- il y a 29 minutes
Regardez le débat entre Jean-Sébastien Ferjou, fondateur et directeur de la publication d'Atlantico, et Clara Privé, trésorière de l'Unef (Union nationale des étudiants de France).
Regardez Les grands esprits se rencontrent avec Anne-Sophie Lapix du 13 octobre 2026.
Regardez Les grands esprits se rencontrent avec Anne-Sophie Lapix du 13 octobre 2026.
Catégorie
🗞
NewsTranscription
00:05La réforme du baccalauréat a servi à mieux préparer l'avenir des jeunes.
00:09Je commencerai par vous donner un chiffre.
00:10C'est qu'il y avait en 2017 60% d'échecs en fin de première année de licence en
00:16France.
00:17Et aujourd'hui, vous savez où est ce chiffre ? Il est presque à 50%.
00:21C'est l'ancien ministre de l'éducation nationale, Jean-Michel Blanquer.
00:26C'était dimanche dernier, au grand jury d'RTL, au micro de Viboste, invité par Juliette Beck.
00:33161 500 personnes manifestées aujourd'hui encore à quelques jours des vacances de la Toussaint.
00:37480 000 selon la CGT.
00:39La colère des lycéens est là et elle se focalise souvent sur Parcoursup,
00:44plateforme d'orientation qui peut fermer les portes d'un avenir idéal.
00:48Alors, avoir son bac n'est plus suffisant.
00:49Est-ce parce que le bac n'a plus de valeur ou parce que Parcoursup fait mal son travail ?
00:54On en débat dans les grands esprits se rencontrent.
00:56Avec Jean-Sébastien Ferjoux, fondateur et directeur de la publication d'Atlantico.
00:59Bonsoir.
01:00Bonsoir.
01:01Et Clara Privé, trésorière de l'UNEF, l'Union Nationale des Étudiants de France.
01:05Bonsoir.
01:05Bonsoir.
01:06Alors, 80% d'une classe d'âge qui décroche le bac,
01:09c'était l'objectif fixé dans les années 80 sous François Mitterrand.
01:13A l'époque, on était plutôt à 30%.
01:16Comment on a fait pour y arriver, Jean-Sébastien Ferjoux ?
01:20C'est un processus qui a été engagé depuis longtemps,
01:23avec l'objectif du collège unique dans un temps.
01:26Il y a eu une part de positif, et je pense aussi qu'il y a eu une part,
01:28ça n'a échappé à personne, de nivellement, d'abaissement par le bas.
01:32Ce qui est profondément regrettable pour tout le monde,
01:34à commencer par les gens qui, par ailleurs, pouvaient aller dans d'autres filières.
01:37On a beaucoup méprisé l'enseignement professionnel ou l'apprentissage en France,
01:40alors que ce sont des filières qui marchent vraiment bien dans d'autres pays,
01:45et qu'au nom de l'égalité ou de l'égalitarisme, en quelque sorte,
01:48on a fini par abîmer la transmission des enseignements.
01:51Et je pense que ça peut aussi, pour partie, expliquer une part de l'inquiétude des lycéens
01:54qui sont dans une société de compétition d'hyper-performance,
01:57sans qu'on leur donne pour autant les moyens, justement,
02:00d'être à la hauteur de la compétition dans laquelle on veut les inscrire.
02:03Claire, à privé, le bac, il ne vaut plus grand-chose ?
02:05En fait, il y a un désaccord profond avec ce qui vient d'être dit.
02:08Non, on n'y veille pas par le bas.
02:09Enfin, nos jeunes ne sont pas plus bêtes aujourd'hui qu'ils l'étaient il y a 20 ans.
02:12Ce discours-là...
02:13C'est une question de bêtise, c'est une question d'enseignement aussi.
02:15En fait, la question, parce que quand on parle de 80% de...
02:19Oui, mais malheureusement, c'est le discours un peu sous-jacent.
02:22Et en fait, quand on amène toute une classe...
02:23Non, ce n'est pas le discours sous-jacent.
02:23Le niveau scolaire n'a rien à voir avec l'intelligence des gens qui sont confrontés...
02:27Mais en fait, quand aujourd'hui on parle de réussite au bac,
02:29on parle de réussite aussi en bac professionnel, aussi en bac technologique.
02:33La question centrale, elle est la question de l'orientation.
