- il y a 43 minutes
Retrouvez tous les jours en podcast le décryptage d'un faits divers, d'un crime ou d'une énigme judiciaire par Jean-Alphonse Richard, entouré de spécialistes, et de témoins d'affaires criminelles.
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00:0114h15, c'est l'heure du crime sur RTL, avec Jean-Alphonse Richard.
00:06Ils avaient disparu depuis le 22 août.
00:10Les corps de Clarisse et Erwann, deux jeunes Brestois, ont été découverts en Vendée à 400 km de Brest.
00:16Le procureur de la République parle d'un déchaînement meurtrier.
00:21Bonjour, Clarisse Lignaise, 32 ans, visiteuse médicale.
00:26Erwann Durame, 31 ans, laborantin à la fac des sciences.
00:30Deux jeunes amoureux, la vie et le bonheur devant eux.
00:34À l'été 2003, ils disparaissent.
00:36La suite va appartenir à l'indicible, à la violence la plus sauvage, sans logique réelle ni explication valable.
00:44Pourquoi anéantir ce couple ?
00:46Clarisse Lignaise, Erwann Durame, orange mécanique à Brest, l'heure du crime.
00:51Votre rendez-vous 100% fait divers, c'est tout de suite sur RTL.
01:02Vendredi 22 août 2003, les policiers du commissariat de Brest sont alertés de la disparition soudaine d'un jeune couple.
01:10Clarisse Lignaise, 32 ans, Erwann Durame, 31 ans.
01:15Les parents de l'une, comme de l'autre, n'ont plus aucune nouvelle depuis mardi soir.
01:20Pas du tout dans leurs habitudes.
01:23Le couple est très proche de leur famille respective.
01:26Les coups de fil sont quotidiens.
01:28Plus inquiétant, ils n'ont pas repris leur travail.
01:31Erwann est laborantin à la fac des sciences de Brest.
01:34Clarisse est visiteuse médicale.
01:36Elle devait participer à un important séminaire, mais personne ne l'a vue.
01:40Son père explique qu'il s'est rendu à leur domicile.
01:44Une maison, au numéro 26 bis de la rue du professeur Langevin.
01:49Ils l'ont acquise l'année précédente.
01:52Il est entré par la fenêtre de la salle de bain laissée entreouverte.
01:55Il a été surpris par le désordre.
01:57Sur place, il a retrouvé le chien du couple, Théo, enfermé dans une chambre.
02:03Le couple ne serait jamais parti sans lui.
02:05Les parents de Clarisse et Erwann indiquent que leurs deux voitures,
02:09une Audi TT grise et une Toyota RAV4 noire, ne sont plus là.
02:15Les deux véhicules sont généralement stationnés devant la maison.
02:18La PJ de Brest se rend tout de suite à la maison.
02:22Le fouillis pourrait laisser penser à un cambriolage,
02:25mais aucune trace d'effraction n'est visible.
02:27Pas de tâche de sang non plus.
02:29Les proches affirment qu'une grande malle en osier a disparu, ainsi que des bijoux.
02:38Les enquêteurs établissent que Clarisse Lignes et Erwann Durame
02:41ont été vus vivants pour la dernière fois, mardi 19 août au soir.
02:46Vers 19h, la visiteuse médicale est rentrée chez elle, en voiture.
02:51La tenue qu'elle portait au travail est retrouvée dans la maison,
02:54preuve qu'elle s'est changée en rentrant.
02:57Son compagnon, qui ne travaillait pas ce jour-là,
03:01donnait à cette heure-là un coup de main à une amie
03:04pour installer son coffee shop, le Wish Coffee.
03:08Selon elle, Erwann est parti entre 19h30 et 20h.
03:12La téléphonie montre qu'Erwann a appelé Clarisse à 20h24,
03:16appel resté sans réponse.
03:18Il a ensuite laissé un message à un de ses meilleurs amis
03:21pour lui donner rendez-vous dans un pub.
03:23Mais il n'est jamais venu.
03:25Un témoin, qui habite près de la maison, assure que les deux voitures du couple
03:29étaient encore là aux alentours de 21h30.
03:32Un autre riverain certifie, lui, avoir vu l'audit été quitter la maison
03:38tout feu éteint vers minuit 45.
03:41L'autre véhicule, dit-il, n'était plus là.
03:44Les policiers ne peuvent pas exclure une altercation
03:46qui serait survenue au sein du couple,
03:48même si les renseignements décrivent unanimement
03:52Clarisse et Erwann en ménage depuis 4 ans
03:54comme très amoureux, très unis, inséparables.
03:58Ils rénorent leur maison et ils pensent à fonder une famille.
04:05Les vérifications bancaires indiquent que la carte d'Erwann Duramey
04:09a été utilisée le 20 août autour de 5h30 du matin.
04:13Deux retraits, 700 et 170 euros.
04:16Deux hommes apparaissent sur les images de vidéosurveillance.
04:19La carte bancaire a été avalée.
04:21La Toyota RAV4 de Clarisse Lignais
04:25est signalée quelques heures après la disparition dans une rue de Brest.
04:29Peu avant minuit, des policiers, en planque,
04:33interpellent deux individus qui s'apprêtaient à partir avec le véhicule.
04:37Saïd Abdelawi, pizzaiolo, 22 ans,
04:41et Jérôme B, un mineur âgé de 16 ans.
04:45Des bijoux de Clarisse Lignais sont dans la voiture.
04:47Abdelawi déclare spontanément qu'ils proviennent d'un vol
04:51chez un couple.
