- il y a 22 heures
Ce mardi 13 octobre, Frédéric Simottel a reçu Damien Lucas, directeur général de Scaleway, Yanis Grigy, cofondateur et CEO de Fleuret AI, Sébastien Le Roy, partner chez Serena, Arielle Le Bail, cheffe de produit IA et startups EMEA chez Stripe, et Tony Tung, cofondateur et directeur scientifique chez Presage, dans l'émission Tech&Co Business sur BFM Business. Retrouvez l'émission le samedi et réécoutez la en podcast.
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00:06BFM Business présente Tech & Co Business, le magazine de l'accélération digitale. Frédéric Simotel.
00:16Bonjour et bienvenue dans Tech & Co Business sur BFM Business. Nous sommes ici à Léaï Pulse,
00:20l'événement organisé par Scaleway à Station E. Voilà, derrière moi toute cette agitation.
00:24Nous allons recevoir plusieurs acteurs de ce salon. Dans un instant, Damien Lucas qui est
00:28le DG de Scaleway, qui viendra nous parler évidemment de souveraineté. On enchaînera
00:32sur la cybersécurité avec cette start-up étonnante. Ils font de la cybersécurité offensive.
00:37Ils s'appellent Fleuré AI, ils viennent de lever 4 millions d'euros. Et puis deuxième partie
00:40d'émission, on parlera avec Serena de tout ce qui se passe. C'est un fonds d'investissement.
00:46Donc comment on investit dans l'IA et où est-ce qu'on trouve cette rentabilité.
00:50Puis on aura un regard sur le marché. On enchaînera avec Stripe, que vous connaissez tous.
00:55Évidemment, Stripe qui est en train de jouer vraiment sur tous les tableaux pour les start-up,
00:59sur le paiement et l'économie des tokens. On en parlera avec Ariane LeBal.
01:03Et puis, on terminera avec un invité prestigieux, Tony Tong. Tony Tong, il a été pendant
01:08dix ans directeur de recherche IH et Meta. Il est aujourd'hui dans une start-up présage.
01:13On va le retrouver en toute fin d'émission. Vous allez voir ce qu'il nous dit.
01:16Il est absolument incroyable. Restez avec nous. On est ensemble pendant une heure sur BFM Business.
01:21Tech & Co-Business. L'invité.
01:26Allez, on démarre tout de suite avec notre premier invité, Damien Lucas, directeur général de Scaleway.
01:30Bonjour, Damien. Bonjour, Frédéric. Merci d'être avec nous.
01:33Donc ici, l'événement organisé par Scaleway, l'AI Pulse à Station F.
01:38Alors, pour tout dire, quand j'ai préparé l'émission, je voyais 5000 GPU de calculs proposés aux entreprises chez
01:44Scaleway.
01:45Mais aujourd'hui, c'est plusieurs dizaines de milliers qui ont été annoncés. C'est ça ?
01:48Oui, il faut tenir le rythme. Oui, ça va vite. Ça va très, très vite.
01:51Donc, on rappelle Scaleway, c'est quatre régions cloud en Europe.
01:54Il y a Paris, Amsterdam, Varsovie, Milan.
01:57Il y a plus de 150 produits et services cloud, une croissance très soutenue.
02:02Plus de trois. Alors, c'est le groupe Iliad aux alentours.
02:05Enfin, un peu plus de 3 milliards d'euros d'investissement dans le cloud et l'IA.
02:09Alors, tout ça, évidemment, acteur cloud conséquent.
02:12Mais on sent quand même qu'il y a quelque chose qui est en train de monter en régime.
02:15C'est la souveraineté. Est-ce que le marché est-il vraiment en train de basculer vers cette partie souveraineté,
02:22cloud de confiance, etc.?
02:24Alors, probablement, c'est ce que j'expliquais ce matin.
02:26En moins de 12 mois, c'est quand même la Commission européenne.
02:29C'est le Health Data Home, c'est Airbus, c'est LVM, c'est la Maïf, c'est la Maïf,
02:36c'est la RATP.
02:37C'est autant de ces grandes entreprises françaises qui décident de basculer chez Scaleway.
02:42Ça va être quoi leur déclencheur, le premier déclencheur?
02:44Alors, le déclencheur, en fait, on voit trois raisons.
02:47On voit essentiellement trois raisons.
02:48La première raison, c'est l'immunité aux lois extraterritoriales.
02:51Ça, c'est le cas, par exemple, pour la plateforme de données de santé.
02:54C'est où est ce qu'on veut mettre les données de santé et comment est ce qu'on veut
02:57qu'elles soient accessibles ou pas par des puissances tierces?
03:00Donc, dans le cadre de quelle loi chez Scaleway, immunité aux lois extraterritoriales?
03:05Il n'y a que les lois des États membres européens qui s'appliquent.
03:08Et ça, c'est une promesse très forte.
03:10La deuxième grande raison, c'est l'indépendance technologique.
03:14L'indépendance technologique, c'est se protéger contre un kill switch.
03:17C'est typiquement le cas d'Airbus.
03:19Et on a vu que ça pouvait arriver dans d'autres domaines, dans l'IA cet été.
03:22Et on l'a vu avec Mythos où le robinet a été coupé.
03:25Enfin voilà, on a tout le monde sent que ça peut être possible un jour.
03:28C'est ça.
03:29Donc, ça devient une question de business continuity.
03:32Le projet d'Airbus, c'est ce qu'ils appellent le minimum viable company.
03:36D'accord.
03:37Et donc, comment est ce qu'on s'assure que même en cas de kill switch,
03:39on puisse sécuriser le business dans les grandes entreprises?
03:42Alors, ce qui est intéressant avec Airbus, c'est qu'un groupe mondial,
03:45donc, il s'adresse pour certaines parties.
03:48Ils n'ont pas basculé tout leur système d'information chez Scaleway.
03:51Mais quand même, ils ont transféré une partie de leurs activités vers ces clouds européens.
03:55Et eux, c'est un groupe d'envergure mondiale.
03:58Vous arrivez à leur offrir le même type de service selon les différentes parties du monde où ils sont implantés?
04:06Alors, on leur propose aujourd'hui.
04:07Nous, on est en Europe et donc, on leur propose d'héberger en Europe et de faire tourner en Europe
04:13les services qui sont les plus critiques.
04:14Ce qu'ils appellent leur minimum viable company, ça, ça tourne effectivement sur l'infrastructure européenne.
04:19Et sur cette infrastructure, on a tous les produits qui s'attendent à trouver chez un cloud provider.
04:24D'accord.
04:26D'autres ont fait des choix un petit peu différents.
04:28LVMH, par exemple, s'attend à avoir différents partenaires de cloud pour les différentes zones géographiques.
04:35Oui, c'est sûr qu'en Asie, on va plutôt avoir un partenaire asiatique.
04:38Exact. Aux Etats-Unis, un partenaire américain et en Europe, un partenaire européen.
04:43Et c'est pour ça qu'ils ont choisi Scalway.
04:44Donc, il y a un vrai, une vraie exigence, en tout cas, des entreprises.
04:51Alors, je parlais aussi de ce que vous avez annoncé ce matin, plusieurs dizaines de milliers de GPU pour le
04:58calcul.
05:00On sent que ça accélère.
05:02On sera en mesure, un acteur comme Scalway, alors évidemment, il y a le groupe Iliad derrière,
05:07mais un acteur comme Scalway va être en mesure de passer à l'échelle comme ça sur ces demandes de
05:12calcul,
05:13parce qu'on voit tous les grands du cloud, les grands américains s'y mettent aussi.
05:17Comment vous allez passer à l'échelle sur ces puissances de calcul aujourd'hui ?
05:22Comme on l'a fait, parce que finalement, c'est notre métier.
05:25Le cloud, c'est justement ça.
05:26Le cloud, c'est toute une question de passage à l'échelle, de mutualisation et d'infrastructure.
05:33C'est notre expertise.
05:34On le fait depuis des années.
05:35On va continuer à le faire et c'est important de le faire.
05:39Et c'est important pour l'indépendance technologique de l'Europe.
05:43Et ça veut dire que les entreprises aujourd'hui, donc elles cherchent de la puissance de calcul et elles se
05:50disent avec vous,
05:51ça va, elles vont pouvoir, parce qu'il y a cette histoire de confiance.
05:54On se dit, voilà, je ne vais pas dire que Google, AWS, voilà, on a l'habitude de cette montée
06:01à l'échelle.
06:01Aujourd'hui, ça veut dire que les entreprises font confiance à ce qu'elles disent.
06:05Oui, moi, je sens que sur cette partie, ils seront capables de monter, de passer à l'échelle.
06:09Vous savez, moi, je me bats pour éviter que les entreprises parlent de cloud souverain.
06:13Oui, parce que la souveraineté, je ne sais pas exactement ce que ça veut dire.
06:16Et en réalité, les appels d'offres, ils sont appelés en France, ils sont appelés les appels d'offres de
06:21cloud de confiance.
06:23Justement, parce que la question de la confiance, elle est au cœur de l'équation.
06:27Et la question notamment sur ces questions de ressources, c'est de se dire, si à un moment donné, il
06:33n'y a pas assez de ressources pour tout le monde,
06:35est-ce que je suis sûr de la confiance que m'accorde mon cloud provider ?
06:39Est-ce que je suis sûr que je serai dans la priorité de mon cloud provider ?
06:43Aujourd'hui, la question, ce n'est pas de savoir, est-ce qu'il y a plus de ressources chez
06:47Google ou plus chez Scaleway ?
06:49La question, c'est de se dire, si à un moment donné, la situation se tend, et on sait que
06:53c'est le cas sur la RAM, sur les SSD, sur les GPU,
06:57si la situation se tend, est-ce qu'on aura accès aux ressources ?
07:01Et la promesse de Scaleway, c'est qu'on fera toujours passer les Européens d'abord.
07:06Alors justement, par rapport à toutes ces pénuries dont on parle, comment vous débrouillez, parce que vous êtes comme les
07:10autres sur le marché,
07:11il faut payer plus cher pour avoir de la RAM, pour avoir des composants. Comment ça se passe là aujourd
07:16'hui ?
07:17Alors on a la chance que ça se passe aujourd'hui très bien pour Scaleway. Il faut payer plus cher,
07:22oui, c'est vrai.
07:23Et on subit cette augmentation de prix, pas autant que tout le monde, mais on l'a subi quand même.
07:27Après, on a la chance. On a la chance de faire partie d'un groupe qui est un gros consommateur,
07:32évidemment, de ressources informatiques, électroniques en général,
07:37et donc qui fait partie des clients qui sont bien livrés par les fournisseurs compte tenu de cet effet volume.
07:45Et donc la crédibilité est là. Le track record aussi.
