- il y a 2 semaines
300 magasins Intermarché et Netto, et moins d'une centaine de magasins U ont été touchés ce lundi 12 octobre par une cyberattaque visant les systèmes de régulation frigorifique du fabricant danois Danfoss, selon les deux distributeurs. Des pirates auraient modifié à distance les températures des installations, provoquant la destruction de stocks de produits frais et surgelés.
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00:00On va en parler de sujets qui nous concernent aux premiers chefs, les prix à la pompe, le caddie alimentaire,
00:06notre pouvoir d'achat.
00:07Et puis c'est une information incroyable, on vous en parle depuis ce matin sur nos antennes, une cyberattaque inédite
00:13sur nos supermarchés.
00:15D'ailleurs regardez ces quelques rayons, à ici les Moulineaux, Intermarché, regardez, ils sont vides.
00:21Pourquoi ? On va vous expliquer ce qui s'est passé, c'est vraiment inédit.
00:25Et on remercie Thierry Cotillard d'être avec nous, bonsoir à vous.
00:27Bonsoir.
00:27Merci d'être là, vous êtes le patron du groupe Les Mousquetaires et notamment d'Intermarché et de ses stations
00:33-services.
00:34Je salue la présence de Gaëtan Mélin qui est avec nous.
00:36Bonsoir Sonia.
00:37Bonsoir à vous et Nicolas Desmona qui est resté.
00:40Justement, M. Cotillard, avant de parler des carburants, du pouvoir d'achat, cette question majeure d'actualité de par ses
00:46répercussions et de par aussi la gravité des faits.
00:49Vous avez été comme d'autres grandes enseignes françaises, comme Super U, Leclerc, touché par cette cyberattaque de grande ampleur
00:55qui a donc visé des systèmes de régulation de certaines installations frigorifiques et qui a occasionné de violents changements de
01:03température.
01:03D'abord, combien d'enseignes chez vous ont été touchées et puis quel impact sur les stocks quand on voit
01:09ici des étals vides ?
01:12Alors c'est une gestion de crise qui est inédite, vous l'avez dit, ça a commencé ce matin, enfin
01:16ça a même commencé cette nuit puisqu'on a été attaqué cette nuit.
01:20C'est en fait une attaque qui porte sur une société qui s'appelle Danfos, c'est la société qui
01:23gère les frigos, pour faire simple.
01:25Et l'attaque a porté à mettre en dégivrage tous nos meubles froids et à les monter en température jusqu
01:31'à 50 degrés.
01:32Donc autant dire que c'est une catastrophe, ça ne s'est jamais vu et ça ne s'est jamais
01:36vu à cette échelle puisque pour répondre à votre question, j'ai une pensée pour eux,
01:39c'est 300 collègues chez Intermarché qui depuis ce matin sont en gestion de crise et qui sont donc obligés
01:45parce que priorité à la sécurité alimentaire des clients,
01:48on est en train de vider, on a vidé toute la journée les rayons qui avaient été impactés, on est
01:53en train de faire passer des huissiers pour contrôler évidemment la casse
01:56et on va rentrer maintenant dans une guerre juridique, on va se renvoyer la balle pour qui a la responsabilité.
02:01Je crois que Danfos, ça a expliqué, ce n'était pas chez lui le problème, sauf que le problème est
02:05quand même venu de chez lui, donc il y aura une enquête en cours.
02:07– Pour qu'on comprenne bien ce qui s'est passé, ce sont des pirates qui en ont pris le
02:10contrôle à distance des systèmes de régulation frigorifique du fabricant.
02:15– C'est ça.
02:16– Danfos, c'est le logiciel qui vous fournit quasiment tous.
02:20– On est passé de moins 18 degrés, M. Cotillard, à quasiment 50 degrés, des milliers d'aliments jetés, ça
02:27évidemment, ça fait mal au cœur.
02:29– Non, ça fait mal au cœur, ça va être des dizaines de millions d'euros au niveau national sur
02:34une seule matinée de gestion de crise,
02:36c'est un truc qu'on n'aura jamais vu, jamais connu, et ça veut dire qu'il y a
02:40un vrai sujet de vulnérabilité
02:43qui est comment protégeons notre souveraineté alimentaire.
02:46– On peut juste raconter comment vous, vous l'avez appris, si c'est en pleine nuit,
02:49comment le patron d'un groupe comme le vôtre apprend ça, est-ce qu'il est réveillé à 4-5
02:53heures du matin avec des alertes ?
02:55Comment se passe une cyberattaque ?
02:57– C'est ce que j'ai expliqué à Gaëtan, c'est l'enfer depuis ce matin.
03:00Je représente le groupement Mousquetaire avec Intermarché,
03:02mais je suis moi-même à la tête de plusieurs Intermarché, j'en ai un qui est concerné.
03:07Donc ça sonne à 4h30, j'ai mon directeur qui m'informe,
03:12et donc tu sors vite du lit, tu cours au magasin et tu vis la crise,
03:16et en fait on est 300 magasins qui appellent au même moment,
03:19et donc les frigo-ris sont submergés, personne ne comprend ce qui se passe,
03:23et donc en fait certains peuvent venir sur place,
03:26d'autres n'ont pas assez d'effectifs, ils vous pilotent à distance,
03:29et la première des choses c'est qu'ils nous ont dit
03:30vous décrochez tous les câbles internet pour ne plus être liés à cette attaque,
03:35et donc c'est très déstabilisant parce qu'on ne sait pas où on va en fait.
03:39– Mais il y a une demande de rançon du tout ?
03:41– On aura l'explication chez Danfos, c'est vrai qu'aujourd'hui il y a un vrai business derrière,
03:46et quand les gens font ça, soit ils en veulent à la société, soit ils rançonnent,
03:51et donc c'est des millions,
03:52et l'économie de la cybersécurité c'est évidemment des recettes
03:57pour des gens qui aujourd'hui nous prennent pour cible et nous raquettent.
04:00– Est-ce qu'on peut préciser les choses avec votre aide Gaëtan ?
04:03C'est vraiment le signe d'une grande vulnérabilité pour notre sécurité alimentaire aussi,
04:09il y a une forme de dépendance numérique qui nous expose,
04:12et pourrait même, certains disent, nous déstabiliser,
04:15il faut qu'on se rend compte de quoi nous sommes en train de parler.
