- il y a 10 minutes
Le principal du collège Joseph-Lakanal d'Aubagne (Bouches-du-Rhône) et une professeure ont été blessés par balle à l'intérieur de l'établissement ce lundi 12 octobre au matin, a appris BFMTV. Le chef d'établissement, âgé de 53 ans, a été touché par une munition de fusil de chasse à la hanche droite. Une enseignante de 37 ans a également été touchée à la cuisse.
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00:00:00Les informations tombent vraiment au compte-gouttes puisque les faits sont extrêmement frais.
00:00:03Ça s'est passé il y a à peine une heure.
00:00:05Le parquet de Marseille, je le rappelle, est en route.
00:00:07Pour Aubagne, les sapeurs-pompiers des Bougirons sont arrivés il y a un peu plus d'une demi-heure sur
00:00:14place.
00:00:14Ce que l'on sait, c'est qu'il y a bien au moins une interpellation.
00:00:18Donc un mineur âgé de 14 ans qui a été interpellé par les forces de l'ordre.
00:00:23Concernant l'état de santé du principal de ce collège, là encore il existe une incertitude.
00:00:28Et puis il y a, on va le rappeler, cette professeure, également âgée de 37 ans, qui a été blessée.
00:00:36Et avec des précisions qui émanent de Matignon à l'instant, Guillaume.
00:00:39Oui, à l'instant, Matignon nous informe que le Premier ministre a demandé au ministre de l'Intérieur
00:00:42et au ministre de l'Éducation de se rendre immédiatement à Aubagne
00:00:44où un collégien a tiré sur le principal du collège et sur une professeure.
00:00:49Le collégien a été interpellé, précise Matignon.
00:00:52Le professeur et la professeure ont donc été prises en charge.
00:00:55Pas de pronostics vitals engagés.
00:00:57Bon, assure Matignon.
00:00:58Voilà donc pour ces précisions officielles qui émanent du cabinet du Premier ministre
00:01:02qui confirment ces informations que vous nous donnez, Boris, depuis quelques minutes maintenant.
00:01:07Alors on précise qu'on n'a pas encore de...
00:01:08On ne sait pas exactement dans quel état de santé se trouvent les deux victimes.
00:01:13Le principal du collège et une professeure qui se trouvait manifestement à proximité.
00:01:17Pas de pronostics vitals engagés, précisément à dire.
00:01:18Ah, c'est très important ce que vous avez dit.
00:01:20Pas de pronostics vitals engagés.
00:01:21Donc voilà, Boris, information importante.
00:01:23Pas de pronostics vitals engagés.
00:01:25On le pense qu'on précise effectivement l'entourage de Sébastien Lecorn.
00:01:28Vous nous disiez que manifestement il avait été touché plutôt dans le bas du corps.
00:01:32Absolument.
00:01:33À hauteur de la hanche ?
00:01:34Oui, à hauteur de la hanche.
00:01:35Donc il a été visé par du calibre 12.
00:01:38Donc c'est du calibre de fusil de chasse, de chauvrotine, comme Patrick nous l'expliquait.
00:01:44On ignore à ce stade, il y a un éventuel lien.
00:01:46On va le rappeler avec la mobilisation lycéenne.
00:01:48Nous sommes dans un collège, le collège Joseph Lacanale d'Aubagne.
00:01:52Il y a une autre professeure, une professeure cette fois-ci âgée de 37 ans,
00:01:55qui a également été blessée par balles.
00:01:58Les secours sont sur place.
00:01:59Au moins une vingtaine de sapeurs-pompiers des Bouches-du-Rhône qui sont arrivés sur place.
00:02:03Je le rappelle, le parquet de Marseille qui fait route,
00:02:06donc avec une procureure adjoint qui fait route vers Aubagne.
00:02:11Et pour l'instant, une situation d'urgence pour tous ces personnels
00:02:16qui, on l'imagine, ont sans doute été extrêmement choqués par les faits qui se sont déroulés
00:02:20il y a un peu plus d'une heure dans ce collège des Bouches-du-Rhône,
00:02:23à quelques kilomètres de Marseille.
00:02:25Vous savez Patrick, si ce type d'armes est courant chez les chasseurs ?
00:02:29Ah oui, oui, oui, oui.
00:02:30Alors, ce n'est pas pour ça que ce n'est pas bien réglementé,
00:02:33mais effectivement, pour du gros gibier, relativement proche en fait,
00:02:38il faut être très très proche de ce gibier,
00:02:40parce qu'encore une fois, et on le comprend avec cette deuxième victime,
00:02:45les plombs ou les grains...
00:02:46Partent en projection ?
00:02:47Partent en projection.
00:02:49Sur combien de mètres ?
00:02:50Enfin, ça part relativement droit ?
00:02:53Sur un mètre, deux mètres, c'est quoi ?
00:02:54C'est un périmètre ?
00:02:55Ça peut être un peu plus que ça, c'est simplement que ce n'est pas une arme de précision.
00:02:59Enfin, vous n'utilisez pas ce fusil et cette munition comme une arme de précision
00:03:03avec un fusil à lunettes.
00:03:04Non, vous êtes relativement proche de votre...
00:03:06Enfin, vraiment, vous voyez le fusil de chasse avec les deux coups,
00:03:09vous mettez du calibre 12 dedans et vous êtes proche,
00:03:12et vous êtes sûr d'abattre ce gros gibier type sanglier.
00:03:16Mais ça peut faire énormément de dégâts sur plusieurs personnes
00:03:19si le mineur, effectivement, était proche.
00:03:23Enfin, le mineur, en tout cas, il y a un mineur qui a été interpellé, cette affaire.
00:03:26Un mineur de 14 ans qui a donc été interpellé.
00:03:28Alors, Guillaume, à Matignon, il y a ce rendez-vous dont on a parlé il y a quelques instants,
00:03:32dans 20 minutes maintenant, sur les carburants,
00:03:34mais cette affaire, elle est en train de bousculer un petit peu l'agenda.
00:03:36Oui, absolument, puisqu'effectivement, le Premier ministre a réagi,
00:03:40immédiatement à cette annonce, on le disait,
00:03:42et le ministre de l'Intérieur et le ministre de l'Éducation
00:03:45vont se rendre sur place à la demande du Premier ministre Sébastien Lecornu.
00:03:50Ça montre, effectivement, la montée, si j'ose dire, en tension sur cette question-là.
00:03:56Sécurité, éducation, tout cela est évidemment lié.
00:03:59Et donc, le fait que, symboliquement, que ce soit le Premier ministre
00:04:02qui dise aux ministres, il faut vous rendre sur place,
00:04:05ça montre l'importance politique qu'accorde, évidemment, Sébastien Lecornu
00:04:09à ce qui est en train de se passer.
00:04:10Et on rappelle qu'on ne sait pas du tout à ce stade
00:04:12si c'est lié à la situation dans les lycées.
00:04:16Le Premier ministre, Matignon, évoque un collégien,
00:04:19un collégien qui a été interpellé, effectivement,
00:04:22qui a tiré sur le principal du collège
00:04:24et sur une professeure avec cette arme à feu.
00:04:26Je vous le rappelle, pas de pronostic vital engagé, précise Matignon.
00:04:29– Et ce sont les deux ministres qui sont évidemment les plus en pointe
00:04:31sur la crise lycéenne depuis 15 jours maintenant
00:04:34qui vont devoir gérer cette crise,
00:04:37à la fois le ministre de l'Intérieur, Laurent Lunez,
00:04:38et son collègue de l'Éducation nationale, Édouard Geffray,
00:04:42qui se rend donc ici à Aubagne.
00:04:45On ne sait pas si c'est un collège dans lequel il y avait déjà eu
00:04:49des choses un petit peu compliquées.
00:04:51A priori, Aubagne, on se dit comme ça,
00:04:54n'est pas un haut lieu de criminalité, pour ce que j'en sais.
00:04:57– Non, on ignore parfaitement à ce stade le mobile
00:05:02de cet auteur présumé.
00:05:04Est-ce un différent personnel qu'il avait avec le proviseur
00:05:07et l'une des professeurs ?
00:05:08Est-ce en lien avec la mobilisation ?
00:05:10Il reste énormément de zones d'ombre.
00:05:11Et ça, c'est l'enquête judiciaire qui va être ouverte,
00:05:13qui va devoir l'éclaircir, quoi qu'il en soit.
00:05:15La nouvelle rassurante, comme le disait Guillaume,
00:05:17c'est qu'il n'y a pas de pronostic vital engagé
00:05:20pour ce principal de ce collège.
00:05:23La professeure, âgée de 37 ans,
00:05:25a, elle aussi, été blessée.
00:05:26Pas de pronostic vital engagé, là aussi, pour cette dame.
00:05:29Et donc, avec l'interpellation d'un mineur de 14 ans.
00:05:31Alors, est-ce lui dont les soupçons pèsent
00:05:34sur le fait qu'il soit l'auteur présumé de ce tir ?
00:05:38Quoi qu'il en soit, le parquet de Marseille se rend sur place.
00:05:41Signe que la situation est grave.
00:05:43Guillaume le disait, le ministre de l'Intérieur,
00:05:46Laurent Nunes, ainsi que le ministre de l'Éducation
00:05:48se rendent immédiatement sur place dans cette petite commune
00:05:51des Bouches-du-Rhône, avec encore beaucoup de zones d'ombre
00:05:54à éclaircir.
00:05:55Quoi qu'il en soit, voilà, au moins deux blessés,
00:05:57une personne interpellée pour des tirs de calibre 12
00:06:01qui se sont produits, il y a maintenant un peu plus d'une heure
00:06:04devant ce collège et du département des Bouches-du-Rhône.
00:06:06Alors, évidemment, encore une fois, on ne connaît pas du tout
00:06:09les motivations de ce genre.
00:06:10Ce qui est sûr, j'ai répatrié l'étude,
00:06:12c'est que c'est un nouveau coup dur pour l'ensemble
00:06:14de la communauté éducative, qui a décidément secoué
00:06:17depuis plusieurs semaines.
00:06:17Moi, j'appelle l'ensemble des responsables politiques
00:06:20à appeler à la désescalade et à mettre fin
00:06:23à ce climat de violence.
00:06:24On ne connaît pas le mobile, on ne connaît pas les raisons.
00:06:26Mais ce qui est sûr, c'est que les scènes que l'on voit
00:06:28dans le pays depuis des semaines montrent bien
00:06:30un climat de tension, de fracture et de violence.
00:06:33Et quand on fait de la politique, quand on est élu de la République,
00:06:36on ne peut pas instrumentaliser cette colère.
00:06:39Entendez-moi bien, je ne suis pas en train de dire
00:06:40que derrière cette attaque présumée,
00:06:43c'est la France insoumise ou l'extrême-gauche
00:06:45qui est responsable.
00:06:46Mais je dis que quand des responsables politiques
00:06:48instrumentalisent une forme de colère et de violence,
00:06:51on crée dans le pays un climat qui est intolérable
00:06:54et qui peut, je parle au conditionnel,
00:06:56conduire à des actes comme celui-ci.
00:06:58Donc moi, je le dis très clairement,
00:07:00quand on voit cet état de tension dans le pays,
00:07:02on n'est pas loin d'un basculement.
00:07:04Pardon, ce n'est pas les États-Unis et la France,
00:07:05mais je n'ai pas souvenir, je suis peut-être un peu trop jeune,
00:07:08d'un jeune de 14 ans qui aurait utilisé
00:07:10un fusil de chasse pour s'en prendre à un principal.
00:07:13Je n'ai pas de souvenir dans l'histoire du pays
00:07:14qu'on ait connu une telle attaque.
00:07:17Alors encore une fois, il faut plus d'éléments,
00:07:18il faut être prudent.
00:07:19Mais sur les éventuels précédents,
00:07:22Véronique Fèves, justement, vient de nous rejoindre.
00:07:25Est-ce que c'est quelque chose
00:07:26qu'on a déjà vu en France ou pas ?
00:07:28On a déjà vu à Grasse, c'était en 2017,
00:07:33un jeune garçon qui avait trouvé l'arme de son grand-père
00:07:37et qui était arrivé dans le lycée.
00:07:40Il avait réussi à passer l'arme par le côté,
00:07:45si je me souviens bien.
00:07:46Il avait visé le proviseur,
00:07:49il avait cherché des élèves.
00:07:51D'ailleurs, il n'en avait pas trouvé
00:07:52parce qu'à l'époque, il y avait eu tout de suite
00:07:54le déclenchement d'une alerte intrusion.
00:07:57Mais il n'en voulait pas spécifiquement
00:07:59à l'époque au proviseur.
00:08:00C'était un jeune homme qui se disait harcelé.
00:08:03Il a été jugé également.
00:08:05Donc oui, on a régulièrement des jeunes
00:08:09qui s'en prennent ou à leur professeur
00:08:12ou au chef d'établissement.
00:08:13Je rappelle qu'on a une professeure de 60 ans
00:08:15qui a été poignardée en février 2026.
00:08:18Il n'y a pas si longtemps par un élève de 14 ans
00:08:20à Sanary-sur-Mer.
00:08:22Ces derniers temps, on a pu davantage parler
00:08:25des couteaux.
00:08:27En juin 2025, Mélanie, une assistante d'éducation
00:08:30qui avait été tuée devant un établissement
00:08:33lors d'un contrôle qui plusait de police,
00:08:37pardon, de gendarmerie,
00:08:38par un jeune élève qui lui en voulait.
00:08:42Voilà, vous pouvez avoir des élèves
00:08:46qui fixent leur colère sur un professeur,
00:08:51sur un chef d'établissement
00:08:53et qui fixent leur mal-être.
00:08:55On a souvent des problèmes de santé mentale
00:08:56derrière tout cela.
00:08:57Précision, Boris.
