00:00Vous comprenez le ras-le-bol des forces de l'ordre, plus de 700, 800 blessés parmi les policiers de
00:06l'Ordre.
00:06Évidemment, je comprends le ras-le-bol des forces de l'Ordre.
00:07Ils sont pointés du doigt, manque d'empathie, aurait dit le Président.
00:10Et puis ils ont nos ras-le-bol de l'impunité aussi.
00:12Donc c'est aussi le problème que nous soulevons avec Bruno Rotaillot,
00:15qui a commencé à agir quand il était le ministre de l'Intérieur dans le gouvernement que je dirigeais,
00:20et qui doit pouvoir continuer.
00:22Vous avez été Premier ministre. Comment soutenir les policiers ?
00:25En disant très clairement que tous ceux qui portent l'atteinte, qui portent la main sur la policier, vont en
00:30prison.
00:31C'est aussi simple que ça.
00:33Et leur affirmer en permanence notre soutien, comme nous le faisons à l'Assemblée nationale.
00:37Ce sont des moments d'ailleurs, à l'Assemblée nationale, où nous parlons du soutien aux policiers,
00:41des moyens qu'on doit leur donner.
00:43L'autre jour, j'ai présenté avec un jeune député, Charles Routuel, une proposition de loi dite Philippine,
00:48qui a été adoptée finalement, qu'avait porté en son temps Olivier Marlex.
00:52J'ai porté ce texte, j'ai vu dans le débat à l'Assemblée nationale,
00:56cette atmosphère pré-insurrectionnelle, cette violence, cette intolérance, cette haine,
01:01cette violence des mots qui d'ailleurs souvent entraîne la violence des actes.