04:54Saïd Abdelawi, Jérôme B,
04:56deux suspects qui vont tout de suite attirer l'attention.
04:59Ils en sont sans doute beaucoup sur la disparition de Clarisse Lignais
05:02et d'Erwann Duramey.
05:04Les policiers vont faire 400 kilomètres,
05:07400 kilomètres pour tenter d'avoir la vérité.
05:09Et ce qu'ils vont découvrir sur place va vraiment les glacer d'effroi.
05:13Mais tout ça, on va en parler évidemment
05:15dans la suite de l'heure du crime.
05:17Tout de suite, il faut revenir évidemment au point de départ.
05:21C'est la maison de la rue du professeur Langevin à Brest.
05:24Peut-être un cambriolage,
05:26mais un cambriolage pour le moins étrange.
05:28Bonjour maître Loïc Cabioche.
05:31Bonjour.
05:32Merci beaucoup d'être avec nous en direct dans l'heure du crime.
05:35Vous êtes avocat dans cette affaire de Stéphane Planchet.
05:37Alors Stéphane Planchet, pour l'instant, on le laisse un petit peu de côté.
05:40On va en parler dans un instant.
05:42Il va faire partie des suspects dans ce dossier.
05:45Maître Cabioche,
05:46c'est vrai qu'il y a eu cambriolage dans cette maison.
05:49Ça paraît évident,
05:50mais c'est un peu étrange.
05:52Le coup, il n'y a pas de sang, etc.
05:55Il n'y a pas vraiment une trace de bagarre.
05:57On ne comprend pas très bien ce qui a pu se passer
05:59pour que le couple disparaisse de cette façon.
06:02Effectivement, la première impression des enquêteurs,
06:05c'est effectivement d'être dans le flou,
06:07d'avoir à la fois des indices d'un cambriolage,
06:10finalement quelque chose de malheureusement relativement banal,
06:13mais également, surtout,
06:15ce qui est très étonnant,
06:16c'est qu'il n'y a aucune trace de M. Duramé et de Mme Lignes.
06:23Les analyses qui seront faites ultérieurement dans la maison
06:26vont révéler un certain nombre de choses,
06:28mais en tout cas, au début,
06:30ils sont dans l'incertitude sur le devenir de ce jeune couple
06:34et sur leur lien
06:36ou le lien de leur disparition avec ce cambriolage.
06:39Oui, et ça, c'est quand même important.
06:41Bonjour, M. Patrick Larvore.
06:44Oui, bonjour, M. Richard.
06:45Merci de m'avoir invité dans votre émission.
06:47C'est un plaisir de vous avoir, M. Larvore.
06:49Vous êtes l'avocat, vous, d'Éric Plancher.
06:51Il fait partie aussi des suspects.
06:52Lui aussi, on en parlera un petit peu plus tard.
06:55Avec vous, M. Larvore, ce couple qui disparaît,
06:59on peut penser peut-être à une dispute,
07:01effectivement, une altercation.
07:02Tout est possible,
07:03mais là, le profil de ces deux jeunes gens
07:05ne cadre pas du tout avec ce genre de scénario.
07:09Oui, effectivement, vous avez parfaitement raison, M. Richard.
07:12C'est un couple tout à fait normal.
07:14Vous avez rappelé leur âge, ils débutaient dans la vie.
07:17Je crois qu'ils avaient acheté leur maison une année avant.
07:20Et en fait, ils s'installaient dans la vie tranquillement.
07:23Ils avaient la volonté de fonder une famille.
07:25Donc, l'hypothèse d'une dispute entre eux
07:29a vite été évacuée par les enquêteurs.
07:31Il y a autre chose qui m'a beaucoup frappé, évidemment.
07:35On est là, juste au début de cette enquête.
07:37C'est que des proches vont aller dans cette maison
07:40la visiter avec les policiers.
07:42Ils vont dire
07:43il y a eu une malle à nausier
07:45qui a disparu.
07:47M. Larvore, ça, c'est un élément
07:49j'ai envie de vous dire tout de suite,
07:51c'est inquiétant, fatalement inquiétant.
07:53Oui, tout à fait.
07:54Cette malle à nausier qu'on retrouvera après, plus tard,
07:58en Vendée,
07:59effectivement, à attirer l'attention des enquêteurs immédiatement.
08:02Et puis, il y avait un autre élément,
08:03c'était que le chien était enfermé dans la salle de bain.
08:06Donc, c'était des éléments qui apparaissaient
08:08effectivement aux yeux des enquêteurs
08:10comme étant très inquiétants.
08:12Et on est dans quelque chose qui est assez déroutant.
08:14On peut le dire comme ça, M. Larvore.
08:15Ah bah oui, bien sûr, oui.
08:17Tout à fait.
08:18C'est déroutant, on ne sait pas très bien où on va.
08:20La police est un peu perdue, il faut bien le dire.
08:22Il n'y a pas beaucoup, finalement, d'indices.
08:24Jusqu'à ce qu'on interpelle, effectivement,
08:26deux hommes qui utilisaient, qui s'apprêtaient
08:29à partir avec la voiture d'une des victimes,
08:31être Loïc Cabioche.
08:33Qui sont ces deux personnages
08:35qui apparaissent dans le décor ?
08:38Saïd Abdelawi et puis en mineur,
08:39Jérôme B, on ne donne pas son nom.
08:41Évidemment, il est mineur, il a 16 ans à l'époque.
08:44Alors, s'agissant du mineur,
08:45c'est un jeune homme un petit peu en errance
08:48qui est...
08:50Alors, la suite de la procédure
08:52va permettre de comprendre
08:52comment toutes ces personnes sont en lien.