07:48On avait ce matin, notamment un mot d'AMD qui rappelait que le partenariat qu'on a avec AMD, il
07:54se compte en decade, comme disait Lisa Sou, la CEO.
07:59Ce n'est pas tout le monde qui peut se targuer de ça. Et donc, évidemment, ça a énormément de
08:03valeur.
08:04Alors ce qu'on voit aussi, vous venez d'annoncer un partenariat avec Dataiku, qui est là, je dis pépite,
08:09mais aujourd'hui, c'est plus qu'une pépite.
08:10C'est déjà une ETI dans l'analyse de données, dans tous ces IA. C'est justement pour déployer des
08:17projets à l'échelle européenne.
08:19Est ce que ça veut dire qu'aujourd'hui, ça y est, la demande d'IA devient rentable et que
08:23les entreprises, vous le sentez vraiment,
08:26sont en train de basculer des expérimentations à des usages de production, vraiment à des choses qui vont les pousser
08:34à se transformer,
08:34et qui vont leur donner un élan sur leur business ? Absolument. Et non seulement elle bascule, mais en réalité,
08:41c'est déjà le cas.
08:43L'IA est en production chez beaucoup de nos clients. Et notre rôle, c'est de faire en sorte que
08:48ça puisse aller encore plus vite.
08:50Parce que la vitesse de l'adoption de l'IA, c'est ça qui définit la compétitivité des entreprises dans
08:55beaucoup de secteurs aujourd'hui.
08:56Et donc, c'est absolument crucial que les sociétés européennes aient autant de capacités à déployer de l'IA que
09:03les autres.
09:03D'accord. Si ce n'est plus. Et vous arrivez à leur donner des indicateurs, justement, qui leur disent,
09:08voilà un gain mesuré par rapport au coût du service, du ou des services que vous avez pris ?
09:15Aujourd'hui, nous, on ne leur fournit pas des solutions d'IA. On leur fournit les ressources nécessaires pour qu
09:20'elles fassent tourner l'IA.
09:22Donc, on leur fournit évidemment tous les rapports associés à ça. Combien de ressources elles ont pu consommer d'un
09:27mois sur l'autre ?
09:28Quelle est la progression ? On les aide à optimiser les ressources, s'assurer qu'elles les utilisent de la
09:33manière la plus importante.
09:33la plus intelligente possible. Les gains de productivité, pour le coup, ce n'est pas directement dans ce que nous,
09:39nous offrons chez Scalway.
09:41Qu'est-ce qui vous manque aujourd'hui ? Vous pensez pour vraiment jouer ?
09:43Vous jouez déjà dans la cour des grands face à ces mastodontes américains notamment.
09:50Mais pour qu'un grand groupe vous choisisse comme fournisseur principal. Est-ce que c'est la présence à l
09:54'international ? Est-ce que c'est monter encore en régime en termes de service ?
09:59J'ai 150 produits Service et Cloud, donc le catalogue est quand même assez complet. Mais voilà, qu'est-ce
10:04qui vous manque pour passer l'étape supplémentaire ?
10:08Je pense qu'il ne manque rien. Il manque juste du temps pour qu'un grand groupe français passe l
10:13'étape supplémentaire.
10:14C'est la seule chose qui manque. Et aujourd'hui, la liste de tous les groupes qui nous font confiance
10:18le montre assez bien.
10:20La vraie question, c'est qu'est-ce qui nous manque pour que les groupes européens non français passent ce
10:25même choix ?
10:25C'est ça la vraie question. Et là, c'est tout l'effort qu'on met dans notre expansion européenne
10:30avec ce qu'on a annoncé, les nouvelles régions Cloud à Stockholm l'année prochaine,
10:35à Francfort également l'année prochaine, à Copenhague également dès le début de l'année prochaine, de manière à asseoir
10:42notre position qui est déjà aujourd'hui bien connue en France
10:45et qui est une position de leader sur le marché français, pouvoir la transformer en une vraie position de leader
10:49sur le marché européen.
10:50Et alors, je mets de côté évidemment les hyperscalers américains. En Europe, il y a des sociétés qui ressemblent un
10:57peu à Scalway, qui sont vos concurrents dans les pays.
11:00On va regarder l'Allemagne, l'Italie, enfin nos pays Benelux.
11:04Il n'y en a pas beaucoup. Historiquement, en Europe, on est très fort pour avoir des hébergeurs. On a
11:10eu un certain nombre d'hébergeurs.
11:12Mais cette transformation de l'hébergeur vers le cloud provider, c'est quelque chose qu'assez peu de ces hébergeurs
11:19a réussi à faire.
11:20Et donc, c'est probablement la plus grande difficulté, c'est d'arriver à créer deux ou trois. Parce que
11:26pour qu'un marché soit sain, il faut avoir deux ou trois concurrents sur le marché.
11:31Et il faut voir émerger deux ou trois grands acteurs européens. Je pense qu'il y en a au moins
11:35un bon candidat en Allemagne. J'espère qu'on en verra peut-être un deuxième en France.
11:40Mais j'ai beaucoup d'espoir dans ce marché.
11:43C'est un marché où il pourrait y avoir la consolidation aussi de la part de Scalway, par exemple, parce
11:47qu'on voit effectivement pas mal de petits acteurs du cloud qui poussent.
11:50J'en vois qu'ils achètent des GPU, du stockage. Ça pourrait être dans les prochains mois.
11:56Et pas plus tard que cet été, au mois de juillet, on a acheté une société qui s'appelle Carno
12:01Computing.
12:02Et donc Carno, c'était un fournisseur de cloud, de cloud HPC.
12:06Avec ses radiateurs.
12:07Historiquement, avec les radiateurs. Depuis, ils ont un peu évolué sur leur technologie avec ce qu'on appelle des chaudières,
12:12mais qui permet de récupérer la chaleur fatale produite par les CPU et par les GPU pour les réinjecter dans
12:19les réseaux de chauffage urbain.
12:21Et donc ça, nous, on pense que c'est une technologie très intéressante.
12:23Et par ailleurs, c'est quand même un acteur du cloud français.
12:26Donc, c'est évidemment une forme de consolidation et on continuera dans cette idée de consolider le marché.
12:32Et bien, on va suivre tout ça ensemble. Merci, Damien Lucas, d'être venu sur notre plateau.
12:36Directeur général de Scaleway, donc Scaleway qui organise l'événement AI Pulse, où nous sommes aujourd'hui à Station F.
12:41Merci infiniment, Damien, d'avoir été avec nous.
12:43On marque une courte pause et on se retrouve juste après.
12:45On va parler de cybersécurité avec qui a une jeune startup qui va commencer à faire parler d'elle.
12:49Il s'appelle Fleury AI. Ils viennent de lever 4 millions d'euros.
12:52On accueille leur fondateur.
13:01Allez, notre deuxième invité depuis l'AI Pulse, l'événement à Station F.
13:06On parle évidemment d'intelligence artificielle, mais on parle aussi de cyber.
13:08Avec notre invité Yanis Grigy, bonjour.
13:10Bonjour.
13:11Yanis, merci d'être avec nous. Vous êtes CEO co-fondateur de Fleury AI.
13:14Alors, Fleury, évidemment, puisque c'est de la cyber offensive.
13:17C'est votre co-fondateur, Augustin Poncin, qui avait eu l'idée de ce nom.
13:22Fleury, qui évoque beaucoup de choses.
13:25En plus, en France, on est plutôt fort dans ce domaine.
13:27Levé de 4 millions d'euros, on va y revenir dessus.
13:30Avant, je voulais revenir un peu sur l'actualité.
13:32On a parlé de ces frigos dans les supermarchés qui ont été piratés.
13:35Quelle est votre analyse de ce genre d'attaque ?
13:37Au-delà, on n'en a pas regardé en détail.
13:39Peut-être qu'il y a des mots de passe qui ne sont pas correctement configurés.
13:41Mais quand même, des frigos dans un supermarché,
13:44ce n'est pas la première cyberattaque à laquelle on pense.
13:46Complètement. En fait, la chose qui nous vient quand on voit ce type d'attaque,
13:49c'est qu'aujourd'hui, tout secteur est touché.
13:52Et c'est le gros enjeu avec l'IA, c'est que c'est possible de déployer des attaques
13:55à très très grande échelle et de manière très horizontale
13:58sur énormément de types d'entreprises.
14:00Et donc, on a même ce type de secteurs qui sont touchés aujourd'hui,
14:02qui ne seraient pas les secteurs les plus évidents à se faire cyberattaquer.
14:05Et en plus, on le dit souvent sur ce plateau,
14:07avec l'IA, ce n'est plus la peine non plus d'être un génie de l'informatique
14:10ou d'être appuyé par des grosses structures étatiques ou mafieuses.
14:14Voilà, avec un peu de jugeote, on peut réussir à arriver.
14:18Enfin, on verra ce que dira l'enquête,
14:19mais c'est peut-être ce qui est arrivé au supermarché en question.
14:23Oui, ça, c'est aussi un très gros enjeu.
14:24C'est qu'aujourd'hui, il y a des harnais qui sont en open source,
14:27donc déployables sur Internet par n'importe qui.
14:29Et donc aujourd'hui, n'importe qui qui est bon techniquement
14:31peut devenir un hacker éthique demain, ce qui en fait est un gros problème
14:34parce que ça permet à énormément de gens malveillants
14:36de devenir malveillants demain, ce qui était très compliqué avant.
14:39Alors expliquez-nous ce que fait Florea.
14:41Il voulait transformer le Pentest.
14:42Nous dire en deux mots ce que c'est le Pentest
14:43et comment vous voulez le transformer.
14:45Je disais, c'est de la cybersécurité offensive.
14:48Racontez-nous ça.
14:49Voilà, donc exactement.
14:49En cybersécurité, il y a deux équipes,
14:51l'équipe offensive et l'équipe défensive.
14:53Donc nous, on fait partie de l'équipe offensive.
14:55On attaque comme des hackers éthiques les entreprises
14:57pour leur montrer quels sont leurs potentielles vulnérabilités
15:00et après les aider à corriger avant qu'un vrai hacker malveillant puisse le faire.
15:04Typiquement, ce qui aurait pu se passer,
15:06vous auriez pu faire ce type d'attaque.
15:08Et donc, ces Pentest, c'est ça, c'est mener ces attaques ?
15:11Voilà, exactement.
15:12Et donc ça, c'est un marché qui existe depuis très longtemps,
15:14qui est fait par des consultants, des Pentesteurs, ça s'appelle,
15:17qui sont dans des grands groupes informatiques.
15:20Et nous, on déploie des solutions entièrement automatisées par IA,
15:23ce qui est aujourd'hui possible pour faire ce métier.
15:25Donc, ce sont vos agents, notamment, qui s'appellent Émile et Champollion.