00:08:58Dernière information qu'on est en mesure
00:09:00de vous confirmer.
00:09:00Il n'y avait aucun blocage devant ce collège.
00:09:03Donc, l'éventuel lien avec la mobilisation lycéenne
00:09:07est écarté à ce stade des investigations.
00:09:10Donc, reste à savoir s'il s'agit
00:09:11d'un différent personnel avec le principal de ce collège.
00:09:14Mais quoi qu'il en soit, aucun lien à ce stade
00:09:16avec la mobilisation lycéenne.
00:09:17C'est important de le rappeler et de l'indiquer.
00:09:19Et je voulais évidemment aussi rappeler
00:09:21deux autres morts auxquelles tout le monde pense.
00:09:24Évidemment, c'est Dominique Bernard en 2023
00:09:27et Samuel Paty en 2020
00:09:28qui ont été victimes d'attaques terroristes.
00:09:31On vous rappelle donc l'information principale
00:09:33de cette matinée.
00:09:35Un principal de collège et une professeure
00:09:38ont été blessés à Aubagne.
00:09:41Un suspect a été interpellé.
00:09:43Un adolescent de 14 ans.
00:09:46Et le tir a été effectué à l'aide d'un fusil de chasse
00:09:49armé de chevrotine.
00:09:51Le pronostic vital n'est pas engagé.
00:09:53Et il y a quelques instants, précision supplémentaire,
00:09:57Boris Karlamoff, vous nous indiquez
00:09:59qu'il n'y avait pas de blocus en cours.
00:10:01Parce qu'évidemment, dès que cette information est tombée,
00:10:04on a tout de suite plus ou moins consciemment,
00:10:05on s'est demandé s'il n'y avait pas un lien
00:10:07avec la situation dans les lycées et les facs.
00:10:11De ce que vous nous dites, pas de blocage.
00:10:12Cela dit, il n'y a pas de blocage sur les collèges.
00:10:14Non, je parle sous le contrôle de Véronique Fèvre.
00:10:17Mais pour les faits qui nous occupent ce matin,
00:10:19il n'y a aucun lien avec la mobilisation des lycéens.
00:10:23Reste à savoir si l'individu avait un différent personnel
00:10:26avec le principal de ce collège.
00:10:28C'est l'enquête qui va devoir le déterminer.
00:10:29On va rappeler les faits.
00:10:31Il y a un peu plus d'une heure,
00:10:32il y a des tirs de calibre 12
00:10:35qui sont effectués devant le collège Joseph Lacanale.
00:10:38C'est à Aubagne, juste à côté de Marseille.
00:10:40Il y a le principal de ce collège
00:10:42qui a été blessé par balle au niveau de la hanche.
00:10:46Fort heureusement, son pronostic vital n'est pas engagé.
00:10:48Une deuxième blessée en l'espèce.
00:10:50Une professeure âgée de 37 ans
00:10:51qui, elle, également, a été blessée par balle.
00:10:54Une vingtaine de sapeurs-pompiers sont sur place.
00:10:56Le parquet de Marseille seront également sur place.
00:10:59Et le ministre de l'Intérieur
00:11:00ainsi que de l'Éducation nationale
00:11:03vont faire route vers ce collège
00:11:05pour faire un point de situation.
00:11:08Mais pour l'instant, voilà.
00:11:09Donc au moins deux blessés
00:11:10et un mineur de 14 ans
00:11:11qui a été interpellé ce matin,
00:11:13juste après ces faits.
00:11:14C'est vrai, Guillaume Darek,
00:11:15du côté du Matignon,
00:11:15on a réagi très vite ce matin.
00:11:17Oui, réaction immédiate, effectivement,
00:11:19de Sébastien Lecornu
00:11:20qui a donc demandé,
00:11:21on le disait, à deux ministres,
00:11:22le ministre de l'Éducation,
00:11:23le ministre de l'Intérieur,
00:11:24de se rendre immédiatement sur place
00:11:26qui a précisé, effectivement,
00:11:27qu'un collégien avait tiré
00:11:29sur le proviseur et sur le professeur
00:11:31et sur le fait que, heureusement,
00:11:33il n'y avait pas de pronostic vital engagé.
00:11:37C'est ce que précise Matignon,
00:11:38un collégien qui a tiré
00:11:39sur le principal du collège.
00:11:41Le collégien a été interpellé.
00:11:42Pas de pronostic vital engagé.
00:11:43Mais tout de suite,
00:11:44la prise en charge politique
00:11:45par le Premier ministre,
00:11:47effectivement,
00:11:47de cette question-là.
00:11:48Alors, on essaie, évidemment,
00:11:49d'avoir des témoignages
00:11:50et des précisions
00:11:51sur ce qui s'est passé là-bas
00:11:53et ce qui bouscule, évidemment,
00:11:55l'actualité de cette journée
00:11:57qui est aussi marquée
00:12:00par le conflit lycéen
00:12:01qui se poursuit,
00:12:02par également une réunion
00:12:03sur les carburants
00:12:04qui doit se tenir
00:12:05dans moins d'un quart d'heure
00:12:06maintenant.
00:12:06Mais d'abord,
00:12:07sur cette affaire,
00:12:09plusieurs réactions,
00:12:10ici, sur ce plateau.
00:12:11Thomas, d'abord, Jadza,
00:12:12bouquet de porte-parole
00:12:13de la campagne de Gabriel Attal.
00:12:15Bonjour.
00:12:15Bonjour à vous.
00:12:16Comment réussissez-vous ?
00:12:16Quelques minutes seulement
00:12:17après l'annonce
00:12:18de ce qui s'est passé à Aubagne.
00:12:19On rappelle, encore une fois,
00:12:20pour rassurer quand même
00:12:22que les pronostics vitaux
00:12:23ne sont pas engagés
00:12:24pour ces deux victimes.
00:12:25Écoutez, déjà,
00:12:26beaucoup d'émotions,
00:12:26beaucoup d'effroi,
00:12:28le soutien absolu entier
00:12:30à ces deux professionnels
00:12:32qui ont été visés,
00:12:32le principal et enseignants.
00:12:34C'est gravissime.
00:12:35Ils ont évidemment
00:12:35tout notre soutien
00:12:36et toute notre solidarité.
00:12:38Et puis, pardon de réagir
00:12:39comme ça à chaud,
00:12:39mais aussi une forme d'effroi
00:12:41de voir qu'à 14 ans,
00:12:43on peut, selon les informations
00:12:44que vous avez,
00:12:45utiliser un fusil
00:12:46pour aller tirer
00:12:47sur un principal
00:12:48et un collège.
00:12:49Et donc, moi,
00:12:50je crois que là-dessus,
00:12:50il faut être très clair
00:12:51et ça sera à la justice
00:12:52de déterminer
00:12:54les responsabilités.
00:12:54Mais la minorité
00:12:56ne peut plus être
00:12:56un totem d'immunité.
00:12:58Et nous, nous sommes
00:12:58très clairs là-dessus.
00:13:00Évidemment, rien à voir
00:13:00avec toutes les revendications
00:13:01qu'il peut y avoir.
00:13:02La minorité de l'âge,
00:13:03c'est ça que vous dites.
00:13:03La minorité ne peut plus
00:13:04être une excuse.
00:13:05Nous, nous disons
00:13:06avec Gabriel Attal
00:13:07que l'excuse de minorité
00:13:08ne doit plus être la règle,
00:13:09mais l'exception,
00:13:09qu'il faut que des jeunes,
00:13:10quand le juge estime
00:13:11que c'est nécessaire,
00:13:12puissent passer
00:13:13en comparution immédiate
00:13:14parce que ce n'est pas normal
00:13:15qu'à 14 ans,
00:13:16alors il y a peut-être
00:13:17des circonstances
00:13:18et ce n'est pas à moi
00:13:19de dire ce qu'elles sont,
00:13:20mais la première réaction
00:13:21comme citoyen,
00:13:22juste de dire
00:13:23à 14 ans,
00:13:24utiliser un fusil
00:13:24pour aller tirer
00:13:25sur qui que ce soit
00:13:27et de surcroît
00:13:28un principal
00:13:29ou un enseignant,
00:13:30c'est gravissime.
00:13:31Heureusement,
00:13:32leur pronostic vital
00:13:33n'est pas engagé,
00:13:34mais la réponse politique,
00:13:35elle viendra à un moment venu,
00:13:36mais là,
00:13:37évidemment,
00:13:37c'est l'émotion
00:13:38et pardon de le redire
00:13:39encore une fois,
00:13:39l'effroi total.
00:13:42Effroi,
00:13:42surprise,
00:13:43et Boris Karlamov,
00:13:45l'enquête évidemment,
00:13:45elle a déjà commencé,
00:13:46mais au moment où on se parle,
00:13:48le procureur,
00:13:49il est en route
00:13:50parce que c'est le procureur
00:13:50de Marseille,
00:13:51ça s'est déroulé
00:13:51il y a très très peu de temps
00:13:52cette affaire.
00:13:53Oui, alors il y a
00:13:53une procureure adjointe
00:13:54du parquet de Marseille
00:13:55qui fait route vers Aubagne.
00:13:57Tout à l'heure,
00:13:57nous vous indiquions
00:13:58qu'il n'y avait aucun lien
00:13:59selon nos informations
00:14:00avec la mobilisation lycéenne.
00:14:01C'est une information
00:14:02BFMTV
00:14:02que la préfecture
00:14:04des Bouches-du-Rhône
00:14:05vient de confirmer.
00:14:07Aucun lien
00:14:07avec cette mobilisation.
00:14:09Reste à savoir
00:14:09quel est le mobile
00:14:10dans cette affaire.
00:14:11Est-ce qu'il y avait
00:14:11un différent personnel
00:14:13entre le tireur
00:14:14et le principal
00:14:15de ce collège ?
00:14:16On va rappeler
00:14:17que les files
00:14:17se sont déroulées
00:14:18il y a un peu plus d'une heure
00:14:19devant ce collège
00:14:20Lacanale
00:14:21à Aubagne
00:14:22dans le département
00:14:22des Bouches-du-Rhône
00:14:23à quelques kilomètres
00:14:24de Marseille.
00:14:24Il y a le principal
00:14:25de ce collège
00:14:26qui a été blessé par balle
00:14:27par du calibre 12
00:14:28et du fusil de chasse
00:14:30qui, en temps d'en malserre,
00:14:31a tiré sur du gibier.
00:14:33C'est pour vous donner
00:14:34un peu l'importance
00:14:34de ce type de calibre.
00:14:36Ce principal,
00:14:37il a été touché
00:14:38au niveau de la hanche.
00:14:40Fort heureusement,
00:14:40son pronostic vital
00:14:41n'est pas engagé.
00:14:43Autre personne blessée,
00:14:44là, il s'agit
00:14:45d'une professeure
00:14:46âgée de 37 ans
00:14:47qui est également
00:14:48blessée par balle
00:14:50et un mineur
00:14:51de 14 ans
00:14:52qui a été donc rapidement
00:14:53interpellé
00:14:53par les forces de l'ordre.
00:14:56Signe que la situation
00:14:57est grave,
00:14:58deux ministres
00:14:58se rendent sur place.
00:15:00Tout d'abord,
00:15:01Laurent Dunez,
00:15:01bien évidemment,
00:15:02le ministre de l'Intérieur
00:15:03ainsi que le ministre
00:15:04de l'Éducation nationale
00:15:07qui seront sur place
00:15:08cet après-midi.
00:15:10Et il y a également
00:15:11la ministre déléguée
00:15:12à l'enseignement
00:15:13et à la formation professionnelle
00:15:15et à l'apprentissage.
00:15:16Donc,
00:15:16trois ministres du gouvernement
00:15:17qui seront sur place
00:15:19cet après-midi,
00:15:20nous dit-on
00:15:21à l'instant.
00:15:22Ce mineur,
00:15:23donc,
00:15:24il a été placé
00:15:25en garde à vue,
00:15:26interpellation
00:15:27quelques temps
00:15:27après l'effet.
00:15:28Il est âgé
00:15:28de 14 ans,
00:15:2914 ans,
00:15:31soupçonné
00:15:32ou non
00:15:32d'être l'auteur
00:15:33de ce tir.
00:15:33Ça,
00:15:34c'est l'enquête
00:15:34qui va devoir
00:15:35le déterminer.
00:15:36Mais donc,
00:15:36au moins,
00:15:37deux personnes
00:15:38blessées.
00:15:39C'est un bilan
00:15:39qui reste à ce stade
00:15:41évolutif.
00:15:42On ignore
00:15:42si d'autres personnes
00:15:43ont été touchées
00:15:44par des éclats
00:15:44de balles
00:15:45ou par des balles
00:15:45suite à cet incident
00:15:46qui s'est déclaré
00:15:47dans un collège
00:15:48qui n'a aucun lien
00:15:49avec la mobilisation
00:15:51lycéenne.
00:15:51Et c'est important
00:15:52évidemment de préciser
00:15:53autre réaction
00:15:54sur ce plateau.
00:15:56Léna Guerrier,
00:15:56vous êtes avec nous.
00:15:57Vous êtes venu
00:15:58évidemment pour un autre sujet
00:15:59puisque vous êtes
00:16:00porte-parole
00:16:01de l'Union étudiante.
00:16:02Donc,
00:16:03il y a cette mobilisation
00:16:03de cette semaine
00:16:04qui se poursuit.
00:16:05Mais évidemment,
00:16:07sur l'ensemble
00:16:08de la communauté éducative,
00:16:09la communauté étudiante,
00:16:10on imagine
00:16:11que vous partagez
00:16:11le bouleversement
00:16:13que cette nouvelle
00:16:14nous apporte ce matin.
00:16:15Effectivement,
00:16:16mais comme vous l'avez bien dit,
00:16:17nous,
00:16:18en tant qu'Union étudiante,
00:16:19en tant que syndicat étudiant,
00:16:20nous sommes là
00:16:20pour parler de la mobilisation
00:16:21et des revendications.