08:55Mais on est sur quelqu'un
08:56qui est un petit peu en errance.
08:59Donc, une situation sociale
09:00sans doute assez complexe, familiale complexe.
09:03Donc, voilà.
09:03Donc, c'est ça, le profit du mineur.
09:05S'agissant de M. Abdelawi,
09:06on est aussi sur quelqu'un
09:08qui n'a pas...
09:09qui n'a pas d'antécédent important.
09:12Pas quelqu'un qu'on imagine
09:14mêlé à une affaire
09:16dont la suite révélera malheureusement la gravité.
09:19Mais quelqu'un, effectivement,
09:21dont on peut imaginer
09:21qu'il puisse être impliqué
09:22dans un cambriolage
09:23ou dans les suites d'un cambriolage.
09:25Mais c'est vrai qu'au départ,
09:27ces deux profils
09:28paraissent se dénoter
09:29par rapport à la situation
09:31à laquelle font face les enquêteurs.
09:33C'est-à-dire la disparition
09:34de ce jeune couple
09:34qui, à ce moment-là, est inexpliquée.
09:36C'est intéressant ce que vous dites,
09:38M. Cabioche.
09:38Parce que là, on part sur un profil
09:40de délinquant, tout simple.
09:42On ne s'attend pas à ce que ça...
09:43Effectivement, ce que vous avez dit,
09:44qu'on découvre un paysage aussi terrifiant.
09:48Effectivement.
09:48Dans un premier temps,
09:50on a d'un côté un cambriolage,
09:52de l'autre côté
09:53la disparition de ce jeune couple.
09:55La question du lien
09:56entre les deux
09:57est posée au début.
09:59Et puis la question du lien,
10:00surtout, entre la disparition
10:02et ces deux personnes
10:03qui sont interpellées,
10:04le mineur et M. Abdelawi,
10:06dont on n'a pas le sentiment,
10:08dès le départ,
10:09qu'ils ont l'envergure,
10:10on va dire,
10:11de participer à une disparition
10:13et la disparition
10:13d'un jeune couple comme ça.
10:16D'autres suspects
10:17et les dernières traces du couple.
10:20Clarisse Lignez,
10:21Erwann Duramey,
10:22Orange Mécanique à Brest.
10:24Ils sont retenus dans une ferme,
10:26en Vendée.
10:27Ils ont été conduits là-bas.
10:28L'enquête de l'ordre du crime,
10:30on se retrouve dans un instant
10:31sur RTL.
10:31Toute la journée,
10:33RTL vous accompagne.
10:41RTL.
10:43Votre radio.
10:45L'heure du crime,
10:47présentée par Jean-Alphonse Richard
10:48sur RTL.
10:50L'heure du crime consacrée
10:51à l'affaire Clarisse Lignez
10:52et Erwann Duramey.
10:53Un jeune couple de Brest
10:55subitement disparu
10:56de leur maison
10:56en août 2003.
10:57Le domicile a été cambriolé,
10:59les voitures ne sont plus là.
11:01Deux suspects rapidement arrêtés
11:03au volant de l'une d'eux.
11:04Ils sont interrogés.
11:09Samedi 23 août 2003,
11:10Saïd Abdelawi, 22 ans,
11:12et Jérôme B, 16 ans,
11:14sont en garde à vue.
11:15Ils reconnaissent avoir cambriolé
11:17la maison d'un couple,
11:18rue du professeur Langevin.
11:20Mais ils ignorent
11:21ce qu'il est advenu
11:22des propriétaires.
11:23Chez Abdelawi,
11:25les policiers retrouvent
11:26une carte bancaire
11:27d'Erwann Duramey
11:28et le livret
11:29de caisse d'épargne
11:30de Clarisse Lignez.
11:32Il y a aussi
11:33leur permis de conduire.
11:34Une boîte de 25 cartouches
11:36de calibre 22 longs
11:37riflet cachés
11:38sous la table du salon.
11:40Abdelawi est bavard.
11:41C'est le dénommé
11:42Stéphane Planchet,
11:44dit-il,
11:44qui l'a mis
11:44sur le cou du cambriolage.
11:46Planchet.
11:48Habite l'immeuble,
11:49juste en face
11:50du domicile des victimes.
11:51Depuis ses fenêtres.
11:53Ils surveillaient
11:54depuis des jours
11:55Clarisse Lignez
11:56et Erwann Duramey.
11:57Ils connaissaient tout
11:58de leurs habitudes,
12:00de leurs emplois
12:01du temps.
12:01Le cambriolage
12:03était donc prévu
12:04pour le 19 août
12:05au soir.
12:06Saïd Abdelawi
12:07et Jérôme B,
12:08selon eux,
12:09auraient été chargés
12:10de faire le guet.
12:11Planchet aurait visité
12:13la maison.
12:13Le cambriolage
12:14se serait terminé
12:15vers 2h du matin.
12:16Stéphane Planchet,
12:17artisan peintre,
12:18est interpellé.
12:19Il dément être impliqué
12:21dans cette affaire.
12:22Abdelawi révèle alors
12:24que Clarisse et Erwann
12:25sont retenus
12:27dans la propriété
12:27de la famille Planchet,
12:29en Vendée,
12:30à 400 km de Brest,
12:32dans le village
12:33du Champ-Saint-Père.
12:35Le portable d'Erwann Duramey,
12:37équipé d'une nouvelle puce,
12:38a, en effet, borné
12:40dans ce coin.
12:44Les policiers prennent aussitôt
12:46la direction du lieu
12:47dit Les Potries-Neuves,
12:48sur la commune
12:49du Champ-Saint-Père,
12:51non loin de la Roche-sur-Yon.
