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  • il y a 8 heures
Ce mardi 13 octobre, François Monnier, directeur de la rédaction d'Investir, et Alexandre Taieb, analyste et gérant chez Sycomore AM, étaient les invités de l'émission BFM Bourse présentée par Guillaume Sommerer. BFM Bourse est à voir ou écouter du lundi au vendredi sur BFM Business.

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Transcription
00:01BFM Bourse, le club de la bourse.
00:04Les experts du club ce soir, ils viennent de nous rejoindre,
00:06Alexandre Tailleb, analyse et gérante, Sycomore AM.
00:08Bonsoir Alexandre, bienvenue, et François Monnier,
00:10directeur de la rédaction d'Investir.
00:12Bonsoir François.
00:13Bonsoir Guillaume.
00:13On va parler d'IA bien sûr dans un instant,
00:16on va parler aussi des propos du numéro 2 de la fête,
00:19Christopher Waller, enfin le numéro 2 en quelque sorte,
00:21l'une des voix les plus écoutées,
00:23qui estime, Christopher Waller, que si les toits américains montent,
00:25c'est pas tellement à cause de l'inflation,
00:26c'est grâce à la croissance, ou à cause de la croissance.
00:28C'est la croissance !
00:29La première cause des hausses de taux,
00:30ce qui serait une hypothèse positive et plus réjouissante
00:33que la seule inflation.
00:34On va en parler.
00:34D'abord, justement, les banques américaines.
00:37François ont publié leurs résultats, ça démarre.
00:39C'est que le début, Goldman Sachs, JP Morgan, Citigroup, Wells Fargo
00:42ont commencé à délivrer leur trimestriel.
00:45Ça donne quoi ?
00:46Ça veut dire que la première analyse,
00:49c'est qu'on est plutôt rassuré.
00:52Les résultats ont surtout été dépassés du côté de Goldman Sachs.
00:56Ça montre que d'abord, il y a une bonne résilience des ménages
00:59et des entreprises.
01:00Résilience des ménages, on voit que les paiements,
01:02ça continue de fonctionner.
01:04Les entreprises continuent d'investir.
01:06Et bien sûr, les banques sont portées par les investissements liés à l'IA.
01:10Donc ça, il faut voir que c'est aussi une aubaine
01:12pour les acteurs du système financier.
01:15Et puis, on se rend compte que non seulement il y a une résilience,
01:19il y a aussi des gains sur les marchés de capitaux,
01:22les marchés actions, l'activité de conseil.
01:25On voit que c'est un peu plus dur sur le marché obligataire.
01:28Il y a des positions qui n'ont pas généré autant de gains qu'espéré.
01:34Mais globalement, le début est plutôt rassurant.
01:37Donc il n'y a que JP Morgan qui a été légèrement en dessous des attentes.
01:41Et on voit que c'est un peu plus dur aussi du côté de Wells Fargo.
01:44Mais globalement, on peut se dire que le début est prometteur.
01:48Il y a encore quelques annonces à attendre.
01:50Mais on est quand même sur un secteur qui pèse lourd dans les indices,
01:55en dehors de la tech.
01:56Aux États-Unis, il y a la tech et la finance,
01:58même si la tech écrase tout.
02:00Mais là, on est...
02:01Il est quand même important que la finance aille bien.
02:02Parce que si elle ne va pas bien, généralement, le reste a du mal aussi.
02:05Ça peut être un problème.
02:05Absolument.
02:06Et donc là, on a quand même des nouvelles qui permettent de maintenir les indices
02:10à des niveaux proches des records.
02:11Je vous suis...
02:12Effectivement, on a Goldman Sachs qui gagne 1,5%.
02:14À Wall Street, JP Morgan, même s'il publie sous les attentes, gagne 0,8%.
02:18Je vous suis sur LinkedIn, François.
02:20Et hier, vous expliquiez sur LinkedIn qu'il y a intérêt à ce que les banques tiennent.
02:24Parce que les hausses de taux, normalement, leur sont favorables.
02:27Si on a atteint un niveau de hausse de taux qui leur devient défavorable,
02:30ça voudrait dire qu'on entrerait...
02:31Ce serait le signal qu'on entrerait dans un marché baissier.
02:32Pour l'instant, sur les banques américaines,
02:34on n'a pas de signe d'essoufflement malgré les hausses de taux.
02:36Oui, généralement, on voit bien en bourse que la hausse de taux,
02:40c'est plutôt favorable aux banques,
02:41puisqu'on se dit que les taux longs sont plus élevés que les taux courts.
02:44Donc, avec la quantification, mécaniquement, ça génère des bénéfices.
02:46Mais à un moment donné, quand les taux restent trop élevés,
02:49ça étouffe la croissance et les banques sont allergiques
02:53au ralentissement économique.
02:54Et donc, ça pénalise le secteur bancaire.
02:58Ce n'est pas leur premier message aujourd'hui aux Etats-Unis, en tout cas.
03:00Donc là, on est plutôt rassuré du côté des Etats-Unis.
03:01Mais c'est vrai qu'on a ces deux histoires un peu différentes
03:03entre ce qui se passe en Europe et ce qui se passe aux Etats-Unis.
03:06Et techniquement, ce qu'on peut voir sur les valeurs bancaires,
03:10c'est qu'on a des valeurs bancaires en France
03:11où les actions ont cassé leur moyenne mobile à 200 jours.
03:15On voit qu'en Italie, on tape les 200 jours.
03:19On reste encore au-dessus en Espagne.
03:22Mais voilà, l'univers bancaire européen,
03:26on voit qu'il y a un peu plus d'hésitation,
03:28même si on a eu des parcours assez remarquables.
03:31Encore l'année dernière, il fallait bien sûr avoir des banques en portefeuille.
03:35Mais là, on voit que le problème du déficit,
03:38le problème de la dette, etc.,
03:40ça rajoute à l'inflation.
03:41Et donc, finalement, on se dit, attention,
03:44il ne faut pas que ça dure trop longtemps, c'est le taux élevé.
03:46– Effectivement, sauf que ça risque de durer.
03:48C'est Christopher Waller, l'une des voix les plus influentes
03:51au sein de la Réserve fédérale américaine,
03:53qui s'est exprimée tout à l'heure et qui a expliqué
03:55que pour lui, les hausses de taux aux États-Unis
03:57sont liées aux perspectives de croissance.
03:59Les perspectives de croissance plus encore que l'inflation.