15:28Et alors, comment ces agents, comment vous trouvez la bonne fréquence
15:33auxquelles ces agents doivent essayer de frapper un peu ces entreprises
15:37pour éviter de noyer les équipes de sécurité sous tout un tas de données ?
15:40Enfin voilà, pour que le test soit vraiment concluant.
15:44Oui, complètement.
15:44Donc ça, c'est aussi un gros enjeu.
15:46Donc, en fonction de quel point l'entreprise veut le faire souvent
15:48et à quel point nous, on est capable de le faire.
15:51Globalement, c'est très important de le faire de plus en plus souvent.
15:53Aujourd'hui, il y a des normes européennes qui imposent des tests
15:56de manière plus récurrente à beaucoup, beaucoup plus d'entreprises.
15:59Ça a fait x10 en Europe avec NIS2 notamment.
16:02Et donc, nous, on accompagne ces entreprises dans le fait de faire
16:04vraiment de la sécurité continue.
16:06Donc, c'est-à-dire, je suis une entreprise, je fais appel à Fleuret,
16:09c'est vraiment pour tester.
16:10Voilà, je vais lui dire, j'ai des sites physiques, j'ai un site en ligne.
16:14Et vous allez mener tout un tas de tests, de Pentest, justement,
16:18pour voir où est-ce que sont mes fragilités.
16:20Voilà, exactement.
16:21Donc, on fait des Pentest à des points réguliers dans l'année.
16:23Qu'on définit avec le client, qui seront lancés automatiquement.
16:26Et par-dessus, on a plusieurs autres produits qui sont déployés sur la plateforme
16:30en parallèle du Pentest pour apporter vraiment de la valeur en continu
16:33et construire un cerveau de l'informatique de nos clients en particulier.
16:37D'accord, oui, c'est ça votre valeur ajoutée.
16:39C'est vraiment cette partie-là.
16:41C'est cette transition du ponctuel au continu.
16:43Et juste, les Pentest, ça se mène comment ?
16:45C'est quoi ?
16:46On essaie d'attaquer via les programmes ?
16:48Pour ceux qui sont moins familiers avec ce genre d'outils ?
16:51Oui. Alors, en pratique, c'est le client lui-même qui renseigne sur la plateforme
16:54ses sites Internet, ses API, ce genre de choses.
16:57Et ensuite, il va choisir à la main qu'est-ce qu'il va avoir envie de tester
17:00et où est-ce que nos agents vont devoir être déployés
17:02pour toujours rester dans le cadre qu'on donne sur le test en particulier.
17:05Bien entendu, oui.
17:06Pour ne pas sortir.
17:07D'accord. Et alors, une fois que vous avez fait ce test,
17:10alors qu'est-ce qui se passe ?
17:11On va revenir sur cette partie, la couche du dessus, là où vous intervenez.
17:14Est-ce que vous proposez à l'entreprise, une fois que vous avez repéré un peu ces failles ?
17:18En fait, ce qui est très important à comprendre dans la différence entre le Pentest humain
17:21et le Pentest IA, c'est que le Pentest, c'est un métier niche très cher,
17:26parce que les Pentesteurs, c'est très rare.
17:27Et on leur demande de faire beaucoup de choses qui sont très lentes
17:30et qui coûtent beaucoup de temps.
17:32Mais les agents IA, ils sont capables de déployer un temps presque infini sur un test donné.
17:35Et donc, ça leur permet, par exemple, de générer du code en Python,
17:40donc de comment utiliser la vulnérabilité vraiment,
17:42ce qu'un Pentesteur n'aurait pas fait normalement.
17:44D'accord.
17:44Et avec ce genre d'informations, on est capable, après,
17:46de délivrer beaucoup de valeur au client pour l'aider à corriger la vulnérabilité, par exemple,
17:51ou retester si elle est toujours ici ou pas.
17:53Ça évite les contre-audits, ce qui était un problème des cabinets avant.
17:56Alors, chez Fleury AI, l'humain est toujours là.
18:01Je crois que vous dites que c'est 90% d'IA et 10% d'humains.
18:04Donc, il y a toujours humain.
18:05Je ne sais pas si c'est humain in the loop ou humain over the loop.
18:08En tout cas, il est...
18:08Oui, complètement.
18:09Aujourd'hui, ça bouge très, très vite.
18:11En pratique, on avait plus de humain in the loop avant qu'on en a maintenant,
18:14mais peut-être qu'on en aura un peu plus plus tard.
18:16Le but, c'est de faire la meilleure performance possible
18:18et un coût le plus abordable possible pour nos clients.
18:20Oui, alors un coût, justement, je regardais.
18:24Alors, on est de l'ordre.
18:24Alors, pour expliquer aux entreprises, c'est 4 000 euros sur des tests,
18:27sur les paint tests pendant deux jours, trois jours.
18:30C'est 10 à 15 000 euros si c'est sur le mois.
18:33Là, vous venez en concurrence de gros cabinets.
18:35Qu'est-ce qui va faire qu'on va plutôt choisir Fleury en dehors du coût,
18:39mais qu'on va plutôt choisir Fleury plutôt qu'un cabinet qui a pignon sur rue
18:44ou des éditeurs spécialisés dans le domaine ?
18:47Oui, le 10 à 15 000 euros, c'est justement le prix référence des cabinets classiques,
18:51en pratique, qui, eux, en fait, déploient plusieurs paint testers sur des missions
18:54pendant des fois deux, trois semaines.
18:56Et ensuite, on a un gros rapport de 60 pages qui n'est pas forcément exploitable pour les entreprises.
19:01Donc, nous, on est capable de donner les premiers résultats en 8 heures,
19:04tous les résultats en 48 à 72 heures.
19:06Donc, c'est le fameux 3 jours pour 4 000 euros.
19:08Et donc, ça permet, par exemple, on a des exemples de clients
19:10qui étaient capables de tester toute leur infrastructure tous les 3 à 5 ans.
19:14Et nous, on leur permet maintenant de tester plusieurs fois par an avec le même prix.
19:17Oui, et on sent qu'aujourd'hui, c'est la demande.
19:19On ne peut pas attendre comme ça 3 à 5 ans.
19:21Est-ce que tout ce qui va être autour de Nice 2,
19:24voilà, bon, ça tarde un peu à se mettre en place,
19:26mais ça arrive, le Cyber Resilient Act, ça va...
19:30Alors, je ne crois pas qu'il y ait des obligations de faire des tests dans ces...
19:33Si, il y en a, oui.
19:34Donc, il y a plusieurs types d'entreprises.
19:36Et donc, NIS 1 imposait à un certain type d'entreprises
19:39de faire des tests tous les ans.
19:41Maintenant, NIS 2 élargit ce scope d'entreprises.
19:43Et donc là, il y a un marché pour vous.
19:46Aujourd'hui, c'est 150 000 entreprises européennes
19:48qui vont devoir faire des tests de manière récurrente.
19:51J'imagine que Fleur et Aï, donc français,
19:54il y a aussi cet aspect souveraineté.
19:56On en parlait tout à l'heure avec Damien Lucas, le DG de Scaleway.
19:59C'est un élément important aussi de s'adresser à un Français,
20:02des hackers hectiques français.
20:03Ça, c'est quelque chose que vous ressentez aussi sur le marché ?
20:05Oui, complètement.
20:06Aujourd'hui, on voit beaucoup d'acteurs qui passent par nous
20:08justement parce qu'on est souverains.
20:10Parce que la donnée qu'on crée, c'est quand même
20:12la donnée de comment hacker X ou Y type d'entreprise,
20:15qui est une donnée qu'on ne veut naturellement pas sortir,
20:17notamment aux Etats-Unis.
20:18Donc, oui, complètement.
20:19C'est un gros enjeu.
20:20Aujourd'hui, parmi vos clients,
20:22c'est plutôt des entreprises du digital
20:24ou vous commencez à avoir des groupes industriels,
20:27des gens plus établis, des marques que l'on connaît un peu plus ?
20:30Alors, en effet, nos premiers clients
20:32sont des entreprises très digitalisées.
20:33Mais aujourd'hui, on est dans des discussions
20:35avec des gros groupes industriels.
20:37Donc, oui, complètement.
20:38Il y a de plus en plus d'enjeux.
20:39On en parlait juste avant avec Intermarché.
20:41Et c'est à ça que vont servir les 4 millions d'euros ?
20:44Oui, exactement.
20:45Je rappelle, le V de 4 millions d'euros en précis.
20:46Il y a Race Venture, il y a Origa,
20:49Origa Cyber Venture,
20:50Wynn, BPI France aussi.
20:52Vous avez plusieurs business angels.
20:55Justement, c'est 4 millions d'euros.
20:56Vous êtes combien de personnes aujourd'hui ?
20:57Aujourd'hui, on est une petite dizaine.
20:59D'accord.
21:00Donc, c'est du recrutement, c'est de l'expansion ?
21:01Exactement.
21:02C'est de l'expansion,
21:03aider le plus d'entreprises possibles,
21:05le plus de grands groupes possibles
21:06à se sécuriser de manière récurrente.
21:07En fait, c'est le gros enjeu de ce tour.
21:09Aujourd'hui, on a réussi à prouver
21:10qu'on est capable de délivrer des pentests
21:12de très haute qualité.
21:13Et donc, on veut être capable de les délivrer
21:14chez des toujours plus grands groupes
21:16et à toujours plus grande échelle.
21:17Vous pourriez être travaillé,
21:19pas forcément en marque blanche,
21:20mais travailler avec un tiers
21:22comme un assureur
21:22qui pourrait faire appel à vous
21:24pour justement offrir ce type de service
21:26à ses clients ?
21:26Oui, complètement.
21:27C'est déjà le cas.
21:29On a des premiers clients
21:30qui sont des distributeurs
21:31qui font du service
21:32par-dessus notre plateforme.
21:33C'est quelque chose
21:34qui se fait aussi très bien
21:35dans les entreprises
21:35où il y a déjà des pentesteurs à implémenter.
21:37Bon, on est très content
21:38de vous avoir eu sur ce plateau,
21:40Yanis Grigy,
21:41CEO, cofondateur de Fleur et Aïe.
21:43Merci d'être venu nous parler
21:44de votre entreprise,
21:45de ce métier,
21:45donc du pain test
21:47et puis de cette cybersécurité offensive.
21:49Mais vraiment,
21:50et on le voit encore
21:51avec l'actualité,
21:52on parle pour nous
21:53avec ces frigos
21:53et ces milliers,
21:55ces centaines de milliers d'euros
21:56de marchandises perdues
21:57par des supermarchés
21:58parce qu'ils se sont fait pirater
22:00leurs congélateurs.
22:01C'est des attaques.
22:02On n'aurait jamais pensé à ça.
22:04On pense toujours
22:04aux centrales électriques,
22:06aux transports et tout ça.