00:16:22Donc,
00:16:23on va surtout
00:16:24se contenter
00:16:25d'appeler à la date
00:16:26de mobilisation
00:16:26de demain
00:16:27pour faire en sorte
00:16:28qu'on puisse continuer
00:16:29à parler des revendications
00:16:29des lycéens
00:16:30et des étudiants.
00:16:31Il y a effectivement
00:16:31parallèlement
00:16:32cette mobilisation
00:16:34qui se poursuit.
00:16:36Et donc,
00:16:37ce qui s'est passé
00:16:38du côté d'Aubagne,
00:16:39dont on précise
00:16:39que ça n'a pas
00:16:40de rapport
00:16:41avec cette mobilisation,
00:16:43précision importante
00:16:45qui a été donnée
00:16:45rapidement d'ailleurs
00:16:46par
00:16:49la procureure
00:16:50pour faire en sorte
00:16:51que les choses
00:16:52soient claires
00:16:52et qu'il n'y ait pas
00:16:53de résonance politique
00:16:55qui soit trop large,
00:16:56Guillaume.
00:16:57Et on voit effectivement
00:16:57qu'il y a pour l'instant
00:16:58une certaine prudence
00:16:59des responsables politiques
00:17:00et c'est normal
00:17:01quand il se passe
00:17:01un tel événement.
00:17:02On le disait,
00:17:03l'un des premiers à réagir,
00:17:04ça a été le Premier ministre
00:17:04qui a envoyé immédiatement
00:17:05le ministre de l'Intérieur
00:17:06et le ministre de l'Éducation
00:17:08qui vont se rendre
00:17:09sur place
00:17:10sur la question
00:17:11de la sécurité
00:17:12des établissements.
00:17:13C'est plus large
00:17:13effectivement
00:17:14et c'est au-delà
00:17:15de cette question
00:17:15de la mobilisation
00:17:16lycéenne actuelle.
00:17:17On sait que cette question
00:17:18de la sécurisation
00:17:19des établissements scolaires,
00:17:20de la violence
00:17:21en dehors,
00:17:21à proximité
00:17:22ou dans les établissements
00:17:23scolaires,
00:17:23c'est quelque chose
00:17:25qui a marqué
00:17:26ces derniers mois,
00:17:27ces dernières années
00:17:27et donc c'est aussi
00:17:28malheureusement dans le débat.
00:17:29Oui, parce que
00:17:31concrètement,
00:17:31clairement,
00:17:32c'est l'enquête
00:17:32qui le dira
00:17:32mais Boris,
00:17:33je parle sous votre contrôle,
00:17:34un fusil de chasse,
00:17:36c'est quelque chose
00:17:37de très gros.
00:17:38C'est pas comme une...
00:17:39C'est du gros calibre,
00:17:43ça se voit quoi.
00:17:44Oui absolument,
00:17:45calibre 12,
00:17:45on l'utilise
00:17:47pour aller chasser
00:17:48le gibier,
00:17:49c'est ce qu'Patrick Sos
00:17:50expliquait très bien
00:17:51tout à l'heure.
00:17:52Là, on a des précisions
00:17:54concernant le principal.
00:17:55On rappelle
00:17:56l'étagé de 53,
00:17:57il y a une plaie par balle
00:17:57au niveau de la hanche droite
00:18:00concernant cette professeure
00:18:01qui a également été
00:18:02blessée par balle,
00:18:03elle est âgée
00:18:03de 37 ans,
00:18:05elle a donc
00:18:06une blessure,
00:18:08une plaie pardon,
00:18:09qui est superficielle,
00:18:11donc pas de pronostic
00:18:12vital engagé
00:18:13pour ces deux personnes
00:18:14fort heureusement.
00:18:16Le mineur de 14 ans
00:18:18a été interpellé
00:18:19peu de temps
00:18:20après les faits,
00:18:21il a été placé
00:18:22en garde à vue
00:18:22et le parquet de Marseille
00:18:23qui se rend sur place,
00:18:24on devrait avoir
00:18:25plus d'amples informations
00:18:26dans les prochaines minutes
00:18:27si ce n'est les prochaines heures,
00:18:29notamment avec
00:18:30trois ministres du gouvernement
00:18:31qui seront sur place
00:18:33cet après-midi,
00:18:34le ministre de l'Intérieur
00:18:35Laurent Nunez,
00:18:36le ministre
00:18:37de l'Éducation nationale
00:18:39et puis enfin
00:18:40un troisième ministre,
00:18:43une troisième ministre,
00:18:44pardon,
00:18:44la ministre déléguée
00:18:45à l'enseignement
00:18:45et à la formation professionnelle
00:18:47et à l'apprentissage
00:18:47qui donc seront sur place
00:18:49cet après-midi,
00:18:50trois ministres du gouvernement,
00:18:51ça vous donne un peu
00:18:51la gravité de cette situation
00:18:54qui pour l'instant,
00:18:55on le rappelle une nouvelle fois,
00:18:56n'a aucun lien
00:18:57avec la mobilisation lycéenne,
00:18:58il n'y avait pas de blocus
00:18:59devant ce collège,
00:19:00la canale d'Aubagne,
00:19:00ce matin.
00:19:01Est-ce qu'on sait
00:19:01si ce jeune homme
00:19:02a été interpellé sur place
00:19:03ou en dehors de l'établissement ?
00:19:04Aucune information
00:19:05concernant les conditions
00:19:06de son interpellation
00:19:07ni même l'exatitude
00:19:09des faits qui lui sont reprochés,
00:19:11est-ce qu'il est soupçonné
00:19:12d'être l'auteur présumé ?
00:19:13Pour l'instant,
00:19:14il est encore bien trop tôt
00:19:15pour l'indiquer.
00:19:17Quoi qu'il en soit,
00:19:18il est âgé de 14 ans.
00:19:18C'est un mineur âgé de 14 ans
00:19:20qui a donc été interpellé
00:19:21après cette fusillade ce matin.
00:19:26Et un élève,
00:19:27semble-t-il,
00:19:28un jeune homme sur lequel
00:19:31on attend davantage
00:19:32de précision et d'information.
00:19:35Évidemment,
00:19:36on est très prudent
00:19:36avant de vous donner
00:19:37ces informations
00:19:38parce qu'on attend
00:19:40des confirmations,
00:19:41on attend les confirmations
00:19:43du parquet
00:19:44et puis très certainement
00:19:45de Laurent Nunez
00:19:46quand il sera sur place.
00:19:47Pour l'instant,
00:19:47j'ai regardé sur son compte X,
00:19:50il ne s'est pas exprimé.
00:19:51On attend évidemment
00:19:51des informations rapidement.
00:19:53Alors que Véronique Fèvre
00:19:54nous rejoint,
00:19:55notre responsable
00:19:56du service éducation
00:19:57de BFM TV,
00:19:59c'est une affaire
00:19:59qui va évidemment
00:20:00traumatiser le monde éducatif.
00:20:02Pas seulement à Aubagne,
00:20:02Véronique.
00:20:03Évidemment,
00:20:04on voit bien que
00:20:05depuis plusieurs années,
00:20:06les attaques
00:20:08contre les chefs
00:20:09d'établissement,
00:20:11les professeurs
00:20:12se multiplient
00:20:13sur fond
00:20:14de problèmes
00:20:14de santé mentale
00:20:15et on a
00:20:17un nombre de victimes
00:20:18qui s'allongent.
00:20:19Alors heureusement,
00:20:20ces personnels
00:20:21sont hors de danger.
00:20:23Leur pronostic vital
00:20:24n'est pas engagé
00:20:25mais il faut expliquer
00:20:27qu'on a eu récemment
00:20:29ces dernières années
00:20:30perdu plusieurs personnels
00:20:32de l'éducation nationale.
00:20:33Une professeure
00:20:34en 2023,
00:20:36pardon,
00:20:36en juin 2025,
00:20:37Mélanie,
00:20:38qui était assistante
00:20:39d'éducation
00:20:39dans un collège
00:20:41à Nogent
00:20:42en Haute-Marne,
00:20:43a été tuée
00:20:44par un élève
00:20:45lors d'un contrôle
00:20:46parce que désormais,
00:20:48on était,
00:20:48cela fait plusieurs années
00:20:49qu'il y a énormément
00:20:50de contrôle
00:20:50pour savoir
00:20:51si les jeunes
00:20:52n'ont pas des couteaux.
00:20:53Il y a une inflation
00:20:54de couteaux
00:20:56de jeunes
00:20:57qui vont
00:20:58dans les établissements
00:20:59scolaires
00:21:00armés de couteaux
00:21:00parfois pour se défendre
00:21:01mais ça les amène
00:21:02à commettre le pire.
00:21:04En 2023,
00:21:04on a également
00:21:05recruté
00:21:06la mort d'Agnès Laisselle
00:21:08qui était professeure
00:21:09dans un lycée
00:21:10privé de Saint-Jean-de-Luzes
00:21:12et puis
00:21:13également encore
00:21:14en février dernier
00:21:15une professeure
00:21:15de sanary,
00:21:16une professeure
00:21:17d'art plastique
00:21:18qui a été poignardée
00:21:19par un élève
00:21:19de 14 ans
00:21:20mais qui s'en est
00:21:20heureusement sorti.
00:21:22C'est vrai que
00:21:23l'éducation nationale
00:21:24apparaît
00:21:25extrêmement vulnérable
00:21:27à ce type d'attaque
00:21:30parce que
00:21:30ce qui est compliqué
00:21:31c'est que ce sont
00:21:32des élèves
00:21:32c'est-à-dire
00:21:33les personnes
00:21:35pour lesquelles
00:21:35tous ces adultes
00:21:36sont là
00:21:37pour lesquelles
00:21:38ils se dévouent
00:21:39qui viennent
00:21:40ou armés
00:21:41d'un couteau
00:21:42et là
00:21:43armés
00:21:43d'une carabine.