04:02Tant mieux, l'économie américaine, manifestement,
04:04peut encaisser ces taux-là, parce que la croissance,
04:06en revanche, en Europe, les hausses de taux,
04:08on a plus de mal à les encaisser,
04:09parce que la croissance est beaucoup plus faible.
04:10Comment vous voyez ça, justement ?
04:11Deux salles, deux ambiances,
04:12mais les hausses de taux américaines surtout dues à la croissance.
04:14Est-ce que vous partagez cette idée plus qu'à l'inflation ?
04:16– Alors, pas totalement.
04:18Pas totalement sur…
04:20Bon, il y a deux choses.
04:20Déjà, il y a les taux courts et les taux longs.
04:22Sur les taux courts, l'effet principal, c'est l'inflation
04:25qui fait en sorte que la Fed remonte ses taux
04:26et donc les taux courts suivent.
04:28Et sur les taux longs, il y a deux choses.
04:30Il y a effectivement les perspectives de croissance
04:31qui peuvent expliquer que la courbe américaine
04:34soit encore un petit peu pentue,
04:35mais entre le 2 ans et le 10 ans,
04:37il y a plus de 40 points de base de différence.
04:39Donc, ça s'aplatit quand même assez vite.
04:42Ce qui ne donne pas l'impression que le marché
04:45soit très très chaud sur la croissance américaine.
04:49On prévoit 2,5 cette année.
04:52Ça, c'est le premier point.
04:52Le deuxième point qui a fait monter les taux,
04:54c'est la crédibilité ou le manque de crédibilité
04:57de la politique économique,
04:59notamment sur les taux longs,
05:01avec différentes déclarations de Donald Trump,
05:04mais même sur la soutenabilité de la dette américaine.
05:06Le marché s'est posé des questions à la mi-année,
05:09ce qui a expliqué le dernier mouvement de hausse de taux.
05:12Donc, disons que c'est un discours très positif
05:15qui cache quand même deux, trois petites nuances à apporter.
05:19Oui, très positif pour essayer de rassurer le marché.
05:21C'est ça l'idée, Christopher Waller.
05:22Vous pensez qu'il n'est pas sincère réellement
05:24quand il dit que la hausse des taux américaines
05:25est surtout due à la croissance plus qu'à l'inflation, François ?
05:28Je pense que quand ils ont commencé à augmenter les taux,
05:30ils auraient espéré que les taux longs baissent davantage.
05:33Et donc, plutôt que de dire qu'on est impuissant,
05:36en tout cas, notre impact a été faible sur les taux longs.
05:40Plutôt que de reconnaître cette impuissance,
05:44on n'attendait pas non plus des miracles avec une seule hausse de taux.
05:47Mais une façon de positiver, c'est de dire
05:48oui, non mais les taux longs sont élevés
05:53parce que la croissance est phénoménale.
05:54Et c'est vrai quand même qu'on est toujours bluffés
05:56par la résilience de la croissance américaine,
05:58alors que nous, on est plutôt sur une croissance durablement molle.
06:01Oui, et alors justement, cette incroyable croissance américaine,
06:04elle sera peut-être corroborée, on verra,
06:06par les publications des entreprises.
06:07Sans doute, on attend une hausse des bénéfices aux Etats-Unis
06:09de 27% là sur le troisième trimestre,
06:12plus 27%, ce serait le troisième trimestre
06:13au-delà des 25% de hausse des bénéfices.
06:16Oui, alors avec la partie tech, évidemment, incluse
06:19et qui pèse pour beaucoup.
06:22Mais oui, là, en effet, sur les résultats des entreprises,
06:26c'est ce qui explique d'ailleurs la très très bonne résilience
06:28du marché actions aux Etats-Unis.
06:31C'est cette croissance des bénéfices
06:32qui, pour un troisième trimestre consécutif,
06:35nous affiche plus de 20% de hausse des bénéfices.
06:40Il doit y avoir un petit peu de contraste,
06:42mais si vous voulez, comme les sociétés qui affichent
06:46les plus fortes hausses, les plus fortes croissances
06:50sont celles qui pèsent le plus dans le marché,
06:51tout le marché est tiré vers le haut.
06:53Et donc, c'est ce qui explique qu'on est encore au record.
06:56Alors, petite nuance néanmoins, quand on regarde le marché dans son ensemble,
07:01alors oui, il y a eu un peu de yo-yo, mais depuis le mois de mai, le mois de
07:04juin,
07:05le marché ne fait plus grand-chose.
07:07On s'ennuie un petit peu.
07:09Il y a eu un à-coup, une respiration, puis ça a récupéré,
07:12c'est repassé à son record.
07:14Mais globalement, si on prend de niveau à niveau,
07:17depuis la mi-année, il ne se passe plus tellement grand-chose.
07:19Oui, sauf sur les taux, bien sûr, dont on parlera,
07:22sauf sur la tech, comme d'habitude.
07:24Il y a cette enquête de Bank of America, très suivie auprès des gérants de fonds,
07:28qui révèle que les investisseurs surpondèrent les actions technologiques
07:31à un degré qu'on n'avait plus vu depuis août 2020.
07:3430% au mois dernier, 37% ce mois-ci,
07:37surpondèrent les actions technologiques.
07:40Et 45% des répondants pensent qu'une bulle IA se développera l'an prochain.
07:4445%.
07:44Mais ça ne les empêche pas d'investir, François ?
07:46D'abord, la bulle, on en parle depuis la sortie de ChatGPT.
07:51Oui, ça c'est le premier point.
07:53Le deuxième point, c'est qu'au niveau des valorisations,
07:55on ne peut pas dire qu'il y a une bulle,
07:56parce que la croissance des bénéfices, pour l'instant,
07:59est supérieure à la croissance des cours de bourse.
08:01Ça, c'est la deuxième chose.
08:02Et puis la troisième, il y a quand même un côté magique dans la tech américaine,
08:05c'est que lorsqu'il y a un peu de défiance, de peur, de crainte sur l'IA,
08:10donc bien sûr, NVIDIA peut être sous pression,
08:12Micron Technologies peut être sous pression,
08:13vous avez des acteurs qui en profitent,
08:16comme Microsoft.
08:17Microsoft, quand c'était pas la fête pour l'IA,
08:20mais Microsoft a gagné près de 50%.
08:23Parce qu'on se dit, les éditeurs de logiciels,
08:25il y a un retard, donc on a pris du Microsoft.
