivement
00:45:39il y a ce que font les syndicats
00:45:41mais je crois que
00:45:42les partis politiques
00:45:43les associations
00:45:44les élus dans les collectivités
00:45:46il faut qu'on mène
00:45:47ces luttes au quotidien
00:45:48et qu'on soit en capacité
00:45:49de rassembler
00:45:50pour être plus fort
00:45:52et être en capacité
00:45:54de construire les réponses
00:45:55qui feront qu'on répondra
00:45:56aux besoins
00:45:57de l'ensemble des populations
00:46:00parlons de lutte
00:46:01Sébastien Delavoue
00:46:02on l'a dit
00:46:02les pompiers sont en grève
00:46:03depuis le 8 septembre
00:46:05il y a la grande mobilisation
00:46:06du week-end
00:46:07du 27 au 29 septembre
00:46:13quel message
00:46:14les pompiers
00:46:15entendent faire passer
00:46:17et surtout
00:46:17est-ce que vous pensez
00:46:18avoir aujourd'hui
00:46:19une capacité d'appui
00:46:20de la population
00:46:21qui permette
00:46:22de mener ce rapport de force
00:46:23et de donner
00:46:23notamment aux parlementaires
00:46:25les moyens
00:46:25de pouvoir obtenir
00:46:27des avancées
00:46:27notamment budgétaires
00:46:30un peu grâce à vous
00:46:31on a réussi à s'inscrire
00:46:32dans le débat public
00:46:33mais pour l'instant
00:46:34il n'y a pas un chapeau
00:46:35de vendu
00:46:36donc il va falloir
00:46:37maintenir la pression
00:46:38parce que le gouvernement
00:46:39il est un peu dans les cordes
00:46:40parce que la réalité
00:46:41vient
00:46:42on n'en a pas parlé
00:46:43mais tout le monde
00:46:43a vu le manque de moyens
00:46:44sauf le gouvernement
00:46:47ils sont un peu dans les cordes
00:46:49parce qu'ils ont un problème
00:46:50avec le réel
00:46:50c'est que tout le monde
00:46:51a vu que les avions
00:46:52ne volaient pas
00:46:52qu'on avait des pilotes
00:46:53qui n'avaient pas d'avion
00:46:54qui n'avaient pas suffisamment
00:46:55de camions
00:46:55sinon on n'aurait pas mis
00:46:56des camions urbains
00:46:57au milieu de la forêt
00:46:58avec des gens
00:46:59qui avaient des tenues inadaptées
00:47:02sinon nos copains du nord
00:47:03quand ils sont descendus
00:47:04dans le sud
00:47:04ça veut dire
00:47:05qu'ils se sont tapés
00:47:0617 heures de tracteur
00:47:07et qu'on les a engagés
00:47:08directement
00:47:08pour 24 ou 48 heures
00:47:10face aux flammes
00:47:11si on n'avait pas
00:47:12de problème de moyens
00:47:13on n'aurait pas fait ça
00:47:14donc effectivement
00:47:16on a déposé
00:47:17un préavis de grève
00:47:18du 8 septembre
00:47:20au 20 octobre
00:47:21et il y aura un point d'or
00:47:22qui sera la manifestation
00:47:23du 29 septembre
00:47:24où on aura
00:47:25notre propre départ
00:47:26et on convergera
00:47:27vers la manifestation
00:47:28de fonction publique
00:47:29parce que les pompiers
00:47:30aussi sont intéressés
00:47:31par l'augmentation
00:47:33du point d'indice
00:47:34parce que ça a été dit
00:47:35dans des débats précédents
00:47:37mais il y a 20%
00:47:38de pouvoir d'achat
00:47:39qui ont été perdus
00:47:40parce que monsieur Sarkozy
00:47:41a inventé le gel
00:47:42du point d'indice
00:47:42et qu'il a été réitéré
00:47:44par d'autres gouvernements
00:47:45successifs
00:47:47si on veut recruter des gens
00:47:48il faudra des filières