02:36Aujourd'hui, à cause de Parcoursup qui sélectionne les jeunes,
02:39il y a encore 160 000 sans fac cette année qui se retrouvent à ne pas savoir quoi faire.
02:43En fait, on n'oriente pas les jeunes correctement.
02:46Et on retrouve, en effet, après, avec une université qui est sous-financée,
02:51qui n'a pas assez de profs, pas assez de tuteurs pour accompagner les étudiants de première année.
02:55Et donc, effectivement, derrière, on a de l'échec et on a de la réorientation en première année.
03:00Mais vous avez vu les résultats du classement PISA.
03:03Il y a une baisse du niveau des élèves français.
03:06Il n'y a pas une baisse du niveau du bac ?
03:07Et des universités françaises, d'ailleurs.
03:08Parce que je crois qu'il n'y a que Paris-Saclay qui arrive à se classer dans les meilleurs
03:12universités.
03:13Encore une fois, la question des classements internationaux, elle n'a pas de sens.
03:16Prenez l'exemple du classement de Shanghai.
03:18Il y a quand même un des critères du classement de Shanghai,
03:20qui est le nombre de prix Nobel issus de l'université.
03:24Et, excusez-moi, mais si on commence à se poser la question de...
03:28Il faut un prix Nobel sorti de chaque université française.
03:30On n'est pas sorti.
03:31La question, c'est l'accompagnement.
03:32C'est pas le classement PISA, ça.
03:34Oui, non, non, non, mais on parle des classements internationaux.
03:37On évalue le niveau de certains élèves en maths, en français.
03:39Mais on parle...
03:40Et le classement PISA aussi, il s'explique par le fait qu'il n'y ait pas de prof devant
03:44les élèves.
03:44Et c'est le cœur, aujourd'hui, des revendications d'ICN et étudiants.
03:48Aujourd'hui, vous avez un nombre d'heures perdues absolument fou
03:52parce qu'il n'y a pas de remplacement de prof et on se retrouve avec des classes,
03:55bah ouais, sans prof de maths, sans prof de français, des années de bac.
03:58Et ça, c'est totalement inacceptable.
04:00Et par ailleurs, la réforme du bac, elle a été aussi complètement désastreuse de ce côté-là
04:04parce que si vous notez au contrôle continu, et plus avec une épreuve à la fin de l'année,
04:09vous vous retrouvez avec...
04:10Quand les étudiants, ils n'ont pas eu cours,
04:13comment voulez-vous les noter correctement au contrôle continu ?
04:15Donc, il y a aussi ce débat-là.
04:16Jean-Sébastien Ferjou, sur cette réforme du bac, sur le contrôle continu,
04:19vous êtes d'accord avec la rafette privée ?
04:22C'est ce que je disais tout à l'heure.
04:23En fait, je pense qu'il y a une insatisfaction, une angoisse, une inquiétude chez les lycéens
04:27parce qu'on les met dans un monde d'hyper-compétition avec Parcoursup
04:31qui est, à mon sens, relativement juste si on le compare au système d'avant,
04:34mais qui est une boîte noire.
04:35Et donc, la boîte noire, ça génère beaucoup d'angoisse
04:37parce que personne ne sait exactement quels sont les critères.
04:39Avant, on les savait.
04:40Les fils de profs, ils savaient contourner les trucs
04:42où les gens ou les classes sociales favorisées
04:45savaient exactement quelles options prendre, dans quelles classes s'inscrire
04:48pour pouvoir obtenir derrière les bonnes études.
04:51Aujourd'hui, il y a quand même une péréquation.
04:53Il y a beaucoup plus de boursiers qui sont pris en compte dans le système.
04:55Donc, c'est très paradoxal parce que Parcoursup est plus juste que le système d'avant.
04:59Il n'est certainement pas parfait, mais il n'est plus juste.
05:02Mais c'est une boîte noire.
05:03Et je pense que cette question-là, elle est majeure,
05:05d'autant qu'elle se double d'une autre question
05:08qui est l'angoisse sur l'avenir parce que c'est ça le sujet.
05:10Parce qu'on peut toujours décider qu'on fait encore plus,
05:12j'entends Jean-Luc Mélenchon dire,
05:13on veut 100 000 places en plus dans les universités.
05:16Mais il y a déjà 3 millions d'étudiants en France.