04:17– Oui tout à fait, c'est une connexion qui a été mise en place justement pour des raisons de
04:20sécurité,
04:20pour s'assurer que la chaîne du froid est bel et bien respectée, mise en place il y a peu
04:25de temps finalement,
04:26et aujourd'hui on s'aperçoit que c'est un point aujourd'hui de vulnérabilité,
04:32le mot est juste, puisque des pirates ont réussi à intégrer les systèmes frigorifiques,
04:38pour tout simplement mettre à mal ce dispositif et ruiner effectivement un certain nombre de groupes de distribution.
04:46Mais là on parle effectivement de souveraineté alimentaire,
04:49on en a beaucoup évoqué, notamment avec le président de la République,
04:52au moment de la guerre en Ukraine, au moment du pic inflationniste,
04:58tout le monde avait convenu qu'il était important d'assurer la souveraineté alimentaire,
05:02notamment via nos agriculteurs, et aujourd'hui on s'aperçoit que les choses ne sont pas aussi simples que cela.
05:10– Et je vais vous dire, en fait nous le sujet on le voit venir depuis quelques années,
05:14et il faut savoir qu'à l'échelle d'Intermarché, c'est 12 salariés à temps plein
05:18qui travaillent au service de cybersécurité.
05:20– Et pourtant il a suffi d'une brèche informatique pour que tout saute,
05:23parce que ce n'est pas la première attaque.
05:25– Non, mais c'est pire que ça, il faut que les téléspectateurs l'entendent,
05:28c'est 3 à 4 attaques par jour dont on est victime.
05:31– Mais monsieur Cotia, on ne comprend pas, d'habitude ce sont les données les plus sensibles
05:35qui sont piratées dans notre pays.
05:37Là, pirater les anciennes françaises les plus emblématiques,
05:40quel est l'objectif à la fin ?
05:41– Vous pouvez avoir, l'enquête le dira, deux objectifs,
05:44un objectif économique, des gens qui derrière demandent une rançon
05:48et donc récupèrent de l'argent,
05:50et puis plus inquiétant, quand on voit le contexte géopolitique,
05:54c'est un moyen de déstabilisation politique.
05:56Vous imaginez la France qui ne serait plus approvisionnée par ses supermarchés,
06:00Carrefour, Leclerc, Intermarché,
06:02un peuple qui a fin, se met en révolution,
06:04donc ce serait une catastrophe.
06:05– Attendez, déjà qu'on parle de sujets très graves ce soir,
06:08mais on va le faire avec mesure,
06:09c'est-à-dire que ça veut dire qu'on peut demain déstabiliser
06:11la chaîne alimentaire d'un pays,
06:13donc un pays sans tirer ni un missile,
06:15et ne pas avoir besoin de drones ?
06:17Vous savez, celui qui, un jour, on ne le souhaite pas,
06:20c'est le pire des cauchepars,
06:21arriverait à hacker nos systèmes d'approvisionnement
06:25et bloquerait toutes nos bases logistiques,
06:27on serait sans produit, et là, c'est le début.
06:30– Et bataille juridique avec ce fournisseur,
06:32qui lui dit, non mais attendez, moi je l'aurais fourni,
06:35mais ils n'ont pas fait leur mise à jour sécurité.
06:36– C'est pour ça que l'enquête va avoir lieu,
06:39et ça va être ping-pong dans les semaines qui viennent.
06:41– Incroyable, c'est inédit ce qui a été vu aujourd'hui.
06:45Et combien d'enseignes, Thierry Cotillard ?
06:47200 à 300 chez vous ?
06:48– On a une fédération du commerce,
06:49donc on a communiqué, système U a été attaqué,
06:53Carrefour également, et probablement Leclerc,
06:55donc c'est tous les confrères,
06:57toute la distribution a été attaquée.
06:58– Et un sursaut attendu.
07:00Alors, la crise lycéenne, dont on a beaucoup parlé,
07:02dont on continue de parler,
07:03n'a pas du tout effacé les problématiques
07:04de pouvoir d'achat, de crise énergétique,
07:06bien au contraire.
07:08Tout d'abord, avant qu'on vous interroge
07:09avec Gaëtan Pellin et Nicolas Demenac,
07:12Thierry Cotillard, oui, vous jouez le jeu,
07:14vous de la baisse, s'il n'y a pas de problème.
07:15La répercussion, vous l'avez toujours fait ?
07:18– Ah oui, toujours, parce qu'en fait,
07:19je l'avais expliqué, c'est un produit d'appel.
07:21C'est le premier prix qu'on met sur le parking,
07:22donc il y a une vraie compétition
07:24avec nos confrères de Leclerc, de Carrefour,
07:26et donc en fait, c'est des produits
07:28sur lesquels on a 1, 2, 3 centimes de marge,
07:30et donc la proposition qui nous a été faite
07:34il y a quelques jours et qu'on a pu étudier ce matin,
07:37d'apporter 12 à 18 centimes,
07:38c'est une vraie avancée sur le dossier
07:40parce que les Français n'attendent pas
07:412, 3 centimes d'amélioration de marge,
07:43en tout cas de prix à la pompe,
07:44et ça, c'est une très bonne nouvelle.
07:46On avait un sujet ce matin,
07:47puisqu'on a été convoqué par le Premier ministre.
07:50– Réuni.
07:51– Réuni, réuni, invité, on va dire, invité.
07:54– Avec insistance.
07:55– Il faut savoir comment on allait répartir
07:56ces volumes, on parle de 10 millions,
07:59et la bonne nouvelle pour nous,
08:01c'est qu'on avait peur que ce soit
08:02les statistiques de 2026,
08:03dans lesquelles on sait que le jeu
08:04est quand même un peu, je dirais,
08:07perturbé par la politique commerciale de Total,
08:10et tant mieux pour ses consommateurs,
08:11et donc on prendra bien les quotas de 2025,
08:14qui étaient la réalité des parts de marché
08:16de chaque enseigne.
08:17– Attends, alors, précisons les choses,
08:18parce que, et vous avez raison de nous expliquer,
08:20le Premier ministre, on le sait,
08:21a donc annoncé, et je parle sous votre contrôle,
08:24Gaëtan, 12 à 18 centimes de baisse à la pompe,
08:26pour le litre de gasoil, dès novembre.