00:47:50attractives
00:47:50et éviter de se retrouver
00:47:51à avoir des gens
00:47:52qui pendant 17 ou 20 ans
00:47:55finalement
00:47:55sont dans le même grade
00:47:57aujourd'hui on a
00:47:583000 personnes
00:47:59qui sont lauréats
00:48:00sur les listes de concours
00:48:02mais on ne crée pas
00:48:02suffisamment de postes
00:48:03pour les recruter
00:48:04parce qu'on utilise
00:48:05les pompiers volontaires
00:48:06qu'on paie 80 centimes
00:48:08de l'heure
00:48:08parce qu'on nous dit
00:48:10qu'on a un système
00:48:11formidable
00:48:12mais en vrai
00:48:13quand on les écoute
00:48:14les politiques
00:48:15c'est juste parce que
00:48:15c'est le système
00:48:16le moins cher
00:48:17qu'ils aient trouvé
00:48:18et aujourd'hui
00:48:19ils ne veulent pas
00:48:19remettre de l'argent
00:48:20pour avoir un système
00:48:21efficace
00:48:22qui vous garantisse
00:48:23un délai
00:48:25quand je parlais
00:48:26des engagements
00:48:27qui ont été pris
00:48:27en 1969
00:48:28il y avait un décret
00:48:29qui était intéressant
00:48:30qui dit
00:48:31dans les agglomérations
00:48:32de plus de 50 000 habitants
00:48:33il y aura un sapeur-pompier
00:48:35professionnel
00:48:35pour 1200 habitants
00:48:36pour garantir
00:48:37une réponse
00:48:39aujourd'hui
00:48:39on n'est plus du tout
00:48:40dans cette ambition
00:48:41et non seulement
00:48:42je vous le dis là
00:48:43on nous dit
00:48:43qu'on a 200 000 pompiers
00:48:44volontaires
00:48:45et bien on les a recontés
00:48:46en vrai
00:48:47il n'y en a pas 200 000
00:48:48et ce n'est pas eux
00:48:48qui sont en cause
00:48:49c'est bien en fait
00:48:50les gouvernants
00:48:51parce que nos directeurs
00:48:52quand ils affichent
00:48:53plein de pompiers volontaires
00:48:55c'est des meilleurs directeurs
00:48:56quand ils reconnaissent
00:48:57qu'ils en ont perdu
00:48:58mais les pompiers volontaires
00:48:59s'ils ne sont pas disponibles
00:49:00comme Sandra le disait
00:49:02ça veut dire que
00:49:03ce n'est pas l'engin de proximité
00:49:05qui vient
00:49:05mais quand vous avez
00:49:06une ambulance
00:49:06ou une échelle
00:49:07qui met 35 km
00:49:08pour venir vous secourir
00:49:10sauf si vous avez envie
00:49:11d'attendre
00:49:12il va falloir faire sans eux
00:49:13donc aujourd'hui
00:49:14il faut qu'on martèle les choses
00:49:16donc il y aura le 29
00:49:17et ce ne sera plus
00:49:18place de la république
00:49:19parce qu'il y a plein de choses
00:49:21ce sera au champ de mars
00:49:23il y aura une permanence
00:49:24des pompiers
00:49:25on invite la population
00:49:26à aller à la rencontre
00:49:27en fait des pompiers
00:49:28et les politiques
00:49:28qui ne sont pas venus
00:49:29encore nous rencontrer
00:49:30parce que maintenant
00:49:31ça va se passer
00:49:31au niveau du débat parlementaire
00:49:33parce que
00:49:34pourquoi le 20 octobre
00:49:35parce que c'est le début
00:49:36du projet de loi de finances
00:49:37et que tant qu'il n'y aura
00:49:38pas de sous
00:49:39on n'aura pas changé la donne
00:49:40et donc il faut que vous mettiez
00:49:41la pression à vos députés
00:49:42à vos sénateurs
00:49:43pour que l'amour des pompiers
00:49:45se concrétise
00:49:46par des moyens
00:49:46pour venir vous sauver