22:07On ne pense pas à ces congélateurs
22:08et pourtant,
22:08on voit que là aussi,
22:09il y a un gros besoin
22:10de continuer à sécuriser
22:12tous ces réseaux.
22:13Merci d'avoir été avec nous.
22:14On marque une courte pause
22:16et on va continuer juste après.
22:17On va parler agentique,
22:18on va parler capital investissement
22:19avec quelqu'un de Serena.
22:20On parlera avec Stripe,
22:22tiens,
22:22cet acteur que vous connaissez bien
22:23qui fait du paiement
22:24mais beaucoup de choses.
22:25Et puis,
22:25en toute fin d'émission,
22:26Tony Tung,
22:27ancien de Meta
22:28que nous accueillons ici
22:29sur ce plateau.
22:30à tout de suite
22:30depuis Station F.
22:38BFM Business présente
22:39Tech & Co Business,
22:41le magazine de l'accélération digitale.
22:44Frédéric Simotel.
22:46Allez,
22:47Tech & Co Business
22:48depuis Station F
22:49à l'événement
22:49et Apple,
22:50c'est reparti.
22:51Et avec nous,
22:52Sébastien Leroy.
22:53Bonjour Sébastien.
22:53Bonjour.
22:54Merci d'être avec nous.
22:55Vous êtes partenaire
22:55chez Serena.
22:56Alors Serena,
22:57on parle souvent de vous
22:58mais vous savez,
22:59c'est la parenthèse
22:59qui vient après la levée de fonds.
23:01On dit voilà.
23:01Alors racontez-nous un peu
23:02parce que c'est vrai
23:03qu'on ne reçoit pas souvent
23:04à tort sans doute
23:05de profils
23:06comme les fonds
23:08comme Serena.
23:09Alors racontez-nous un peu
23:10votre métier aujourd'hui
23:11et puis voilà,
23:12on vous connaît
23:12parce que vous avez aussi
23:14investi dans Mistral
23:15mais dans beaucoup d'autres.
23:16Je vous écoute.
23:17Exactement.
23:17Donc on est un fonds
23:18d'investissement tech européen.
23:20Donc on a levé
23:21un peu plus d'un milliard
23:22aujourd'hui
23:22qu'on déploie
23:23dans ce qu'on appelle
23:23nous dans notre jargon
23:24le early stage.
23:24Donc ça va vraiment
23:25de la création des sociétés
23:27jusqu'à des tours de table
23:27un petit peu plus matures
23:28SID, série A, série B, etc.
23:31Et donc on va aller
23:32investir dans ces sociétés
23:33et les accompagner
23:34dans leur croissance.
23:35Et donc aujourd'hui
23:36Serena est ce que je disais
23:36c'est un peu plus
23:37d'un milliard
23:38150 sociétés accompagnées
23:40et on a fait le choix
23:41d'investir dans des sociétés
23:42dans l'intelligence artificielle
23:43depuis très longtemps
23:44parce qu'on était
23:45tout premier investisseur
23:45de Dataiku
23:46qui est un des fleurons français
23:48de l'IA.
23:49Qui a d'ailleurs signé
23:50avec Scaleway
23:50il y a quelques jours.
23:52Et puis ensuite
23:53on a lancé
23:53le tout premier fonds
23:54dédié à l'IA
23:55à l'époque
23:55on appelait ça Big Data
23:57en 2015-2016
23:58et puis maintenant
23:58on a fait beaucoup
24:00d'investissements
24:01dans ce domaine-là.
24:02Alors justement
24:03tiens pour parler
24:04des investissements
24:05le boom de l'IA française
24:07alors évidemment
24:07il est porté par Mistral
24:09qui a levé ses 3 milliards
24:10mais est-ce que vous le sentez
24:11il est réel
24:12ou alors il se réduit
24:13juste à 2-3 non ?
24:15En fait il y a une croissance
24:16des montants
24:16qui ont été investis
24:17dans l'IA
24:18il y a 3-4-5 ans
24:19ça a resté encore
24:20une minorité
24:21de la part d'investissement
24:22là où aujourd'hui
24:23l'an dernier
24:24c'était à peu près
24:24la moitié
24:25donc chaque euro
24:26investi dans les startups
24:27il y avait la moitié
24:27qui allait pour
24:28l'intelligence artificielle
24:28aujourd'hui
24:29en ce début d'année
24:30on a 80%
24:31donc on voit
24:31qu'il y a une croissance
24:31qui est phénoménale
24:33quand on soulève
24:33un petit peu le capot
24:34finalement aujourd'hui
24:36beaucoup beaucoup
24:36de ces startups
24:37sont aussi
24:37intelligence artificielle
24:38dès le premier jour
24:39donc ce qui fait
24:40que ça redispatche
24:40un peu le marché
24:41d'une part
24:42et puis il y a
24:42une énorme polarisation
24:43aussi avec beaucoup
24:44d'argent
24:45qui est concentré
24:45dans quelques sociétés
24:46et donc Mistral
24:47en fait partie
24:49il y a aussi
24:49AmiLabs
24:50avec Anne Lequin
24:50qui est le patron
24:52du labo
24:52de Meta
24:53de DIA
24:53de Meta
24:54qui a choisi la France
24:55pour lancer AmiLabs
24:57et qui a capté
24:58beaucoup des capitaux
24:58qui ont été investis
24:59donc finalement
25:00il y a une croissance
25:01qui est phénoménale
25:02des montants investis
25:02sur les 3-4 dernières années
25:03quand même
25:04avec une concentration
25:04assez forte
25:05sur quelques sociétés
25:05mais ils peuvent jouer
25:06l'effet locomotive
25:07un peu
25:07se dire voilà
25:08des investisseurs étrangers
25:10ou même voilà
25:11Serena voit
25:11ces gros montants
25:13se dire bah tiens
25:13on va mettre davantage
25:15sur des acteurs français
25:16ils mettent la France
25:17et Paris
25:19sous les lumières
25:20au niveau mondial
25:21dans l'intelligence artificielle
25:22parce que finalement
25:23il y a un an
25:24on se posait un peu
25:24la question
25:25de où est la France
25:26au niveau AI
25:26d'un point de vue
25:27vraiment global
25:28aujourd'hui entre temps
25:29on a eu AmiLabs
25:30avec Anne Lequin
25:30on a Mistral
25:31qui a levé
25:321,7 milliard
25:32puis 3 milliards
25:33en moins d'un an
25:34on a Armatan
25:35qui est la première
25:37licorne française
25:38dans la défense
25:39là où on n'en avait pas
25:40et nos petits comparables
25:41notamment en Angleterre
25:43et en Allemagne
25:44en avaient
25:45donc toutes ces levées
25:46de fonds
25:47ont vraiment mis
25:47la France
25:49et il n'y a pas une crainte
25:50quand on est
25:50voilà un partenaire
25:51chez Serena
25:52que l'IA aspire un peu
25:53tout l'oxygène
25:54de l'écosystème
25:55parce qu'il faut penser
25:55bon même si tous
25:57se concentrent beaucoup
25:57sur l'IA aujourd'hui
25:58et il y a de l'IA partout
25:59mais que ça
26:00justement ça aspire
26:02un peu trop
26:02cet oxygène
26:02ouais ça aspire un petit peu
26:04après on a une thèse
26:05d'investissement
26:05qui est assez diversifiée
26:06et on essaye d'aller vers
26:09des sociétés
26:09qui ne sont pas forcément
26:10consensuelles
26:11donc qui ne sont pas
26:11entre guillemets
26:12dans la hype
26:13qu'on peut voir
26:13un peu partout
26:15et la conviction
26:16qu'on a c'est que
26:16on parle beaucoup
26:17effectivement d'Amila Apps
26:18de Mistral
26:19qui sont plutôt
26:19sur des modèles fondationnels
26:20on parle beaucoup
26:21de la couche applicative
26:23dans l'intelligence artificielle
26:23donc tout ce qui va permettre
26:24aux sociétés
26:24d'aller chercher
26:25de la productivité
26:26on parle un peu moins
26:27d'une nouvelle catégorie
26:28qui est en train d'émerger
26:29que nous on appelle
26:29le hard AI
26:30et qui est comment est-ce
26:31qu'on va aller s'attaquer
26:32à des chaînes de valeur
26:33qui sont extrêmement complexes
26:34notamment dans la santé
26:35dans la biologie
26:36dans la robotique
26:37donc plus verticale
26:38exactement
26:39verticale extrêmement précise
26:40et où des modèles
26:42d'intelligence artificielle
26:43vont venir rencontrer
26:43le monde physique
26:45et donc vont aller chercher
26:46de la donnée
26:46et capter de la donnée
26:47qu'on n'avait pas historiquement
26:48et donc vont pouvoir faire
26:49des choses qu'on ne pouvait pas
26:50faire historiquement non plus
26:51et ça c'est une nouvelle catégorie
26:52qui est émergente
26:53qui a attiré peu de financement
26:55qui en attire de plus en plus
26:56et dans laquelle
26:57je suis convaincu
26:58que l'Europe
26:58et la France a fortiori
26:59a vraiment une carte à jouer
27:00au niveau mondial
27:01donc vers ces domaines verticaux
27:02parce que j'allais vous poser
27:03une question
27:03c'est vrai que je voyais
27:04la directrice du FMI
27:05la Cristalina Georgieva
27:06qui alerte une perte de confiance
27:09dans l'IA
27:09pourrait déstabiliser
27:10la finance mondiale
27:11alors voilà cette bulle
27:13que l'on a
27:13maintenant je crois
27:14que ça doit faire un an et demi
27:15qu'on parle d'une bulle
27:16comment vous le ressentez vous ?
27:19c'est un peu ce que je disais
27:20c'est qu'on a vu des sociétés
27:21qui sont sur ces couches applicatives
27:22qui ont eu des croissances phénoménales
27:23que nous on n'avait jamais vues
27:24en tant qu'investisseurs avant
27:26et donc là la question c'est
27:28quelle est la qualité
27:31et là dessus on peut anticiper
27:33qu'il y a une forme de bulle
27:34en tout cas une forme de hype
27:35qui à un moment donné
27:35va redescendre
27:37sur les modèles fondationnels
27:39et sur cette partie vraiment
27:41monde physique
27:42qui rencontre l'intelligence artificielle
27:43on en est encore au balbutiement
27:44et je pense que pour le coup
27:45il y a encore énormément
27:46de choses à faire
27:47et on vient de complètement
27:48délivrer des capacités
27:49qui n'étaient pas possibles avant
27:50alors ce qui est intéressant
27:51avec vous avec Serena
27:52et vous Sébastien Leroy
27:53c'est que vous êtes un peu
27:54dans le back office
27:55là vous voyez ce qui se passe
27:56un peu derrière tout ça
27:59quand on voit
28:00Anthropic Open AI
28:01qui viennent de démanteler
28:02le mythe de l'illimité
28:03en termes de
28:05sur les seuils d'utilisation
28:08est-ce que c'est l'aveu
28:09quelque part
28:09qu'on n'a pas trouvé encore
28:10le bon modèle économique
28:12de l'IA ?
