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  • il y a 2 jours
Sénateur des Alpes-Maritimes

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Transcription
00:00Bonjour Laurent Castillo, vous faites partie au Sénat du groupe Union Nationale pour les Territoires
00:05composé de 12 sénateurs RN et de seulement 3 sénateurs UDR, votre parti.
00:10Est-ce que vous allez peser personnellement ou c'est le RN qui va dicter les consignes ?
00:15Écoutez, nous avons, avec cette élection au Sénat, intégré le Sénat avec nos partenaires du Rassemblement National.
00:23Nous sommes un groupe, nous sommes partenaires et alliés et nous sommes deux des Alpes-Maritimes
00:30et je voudrais en profiter pour remercier ces grands électeurs avec Gaëlle Frontoni
00:34et déjà une élue qui siégeait comme LR au Sénat, Mme Gouachavant nous a rejoints, donc nous sommes 3.
00:43Mais ce partenariat avec le Rassemblement National se traduit par une vice-présidence
00:49puisque nous sommes actuellement 3, nous continuons et nous allons espérer d'ouvrir notre groupe vers la droite,
00:57vers la droite classique, dirais-je, vers les Républicains et j'en assure la vice-présidence.
01:02C'est la marque que nous allons peser et que nous allons peser pour nos territoires.
01:06Alors, est-ce que vous avez été déçu de ne pas obtenir un troisième siège avec cette alliance UDRN dans
01:12les Alpes-Maritimes
01:13puisque Henri Leroy n'a pas été élu ? Est-ce que c'est un échec par rapport à vos
01:16attentes ?
01:17Un échec, un échec non. Nous sommes arrivés très largement en tête
01:22puisque nous représentons un peu plus de 40% des grands électeurs.
01:28Le système de calcul à la proportionnelle avec le plus fort reste fait que la deuxième liste
01:35qui est arrivée à 30% se retrouve également avec deux sénateurs.
01:40Or, le système est ainsi fait. Oui, bien sûr que nous aurions toujours aimé plus,
01:45mais aujourd'hui, les grands électeurs nous ont porté très largement en tête
01:49dans cette union entre le département, la métropole, pour porter nos idées de main.
01:55Alors, vous nous disiez, il y a quelques secondes, vouloir vous ouvrir vers la droite, vers les Républicains.
02:00Est-ce que vous espérez récupérer des sénateurs LR des Alpes-Maritimes ?
02:04Je pense notamment à Alexandra Borquio-Fontimpe, avec qui vous avez de bons rapports.
02:08Écoutez, nous espérons nous élargir le plus possible vers les Républicains.
02:15Nous le verrons dans quelques temps. Il y aura probablement des changements.
02:20Nous ne sommes pas certains que Bruno Rattoyo aille jusqu'au bout.
02:23Et nous verrons à ce moment-là. Notre objectif, c'est d'ouvrir.
02:27Nous avons une union nationale.
02:29Est-ce que vous avez proposé à Alexandra Borquio-Fontimpe de vous rejoindre ?
02:32Écoutez, vous le savez, je lui avais déjà proposé.
02:35Aujourd'hui, les élections sont ainsi faites.
02:39Alexandra Borquio siège dans le même groupe, d'ailleurs, que Mme Estrosi-Sasson.
02:45Elle siège ensemble en tant que LR.
02:47Nous verrons dans quelques temps. La porte est ouverte et la main est tendue.
02:51Laurent Cassio, vous étiez jusqu'à présent, en tant que re-député,
02:55membre du groupe des Patriotes de Jordan Bardella au Parlement européen.
02:58Alors pourquoi, finalement, ne pas avoir directement adhéré au Rassemblement national ?
03:04Parce qu'à l'UDR, nous sommes alliés avec le Rassemblement national,
03:10mais nous ne sommes pas le Rassemblement national.
03:12Nous avons des différences, des différences sur les retraites,
03:16une vision différente au niveau économique.
03:19Et ce partenariat, cette alliance avec le Rassemblement national,
03:23fait que nous sommes à côté, nous sommes ensemble,
03:27mais nous ne sommes pas le Rassemblement national.
03:29Vous avez déclaré préparer activement l'alternance pour 2027.
03:33On dirait un seul et même parti, un seul et même camp.
03:35Non, non. Je pense que demain, la présidence de la République,
03:41et nous soutenons Marine Le Pen à titre personnel,
03:44mais aussi notre groupe politique, l'UDR d'Éric Ciotti,
03:48nous la soutenons pour une alliance le plus large possible.
03:52Aujourd'hui, ça ne va pas être la candidate du Rassemblement national,
03:56c'est la candidate pour une alternance d'une France que nous espérons demain.
04:02Et est-ce que vous soutenez toujours Jordan Bardella ?
04:05Quelle est votre position dans l'affaire qui le vise
04:07sur les propos antisémites rapportés par Mediapart ?
04:10Je connais Jordan Bardella, puisque je travaille avec lui
04:13depuis maintenant deux ans et demi.
04:15Je connais ses positions de lutte contre l'antisémitisme.
04:19Il a été accueilli en Israël après le 7 octobre.
04:23Il a manifesté.
04:25Tous les partis politiques n'ont pas manifesté
04:27dans cette grande manifestation contre l'antisémitisme.
04:31Aujourd'hui, moi, je soutiens Jordan Bardella.
04:35Je le crois.
04:36Aujourd'hui, la justice doit répondre.
04:39Je crois Jordan Bardella et je le soutiens.
04:41Est-ce que cette polémique,
04:43est-ce que ça devient un handicap en vue des présidentielles ?
04:45Je ne pense pas.
04:47Aujourd'hui, je pense que les Français sont intéressés
04:51par des problématiques d'éducation,
04:55la crise que nous vivons dans notre éducation,
04:57par des problématiques financières.