00:21:46Il faut rappeler
00:21:47qu'on a déjà eu
00:21:48des tirs
00:21:49dans un lycée
00:21:51c'était en 2017
00:21:52à Grasse
00:21:53au lycée
00:21:54Alexis de Tolqueville
00:21:55un élève de 16 ans
00:21:56était arrivé
00:21:56également armé
00:21:57il avait trouvé
00:21:58l'arme
00:21:59dans les bureaux
00:22:02de son grand-père
00:22:03on avait retrouvé
00:22:05parmi
00:22:06tous les éléments
00:22:08chez lui
00:22:09sur son téléphone
00:22:09des références
00:22:11aux tueurs
00:22:11de Colombagne
00:22:13vous savez
00:22:13ce jeune homme
00:22:14qui avait
00:22:14commis un meurtre
00:22:16de masse
00:22:16plusieurs
00:22:18qui avait commis
00:22:19un meurtre
00:22:20de masse
00:22:20dans un lycée
00:22:21aux Etats-Unis
00:22:21dernière précision
00:22:22Vincent Vantiguem
00:22:23oui
00:22:24effectivement
00:22:25on a quelques précisions
00:22:26notamment sur les blessés
00:22:27le principal du collège
00:22:28est âgé de 53 ans
00:22:30il a une plaie par balle
00:22:31au niveau de la hanche droite
00:22:32et visiblement
00:22:33c'est
00:22:34l'un des plombs
00:22:36puisqu'on parle
00:22:37de chevrotine
00:22:37qui aurait ricoché
00:22:38qui aurait également
00:22:39touché une professeure
00:22:40AGL de 37 ans
00:22:41et qui a une plaie
00:22:43superficielle
00:22:44au niveau de la cuisse
00:22:45il n'empêche que le parquet
00:22:46se rend immédiatement
00:22:47sur place
00:22:47une enquête a déjà été ouverte
00:22:48pour tentative d'assassinat
00:22:50on est avec un représentant policier
00:22:52bonjour
00:22:52Eddy ici
00:22:53merci
00:22:53de nous répondre
00:22:55moins d'une heure
00:22:56maintenant
00:22:56après ce qui s'est déroulé
00:22:59est-ce que vous avez
00:23:01vous quelques
00:23:02informations particulières
00:23:03peut-être sur l'arme
00:23:04vous avez plus l'habitude
00:23:05que nous
00:23:05de ce genre de calibre
00:23:07ça ressemble à quoi
00:23:08exactement ce genre d'arme
00:23:09alors pour lui gariser
00:23:10un peu le propos
00:23:11il s'agit d'un fusil
00:23:12en fait
00:23:12il s'agit d'un fusil
00:23:14donc c'est pas un pistolet airsoft
00:23:15ou quoi qu'est-ce
00:23:16donc on est face
00:23:17à un individu
00:23:18qui s'est permis
00:23:19d'attenter
00:23:19à l'intégrité physique
00:23:20du corps enseignant
00:23:22mais ce n'est pas
00:23:23décorrélé
00:23:24de ce qu'on a vu
00:23:24depuis le début du mouvement
00:23:25qui est un mouvement ultra violent
00:23:27je le rappelle
00:23:27on a eu plus de 700
00:23:29policiers blessés
00:23:30une centaine de professeurs
00:23:31qui ont été molestés
00:23:32et agressés physiquement
00:23:33et bien on continue
00:23:35on continue
00:23:35parce que certaines dédouanent
00:23:37effectivement
00:23:38les responsables
00:23:38de ce mouvement
00:23:39et aujourd'hui
00:23:41les mises en cause
00:23:41c'est dommage
00:23:43alors juste une précision
00:23:44parce que
00:23:44notre service police-justice
00:23:46Vincent
00:23:46je parle sur votre contrôle
00:23:47nous dit qu'à ce stade
00:23:48il n'y a pas de lien à faire
00:23:49avec la situation
00:23:51Vincent
00:23:51non a priori
00:23:52il n'y a pas de lien à faire
00:23:54avec le mouvement
00:23:54qui est en cours
00:23:55depuis plusieurs jours
00:23:56plusieurs semaines
00:23:57maintenant
00:23:57c'est ce que nous disent
00:23:59les autorités
00:24:00au niveau local
00:24:00c'est aussi ce que nous disent
00:24:01tous les commerçants
00:24:02qu'on a appelés
00:24:03qui sont autour
00:24:04de ce collège
00:24:04pour savoir
00:24:05est-ce qu'il y avait
00:24:06un mouvement de blocus
00:24:07ce matin
00:24:07est-ce qu'il y avait
00:24:07un mouvement de blocus
00:24:08la semaine dernière
00:24:09tous nous disent
00:24:10que non
00:24:11ce collège
00:24:11n'était pas concerné
00:24:12par le mouvement lycéen
00:24:13il reste à savoir
00:24:14si effectivement
00:24:14et on ne connaît pas
00:24:15les motivations
00:24:16du jeune adolescent
00:24:19qui a tiré ce matin
00:24:20est-ce que lui
00:24:20voulait justement
00:24:22commettre ce geste
00:24:23dans le cadre
00:24:23du mouvement lycéen
00:24:24ou au contraire
00:24:25pour d'autres raisons
00:24:26ça on l'ignore
00:24:27en tout cas
00:24:27ce qu'on peut dire
00:24:28c'est que selon
00:24:28les autorités
00:24:29et tous les gens
00:24:30qui vivent
00:24:31dans ce quartier
00:24:32autour de ce collège
00:24:33ce collège
00:24:34n'était pas concerné
00:24:35par des mouvements de blocus
00:24:36précision
00:24:37effectivement
00:24:38importantes
00:24:38et d'ici
00:24:39peut-on mieux
00:24:39sécuriser peut-être
00:24:40les établissements scolaires
00:24:41contre les armes à feu
00:24:42c'est la question
00:24:43qui revient à chaque fois
00:24:44on peut essayer
00:24:45de dédouaner effectivement
00:24:46ce mouvement
00:24:47et l'ultra-violence
00:24:48de ce mouvement
00:24:48je rappellerai surtout
00:24:49qu'en l'occurrence
00:24:49il s'agit d'un collégien
00:24:51il s'agit effectivement
00:24:52d'un climat de violence
00:24:53qui aujourd'hui
00:24:53on ne peut pas
00:24:54décontextualiser
00:24:55cet acte
00:24:56du climat aujourd'hui
00:24:57de violence qui existe
00:24:58je rappellerai qu'à Marseille
00:24:59on a eu effectivement
00:25:00des pics d'ultra-violence
00:25:01avec ce bus
00:25:03qui a été brûlé
00:25:03incendié
00:25:04ce camion de marines pompiers
00:25:05qui a été pareil
00:25:06on a effectivement
00:25:07un phénomène
00:25:08d'ultra-violence
00:25:09des protagonistes
00:25:10en l'occurrence
00:25:11de notre jeunesse
00:25:12on l'a vu effectivement
00:25:13dans le cadre
00:25:13du narcotrafic
00:25:14par exemple
00:25:15on a eu
00:25:15une ultra-violence
00:25:17eu égard effectivement
00:25:17aux protagonistes
00:25:18qui étaient rajeunis
00:25:19aujourd'hui c'est une autorité publique
00:25:21on a aujourd'hui des jeunes
00:25:22qui n'hésitent pas
00:25:22à passer à l'acte
00:25:23et quoi qu'on en dise
00:25:24même si ça dérange
00:25:25certaines personnes
00:25:25sur votre plateau
00:25:27c'est aussi le cas
00:25:28lors de ce mouvement
00:25:28effectivement
00:25:29de contestation
00:25:30ils évoluent
00:25:31ça ne dérange personne
00:25:34ça ne dérange personne
00:25:37sur le plateau
00:25:38mais c'est juste factuel
00:25:39pour l'instant
00:25:39il n'y a pas de lien
00:25:41il est beaucoup trop tôt
00:25:42il est beaucoup trop tôt
00:25:45pour tirer des conclusions
00:25:46comme vous faites
00:25:46voilà je vous le dis
00:25:47on est encore aujourd'hui
00:25:48nous on ne tire pas
00:25:49de conclusion
00:25:49on dit ce que disent
00:25:50vous me dites
00:25:51non non
00:25:51vous orientez le débat monsieur
00:25:52c'est pas forcément judicieux
00:25:54peut-être contrairement à vous
00:25:55qui
00:25:56on tire aucune conclusion
00:25:58peut-être que je suis sur place
00:25:58et peut-être que nous
00:25:59on est au courant
00:25:59peut-être qu'on est sur place monsieur
00:26:01peut-être
00:26:01tout simplement
00:26:02peut-être que c'est notre métier
00:26:02si vous avez des infos
00:26:03si vous avez
00:26:04si vous avez fait des infos précises
00:26:05ça nous intéresse effectivement
00:26:06est-ce que c'est le cas
00:26:08si je peux permettre
00:26:09effectivement
00:26:09on me propose
00:26:10d'être coupé
00:26:10il n'y a pas de souci
00:26:11je développerai
00:26:11donc j'étais en train de vous dire
00:26:12que c'est un élément
00:26:13effectivement de contextualisation
00:26:14qui est particulier
00:26:16on a des violences
00:26:17qui sont répétées
00:26:17à l'égard
00:26:18à l'égard du corps enseignant
00:26:20du corps éducatif
00:26:21que ce soit effectivement
00:26:23physiquement
00:26:23ou par des menaces répétées
00:26:25on a eu à Marseille
00:26:26ces derniers temps
00:26:26avec des personnes
00:26:28qui
00:26:28oui mais
00:26:29dans ce collège-là
00:26:30en particulier
00:26:31effectivement de professeurs
00:26:32non vous ne pouvez pas minorer ça
00:26:33c'est pas grave
00:26:34mais vous ne pouvez pas minorer ça
00:26:35c'est une réalité
00:26:36personne ne minorer
00:26:37personne ne minorer
00:26:38juste il faut être précis
00:26:40mais comment vous l'expressiez aussitôt
00:26:42c'est vous
00:26:42comment vous l'expressiez aussitôt
00:26:43là vous fermez des portes
00:26:44on ne peut pas les fermer des portes
00:26:45il y a un contexte
00:26:46il existe
00:26:46ce contexte il a 48 heures
00:26:48c'est pas il y a 6 mois
00:26:49c'est tout
00:26:49donc on explique simplement
00:26:50qu'il y a des phénomènes
00:26:51d'ultra-violence
00:26:52qu'ils existent
00:26:53effectivement
00:26:53est-ce que c'est un acte isolé
00:26:54est-ce que c'est dû
00:26:55aujourd'hui
00:26:56à ce climat insurrectionnel
00:26:58effectivement
00:26:58que certains jeunes
00:26:58essaient de mettre en place
00:26:59on le verra maintenant
00:27:00on ne peut pas s'en exolérer
00:27:02on ne peut pas
00:27:03aujourd'hui débuter
00:27:03de façon dont on le fait
00:27:09nous évidemment
00:27:10les premières informations
00:27:11on n'est pas sur place
00:27:12et on parle
00:27:13avec les informations
00:27:15que nous donnent
00:27:15les enquêteurs
00:27:17qui se rendent sur place
00:27:18et c'est notre service
00:27:19pour les justices
00:27:20qui a été le premier
00:27:20d'ailleurs à nous donner
00:27:21cette information
00:27:22qui va nous donner
00:27:23l'avancée des choses
00:27:24on voit qu'il y a des résonances
00:27:24politiques d'ores et déjà
00:27:25et que ça bouscule
00:27:26l'agenda à Matignon
00:27:28alors qu'on voit ici
00:27:29en direct l'image
00:27:30à Aubagne
00:27:31on écoute
00:27:31notamment pour le déjeuner
00:27:32pour ceux qui...
00:27:33exactement
00:27:34donc c'est 11h30
00:27:36là c'est dans quelques minutes
00:27:38c'est les réseaux sociaux
00:27:39qu'ils ont envoyé
00:27:40il y a un message
00:27:40qu'il sort de là
00:27:422009 vers 50
00:27:43c'est la situation
00:27:44c'est la situation
00:27:45c'est la situation
00:27:46c'est la situation
00:27:46il y a manqué
00:27:46mais c'est la situation
00:27:47est-ce que c'est la situation
00:27:49non
00:27:50il y a un message
00:27:52il faut qu'il arrive
00:27:53il faut qu'il arrive
00:27:54une chose comme ça
00:27:55voilà
00:27:55voilà
00:27:56c'est des événements
00:27:57voilà
00:27:58ok d'abord
00:27:58vous allez mettre en place
00:27:59des choses
00:28:00c'est pas normal
00:28:00alors juste
00:28:00on vous explique
00:28:01ce qui est en train
00:28:01de se passer
00:28:02c'est le préfet
00:28:03des Bouches-du-Rhône
00:28:04et le recteur de l'académie
00:28:05qui sont en train d'échanger
00:28:06avec les parents
00:28:09il a heureusement
00:28:10quelqu'un lui a prêté
00:28:11un téléphone
00:28:11pour m'appeler
00:28:12j'étais en panique
00:28:15c'est la sécurité
00:28:16monsieur le plus éprouvé
00:28:17c'est la sécurité
00:28:18on vous demande que ça
00:28:19monsieur le maire
00:28:20on est complètement d'accord
00:28:21avec vous
00:28:21cet événement
00:28:23n'est pas normal
00:28:24on va laisser
00:28:25l'enquête
00:28:26qui est en cours
00:28:27finir se dérouler
00:28:29et évidemment
00:28:29on tira avec monsieur le recteur
00:28:31avec le conseil départemental
00:28:32avec la mairie
00:28:33la totalité
00:28:34des conclusions
00:28:35qui peuvent se faire
00:28:36d'accord on a tout
00:28:37monsieur le préfet
00:28:38je vais pas dire
00:28:39monsieur le maire
00:28:40s'il vous plaît
00:28:41je suis le maire
00:28:42voilà monsieur le maire
00:28:43on est tout cas
00:28:44pour les personnes
00:28:45qui ont été blessées
00:28:46alors très rapidement
00:28:47l'avis très rapidement
00:28:49sur les réseaux sociaux
00:28:50de la ville officielle
00:28:51a informé la population
00:28:53en expliquant
00:28:54d'abord ce qui s'était passé
00:28:55et en rassurant
00:28:56surtout les parents