28:13ça c'est sûr
28:14on n'a pas encore trouvé
28:14le modèle économique
28:15on vient du monde du logiciel
28:17où on avait l'habitude
28:17de faire payer
28:18ce qu'on appelle au siège
28:19donc à l'utilisateur
28:21déjà on avait changé
28:22un peu le modèle
28:23on avait passé
28:23du on-premise
28:26qui était déjà une innovation
28:27assez forte
28:28de passer du on-premise
28:29au SaaS
28:29maintenant on passe du SaaS
28:31à l'usage
28:32de l'usage à l'outcome
28:33mais on se rend compte
28:34que les directeurs financiers
28:35ils aiment bien avoir
28:36de la prédictibilité
28:38et donc en fait
28:39c'est compliqué
28:40de vraiment pouvoir
28:41pricer à l'outcome
28:42en tout cas au résultat
28:43tant qu'on n'a pas vraiment
28:44démontré le résultat
28:45qu'on peut générer
28:46donc on revient un petit peu
28:48au basique
28:49qui est finalement
28:49faisons un modèle
28:50qui est simple
28:50qui est
28:51donnant de la prédictibilité
28:52au client
28:53avec un paiement
28:55à l'usage
28:56enfin un paiement
28:57au siège
28:57et ensuite voyons
28:58comment est-ce qu'on peut
28:59aller
28:59ce que nous on appelle
29:01du land and expand
29:02donc comment est-ce qu'on peut
29:02aller s'étendre
29:03chez les clients
29:04en allant chercher
29:05encore plus de valeur
29:06encore plus d'usage
29:06oui c'est là
29:07et juste après vous
29:08on aura Ariel Lebaille
29:09de chez Stripe
29:10justement qui accompagne
29:11les entreprises
29:11dans cette économie
29:12du token
29:13c'est un gros sujet
29:14pour Stripe
29:14notamment avec les acquisitions
29:15qu'ils ont faites
29:15comment ils font penser
29:16comment ils réfléchissent
29:17exactement
29:18l'IA gentil
29:19elle est dominée
29:20par les acteurs américains
29:21mais on voit
29:22que c'est quand même
29:22une recomposition
29:23du logiciel pour vous
29:24là il peut y avoir
29:26une porte
29:27on cherche toujours
29:27à avoir ce côté souveraineté
29:29à faire pousser
29:30un peu notre
29:32notre Europe
29:34du logiciel
29:34est-ce que là
29:35pour vous
29:36il y a une porte
29:37qui s'ouvre
29:37sur l'IA gentil
29:38qu'on a
29:38on a quelques
29:40quelques espoirs
29:41de voilà
29:42de rester collé
29:43au peloton
29:45en tout cas
29:46on voit
29:46qu'on a
29:47plusieurs modèles
29:48qui ont un niveau
29:48de ce que nous
29:49on appelle
29:50accuracy
29:50donc qui est vraiment
29:51le niveau
29:52de précision
29:53des modèles
29:53qui sont extrêmement bons
29:55la souveraineté
29:55ne répondra pas à tout
29:56c'est à dire
29:57c'est un facteur
29:57qui est important
29:58mais il n'est pas unique
30:00et donc en fait
30:01si on arrive à mêler
30:02souveraineté
30:03et accuracy
30:04je pense qu'on peut
30:05faire émerger
30:05des champions
30:06notamment sur ces thématiques
30:07dont je parlais
30:08comme la biologie
30:09la robotique
30:10l'industrie
30:11le manufacturing
30:12on va aller
30:13on était un peu large
30:14maintenant on va commencer
30:15à descendre un peu plus
30:16en profondeur
30:16dans les secteurs
30:17on a adressé
30:18les cas d'usage
30:18un peu évident
30:19entre guillemets
30:19qui sont beaucoup
30:20des cas d'usage
30:21de productivité
30:21et maintenant
30:22on va aller
30:23à mon avis
30:24de plus en plus
30:24vers une hyper verticalisation
30:26et dans des marchés
30:27des chaînes de valeur
30:27qui étaient
30:29historiquement peu sexy
30:29parce que cycle de vente long
30:32complexité de captation
30:32de la donnée
30:33enfin beaucoup de paramètres
30:34qui faisaient
30:34qu'on n'avait pas envie
30:35de s'y intéresser
30:36et puis expertise du métier
30:37exactement
30:37là il faut connaître
30:38à la fois la technologie
30:40le modèle financier
30:41et puis le métier
30:43la technologie
30:44si on est dans la santé
30:46est-ce qu'on mise
30:47sur la bonne biotechnologie
30:48d'une nouvelle génération
30:49d'entrepreneurs
30:50qu'on voit émerger
30:51qui sont des chercheurs
30:52qui étaient dans les labos
30:53et qui commencent
30:54à sortir des labos
30:55pour se lancer
30:56dans le privé
30:56dans ces domaines
30:58de santé
30:59et ce dont vous venez
31:01de nous parler
31:02je rappelle
31:02vous avez misé
31:03sur Mistral et AI
31:04vous avez évoqué
31:06Sébastien Leroy
31:06la souveraineté européenne
31:09c'est une vraie réalité
31:10aujourd'hui pour vous
31:11quand vous dialoguez
31:13quand vous allez
31:14soit lever de l'argent
31:15soit quand vous dialoguez
31:17avec des clients
31:18de vos start-up
31:20c'est un vrai sujet
31:21pour les corporates
31:23européens
31:23et français a fortiori
31:25donc pour toutes les start-up
31:26qui adressent
31:27les segments d'entreprise
31:28c'est un vrai sujet
31:29de pouvoir avoir
31:30une proposition de valeur
31:31qui repose sur la souveraineté
31:33une dernière question
31:34qu'est-ce qui manque
31:34aujourd'hui
31:35on a vu
31:35Hugging Face
31:36donc racheté par NVIDIA
31:39bon là
31:39on a parlé d'AmiLabs
31:40on a parlé de Mistral
31:41mais qu'est-ce qui manque
31:42en France
31:44pour justement
31:45avoir davantage
31:46de grands acteurs
31:47comme ceux-là
31:48et pourtant
31:48on voit que les industriels
31:49s'intéressent à eux
31:50les grands
31:51les Thalès
31:52les CMACGM
31:53propriétaires de BFMISES
31:54s'intéressent à ces entreprises
31:55mais qu'est-ce qui manque
31:56pour qu'on en ait
31:57un peu plus de Mistral
31:58un peu plus d'AmiLabs
31:59c'est des fonds
32:00c'est des
32:01deux facteurs
32:02encore plus de chercheurs
32:03qui sortent
32:04des labos privés
32:05donc soit d'Anthropic
32:07Mistral
32:07etc
32:08pour se lancer
32:09à leur compte
32:10et ça on peut
32:11anticiper ce qu'on appelle
32:12les mafias
32:13donc des prochains
32:15employés
32:15qui en tout cas se lancent
32:16et créent leur propre société
32:17et puis
32:18de l'autre côté
32:19c'est des capitaux souverains aussi
32:21parce qu'on voit que finalement
32:22dans ces tours de table
32:22ça vient beaucoup
32:23des Etats-Unis
32:24ou d'Asie
32:25et donc si on a un enjeu
32:26de souveraineté
32:26ça pose quand même la question
32:27du capital
32:28et de la préservation
32:29de la souveraineté
32:30et bien merci
32:31d'être venu nous parler
32:32de tout ça
32:32votre prochaine actualité
32:33c'est quoi chez Serena ?
32:34Prochaine actualité
32:35on publie un tout nouveau rapport
32:37justement sur l'IA
32:38qui s'appelle
32:38le French Air Report
32:40en partenariat avec
32:41Chausson et Galion
32:42donc ils sont
32:42un autre fondamentalement
32:43une banque d'affaires
32:44et donc il y a un panorama
32:45de l'intelligence artificielle
32:46en France
32:47et bien ce sera l'occasion
32:47de venir nous en parler
32:48merci Sébastien Leroy
32:49partenaire chez Serena
32:50merci d'avoir été avec nous
32:51ici depuis l'AI Pulse
32:54à Station F
32:55et je vous l'ai promis
32:56on va avoir dans un instant
32:57une représentante
32:59de chez Stripe
33:01Tech & Co-Business
33:02l'invité
33:07Allez on poursuit
33:08Tech & Co-Business
33:09depuis l'événement
33:10AI Pulse
33:11organisé par Scaleway
33:12ici à Station F
33:13et avec nous
33:14Ariel Lebail
33:15bonjour Ariel
33:16bonjour
33:16merci d'être avec nous
33:17vous êtes responsable
33:18IME AI et Startup
33:19chez Stripe
33:20on avait reçu
33:21pour revenir à quelques années
33:22il y a 3 ans
33:23l'un des co-fondateurs
33:24les frères Collinson
33:25c'est ça
33:26fondateur de Stripe
33:27mais justement
33:28rappelez-nous le métier de Stripe
33:29parce que je suis sûr
33:29qu'il y a beaucoup d'entre nous
33:30qui connaissent évidemment
33:32qui connaissent cette marque
33:34mais qui ne savent pas
33:34finalement on l'utilise
33:35pratiquement tous les jours
33:36oui tout à fait
33:37alors Stripe
33:38c'est une entreprise technologique
33:40qui construit l'infrastructure
33:42dont les entreprises ont besoin
33:43pour se lancer
33:45se développer
33:46et vendre à l'international
33:47donc on accompagne beaucoup d'entreprises
33:51de tailles très différentes
33:52à la fois des entreprises early stage
33:54qui commencent tout juste
33:56et puis des entreprises de grande taille
33:58qui cherchent à se réinventer
34:00et donc pour vous donner une idée
34:01en France on accompagne
34:03près de 800 000 entreprises
34:05et solopreneurs
34:06donc
34:07Et concrètement
34:09c'est quel type de service ?
34:10Je parlais de paiement
34:11c'est ça ?