00:49:49je vous redonne la parole
00:49:50Sébastien Delavoue
00:49:51puisque vous allez devoir
00:49:52nous quitter un tout petit peu
00:49:53plus tôt
00:49:54lorsqu'on s'est eu au téléphone
00:49:56pour préparer ce débat
00:49:57vous m'alertiez
00:49:58sur le gros sujet à venir
00:50:00aussi pour la sécurité civile
00:50:01qui a un impact
00:50:02sur tous nos concitoyens
00:50:03c'est les conflits d'usage
00:50:04et notamment celui de l'eau
00:50:06est-ce que vous pouvez nous expliquer
00:50:08ce qui va se passer
00:50:08dans les années à venir
00:50:09autour de la question de l'eau
00:50:10alors oui
00:50:12ce qui se passe déjà
00:50:13un degré d'augmentation
00:50:14c'est 7%
00:50:15d'évaporation en plus
00:50:17et donc je vous prépare
00:50:19au fait que les canadaires
00:50:20ils écopent pas
00:50:21dans les flaques d'eau
00:50:22c'est-à-dire que quand il y aura
00:50:23la baisse de niveau d'eau
00:50:24il y a des canadaires
00:50:25qui seront des endroits
00:50:26où on pourra plus utiliser
00:50:27les canadaires
00:50:28et puis l'eau souvent
00:50:30on utilise de l'eau potable
00:50:32pour éteindre
00:50:32les feux de forêt
00:50:33c'est-à-dire
00:50:34on parle de millions
00:50:35de mètres cubes
00:50:37parce qu'il n'y a pas suffisamment
00:50:38de mesures de prévention
00:50:39qui sont mises
00:50:40dans la forêt
00:50:40et les conflits d'usage
00:50:42ils existent
00:50:43on voit bien
00:50:44que toute l'eau
00:50:45qu'on utilise
00:50:46ça veut dire que bientôt
00:50:47c'est de l'eau
00:50:47il faudra choisir
00:50:48si on éteint les feux de forêt
00:50:50si on abreuve
00:50:51l'agriculture
00:50:55ou si l'industrie
00:50:57parce que l'eau
00:50:57tout le monde en a besoin
00:50:59je vous rappelle
00:50:59qu'il n'y a pas très longtemps
00:51:01Barcelone
00:51:01avait plus d'eau au robinet
00:51:02il a fallu
00:51:03qu'on leur envoie de l'eau
00:51:04en fait du canal
00:51:04de l'adurance
00:51:05mais ça c'est quelque chose
00:51:06qui nous guette
00:51:07en 2022
00:51:08on a eu des grands feux
00:51:09et pas que dans le sud
00:51:10de la France
00:51:11il y a des endroits
00:51:12où on a presque vidé
00:51:13le réseau d'eau potable
00:51:15et aujourd'hui
00:51:16on ne cherche pas
00:51:16d'alternative
00:51:17parce que la doctrine
00:51:18de la lutte
00:51:19contre les feux de forêt
00:51:20en France
00:51:20c'est l'attaque massive
00:51:22des feux naissants
00:51:23ça veut dire
00:51:23qu'on garantisse
00:51:24des délais
00:51:25et qu'on y aille
00:51:26en fait avec le paquet
00:51:27dès le départ
00:51:27pour pas qu'il y ait
00:51:28des superficies importantes
00:51:29qui soient parcourues
00:51:30par le feu
00:51:31et puisque vous me parlez
00:51:32des enjeux
00:51:33je saute du cocalane
00:51:34mais je vais vous parler
00:51:36de l'exposition
00:51:37à la toxicité
00:51:38des fumées
00:51:39parce qu'on a distribué
00:51:41des masques
00:51:41parce que la population
00:51:42était incommodée
00:51:43par les fumées
00:51:44et c'est normal
00:51:45mais nos collègues
00:51:45étaient dans le feu
00:51:46et ils n'avaient rien
00:51:47pour se protéger
00:51:48et aujourd'hui
00:51:50quand on voit
00:51:50le nombre de malades
00:51:51qu'on a dans nos rangs
00:51:52qui ne sont pas reconnus