08:28C'est une baisse qui sera donc répercutée,
08:31sans problème, ça vous nous le dites ?
08:33– Oui, parce qu'en fait, si je ne le faisais pas,
08:36les concurrents vont le faire,
08:37et donc il est hors de question
08:39qu'on soit avec des écarts de 12 centimes.
08:41– Mais à partir de quand, Gaëtan ?
08:42Dès le 1er novembre, et de manière progressive,
08:44ou tout de suite ?
08:45– Oui, non, dès le 1er novembre.
08:46C'est un engagement du Premier ministre,
08:48la sagesse qui gère justement ces stocks stratégiques,
08:52va les mettre à disposition des distributeurs,
08:55de Total Énergie également,
08:5610 millions de barils au total,
08:582,45 millions pour Total Énergie,
09:02le reste donc pour les distributeurs
09:04et les stations-services indépendantes,
09:06ce maillage territoriale,
09:08qu'on a véritablement besoin aujourd'hui,
09:12ce qui va permettre effectivement,
09:13à partir du 1er novembre,
09:15de faire baisser les prix du diesel
09:17de 12 à 18 centimes.
09:20On rappelle juste un point qui est important,
09:22c'est qu'effectivement,
09:23depuis le plafonnement mis en place
09:25par Total Énergie,
09:26c'est devenu, je dirais,
09:28les stations favorites des automobilistes,
09:32au détriment justement des distributeurs.
09:34Vous le disiez, c'est un produit d'appel,
09:36mais vous constatez aujourd'hui
09:38une baisse de la consommation
09:40dans vos stations-services.
09:41– On a depuis septembre
09:43des baisses de moins 15%,
09:44donc c'est considérable.
09:45Et donc la bonne nouvelle,
09:47c'est que ça commence le 1er novembre,
09:48donc c'est quand même bientôt.
09:49Et on estime que la période,
09:51c'est ça,
09:51est-ce que ça va juste durer une semaine
09:53ou plus longtemps ?
09:53– C'est trois mois.
09:54– On serait parti sur trois mois.
09:55Donc ça va nous amener à janvier.
09:57Et je vais revenir en fait…
09:59– On est sûr de l'effet, Thierry Cotterard,
10:01parce que parfois je me fais l'avocat du diable.
10:03C'est-à-dire que parfois le baril monte
10:05et le prix à la pompe,
10:06il suit aussitôt,
10:07et quand ça baisse, ça tarde.
10:08– Non, non, non,
10:09on le fera parce que
10:10c'est ce que veulent nos consommateurs.
10:11Et je vais tout vous dire,
10:12nous on s'est posé la question
10:13il y a quelques semaines,
10:14qu'est-ce qu'on fait ?
10:14Parce que réellement,
10:15la réalité elle est difficile.
10:16Et faisons le distinguo
10:17entre les urbains
10:18et les personnes qui sont à la campagne.
10:20À la campagne,
10:21on a estimé à 2000 euros
10:22de perte de pouvoir d'achat
10:23quand en ville c'est 300, 500 euros.
10:25Donc nous on s'est dit,
10:26est-ce qu'on baisse de 2 à 3 centimes,
10:28on fait des opérations à prix coûtant ?
10:29C'est pas ce que veulent les consommateurs,
10:31ils voulaient beaucoup plus.
10:32Donc nous on avait imaginé,
10:33et c'est encore d'actualité,
10:34donc ça se cumulera,
10:35on a 100 000,
10:36donc c'est quand même pas rien,
10:37une vraie chance de gagner
10:38des cartes cadeaux
10:39de 20 euros
10:40dans tous les intermarchés netto
10:41qui est en place depuis ce week-end.
10:43Donc les deux cumulés,
10:44ça va se voir à la pompe.
10:46Donc les bons d'achat
10:47disponibles dans les stations-service.
10:48Exactement,
10:49dans toutes nos stations-service,
10:50on en a près de 2 000.
10:51Donc il y aura entre 30 à 200 cartes
10:54à gagner selon les magasins,
10:56donc il y aura des heureux.
10:57Juste une question,
10:58curiosité,
10:59qu'est-ce que vous vous dites
11:00avec le Premier ministre
11:01quand il vous invite ?
11:04Vous discutez de quoi ?
11:05Ça se passe comment ?
11:06On discute de ces choses-là,
11:09et puis on a abordé
11:10le deuxième sujet,
11:11c'était de se dire
11:12très bien monsieur le Premier ministre,
11:13mais quand on va reconstituer
11:15les stocks,
11:16à quel prix ?
11:17On va les payer ?
11:18Et qui paye l'addition ?
11:19Donc je dois vous dire,
11:21il y a des réunions
11:22qui sont parfois tendues,
11:23compliquées,
11:24là il y avait une volonté commune,
11:25tout le monde a compris
11:26que les Français attendent
11:27des décisions concrètes
11:29et des décisions
11:30sur le pouvoir d'achat,
11:31et ça a été très bien porté.
11:32Donc ce qu'on peut dire ce soir,
11:33c'est qu'il y aura cette baisse
11:34de 12 à 18 centimes véritablement
11:36dès le 1er novembre
11:37sur une période temporaire
11:38jusqu'au 1er janvier.
11:40Il y a des spécificités,
11:41et Gaëtan l'a rappelé,
11:42total, pourquoi ?
11:43Il y a des spécificités
11:44parce qu'il est à la fois
11:45distributeur,
11:46raffineur,
11:47producteur,
11:47et voici ce que lui a annoncé,
11:49lui, c'est Patrick Pouyanné
11:50à sa sortie de Matignon.
11:51Écoutons-le.
11:52La fourchette qui avait été donnée
11:54par le prémice d'impact
11:55de 12 à 18,
11:56pour nous,
11:56sera plutôt de 8 à 12,
11:57donc une dizaine de centimes.
11:59Les stations-service
12:00Total Energy,
12:00mais qui sont déjà
12:01beaucoup plus basses
12:02sur le diesel,
12:02à peu près 15 à 20 centimes,
12:04donc on répercutera
12:05sur les diesels,
12:06sur les stations,
12:07une dizaine de centimes.
