00:00Il y a quand même des jeunes extraordinaires dans ce pays.
00:02C'est une minorité, il ne faut pas oublier.
00:04Mais il faut revenir aux fondamentaux.
00:07Il faut simplement apprendre à ces mômes-là, à ces gens-là,
00:14qu'il faut rétablir le civisme, il faut apprendre.
00:17Alors, les profs sont bien gentils, mais parfois, moi, je rêve que d'une chose,
00:23j'aimerais qu'il y ait des caméras cachées dans l'école.
00:25Vous savez, j'ai le souvenir de Dordogne.
00:28Simplement voir l'intégrité, la neutralité des profs, par exemple,
00:32voir comment se comportent les élèves.
00:33Juste une anecdote, je ne sais pas si vous vous souvenez,
00:36moi, je suis de Dordogne et pas de Gironde,
00:37Nicolas Sarkozy, à l'époque, était venu visiter une école en Dordogne.
00:42Et ce qui m'avait fait halluciner que personne n'a relevé,
00:45M. Sarkozy rentre dans la classe, tout le monde est resté assis,
00:49personne ne s'est levé.
00:50Vous imaginez que même le président qui rentre dans une classe,
00:55les mômes restent assis, les mômes devraient se lever
00:57pour leurs profs rentrent.
00:58Vous voyez, il faut revenir simplement aux fondamentaux.
01:01Et j'espère que ce n'est pas trop tard.
01:03Malheureusement, ça va être difficile de corriger tout ça.
01:05Merci beaucoup, Christophe, de nous avoir appelés au standard européen.
01:08On vous a appelé de Gironde.
01:09C'est très intéressant ce que vous dites,
01:11parce que dans les écoles privées, je ne sais pas,
01:13je parle sous votre contrôle, peut-être Gabriel Cusel,
01:15vous avez peut-être un regard plus large,
01:17souvent on assiste sur ce petit détail.
01:19Mais ce ne sont pas des détails.
01:20Les élèves se lèvent, bien sûr, les élèves se levaient quand j'arrivais en classe.
01:25Vous étiez dans le privé ?
01:26Oui, ils attendaient que je leur dise « sit down » pour s'asseoir.
01:28Moi, je suis dans le public et c'est aussi quand je suis dans le public.
01:31Et les élèves se lèvent quand il y a le ou la CPE, pardon, le ou le proviseur.
01:36Ça dépend beaucoup des écoles dans le public.
01:40Il y a des écoles où peut-être que ça se fait, et tant mieux,
01:42ça prouve que ce sont des écoles bien tenues.
01:45Mais il y a des écoles où ça ne se fait pas, et j'en connais.
01:49Mais vous savez, malheureusement, ceux qui sont les victimes
01:52ont été aussi les artisans de tout ça.
01:54Pas tous, évidemment, mais le déboulonnage de l'autorité,
02:00il a été fait aussi parfois par les profs eux-mêmes, hélas.
02:03C'est ce que disait Christophe, en fait.
02:04Qui sont descendus de la tribune, de l'estrade, pardon,
02:09qui ont refusé d'assumer une forme d'autorité.
02:11Qui ont commencé à militer aussi.
02:13Mais ceux-ci n'excusent pas les violences envers eux.
02:15Oui, mais même à l'école maternelle,
02:17mes enfants, je me souviens, je leur disais,
02:19tu dis maîtresse ou madame,
02:21je préfère ça plutôt qu'ils l'appellent par leur prénom.
02:23Parce que je trouvais que ça faisait une distance d'adultes.
02:26Et c'est un peu vrai pour tout.
02:28Quand on est prof copain,
02:30c'est vrai que c'est plus rigolo de s'amuser avec les élèves,
02:34de faire des petites blagounettes,
02:35plutôt que de faire de l'autorité.
02:38On s'expose, vous savez, la familiarité engendrant le mépris,
02:41à des réactions de ce genre-là.
02:43Donc, c'est un détricotage général de l'autorité dans notre pays.
02:46Et c'est une certitude, ça va être long à retricoter.
02:48On continue à en parler.
02:49Nathalie, je vous donne la parole dans un instant.
02:51Nathalie Combarie, en direct sur Europe 1.
02:55Alexandre, merci beaucoup Christophe pour votre impérat.
02:57Alexandre, vous appelez d'Auvergne.
02:58Et vous dites qu'il n'y a plus aucune autorité dans les établissements.
03:02Oui, bonjour Christian.
03:03Bonjour.
03:05Effectivement, je rejoindrai ce qu'a dit Christophe et puis l'intervenante précédente.
03:09Moi, on est cuit.
03:11C'est des décennies, des décennies de laisser aller.
03:14Il n'y a plus du tout d'autorité.
03:16Les jeunes ne respectent plus personne.
03:18Alors, comment faire justement pour rétablir l'autorité ?
03:21Il faut remettre l'autorité.
03:22Il faut qu'on apprenne à respecter les supérieurs, les adultes.
03:26Je ne comprends pas que les élèves tutoient les AED.
03:29On rentre, on fait des checks à tout le monde.
03:31C'est la fête du script dans certaines classes.
03:33Mais pour moi, si on doit se lever, quand quelqu'un rentre dans une classe,
03:37on doit dire bonjour, on doit vouvoyer ces AED.
03:40Moi, je me rappelle quand j'étais jeune, et je ne suis pas très vieux,
03:42je n'ai qu'une quarantaine d'années,
03:43mais j'ai eu la génération d'instituteurs, de proviseurs principaux
03:47que mes parents ont eus.
03:48Donc, ils étaient en fin de carrière.
03:49Moi, j'ai eu ces anciens-là.
03:50Alors, Alexandre, restez en ligne avec nous.
03:52Vous avez 44 ans, effectivement.
03:53Vous nous appelez d'Auvergne, vous dites qu'il faut restaurer l'autorité.
03:57Vous dites un peu comme Christophe, on parle d'Auvergne, là.
03:59C'est-à-dire, on parle d'un jeune garçon de 14 ans
04:02qui a tiré sur le principal et sur une enseignante.
04:06Et vous dites que pour tout cela, il faut restaurer l'autorité.