00:51:53comme des maladies professionnelles
00:51:54et donc
00:51:55les employeurs ne payent pas
00:51:56si les employeurs
00:51:58ne payent pas
00:51:58ils ne mettront pas
00:51:59le matériel qu'il faut
00:52:01pour prévenir
00:52:01parce qu'on ne veut pas
00:52:02que nos malades
00:52:03soient bien prises en charge
00:52:04on ne veut plus
00:52:05qu'ils soient malades
00:52:11dans ce cadre
00:52:13la CGT a déposé
00:52:14une plainte
00:52:15au nom de la fédération
00:52:16CGT des services publics
00:52:17pour mise en danger
00:52:19de la veille d'autrui
00:52:20contre X
00:52:20en 2023
00:52:21et même si cette plainte
00:52:23a été classée sans suite
00:52:24alors qu'il y a de quoi agir
00:52:25on a redéposé une plainte
00:52:27avec constitution
00:52:28de parti civil
00:52:30parce qu'il y a des responsables
00:52:32et qu'aujourd'hui
00:52:33si jamais on ne trouve pas
00:52:34de responsables
00:52:34on ne trouvera pas
00:52:36des moyens
00:52:37pour organiser
00:52:39les centres de secours
00:52:40les centres de secours
00:52:41on n'a pas besoin
00:52:41en fait de millions d'euros
00:52:43ça veut dire que
00:52:45quand on arrive
00:52:45qu'on a des fringues polluées
00:52:47on rentre
00:52:47on enlève
00:52:48on prend une douche
00:52:49et on rentre dans un endroit
00:52:50qui est propre
00:52:50aujourd'hui
00:52:50ils ne sont pas conçus
00:52:51comme ça
00:52:52nos centres de secours
00:52:53le Danemark
00:52:54s'est donné 5 ans
00:52:54pour réaménager
00:52:55ces centres de secours
00:52:56comme ça
00:52:57aujourd'hui
00:52:57on a 6154 centres de secours
00:53:00et on en a peut-être
00:53:01une trentaine
00:53:01qui se sont aménagés
00:53:02et ça concerne aussi bien
00:53:04les pompiers volontaires
00:53:05parce que le cancer
00:53:06il ne fait pas de distinction
00:53:07de stature
00:53:08et aujourd'hui
00:53:09on voit bien
00:53:09qu'en termes de suivi médical
00:53:11en termes de suivi
00:53:12post-professionnel
00:53:14parce qu'il y a des maladies
00:53:15qui surviennent
00:53:1525 ou 35 ans
00:53:17après l'exposition
00:53:18et qu'aujourd'hui
00:53:19les mesures préventives
00:53:21que ce soit
00:53:22en termes de matériel
00:53:23en termes de suivi médical
00:53:25ou après
00:53:26elles ne sont pas à la hauteur
00:53:27et on sent bien
00:53:27qu'il n'y a pas de volonté
00:53:28il faut leur mettre la pression
00:53:30pour protéger les pompiers
00:53:31parce que sinon
00:53:32on n'en embauchera plus
00:53:33les gens ne voudront pas venir
00:53:34avec la certitude
00:53:35de tomber malade
00:53:37et juste Sébastien
00:53:39avant de partir
00:53:41est-ce que vous pouvez
00:53:43expliquer
00:53:44combien de cancers
00:53:45sont reconnus
00:53:46comme maladies professionnelles
00:53:49et quel type de cancers
00:53:50on trouve chez les pompiers
00:53:51Sandra Rogol
00:53:51n'est pas devenue
00:53:52journaliste à l'humanité
00:53:53en France
00:53:55c'est vite fait
00:53:56il y en avait deux
00:53:57on en a rajouté deux
00:53:58en décembre
00:53:58donc ça fait quatre
00:54:01aux Etats-Unis
00:54:02on a maintenant
00:54:03une loi
00:54:04qui reconnaît
00:54:05de manière préventive
00:54:07présomptive
00:54:07ça veut dire
00:54:07que si un pompier est malade