08:27Microsoft, c'est une valeur globalement tech,
08:30anciennement GAFAM,
08:31donc ça, on l'oublie.
08:32Apple, qui a fait très peu d'investissements sur l'IA,
08:35quand il y a un doute sur l'IA,
08:36les gens achètent plutôt de l'Apple,
08:38et résultat, la tech américaine, au global,
08:41résiste très très bien.
08:42Donc, en fait, quand on parle tech,
08:44on a tendance à se focaliser sur l'IA,
08:46mais parfois, il y a des relais à l'intérieur de la tech,
08:49à l'intérieur des GAFAM,
08:50et donc finalement, on a quand même une capacité,
08:52une résilience, comme la consommation américaine,
08:54il y a une résilience à la performance de la tech américaine.
08:57C'est vrai, il y a toujours des relais de croissance.
08:58Illustration aujourd'hui, par exemple,
09:00les acteurs des semi-conducteurs,
09:01des puces mémoires souffrent énormément,
09:02parce qu'un groupe chinois,
09:03CXMT, affirme avoir réalisé une percée importante
09:06dans les puces mémoires.
09:07On voit donc les acteurs de ce segment de la tech souffrir,
09:09alors qu'à l'inverse, elle et cette magnifique,
09:11les hyperscalers sont en hausse,
09:12ce qui permet au Nasdaq d'être quasi stable malgré tout.
09:14Apple gagne 1,5%, vous la citiez,
09:17Alphabet gagne 0,8%,
09:18Microsoft gagne 1% aujourd'hui,
09:19Amazon gagne 0,4%.
09:20C'est-à-dire que quand les hyperscalers montent,
09:22les autres baissent et inversement.
09:23Il y a toujours un relais à la hausse.
09:24C'est magique.
09:25C'est une thématique tellement large
09:26qu'on peut avoir une rotation sectorielle
09:28à l'intérieur de la tech.
09:30Exactement.
09:30Il faudrait qu'il y ait un schisme au sein du Nasdaq, en fait.
09:32Oui, mais comme on reste focalisé
09:34sur la croissance des bénéfices,
09:35c'est vraiment dans cet univers-là
09:37qu'on trouve les plus fortes croissances.
09:39Donc, on peut faire des arbitrages,
09:41faire des mini-rotations sectorielles
09:43à l'intérieur de cette tech qui est vaste.
09:46Oui, et les gérants de fonds,
09:47qui croient toujours,
09:48d'après l'enquête Bank of America du mois d'octobre,
09:50ils sont à un niveau inédit.
09:5237% à surpondérer les actions technologiques,
09:55niveau inédit depuis août 2020.
09:58Même si la Chine, quand même,
09:59il y a la concurrence chinoise en face.
10:00Tout ça est bénéficiaire, c'est vrai.
10:01On attend une super saison de résultats.
10:03Mais en face, la Chine continue d'avancer ses pions.
10:06Et un groupe chinois, CXMT,
10:07affirme avoir réalisé une percée importante
10:08dans les puces mémoires.
10:09Le retour de l'ombre chinoise.
10:11La menace de la tech low-cost
10:12face aux IA beaucoup plus chères
10:15que développent les Américains.
10:16Est-ce que ça, à terme,
10:18c'est une menace malgré tout ?
10:19Et ça pourrait révéler
10:20que ce dans quoi nous sommes aujourd'hui
10:21est une bulle,
10:22même si on ne s'en rend pas compte.
10:23Alexandre ?
10:24Ça peut être une menace,
10:25comme on l'avait vu avec DeepSeek.
10:28Maintenant, les États-Unis
10:29ont quand même une longueur d'avance.
10:31Alors oui, il y aura probablement
10:32des ajustements sur les prix
10:35qui vont impacter à un moment donné les résultats.
10:38Mais pour l'instant,
10:39c'est plus de l'événement de marché.
10:41On sait quand même que le positionnement
10:44sur la tech et sur l'IA en particulier
10:47peut être un peu fragile
10:48du fait de ces surpondérations massives,
10:51que ce soit chez les gérants,
10:53dans le retail, etc.
10:54Mais en même temps,
10:55si vous n'êtes pas sur cette thématique-là aujourd'hui,
10:57vous êtes quasiment hors marché.
10:59Donc ça justifie d'être surpondéré.
11:02Maintenant, pour répondre à votre question,
11:03oui, l'ombre de la Chine revient.
11:07À mon avis, ça aura plutôt un impact
11:08à court terme.
11:09À long terme, la thématique reste intacte.
11:11Oui, comme à l'époque DeepSeek,
11:12on s'était fait beaucoup plus peur qu'aujourd'hui.
11:14Et puis finalement,
11:14tout est rentré dans l'ordre.
11:15La tech américaine, largement leader toujours
11:17et sur les marchés, largement haussière.
11:20Alors, Cathy Wood, une voix forte de la tech américaine,
11:22elle dit aujourd'hui, dans une interview à Bloomberg,
11:24« Le secteur des puces mémoires
11:26est un secteur sujet à des cycles vicieux.
11:28Et ce problème-là pourrait empirer
11:30à mesure que les entreprises chinoises
11:31vont augmenter leur capacité de production. »
11:33Voilà, Cathy Wood, là-dessus, lance une petite alerte.
11:35Ça ne coûte pas cher, mais voilà,
11:36toujours mieux de prévenir.
11:37Et parallèlement,
11:38le patron de Broadcom,
11:39le directeur général,
11:40dit qu'il y a quand même des comportements
11:41dans le marché vis-à-vis de la tech
11:42qui ressemblent à du casino.
11:43Il explique qu'un certain nombre d'investisseurs
11:45ne comprennent rien
11:46de ce dans quoi ils investissent.
11:48Il y a ce phénomène-là.
11:49Il y a aussi le patron de Palantir
11:51qui s'est exprimé il y a deux jours sur CBS.
11:53Vous l'avez vu sur l'interview,
11:54le patron de Palantir.
11:55Il a expliqué,
11:56pour illustrer quand même
11:57certains excès dans la tech,
11:59il a expliqué que dans l'univers tech,
12:01dans l'univers des ingénieurs tech,
12:02certains se mettaient à fumer,
12:03fumer des cigarettes,
12:04parce que, d'après eux,
12:06l'IA soignera le cancer.
12:08Voilà.
12:08L'IA étant amené à soigner le cancer,
12:10ils sont de plus en plus nombreux dans la tech,
12:11dit-il en tout cas,
12:12à se mettre à fumer.