34:12Oui alors
34:12en partie bien évidemment
34:14on a toutes
34:16différentes briques de services
34:17qui permettent aux entreprises
34:18de vendre en ligne
34:21c'est ce qu'on fait depuis de nombreuses années
34:22et là de plus en plus
34:23avec les changements économiques
34:25et de paradigmes
34:26là on les accompagne
34:27pour vendre aux agents
34:28et de manière générale
34:30on a aussi
34:31toute une suite d'outils
34:32qui leur permet
34:32de lutter contre la fraude
34:34par exemple
34:34de vendre à l'international
34:36dans différents pays
34:37de manière très simplifiée
34:39et donc ça
34:40ça leur permet vraiment
34:41de se concentrer
34:41sur leur coeur de métier
34:43et d'être très compétitif
34:44J'imagine avec toute la data
34:45qui remonte
34:45qui leur permet
34:46de faire des analyses
34:46dans tous les sens
34:47Alors Ariel Lebaille
34:49Stripe a lancé
34:50l'agentique commerce suite
34:51alors c'est justement
34:52pour rendre les produits
34:53achetables quelque part
34:54directement par les agents
34:55est-ce que vous pouvez
34:56nous expliquer
34:57comment ça se passe
34:57quand l'acheteur est un agent
34:59et non plus un humain
35:00pour les histoires
35:01d'authentification
35:02de confiance
35:03de fraude aussi
35:04bien entendu
35:04Oui tout à fait
35:06alors il faut savoir
35:07que c'est un marché
35:08qui est encore un petit peu
35:08expérimental évidemment
35:09puisqu'on est beaucoup
35:11à travailler
35:11sur le développement
35:12de cette infrastructure
35:13mais nous on a en tête
35:15vraiment l'objectif
35:16de créer
35:18et permettre aux entreprises
35:19d'avoir accès
35:20à cette infrastructure
35:21qui s'appuie
35:23sur ces agents
35:25qui sont les nouveaux
35:27acteurs économiques
35:28indépendants
35:29et donc en effet
35:30sur une transaction
35:31qui va être effectuée
35:32par un agent
35:33on va avoir un agent
35:34qui doit en fait
35:35avoir en main
35:36des identifiants
35:37de paiement
35:38pour payer
35:39évidemment
35:40de manière sécurisée
35:41il faut un consommateur
35:42qui ait donné
35:43les accès
35:44à ces agents
35:45et qui ait donné
35:46les contrôles nécessaires
35:47pour que ça se fasse
35:48encore une fois
35:49de manière sécurisée
35:50et il faut aussi
35:51pour les marchands
35:52avoir structuré
35:53son catalogue produit
35:54pour qu'il soit
35:54découvrable
35:55par les agents
35:56il faut qu'il y ait
35:57un protocole de paiement
35:59qui permette
35:59à ces agents
36:00de payer
36:00donc il y a
36:01toute une galaxie
36:02en fait de services
36:03qui sont nécessaires
36:04à ce type de transaction
36:06et donc nous
36:07chez Stripe
36:08on a lancé
36:08plusieurs briques
36:09de cette infrastructure
36:10par exemple
36:10pour que les agents
36:11puissent payer
36:12on a lancé
36:14notre wallet
36:14qui s'appelle
36:15Link
36:15pour les agents
36:16qui leur permet
36:17d'avoir accès
36:18à des données
36:19de paiement
36:19mais qui ne comprennent
36:21pas les données
36:21de cartes
36:22pures
36:22c'est vraiment
36:23plutôt un token
36:25et puis on a lancé
36:26ce qu'on appelle
36:26des shared payment tokens
36:27qui est l'équivalent
36:28d'une carte virtuelle
36:29mais pour un token
36:31de paiement
36:33et donc les agents
36:34peuvent utiliser
36:34tout ça
36:35et les consommateurs
36:36peuvent leur permettre
36:37de payer
36:38de manière sécurisée
36:39Dans ce domaine
36:39il y a une réglementation
36:40justement
36:41parce qu'on sait
36:42qu'il y a beaucoup de règles
36:42dans le domaine du commerce
36:43mais est-ce que
36:44l'argentique commerce
36:45est-ce qu'il y a
36:46une réglementation
36:47en vigueur aujourd'hui
36:47ou est-ce qu'on en est
36:48tellement au début
36:49que c'est un peu
36:51je ne vais pas dire
36:51le far west
36:52parce que c'est une mauvaise
36:53connotation
36:54mais voilà
36:55c'est un peu des choses
36:56qui se mettent
36:56peu à peu en place
36:57Alors ça dépend
36:58des géographies
36:59évidemment
37:00en Europe en tout cas
37:01c'est encore quelque chose
37:02qui est balbutiant
37:03donc aujourd'hui
37:04il n'y a pas
37:05de réglementation précise
37:06mais évidemment
37:07nous on travaille
37:08de très près
37:09avec les régulateurs
37:10pour s'assurer
37:10que ce qu'on construit
37:11est bien
37:11dans les règles prévues
37:13Alors je regardais ici
37:14donc on est à l'EI Pulse
37:16l'événement
37:18j'y arrive
37:18organisé par Scaleway
37:20à Station F
37:21alors vous animez
37:22une conférence
37:22sur l'IA
37:23qui transforme l'économie
37:24du logiciel
37:26donc chaque requête
37:27chaque API
37:28chaque processus
37:28est exécuté
37:29par des agents
37:30engendre un coût
37:31alors expliquez-nous
37:32un petit peu
37:32cette économie des tokens
37:33sur laquelle vous travaillez
37:34et du coup
37:35le lien avec Stripe
37:36oui tout à fait
37:37alors l'idée en fait
37:39c'est qu'il y a un vrai changement
37:40de paradigme
37:40on était jusqu'à présent
37:41dans une économie
37:42du software
37:43où il y avait des coûts
37:44relativement stables
37:44et fixes pour les entreprises
37:46qui étaient faciles à prédire
37:47et là avec l'arrivée
37:49de l'IA
37:49on est passé sur une économie
37:51où l'usage lui
37:52est complètement dépendant
37:53des tokens
37:53et donc pour les entreprises
37:55en fait chaque prompt
37:56chaque call API
37:57va créer un usage
37:59de tokens
37:59qui va leur créer des coûts
38:00et donc pour une entreprise
38:02il y a un vrai enjeu
38:04quand on lance des produits d'IA
38:06on ne s'en rendait pas compte
38:07au début
38:07mais là maintenant
38:08on commence à voir
38:08ce coût des tokens
38:09et on s'inquiète
38:10même pour l'avenir parfois
38:11exactement
38:11mais en fait l'avantage
38:13c'est que Stripe
38:14on travaille avec
38:15les plus grandes entreprises
38:16d'IA aujourd'hui
38:17dont les plus grandes entreprises
38:19européennes
38:20donc par exemple
38:20on donnait les exemples
38:22de quelques entreprises
38:22avec lesquelles on travaille
38:23tout à l'heure
38:24dont Eleven Labs
38:25qui est une entreprise
38:26qui fait de l'audio
38:27basée sur de l'IA
38:29et on a cette donnée intéressante
38:32qui est que
38:32quand on veut créer
38:34le bon business model
38:35on peut faire appel
38:35à différents modèles de pricing
38:37à la valeur
38:38à l'usage
38:39et l'idée pour les entreprises
38:40qui sont là aujourd'hui
38:41c'est de comprendre
38:42comment le faire au mieux
38:43et le lien avec Stripe
38:44du coup
38:44donc Stripe leur fournit
38:45la plateforme
38:46pour gérer ces tokens
38:47c'est ça l'idée ?
38:47tout à fait
38:48exactement
38:48nous on leur fournit
38:49justement toute la partie
38:51metering
38:51le calcul
38:53l'analyse
38:53qui va permettre
38:54de faire du paiement
38:55à l'usage par exemple
38:56qu'est-ce qui est difficile
38:57je reviens un instant
38:58vous disiez que vous accompagnez
38:59800 000 commerçants
39:01en France
39:02je regardais
39:04il y a des données
39:05qui montrent
39:05que les meilleures entreprises
39:06IA sur Stripe
39:06ont cru de près
39:07de 200% sur un an
39:09comment on réussit
39:10à accompagner
39:11des entreprises
39:12comme ça
39:12qui ont des croissances
39:13aussi importantes ?
39:15l'idée c'est que
39:15c'est vraiment
39:16des design partners
39:17qui travaillent avec nous
39:18main dans la main
39:19on travaille de très près
39:20avec ces entreprises là
39:22et en fait
39:23on est dans une collaboration
39:24permanente
39:25où on écoute
39:26leurs besoins produits
39:27et nous
39:28notre objectif
39:28c'est d'avoir
39:29l'infrastructure
39:29qui va aussi vite
39:31voire encore plus vite
39:32que ces besoins produits là
39:33on est toujours
39:34dans l'accélération permanente
39:35oui tout à fait
39:36alors je reviens
39:38maintenant sur
39:38ce qu'on disait
39:39l'économie des tokens
39:40comment les entreprises
39:41d'IA peuvent justement
39:42construire des modèles
39:43modèles économiques
39:44adaptés
39:44à cette nouvelle économie
39:46du token
39:47oui tout à fait
39:48alors il y a trois choses
39:49que les entreprises d'IA
39:50qui marchent bien
39:52font très très bien
39:53c'est d'une part
39:54qu'elles connaissent
39:55exactement la valeur
39:56qu'attendent leurs consommateurs
39:57la deuxième chose
39:59c'est qu'elles traquent
40:01de très près
40:01exactement quel est
40:02l'usage de leurs produits
40:03et comment est-ce qu'ils peuvent
40:04adapter leur pricing
40:05à cet usage là
40:06et la troisième chose
40:07c'est qu'ils comprennent
40:09très bien
40:10également
40:10comment
40:11et pourquoi est-ce qu'on doit
40:12se protéger
40:13contre les nouvelles formes
40:14de fraude
40:14qui arrivent avec l'IA
40:16puisqu'en effet
40:18les entreprises
40:18qui réussissent
40:19dans l'IA aujourd'hui
40:20sont aussi des cibles
40:21très attractives
40:22pour
40:23d'ailleurs vous en parlez
40:24vous dites c'est le défi
40:25il y a un défi émergent
40:26du vol de token
40:27c'est ça ?