12:52Le GIPN les accompagne,
12:54on pense à une séquestration.
12:56Le corps de ferme
12:57de la famille Planchet
12:58est bouclé.
12:59Aucune trace
13:00de Clarisse Ligné
13:01et Erwann Duramey.
13:02L'audité d'Erwann
13:04est retrouvée
13:04cachée dans un hangar.
13:06Du sang
13:07et sur le joint
13:09du coffre.
13:10C'est celui
13:10du laborantin.
13:12Une cartouche
13:12de vin de long rifle,
13:14lettres E
13:14gravées sur le culot
13:16et retrouvées
13:17dans la boîte à gants.
13:18Six autres cartouches
13:19dans le vide-poche.
13:20À une cinquantaine
13:21de mètres
13:22de la maison
13:22des planchers,
13:23près d'une masure,
13:24les policiers tombent
13:25sur les traces
13:26d'un grand feu.
13:27Un brasier
13:28qui s'est consumé
13:29pendant plusieurs heures.
13:30Un morceau d'osier
13:31tressé
13:32est encore
13:33dans les cendres.
13:34Il provient sans doute
13:35de la malle
13:35volée
13:36chez le couple.
13:37Des sacs poubelles
13:38sont dispersés
13:38tout autour.
13:39Des cendres
13:40sont mêlées
13:40à des tissus humains.
13:42Le lendemain,
13:44dimanche 24 août,
13:45les restes mutilés,
13:47en partie calcinés,
13:48de Clarisse Lignès
13:49et Erwann Duramey
13:50sont découverts
13:51dans des sacs poubelles.
13:52Les corps,
13:53martyrisés,
13:54nestés de parpaings,
13:56ont été jetés
13:56dans les temps
13:57proches du Graon.
13:58Un déchaînement meurtrier,
14:00un sang-froid étonnant
14:02pour commettre
14:02de tels gestes,
14:03commente la substitut
14:05du procureur de Brest,
14:06Isabelle Joani.
14:10Cinq personnes
14:11sont écrouées.
14:12Saïd Abdelawi,
14:14Jérôme B,
14:15Stéphane Planchet
14:16et deux de ses frères.
14:17Aucune de ces personnes
14:19ne reconnaît
14:19avoir tué le couple.
14:20Jérôme certifie
14:22que seul Abdelawi
14:23est entré dans la maison
14:24en escaladant la façade.
14:26Lui,
14:26il faisait le guet.
14:27Il a sifflé
14:28aux arrivées de Clarisse
14:30puis d'Erwann.
14:31vers 22h30,
14:32il a vu Abdelawi
14:34sortir en traînant
14:34une malle en osier.
14:36Ils ont pris tous les deux
14:37la route de Vendée
14:38à bord de l'Oditté.
14:39Stéphane Planchet,
14:41lui,
14:41il suivait
14:42avec la Toyota.
14:43Aucun suspect
14:44n'évoque le moment
14:45où Clarisse et Erwann
14:46ont perdu la vie.
14:48Personne
14:48ne semble
14:49avoir
14:49rien vu.
14:51Enquête,
14:52loin d'être terminée
14:53parce que pour l'instant,
14:54il faut dire que c'est le silence
14:55qui prédomine
14:56au sein
14:57de ces suspects.
14:59Les policiers vont s'efforcer
15:01de réunir des éléments
15:02qui peuvent expliquer
15:03les toutes dernières heures
15:04du couple.
15:05Ils ne peuvent,
15:05je l'ai dit,
15:06guère compter sur ces suspects
15:07qui se renvoient tous
15:08la balle
15:09unis dans une espèce
15:10de pacte de silence.
15:12Il n'y a pas d'autre mot.
15:13On a l'impression
15:14que tout a été préparé
15:16et que tout le monde
15:17a intérêt
15:17vraiment à ne rien raconter.
15:19Qui a tué ?
15:20On va en parler
15:21dans la suite
15:21de l'émission.
15:23Alors,
15:23évidemment,
15:24tout de suite,
15:25il y a quelqu'un
15:26qui se détache
15:27dans ce groupe,
15:28c'est Saïd Abdelawi,
15:29le pizzaiolo.
15:31Maître Patrick Larvore,
15:32Saïd Abdelawi,
15:34vous êtes l'un des avocats
15:35qui sont intervenus
15:36dans cette affaire,
15:37Maître Larvore,
15:37Saïd Abdelawi,
15:39j'ai l'envie de dire
15:40que c'est le plus bavard
15:41parce que lui,
15:41tout de suite,
15:42il parle du cambriolage
15:43et puis il dit
15:44qu'ils sont retenus là-bas
15:45les deux personnes,
15:47Clarisse Lignès
15:48et Erwan Duramey.
15:50Oui,
15:51effectivement,
15:51vous avez raison.
15:54Au moment
15:55où nous en sommes,
15:56c'est-à-dire
15:57au moment
15:57de la carte à vue,
15:59c'est vrai que
16:01Saïd Abdelawi
16:03met
16:05en cause,
16:06notamment
16:06les frères Plancher
16:07comme étant à Brest
16:09et ça a été
16:09une des difficultés
16:10auxquelles
16:11j'ai été confronté
16:12lors de l'instruction
16:15car mon client,
16:16Éric Plancher,
16:17disait
16:17qu'il n'était
16:17jamais venu à Brest
16:18et c'est vrai
16:19que j'ai eu l'impression,
16:21si vous voulez,
16:22c'est que
16:23Saïd Abdelawi
16:24était le centre
16:25de gravité
16:25de cette affaire
16:26et qu'il a procédé
16:29à une fuite en avant
16:32dans l'espoir
16:32de se dédouaner
16:33de sa propre responsabilité
16:35pour avoir trouvé
16:37le bouc émissaire idéal,
16:38c'est-à-dire
16:38les frères Plancher.