12:13Voilà.
12:14Fumer des cigarettes.
12:15Et donc, vous êtes mis à fumer ?
12:16Pas du tout.
12:18Mais non, mais ça montre
12:20les divergences de scénarios.
12:21D'après BNP,
12:22il y a 5 000 milliards de dollars d'écart
12:24entre les scénarios optimistes et pessimistes
12:25quant aux investissements à venir dans la tech.
12:275 000 milliards de dollars d'écart
12:28entre ces deux scénarios-là d'ici 2030.
12:32Donc, quel que soit l'investissement
12:33ou la position qu'on prenne dans la tech,
12:35ça relève du pari aujourd'hui, malgré tout ?
12:37Du pari, oui et non.
12:38Parce que là, en gros,
12:40cette année,
12:40il y a à peu près 1 000 milliards de dollars
12:43qui vont être investis.
12:44On s'attend à qu'il y ait 1 500 milliards
12:46l'année prochaine.
12:48Donc, on est toujours sur des montants colossaux
12:50et on est toujours dans une phase d'accélération.
12:53Donc, si on suit les bénéfices,
12:54parce que les bénéfices,
12:55ils sont vraiment tangibles.
12:56Et à résultat, on a Nvidia
12:57qui fait un rachat d'actions massif.
12:59Donc, voilà, l'argent circule.
13:02Il est investi à certains endroits.
13:04On le récupère à d'autres.
13:06Donc, l'économie,
13:07on ne peut pas dire qu'elle n'est pas saine.
13:08On ne peut pas dire que les investisseurs
13:11investissent au hasard
13:12et jouer au loto.
13:13Là, il y a une croissance tangible.
13:15Il y a des marges.
13:16Il y a des gains.
13:17Il y a des rachats d'actions.
13:18Tant qu'il y a de l'investissement,
13:20eh bien, il y a des opportunités.
13:23Oui, mais est-ce que l'IA américaine
13:24ne coûte pas trop cher ?
13:25Un article de The Information,
13:26je vous apporte encore...
13:27Je me fais l'avocat du diable, là,
13:28parce que je sens que vous êtes à fond
13:29sur la tête tous les deux
13:30et vous y croyez dur comme fer.
13:31Donc, voilà.
13:32Vous ne mettez pas à fumer pour autant.
13:33Ce n'est pas bon pour la santé, messieurs.
13:34Donc, un article de The Information
13:36qui nous indique que les données
13:38Open Router,
13:38c'est une plateforme d'accès
13:40à plusieurs IA,
13:41ces données montrent que seules,
13:43tenez-vous bien,
13:4414% des utilisateurs
13:46optent pour un des 10 modèles d'IA
13:47les plus avancés
13:48contre 55%
13:50il y a 18 mois.
13:52C'est-à-dire que les entreprises
13:53vont de plus en plus
13:54vers des modèles d'IA
13:55moins avancés
13:56parce qu'ils coûtent moins cher.
13:58Oui, mais...
13:58Là, le système...
13:59La pyramide,
14:00je ne sais pas si vous parlez de pyramide,
14:01mais la circularité,
14:02tout ça fonctionne
14:03à mesure que les revenus
14:04s'agnomèrent,
14:05s'accélèrent,
14:06s'additionnent
14:07et que tout ça coûtera
14:08de plus en plus cher.
14:08Sauf que les entreprises,
14:09justement,
14:10vont au contraire
14:10vers le moins cher
14:11désormais dans l'IA.
14:13Sur les plus avancés,
14:15sur les modèles les plus avancés,
14:16il y a différents éléments
14:17à prendre en compte.
14:18Le premier,
14:19c'est qu'aujourd'hui,
14:20on n'en a pas forcément besoin
14:22dans tous les corps de métier
14:23et dans toutes les entreprises.
14:25Ensuite,
14:25c'est effectivement
14:26une question de coût
14:26mais ça va tellement vite
14:28sur la partie intelligence artificielle
14:29qu'en fait,
14:29les modèles les plus avancés
14:31deviendront de moins en moins chers
14:32au fur et à mesure
14:33qu'ils laissent la place
14:34à des modèles encore plus avancés.
14:37Donc oui,
14:38finalement,
14:39ça ne me choque pas
14:40qu'au niveau des besoins
14:42et des utilisations
14:43aujourd'hui,
14:43on passe sur des choses
14:45qui nous coûtent moins cher
14:46mais suffisent finalement
14:48pour l'utilité
14:49qu'on en a.
14:50Après,
14:51sur la partie plus avancée,
14:53il y a aussi un autre obstacle,
14:56un autre mur
14:57qui est la sécurité.
15:00Aujourd'hui,
15:00est-ce qu'on sort vraiment
15:01les modèles les plus avancés ?
15:02C'est une question qui se pose.
15:04On nous prévient
15:06qu'il y a 10% de chance
15:07que ça puisse tous nous tuer,
15:09etc.
15:09il y a tous les faits rocambolesques
15:13qui sortent,
15:14toutes les rumeurs rocambolesques.
15:16Donc,
15:17il va y avoir des produits dérivés
15:18qui vont apparaître sur le marché
15:19sur ce scénario cataclysmique,
15:20vous allez voir.
15:21C'est très possible.
15:23Il y a bien des produits dérivés
15:24qui arrivent sur la consommation
15:26d'électricité et d'énergie
15:27de l'IA.
15:28Il y a des produits dérivés là-dessus
15:29qui sont déjà en train d'arriver.
15:30Bon,
15:31on n'est pas au bout.
15:32Le Nasdaq est en petite baisse,
15:33c'est vrai,
15:34mais très légère
15:34parce qu'il y a les relais
15:35des hyperscalers,
15:36des 7 magnifiques aujourd'hui
15:37qui sont à la hausse.
15:38Donc,
15:38même si les valeurs liées
15:39aux puces mémoires
15:40ou aux semi-conducteurs
15:41souffrent,
15:42le Nasdaq limite les dégâts
15:43et ne perd que 0,2%.
15:45Notre CAC,
15:45lui,
15:46ne perd que 0,1%.
15:48Les publications en Europe
15:49démarrent également.
15:50On a eu LVMH hier soir.
15:51Publicis aussi,
15:52ce matin,
15:52qui a publié,
15:53qui progresse de 2%
15:54aujourd'hui Publicis.
15:55On attend aussi
15:56une belle saison de publication
15:57ici en Europe.