00:28:57qui ont vu
00:28:58comme quoi
00:28:59aucun élève
00:29:00n'était blessé
00:29:01on a fait ça
00:29:02en priorité
00:29:03et ensuite
00:29:03bien entendu
00:29:04on m'a dit
00:29:05monsieur le préfet
00:29:05l'enquête va suivre son cours
00:29:07et toutes les questions
00:29:07que vous êtes en train de poser
00:29:08vous allez les avoir
00:29:10mais un peu plus tard
00:29:10parce qu'il faut du temps
00:29:11on s'occupe d'abord
00:29:12des enfants et des blessés
00:29:13moi je vous parle de ça
00:29:14parce que le moment
00:29:15il est chaud
00:29:17avec tout le respect
00:29:18que je vous dois
00:29:18mon fils
00:29:19il a tiré en l'air
00:29:20devant lui
00:29:21et il lui a dit
00:29:21que je vais rien te faire
00:29:22donc il n'est pas blessé
00:29:24parce que le jeune
00:29:25il a bien voulu
00:29:26ne pas lui tirer dessus
00:29:27mais mentalement
00:29:27le petit n'a mort
00:29:28il a mis ça
00:29:31il y a les pompiers
00:29:35qui ont mis en place
00:29:36une cellule psychologique
00:29:37pour les gamins
00:29:37qui ont vu ça en direct
00:29:38et les gamins
00:29:40qui ont vu ça en direct
00:29:41et les gamins
00:29:41dont l'assaillant
00:29:43est dans leur classe
00:29:45parce que tout le monde
00:29:46a ressenti une inquiétude
00:30:09voilà donc pour cet échange
00:30:11qui est évidemment
00:30:11un moment très fort
00:30:12parce qu'on rappelle
00:30:12que ça s'est passé
00:30:13il y a moins d'une heure et demie
00:30:14et les parents ici
00:30:16qui n'ont pas d'informations
00:30:17et qui ne savent pas
00:30:18ce qui s'est passé
00:30:19et qu'après manifestement
00:30:20c'est ce qu'on a cru entendre
00:30:21surtout par les réseaux sociaux
00:30:22et par BFM sans doute
00:30:23qu'il s'est passé
00:30:24ce qui s'est passé
00:30:25dans ce collège de Bagne
00:30:26et donc il y a cet échange
00:30:27improvisé
00:30:28avec le préfet
00:30:29le recteur
00:30:30Véronique
00:30:31vous l'avez reconnu tout de suite
00:30:32le recteur de cette académie
00:30:34et le maire de Bagne
00:30:35qui sont venus donner des précisions
00:30:36parce qu'évidemment
00:30:36les parents
00:30:37ils sont inquiets
00:30:38sur ce qui s'est passé
00:30:39et aussi sur la suite
00:30:40ils demandent une sécurisation
00:30:41oui c'est toute la difficulté
00:30:43de ce type de passage à l'acte
00:30:45ils sont extrêmement
00:30:47difficiles
00:30:48à prévoir
00:30:49alors que pardon
00:30:50il y a une mère de famille
00:30:51justement qui s'exprime
00:30:52et qui donne des détails
00:30:52j'étais sur mon lieu de stage
00:30:53voilà
00:30:54j'étais en plein staff
00:30:55mon fils a pris un téléphone
00:30:57donc j'aurais pu ne pas répondre
00:30:58tant donné que c'était
00:30:59un numéro inconnu
00:31:00il m'a appelé
00:31:02il était en panique
00:31:02en pleurs
00:31:03il m'a dit que
00:31:04le principal s'était fait tirer dessus
00:31:06qu'ils avaient été mis
00:31:08à l'extérieur
00:31:08mais pas en sécurité
00:31:09voilà les enfants
00:31:10ils étaient dehors
00:31:11on ne leur a pas donné
00:31:12plus d'informations
00:31:13donc du coup
00:31:13j'ai quitté mon lieu de stage
00:31:15je suis venue
00:31:15je vous dis honnêtement
00:31:16je suis arrivée en 5 minutes
00:31:17de Marseille
00:31:17je ne sais pas comment j'ai fait
00:31:18alors mon fils
00:31:20quand je suis arrivée
00:31:21il a éclaté en pleurs
00:31:22normal
00:31:23il m'a raconté
00:31:24ce qui s'était passé
00:31:25qu'ils ont entendu
00:31:28des coups de feu
00:31:29ils ont entendu
00:31:30des coups de feu
00:31:31au sein des classes
00:31:33les professeurs
00:31:34au début pensaient
00:31:34que c'était juste
00:31:35des travaux
00:31:36donc après
00:31:38l'alarme
00:31:39elle a été déclenchée
00:31:41du coup
00:31:42les enfants
00:31:43ils ont commencé
00:31:43à sortir
00:31:44mon fils
00:31:45a vu
00:31:46l'élève
00:31:47en question
00:31:48qui a tiré
00:31:50il lui a dit
00:31:51circule
00:31:52je ne vais rien te faire
00:31:53passe
00:31:54je suis bien contente
00:31:55parce qu'il aurait pu
00:31:56lui tirer dessus
00:31:56honnêtement
00:31:57et ma fille
00:32:00pareil
00:32:00le professeur
00:32:01elle pensait
00:32:02que c'était des travaux
00:32:03elle a dit
00:32:04on sort
00:32:05descendez doucement
00:32:05et ma fille
00:32:06elle a vu le sang
00:32:07elle a commencé
00:32:07à hurler
00:32:08à courir
00:32:09les forces de l'ordre
00:32:09sont arrivées
00:32:11ont évacué
00:32:11les premiers élèves
00:32:13qui étaient devant
00:32:13après je vous dis
00:32:14honnêtement
00:32:15nous en tant que parents
00:32:15on n'a pas été contactés
00:32:16par l'établissement
00:32:17on n'a été contactés
00:32:17par personne
00:32:18si ce n'est pas mes enfants
00:32:19en plus de ça
00:32:20ma fille
00:32:20elle n'avait pas son téléphone
00:32:21normalement
00:32:22je lui ai remis aujourd'hui
00:32:23j'aurais pu ne pas le donner
00:32:24les saccadons
00:32:25sont restés dans les classes
00:32:27certains élèves
00:32:28des parents
00:32:29un grand soutien aux parents
00:32:30à qui des élèves
00:32:31sont encore à l'intérieur
00:32:32parce que je ne sais pas
00:32:32comment j'aurais pu
00:32:33déjà moi je tremblais
00:32:34j'étais pas bien
00:32:35voilà
00:32:35donc moi j'ai récupéré
00:32:38mes enfants
00:32:38en pleurs
00:32:39voilà
00:32:40je prévois bien sûr
00:32:41de les faire suivre
00:32:43psychologiquement
00:32:43parce que
00:32:44voilà
00:32:45je vous dis honnêtement
00:32:46on voit ça
00:32:46à la télé
00:32:47en Amérique
00:32:49je ne pensais pas
00:32:50imaginer ça
00:32:50c'est un nouvel établissement
00:32:51pour mes enfants
00:32:52je pensais que nos enfants
00:32:53ils étaient en sécurité
00:32:54en plus on habite à Aubagne
00:32:55c'est une ville assez tranquille
00:32:56c'est pas ce genre de choses
00:32:58qui se passent
00:32:59voilà
00:32:59ça se passe bien
00:33:00habituellement
00:33:01même avec les corps enseignants
00:33:03l'établissement
00:33:04il n'y a aucun souci
00:33:05donc
00:33:06donc voilà
00:33:07je vous en prie
00:33:08même scène
00:33:09parce que pareil
00:33:10moi j'ai mes deux enfants
00:33:11qui sont là
00:33:11sixième et troisième
00:33:13et il se trouve
00:33:14que mon garçon
00:33:14celui qui est en troisième
00:33:16est en béquille
00:33:17il s'est fait une fracture
00:33:19d'accord
00:33:19et donc c'est la même scène
00:33:21au travail
00:33:22elle m'appelle en panique
00:33:23maman il se passe un drame
00:33:25quelqu'un est rentré
00:33:26donc elle connaissait
00:33:27elle ne savait pas
00:33:27que c'était à l'intérieur
00:33:29mais comme je dis
00:33:30elle m'a raconté
00:33:32celle de sixième
00:33:33Ida
00:33:33que les professeurs
00:33:34ont réagi très rapidement
00:33:36bon c'est une enfant
00:33:37elle a paniqué
00:33:39c'est en pleurs
00:33:39et le garçon m'a dit pareil
00:33:41donc ce qui est extraordinaire
00:33:42c'est qu'on se dit
00:33:43finalement
00:33:44les filles divers
00:33:45n'appartiennent pas
00:33:46qu'aux autres
00:33:46ça peut nous arriver
00:33:47et vraiment
00:33:48quand ça arrive
00:33:49dans une ville
00:33:50comme Aubagne
00:33:51il y a de quoi s'inquiéter
00:33:52mais je pense que
00:33:53tous les parents
00:33:54sont inquiets
00:33:55mais on attend
00:33:56et puis on a espoir
00:33:57que tout se passera bien
00:33:58moi j'ai un seul message
00:34:00un seul message
00:34:01c'est que
00:34:01il faudrait que la paix
00:34:02revienne dans
00:34:03le coeur de nos enfants
00:34:05et dans l'esprit des gens
00:34:06parce qu'on ne peut pas
00:34:06vivre comme ça
00:34:07dans la peur
00:34:08donc on espère
00:34:09que tout se passera bien
00:34:11Bernadette
00:34:12merci
00:34:12en tant que maman
00:34:13comment est-ce que
00:34:14vous vous sentez justement
00:34:15alors moi je suis inquiète
00:34:17même si je veux garder
00:34:18le calme
00:34:19je suis inquiète
00:34:20et j'ai foi
00:34:21que ça va bien se passer
00:34:22et j'espère
00:34:23qu'il y aura
00:34:23une bonne prise en charge
00:34:24de nos enfants
00:34:25du corps professoral
00:34:26et d'ailleurs
00:34:27une pensée
00:34:28pour tous ceux
00:34:29qui sont blessés
00:34:30voilà
00:34:30soutien et solidarité
00:34:32merci
00:34:37voilà donc pour ces témoignages
00:34:39on vous montre
00:34:40ces parents
00:34:40qui sont évidemment
00:34:41sous le choc
00:34:41de ce qui s'est passé
00:34:42et ça permet d'avoir
00:34:44quelques précisions aussi
00:34:46sur les récits
00:34:46des enfants
00:34:47sur lesquels on va revenir
00:34:48d'abord dernière info politique
00:34:49Guillaume
00:34:50oui c'est le ministre de l'éducation
00:34:51qui réagit sur ses réseaux sociaux
00:34:53il confirme effectivement
00:34:53qu'il va se rendre sur place
00:34:55avec Laurent Nunez
00:34:55et Sabrina Roubach
00:34:57face à cette nouvelle attaque
00:34:58dit-il
00:34:59l'éducation nationale
00:35:00sera toujours unie et forte
00:35:01autour d'une communauté éducative
00:35:02durement éprouvée
00:35:03il évoque un acte inadmissible
00:35:05qui dit-il
00:35:06témoigne une nouvelle fois
00:35:07du développement
00:35:08d'une violence débridée
00:35:09ce sont ces termes
00:35:10contre laquelle
00:35:12nous devons tous
00:35:12nous mobiliser
00:35:14voilà la première déclaration
00:35:15du ministre de l'éducation
00:35:16et on écoute peut-être
00:35:18pour avoir d'autres précisions
00:35:19sur les faits
00:35:19remonter dans les classes
00:35:20chercher leurs affaires
00:35:22et ensuite
00:35:24progressivement
00:35:24on fait sortir les jeunes
00:35:26ceux dont la famille
00:35:27ne serait pas présente
00:35:28pas de problème
00:35:29je les garde
00:35:30et on appellera
00:35:31à ce moment-là
00:35:31les familles ensuite
00:35:33est-ce que c'est clair
00:35:34à peu près pour tout le monde ?
00:35:35c'est clair
00:35:35et ça reposite
00:35:36le plus simple
00:35:37d'après vos collègues
00:35:39entre guillemets
00:35:41là il y a la route
00:35:42là-bas il n'y a pas la route
00:35:43ce serait peut-être mieux
00:35:44que vous vous groupiez
00:35:45là où il n'y a pas la route
00:35:47oui
00:35:47oui
00:35:48c'est comme vous voulez
00:35:50laissez-moi le temps
00:35:51d'organiser les choses
00:35:52et de faire descendre
00:35:53les élèves
00:35:54on va les faire sortir
00:35:56par là-bas
00:35:58ça sera ouvert demain
00:36:00vous vous êtes
00:36:01chez l'inspecteur d'académie
00:36:02et demain ça va être
00:36:04en sécurité
00:36:04les enfants
00:36:05le troisième
00:36:06ils ont été choqués
00:36:08voilà donc c'est l'inspecteur
00:36:10d'académie
00:36:10qui donne les précisions
00:36:12on voit bien
00:36:13Véronique Fèvre
00:36:13comment l'éducation nationale
00:36:15organise les choses
00:36:16parce qu'il faut donc
00:36:17aller récupérer les affaires
00:36:18il faut voir ce qui va se passer
00:36:19dans les heures
00:36:20et dans les jours qui viennent
00:36:21il y a des réponses ici
00:36:21qui sont données
00:36:23le collège sera ouvert demain
00:36:24Oui parce que c'est toujours
00:36:25la continuité du service public
00:36:28après un événement pareil
00:36:29il ne faut surtout pas
00:36:31renvoyer les élèves chez eux
00:36:32surtout après ce qu'ils ont vu
00:36:34il faut au contraire
00:36:35laisser les établissements ouverts
00:36:36ça ne veut pas dire
00:36:37qu'on sera demain
00:36:37dans un fonctionnement normal
00:36:38mais il est important
00:36:41que chacun puisse s'exprimer
00:36:42là on voit qu'on a accès à
00:36:46c'est très rare
00:36:47qu'on ait des caméras
00:36:48qui filment ces moments-là
00:36:50d'échange avec les parents
00:36:51Dans un deuxième temps
00:36:52on regarde avec nos partenaires
00:36:54comment on peut sécuriser
00:36:55voilà tout à fait
00:36:57je vais essayer d'accélérer tout ça
00:37:02Excusez-moi
00:37:02Vous êtes...