12:08Le plafonnement restera
12:09à 2,25,
12:09parce que le plafonnement,
12:10la crise peut aller au-delà
12:12des trois mois
12:13où cette mesure aura un impact,
12:15donc on s'engage
12:16à continuer le plafonnement
12:17à 2,25,
12:18mais si j'étais
12:19sur les cotations actuelles,
12:20là concrètement,
12:21le prix à la pompe
12:22dans les stations Total Energy,
12:23compte tenu,
12:24et l'avantage,
12:24si l'avantage existait aujourd'hui,
12:26il serait autour
12:26entre 2,15,
12:272,20,
12:27probablement plus proche
12:28de 2,15 que de 2,20.
12:30Et on peut dire
12:30que si tout le monde
12:31joue le jeu,
12:32on n'atteindra plus
12:33la barre qui prend tout le monde,
12:35l'angoisse,
12:35c'est les 3 euros.
12:36Bien sûr,
12:36c'est une barre qui nous faisait peur,
12:38déjà 2 euros,
12:39c'était quelque chose,
12:392,50,
12:40on s'en approchait,
12:41donc là,
12:41ça va détendre.
12:42Et vous savez,
12:43il n'y a pas de prévision à faire,
12:44tout va dépendre
12:45des frappes aériennes,
12:46des déclarations de Trump,
12:48donc c'est impossible
12:49de vous dire
12:49si en janvier,
12:50la situation sera rétablie
12:51et on sera à 2 euros
12:52ou à 3 euros.
12:53Intéressant,
12:53donc le gouvernement
12:54n'a pas fait de promesse
12:55en vous recevant tout à l'heure,
12:56il n'a pas dit
12:57« Dormez brave Jean »
12:58dans quelques temps,
12:58ça ira mieux.
12:59Je ne sais pas
12:59si vous l'aurez cru.
13:00Non, je ne l'aurais pas cru,
13:01surtout.
13:02On parle du pouvoir d'achat ?
13:04Oui.
13:04Alors, le pouvoir d'achat
13:05des Français,
13:06Gaëtan,
13:06une précision,
13:07le panier,
13:08les caddies
13:08qui se dégarnissent
13:09à vue d'œil,
13:09il faut dire quand même
13:10qu'il y a une forme
13:10de stabilité sur les prix
13:12depuis un an,
13:13mais l'inflation arrive.
13:14Oui, l'inflation arrive,
13:16mais il faut rappeler aussi
13:17que l'inflation finalement
13:18n'a jamais baissé
13:19par rapport à 2022.
13:21Vous le savez,
13:21on a connu un pic d'inflation,
13:23on était à plus 16%
13:25sur l'alimentaire,
13:26on a une inflation
13:27qui s'est tassée,
13:29mais qui n'a pas baissé.
13:30D'où justement
13:31le sentiment des Français
13:33et qui est tout simplement
13:34une baisse
13:35de leur pouvoir d'achat
13:36qui est réelle.
13:37Les salaires
13:38n'ont pas progressé,
13:39n'ont pas permis
13:40en fait de compenser
13:42cette augmentation alimentaire
13:44et les comportements
13:45que l'on a pu voir
13:46en 2022-2023
13:49avec des arbitrages,
13:51des produits
13:51d'entretien,
13:56d'hygiène
13:57qui étaient délaissés,
13:59les gens qui préféraient
14:00les marques de distributeurs,
14:02les marques de premier prix,
14:03vous les remarquez ?
14:04Là, on est à nouveau
14:06dans ce cas de figure.
14:08C'est intéressant,
14:08ces usages-là,
14:09vous les voyez au premier chef ?
14:12Exactement,
14:12il y a eu ce choc,
14:13vous le rappelez,
14:14en fait,
14:14le même caddie de course
14:16a pris 25%
14:17par rapport
14:17à l'avant-crise de l'Ukraine.
14:19Donc,
14:20qu'est-ce qui se passe ?
14:20On a une évolution
14:22des comportements
14:23de consommation.
14:23Donc,
14:24il y a des choses
14:24mais très factuelles.
14:25Les gens viennent plus souvent
14:26dans nos supermarchés.
14:27Quand ils viennent,
14:27ils enlèvent un ou deux articles.
14:28C'est cette statistique.
14:30Le 20 du mois,
14:31la dépense,
14:32elle est vraiment restreinte.
14:33Elle n'est plus
14:34sur les achats-plaisirs.
14:35Elle va sur les catégories essentielles
14:36et depuis quelques semaines,
14:38explosion du drive.
14:39Pourquoi le drive ?
14:40Parce que
14:40quand vous faites vos cours
14:41sur le drive,
14:41il n'y a pas d'achat-plaisir,
14:42il n'y a pas d'impulsion
14:43et vous maîtrisez votre budget.
14:45Est-ce qu'aujourd'hui,
14:45tous les composants
14:46qui constituent le prix
14:47des produits,
14:48malheureusement,
14:49sont en train
14:49de passer au rouge vif ?
14:50Vous les voyez ?
14:51Le nuancier de rouge,
14:52il est en train de virer ?
14:53C'est exactement ça
14:54et c'est mon inquiétude.
14:55Alors,
14:56les gens ne le voient pas.
14:57En fait,
14:57on a une stabilité
14:58depuis un an.
14:59Oui,
14:59alors peut-être qu'on peut
15:00l'expliquer.
15:01En fait,
15:01Sonia,
15:01c'est qu'on a une spécificité française,
15:03c'est qu'on a
15:04une négociation annuelle.
15:06Elle commence en décembre,
15:08elle se termine début mars
15:09et elle fixe les prix
15:11pendant toute une année.
15:13On a eu donc
15:13une augmentation
15:15de certains produits
15:16à partir du 1er mars,
15:18le café,
15:18le chocolat,
15:19mais qui étaient dus
15:20à des circonstances,
15:21je dirais,
15:22plus climatiques.
15:24Donc,
15:24on a cette stabilité
15:26des prix
15:26que l'on n'a pas
15:27constaté
15:27sur les produits frais
15:28à cause de la canicule,
15:30les fruits,
15:31les légumes
15:31ou bien encore
15:32le poisson.
15:34Mais là,
15:35on va entrer
15:35dans le dur,
15:36c'est-à-dire qu'à partir
15:37de décembre,
15:38les négociations
15:39vont rouvrir
15:40entre les distributeurs
15:42et les industrieurs
15:43et malheureusement...