16:39Je dois dire
16:40que Gérôme Barrière
16:41était également
16:42de ceux
16:42qui disaient
16:43qu'Éric Plancher
16:44notamment était à Brest
16:45ce soir-là.
16:46Et puis en plus,
16:48dernier point,
16:50Saïd Abdelawi
16:51disait que
16:53Clarisse Lignès
16:54et
16:55Erwann Duramé
16:56avaient été
16:58transférés
16:58en Vendée
16:59vivants,
16:59ce qui est apparu
17:00complètement impossible
17:01par la suite
17:02de l'enquête.
17:03Alors effectivement,
17:04il parle beaucoup
17:04de Saïd Abdelawi.
17:06Maître Loïc Cabioche,
17:07vous défendez-vous
17:08un autre frère Plancher,
17:09c'est Stéphane Plancher.
17:10Alors lui,
17:10il est particulièrement exposé
17:12parce que Saïd Abdelawi
17:14dit
17:14c'est lui
17:15qui m'a donné
17:15le cambriolage,
17:17c'est lui
17:17qui nous a mis
17:18sur le coup.
17:19Et pourquoi c'est lui ?
17:20C'est simple,
17:20il habite la maison
17:21d'en face,
17:22il regardait tout,
17:23il savait tout
17:23de ces deux jeunes gens.
17:25Il ne pouvait pas
17:26les rater ?
17:28Alors effectivement,
17:29c'est une réalité
17:30que M. Plancher
17:31habitait à proximité
17:33de la maison
17:34de Erwann Duramé
17:36et Clarisse Lignès.
17:37Il habitait
17:37dans un immeuble
17:38duquel il surplombait
17:39en partie
17:40effectivement
17:40cette maison-là
17:41et ça va être
17:42un des éléments
17:43importants
17:44à la fois
17:44dans le cadre
17:44de l'instruction
17:45et dans le cadre
17:46des deux procès.
17:48C'est vrai
17:48que M. Abdelawi
17:50le met en cause
17:51au stade
17:51de la garde à vue
17:52mais en réalité
17:54quand on regarde
17:55les versions
17:55de l'ensemble
17:57des personnes
17:57qui ont été placées
17:58en garde à vue
17:58puisqu'il y avait
17:59M. Abdelawi,
18:01Jérôme B.
18:01le mineur,
18:03Stéphane Plancher
18:04et puis d'autres membres
18:05de la famille Plancher,
18:07on s'aperçoit
18:08qu'on a des versions
18:09qui sont quand même
18:09extrêmement divergentes,
18:11extrêmement compliquées
18:12et en réalité
18:13qui ne donnent pas
18:13de réponse
18:15à la question principale
18:16à ce stade.
18:17Au début,
18:18en tout cas,
18:18c'est le devenir
18:20de Clarisse et Erwan
18:21et puis malheureusement
18:22une fois que
18:22leurs restes
18:23auront été retrouvés,
18:25essayer de savoir
18:25qu'est-ce qui s'est passé
18:26malheureusement.
18:28Donc c'est vrai
18:28qu'au début de la procédure
18:29les choses sont très confuses.
18:31Elles sont confuses
18:31effectivement,
18:32elles vont d'ailleurs
18:32un petit peu le rester,
18:33il faut bien le dire.
18:34M. Cabioche,
18:35encore un petit mot,
18:36votre client Stéphane Plancher,
18:37Vraiment,
18:38il regardait
18:39ce que faisaient
18:39les uns et les autres
18:40dans cette maison.
18:41Il avait repéré
18:43que peut-être
18:43il y avait une belle voiture
18:44à prendre,
18:45etc.,
18:46que ce couple était là
18:47à telle heure,
18:48à telle heure.
18:49Est-ce que c'est vrai ou pas ?
18:50Alors, lui a toujours contesté
18:53à avoir observé,
18:55avoir guetté
18:56la famille Clarisse et Erwan
19:00de leur maison,
19:00même si incontestablement
19:01de son habitation
19:02on voyait leur maison.
19:04Lui n'a jamais indiqué
19:05qu'il avait repéré ceci,
19:08qu'il avait préparé ses faits.
19:11Mais effectivement,
19:12c'est une réalité
19:13que de chez lui,
19:14on voyait l'habitation
19:15de Clarisse et Erwan.
19:16On sait aussi
19:17qu'il y a plusieurs
19:17des autres personnes
19:18qui ont été poursuivies
19:19dans le dossier,
19:19dont M. Abdelhaoui,
19:20qui sont déjà venus aussi
19:21chez Stéphane Planchet,
19:23qui ont pu aussi voir
19:24ce qu'on voyait
19:24peut-être de chez M. Planchet.
19:26Alors voilà,
19:26c'est une espèce
19:27de tour de contrôle,
19:28cet immeuble
19:28en face de la maison
19:29des disparus
19:31et évidemment
19:31aujourd'hui des victimes.
19:33Donc, c'est tout
19:34ce qu'on peut dire
19:35à ce stade.
19:36Maître Larvore,
19:37question pour vous,
19:39quand les policiers
19:40se déplacent
19:41jusque dans ce corps de ferme,
19:43les corps de Clarisse
19:44et Erwan,
19:46ils ont été tout le bonnement
19:47anéantis,
19:47c'est bien ça ?