40:28oui tout à fait
40:28parce qu'encore une fois
40:29il y a ces nouveaux modèles
40:30de pricing qu'on a
40:31qui vont être
40:32par exemple
40:33vous créez un compte
40:34vous avez accès
40:35à des crédits
40:36IA
40:37sur une entreprise
40:38vous allez créer
40:39un deuxième compte
40:40avoir accès de nouveau
40:41à des crédits gratuits
40:42et en fait
40:43il y a différentes formes
40:45de fraudes
40:46comme ça
40:46qu'utilisent
40:48à mauvais escient
40:49certaines personnes
40:50qui cherchent justement
40:51à faire du vol de token
40:52comme à l'époque
40:53on avait du vol
40:54de cartes de crédit
40:56ou de credentials
40:57aujourd'hui
40:58c'est le vol de token
40:58auquel il faut être
40:59très sensible
41:00et donc nous
41:01on a un produit
41:01qui s'appelle
41:02Stripe Radar
41:02qui justement
41:03permet de prédire
41:04si les entreprises
41:05vont avoir
41:06à faire face
41:07à ce type
41:07de challenge
41:09donc là vraiment
41:10c'est vraiment
41:10un besoin auquel
41:11vous répondez
41:11autour de cette économie
41:13des tokens
41:13merci d'être venu
41:14nous parler de tout ça
41:15Ariel Le Bail
41:16je rappelle
41:16vous êtes responsable
41:17d'IMIER AI Startup
41:18chez Stripe
41:19et voilà
41:20vous participez aussi
41:21à cet événement
41:21AI Pulse
41:22ici à Station F
41:24merci
41:24allez restez avec nous
41:25on reçoit Tony Tung
41:26maintenant
41:27c'est le cofondateur
41:27et chief scientist
41:28de Présage
41:29surtout un ancien
41:30de Meta AI
41:30il y a beaucoup
41:31de choses à nous raconter
41:31c'est tout de suite
41:34Tech & Co Business
41:35la chronique expert
41:39allez dernier invité
41:40de cette émission
41:41Tech & Co Business
41:42depuis Station F
41:44l'événement AI Pulse
41:46prédire plutôt que détecter
41:48voilà ce que Tony Tung
41:49l'homme qui veut apprendre
41:49au cloud
41:50a anticipé
41:51voilà et bien
41:52on va en parler avec lui
41:53Tony Tung
41:53bonjour
41:54merci d'être avec nous
41:55vous êtes cofondateur
41:55et chief science officer
41:56de Présage
41:58une startup française
42:00fondée en 2024
42:00par Benjamin Ray
42:01et Arthur Chevalier
42:02que vous avez rejoint
42:03sur les digital world models
42:04on va parler de tout ça
42:05ce qui nous intéresse aussi
42:07c'est ce que vous avez fait avant
42:08vous avez travaillé
42:09vous avez rejoint Meta
42:10en 2016
42:10donc vous allez nous dire
42:11un peu pourquoi
42:12vous avez basculé aussi
42:14vers l'univers
42:15de la startup
42:17vous êtes ingénieur
42:18télécom Paris
42:19vous êtes spécialisé
42:20de la vision par ordinateur
42:21d'où on voit le lien
42:22avec les world models
42:23ma première question
42:24vous connaissez bien ce secteur
42:26comment vous analysez
42:27un peu l'ambiance
42:28en ce moment
42:29voilà de cette course
42:30à l'IA
42:32de ce jeune ingénieur
42:33qui dit attention
42:34on va trop vite
42:34on va tuer l'humanité
42:35etc
42:35comment vous voyez ça
42:37comment vous voyez ça
42:38moi je pense qu'en ce moment
42:40évidemment avec l'IA
42:41ça bouge beaucoup
42:43ça va très vite
42:44et je vois que c'est encore
42:46beaucoup d'opportunités
42:47en fait pour créer
42:48des nouvelles technologies
42:51ce qu'on a vu aussi
42:52ces dix dernières années
42:54donc quand j'étais à Meta
42:55c'est que la compétition
42:58et la course
42:59ça a toujours abouti
43:02à beaucoup de nouveautés
43:04et c'est ça
43:05et puis il y a un certain
43:06emballement
43:07c'est un emballement
43:07entre guillemets
43:08médiatique
43:09on se souvient
43:10enfin vous êtes
43:11beaucoup plus jeune que moi
43:12mais on se souvient
43:13on attendait avant
43:13les six mois
43:14les huit mois
43:15pour avoir des nouvelles versions
43:16là on a parfois
43:17une version le matin
43:18une version le soir
43:19c'est complètement fou
43:20aujourd'hui
43:20oui c'est vrai
43:21ça va très vite
43:22et en même temps
43:24ce qui marche bien
43:25c'est que les gens
43:25ils ont un peu
43:26une idée claire
43:27de là où ils veulent aller
43:29pour certaines applications
43:30que ce soit en science
43:32ou en médecine
43:33et donc on voit en fait
43:34que ça apporte
43:36énormément de choses
43:36il y a encore plein de choses
43:37dont on se demande
43:38est-ce que ça va marcher ou pas
43:39mais les changements
43:40les transformations
43:41que l'IA apporte
43:43dans les différentes industries
43:44sont un peu sans retours
43:46justement vous avez rejoint
43:47Meta en 2016
43:48donc vous avez vu
43:49toute cette évolution
43:50vous êtes surpris
43:51de la vitesse
43:52à laquelle ça va aujourd'hui
43:53vous attendiez
43:54quand vous voyez
43:55peu à peu 2016
43:552018, 2009
43:56vous vous dites
43:56oh là là
43:57on est en train
43:57d'accélérer
43:58d'accélérer
43:58vous le sentiez déjà ça ?
44:00Meta ça a toujours été
44:02une boîte
44:02où en fait
44:03on veut aller vite
44:03et donc ça a toujours
44:05été aller vite
44:07oui l'IA a porté
44:09a transformé
44:10beaucoup de technologies
44:12moi je me rappelle
44:13il y a 10 ans
44:13quand je suis arrivé
44:14à San Francisco
44:17tout tournait autour
44:18des voitures autonomes
44:21la réalité virtuelle
44:23et pour moi
44:23et mon domaine
44:24qui est la vision
44:25pour ordinateur
44:25c'était un paradis
44:28mais ces 5-10 dernières années
44:30cette course
44:31qu'il y avait
44:32dans ces domaines
44:33a transformé
44:34énormément de choses
44:35oui
44:35vous y avez participé
44:37parce que c'est vrai
44:37que vous êtes spécialiste
44:38vous avez d'abord travaillé
44:40sur la réalité virtuelle
44:41puis la direction
44:42de la recherche en IA
44:43vous avez été du coup
44:44en plein dans cette vague
44:45quand Mark Zuckerberg a dit
44:46allez on change
44:47on ne s'appelle plus Facebook
44:47on ne s'appelle Meta
44:48je vais vous parler
44:49du Metaverse
44:50ça va changer le monde
44:51vous étiez dans tout ça
44:52donc c'est complètement dingue
44:53oui
44:54et oui ça change très vite
44:55et donc en fait
44:56pour revenir aussi
44:57à votre question
44:58ça change très vite
45:00et quand ça se rapproche
45:01plus proche
45:02quand ça se rapproche du produit
45:04donc les priorités
45:05changent aussi
45:05donc aller travailler
45:07pour une start-up
45:08pour une start-up
45:09aller travailler pour présage
45:11dans un nouveau domaine
45:12qui est les digital world models
45:14c'est aussi une opportunité
45:16de se focaliser
45:17sur un problème
45:18et faire de la recherche
45:20de pointe
45:20mais sur un problème particulier
45:22d'accord
45:22on va y revenir
45:23je vous pose juste
45:23une dernière question
45:24alors vous n'avez pas travaillé
45:25vous avez commencé
45:27à travailler sur les world models
45:28appliquer les world models
45:29au monde digital
45:30c'est ça
45:31mais vous n'avez pas
45:32travaillé avec Yad Lequin
45:33vous avez quitté Meta
45:35à peu près au même moment
45:36oui
45:36mais comment vous
45:37qu'est-ce qui a changé
45:38chez Meta aujourd'hui
45:39puis ensuite on va basculer
45:40sur présage
45:42l'anecdote aussi
45:43c'est que j'ai rencontré
45:44Yad Lequin en 2014
45:46c'est un peu grâce à lui
45:47que je suis rentré
45:48oui
45:49donc par déconner
45:50j'ai rencontré
45:50quand j'étais au Japon
45:52donc oui
45:53on s'est rencontré
45:54plusieurs fois
45:56qu'est-ce qui a changé
45:57depuis
45:58ou qu'est-ce qui m'a motivé
46:01avant
46:01qu'est-ce qui a changé
46:02pour vous chez Meta
46:02de votre regard
46:03un peu extérieur aujourd'hui
46:06comme vous avez dit
46:07vous-même très bien
46:08l'engouement
46:09pour l'IA
46:09la course
46:10la compétition
46:11donc avec des nouveaux acteurs
46:13qui n'existaient pas
46:13il y a 10 ans
46:15le fait aussi
46:16que l'IA
46:16en fait
46:18l'IA a même
46:20débloqué
46:20en fait
46:21des verrous
46:21qu'on avait
46:22en réalité virtuelle
46:24et aussi
46:25même pour
46:26les voitures autonomes
46:27donc
46:29il y a plein de portes
46:30qui se sont ouvertes
46:31il y a plein de portes
46:32qui se sont ouvertes
46:33c'est vrai qu'après
46:34les ressources
46:34sont toujours limitées
46:36même à grande échelle
46:37il faut faire du produit
46:39c'est des boîtes
46:40c'est de la big tech
46:40oui c'est ça
46:41il faut faire du business
46:42derrière
46:42alors qu'est-ce qui vous a pris
46:44donc un jour vous dites
46:45voilà vous voyez passer
46:46Présage
46:47alors qu'on entend
46:48ces salaires mirobolants
46:49dans la Silicon Valley
46:50pour tous ceux
46:51qui développent l'IA
46:53vous travaillez
46:54vous auriez pu
46:55partir dans l'aventure
46:56AmiLabs
46:57on vous l'a sans doute
46:58proposé
46:58alors pourquoi ce choix
47:00de Présage
47:00et racontez-nous
47:01un peu ce que fait Présage
47:02alors ce qui était
47:03très intéressant
47:04c'est que
47:04j'ai rencontré
47:05en fait
47:05les deux confondateurs
47:06de Présage
47:07Benjamin Ray
47:08et Arthur Chevalier
47:09et iPulse
47:10ici il y a exactement
47:11un an
47:11incroyable
47:12donc c'est un peu
47:13la boucle qui se ferme
47:14et donc aujourd'hui
47:15je présente la boîte
47:17ils ont
47:17en fait avec Présage
47:18on attaque un problème
47:19particulier
47:20qui est le problème
47:20de l'infrastructure IA
47:22et qui est en fait
47:23très importante
47:24pour le futur
47:25de l'IA elle-même
47:25l'infrastructure de l'IA
47:27donc c'est les clouds
47:28mais c'est aussi
47:30tout ce système
47:31de GPU
47:32CPU
47:33et ce système
47:34est aussi
47:35qui est régi
47:35par aujourd'hui
47:36les agents IA
47:37et ce système
47:38est devenu
47:39très très complexe
47:40et c'est devenu
47:41si complexe
47:42qu'il ne peut plus
47:43être géré par des humains
47:44il faut ajouter
47:45une couche d'intelligence
47:46à l'infrastructure IA
47:47pour que l'IA du futur
47:49en fait puisse tourner
47:50c'est ce que vous dites
47:51un prédire plutôt que détecter
47:52c'est ce que
47:53je l'ai mis dans le titre
47:54mais c'est tout
47:54évidemment
47:55qu'il l'avait prononcé
47:56voilà
47:56donc l'idée
47:57de Présage
47:59c'est d'anticiper
47:59les pannes
48:00avant qu'elles surgissent
48:01aujourd'hui
48:02les modèles
48:03sont plutôt réactifs
48:04donc les pannes
48:05arrivent
48:06et donc les ingénieurs
48:07vont essayer
48:07de corriger
48:08les pannes
48:09mais ça crée
48:10beaucoup de
48:13de pannes
48:14d'arrêt de service
48:14des choses comme ça
48:15donc en prévenant
48:16les pannes à l'avance
48:17on peut proposer
48:18les solutions à l'avance
48:21et ça va être
48:21comment vous allez
48:22repérer ces pannes
48:23est-ce que c'est des sondes
48:24que vous allez poser
48:25un peu partout
48:26est-ce que c'est
48:27la data qui vous remonte
48:28et vous dit
48:28tiens
48:29on a déjà eu ce type de data
48:30ça a donné
48:31des types de pannes
48:31on est en train
48:32de
48:32c'est de l'IA
48:33donc ça apprend sur les données
48:36pas les données
48:37des utilisateurs
48:38ça on s'en occupe pas du tout
48:39mais c'est les données
48:40du cloud
48:40d'infrastructure
48:41oui
48:42les configurations
48:43les tickets
48:44qui passent
48:44entre les API
48:45qui sont appelés
48:46et en fait
48:47toute cette interaction
48:49entre les appels
48:51et les failles
48:53en fait
48:53ça crée une dynamique
48:54c'est un système dynamique
48:55qui peut être aussi appris
48:56par l'IA
48:57comme dans le monde réel
48:58alors
49:00ce que vous présentez
49:01c'est
49:02Cloud One
49:02ou Cloud 1
49:03si je prononce en français
49:04Cloud One
49:04c'est le modèle
49:07fondationnel
49:08je ne sais pas si le terme
49:09est français
49:10sur lequel
49:10Présage bâtit
49:11toute sa technologie
49:12aujourd'hui
49:13son développement
49:13c'est prêt
49:14est-ce que c'est déjà
49:16vous commencez à le tester
49:17j'imagine
49:18oui
49:18c'est à l'état
49:19de prototype
49:20je dirais
49:21mais on le fait
49:22tourner sur des vraies
49:23données cloud
49:24d'accord
49:24donc on a aussi
49:25un data factory
49:27un système
49:27qui produit des données
49:28mais dans le cloud
49:29qui reproduit
49:30des failles historiques
49:32et des vraies failles
49:33donc avec des montées
49:34de charges
49:37des ressources
49:38des ressources
49:38enfin des API
49:38qui tombent
49:41et donc
49:42avec des données réelles
49:44qu'on récupère
49:45de partenaires
49:46comme Scaleway
49:48bientôt
49:49donc on apprend
49:51notre modèle
49:51Cloud One
49:53donc à prédire ses pannes
49:54c'est un jumeau numérique
49:55de l'infrastructure cloud
49:56quelque part ?