05:17Il y en avait 500 000 en 1968.
05:20Pour faire quoi ?
05:21Parce que c'est toute la question.
05:22Pour faire quoi ?
05:23Dans quel objectif ?
05:24Dans quelle filière ?
05:25Sur quelle filière est-ce que nous investissons demain
05:27pour que ces gens-là, pour que ces jeunes-là
05:30trouvent à s'intégrer dans la société,
05:32dans le monde tel qu'il devait être ?
05:33Mais il y a une promesse qui est faite aux bacheliers,
05:35c'est qu'ils vont pouvoir faire des études supérieures.
05:37Et cette promesse, elle n'est pas tenue.
05:39A l'issue de Parcoursup,
05:41il y avait encore 126 000 bacheliers restés sur le carreau.
05:44Je suis absolument d'accord avec vous,
05:45mais ce qui n'est surtout pas tenu,
05:46je pense que c'est la promesse d'après.
05:48C'est-à-dire que même si vous avez un diplôme universitaire,
05:50vous ne trouvez pas nécessairement
05:52à vous inscrire sur le marché du travail
05:54et surtout à avoir la rémunération
05:56qui est implicite dans le contrat social implicite.
05:58Si vous avez un bac plus 3 ou un bac plus 5,
06:00vous vous en sortirez mieux que des gens
06:01qui n'avaient pas de diplôme.
06:03Et aujourd'hui, ça n'est plus nécessairement le cas.
06:05Clara Privé, qu'est-ce qu'on reproche à Parcoursup ?
06:07De classer, de sélectionner les meilleurs dossiers,
06:09les meilleures notes pour leur réserver les places ?
06:12Alors déjà, Parcoursup ne marche pas mieux qu'avant.
06:14Mais avant, on voulait dire que l'APB,
06:16c'est-à-dire le système précédent,
06:17qui parfois...
06:18APB n'était pas un bon système.
06:19Il y avait des tirages au sort.
06:21Il y avait quelques tirages au sort.
06:22Par contre, il y avait 0,58% des dossiers.
06:24Je pense qu'il faut aussi replacer les vrais chiffres.
06:27Et en fait, le problème aujourd'hui,
06:30ce que l'APB fournissait,
06:31c'était une place automatique dans une université de secteur.
06:33Ce qui n'est plus le cas aujourd'hui.
06:35C'est-à-dire qu'aujourd'hui, si vous vous inscrivez sur Parcoursup,
06:38vous n'êtes pas assuré d'avoir une place
06:40dans l'enseignement supérieur public.
06:41Il y avait des naufragés aussi avec APB.
06:43Mais très peu.
06:44Très, très peu.
06:45Vous savez que ça a été fait pour des raisons d'égalité sociale,
06:47justement, pour permettre à des gens...
06:49Oui, mais ça, c'est un élément...
06:53C'est un élément de langage, c'est la réalité.
06:55Mais bien sûr que non.
06:57Alors, 126 000, on a 160 000.
06:59C'est-à-dire que quand vous regardez les chiffres du gouvernement,
07:01on a 160 000 sans fac.
07:04Et ça, c'est sans compter les 100 masters.
07:05Parce qu'en fait, le problème de la sélection aujourd'hui,
07:07c'est qu'elle se fait...
07:08C'est l'étape d'après.
07:08C'est un peu le parcours sub de ceux qui ont une licence.
07:11C'est master.
07:12Donc, il y a deux promesses qui sont pas tenues.
07:14La première, c'est d'avoir un enseignement supérieur public,
07:17gratuit, pour toute personne ayant un bac.
07:20Et on ne parle pas que de licence générale.
07:21On parle de BUT.
07:22On parle de BTS.
07:24On parle de CPGE, de classe prépa.
07:27Bref, on parle de tout un tas de filières différentes.
07:30On ne peut pas uniquement resserrer la question de parcours sub
07:35autour d'uniquement une place dans une licence de droit ou de psycho.
07:38Mais aujourd'hui...
07:39On peut quand même poser la question de à quoi ça sert d'avoir un diplôme aujourd'hui.
07:40D'autant qu'en termes de justice sociale,
07:42on peut se poser la question de la gratuité absolue des études supérieures.
07:45Figurez-vous que ça bénéficie surtout aux riches.