00:54:09et qu'il a dix ans d'exercice
00:54:10on considère
00:54:10que c'est son métier
00:54:11qu'il l'a exposé
00:54:12avant au Nevada
00:54:13il y avait 28 cancers
00:54:14qui étaient connus
00:54:15comme maladies professionnelles
00:54:17et on a aussi
00:54:18la même chose
00:54:19une loi présomptive
00:54:21en Espagne
00:54:21qui est en train
00:54:22de se déployer
00:54:23il faut que
00:54:24s'il y a des collègues
00:54:26qui nous écoutent
00:54:26et qui sont malades
00:54:27qu'ils aillent consulter
00:54:28dans les centres
00:54:29de pathologie professionnelle
00:54:30puisqu'aujourd'hui
00:54:31le ministère de l'Intérieur
00:54:32nous explique
00:54:33qu'il est incapable
00:54:33de savoir
00:54:34combien de pompiers
00:54:35sont ou ont été malades
00:54:37ça relève quand même
00:54:38vraiment
00:54:39d'une mauvaise volonté
00:54:40à l'Inserm
00:54:41il y a tout ce qu'il faut
00:54:42pour savoir
00:54:42comment vont les pompiers
00:54:43mais aujourd'hui
00:54:44on n'est pas capable
00:54:45de mobiliser
00:54:45les outils
00:54:47pour suivre ça
00:54:48parce qu'effectivement
00:54:49on a de plus en plus
00:54:50de pompiers
00:54:50qui sont malades
00:54:51de plus en plus jeunes
00:54:52autour de nous
00:54:53et on a tout un tas de gens
00:54:54ils ne profiteront même pas
00:54:55des deux ans supplémentaires
00:54:57qu'on leur a offert
00:54:58de travailler
00:54:58puisqu'ils meurent avant
00:55:02Merci Sébastien
00:55:03vous devez nous quitter
00:55:04pour aller sur la grande scène
00:55:05Angela Davis
00:55:06merci beaucoup
00:55:07d'avoir été là
00:55:08on reste
00:55:08avec nos trois invités
00:55:11pour un dernier tour de parole
00:55:12il nous reste moins de 10 minutes
00:55:13donc je vous demanderai
00:55:13d'être bref
00:55:14s'il vous plaît
00:55:16commençons par vous
00:55:17Claire Lejeune
00:55:17votre candidat à la présidentielle
00:55:19Jean-Luc Mélenchon
00:55:20a proposé il y a trois semaines
00:55:21une proposition
00:55:23je cite
00:55:23de conscription
00:55:27écologique
00:55:28vous pouvez nous expliquer
00:55:29ce que c'est
00:55:30alors si vous me permettez
00:55:31je vais en profiter
00:55:32pour faire le point
00:55:33sur deux grandes propositions
00:55:35qui sont structurantes
00:55:35pour le programme
00:55:37parce que l'une
00:55:37s'adosse à l'autre
00:55:40on propose
00:55:40dans le programme
00:55:41qu'on porte pour
00:55:422027
00:55:43d'une part
00:55:44de refonder nos régions
00:55:46en éco-régions
00:55:46pourquoi globalement
00:55:48l'état est structurant
00:55:50de l'aménagement
00:55:50du territoire
00:55:51sauf que
00:55:52pendant des décennies
00:55:53il a structuré le territoire
00:55:54en faisant le jeu
00:55:56du capitalisme
00:55:56on doit changer ça
00:55:57on doit faire en sorte
00:55:58que la priorité
00:55:59soit l'écologie
00:56:00pour toutes les raisons
00:56:01qu'on a citées
00:56:01et qui provoquent
00:56:02les incendies
00:56:03qui accroissent les risques
00:56:04sur nos santé
00:56:05et sur le vivant
00:56:08et à ces éco-régions
00:56:09s'adossera donc
00:56:11ce qu'on a proposé
00:56:12en termes
00:56:13de conscription citoyenne
00:56:15obligatoire
00:56:16donc à réaliser
00:56:17avant 25 ans
00:56:18pourquoi ?