19:49Oui, mais au départ,
19:51disons que les enquêteurs
19:53ne trouveront personne
19:54et c'est ensuite
19:55qu'ils constateront
19:58qu'il y avait eu un feu
19:59avec notamment
20:01un morceau
20:01de la malle d'osier
20:03qui a été récupéré
20:04et qui va amener
20:05après
20:08au sinistre scénario
20:12de la découverte
20:14de la découverte
20:15de la découverte
20:15des corps
20:15et puis de les avoir
20:16placés dans un feu
20:17et après immergés
20:18dans un lac.
20:22Maître Cabioche,
20:23la procureure,
20:25va dire
20:25que c'est un déchaînement
20:26meurtrier.
20:26C'est le moins
20:27qu'on puisse dire
20:27parce qu'on a l'impression
20:29que ces corps,
20:29je n'ai pas très bien compris,
20:30mais il y en a en partie
20:31dans des sacs plastiques.
20:32Le reste a été
20:33immergé dans un étang.
20:35On sait,
20:35il y a une espèce
20:36de déchaînement
20:37de violence
20:37qui s'est déroulé
20:39à cet endroit.
20:41Alors,
20:41ce que la procédure
20:42d'instruction
20:43a permis d'établir,
20:44c'est que les corps,
20:45après le décès
20:47des deux victimes,
20:48les deux corps
20:48ont été brûlés,
20:52donc post-mortem
20:53et ensuite,
20:55effectivement,
20:55ce qui restait
20:56malheureusement
20:57à l'issue
20:58de ce feu
20:59a été
21:01pour partie
21:02immergé
21:03dans un plan d'eau
21:03à proximité.
21:05Voilà,
21:05donc c'est essentiellement ça
21:06qui a permis
21:07de déterminer
21:08les opérations
21:09de médecine égale
21:10qui ont été faites
21:10à partir des restes
21:12qui ont été retrouvés
21:13des victimes
21:14à la fois
21:14sur le site
21:15de l'incendie
21:16et autour du site
21:17de l'incendie
21:17et dans le plan d'eau
21:19où on va retrouver
21:20également
21:20des éléments
21:22de corps humain.
21:24Deux victimes
21:25qui avaient été
21:26auparavant
21:27tuées par balle.
21:28Clarisse Lignes,
21:30Erwan Duramey,
21:31Orange Mécanique
21:32à Brest.
21:32Un mois avant,
21:33des munitions achetées
21:34pour commettre
21:35le pire.
21:36L'enquête de l'heure
21:36du crime.
21:37Comment sont mortes
21:38les victimes ?
21:38Pourquoi la jeune femme
21:39a été retrouvée
21:40sans aucun vêtement
21:42à suivre ?
21:43Dans un court instant
21:44sur RTL.
21:45Merci d'écouter RTL.
21:54RTL.
21:57Votre radio.
21:58L'heure du crime.
22:00Présenté par Jean-Alphonse Richard
22:01sur RTL.
22:04Les familles de Clarisse
22:05et Erwan,
22:06deux jeunes brestois
22:07assassinés,
22:08attendent des réponses
22:09de ce procès
22:10qui s'ouvre aujourd'hui.
22:11jusque-là,
22:13les quatre suspects
22:13se sont renvoyés,
22:14la responsabilité
22:15de ces exécutions barbares.
22:18Au programme
22:19de l'heure du crime,
22:20l'affaire Clarisse Lignes,
22:22Erwan Duramey,
22:23ce jeune couple de Brest
22:24a été tué
22:24au cours d'un obscur cambriolage
22:26dans leur maison.
22:27Des corps martyrisés,
22:28jetés au feu,
22:29puis dans un étang
22:30en Vendée.
22:31Cinq arrestations,
22:32personne n'avoue
22:33le double meurtre.
22:37Jeudi 28 août 2003,
22:39les corps de Clarisse Lignes
22:41et Erwan Duramey
22:42sont autopsiés
22:43à l'Institut médico-légal
22:44de Paris.
22:45Les victimes ont été
22:46jetées au feu
22:46après leur décès.
22:48Elles ont été tuées
22:49par balle au niveau
22:50du crâne
22:50du Vindelon Rifle.
22:52Selon les légistes,
22:53Erwan Duramey
22:54a pu être abattu
22:55alors qu'il était
22:56ligoté aux mains
22:57et aux bras.
22:58Contrairement à son compagnon,
23:00Clarisse Lignes
23:01était nue
23:02quand elle a été abattue.
23:03Elle était rentrée
23:04la première
23:05dans la maison familiale.
23:07Le ou les cambrioleurs
23:09étaient déjà sur place.
23:11Les enquêteurs
23:11n'excluent pas
23:12une attaque sexuelle,
23:14un viol
23:14qui se serait terminé
23:16en carnage.
23:17Les cartouches
23:18saisies dans une voiture
23:19et chez les suspects
23:20et chez le suspect
23:21Saïd Abdelawi
23:22sont compatibles
23:24avec les blessures
23:25des victimes.
23:26Les enquêteurs
23:27vont ainsi remonter
23:28la piste
23:29de ces munitions
23:30de marque ailée.
23:32Un armurier
23:33de Morlaix
23:34se souvient
23:35d'avoir vendu
23:35le 29 juillet 2003,
23:37soit moins d'un mois
23:39avant le cambriolage
23:41ses cartouches
23:41à deux individus.