00:37:07Voilà donc ces précisions données
00:37:09par l'inspecteur d'académie
00:37:11qui doit gérer les choses
00:37:12même si on peut imaginer
00:37:13que lui aussi est sous le choc
00:37:15après que ce principal de collège
00:37:17a été blessé à l'arbre de chasse
00:37:20et une professeure également
00:37:21a été blessée
00:37:21on vous rappelle
00:37:22que les pronostics vitaux
00:37:24pour ces deux victimes
00:37:25ne sont pas engagés
00:37:27on écoute un témoignage
00:37:30On attend qu'ils sortent
00:37:31Justement c'est assez inquiétant
00:37:32aussi pour vous
00:37:33Ben oui
00:37:34et puis c'est pas normal
00:37:35ils sont au collège quand même
00:37:36Sachant qu'il y en a
00:37:37qui sont sortis
00:37:38et d'autres non
00:37:38qui sont encore à l'intérieur
00:37:39Il y en a qui finissaient à 10h
00:37:40donc il aurait pu sortir
00:37:41mais il n'a pas eu le temps
00:37:42Donc il n'y a plus qu'à attendre
00:37:44voilà il n'y a plus qu'à attendre
00:37:45là on va aller chercher
00:37:50Voilà parce que donc manifestement
00:37:51Véronique de ce qu'on croit comprendre
00:37:52il y a encore des élèves
00:37:53qui sont à l'intérieur de l'établissement
00:37:54Oui alors c'est ça
00:37:55qu'on n'arrive pas trop à comprendre
00:37:56c'est que certains élèves
00:37:57sont sortis avec leurs professeurs
00:37:59et ont vu
00:38:01ils l'expliquent
00:38:02des tâches de sang
00:38:03enfin ils ont été exposés
00:38:05à ce qui s'était passé
00:38:06et d'autres au contraire
00:38:07sont à l'intérieur
00:38:08donc quand vous avez
00:38:09un événement comme ça
00:38:10normalement vous avez
00:38:11des alarmes différentes
00:38:12qui vous indiquent
00:38:13ou de confiner
00:38:14c'est-à-dire de rester en classe
00:38:16avec les élèves
00:38:17de fermer la porte
00:38:18de mettre si possible
00:38:19des meubles devant la porte
00:38:20de se mettre sous les tables
00:38:22tout cela est issu
00:38:23des exercices
00:38:25attentats-intrusions
00:38:26qu'on a mis sur pied
00:38:28dans l'éducation nationale
00:38:29après les attentats de 2015
00:38:31mais vous avez aussi
00:38:32des alarmes
00:38:33qui peuvent vous indiquer
00:38:34qu'il faut s'échapper
00:38:35absolument
00:38:36donc voilà
00:38:37on ne sait pas encore
00:38:37comment tout cela a été géré
00:38:39toute la difficulté
00:38:41quand vous avez
00:38:41un établissement comme ça
00:38:42c'est que vous avez finalement
00:38:43peu d'adultes
00:38:44pour énormément d'élèves
00:38:46et il faut essayer
00:38:47de gérer les flux d'élèves
00:38:49en toute sécurité
00:38:50faire en sorte
00:38:51et ça c'est très important
00:38:52qu'on ne lâche pas
00:38:53les collégiens
00:38:55dans la rue
00:38:55là comme ça
00:38:56sans leurs parents
00:38:57c'est ce qu'il a dit
00:38:59d'ailleurs l'inspecteur
00:38:59il a dit
00:39:00moi je les garderai
00:39:01si les familles ne sont pas là
00:39:01voilà exactement
00:39:02donc il faut bien faire attention
00:39:04qu'on n'ait pas
00:39:05dans ces cas-là
00:39:05un élève qui s'échappe
00:39:07et qui se retrouve tout seul
00:39:09avec ce traumatisme
00:39:11parce que c'est un traumatisme
00:39:12pour un établissement
00:39:13une intrusion comme ça
00:39:15une personne qui arrive
00:39:16qui veut tirer
00:39:17sur les
00:39:19sur les personnels
00:39:21et peut-être sur les élèves
00:39:22on ne sait pas encore
00:39:23alors c'est justement
00:39:24ce qu'a dit l'une de ses mamans
00:39:25elle a expliqué
00:39:26que son fils
00:39:27lui avait raconté au téléphone
00:39:28que le tireur
00:39:31lui avait dit
00:39:32c'est bon toi tu peux passer
00:39:34c'est les petites bribes
00:39:35d'informations
00:39:35et de témoignages
00:39:36qu'on a pu entendre
00:39:37Vincent
00:39:38alors pour l'instant
00:39:39on n'a pas le scénario global
00:39:40évidemment
00:39:41mais on voit les lieux
00:39:43déjà on voit la configuration
00:39:44des lieux
00:39:44on voit qu'il y a
00:39:46des élèves
00:39:47qui sont en train
00:39:47d'être évacués
00:39:48ceux qui ont pu sortir
00:39:50il y en a d'autres
00:39:50qui sont encore à l'intérieur
00:39:51et qui vont être évacués
00:39:53il y a deux sorties
00:39:53manifestement
00:39:54et on a vu l'inspecteur dire
00:39:55on va passer par la sortie
00:39:57près de laquelle
00:39:58il n'y a pas de route
00:39:59parce qu'évidemment
00:39:59c'est plus sécurisé
00:40:00on voit que les pompiers
00:40:02sont positionnés
00:40:04massivement ici
00:40:04pour sans doute
00:40:06accompagner
00:40:07cette sortie
00:40:07les précisions qu'on a
00:40:08sur le scénario
00:40:09de ce qui s'est passé
00:40:10Vincent
00:40:10alors c'est vrai
00:40:11qu'à ce stade
00:40:11on a le témoignage
00:40:13le témoignage de ces personnes
00:40:14des mamans
00:40:15qui ont leurs enfants
00:40:16scolarisés dans ce collège
00:40:17et notamment cette maman
00:40:18qui explique bien
00:40:19que c'était pendant les cours
00:40:20ce qui tendrait à confirmer
00:40:22qu'il n'y avait pas de mouvement
00:40:23de blocage de ce collège
00:40:24c'est pas dans ce cadre là
00:40:25puisque les enfants étaient
00:40:26dans les salles de classe
00:40:27avec les professeurs
00:40:28elle dit même
00:40:29que certains professeurs
00:40:29ont cru qu'il s'agissait
00:40:30de travaux
00:40:31et qui ont continué
00:40:32à donner classe
00:40:33avant que
00:40:34effectivement l'alerte
00:40:35ne soit donnée
00:40:36et puis on a
00:40:36le témoignage
00:40:38de cette maman
00:40:38qui devra être corroborée
00:40:39et qu'il faut prendre
00:40:40avec beaucoup de précautions
00:40:41mais qui explique
00:40:42qu'elle a eu son fils
00:40:42au téléphone
00:40:43son fils qui a réussi
00:40:44à se procurer
00:40:44un téléphone portable
00:40:45pour l'appeler
00:40:46et qui son fils
00:40:47lui a raconté
00:40:48avoir vu le tireur
00:40:49et que le tireur
00:40:50l'a laissé passer
00:40:51en lui disant
00:40:51vas-y circule
00:40:52j'ai rien contre toi
00:40:53donc tout ça
00:40:55sont des éléments
00:40:55qui devront être corroborés
00:40:57on le rappelle
00:40:58à ce stade
00:40:59ce qu'on peut dire
00:41:00c'est que ce collège
00:41:00n'était pas bloqué
00:41:02comme on a pu le voir
00:41:03avec d'autres établissements
00:41:04ces dernières semaines
00:41:05peut-être que c'est un jeune
00:41:07qui a quand même
00:41:08commis cet acte
00:41:09dans le cadre
00:41:09du mouvement lycéen
00:41:10mais en tout état de cause
00:41:11il n'était pas bloqué
00:41:12ce collège
00:41:14on ne connait pas du tout
00:41:15ses motivations
00:41:16on ne sait pas
00:41:16ses motivations
00:41:17personnelles
00:41:18une vengeance personnelle
00:41:19et on voit ici
00:41:20toutes les familles
00:41:21qui sont massées
00:41:23derrière cette rubélise
00:41:24pour attendre
00:41:25l'arrivée
00:41:26de leurs enfants
00:41:28on imagine
00:41:28la grande angoisse
00:41:29des parents
00:41:29on a entendu cette maman
00:41:30qui a dit
00:41:30moi je suis arrivé
00:41:32en 5 minutes de Marseille
00:41:33je ne sais même pas
00:41:33comment j'ai fait
00:41:34on imagine qu'évidemment
00:41:35tous ses parents
00:41:36ils ont tout arrêté
00:41:38pour se rendre directement
00:41:40dans ce collège
00:41:41d'Aubagne
00:41:42d'autres vont continuer
00:41:43à arriver
00:41:43parce que certains
00:41:44on le rappelle
00:41:46les faits se sont produits
00:41:46il y a une heure et demie
00:41:47certains n'ont pas
00:41:49peut-être encore pu
00:41:50se rendre au collège
00:41:50certains n'ont même pas
00:41:51encore été informés
00:41:52parce qu'on imagine bien
00:41:53j'ignore le nombre d'élèves
00:41:54qu'il y avait dans ce collège
00:41:55mais le travail a effectué
00:41:57de joindre tous
00:41:58les parents des enfants
00:42:00et les autorités
00:42:01l'ont dit
00:42:01d'ailleurs on va garder
00:42:02tous les enfants
00:42:03dont les parents
00:42:03ne sont pas là
00:42:04on va les mettre en sécurité
00:42:05on rendra les pauvres
00:42:06inspecteurs
00:42:06on le voit effectivement
00:42:07qui se rapprochent
00:42:09et qui accompagnent
00:42:10les élèves
00:42:11qui sortent
00:42:11au compte-gouttes
00:42:12de cet établissement
00:42:14on va avoir des précisions
00:42:16sans doute
00:42:16dans les minutes qui viennent
00:42:17avec l'arrivée
00:42:18de Laurent Nunez
00:42:19le ministre de l'Intérieur
00:42:20Edouard Geffray
00:42:20le ministre de l'Education nationale
00:42:22qui a réagi
00:42:22sur les réseaux sociaux
00:42:24c'est Matignon
00:42:24qui a annoncé
00:42:26l'arrivée des deux ministres
00:42:27prochainement
00:42:27Matignon
00:42:28on retrouve Hugo Capeli
00:42:34Oui en effet
00:42:34Sébastien Lecornu
00:42:35qui donc suit la situation
00:42:37de très près
00:42:37ce qu'il s'est passé
00:42:38tout à l'heure
00:42:39du côté d'Aubagne
00:42:41l'entourage du premier ministre
00:42:42qui a tout de suite
00:42:43donné quelques précisions
00:42:45en disant que
00:42:47suite à ce fait
00:42:48cette arme à feu
00:42:49qui a été utilisée
00:42:50par un collégien
00:42:51il a donc été interpellé
00:42:53et que le proviseur
00:42:54et le professeur
00:42:55qui ont été touchés
00:42:56par cette arme à feu
00:42:57ont été pris en charge
00:42:58et qu'il n'y avait pas
00:42:58de pronostics vital
00:43:00réaction immédiate
00:43:01de l'exécutif
00:43:02et du gouvernement
00:43:03puisque ce sont
00:43:04trois ministres
00:43:05qui vont se rendre
00:43:06cet après-midi
00:43:06à Aubagne
00:43:07le ministre de l'Intérieur
00:43:08Laurent Nunez
00:43:09le ministre de l'Education nationale
00:43:12Edouard Geffray
00:43:12mais aussi
00:43:13Sabrina Agresti-Roubach
00:43:15qui est secrétaire d'Etat
00:43:16chargée
00:43:16de la citoyenneté
00:43:19qui est surtout
00:43:19ministre déléguée
00:43:20à l'enseignement
00:43:21et à la formation professionnelle
00:43:22dans ce gouvernement
00:43:24de Sébastien Lecornu
00:43:25ils seront donc sur place
00:43:26cet après-midi
00:43:27trois ministres
00:43:28façon de montrer
00:43:28pour le gouvernement
00:43:29qu'il est uni
00:43:30derrière la communauté
00:43:32éducative
00:43:33après ce qu'il s'est passé
00:43:34dans ce collège
00:43:35ça se rajoute
00:43:36dans un contexte
00:43:37déjà très tendu
00:43:38non pas devant les collèges
00:43:39mais devant les lycées
00:43:40on sait qu'il y a des manifestations
00:43:41aujourd'hui
00:43:42qui vont se poursuivre demain
00:43:44et donc plusieurs crises
00:43:45à gérer aujourd'hui
00:43:45pour le Premier ministre
00:43:47qui d'ailleurs a redit
00:43:48il y a quelques heures
00:43:49sur ses réseaux sociaux
00:43:50qu'il apportera
00:43:51des réponses concrètes
00:43:52aux préoccupations
00:43:53des lycéens
00:43:54qui continuent de manifester
00:43:55aujourd'hui partout en France
00:43:56oui effectivement
00:43:57le gouvernement
00:43:58sur plusieurs fronts
00:43:59en même temps
00:44:00et il y a ce front d'Aubagne
00:44:01qui se rajoute
00:44:02Aubagne
00:44:03on va retrouver
00:44:04notre envoyé spécial
00:44:06dites-nous ce que
00:44:07vous savez
00:44:08sur la situation actuelle
00:44:11je n'ai pas de retour du tout
00:44:13on vous entend
00:44:14on vous entend
00:44:15allez-y
00:44:16bon est-ce que justement
00:44:18qu'est-ce qui se passe
00:44:19comment est-ce qu'on se sent
00:44:20justement après
00:44:21une vassale maintenant
00:44:22qui s'exprime
00:44:22c'est l'effroi
00:44:24parce qu'un jeune
00:44:26qui rentre dans son collège
00:44:28avec un fusil de chasse
00:44:30dans un étui à guitare
00:44:32pour essayer de tuer
00:44:33des professeurs
00:44:34c'est vraiment
00:44:35quelque chose
00:44:36qui est choquant
00:44:37ici dans ce collège
00:44:40comme d'ailleurs
00:44:41on sent que la jeunesse
00:44:42il y a une violence
00:44:43qui monte de plus en plus
00:44:44c'est pour ça que moi
00:44:45depuis 2015
00:44:46on essaye de sécuriser
00:44:47l'ensemble des collèges
00:44:49au maximum
00:44:49je regrette que
00:44:50dans ce collège là
00:44:51et bien
00:44:53la principale précédente
00:44:55n'est pas acceptée
00:44:55qu'on puisse mettre
00:44:56au moins des portiques
00:44:57de sécurité
00:44:57aujourd'hui
00:44:58tous les enfants sont choqués
00:45:00les parents sont choqués
00:45:02vous voyez
00:45:02ils sont nombreux
00:45:03venir chercher leurs enfants
00:45:04je pense qu'aujourd'hui
00:45:05il faut quand même
00:45:05qu'on remette vraiment
00:45:07l'enfant au centre
00:45:09des problématiques
00:45:10il ne faut pas
00:45:10qu'on s'en serve
00:45:11il ne faut pas
00:45:12qu'on lui monte la tête
00:45:13je pense que
00:45:14la jeunesse aujourd'hui
00:45:15elle va mal
00:45:15on le voit dans les lycées
00:45:17on le voit ici
00:45:18dans les collèges
00:45:20et on doit être là
00:45:21nous les adultes
00:45:22pour permettre
00:45:22à ce que les choses
00:45:23elles se passent
00:45:24le mieux possible
00:45:24pour ces enfants
00:45:26on a pu entendre
00:45:27on a pu voir
00:45:28les parents d'élèves
00:45:29qui étaient sous les froids
00:45:31qu'est-ce que vous avez
00:45:32à leur dire ce matin ?