15:44Mais moi,
15:44j'ai entendu Thierry Cotillard
15:46qui, je le rappelle,
15:46notre téléspectateur,
15:47vraiment merci d'être là
15:48parce que ces sujets,
15:49on en parle tous les jours
15:50et c'est très important
15:51d'en parler avec un acteur
15:52aussi important que vous.
15:54Vous aviez lancé
15:54un appel à la responsabilité,
15:56à la responsabilité
15:58mais,
15:59comment dire,
16:00pour la nécessité
16:01d'un prix accessible
16:02quand en même temps,
16:03il faut bien le dire,
16:03nos téléspectateurs,
16:04ils le savent,
16:05les paysans,
16:05ils doivent vivre
16:06et survivre.
16:07Comment on peut à la fois
16:08dire à nos paysans
16:09mais on vous respecte
16:10et vous aurez le prix
16:11qu'il faut pour vivre
16:12et en même temps
16:13aux consommateurs ?
16:14C'est la double équation
16:16qui n'est pas simple
16:17et vous faites bien
16:18de le rappeler,
16:19Gaëtan.
16:20Là,
16:20on a une inflation
16:21à très court terme,
16:21c'est les fruits et légumes.
16:23Et j'ai envie de vous dire
16:23et c'est moi qui présente
16:24la facture aux consommateurs,
16:25il faut l'assumer
16:26ce prix plus cher
16:27parce que si on ne le fait pas,
16:28c'est des agriculteurs
16:29qui ne peuvent pas s'en sortir
16:30et donc,
16:31il y a une inflation
16:31sur les fruits et légumes,
16:32elle est conjoncturelle,
16:34elle va être de 10 à 15%
16:35sur certaines familles
16:37de produits
16:37et j'ai envie de vous dire,
16:38c'était une devise
16:39du président Chirac,
16:40c'est manger des pommes
16:41même si elles sont plus petites
16:42parce que c'est la meilleure
16:44des manières
16:44de soutenir
16:45les producteurs français
16:46qui en ont besoin.
16:47Qu'est-ce qu'on va faire
16:48sur les 6 mois qui viennent ?
16:49Il ne va rien se passer
16:50à part ces augmentations
16:51et effectivement...
16:52Ce n'est pas rien,
16:55sur les produits festifs,
16:56on devrait avoir
16:58cette stabilité des prix.
17:00Par contre,
17:00vous l'avez souligné,
17:01ça va se jouer dans 5 mois,
17:02ça commence en décembre,
17:03la négociation,
17:04ça va se finir au 1er mars
17:05et ce que j'avais demandé,
17:07parce qu'aujourd'hui,
17:08quand vous regardez
17:08les indicateurs,
17:09si aujourd'hui,
17:10on devait négocier,
17:11on aurait une inflation
17:12qui pourrait aller
17:13à deux chiffres,
17:14c'est-à-dire revivre
17:15l'épisode d'Ukraine.
17:16À deux chiffres ?
17:17À deux chiffres
17:17sur certains produits alimentaires,
17:19effectivement.
17:19C'était le plus fort
17:21de la crise ukrainienne ?
17:23Oui, c'est pour ça que je dis,
17:23certains pourraient être profiteurs
17:25de crise et nous expliquer
17:26que ça repart à deux chiffres.
17:27Quel produit,
17:28tu tiens ?
17:29Vous allez avoir des gens,
17:31alors que la fève de cacao,
17:32aujourd'hui,
17:33elle baisse,
17:34continue de vous amener
17:34des tarifs en augmentation.
17:36Et c'est là que je dis
17:37soyons responsables,
17:38c'est-à-dire que d'un côté,
17:38on a un consommateur
17:39qui veut un prix accessible
17:41et de l'autre,
17:41il y a un industriel.
17:42Et quand il vient
17:42avec son tarif,
17:43il faut qu'on l'écoute aussi
17:44parce qu'il y a
17:45la rémunération de l'agriculteur,
17:47il y a une industrie
17:48avec des emplois
17:48et c'est là
17:49qu'il ne faut pas
17:50de spéculation,
17:50il faut qu'on ait
17:51la transparence
17:52du prix qui soit juste
17:53de manière à ce que
17:55le consommateur s'en sorte
17:56sans tuer l'économie française.
17:58Donc c'est un doux équilibre
17:59et c'est là que j'appelais
18:00à la responsabilité
18:01des grandes multinationales
18:02parce que c'est elles
18:03en fait qui profitent
18:03de ces périodes
18:05pour refaire des super profits.
18:06C'est elles qui se frottent
18:06les mains un peu
18:07En général,
18:08quand vous regardez,
18:09en fait,
18:10on a empilé depuis dix ans
18:12des lois
18:12pour expliquer comment régir
18:14les relations commerciales.
18:15Le résultat,
18:15c'est une agriculture
18:16qui n'arrive pas
18:17à vivre de son métier.
18:18Quand il y a eu
18:18un choc d'inflation,
18:19vous avez deux,
18:20trois distributeurs
18:20qui sont allés à la faillite.
18:22Certains,
18:23on les a repris.
18:24Et puis vous avez
18:24des industriels
18:25où il y a deux catégories.
18:26Il y a des PME qui souffrent,
18:27qui sont en souffrance
18:28et il y a des très gros.
18:29Quand vous regardez
18:29les résultats depuis dix ans,
18:31des Coca-Cola,
18:32des Nestlé,
18:32des Procteur
18:32qui vont très bien.
18:33Donc moi,
18:34je dis à ces personnes-là,
18:35assumez à ce moment-là
18:36que les inflations,
18:37elles sont pour enrichir
18:38le dividende
18:38de votre actionnaire.
18:39Mais si vous ne le faites pas,
18:40à ce moment-là,
18:41proposer des baisses
18:42de prix pour le consommateur.
18:43Thierry Cotillard,
18:43vous répondez très concrètement,
18:45donc c'est très important
18:46pour nous.
18:47Et jouons le jeu
18:48de la transparence
18:49jusqu'au bout.
18:50Sur 100 euros de course,
18:51combien gagne Intermarché ?
18:52Combien touche l'industrielle
18:53et combien il reste
18:54à l'agriculteur ?