15:59Alexandre,
15:59et l'Europe est beaucoup moins
16:00chère que les Etats-Unis.
16:01Est-ce que vous pensez
16:03qu'il serait opportun
16:04de profiter de la saison
16:05de publication qui démarre
16:06pour renforcer l'Europe ?
16:07D'après,
16:07on n'est qu'au début.
16:07Donc,
16:08c'est un pari.
16:08Là,
16:08pour le coup,
16:09c'est un pari.
16:09En tout cas,
16:09je pense que ça peut rassurer
16:10sur pas mal de secteurs,
16:13notamment les banques.
16:13On parlait des banques américaines,
16:14mais les banques européennes aussi.
16:17Il y a eu quand même
16:18un petit retour de bâton
16:19après une très,
16:20très belle performance
16:20sur la première partie d'année
16:22sur les banques.
16:25On peut se poser la question
16:27sur la consommation.
16:28Vous parliez d'LVMH.
16:31Il n'y a pas que du mauvais.
16:33Alors,
16:33la publication n'est pas extraordinaire,
16:35effectivement,
16:37mais on a des petits indicateurs.
16:39Typiquement,
16:40c'est un deuxième trimestre consécutif
16:41où la partie boisson
16:44fait mieux qu'attendu.
16:46Ce qui porte pas nos Ricard,
16:47d'ailleurs,
16:48plus 4,5% aujourd'hui également.
16:49Et Rémi Cointreau aussi,
16:50il y a une 5%
16:51grâce à la partie boisson d'LVMH.
16:52Voilà,
16:53deux valeurs
16:53qui ont été quand même
16:54complètement délaissées
16:56sur les derniers mois.
16:57Et Sephora aussi
16:58qui appartient à LVMH,
16:59ça marche bien.
17:00Résultat,
17:00L'Oréal aussi est en hausse
17:01et surperforme aujourd'hui.
17:03Donc,
17:03on peut se poser des questions,
17:05je pense,
17:05sur le secteur de la consommation.
17:07En tout cas,
17:07on commence à regarder
17:10ce qui pourrait être intéressant
17:12et dernier secteur,
17:14et je m'arrête là,
17:15la défense.
17:17Alors,
17:18même si,
17:19évidemment,
17:20dans le cas positif,
17:21où on a une paix générale,
17:24qui me paraît peu probable aujourd'hui,
17:26mais bon,
17:26pourquoi pas,
17:26on aura un dernier à-coup,
17:28une dernière baisse
17:29sur la défense,
17:30néanmoins,
17:31ça ne changera pas
17:31les carnets de commandes.
17:33Donc,
17:34après le retour de bâton
17:36que les valeurs de la défense
17:37se sont globalement prises,
17:40je pense qu'il est opportun
17:41là aussi de commencer
17:42à regarder
17:42et les publications
17:43dans ce sens-là
17:44peuvent rassurer.
17:46Ok.
17:46François,
17:46vos paris à vous
17:47alors qu'on n'est qu'à l'aube
17:48de cette saison de publication
17:49ici en Europe ?
17:50Je pense qu'il faut toujours
17:51être positionné sur la tech,
17:54avoir des valeurs de santé
17:55pour être un peu acyclique
17:57et un profil un peu défensif.
17:59Oui,
17:59alors j'ai envie de vous dire,
18:00la tech,
18:00ça fait longtemps qu'on parle de bulles
18:01et qu'elle met du temps à exploser.
18:03La santé,
18:03ça fait longtemps qu'on dit
18:04qu'il faut y aller
18:04et qu'elle a du mal à progresser.
18:06Oui,
18:06mais là,
18:06on voit depuis le second,
18:08depuis cet été
18:09ou même depuis le début de l'année,
18:11on a déjà des beaux parcours
18:12et l'Illis,
18:13ça y est,
18:13c'est réveillé.
18:14on a des...
18:14Oui,
18:15c'est ça.
18:16Sartorius Tedim
18:17qui avait fortement chuté
18:18en début d'année
18:19et là,
18:20est reparti de plus belle
18:22et a des perspectives
18:23de croissance
18:25assez sympathiques.
18:26AstraZeneca,
18:27ils ont plein de projets.
18:28Il y a les biotech aussi
18:29qui marchent bien
18:30en ce moment.
18:31Il faut plutôt être diversifié
18:33et là,
18:33ce n'est pas forcément
18:34aller dans la biotech
18:35ou prendre du risque
18:35mais c'est de se dire
18:36dans un portefeuille,
18:37il faut réduire un peu
18:39la volatilité
18:40et à l'intérieur de la tech,
18:42là encore une fois,
18:42vous avez des semi-conducteurs
18:43mais vous avez des éditeurs
18:45de logiciels
18:45qui ont des comportements
18:48qui sont quasiment opposés.
18:51On le voit bien,
18:52quand on se dit
18:54ça y est,
18:55l'IA,
18:55il y a une bulle
18:55qui va éclater,
18:57tout de suite,
18:57on a des éditeurs de logiciels
18:58qui se réveillent,
18:59SAP qui montent,
19:00Microsoft qui booste.
19:03donc c'est quelque chose
19:05de très important
19:05et oui,
19:06la défense,
19:06nous on y croit toujours.
19:09Le problème de la défense,
19:10c'est l'évolution
19:12des taux d'intérêt
19:12qui fait que les États
19:13vont avoir du mal
19:14à dépenser
19:16vraiment ce qu'ils avaient
19:17prévu dans leur programme
19:18puisque le poids
19:19et le coût de la dette
19:20ne fait que d'augmenter
19:21année après année
19:22donc il faut d'abord
19:23payer ses créanciers
19:24avant d'investir
19:25et ça,
19:26ça va peut-être retarder
19:27les projets de réarmement
19:30des membres de l'OTAN.
19:31On peut se le dire
19:32surtout pour la France
19:32parce que la France
19:33arrive sur des seuils
19:34de douleurs
19:34peut-être plus importants
19:35que l'Allemagne.
19:35On le voit aussi
19:36au Royaume-Uni.
19:37Et l'Allemagne c'est mieux.
19:39C'est-à-dire que
19:40s'il y a une accélération
19:40à attente,
19:41c'est toujours côté allemand
19:42là pour le coup.
19:43Parce que les taux
19:43sont moins gros.
19:44Ce qu'on a surtout vu
19:45c'est que les Allemands
19:45veulent faire de la défense
19:47mais pas avec leurs voisins.