07:47Parce qu'il y a quand même, principalement,
07:49si vous regardez socialement,
07:50ce sont plutôt des catégories favorisées qui font des études supérieures.
07:53Oui, mais du coup, on fait quoi ?
07:54On augmente les frais d'inscription
07:56et du coup, on ferme totalement aux classes populaires.
07:58Enfin, il y a un moment donné où ce discours ne tient pas.
08:00Les universités doivent être gratuites et quasi-gratuites.
08:04Oui, mais pardon,
08:05c'est pas parce que le pays d'à côté saute par la fenêtre
08:07que la France doit le faire aussi.
08:08Il faut recadrer le débat.
08:12Un petit peu, aujourd'hui,
08:13la question, c'est comment les 160 000 jeunes
08:16qui sont mis de côté par Parcoursup
08:17et comment est-ce que l'enseignement supérieur
08:20peut finalement avoir l'ensemble des jeunes chez eux ?
08:24La question, pour l'instant,
08:26que se posent les manifestants,
08:27c'est plus le fonctionnement de Parcoursup,
08:30comment l'améliorer.
08:31Au-delà même,
08:32ils ne voient pas forcément après le diplôme,
08:34puisque pour l'instant,
08:34ils voient juste la possibilité de rentrer.
08:36Exactement.
08:37Et ça, comment on peut faire pour l'améliorer, justement ?
08:40Est-ce qu'on parle de l'orientation ?
08:42Est-ce qu'il ne faut pas une meilleure orientation
08:44avant même Parcoursup ?
08:45Ça, c'est une évidence.
08:46Avant Parcoursup, il y a l'orientation.
08:48Ça, c'est la première étape.
08:49C'est-à-dire, comment permettre à chaque jeune
08:51de choisir déjà un bac qui lui correspond
08:53et ensuite de choisir...
08:54Et qu'il y a des débouchés.
08:55Parce que c'est ça l'orientation aussi.
08:56C'est de connaître ses débouchés.
08:57Et ensuite, d'avoir un diplôme
09:00qui amène à quelque chose.
09:01Et moi, j'aimerais aussi revenir,
09:03par exemple, vous aviez eu la réforme des DUT
09:06qui a été un massacre,
09:07qui a baissé la qualité des DUT,
09:09qui étaient des formations excellentes
09:11dans les universités,
09:12qui amenaient à des licences professionnelles,
09:13parfois des masters,
09:14jusqu'à des masters d'ingénieur,
09:16qui a été dévalorisée.
09:17Vous avez, par exemple, en BTS,
09:20le nombre d'étudiants issus
09:21des bacs professionnels en BTS
09:23a baissé de 2 à 3 points
09:24depuis la mise en place de Parcoursup.
09:26C'est-à-dire que maintenant,
09:27ce sont ceux qui ont un bac général
09:29qui vont dans les BTS.
09:30Alors que ce n'est quand même pas l'objectif.
09:31Et qui prennent les places, vous dites...
09:32Alors que ce n'est quand même pas l'objectif.
09:34Normalement, c'est un bac technologique,
09:35c'est un bac professionnel.
09:37Et en fait, du coup,
09:38aujourd'hui, il y a un double débouché.
09:39C'est la question de la création de places
09:41dans tout un tas de filières.
09:42Et j'aimerais rajouter aussi...
09:44Mais moi, j'aimerais aussi rajouter
09:45que le privé
09:46et l'enseignement supérieur privé
09:48s'est engouffré dans une brèche
09:50d'ouvrir un certain nombre de diplômes
09:52que l'université publique
09:54ne s'était pas saisi.
09:55L'animation 3D,
09:56les jeux vidéo,
09:57le design,
09:58la mode.
09:59Et aujourd'hui, ça, par exemple,
10:00c'est que des universités privées
10:01dans lesquelles vous pouvez suivre ces cursus.
10:03Il ne faut pas les fermer, quand même.
10:04Ça fait des places...
10:04Pour des gens qui ont les moyens, certes,
10:06mais ça fait des places...
10:06Mais par contre, il faut ouvrir des places
10:07dans le public
10:08pour que ces étudiants puissent avoir accès
10:10à une université gratuite
10:12avec des débouchés.
10:13Comment on peut mieux orienter,
10:14selon vous,
10:15Jean-Sébastien Ferjoux,
10:16ces jeunes qui ne savent pas trop quoi faire
10:18en première, en terminale ?