00:56:19parce que nous
00:56:19on s'assume
00:56:20être des collectivistes
00:56:21or face au dérèglement
00:56:23climatique
00:56:23vous avez une nécessité
00:56:25d'avoir une culture
00:56:26collective du risque
00:56:27une conscience collective
00:56:28populaire
00:56:29de ce que va signifier
00:56:30réellement
00:56:31le dérèglement climatique
00:56:32qui ne fait que commencer
00:56:34les risques
00:56:34vont être majeurs
00:56:35ils vont bouleverser
00:56:36la société
00:56:37et bien sûr
00:56:38qu'on a besoin
00:56:39de construire
00:56:39des générations
00:56:40qui vont pouvoir
00:56:41être actifs
00:56:42face à ces risques-là
00:56:43et notamment
00:56:44par exemple
00:56:45venir en soutien
00:56:46de la sécurité civile
00:56:47en plus des sapeurs-pompiers
00:56:49et des sapeurs-pompiers
00:56:50volontaires
00:56:51dont on va renforcer
00:56:52les effectifs
00:56:53mais de venir en soutien
00:56:54aussi à plein d'autres
00:56:55chantiers
00:56:55de la bifurcation écologique
00:56:57donc les deux propositions
00:56:59se tiennent
00:57:00on va mener la bataille
00:57:01tout au long de la campagne
00:57:02pour pouvoir
00:57:03les mettre en place
00:57:04dès notre arrivée
00:57:05en pouvoir
00:57:05en 2027
00:57:09Frédéric Mélier
00:57:09on l'a dit
00:57:10la sécurité civile
00:57:11c'est pas que des moyens
00:57:12on a besoin
00:57:13d'un aménagement
00:57:14du territoire
00:57:15qui soit efficient
00:57:17qu'est-ce qui nous manque
00:57:18aujourd'hui
00:57:18dans cet aménagement
00:57:19du territoire
00:57:20pour avoir un territoire
00:57:23qui soit résilient
00:57:24je vais peut-être concentrer
00:57:25mon propos
00:57:26venant de Gironde
00:57:27sur la question
00:57:28de la forêt
00:57:29et de l'aménagement
00:57:30de la forêt
00:57:31des Landes
00:57:31de Gascogne
00:57:31qui est une forêt
00:57:32un peu particulière
00:57:33en France
00:57:34c'est une forêt
00:57:34qui a été créée
00:57:36par l'homme
00:57:37qui est exploité
00:57:39et donc qui pose
00:57:40des questions
00:57:40un peu différentes
00:57:41que d'autres massifs
00:57:42forestiers
00:57:43qui peuvent
00:57:44exister
00:57:45on a une réalité
00:57:46en plus
00:57:46c'est que c'est
00:57:47un massif forestier
00:57:48détenu à 90%
00:57:50par le privé
00:57:51ce qui pose
00:57:52d'énormes questions
00:57:53je le dis
00:57:53entre parenthèses
00:57:54le feu de forêt
00:57:55de Somos
00:57:56c'est la collectivité
00:57:58qui le paye
00:57:59les conséquences
00:58:00du feu de forêt
00:58:00c'est la collectivité
00:58:02tout ça pose
00:58:03d'immenses questions
00:58:03sur la question
00:58:05de l'aménagement
00:58:07par exemple
00:58:07on a une loi
00:58:08qui a été sortie
00:58:09sur le fait
00:58:10de débroussailler
00:58:11autour de chez soi
00:58:12on voit bien
00:58:12que c'est inefficace
00:58:14aujourd'hui
00:58:14qu'il faut que ça soit
00:58:15les collectivités
00:58:16et qu'on donne
00:58:16les moyens
00:58:17aux collectivités
00:58:18de pouvoir débroussailler
00:58:20pour aller à l'essentiel
00:58:22moi je pense
00:58:23qu'une des questions
00:58:23qui nous est posée
00:58:24par exemple
00:58:25sur la forêt
00:58:25des Landes de Gascogne
00:58:27c'est qu'on a besoin
00:58:28de réfléchir