19:48Ils veulent totalement
19:49être autonomes
19:50que ce soit sur l'avion
19:51que ce soit sur le char.
19:52Donc là,
19:53on a des voisins
19:54qui veulent jouer solo
19:57en tout cas dans ce domaine.
19:58Et c'est le FMI
19:59qui relève sa prévision
20:00de croissance
20:00pour l'Allemagne
20:01cette année
20:01mais aussi pour l'ensemble
20:03de la zone euro
20:03à 1,1%
20:04sauf pour nous.
20:07Oui,
20:08la baisse,
20:08le FMI a baisse
20:09la prévision de croissance
20:09pour la France
20:10à 0,4% cette année.
20:11Oui,
20:12c'est vrai qu'on est
20:13dans le dur.
20:14Avec peut-être
20:15une crise sociale
20:16dans un an ou deux,
20:17on voit bien
20:18qu'il y a de la tension
20:18sur le pouvoir d'achat.
20:21Et aux Etats-Unis,
20:22tant que la bourse
20:23tient bien,
20:25ça crée aussi
20:25du pouvoir d'achat
20:26alors que nous,
20:26Européens,
20:27on est plutôt focalisés
20:28sur des produits
20:29qui rapportent peu,
20:30des produits taux
20:31alors que les Etats-Unis,
20:33la bourse,
20:34c'est un vrai revenu
20:35complémentaire
20:35tous les mois
20:36et nous,
20:37on est dans une approche
20:37vraiment,
20:38je veux placer,
20:40c'est pas grave
20:40si je ne gagne pas
20:40parce que je veux une garantie.
20:42Donc c'est vraiment
20:43pour nous,
20:44on est dans une logique
20:45de on place
20:46en cas de coup dur
20:47et les Etats-Unis
20:47et les Etats-Unis,
20:48c'est on place
20:49pour gagner de l'argent
20:49pour avoir un revenu
20:50complémentaire
20:50à notre salaire.
20:51Donc on est vraiment
20:52dans une approche
20:52qui est différente.
20:53Après,
20:54il ne faudrait pas que,
20:54comme vous dites,
20:55s'il y a une bulle
20:55sur l'IA et que ça explose,
20:57là les Américains
20:57seront beaucoup plus sensibles
20:59que nous.
20:59Mais moi,
21:00pour revenir sur votre idée
21:02de bulle,
21:02c'est pas tant
21:03est-ce que les investissements
21:04sont rentables.
21:04C'est une hypothèse,
21:05c'est pas...
21:05Voilà,
21:05mais c'est pas tant
21:06les investissements
21:06sont rentables ou pas.
21:08Moi, j'ai le sentiment
21:08qu'il y a plein de projets,
21:09on le voit avec Moderna
21:10qui va lancer un vaccin
21:11contre le mélanome.
21:13C'est un vaccin sur mesure,
21:15donc ils ont besoin
21:15de l'IA
21:16pour pouvoir le produire
21:17massivement.
21:18Le sujet,
21:19c'est plutôt de se dire
21:20que, attention,
21:21quand on a vu
21:22des grandes révolutions,
21:23c'est un acteur
21:24qui ramasse tout le marché,
21:26qui prend 80% du marché.
21:27Quand on voit,
21:27par exemple,
21:28Google avec le moteur
21:29de recherche,
21:29maintenant Google,
21:30moteur de recherche,
21:31il n'y a quasiment plus qu'eux.
21:32Il y a encore
21:33quelques autres acteurs,
21:34mais on raisonne.
21:35Et le jour où,
21:36je ne sais pas,
21:37imaginons Anthropik
21:38gagne la bataille
21:39et OpenAI
21:41met un genou à terre,
21:42compte tenu
21:43des investissements
21:44réalisés par OpenAI,
21:45là,
21:46on peut avoir
21:46une secousse
21:47le jour où
21:47on saura qui gagne.
21:48Aujourd'hui,
21:49on ne sait pas exactement
21:49qui va gagner cette bataille,
21:51puisqu'on a Jiminy
21:52qui est de plus en plus fort,
21:53on a Claude,
21:54on a Anthropik,
21:55on voit que Mistral,
21:56c'est fini.
21:57Hélas,
21:58ils sont plutôt intégrateurs
21:59SS2i
22:00que producteurs de LLM,
22:02mais c'est plutôt ça,
22:03c'est un moment
22:03où on aura un gagnant,
22:04il y aura des perdants
22:05et des perdants,
22:06ça peut faire mal.
22:06Alexandre a le nom du gagnant,
22:07il va nous le dévoiler
22:08dans un instant.
22:09Oui, Alexandre,
22:09on vous laisse 30 secondes
22:11pour le trouver ce gagnant.
22:11Le temps pour nous
22:12à 10 minutes de la clôture,
22:15et bien justement.
22:16Regardez ce qui se passe,
22:17on entre dans la dernière ligne droite,
22:18c'est vrai,
22:18de cette séance,
22:19on accélère vers cette clôture
22:20et le CAC perd 0,1%,
22:21donc toute petite baisse toujours
22:22avec ces valeurs tech exposées
22:24à l'annonce
22:25d'un groupe chinois
22:26de puce mémoire
22:27qui affirme avoir réalisé
22:29des avancées de pointe.
22:30Résultat donc,
22:31les acteurs occidentaux
22:32sont en train de souffrir,
22:32mais aussi les acteurs sud-coréens
22:33qui ont beaucoup reculé ce matin.
22:35À Paris,
22:35STM est en baisse de 3,8%.
22:37On a Hermès aussi
22:38qui recule de 2%,
22:39Kering moins 1,7%,
22:40toujours le secteur du luxe
22:41sous pression.
22:42Et puis à la hausse,
22:43LVMH bien sûr,
22:43après sa publication,
22:44puis à la hausse quand même
22:45Pubicis.
22:45Pubicis gagne 2,3%
22:47après avoir confirmé
22:48ses objectifs.
22:49Belle hausse de sa dynamique
22:50en Europe,
22:50plus 7% sur le trimestre
22:52et aux Etats-Unis,
22:52plus 4%.
22:53Pubicis fait partie
22:54des grandes valeurs gagnantes.
22:55Aujourd'hui,
22:56Alexandre Tailleb est avec nous
22:57et François Monnier.
22:58Alexandre,
22:58qui sera donc
22:59le gagnant de l'IA ?
22:59Vous l'avez,
23:00vous connaissez son nom,
23:01vous pouvez le dévoiler
23:02cet après-midi.