23:42Sur photo,
23:44il reconnaît
23:45formellement
23:45l'acheteur
23:46Saïd Abdelawi,
23:48l'autre homme
23:49et selon lui
23:49Stéphane Planchet,
23:51le voisin des victimes,
23:52soupçonné
23:53d'avoir organisé
23:54le vol.
23:57Jeudi 26 février 2004,
23:59le juge d'instruction
24:00de Brest,
24:00Raymond André,
24:01mène une longue
24:02reconstitution
24:03du cambriolage.
24:04Les voitures
24:05du couple
24:05sont amenées
24:06rue du professeur
24:07Langevin.
24:08Ces véhicules
24:09ont peut-être
24:10attiré
24:10la convoitise
24:11des voleurs.
24:12Saïd Abdelawi,
24:13Jérôme B
24:13et Stéphane Planchet
24:14sont présents.
24:15On voit Jérôme B
24:16entrer dans la propriété
24:18en sautant
24:18au-dessus
24:19du mur
24:19d'enceinte.
24:20Abdelawi
24:21est aperçu
24:22qui sort de la maison
24:23en transportant
24:24une grosse valise.
24:26La malle
24:27à nausier
24:28est chargée
24:28à l'arrière
24:29de la Toyota
24:29de Clarisse Lignes.
24:30Chose rare,
24:31le juge
24:32a autorisé
24:33les familles
24:33des victimes
24:33à assister
24:34à la reconstitution.
24:35Les trois suspects
24:36se rejettent mutuellement
24:38la responsabilité
24:39de la mort du couple.
24:40Quatre mois plus tard,
24:41une deuxième reconstitution
24:43à la ferme
24:44du Champ Saint-Père
24:45en Vendée
24:45ne donnera rien.
24:48Et on retrouve
24:49l'un de nos invités
24:50dans cette heure du crime,
24:51c'est maître
24:51Loïc Cabioche,
24:52avocat de Stéphane Planchet.
24:54Stéphane Planchet,
24:54il fait partie
24:55des suspects principaux
24:57de cette tragédie.
25:00Alors évidemment,
25:00votre client,
25:01maître Cabioche,
25:02il se défend,
25:03il dit
25:03moi je n'étais pas du tout
25:04dans cette maison,
25:05je n'ai pas participé
25:07à ce carnage,
25:09je n'y suis pas
25:09pour quelque chose.
25:10Le fait est,
25:11c'est qu'il fait partie
25:12de ceux
25:13qui ont acheté
25:14les cartouches
25:15avec Abdelawi.
25:18L'armurier
25:19les a reconnus,
25:20l'armurier,
25:21il les a reconnus
25:22sur photo.
25:24Donc effectivement,
25:24il est peut-être
25:25soupçonné
25:26d'avoir tenu
25:26cette arme,
25:27votre client.
25:29En tout cas,
25:30il est effectivement
25:31vu par l'armurier
25:33dans ce magasin
25:35au moment
25:36de l'achat
25:37de munitions
25:37par M. Abdelawi.
25:40Donc voilà,
25:41maintenant,
25:42la question,
25:43mais qui restera
25:43en réalité
25:44une question permanente
25:45dans ce dossier
25:46et pour laquelle
25:46on n'aura
25:47finalement jamais
25:48de réponse
25:49très claire
25:50ni très établie,
25:51c'est de savoir
25:52qui a fait quoi
25:54très exactement
25:54dans la maison
25:55de Clarisse Lignéz
25:57et Erwann Duramé.
25:59Voilà,
26:00tout le travail
26:01des juges d'instruction
26:03qui sont succédés
26:03dans ce dossier
26:04va essayer de comprendre
26:05qu'est-ce qui s'est passé
26:06à Brest,
26:07qu'est-ce qui s'est passé
26:08le cas échéant
26:09en Vendée
26:10et ça sera difficile
26:13de le déterminer
26:14et je ne crois même pas
26:15qu'on puisse aujourd'hui
26:16être totalement affirmatif
26:18sur savoir
26:18qu'est-ce qui s'est passé
26:19et quel a été le rôle
26:20de chacun
26:21des accusés
26:23précisément,
26:23des trois principaux accusés
26:24en tout cas.
26:25M. Cabioche,
26:26le juge Raymond André
26:27qui était un juge
26:27très expérimenté,
26:28il est décédé aujourd'hui,
26:31il ne peut pas débloquer
26:32effectivement des aveux.
26:33Est-ce qu'on sait
26:34si les deux victimes
26:35ont été tuées
26:36chez elles
26:38par arme à feu
26:38donc
26:39ou bien
26:39être transportées
26:40ensuite dans les voitures
26:41ou bien
26:41est-ce qu'elles ont été tuées
26:43là-bas en Vendée ?
26:45Ça a été
26:46un des principaux
26:48points de discussion
26:49lors du premier procès
26:50de savoir
26:51est-ce que les victimes
26:52ont pu être transportées
26:54en étant encore vivantes
26:56notamment dans la malle
26:57en osier
26:59dérobée dans la maison
27:00et dont des restes
27:01calcinés
27:02ont été retrouvés
27:03en Vendée.
27:04Ça a été un des sujets
27:05principaux,
27:05une des questions
27:06qui ont été posées
27:07aux médecins légistes.
27:08Un médecin légiste
27:09lors du premier procès
27:10a considéré
27:11que ça n'était pas
27:12impossible
27:13qu'une personne
27:14puisse être restée
27:15vivante dans la malle
27:16pendant les quatre heures
27:18de route
27:19malgré le caractère
27:21étriqué
27:22de cette malle.
27:24D'autres magistrats,
27:26d'autres légistes
27:27l'ont plutôt exclu.
