00:00La liberté d'expression, c'est important, on ne peut pas tout adapter.
00:02Juste un mot, d'ailleurs c'est intéressant parce que ce matin il y a le salon de l'automobile
00:08qui ouvre,
00:08il y a le président Macron d'ailleurs qui est sur place,
00:11et c'est vrai que les voitures chinoises avec les droits de douane,
00:15elles restent quand même moins chères et plus performantes.
00:18Ils ont pris le train de l'électricité et que si on voulait réindustrialiser chez nous,
00:24peut-être que ces voitures on les paierait plus chères et que le consommateur n'a pas envie de payer
00:28plus cher.
00:28Pascal, d'où ça vient tout ça ?
00:32Je me souviens de Luc Châtel, un homme intelligent et qui connaît très bien ce sujet pour cause, c'est
00:37son métier,
00:39qui disait, et Nicolas Baverez dans un article du Figaro, il a déjà trois ans,
00:43il disait attention le pacte vert, le fameux pacte vert, va nous couler, va couler l'industrie automobile européenne.
00:50Et c'est ce qui est en train de se passer.
00:52Le pacte vert c'est l'Europe, vous avez raison.
00:54Résurrection quand même.
00:54Et attendez, aujourd'hui, je reviens à 1992, c'est très important pour les téléspectateurs.
01:071992, avant Maastricht, l'Europe était un marché commun, ça s'appelle comme ça.
01:11Et il y a ce qu'on appelle une préférence européenne, c'est-à-dire qu'à l'époque, il
01:15y a un cordon,
01:16c'est pour ça que De Gaulle a accepté, parce qu'il y a un cordon douanier autour de l
01:22'Europe pour protéger l'agriculture et l'industrie.
01:24C'est-à-dire qu'on ne rentre pas comme ça quand on est chinois.
01:27Non, pas du tout, c'est impossible, il y a un cordon douanier.
01:30Or, à partir de 1992, il n'y a plus de marché commun, on passe au libre-échangeisme mondial,
01:38parce qu'on pense qu'on va damer le pion au monde entier,
01:40que de toute façon, les Chinois n'auront jamais des informaticiens, des ingénieurs, etc.
01:44Et là, on s'est complètement planté.
01:46Et celui qui vient de l'avouer, c'est Pascal Lamy, contre lequel je me suis battu pendant dix ans,
01:51et qui était un mondialiste et qui vient d'avouer dans le journal Le Monde, on s'est planté.
01:56Il y a eu une erreur de parallaxe.
01:59J'ai lu ce papier qui est effrayant d'ailleurs, parce qu'il se trompe,
02:02mais il y a de la casse derrière, de la casse humaine, de la casse industrielle.
02:06Résurrection, c'est le mot fort, France éternelle d'ailleurs.
02:09Vous savez que l'éternité, ce n'est pas la même chose que l'immortalité.
02:12L'éternité n'a pas de commencement et n'a pas de fin.
02:15L'immortalité a un commencement et elle n'a pas de fin.
02:18La France éternelle.
02:19Mais alors, comment et par qui ?
02:22Par qui, surtout, Résurrection, vous ?
02:26Moi, je suis un peu...
02:29Parce que vous disiez qu'il faut un homme providentiel,
02:31vous avez dit Napoléon, Jeanne d'Arc, De Gaulle, Clemenceau,
02:35qui n'est dans la même rue d'ailleurs, visiblement, que Delattre,
02:37et c'est ce que vous dites en Vendée, dans la même rue, Delattre,
02:39le maréchal Delattre, avec Clemenceau, son nez.
02:41Mais qui est l'homme providentiel aujourd'hui ?
02:44Alors, il ne faut pas raisonner comme ça.
02:47Parce que l'homme providentiel, on ne le voit pas venir, souvent.
02:51On ne l'a jamais vu venir dans l'histoire.
02:54Vous parlez souvent de Napoléon,
02:56qui a vu arriver le jeune Bonaparte ?
02:59Personne.
03:00Donc, c'est possible qu'il arrive sans qu'on l'ait prévu.
03:03Mais ce que je veux dire, c'est que, pour qu'il arrive,
03:06il faut qu'il y ait une culture de la résurrection.
03:10C'est-à-dire, qu'on retrouve l'instinct français.
03:15Qu'on retrouve l'idée d'une civilisation française.
03:20Qu'est-ce que c'est l'idée de la civilisation française ?
03:22C'est l'idée du temps long, qu'on a perdu.
03:27C'est l'idée d'une matrice anthropologique
03:34qui permet de vivre en société, ce qui n'est plus le cas.
03:37Et c'est l'idée du récit fondateur qu'on ne transmet plus.
03:40Est-ce que vous vous rendez compte, Pascal ?
03:42Je pense que vous allez être sensible à ce que je vais dire.
03:44Je explique ça dans mon livre.
03:46Que la France est le seul pays au monde, à ma connaissance,
03:51où on ne transmet plus l'amour de la France à nos enfants,
03:56aux élèves des écoles.
03:58C'est-à-dire qu'on leur explique toute la journée
04:01que les gens de l'ancien régime
04:05étaient des bouseux, ignorants, ignares et retardés.
04:11On leur explique qu'en 14, les Français étaient des mutins
04:17qui, en fait, cherchaient à se planquer.
04:20On leur explique qu'en 40, les Français étaient des collabos.
04:24On leur explique qu'en Algérie, les soldats français
04:26étaient des tortionnaires.
04:29Et qu'aujourd'hui, leur seul destin,
04:32c'est de se fondre dans un ensemble
04:36appelé l'homme global.
04:38C'est-à-dire qu'on perd toute racine, toute référence.
04:42Si on leur disait « Mon petit, mon petit Pascal,
04:50il faut que tu comprennes,
04:52tu vas mettre du temps à le comprendre,
04:54mais tu finiras par le comprendre et ça va sauver ta vie. »
04:58La France est un rêve tramé dans l'étoffe des songes.
05:02Et que, plutôt que de chanter dans l'église de Soulan,
05:06du rap sur Mohamed Merah et Abdel Sam,
05:11tu peux peut-être retrouver l'esprit qui voltille
05:15sur la carcasse qui tremble de Cyrano de Bergerac.
05:18Tu peux retrouver Duc Eclin, tu peux retrouver Bayard,
05:21tu peux retrouver les cathédrales,
05:23tu peux retrouver les hautes nazis mémoriales.
05:25Et à ce moment-là, tu vas porter toi-même tout un pays.
05:34Quelle est la part selon vous de l'immigration massive
05:38dans la perte de la conscience nationale,
05:41ce que vous appelez comme cela dans le livre ?
05:44Et on a l'impression que cette jeunesse, parfois,
05:47ne s'intéresse pas à ce que vous avez.