49:58c'est presque
49:58comme un jumeau numérique
49:59on peut y penser
50:00de la même chose
50:00sauf que
50:01en fait
50:02les simulations
50:03se passent
50:04dans une abstraction
50:06du cloud
50:06donc en fait
50:07on n'a pas besoin
50:08en fait
50:09les jumeaux numériques
50:10qui sont utilisés
50:10par exemple
50:11dans différentes industries
50:14modélisent en fait
50:15les problèmes
50:16donc il faut
50:17entrer à la main
50:18les équations
50:19les choses comme ça
50:19et en fait
50:20c'est aussi très coûteux
50:21des fois
50:21de faire tourner
50:22les jumeaux numériques
50:23ici en fait
50:24c'est INEA
50:25c'est INEA
50:25qui va faire la prédiction
50:26en fonction des entrées
50:27qu'on lui donne
50:28donc c'est très rapide
50:29c'est plus petit
50:30c'est plus économique
50:31et c'est robuste
50:32ça veut dire aussi
50:33que vous lui attribuez
50:34un certain niveau de confiance
50:35aussi à cette IA
50:37pour être certain
50:39de son jugement
50:40des signaux faibles
50:41qu'elle a repérés
50:42et puis quand elle va
50:43commencer à prévenir
50:44qu'il peut y avoir un problème
50:45parce que le but
50:45n'est pas quand même
50:46de dire
50:46toutes les 10 minutes
50:47il va y avoir un problème
50:48il va y avoir un problème
50:49c'est vrai
50:51donc nous
50:51notre but
50:52c'est l'autonomie
50:53donc on essaye
50:54de tendre vers l'autonomie
50:55des infrastructures
50:56mais avant d'arriver
50:58à l'autonomie complète
50:59donc c'est très progressif
51:00on peut imaginer
51:01d'abord un système
51:02qui propose des solutions
51:04à un opérateur
51:05et après l'opérateur
51:06peut décider
51:07quelles solutions
51:08et pour les solutions
51:11qui sont les plus
51:12les plus sécures
51:14en fait
51:14donc en fait
51:15il pourra prendre
51:16la décision tout seul
51:16à la fin
51:18donc l'opérateur
51:18devrait chapoter
51:19plusieurs opérations
51:22qu'être derrière
51:23chaque opération
51:24à débuguer
51:25vous avez travaillé
51:26évidemment
51:26sur la modélisation
51:28du monde physique
51:28et là finalement
51:30vous êtes en train
51:30de travailler
51:30sur une modélisation
51:31du monde virtuel
51:33quelle est la passerelle
51:35entre les deux ?
51:37les modèles
51:38derrière
51:38les modèles IA
51:39qui tournent
51:40en fait
51:41ils sont très similaires
51:43oui donc
51:44dans le monde physique
51:45en fait
51:46on observe
51:47donc on a
51:47des tables
51:48des chaises
51:49des humains
51:49qui interagissent
51:50avec l'environnement
51:51et donc
51:53l'IA de la physique
51:54va apprendre
51:55la physique
51:56donc du monde réel
51:57donc la physique
51:59basée sur
51:59des lois de Newton
52:00par exemple
52:00donc si un objet
52:02peut tomber
52:03il va se casser
52:04des choses comme ça
52:05dans les infrastructures
52:07digitales
52:08donc on a
52:09des différents types
52:10de ressources
52:10des CPU
52:11des GPU
52:11qui interagissent
52:12entre eux
52:13et donc
52:14Cloud One
52:15va apprendre
52:16la physique
52:16du cloud
52:17avec les interactions
52:19la dynamique
52:20et tout ça
52:21j'imagine
52:21on parle beaucoup
52:22de souveraineté
52:22ici en ce moment
52:23vous le fait
52:24que vous travaillez
52:25sur les données
52:27d'infrastructures
52:27bon il y a cet aspect
52:29de souveraineté
52:29parce que ces données
52:29il faut qu'elles soient
52:30quelque part
52:30parce qu'on y apprend
52:31quand même des choses
52:32mais c'est
52:34enfin voilà
52:35c'est pas quelque chose
52:36d'essentiel
52:37dans l'offre de présage
52:39pas pour l'instant
52:40non
52:40nous on se focalise
52:42plus sur la technologie
52:43elle-même
52:43donc aujourd'hui
52:46la majorité des clouds
52:47se trouvent aux Etats-Unis
52:48donc on discute
52:49aussi avec
52:50des partenaires là-bas
52:52mais on travaille
52:53avec tout le monde
52:53vous êtes à Paris
52:54mais je crois
52:54que vous vous ambitionnez
52:55de vous installer
52:56à San Francisco
52:57pour l'instant
52:58pour les clients
52:59oui d'accord
53:00ici donc
53:01on a le partenariat
53:02avec Scaleware
53:02on a le partenariat
53:03avec Soprasteria
53:04on fait aussi
53:05des partenaires
53:06avec le milieu académique
53:08ah oui
53:08j'imagine que
53:09pour les ESN
53:10vous êtes une plateforme
53:12un outil formidable
53:13pour elles
53:13pour travailler
53:14elles-mêmes
53:15avec leurs clients
53:15ça c'est aussi
53:16c'est une partie
53:18de votre business model
53:19ouais
53:19ouais
53:20donc travailler
53:21donc oui
53:22soit en direct
53:23avec les clouders
53:25ouais
53:25soit en passant
53:26par les
53:26exactement
53:29nous
53:29on veut apporter
53:30cette couche
53:31d'intelligence
53:31donc dans les systèmes
53:33ouais
53:34bon et là
53:35vous étiez aux Etats-Unis
53:37quand vous étiez
53:37sur Meta
53:38vous étiez aux Etats-Unis
53:38en un an
53:39vous êtes revenu
53:39vivre en France
53:40c'est ça ?
53:41oui j'étais aux Etats-Unis
53:42pendant 10 ans
53:44avant ça
53:45j'étais au Japon
53:45pendant 8 ans
53:46donc très content
53:47de revenir en France
53:49et puis de fêter
53:51les un an
53:51justement
53:51avec Presage
53:52c'est assez incroyable
53:54comme histoire
53:55merci d'être revenu
53:55de nous raconter
53:56juste un dernier mot
53:57c'est combien de personnes
53:58aujourd'hui
53:58chez Presage
53:59on est 4
54:00on est 4 permanents
54:01on est 5
54:02donc avec un stagiaire
54:03mais on est 4
54:03et donc on recrute
54:05oui
54:05je suis sûr que
54:06en mettant le porte-drapeau
54:07Tony Tung
54:08on va certainement
54:09réussir à recruter
54:10merci à vous
54:11donc Tony Tung
54:12cofondateur
54:13Chief Science Officer
54:14de Presage
54:15ancien directeur de recherche
54:16en IA chez Meta
54:17merci d'être venu
54:18nous parler
54:19avec autant de clarté
54:20à la fois de Presage
54:21et de votre passé
54:22chez Meta
54:23et on vous suivra
54:23maintenant
54:24enfin avant cela
54:25mais on imagine
54:26dans un an
54:26et on parlera du parcours
54:28déjà de Presage
54:28merci d'avoir été avec nous
54:30notre émission se termine
54:31on se retrouve la semaine prochaine
54:33alors je ne saurais pas vous dire
54:34si ce sera au même endroit
54:35ce sera à la même heure
54:36car effectivement
54:37en ce moment
54:38on bouge beaucoup
54:39en tout cas
54:39reste avec nous
54:40et on vous remercie
54:41de votre fidélité
54:42sur BFM Business
54:42à très bientôt
54:45Tech & Co Business
54:46sur BFM Business
54:48Sous-titrage Société Radio-Canada
54:49Sous-titrage Société Radio-Canada
54:50Sous-titrage Société Radio-Canada