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  • il y a 16 heures
Ils accompagnent un proche malade, âgé ou handicapé, souvent sans rémunération et au prix de leur propre santé. Dans cette chronique, Hervé Bonnaud interroge l’invisibilité des aidants, les limites du soutien des entreprises et les réponses des pouvoirs publics. Et si, au-delà d’« aider les aidants », il fallait aussi apprendre à les aimer ?

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Transcription
00:03et on retrouve Hervé pour sa chronique et Hervé tu as un slogan en tête aidons les aidants pour
00:10commencer sait-on combien sont-ils alors c'est la bonne question effectivement quand on regarde
00:15un petit peu on nous dit il ya entre 8 et 11 millions d'aidants en france ce qui veut
00:19déjà
00:19dire qu'un français sur sept est concerné donc on est tous concernés on a tous dans notre famille
00:23ou notre autour de nous un malade quelqu'un qu'il faut aider moi ce qui m'intéresse c'est
00:28les 3 millions
00:29des cas on a quand même au ministère la direction de la recherche des études à l'adresse ministère de
00:34la
00:34santé 3 millions c'est quand même plus que paris et lyon donc où est cette population de 3 millions
00:40de personnes de 3 millions d'auxiliaires de santé on peut aussi les appeler comme ça qui ne sont pas
00:44dans les statistiques et qui représente la population de soignants la plus répandue du système de santé
00:50français je vous rappelle qu'il ya que 600 mille infirmières en france qui est déjà peut-être
00:53pas assez mais là on parle de 10 millions d'aidants et ce sont des gens qui font ça sans
00:58formation sans
00:59rtt sans salaire et surtout sans se plaindre et six aidants sur dix travaillent à côté sont-ils aidés
01:06mais non on a commencé à en parler avec jérôme juste avant effectivement c'est un sujet on est très
01:11fier d'annoncer à la cafétéria qu'on a eu un fils un petit fils ça c'est la fête
01:14on a honte de dire que
01:15sa mère commence à perdre la tête ou que son fils commence à avoir des propos un peu délirants
01:19je comprends alors c'est vrai que faut aussi comprendre on a peur du chômage et à l'entretien
01:24annuel il ya une promo qu'on voudrait avoir est ce que je peux dire que j'ai un deuxième
01:27temps plein
01:28à côté et mon boulot dans l'entreprise et puis j'ai mon boulot des dents chez moi qui est
01:32extrêmement donc on a tendance à laisser ça sous les radars alors vous en parlez c'est plutôt les
01:38grosses boîtes qui mettent en place de l'aide et qui développe des labels et par exemple les collègues
01:45ont le droit de donner des jours aux salariés aidants qui est un peu débordé je trouve ça très
01:51économique pour la république plutôt que de faire une loi qu'on se contente de rien donner ce sont les
01:56collègues qui donnent voilà donc je prends le cas de la maladie d'alzheimer parce que c'est un sujet
02:02qui nous touche tous vous savez 1,4 millions de malades aujourd'hui 225 mille nouveaux par an ça fait
02:09quand même 600 par jour de plus sans traitement sans espoir c'est pour l'instant c'est quand même
02:14assez
02:14dramatique et derrière eux il ya trois millions d'aidants quand ils vivent sur le même toit il
02:18y a des études qui disent qu'ils travaillent en moyenne 43 heures par semaine pour aider leurs
02:23conjoints d'un sur deux qui va craquer évidemment ils ont leur boulot ils ont besoin d'argent dans
02:27leur ville plus 43 heures par semaine c'est un temps plein et j'appellerai même ça un temps plein
02:32de
02:32plein de détresse et la santé mentale donc à santé mentale emmanuel en a parlé évidemment grand
02:37sujet 4 millions et demi des dents d'après l'UNAFAM vous l'avez dit donc c'est aussi colossal
02:43grande cause nationale en 2025 c'est bien la grande cause a duré un an la grande crise a duré
02:49c'est bien ça comme sur et vous connaissez les chiffres un poste un poste de psychiatre
02:57hospitalier sur trois et vacants en pédopsychiatrie alors que les besoins
03:00explosent de plus de 60% à moins de 40% d'effectifs bon résultat des courses vous voulez une
03:05consultation dans un CMP en Essonne il y a plus de six mois d'attente et ça c'est dramatique