18:55Alors,
18:55je fais déjà
18:56le compte d'exploitation
18:57de l'Intermarché
18:58pour que ce soit
18:58dans la tête de tout le monde.
18:59Ça sera tout ce soir.
18:59Sur 100 euros,
19:00on va avoir 20% de marge.
19:03La marge,
19:03elle sert à payer mes charges.
19:05Il y a presque la moitié
19:07qui paye les effectifs,
19:10on est à 9-10%.
19:12Après,
19:12vous allez avoir
19:13un taux d'effort
19:13sur le loyer à 2-3.
19:15L'électricité
19:16qui était à 0,5
19:17et à 1,4.
19:18La somme de tout ça,
19:19quand tout est bien géré,
19:20c'est 2%.
19:21Je suis parti de 20,
19:22je termine à 2
19:23et je paye les impôts dessus
19:25et donc il reste quelque chose.
19:26C'est ça qu'on dit,
19:27c'est un métier de centimier.
19:28Celui qui ne sait pas gérer
19:29sa boutique,
19:29c'est-à-dire
19:30qu'il commande trop,
19:31qu'il va acheter des produits,
19:32qu'il ne sortira pas sa marge,
19:33il ne s'en sort pas.
19:34Côté industriel,
19:35il y a des études.
19:36Vous allez à Bercy,
19:37vous récupérez le rapport.
19:38Quand moi,
19:38je commence à 20
19:39et qu'il me reste 2,
19:40eux,
19:40ils commencent à 49.
19:41Eh bien,
19:42il en reste 15.
19:43C'est-à-dire 7 fois plus.
19:44Ils le réfutent,
19:46mais invitons-les sur le plateau.
19:47J'ai posé la question
19:48à chaque fois,
19:49je n'ai jamais eu la réponse.
19:51Invitons-les
19:51et puis présentons leur bilan.
19:53Mais quand vous les appelez
19:54à être responsables,
19:55vous croyez vraiment
19:55que vous pouvez être entendus ?
19:57Je pense que quand même,
19:59l'industriel
20:00a le même client que moi
20:01et qu'à un moment,
20:02il doit entendre le fait
20:03que si c'est trop cher,
20:05il va se détourner
20:06de la marque nationale
20:06et à la fin,
20:08c'est un bon rôle pour nous,
20:10ça ira sur la marque
20:11de distributeurs
20:11qui est 20% moins chère
20:12et qui a la même qualité.
20:14Mais si je vous comprends bien,
20:15les ventes
20:16des marques de distributeurs
20:17ont explosé.
20:17Quoi qu'il arrive,
20:18même si la transparence est là,
20:19ça va quand même augmenter
20:20et les tarifs
20:21de ces produits-là,
20:23ils vont s'envoler
20:24au mois de mars,
20:24c'est ça pour les produits alimentaires ?
20:26J'ai envie de vous dire,
20:27on n'en sait rien.
20:28Si on faisait la partition aujourd'hui,
20:29c'est sûr qu'on prendrait
20:302 à 3%.
20:31Maintenant,
20:33de se projeter
20:34à ce que sera
20:34la situation géopolitique,
20:36au prix du pétrole,
20:37au prix de l'emballage
20:39et même des produits agricoles.
20:40Sauf que Thierry Cotillard,
20:41il y a aussi des produits,
20:42on le sait,
20:43qui vont augmenter,
20:44je pense aux produits laitiers.
20:45Vous faisiez référence
20:46aux paysans tout à l'heure.
20:48Ils ont été confrontés
20:49à un été très difficile
20:50avec aujourd'hui
20:52des difficultés
20:53pour nourrir leurs bétails.
20:55Le lait est plus restreint.
20:58Tout ceci fait que
21:01vous n'allez pas
21:01et nous n'allons pas échapper.
21:05Je pense qu'on doit être responsable.
21:06C'est-à-dire qu'aujourd'hui,
21:08on doit,
21:08et je passe le message,
21:10on doit demander
21:11à nos industriels
21:12qui nous vendent le lait
21:13de revoir le tarif
21:15avec leurs producteurs
21:16et qu'on le répercute.
21:17Ce sera quelques centimes,
21:18mais ce sont les centimes
21:19qui vont sauver
21:20les producteurs de lait.
21:21Aujourd'hui,
21:21rien ne se passe.
21:22Les industriels sont venus
21:23en juin avec des hausses
21:25pour m'expliquer
21:25le plastique,
21:26le transport.
21:27Au moment où aujourd'hui,
21:28à 40 centimes,
21:29ça ne fait pas vivre
21:29les agriculteurs,
21:31on attend
21:32et on est prêts.
21:33Je le dis aujourd'hui
21:34à l'antenne,
21:34je suis prêt même
21:35à ne pas attendre mars
21:36si la nécessité fait loi.
21:37S'il faut payer plus cher
21:38aujourd'hui la brique de lait
21:40pour que ça sauve l'agriculteur,
21:41il faut le faire.
21:41C'est un appel
21:42à la responsabilité
21:43pour que toute la chaîne
21:44s'envoie.
21:44Et vous pouvez dégager
21:45des baisses
21:45sur les produits intermarchés,
21:47je suppose ?
21:48Les marques de distributeurs
21:50vont subir
21:50les mêmes types d'inflation
21:53parce qu'en fait,
21:53on a l'électricité,
21:55on aura...
21:56Mais, par contre,
21:57on n'a pas cette idée
21:58de super profit
21:59puisqu'en fait,
22:00en plus chez l'intermarché,
22:01on les fabrique
22:01et on a décidé
22:02qu'aujourd'hui,
22:03le consommateur,
22:04il n'allait pas se prendre
22:04une inflation à deux chiffres
22:05et que ça allait être raisonnable.
22:06Thierry Cotillard,
22:06on poursuit notre entretien.
22:07Je rappelle que vous êtes
22:08le puissant patron
22:09du groupe Les Mousquetaires
22:11et d'intermarchés
22:12de ces stations-services.
22:13Je peux vous demander,
22:15si ce n'est pas trop indiscret,
22:16comment se passent vos dimanches ?
22:18Est-ce qu'elles se passent
22:19autour d'une famille l'hergie,
22:20autour d'un bon rôti,
22:21de gratins de pommes de terre,
22:22des carottes râpées
22:23avec parfois
22:24quelques franches engueulades
22:26quand le rôti est trop cuit
22:27ou que les carottes
22:29ne sont pas assez chaudes
22:30mais surtout avec
22:30d'heureuses nouvelles
22:31quand on annonce des fiançailles.