23:03Malheureusement,
23:04je ne peux pas,
23:04j'ai cherché.
23:05Vous n'avez pas le droit ?
23:06Non,
23:08le gagnant de l'IA,
23:09enfin aujourd'hui,
23:10de ce que j'entends
23:11dans la profession,
23:13Claude fait des merveilles,
23:14donc en tropique.
23:18Après,
23:19j'utilise
23:20Tchadjpt,
23:22Grock,
23:23donc on les regarde
23:24un peu toutes en fait.
23:25Et chacune,
23:25alors je pense en fait,
23:28je ne sais pas
23:28si ça se passera
23:29exactement comme
23:30les moteurs de recherche.
23:32Je pense qu'on va avoir
23:33de plus en plus
23:34d'IA spécialisées.
23:37Si je vous dis
23:38Harvey,
23:39peut-être que le nom
23:40ne vous dit rien,
23:41c'est une IA
23:42pour les juristes
23:43et les avocats spécialisés
23:45sur les textes
23:46de loi.
23:48Donc,
23:49je pense qu'il va y avoir
23:50beaucoup d'IA
23:50et que chacune
23:51va trouver son domaine
23:53spécifique
23:53parce que d'avoir
23:54comme base de données
23:56Internet,
23:56qui est déjà une base
23:57de données gigantesque,
23:58ne suffit pas,
23:59il faut se spécialiser
24:00plus dans chaque domaine,
24:01je pense notamment
24:02à la santé par exemple.
24:03C'est vrai,
24:04mais juste pour nourrir
24:04le débat,
24:05en France,
24:06on avait un moteur
24:06de recherche
24:07pour trouver
24:07les petits commerçants,
24:08c'était les pages jaunes,
24:09pagesjaunes.fr.
24:10Et pages jaunes
24:11expliquaient que non,
24:12eux,
24:12ils avaient un marché
24:13de niche,
24:13qu'ils connaissaient bien
24:14les commerçants
24:14et qu'ils n'avaient pas
24:15du tout peur de Google.
24:16Et on s'a vu
24:17parce que Google
24:18était occupé
24:18à autre chose.
24:19Et on a vu
24:20que finalement,
24:21l'Américain,
24:23il a fait l'ombre
24:24aux pages jaunes.
24:25Bon, ouais, voilà,
24:26la vie est un éternel
24:27recommencement.
24:27Mais c'est un peu différent,
24:28c'est l'échec histoire.
24:29Et la France,
24:31la France remise tout ça,
24:32donc l'EFMI,
24:32alors il est toujours
24:33un peu en retard
24:33sur ses prévisions,
24:34l'EFMI,
24:34mais voilà,
24:35il s'ajuste,
24:35il s'aligne sur le consensus
24:36et il abaisse à son tour
24:37sa prévision de croissance
24:38pour la France cette année.
24:39On a un 10 ans français
24:40à 4,83 là,
24:41cet après-midi,
24:41c'est-à-dire qu'on est
24:42sur une séance très calme.
24:43Quand les séances sont calmes,
24:44on a un 10 ans français
24:45à quasiment 5% des ans,
24:46mais c'est le new normal.
24:48Il faut continuer
24:49de sous-pondérer
24:50le marché français,
24:51comment on arbitre
24:52le marché
24:52dans cet environnement-là
24:53face à de tels ventes face,
24:55Alexandre ?
24:56On parle des taux,
24:56des actions ou des deux ?
24:57Vous voulez les deux ?
24:59Sur les taux,
25:01je commencerai
25:02à regarder
25:03sur la partie courte.
25:04Je pense que la France
25:05est encore capable
25:05de rembourser sa dette
25:06et avec des taux
25:07à 3,60,
25:083,70 sur deux ans.
25:10Bon, ça commence
25:11à être intéressant.
25:13À plus long terme,
25:13je me méfie un petit peu
25:14dans le sens où c'est là
25:15où dès qu'il va y avoir
25:16un problème politique,
25:17vous allez avoir
25:18une tension tout de suite
25:19et comme la sensibilité
25:20est beaucoup plus élevée,
25:21tout de suite,
25:22ça fait mal à votre performance.
25:23Donc, je me concentre
25:24sur la partie courte,
25:25sur le CAC 40,
25:27plus précisément.
25:28Oui, j'avoue
25:29que je commence
25:29à chercher des points d'entrée.
25:31Alors, on a un peu
25:32deux problèmes.
25:33On a évidemment
25:34le problème politique
25:37qui, d'un point de vue
25:38international,
25:38vous fait dire
25:39« Bon, moi, je sors de la France,
25:40je prends Europe,
25:41ex-France,
25:41je vends le CAC 40.
25:43Je vends tout.
25:43Ça, c'est le premier point.
25:44Le deuxième point,
25:45c'est la composition d'indices.
25:46La composition d'indices,
25:48aujourd'hui,
25:49elle est quand même
25:50très liée à la consommation
25:51qui redémarre
25:54très lentement,
25:55voire pas du tout.
25:57Donc, à partir de ce moment-là,
25:59j'attends encore un peu
26:00sur la partie action.
26:01Néanmoins,
26:02mon scénario,
26:03ça n'engage que moi,
26:05sur la politique,
26:05c'est que, comme d'habitude,
26:06on s'amuse
26:07à se faire un petit peu peur
26:09avec certains partis populistes
26:12qui ne seront pas élus
26:13et ça devrait rassurer le marché.
26:15Donc, ce n'est pas tout de suite,
26:17mais on pourrait avoir
26:18un redémarrage
26:19des actions françaises
26:20à ce moment-là.
26:21Oui.
26:21Donc, on n'est peut-être pas
26:22encore sur le point bas,
26:23mais il n'est pas interdit
26:24d'imaginer que,
26:25dans un an,
26:26une fois qu'on aura passé
26:28largement la présidence
26:29à la législative,
26:30le CAC 40 soit peut-être
26:31assez nettement plus haut
26:32qu'aujourd'hui,
26:32toute chose étant égale par ailleurs.
26:33Même pas forcément largement.
26:34Même avant.
26:35Même une fin de premier tour,
26:37ça peut rassurer.
26:37D'accord.
26:38On aura l'occasion d'y revenir.
26:39Alexandre Tixier nous rejoint
26:40le portefeuille trading
26:41des Fembourg.
26:42Bonjour Alexandre.