05:00Aujourd'hui, les propos, s'ils étaient vrais...
05:04Ils sont quand même graves.
05:05Les propos, s'ils étaient vrais, seraient graves et condamnables.
05:09Aujourd'hui, je sais son engagement contre l'antisémitisme
05:13que je partage totalement.
05:14Je crois que cette polémique n'arrive pas à ce moment-là par hasard.
05:19Elle est portée par Mediapart.
05:21Il y a une vision très politique, très à gauche,
05:25et je dirais d'extrême gauche sur cette polémique.
05:28Et personne ne veut croire que c'est arrivé par hasard.
05:32Ce sera en tout cas tranché par la justice.
05:34Laurent Castillot, vous siégez au Sénat à la vice-présidente
05:38de la commission affaires sociales qui est en charge de la santé.
05:42Quels sont les dossiers que vous allez défendre ?
05:45Aujourd'hui, les premiers dossiers qui vont arriver,
05:48vous le savez, c'est le PLFSS,
05:50le projet de loi de financement de la sécurité sociale.
05:53Aujourd'hui, l'État doit faire des économies,
05:57mais je serai vigilant pour qu'aucune des économies
06:01ne touche l'accès aux soins des Français.
06:05L'accès aux soins est une problématique majeure pour les Français.
06:08Et aujourd'hui, oui, nous devons faire des économies.
06:11Oui, nous devons faire des économies sur la santé,
06:14sur l'organisation de la santé,
06:15mais il ne faut surtout pas que cela impacte l'accès aux soins des Français.
06:20Mais dans le détail, alors qu'est-ce qu'il faut réorganiser, selon vous ?
06:23Dans les Alpes-Maritimes, on va prendre des exemples.
06:25Alors, aujourd'hui, il y a une réorganisation à court terme,
06:29dans les mois à venir, en aidant l'accès aux soins,
06:32en aidant financièrement le soutien dans les déserts médicaux
06:38de l'installation des médecins.
06:39Mais ça, ça veut dire dépenser plus.
06:41Alors, ce qui veut dire qu'il faut faire des économies d'un autre côté.
06:44Et cette aide pourra être aussi faite par le département, par la métropole.
06:49C'est à court terme, mais nous avons évoqué l'échéance dans quelques mois,
06:55dans six mois, et la grande réforme de santé sur laquelle je veux participer,
07:00elle arrivera dans les six mois à venir,
07:02avec, pour faire simple, une territorialisation de la santé.
07:06Ça veut dire quoi ?
07:07Ça veut dire qu'on n'est plus tous les ans à discuter des finances de la sécurité sociale.
07:12Un grand financement sur cinq ans, un grand axe de santé publique,
07:17mais la mise en musique au niveau des départements,
07:21sous la responsabilité, non pas de l'ARS, mais sous la responsabilité du préfet.
07:25C'est une grande réforme territoriale de la santé que nous portons
07:29et que nous porterons, bien sûr, pour 2027.
07:32Vous êtes chirurgien ORL également.
07:35Vous avez fondé, vous présidez aussi l'Institut de la Face et du Coût.
07:38Est-ce que ça va être compatible avec vos fonctions au Sénat, tout ça ?
07:43Alors, aujourd'hui, mon activité médicale et mon activité de professeur des universités,
07:50c'est aussi ce qui donne un sens et un contact avec le local, avec mon engagement.
07:56Mais est-ce que vous pouvez tout faire ?
07:57Vous êtes aussi conseiller municipal et métropolitain ?
07:59Alors, bien évidemment, j'ai bien évidemment rédit mon activité.
08:03J'ai libéré, je ne suis plus depuis le 1er octobre,
08:07chef de service de l'Institut universitaire de la Face et du Coût.
08:11C'est le professeur Nicolas Guevara qui est mon adjoint,
08:15qui en assure la chefferie de service.
08:17J'ai lâché beaucoup de fonctions,
08:19mais je garde une activité et de consultation,
08:22et une activité chirurgicale,
08:24qui me permet de me connecter aux problématiques des marralpins,
08:28des niçois, mais aussi des français.
08:30Enfin, en quelques mots, une question d'actualité.
08:34Votre groupe a quelle position sur la poursuite de la mobilisation lycéenne,
08:39dont l'acte V est prévu demain ?
08:40L'acte V est prévu demain.
08:42Cette mobilisation lycéenne traduit un problème majeur,
08:47qui est le problème de notre éducation nationale,
08:50qui traduit, je dirais, cet échec du macronisme.
08:54Aujourd'hui, si les revendications peuvent être légitimes,
09:00et aujourd'hui, l'accès à un professeur devant chaque classe,
09:06le système de classement des étudiants, des élèves,
09:13pour accéder à l'université,
09:15aujourd'hui pose un vrai problème.
09:18Pour autant, ce n'est pas parce que le problème est réel,
09:22ce n'est pas parce que le droit de manifester
09:24est quelque chose d'acquis, d'acquis dans la Constitution,
09:27que de casser, que de brûler, que de bloquer,
09:31est quelque chose d'acceptable.
09:32Donc là aussi, il y a une politisation de cette manifestation.
09:36Je pense qu'il faut une réponse,
09:38mais aussi une réponse ferme.
09:40On ne peut pas tout casser,
09:42même si la justification de ces manifestations, je la partage.
09:46Et vous le dites ce matin sur ICI Azur.
09:48Merci beaucoup Laurent Castillot,
09:50nouveau sénateur des Alpes-Maritimes,
09:52invité d'ici matin.
09:52Bonne journée.
09:53Bonne journée, merci à vous.
09:54Bonne journée, merci à vous.

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