00:58:29à quelle forêt
00:58:30on veut
00:58:30en 2030
00:58:32en 2050
00:58:32au vu
00:58:33des transformations
00:58:34climatiques
00:58:35qui sont en train
00:58:36de s'opérer
00:58:37et à partir de là
00:58:39je pense qu'il faut
00:58:39que ça soit
00:58:41la collectivité
00:58:42qui prenne la main
00:58:42sur ça
00:58:42et qu'on réfléchisse
00:58:44à comment on planifie
00:58:46et comment on transforme
00:58:47notre forêt
00:58:48quand je dis
00:58:48transformer
00:58:49ça veut pas dire
00:58:50qu'il faut en finir
00:58:51avec le pain maritime
00:58:52qui représente 80%
00:58:53de la forêt des Landes
00:58:55mais comment on l'adapte
00:58:56et on adapte tout ça
00:58:58au changement climatique
00:58:59sachant qu'on a une forêt
00:59:00qui est quand même
00:59:01sous pression
00:59:02de la rentabilité
00:59:04des industriels
00:59:05qui fait qu'on a des arbres
00:59:06aujourd'hui
00:59:06qui sont coupés très tôt
00:59:08et qui ne résistent pas
00:59:09au feu
00:59:10comme ils pouvaient résister
00:59:11par le passé
00:59:12donc on travaille
00:59:13et à mon avis
00:59:14ce qui est le plus efficace
00:59:16c'est bien de travailler
00:59:16à une planification
00:59:18de la forêt
00:59:19que la collectivité
00:59:20prenne la main
00:59:21et je pense que
00:59:21pour que ça soit réussi
00:59:22il faut que ça soit
00:59:23une planification
00:59:24qui soit démocratique
00:59:25donc qui associe
00:59:26les salariés
00:59:27à l'élaboration
00:59:30les collectivités
00:59:31et surtout
00:59:31qu'on mette
00:59:33autour de la table
00:59:34l'ONF
00:59:35l'INRAE
00:59:36météo France
00:59:37et tous les acteurs
00:59:38principaux
00:59:39de la forêt
00:59:40en donnant un objectif
00:59:42donc de construire
00:59:43une forêt
00:59:43qui soit en capacité
00:59:44de résister
00:59:46à la transformation
00:59:47climatique
00:59:48et qui réponde
00:59:48aussi aux besoins
00:59:49des populations
00:59:52et pour terminer
00:59:53alors c'est une vaste question
00:59:55et on a vraiment
00:59:56très peu de temps
00:59:56mais Sandra Regol
00:59:57on a vu le premier ministre
00:59:58Sébastien Lecornu
00:59:59lorsqu'il est allé au Porge
01:00:01cibler gentiment
01:00:02on va dire
01:00:03les assureurs
01:00:03à qui il assurait
01:00:05sa plus grande loyauté
01:00:07qu'est-ce qui se passe
01:00:07avec les assureurs
01:00:09aujourd'hui
01:00:09c'est quoi le problème
01:00:10c'est le terme exact
01:00:11il leur a assuré
01:00:12sa loyauté
01:00:13et ensuite
01:00:14vous savez la fameuse taxe
01:00:15qui finance
01:00:16les services d'incendie
01:00:17et de secours
01:00:18la TSCA
01:00:18c'est une taxe
01:00:20sur les assurances
01:00:21et donc
01:00:22ce jour-là
01:00:24le premier ministre
01:00:25explique
01:00:26que dans les discussions
01:00:27sur le budget
01:00:28toutes les personnes
01:00:29qui vont demander
01:00:30d'augmenter
01:00:31cette TSCA
01:00:32donc nous
01:00:33en fait
01:00:34devront aller expliquer
01:00:36aux français
01:00:36pourquoi est-ce que
01:00:38leur contrat
01:00:39d'assurance
01:00:40devient plus cher
01:00:41et que ce sera
01:00:42de notre faute
01:00:43c'est-à-dire
01:00:45qu'il reprend
01:00:47mot pour mot
01:00:47le discours
01:00:48des assureurs