22:32Bref, le tout
22:33à la manière de votre publicité
22:34qui fait beaucoup parler
22:36et qui est quand même
22:37sur le plan esthétique
22:37une vraie réussite.
22:39Regardez un extrait.
23:08Un repas de famille filmé,
23:09tout le monde l'aura compris
23:10à la manière des films
23:11de Claude Sauté
23:11dans les années 70
23:12pour vendre des produits
23:13de terroir,
23:14une musique magnifique,
23:16magnifique,
23:16mais voilà.
23:17Je ne sais pas s'il faut dire
23:18qu'il y a une polémique
23:19qui est née.
23:19Je vais vous expliquer.
23:20Il y a un parfum de nostalgie.
23:22Certains disent
23:22qu'il y a même
23:23un aspect réactionnaire
23:24de cette publicité.
23:25Certains soulignent
23:25qu'il n'y a que des blancs
23:26réunis,
23:27pas de diversité,
23:28pas de mixité
23:28comme on dit aujourd'hui
23:29que c'est une France
23:30un peu rance.
23:31Moi, je vous pose
23:32une question à Thierry Cotillard.
23:33Est-ce que vous assumez
23:35ou est-ce que vous pensez
23:36qu'il faut vous justifier
23:38aujourd'hui ?
23:39Droit dans les yeux.
23:41J'assume pleinement.
23:42Moi, je le trouve superbe
23:43ce film
23:44et je remercie encore
23:45Alexandre et toute son équipe
23:46qui ont produit ça,
23:47l'agence romance
23:48avec laquelle on travaille
23:49depuis dix ans.
23:50Bien sûr, on assume.
23:51On assume.
23:52Et puis, j'ai envie de vous dire,
23:53ces films, c'est nous.
23:54Dès que ça commence,
23:55on se dit que ça doit être
23:56intermarché
23:56parce que c'est un fil
23:57qu'on tire depuis dix ans.
23:58C'est qui, nous ?
23:58C'est la France ?
23:59C'est la France
24:00et c'est surtout
24:02ce qu'on a voulu
24:02depuis dix ans,
24:03dire qu'on est proche de...
24:05Vous savez,
24:05à Intermarché,
24:06on ne le voit pas trop en ville.
24:07C'est, j'allais dire,
24:08le roi de la campagne
24:09parce qu'on en a un
24:09tous les huit kilomètres
24:10et on est dans la proximité rurale.
24:13On est effectivement
24:14sur la table,
24:15certainement,
24:15le poulet du dimanche,
24:16ça vient souvent
24:17de chez Intermarché.
24:18Et donc, ce qu'on exprime,
24:19c'est le vivre ensemble,
24:20c'est partageons
24:22ces bons moments.
24:23C'est incroyable
24:23parce que certains estiment
24:24que vous ne l'avez pas suffisamment...
24:26Je vais vous poser
24:26la question directement.
24:27quand vous imaginez
24:28une publicité
24:29que vous dites
24:30là, c'est une agence...
24:31C'est une agence française ?
24:32Ça, il faut là...
24:33Il faut vraiment la féliciter.
24:34La musique est de...
24:35François de Roubaix.
24:37Magnifique.
24:38Mais est-ce qu'il faut penser
24:38aujourd'hui
24:39aux catégories de quotas de personnes,
24:40de couleurs de peau,
24:41à l'inclusivité,
24:43à la mixité,
24:43à la diversité,
24:44à tout ce que c'est...
24:44Je vais vous dire,
24:45écoutez,
24:45ceux qui voient ça,
24:46il faut qu'ils changent de lunettes,
24:47tout simplement.
24:48Et puis, je vais vous dire,
24:49ce n'est pas la première fois
24:50qu'on a une polémique
24:51et c'est ça qui commence
24:52vraiment à me fatiguer
24:53parce que l'année dernière,
24:54mon petit loup,
24:54il était végétarien.
24:56J'ai eu aussi
24:57une association
24:58qui m'a expliqué
24:58que comme il avait
24:59une canne à pêche,
25:00il avait quand même
25:00trop pêché de poissons.
25:03Et en fait,
25:03c'est ça qui est assez dérangeant
25:05et qui m'effraie,
25:06c'est que tout devient politique.
25:07La climée de droite,
25:09mon loup est végétarien
25:10et ce film aurait un sujet.
25:11Donc, je coupe court,
25:13il n'y a pas de polémique,
25:13on assume pleinement
25:14et on est très fiers
25:15parce que la réalité,
25:16c'est que moi,
25:17je suis dans mes points de vente.
25:21on est évidemment très heureux,
25:23ravis,
25:23on a eu des centaines,
25:24des milliers de messages.
25:26J'ai le souvenir,
25:27vendredi dernier,
25:28l'agence justement
25:28trop fière de m'envoyer
25:29un message pour m'expliquer.
25:31Une personne de 50 ans
25:33a eu malheureusement
25:34la tristette de perdre
25:35ses parents
25:36ces 12 derniers mois.
25:37Donc, une épreuve de la vie
25:38et cette personne
25:39a envoyé un message
25:40à l'agence
25:41en remerciant l'agence
25:42en disant
25:43écoutez,
25:43ça m'a rappelé
25:44mes dimanches,
25:45j'ai pleuré
25:46quand j'ai vu votre publicité.
25:48Donc, si on apporte
25:48ce bonheur-là...
25:49Je vais me permettre quand même
25:51ce slogan,
25:52il y a des choses
25:52qui changent d'autres pas
25:54et c'est tant mieux.
25:55On peut l'interpréter
25:55de différentes façons.
25:56Nous, on l'a interprété
25:58qu'il y a 40 ans
26:00quand on était en famille
26:01on passait des bons moments
26:02et aujourd'hui encore
26:03on peut passer des bons moments
26:04tous ensemble autour de la table
26:05il n'y a rien d'autre à voir
26:06et on assume pleinement.
26:07Est-ce qu'il y a une pression
26:08pour qu'il y ait moins de blancs
26:09dans les publicités ?
26:10Est-ce que certains considèrent
26:12que c'est une offense
26:13pour la diversité ?