10:20Alors, moi, je suis très réservé
10:21sur le fait de faire décider très jeune
10:23ce qu'on a envie de faire,
10:24surtout dans le monde d'aujourd'hui,
10:25parce que je vois mal
10:26comment on peut se...
10:27Pas forcément en métier,
10:27mais au moins des études.
10:28À un moment donné,
10:29il faut bien les choisir.
10:30C'est trop tôt,
10:31en début de terminale ?
10:32Moi, je peux vous dire,
10:33Sophie,
10:33que je ne suis pas toujours sûr
10:35de savoir ce que je veux faire
10:35dans la vie aujourd'hui.
10:36Alors, autant vous dire
10:37qu'à 16 ans ou à 17 ans,
10:38j'en avais encore moins l'idée.
10:39Il faut blâter.
10:41Et surtout dans un monde,
10:43enfin, qui sait
10:44quels vont être les métiers de demain ?
10:46Vous voyez bien l'IAV.
10:46Regardez, Palantir,
10:47vous savez,
10:47la très grande entreprise californienne
10:50a annoncé la semaine dernière
10:51qu'ils ne recrutaient même plus
10:52des étudiants à la sortie de l'université,
10:54qu'ils les prenaient directement
10:55à la sortie de l'équivalent
10:56du lycée aux Etats-Unis
10:57pour les former eux-mêmes.
10:58Tellement le monde va vite
10:59et tellement ils ont l'impression
11:00que les universités
11:01n'arrivent plus à suivre.
11:04Mais ça, savoir assurer,
11:05c'est qu'ils n'ont pas de place
11:05en université.
11:06Non, mais je pense qu'il faut tenir,
11:08respecter les gens,
11:09c'est aussi être capable
11:10de leur tenir un discours de vérité.
11:11Oui, le monde est plus inquiétant aujourd'hui,
11:13mais il est aussi plein de potentialités,
11:15mais il faut avoir le courage de le dire
11:16et pas simplement dire
11:17on va créer des places
11:18et parce que vous avez un diplôme,
11:19vous allez trouver à vous intégrer
11:20parce que ça n'est pas vrai.
11:22D'autre part,
11:22il y a la compétition internationale.
11:24J'étais en Chine il y a peu de temps.
11:25Je peux vous assurer
11:27que quand on compare
11:27le volume horaire
11:28de ce qu'on fait
11:29dans un lycée français
11:30ou en Chine,
11:30on est sans doute,
11:31il faut se trouver un juste milieu.
11:32Il y a beaucoup de cas de burn-out,
11:33y compris de suicides en Chine.
11:35Mais ça n'empêche pas
11:36que ça nous plaît,
11:37ça nous déplaît,
11:38mais cette compétition internationale-là,
11:41elle existe aujourd'hui.
11:42Les meilleurs ingénieurs,
11:42ils sortent des universités chinoises,
11:44ils sortent des universités indiennes
11:45et ils coûtent moins cher
11:46que des ingénieurs occidentaux.
11:48Je ne vous dis pas
11:48que c'est bien en soi,
11:49je vous dis que c'est le monde
11:49qui existe.
11:50Ça existe.
11:51Merci beaucoup à tous les deux
11:52d'être venus débattre.
11:58RTL s'engage
11:58pour votre pouvoir d'achat.
12:01C'était le Signal Sonore.
12:02Vous pouvez gagner
12:03un plein d'essence
12:04ou deux gazoles
12:05d'une valeur de 100 euros
12:07offerts par RTL.
12:08Vous avez 5 minutes chrono
12:10pour envoyer le mot-clé essence
12:12au 74 900.
12:14On donne la main
12:15un petit peu aux automobilistes,
12:16à nos auditeurs.
12:17Bonne chance,
12:18c'est maintenant 74 900 essence
12:20et on vous appelle tout à l'heure
12:21et on va retrouver
12:24Florian Gazan dans un instant.
12:27Aujourd'hui,
12:28RTL et Bonux
12:29vous offrent le plein d'essence
12:31et vu le prix de l'essence,
12:33c'est un vrai cadeau.
12:35Bonne soirée
12:36sur RTL.
12:37Mais j'aimerais
12:39te rencontrer encore
12:41pour les premières fois.
12:42RTL
12:43Votre radio.