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  • il y a 10 heures
Lors des questions au gouvernement, le député UDR Olivier Fayssat a chargé le gouvernement sur son «incapacité» à «stopper les violences de l'extrême gauche». 

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Transcription
00:00Avec un fusil de chasse, il a tiré à quatre reprises, blessant le principal et une professeure.
00:05La violence a frappé une fois de plus celles et ceux qui ne demandent qu'à enseigner,
00:10ceux qui s'engagent chaque jour malgré les difficultés au service de la jeunesse de France.
00:15Je tiens à exprimer au nom du groupe UDR notre entier soutien aux victimes,
00:19ainsi qu'à l'ensemble de la communauté éducative abandonnée depuis plusieurs semaines à toutes les violences.
00:25En ce jour particulier, qui est aussi l'anniversaire de l'assassinat du professeur Dominique Bernard,
00:30pour qui nous avons évidemment une pensée émue, je ne vais pas vous mettre en cause plus que de raison.
00:36Et je vous épargnerai une petite tirade lyrique sur votre responsabilité personnelle dans chaque événement dramatique.
00:42A l'impossible, nul n'est tenu et je ne vous ferai pas un bien mauvais procès,
00:48selon les termes que vous auriez sans doute utilisés dans votre réponse.
00:51En revanche, au-delà de la question de la santé mentale des jeunes,
00:54qui devait être une cause prioritaire pour votre gouvernement,
00:57gouvernement qui n'a malheureusement engagé que très peu d'actions concrètes,
01:01au-delà des portiques de sécurité dont il faudrait accélérer l'implantation dans les écoles,
01:06au-delà de la suppression de parcours subdemandée par les lycéens et Éric Ciotti depuis longtemps,
01:11nous nous inquiétons de voir que vous ne parvenez visiblement pas à stopper cette violence d'extrême gauche
01:17qui a confisqué les revendications des lycéens et cible de plus en plus brutalement les personnels éducatifs.
01:23Cette semaine s'annonce dans la continuité des précédentes.
01:26Alors nous voudrions savoir si vous comptez laisser les mélanchonistes continuer de mettre le pays à feu et à sang
01:32ou si vous avez prévu de restaurer l'ordre.
01:35Et si oui, quand et comment ?
01:37Je vous remercie.
01:39Merci beaucoup, monsieur le député.
01:41La parole est à monsieur Laurent Nunez, ministre de l'Intérieur.
01:48Merci beaucoup, madame la présidente, mesdames et messieurs les députés, monsieur le député.
01:53Je vais vous répondre de manière très calme, ne soyez pas inquiet,
01:56ne soyez pas inquiet sur ce sujet de cette fusillade hier qui a eu lieu à Aubagne.
02:02D'abord, évidemment, je m'associe, comme l'a fait le ministre de l'Éducation nationale que j'ai accompagné,
02:06au soutien apporté à la communauté éducative,
02:09surtout dans le contexte de l'anniversaire des attentats terroristes
02:12qui ont tué et Samuel Paty et Dominique Bernard à quelques jours d'intervalle.
02:17Pour ces anniversaires.
02:18Bien évidemment, j'ai une pensée pour la communauté éducative.
02:22Monsieur le député, tout notre dispositif de lutte antiterroriste n'a cessé de s'adapter à une menace.
02:26Et vous savez que dans l'affaire d'hier, dans l'affaire d'hier, le parquet national antiterroriste vient de
02:33se saisir
02:34en désignant ce que nous commencions à deviner dans cette affaire,
02:37la probable appartenance de ce jeune de 14 ans à ce qu'on appelle la « true crime community »,
02:43qui est une espèce de communauté qui se tisse sur les réseaux sociaux,
02:47de jeunes qui s'isolent, qui se marginalisent, qui petit à petit rentrent dans leur bulle
02:52et fréquentent d'autres jeunes sur les réseaux sociaux qu'ils ne rencontrent même pas.
02:55Et parlent de tuerie de masse.
02:58C'est ça, ce phénomène qui est né aux Etats-Unis, au Canada, ailleurs.
03:03Ça remonte à 2025, monsieur le député.
03:062025. On ne parle pas du terrorisme islamiste.
03:08C'est une autre forme de violence.
03:10C'est une autre forme de radicalité que les services de renseignement suivent.
03:14Ce sont plusieurs dizaines de jeunes qui sont suivis à ce titre.
03:16Que nous avons, que nous apprenons les enseignants à détecter,
03:20de manière à pouvoir être anticipés le plus en amont possible, ce type d'action.
03:24Voilà la réponse que je vous fais, monsieur le député.
03:27C'est une réponse qui est aussi une réponse de personnes qui sont dans la réalité.
03:31Ce mouvement-là, ce type de violence est très récente.
03:34Et comme d'habitude, les services de sécurité intérieure, évidemment, s'y adaptent.
03:38Et c'est ce qui est en train d'être fait en ce moment.
03:40C'est une réponse claque.
03:43Sous-titrage Société Radio-Canada

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