26:43Est-ce que vous estimez
26:43qu'après les baisses
26:44des dernières semaines,
26:45il est peut-être temps
26:45de réexposer le portefeuille
26:47au CAC 40 ?
26:49Pas encore à mon sens.
26:51On a encore un petit potentiel baissier.
26:53On a bien vu,
26:53on a eu une réaction technique
26:54depuis le 9 octobre,
26:56mais ça manque vraiment
26:57de consistance.
26:59Ça, c'est les volumes
26:59qui nous le disent.
27:01Ces volumes, justement,
27:02ils étaient plutôt nourris
27:04quand ça baissait fortement
27:06à la fin du mois de septembre,
27:08au tout début du mois d'octobre.
27:11Sur l'exposition,
27:12la location,
27:13toujours une posture
27:14très défensive,
27:15avec un traquer
27:17qui réplique moins de fois
27:18le CAC à chaque séance.
27:20La ligne IST micro,
27:21je vous en parle depuis un moment,
27:23n'a pas donné satisfaction,
27:24mais j'ai quand même
27:25pu la sortir légèrement
27:27dans le vert,
27:27ce qui est toujours intéressant
27:29parce que c'est l'illustration
27:30qu'une nouvelle fois
27:30a l'intérêt d'un point
27:31d'entrée optimisé.
27:33Ça n'a pas fonctionné
27:33comme escompté,
27:34mais j'ai quand même
27:35pu la sortir en plus-value symbolique.
27:37Pas mal.
27:38Vous citez souvent J.C. Decaux
27:39aussi parmi les valeurs
27:40qui vous intéressent,
27:41les valeurs cibles.
27:41Est-ce que c'est toujours le cas ?
27:43Tout à fait.
27:43On la donne régulièrement
27:45depuis le début de l'année
27:46en études graphiques
27:47parce que parallèlement
27:48au portefeuille,
27:49on a aussi un service
27:50qui est sur le même abonnement
27:52qui consiste à donner
27:53des études graphiques,
27:55techniques,
27:55avisées, pédagogiques.
27:56On parle souvent
27:57de J.C. Decaux,
27:59un dossier que j'aime bien
28:01parce que c'est vraiment
28:01une tendance soucière durable.
28:0468% depuis le début de l'année
28:05et surtout,
28:06il n'a connu que des mois
28:07à bilan positif.
28:09Donc voilà,
28:09un très beau dossier
28:10à travailler en swing trading.
28:12Merci Alexandre Sicier,
28:13ce portefeuille,
28:13chacun peut s'y abonner
28:14en flashant,
28:14scannant le QR code
28:15qui vient d'apparaître
28:16sur les écrans,
28:16le portefeuille trading
28:17BFM Bourse.
28:18Alexandre Tailleb,
28:19toujours avec nous,
28:20ainsi que François Monnier.
28:21Messieurs,
28:21j'ai la question qui fâche,
28:22j'en ai une à vous poser
28:23là ce soir.
28:24Pour l'avenir,
28:25alors si la tech
28:26continue d'investir énormément,
28:27ça continuera de faire
28:28pression sur les taux
28:29et les taux continueront
28:30donc de monter.
28:30On peut l'imaginer,
28:31si la tech va très très bien
28:32et continue d'investir,
28:33ça fera encore monter les taux.
28:35Est-ce que vous en viendriez
28:36du coup à souhaiter
28:36un ralentissement,
28:37un vrai ralentissement,
28:39peut-être une décroissance
28:39même de la thématique tech
28:40pour voir les taux
28:41enfin reculer ?
28:42Si vous deviez choisir
28:43entre la hausse de la tech
28:44au prix de taux élevé
28:45et la baisse de la tech
28:46mais des taux plus bas,
28:47vous choisiriez quoi,
28:48vous, Alexandre ?
28:50Je continuerais
28:51sur la hausse de la tech.
28:53Qui t'a payé plus cher ?
28:54Oui, oui,
28:55qui t'a payé plus cher.
28:57Honnêtement,
28:57je ne pense pas que...
28:58Alors, effectivement,
28:59ça se traduit par
29:00il y a de la croissance,
29:01il y a de l'investissement
29:01donc les taux sont plus élevés.
29:04Je pense que
29:05la dérivée seconde
29:07sur la hausse des taux,
29:08bon, elle est de plus en plus petite
29:09et on commence à avoir
29:10sur ces niveaux-là
29:11un coussin
29:12qui nous protège
29:13pas mal
29:14d'une hausse supplémentaire
29:15en particulier
29:16sur la partie courte.
29:17Donc, plutôt
29:18la hausse de la tech.
29:19D'accord,
29:20vous privilégiez,
29:20vous espérez une poursuite
29:21à la hausse de la tech
29:22quitte à voir les taux
29:22encore progresser.
29:23C'est votre cas aussi, François ?
29:24La hausse des taux,
29:25elle n'est pas due uniquement...
29:27Alors, c'est vrai que
29:28l'arrivée
29:28des hyperscalers,
29:30des investissements,
29:30c'est l'arrivée quasiment
29:31d'un État
29:31qui arrive
29:32et qui émet de la dette.
29:33Oui, c'est l'équivalent
29:34de l'Allemagne quasiment.
29:35Voilà, donc évidemment,
29:36ça change un peu l'équation
29:38mais il faut voir aussi
29:39que la hausse des taux
29:40est liée au fait
29:40qu'on a des États
29:41qui sont incapables
29:42de réduire leur déficit,
29:43qui continuent
29:44d'augmenter leur dette
29:45et donc,
29:45il y a un risque politique
29:47et donc, ça,
29:48à un moment donné,
29:49quand on est un mauvais élève,
29:50on paye plus cher.
29:52Donc, la tech
29:53n'est pas responsable de tout.
29:55Effectivement,
29:55sur le marché obligataire,
29:56les investissements
29:56et les levées obligataires
29:58de la tech,
29:58c'est comme si
29:59un nouvel État émergé
30:00sur le marché de la dette mondiale,
30:01l'équivalent de l'Allemagne
30:02et en termes
30:03de consommation électrique,
30:04chaque année,
30:05la hausse de consommation électrique
30:06à l'échelle mondiale,
30:07c'est comme si
30:08un Japon supplémentaire
30:10apparaissait chaque année.
30:11C'est ce qui nous attend
30:12d'ici 2030,
30:12un Japon plus
30:13sur le marché
30:14de l'électricité mondiale
30:14du fait de cette hausse
30:16attendue de la demande
30:16en électricité liée à l'IA.

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