00:45:33on met tout en place
00:45:35pour que là
00:45:36les enfants
00:45:36soient rendus
00:45:37à leur famille
00:45:38donc c'est la raison
00:45:39pour laquelle
00:45:39on a demandé
00:45:40aux autorités
00:45:41de pouvoir
00:45:43ne pas confiner
00:45:44les enfants
00:45:44je pense qu'ils ont besoin
00:45:45de se retrouver
00:45:46avec leurs enfants
00:45:47quand on met un enfant
00:45:48dans un établissement
00:45:49scolaire
00:45:49c'est pas pour qu'il subisse
00:45:52ce genre d'agression
00:45:53donc c'est la raison
00:45:54pour laquelle
00:45:54nous nous faisons
00:45:55avec mes collègues
00:45:57de ma majorité
00:45:58nous faisons en sorte
00:45:59que la totalité
00:46:00des collèges
00:46:00de ce département
00:46:01soit le plus sécurisé possible
00:46:03et après derrière
00:46:03il faut écouter la parole
00:46:04de l'enfant
00:46:05il faut les repérer
00:46:07également
00:46:08et puis il faut travailler
00:46:09également sur la problématique
00:46:10des réseaux sociaux
00:46:11donc c'est vraiment
00:46:12un gros travail de fond
00:46:13notre jeunesse va mal
00:46:14et c'est de notre responsabilité
00:46:15de faire le maximum de choses
00:46:16pour que les choses aillent mieux
00:46:18en tout cas
00:46:19ici je suis de tout cœur
00:46:20d'abord avec le principal
00:46:22et bien sûr
00:46:23les professeurs
00:46:23qui ont été touchés
00:46:24mais aussi avec l'ensemble
00:46:26des agents
00:46:27qui sont à l'intérieur
00:46:28du collège
00:46:30je rends hommage
00:46:30au CPE
00:46:31qui a arrêté
00:46:33cet enfant
00:46:33qui était en train
00:46:35d'essayer de tirer
00:46:37sur un maximum
00:46:38de professeurs
00:46:38donc c'est très grave
00:46:40et c'est choquant
00:46:40et surtout
00:46:42ce qu'il faut
00:46:42c'est qu'on écoute
00:46:43cette jeunesse
00:46:44qu'on l'entende
00:46:45et qu'on fasse
00:46:46en sorte
00:46:47qu'elle puisse vivre
00:46:48une adolescence normale
00:46:50c'est un événement
00:46:51qui arrive dans un climat
00:46:52c'est tendu aussi
00:46:53comme vous disiez
00:46:55Oui c'est ça
00:46:55parce qu'aujourd'hui
00:46:56le climat est très tendu
00:46:58nous au niveau
00:46:59du département
00:47:00des Bouches-du-Rhône
00:47:01nous travaillons
00:47:01sur les politiques
00:47:02de harcèlement
00:47:03on sent qu'il y a
00:47:04de plus en plus de jeunes
00:47:05qui ne vont pas bien
00:47:06dans cette société
00:47:07et donc c'est la raison
00:47:08pour laquelle
00:47:08il faut être à leur écoute
00:47:09il faut être à leur côté
00:47:11il faut les entendre
00:47:12ils ont des réclamations
00:47:13qui sont justifiées
00:47:14et derrière
00:47:15il faut surtout faire en sorte
00:47:17qu'ils ne soient pas utilisés
00:47:18par certains
00:47:19notamment par des partis politiques
00:47:21pour être de la chair
00:47:23à communication
00:47:24donc c'est à nous
00:47:26à mettre en place
00:47:27des dispositifs
00:47:28qui permettent
00:47:28d'abord de sécuriser
00:47:29les établissements
00:47:30donc bien sûr
00:47:31il nous en reste encore
00:47:32quelques-uns
00:47:33dans le département
00:47:34des Bouches-du-Rhône
00:47:35moi je regrette
00:47:36que certains
00:47:37aient refusé ici
00:47:38que ce soit fait
00:47:39ça n'aurait pas évité
00:47:41ce drame
00:47:41mais ça peut en éviter
00:47:42d'autres
00:47:42donc on va accélérer
00:47:44cette politique
00:47:45je crois maintenant
00:47:47contraint et forcé
00:47:48pour les établissements
00:47:51scolaires
00:47:51de le faire
00:47:51même si
00:47:53la communauté éducative
00:47:54n'est pas d'accord
00:47:54moi je vais finir
00:47:55de sécuriser
00:47:56la totalité des collèges
00:47:57de ce département
00:47:58merci beaucoup en tout cas
00:48:01voilà intervention importante
00:48:03parce que c'est Martine Vassal
00:48:04ici qui s'exprime
00:48:05qui est la présidente
00:48:05du conseil départemental
00:48:06et ce sont les départements
00:48:08qui gèrent les collèges
00:48:09et elle nous a donné
00:48:11un certain nombre
00:48:12d'éléments importants
00:48:14Vincent Vantiguem
00:48:15oui effectivement Martine Vassal
00:48:16la présidente du département
00:48:18comme vous l'avez dit
00:48:19qui gère les collèges
00:48:20qui donne des informations
00:48:21alors évidemment
00:48:22seul le procureur
00:48:24de la République
00:48:24peut vraiment faire le point
00:48:25sur ce qui s'est passé
00:48:26en tout cas Martine Vassal
00:48:27dit que c'est un CPE
00:48:28qui a permis l'arrestation
00:48:30ou d'arrêter
00:48:31l'interpellation
00:48:32de cet adolescent
00:48:33de 14 ans
00:48:34conseiller principal
00:48:34de l'éducation
00:48:35exactement
00:48:35et que ce jeune adolescent
00:48:38voulait tirer
00:48:38sur un maximum de professeurs
00:48:39encore une fois
00:48:40c'est à prendre
00:48:41avec beaucoup de précaution
00:48:42parce qu'il faudra
00:48:42que ce soit corroboré
00:48:43par l'enquête
00:48:44un fusil de chasse
00:48:45on l'a dit
00:48:46un calibre 12
00:48:47de la chevrotine
00:48:49qu'il aurait dissimulé
00:48:50dans un étui à guitare
00:48:51en tout cas
00:48:51c'est ce que Martine Vassal
00:48:52vient d'annoncer à l'instant
00:48:53c'est à dire
00:48:54qu'il serait entré
00:48:55dans l'établissement
00:48:56avec cette arme dissimulée
00:48:57pour pouvoir l'utiliser
00:48:58une fois à l'intérieur
00:49:00Martine Vassal
00:49:01qui a reposé
00:49:02la question
00:49:03qui suscite toujours
00:49:04autant le débat
00:49:05de la pose des portiques
00:49:06à l'entrée
00:49:07des établissements scolaires
00:49:08pour éviter
00:49:08l'introduction d'armes
00:49:09que ce soit
00:49:10des coutous
00:49:11ou on le voit ici
00:49:11des armes à feu
00:49:12un sujet qui continue
00:49:15de susciter la polémique
00:49:16d'autant plus
00:49:17qu'elle a indiqué
00:49:18encore une fois
00:49:19c'est elle qui le dit
00:49:20que la principale
00:49:21du collège précédent
00:49:22avait refusé
00:49:23la mise en place
00:49:24de ces portiques
00:49:26de sécurité
00:49:26dont elle a dit
00:49:27d'ailleurs
00:49:27que ça n'aurait sans doute
00:49:27pas évité
00:49:28le drame
00:49:29qui s'est produit
00:49:30expliquez-nous pourquoi
00:49:30Véronique
00:49:31parce qu'en fait
00:49:32il n'y a pas
00:49:32de portiques détecteurs
00:49:34de métaux
00:49:35devant l'établissement scolaire
00:49:37ce qui existe aujourd'hui
00:49:37ce sont des portiques
00:49:39qui permettent
00:49:39d'éviter les intrusions
00:49:41c'est-à-dire des portiques
00:49:42avec des tourniquets
00:49:43des badges
00:49:44pour les élèves
00:49:44et cela permet déjà
00:49:46sur le plan
00:49:46du risque attentat
00:49:48d'éviter d'avoir
00:49:49des personnes extérieures
00:49:51qui s'introduisent
00:49:52dans l'établissement
00:49:53mais vous comprenez bien
00:49:54que la détection
00:49:56de métal
00:49:56de même que
00:49:57vous avez pu le voir
00:49:58fonctionner
00:49:59dans des ministères
00:50:00dans des aéroports
00:50:02elle supposerait
00:50:03d'avoir énormément
00:50:04de personnel
00:50:05que cela créerait
00:50:06énormément d'attroupements
00:50:07et c'est tout le problème
00:50:09aussi qu'il y a
00:50:10à gérer
00:50:10pour les établissements
00:50:11c'est-à-dire qu'il faut
00:50:12aussi toujours
00:50:13en raison du risque attentat
00:50:14éviter les attroupements
00:50:16à l'extérieur
00:50:17et des phénomènes
00:50:18d'entonnoir
00:50:19en fait
00:50:19qui pourraient mettre
00:50:21encore en danger
00:50:22et on écoute
00:50:23le maire d'Aubagne
00:50:27Bonjour
00:50:30Vous nous rappelez
00:50:31votre nom,
00:50:31le prénom
00:50:31et votre fonction
00:50:32Jean-Pierre Asquillari
00:50:33maire d'Aubagne
00:50:34Est-ce que vous pouvez
00:50:35nous expliquer
00:50:35en quelques mots
00:50:36ce qui s'est passé ce matin
00:50:37et à quelle heure
00:50:38ici au collège
00:50:38La Canale
00:50:39Ce matin j'ai été
00:50:40rapidement informé
00:50:41par la police municipale
00:50:42qu'il y avait un incident
00:50:43au collège La Canale
00:50:44en me précisant
00:50:45qu'il y avait eu
00:50:46des coups de fou
00:50:47donc lorsque nous sommes arrivés
00:50:49les pompiers étaient déjà là
00:50:51et on a appris
00:50:51que deux personnes
00:50:53avaient été blessées
00:50:54on a appris plus tard
00:50:55que c'était l'opproviseur
00:50:56et une professeure
00:50:58on nous a rassurés
00:50:59sur leur état
00:51:00puisqu'on nous a dit
00:51:01que c'était des UR
00:51:02donc des urgences relatives
00:51:04qui ont été évacués
00:51:05à l'hôpital de la Timone
00:51:06et à l'hôpital d'Aubagne
00:51:08on s'est très très rapidement
00:51:09renseigné pour les gamins
00:51:10pour savoir si
00:51:11parmi les élèves
00:51:12il y avait des blessés
00:51:13ou s'ils avaient été
00:51:14atteints par les balles
00:51:16c'était plutôt des plans
00:51:17c'était des cartouches
00:51:18pas du tout
00:51:19les gamins n'ont pratiquement
00:51:20rien vu
00:51:20puisque ça s'est passé
00:51:21dans le couloir
00:51:24en revanche
00:51:25lorsqu'on a évacué
00:51:27les gamins
00:51:27qu'on les a mis
00:51:28dans la cour
00:51:29pour faire un recensement
00:51:30et un tri
00:51:30on s'est rendu compte
00:51:31que psychologiquement
00:51:33pas mal de gamins
00:51:34étaient atteints
00:51:35on a demandé aux pompiers
00:51:37d'activer rapidement
00:51:38la cellule psy
00:51:38ce qu'ils ont fait
00:51:39et les gamins
00:51:41qui sont en état
00:51:43défaillant
00:51:44je pourrais dire
00:51:45seront examinés
00:51:46par le psy
00:51:48voilà
00:51:49effectivement
00:51:50alors après
00:51:50c'est ça
00:51:50c'est un individu
00:51:51un mineur
00:51:52qui a été tout interpellé
00:51:53qui s'est introduit
00:51:53avec un fusil
00:51:55de chasse
00:51:55comme on dit
00:51:56dans l'établissement
00:51:56ça s'est passé
00:51:57à l'intérieur
00:51:57dans le couloir
00:51:58alors c'est un gamin
00:51:59qui est scolarisé
00:52:01au collège
00:52:03oui il est rentré
00:52:05il est rentré
00:52:06avec un fusil
00:52:06après l'enquête
00:52:07est déterminée
00:52:07comment cela
00:52:08a pu se faire
00:52:10et puis lorsqu'il était
00:52:12dans le couloir
00:52:12il a
00:52:12je ne sais pas
00:52:13s'il visait
00:52:14monsieur le proviseur
00:52:15ou s'il visait
00:52:16la première personne venue
00:52:17en revanche
00:52:17c'est le monsieur le proviseur
00:52:19qui a pris
00:52:20la première cartouche
00:52:22et la professeure
00:52:23la deuxième cartouche
00:52:24mais très
00:52:26j'ai vu la professeure
00:52:28personnellement
00:52:29c'est pratiquement
00:52:30une raflure
00:52:30qu'elle a sur la cuisse
00:52:31on peut dire
00:52:33qu'elle sentira bien
00:52:35tous les deux
00:52:36sentira bien
00:52:37c'est déjà dramatique
00:52:38mais ça aurait pu l'être
00:52:39encore plus
00:52:39ah ben oui
00:52:41lorsqu'on m'a dit
00:52:41qu'il y avait eu
00:52:42deux coups de fusil
00:52:42avec un fusil de chasse
00:52:44je connais
00:52:45les effets
00:52:46d'un fusil de chasse
00:52:48bon
00:52:49je suis rassuré
00:52:50quand même
00:52:51est-ce qu'on en sait plus
00:52:52sur la classe
00:52:53de l'élève
00:52:54s'il y avait eu
00:52:54des problèmes
00:52:55auparavant
00:52:56avec le principal
00:52:57ou avec un professeur
00:52:59apparemment
00:52:59non aucun problème
00:53:00c'est un enfant
00:53:03comme tous les autres
00:53:04tranquille
00:53:05ce que je sais
00:53:06c'est que
00:53:07peut-être
00:53:08le père avait demandé
00:53:09un rendez-vous
00:53:10je crois
00:53:10avec
00:53:12le CPE
00:53:13et on ne sait pas plus
00:53:14non non
00:53:16avant midi
00:53:1711h30
00:53:17ça y est