03:10et alors que fait l'état pour ses aidants
03:12ah bah pour beaucoup de choses elle a créé la journée nationale des aidants merci docteur
03:17Nora Berra avec un thème formidable en 2026 c'était il y a peu de jours tous aidants faisons équipe
03:23mais
03:23j'ai juste une question moi dans une équipe on est plusieurs donc là l'aidant il est un peu
03:27tout seul
03:27quoi et au programme donc on avait des ateliers formidables le mardi après-midi entre 14h et 17h
03:33c'est assez pratique pour le type qui bosse et qui en plus à quelqu'un aidé à domicile c
03:37'est
03:37complètement irréaliste alors est-ce que c'est grave pas forcément parce que le ministre a réussi à
03:41saluer comme ça les héros du quotidien devant les caméras mais un héros c'est un avantage c'est
03:46bien pratique ça se décore ça ne se rémunère fort et ta conclusion ma conclusion évidemment j'ai
03:52commencé en disant qu'il fallait aider les aidants moi je propose qu'on change une lettre
03:56qu'on passe du D au M et ben oui il faut les aider mais il faut aussi s'il
03:59faut les aimer parce que c'est
04:00quand même le métier le plus dur de la république merci beaucoup Hervé et tu avais une question pour
04:05nos invités ah oui alors est ce qu'il ya différents types d'aidants parce que c'est un peu
04:08un grand
04:09surtout mais j'imagine que là dedans il ya des catégories c'est compliqué oui merci Hervé oui
04:14effectivement aujourd'hui on peut estimer selon nous six catégories d'aidant pourquoi parce que les
04:19conseillers départementaux solvabilisent la demande donc quand on est l'aidant d'une personne entre
04:240 à 20 ans des dispositifs s'offrent à la famille aidante pour cette personne aidée en structure
04:33d'accueil ou chez elle c'est pas les mêmes dispositifs quand on est l'aidant d'une personne
04:36de 20 à 60 ans pareil les dispositifs ne sont pas les mêmes on va parler de mdph comme l
04:43'enfant
04:43etc donc il ya aussi deux autres profils d'aidant en structure d'accueil au domicile et puis il ya
04:49d'aidant qui s'occupe d'une personne en perte d'autonomie très important de faire la différence
04:54entre le handicap et la perte d'autonomie les aides sont pas les mêmes les services ne sont pas les
04:58mêmes donc aujourd'hui c'est deux autres catégories d'aidant c'est à dire en structure d'accueil ou
05:03chez soi je vous faire un exemple très simple vous faites un accident vasculaire cérébral vous avez
05:0745 ans votre conjoint votre conjointe vous allez dépendre d'un service handicap vous allez faire des
05:12démarches etc votre père votre mère fait ce même accident vasculaire cérébral à 75 ans avec les mêmes
05:18problématiques qui m'épligie bras gauche jambes gauche etc le service pardon d'autonomie on va
05:23parler d'un gire girage etc on n'est pas du tout sur les mêmes catégories donc comment voulez-vous
05:28qu'une personne qui n'est qui n'a jamais été confrontée qui n'est pas un homme politique qui
05:33n'est pas un élu qui n'a aucune connaissance de ce qui se passe dans les conseils départementaux
05:37de france et de navarre puisse se repérer mon père est handicapé non monsieur votre père est en
05:42père d'autonomie déjà le vocable fait qu'on a perdu tout le monde donc on a réussi en france
05:49à mettre
05:49en place un système qui fait que les dents tout est fait si on sait prendre toutes les mesures mises
05:55en place par le service public tout est fait pour accompagner dignement une personne aidée donc mais
06:02le problème c'est qu'on ne sait pas se repérer parce qu'on a tout fait pour ne pas
06:05se repérer
06:06merci beaucoup merci je suis navrée c'est la fin de peut-être très rapidement oui je voudrais donner un
06:11coup de chapeau aux femmes parce que les aidants ce sont des femmes en grande majorité alors coup de
06:16chapeau aux mères aux filles aux soeurs aux nièces aux enfants merci beaucoup mais je ne regrette pas de
06:23vous avoir laissé ces quelques secondes en plus merci hervé merci donc à nos deux invités
06:29emmanuelle raymond présidente de l'una femme et jérôme ripol directeur général d'infoservices employeurs et
06:35salariés on passe tout de suite à la baby santé

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