26:13Ça vous fait sourire ?
26:14Vous avez l'air d'être ailleurs
26:16complètement de tout ça.
26:16Oui, parce qu'en fait
26:17ce serait une erreur historique
26:19quand on est en 70
26:20la France c'est ça
26:21regardez mes autres films
26:22quand je fais un film
26:23sur d'autres thématiques
26:24il y a bien sûr
26:25une mixité sociale
26:26qui correspond à la société
26:27de 2026 en France
26:28donc justement
26:31je ne vais pas remettre
26:32un euro dans le jeu
26:34et je stoppe là la polémique.
26:36Et est-ce qu'on va retrouver
26:37le loup alors ?
26:38Bonne question
26:39le loup s'est reposé
26:41le loup est allé visiter
26:44tout le monde connaît le loup
26:45mais je vais rappeler
26:45à nos téléspectateurs
26:46énorme succès
26:47de votre publicité
26:48de ce loup
26:49le mal aimé
26:50vraiment
26:50mais on finit tous
26:51par adorer un loup
26:52qui est devenu
26:53c'est vrai
26:54il est végétarien
26:56il apprend bien manger
26:58surtout il ne mange pas
26:59le petit lapin
26:59il est copain
27:00avec les gens de la polémique
27:01et c'est comme ça
27:01qu'il se fait des amis
27:02et qu'il finit par être aimé
27:04et accepté de tous
27:05la publicité a fait
27:05le tour du monde
27:06et le message aussi
27:08et là
27:09on a vu la beauté
27:09évidemment
27:10de l'esthétique
27:12et là encore
27:13certains vous en disent
27:14est-ce qu'il faut être végétarien
27:15pour être tendance
27:15et être accepté
27:16dans notre société ?
27:17on me l'a dit
27:19on m'a parlé
27:20il est végétarien
27:21on m'a dit
27:22il pêche trop
27:24ça suffit
27:25c'est pas ça
27:26qu'il faut retenir
27:26on sent que vous en avez marre
27:27de tout ça
27:27oui parce qu'en fait
27:28je trouve qu'on est à côté
27:29des vrais sujets
27:29le vrai sujet
27:30c'est savoir vivre ensemble
27:31c'est justement l'inclusion
27:32c'est le partage
27:33c'est l'écoute
27:34et donc
27:35ceux qui ne voient pas ça
27:37je le redis
27:37se sont trompés de lunettes
27:38et je suis prêt à leur en offrir
27:39j'en profite
27:40une question sur le bio
27:41les prix explosent toujours
27:42ou bien
27:43vous arrivez à les contenir ?
27:44c'est toujours plus cher
27:45on essaye de le rendre accessible
27:46donc on fait des programmes
27:47de fidélité
27:48mais c'est évidemment
27:49toujours 15 à 20
27:5025% plus cher
27:51la très bonne nouvelle
27:52c'est que ce marché
27:53était vraiment en souffrance
27:54après la crise inflationniste
27:56et là on a
27:57tous les circuits
27:58notamment les circuits spécialisés
28:00parce qu'on a une enseigne
28:01qui s'appelle
28:01les comptoirs de la bio
28:02qui repartent
28:03avec des progressions
28:03à 10 ou 12%
28:04donc on est satisfait
28:05Nicolas Demenac
28:06pense au bio
28:07moi je pense au loup
28:08parce que j'ai appris
28:08que les peluches du loup
28:10seraient au pied des sapins
28:12c'est ça la bonne nouvelle
28:13de fin d'année
28:14c'est qu'on l'avait promis
28:15l'année dernière
28:15je vous avais dit
28:16on a tellement été pris de court
28:17qu'on ne s'attendait pas
28:18à ce succès
28:20et on a réussi
28:21alors ça n'a pas été simple
28:22parce que j'avais pris
28:23un engagement
28:23c'était aussi
28:24qu'elle soit française
28:25cette peluche
28:26on a lancé un appel d'offres
28:27on a été voir bien sûr
28:28des sociétés françaises
28:29et européennes
28:30mais on avait quand même
28:31une contrainte
28:31c'est de ne pas en faire 50
28:32il en fallait un certain nombre
28:34et le faire très vite
28:37et donc j'ai le plaisir
28:38de vous annoncer
28:38qu'il y aura 700 000 peluches
28:40au pied du sapin
28:41à partir du 25 ans
28:42on est beaucoup plus nombreux
28:43à être fans de la peluche
28:44700 000 est peu
28:45à l'échelle des 14 millions
28:47de clients
28:48je pense que si je fais un sondage
28:50j'en ai un sur deux
28:50qui va me dire
28:51je le veux votre peluche
28:52je la veux
28:52et donc c'est 7 millions
28:54qu'il aurait fallu
28:54mais en tout cas
28:55700 000 c'est bien
28:56et c'est deux PME françaises
28:58une qui est dans le Maine-et-Noir
29:00NP Création
29:00et une qui est dans le Vaucluse
29:02qui s'appelle
29:03Toys Company
29:04et ces gens-là
29:05ont en fait décidé
29:06d'embaucher
29:07deux fois plus de personnes
29:08et ils travaillent
29:097 sur 7
29:09pour pouvoir
29:10nous sortir la peluche
29:11dans quelques semaines
29:12alors pour le loup
29:13on peut dire
29:13Cocorico alors
29:15et c'était pas de l'IA
29:16c'était une société française
29:18qui avait fait la créa
29:19et la production
29:20n'écoutez pas les polémiques
29:22continuez
29:22parce que ça met des étoiles
29:23dans les yeux
29:24des plus grands
29:24et des plus petits
29:25c'est ce qu'il y a
29:25de plus important
29:26c'est ce qu'on a prévu
29:27c'est continuer
29:27merci Thierry Cotillard
29:28merci Gaëtan Mélin
29:30merci beaucoup
29:32beaucoup d'informations
29:33que vous nous avez données
29:33je rappelle
29:34cette super attaque inédite
29:36le sursaut
29:37qui est attendu
29:38les prix également
29:39l'inflation
29:40les promesses
29:41là vraiment
29:42en monnaie sonnante
29:43et trébuchante
29:44merci encore
29:45Thierry Cotillard
29:45d'avoir été
29:46notre invité
29:47dans le cas