01:00:49j'ai rien contre
01:00:50les assureurs
01:00:51en particulier
01:00:53mais il reprend
01:00:54mot pour mot
01:00:54leur discours
01:00:55pour dire
01:00:56il n'y aura pas
01:00:58d'augmentation
01:00:59de moyens
01:01:00sauf
01:01:01si vous payez
01:01:02plus cher
01:01:02au secteur privé
01:01:03et ça c'est
01:01:04à la fois faux
01:01:05ça fait partie
01:01:06des mensonges
01:01:07dont j'ai obligé
01:01:07de vous parler
01:01:08et pas entendable
01:01:09pour une raison
01:01:10il y en a mille
01:01:11mais je vais vous en donner
01:01:12une
01:01:12ça s'appelle
01:01:13la valeur du sauvé
01:01:14à chaque fois
01:01:15que des pompiers
01:01:16sauvent un bâtiment
01:01:18une entreprise
01:01:20et on ne va pas
01:01:20quantifier les vies
01:01:21évidemment
01:01:22mais à chaque fois
01:01:23qu'ils sauvent un bien
01:01:24c'est tous ces biens-là
01:01:25que les assureurs
01:01:26n'ont pas à rembourser
01:01:27alors ils ne font pas
01:01:28de l'argent en plus
01:01:30mais c'est un coût
01:01:31en moins
01:01:32alors quoi
01:01:33est-ce que ce serait
01:01:34complètement délirant
01:01:35de leur dire
01:01:36de participer eux aussi
01:01:37alors que dans le même temps
01:01:39Bercy
01:01:40qui aide à mettre
01:01:41ce verrou
01:01:41à chaque fois
01:01:42qu'on demande
01:01:42des moyens supplémentaires
01:01:43pour le service public
01:01:45vient de publier une note
01:01:46qui explique
01:01:47que le réchauffement climatique
01:01:49si on n'agit pas
01:01:50pour s'en prévenir
01:01:52pour empêcher
01:01:53qu'il augmente
01:01:54et pour adapter
01:01:55nos modes de vie
01:01:56et bien le réchauffement climatique
01:01:58va coûter
01:01:59plusieurs points
01:01:59de PIB
01:02:00ils savent
01:02:01que leur inaction
01:02:03nous coûte collectivement
01:02:04ils savent
01:02:05que ça met
01:02:06des vies en danger
01:02:07et ils décident
01:02:08par solution
01:02:09court-termiste
01:02:10de refuser d'agir
01:02:11alors oui
01:02:11j'ai un message envoyé
01:02:13aux compagnies d'assurance
01:02:15vous pouvez faire en sorte
01:02:17que notre sécurité civile
01:02:18soit financée
01:02:19et je termine là-dessus
01:02:21j'ai un message pour vous
01:02:22le 29 septembre
01:02:24il faut qu'on soit
01:02:25des millions dans la rue
01:02:26parce que là
01:02:27on a parlé
01:02:28de la sécurité civile
01:02:29de Météro France
01:02:30de l'ONF
01:02:31de l'hôpital
01:02:32de l'éducation
01:02:33mais tous nos services publics
01:02:34sont en danger
01:02:35et là
01:02:36on est sur une pente
01:02:38très glissante
01:02:39si le 29 septembre
01:02:40on n'est pas des millions
01:02:41pour leur rappeler
01:02:42que notre bien commun
01:02:44on ne le lâchera pas
01:02:45alors ils continueront
01:02:46à s'en laver les mains
01:02:48donc soyons très très très
01:02:50nombreuses et nombreuses
01:02:51le 29
01:02:53merci beaucoup
01:02:54merci à Sébastien Delavoue
01:02:56qui est déjà parti
01:02:57merci Claire Lejeune
01:02:58merci Frédéric Mélier
01:02:59et merci Sandra Regol
01:03:01bonne fête de l'humanité
01:03:02à toutes et tous
01:03:02on espère continuer
01:03:04à vous voir
01:03:04très nombreux et nombreuses
01:03:06dans cet agora
01:03:07de l'humanité
01:03:07au revoir