00:53:18les enfants
00:53:18sortent au compte de gouttes
00:53:20et retrouvent
00:53:21leurs parents
00:53:22alors on a proposé
00:53:23trois solutions
00:53:24la première solution
00:53:26les parents récupèrent
00:53:27les gamins
00:53:28la deuxième solution
00:53:29les gamins déjeunent
00:53:31au collège
00:53:32et puis
00:53:33quittent l'établissement
00:53:35et ceux qui ne peuvent pas
00:53:37quitter l'établissement
00:53:37ils sont
00:53:38ils sont
00:53:38ils restent au collège
00:53:40ils sont surveillés au collège
00:53:42c'est évidemment
00:53:43un choc
00:53:44pour l'établissement
00:53:45pour la ville d'Aubagne
00:53:46d'avoir un événement
00:53:48comme celui-ci
00:53:49comment vous allez
00:53:50gérer les choses maintenant
00:53:51qu'est-ce qui va se passer
00:53:52la priorité
00:53:53j'imagine
00:53:53c'est la prise en charge
00:53:55psychologique
00:53:55écoutez
00:53:56comme on le dit souvent
00:53:57on pense
00:53:58et on espère toujours
00:53:59que ça se passe ailleurs
00:54:00et jamais chez vous
00:54:01et puis quand l'événement arrive
00:54:02il faut être réactif
00:54:04il faut prendre
00:54:05les bonnes décisions
00:54:06ensuite
00:54:07il y a
00:54:08l'intervention
00:54:09puis après il y a
00:54:10la post-intervention
00:54:12et là à ce moment-là
00:54:13il faut s'occuper
00:54:13des élèves
00:54:14parce que les élèves
00:54:15il va falloir s'en occuper
00:54:16mais également des parents
00:54:17qui se posent mille questions
00:54:18il faudra répondre
00:54:19aux questions
00:54:20que les parents se posent
00:54:21mais pas de suite
00:54:22parce que c'est l'enquête
00:54:23qui va déterminer
00:54:24certaines questions
00:54:24que les parents se posent
00:54:26est-ce que d'autres établissements
00:54:28d'Aubagne
00:54:29vont être fermés
00:54:30comment ça se passe
00:54:30est-ce qu'il y aura tout
00:54:32cet après-midi
00:54:33concrètement
00:54:34non non
00:54:35il faut que la vie
00:54:36reprenne son cours
00:54:36il ne faut pas surtout
00:54:38en rajouter
00:54:40pour nous
00:54:41l'intervention
00:54:43elle est bouclée
00:54:44il faut gérer
00:54:46la post-intervention
00:54:47c'est très important
00:54:48pour les élèves
00:54:49bon il va y avoir
00:54:50les vacances
00:54:50qui vont arriver
00:54:52elles arrivent bien
00:54:53mais
00:54:54nous au niveau
00:54:55des établissements scolaires
00:54:56municipaux
00:54:59la vie
00:54:59est-ce qu'on court
00:55:01comment est-ce qu'il a été
00:55:02justement intercepté
00:55:03l'élève
00:55:04c'est le CPE
00:55:06qu'il a intercepté
00:55:07qu'il a maîtrisé
00:55:08qu'il a désarmé
00:55:10et qu'il a
00:55:11qu'il a
00:55:12extrait de l'endroit
00:55:13où ça se trouvait
00:55:14pour le remettre
00:55:15en force de l'ordre
00:55:17apparemment
00:55:17c'est qu'il a un étui à guitare
00:55:19pardon
00:55:19c'est qu'il a un étui à guitare
00:55:21apparemment
00:55:21c'est qu'il a caché son arme
00:55:23ah
00:55:24vous me l'apprenez
00:55:25oui
00:55:26apparemment
00:55:26d'accord
00:55:28oui parce qu'il y a des cours
00:55:29de musique ici
00:55:30à ce collège
00:55:32sans doute
00:55:33il a peut-être profité
00:55:34d'avoir une guitare
00:55:36ou une contrebasse
00:55:37pour mettre le fusil
00:55:38dans l'étui
00:55:40il y a des cours
00:55:41que vous reprendre
00:55:42demain peut-être
00:55:43vous ne savez pas
00:55:43là il faut demander
00:55:45au recteur
00:55:48merci
00:55:48merci beaucoup
00:55:51voilà des précisions
00:55:53importantes
00:55:54données par le maire d'Aubagne
00:55:55il y a quelques instants
00:55:56vous l'avez entendu en direct
00:55:58sur BFM TV
00:55:59un enfant
00:56:00qui était scolarisé
00:56:01au collège
00:56:02Vincent Vantiguem
00:56:03et ce sont bien
00:56:03deux cartouches
00:56:04qui ont été tirées
00:56:05en tout cas
00:56:05c'est ce qu'a dit le maire
00:56:06ça n'est pas les éclats
00:56:07de la première cartouche
00:56:08qui ont touché la professeure
00:56:10visiblement
00:56:10effectivement
00:56:11c'est ce que le maire
00:56:11annonce à l'instant
00:56:12alors on sait
00:56:13qu'il y a au moins
00:56:13deux coups de feu
00:56:13qui ont été tirés
00:56:14deux personnes
00:56:15qui ont été blessées
00:56:16légèrement
00:56:16le maire d'Aubagne
00:56:17parle d'urgence relative
00:56:19notamment cette professeure
00:56:20qui a une espèce dégratignante
00:56:22mais qui a tout de même
00:56:23été hospitalisée
00:56:24conduite à l'hôpital d'Aubagne
00:56:25le principal lui
00:56:27qui a été touché
00:56:27au niveau de la hanche
00:56:28a été hospitalisé
00:56:30à la Timone
00:56:30à Marseille
00:56:33le maire
00:56:33qui explique
00:56:34que ça s'est bien produit
00:56:35à l'intérieur
00:56:36de l'établissement
00:56:36dans un couloir
00:56:37pendant une période
00:56:38où il y avait des classes
00:56:39puisque certains enseignants
00:56:40ont cru que c'était
00:56:41le bruit de travaux
00:56:43dans un couloir
00:56:44nous dit le maire d'Aubagne
00:56:45à l'instant
00:56:47et effectivement
00:56:48ça vient un peu corroborer
00:56:49le fait que cet établissement
00:56:50n'était pas concerné
00:56:51par le mouvement lycéen
00:56:52dont on a beaucoup parlé
00:56:53ou en tout cas
00:56:53par une forme de blocus
00:56:55en tout cas
00:56:55on ignore les motivations
00:56:56de ce jeune
00:56:57de 14 ans
00:56:58qui a ouvert le feu
00:56:58c'est ça qu'il faut rappeler
00:56:59essentiellement
00:57:00c'est qu'il faut attendre
00:57:01de savoir
00:57:01comment il va justifier son geste
00:57:03comment il va l'expliquer
00:57:04qu'est-ce qu'il va dire
00:57:06de ses intentions
00:57:09des enfants
00:57:09qui n'ont pratiquement
00:57:11rien vu
00:57:11dit le maire d'Aubagne
00:57:12mais qui
00:57:13on l'a vu après
00:57:14quand ils sont ressortis
00:57:15de l'établissement
00:57:15sont choqués
00:57:16bien sûr
00:57:17et c'est la raison
00:57:17pour laquelle
00:57:18les pompiers ont activé
00:57:19une cellule médico-psychologique
00:57:20pour une prise en charge
00:57:21le plus rapide possible
00:57:22de ces élèves
00:57:23qui ont pour certains
00:57:24se sont rendu compte
00:57:25qu'il y avait eu
00:57:25des coups de feu
00:57:26pour certains
00:57:26qui ont peut-être vu
00:57:27des taches de sang
00:57:28ou qui ont entendu le bruit
00:57:29et qui sont choqués
00:57:30par ces événements
00:57:31et il y a aussi
00:57:31un héros
00:57:32dont on reparlera
00:57:34vraisemblablement
00:57:34dans les heures qui viennent
00:57:35à hauteur d'un acte héroïque
00:57:37en tout cas
00:57:37c'est ce CPE
00:57:38qui a donc intercepté
00:57:40cette adolescente de 14 ans
00:57:41dans des circonstances
00:57:42qu'on ne connaît pas encore
00:57:43mais c'est lui
00:57:44qui l'a maîtrisé
00:57:46la désarmée
00:57:46rappelez-nous
00:57:47Véronique
00:57:47c'est quoi exactement
00:57:48le CPE dans un établissement ?
00:57:50Conseiller principal d'éducation
00:57:51c'est la personne
00:57:52qui s'occupe des élèves
00:57:54mais qui n'est pas professeur
00:57:55c'est-à-dire
00:57:55qui va s'occuper
00:57:56de gérer les absences
00:57:58Le secrétaire général
00:58:00un peu
00:58:00on peut présenter comme ça
00:58:01il est très au contact
00:58:02avec les élèves
00:58:03très au contact
00:58:03avec les élèves
00:58:04et qui doit faire preuve
00:58:05de psychologie évidemment
00:58:06qui connaît tous
00:58:08les problèmes
00:58:10de discipline également
00:58:11c'est vers lui
00:58:12qu'on envoie aussi
00:58:13les élèves
00:58:13qui perturbent un peu trop
00:58:15les classes
00:58:15donc en général
00:58:16il connaît assez bien
00:58:18les élèves
00:58:18et c'est souvent ce qu'on
00:58:20alors on a eu aussi
00:58:21des tentatives
00:58:22d'attaque au couteau
00:58:24récemment sur les personnels
00:58:25et on a vu que souvent
00:58:26c'était effectivement
00:58:28d'autres personnels
00:58:29qui réussissaient
00:58:29à désarmer
00:58:30les élèves
00:58:30C'est vrai que les CPE
00:58:31ils sont très souvent
00:58:32à l'écoute
00:58:32de ce qui se passe
00:58:32dans le couloir
00:58:33en permanence
00:58:34il y a les pompiers
00:58:34qui sont en train
00:58:35d'arriver sur place
00:58:35et on va retrouver
00:58:36notre correspondante
00:58:37à Aubagne
00:58:38devant le collège
00:58:39Lacanale
00:58:40Non mais par contre
00:58:42j'ai eu une deuxième
00:58:43une fois
00:58:43Oui effectivement
00:58:45beaucoup de questions
00:58:46d'inquiétudes
00:58:47autour de nous
00:58:48inquiétudes des parents
00:58:49d'élèves
00:58:50et des élèves
00:58:51eux-mêmes pour certains
00:58:52en pleure à l'instant
00:58:54où je vous parle
00:58:54et vous le voyez
00:58:55les sapeurs-pompiers
00:58:57sont arrivés
00:58:58sur place
00:58:5824 au total
00:59:00pour l'instant
00:59:00ce que je peux vous dire
00:59:01c'est qu'il s'agit
00:59:02du principal du collège
00:59:03qui a été touché
00:59:05par du calibre
00:59:0512 chevrotines
00:59:06dans le bras du corps
00:59:08il s'agit
00:59:08d'un fusil de chasse
00:59:10et pour l'heure
00:59:10on ne connaît pas
00:59:11les circonstances
00:59:13exactes
00:59:13le parquet de Marseille
00:59:14est aussi attendu
00:59:16sur les lieux
00:59:16mais un mineur
00:59:17de 14 ans
00:59:18a été interpellé
00:59:20et soupçonné
00:59:21d'être celui
00:59:21qui a tiré
00:59:23une femme
00:59:23professeure de 37 ans
00:59:25a également été
00:59:25blessée par balle
00:59:27les deux blessés
00:59:27n'ont pas de pronostic
00:59:29vital engagé
00:59:30Oui c'est une précision
00:59:31évidemment
00:59:31très très importante
00:59:33qu'on vous a donnée
00:59:34depuis le début
00:59:35de cette affaire
00:59:36absence de pronostic
00:59:37vital engagé
00:59:38heureusement
00:59:39mais vous avez entendu
00:59:40les intervenants
00:59:41le maire
00:59:42et la présidente
00:59:42du département
00:59:43qui disent
00:59:44qu'on est passé
00:59:44tout près d'un drame
00:59:45ça aurait pu
00:59:46se finir
00:59:47de façon
00:59:48beaucoup plus grave
00:59:50on rappelle
00:59:51les dernières réactions
00:59:51politiques Guillaume
00:59:52Effectivement
00:59:53alors on a eu
00:59:53la réaction immédiate
00:59:54on le disait
00:59:54du cabinet
00:59:56du premier ministre
00:59:57Sébastien Lecornu
00:59:58qui a annoncé
00:59:59l'envoi immédiatement
01:00:00sur place du ministre
01:00:01de l'Intérieur
01:00:01et du ministre
01:00:02de l'Éducation
01:00:03Edouard Geffray
01:00:04qui a réagi
01:00:05immédiatement aussi
01:00:06sur ses réseaux sociaux
01:00:07pour condamner
01:00:08évidemment
01:00:08ce qui s'était passé
01:00:10et dénoncer
01:00:10une forme de violence
01:00:11de plus en plus présente
01:00:12dit-il
01:00:13autour des établissements
01:00:14scolaires
01:00:15et on le disait
01:00:16ça va reposer
01:00:16toujours cette question
01:00:17ce débat
01:00:18de la présence
01:00:18ou pas
01:00:19des portailes
01:00:19de sécurité
01:00:20rappelez-vous
01:00:21notamment en région
01:00:21en Alpes
01:00:22c'est Laurent Wauquiez
01:00:22qui a beaucoup porté
01:00:23cette question-là
01:00:24et on rappelle que
01:00:24Laurent Nunez
01:00:25et Edouard Geffray
01:00:26les deux ministres
01:00:26de l'Intérieur
01:00:27et de l'Éducation nationale
01:00:28sont en route
01:00:28pour Aubagne
01:00:29ils s'exprimeront
01:00:30sans doute
01:00:30à leur arrivée
01:00:31et vous le vivrez
01:00:32avec Christophe Delay
01:00:33et Roselyne Dubois
01:00:34dans quelques instants
01:00:34pour les toutes dernières infos
01:00:36sur ce qui s'est passé
01:00:37ce matin
01:00:38dans ce collège
01:00:38à demain
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