27:30on sait seulement
27:31parce que ce sont
27:31les résultats
27:32des analyses
27:33médico-légales
27:34que Clarisse
27:35et Erwin
27:36ont été tuées
27:38par balle,
27:39par un coup de feu
27:40au crâne
27:43et que leurs corps
27:44ont été brûlés
27:45post-mortem.
27:46Au-delà de ces éléments-là,
27:48c'est très compliqué
27:48de savoir en réalité
27:49qu'est-ce qui s'est passé
27:50et où ça s'est passé.
27:51Alors d'accord,
27:52c'est une exécution,
27:53en tout cas ça ne fait pas
27:53l'ombre d'un doute.
27:54Maître Patrick Larvore,
27:55vous êtes l'avocat
27:56d'Éric Plancher,
27:57l'un des suspects
27:58dans cette affaire.
27:59Maître Larvore,
28:00la jeune femme,
28:01Clarisse Lignès,
28:02elle est retrouvée nue.
28:03Là, on va se poser
28:04beaucoup de questions
28:04parce qu'on va se dire
28:05après tout,
28:06c'était peut-être
28:07un cambriolage
28:08et puis il y a eu
28:08un viol
28:09et tout a dégénéré.
28:10C'est un des scénarios
28:11qui a été avancé,
28:12Maître Larvore.
28:14Oui, tout à fait.
28:15Ça a été une question
28:17lancinante
28:17qui s'est posée
28:18à l'occasion
28:19de l'audience
28:20de la Cour d'assises
28:20de l'Ouhr-Atlantique.
28:23C'est vrai
28:23que les familles
28:25des victimes
28:26se demandaient
28:27ce qui s'était passé
28:28et c'était
28:30assez difficile
28:31pour eux
28:32de supporter
28:33ce genre
28:33d'hypothèses.
28:35Bien sûr.
28:36Par contre,
28:37je reviens en arrière,
28:38c'est vrai que
28:39quand,
28:41je vous le disais
28:42tout à l'heure,
28:43Saïd Abdelawi
28:43et Jérôme Barrière
28:44figeaient
28:45les frères Plancher
28:46à Brest
28:47au moment du cambriolage
28:49et c'est vrai que
28:50ils disaient d'ailleurs
28:51que les corps
28:52avaient,
28:53enfin,
28:53les victimes
28:54avaient été transférées
28:55vivantes
28:57en Vendée.
28:58Jusqu'à la propriété.
28:58En fait,
28:59je me rappelle
29:00que c'était
29:01le professeur Roda,
29:02je crois,
29:03qui avait indiqué
29:04à l'audience
29:05que pour respirer,
29:06il fallait de l'espace
29:07et que Clarisse Lignéz
29:09et Erwann Durame
29:10n'étaient pas
29:11des contorsionnistes.
29:12D'autant plus
29:13que je crois
29:13Erwann Durame,
29:15c'était une de ses amis,
29:16une de ses amis médecins,
29:18avait indiqué
29:19qu'il était
29:19à moitié claustrophobe.
29:20Donc,
29:22ce n'était pas possible
29:22d'imaginer
29:23que les deux victimes
29:26soient arrivées vivantes
29:26en Vendée.
29:27Ce qui était important
29:28pour moi
29:29et pour l'Éric Plancher
29:30que je défendais
29:31puisque ça permettait
29:33d'isoler,
29:34en fait,
29:34en quelque sorte,
29:35les meurtres
29:37sur Brest.
29:38Alors qu'effectivement,
29:39moi,
29:39j'étais déréclenché
29:41et toujours indiqué
29:42qu'il était resté
29:45en Vendée
29:46et qu'il n'avait pas
29:47voyagé jusqu'à Brest.
29:48Trois ans après les faits,
29:50le premier procès.
29:52Clarisse Lignéz,
29:53Erwann Durame,
29:54Orange Mécanique
29:54à Brest.
29:55Elle nous a dit
29:56prenez tout,
29:57je ne dirai rien,
29:58on l'a ligoté
29:59avec du scotch,
30:00on l'a monté
30:01dans la chambre.
30:02L'enquête
30:02de l'heure du crime,
30:03on se retrouve
30:03dans un instant
30:04sur RTL.
30:24Retour dans l'heure du crime
30:25sur l'affaire
30:25Clarisse Lignéz,
30:26Erwann Duramey.
30:27Ce couple de trentenaires
30:28a été tué
30:29lors d'un cambriolage
30:30à Brest.
30:31En août 2003,
30:32des corps jetés
30:33dans un brasier
30:34puis dans un étang,
30:35une violence barbare.
30:36Trois ans plus tard,
30:37quatre hommes sont jugés.
30:41Mardi 7 novembre 2006,
30:43Saïd Abdelawi,
30:4425 ans,
30:45Jérôme B,
30:4620 ans,
30:46Stéphane Planchet,
30:4733 ans,
30:48et son frère Eric,
30:4932 ans,
30:50comparaissent
30:50devant la cour d'assises
30:52des mineurs
30:52de la Loire Atlantique
30:53à Nantes.
30:54L'un des accusés,
30:55Jérôme B,
30:56était effectivement mineur,
30:5816 ans
30:59à l'époque des faits.
31:00Les audiences
31:01se tiennent à huit clos.
31:02A une interruption
31:03d'audience,
31:04les mères de Clarisse Lignaise
31:05et Erwann Duramey
31:06font éclater leur peine.
31:08Ce sont des monstres,
31:09pleurent-elles.
31:10Le père d'Erwann Duramey
31:12indique,
31:12nos enfants n'ont pas
31:13mérité cela.
31:14On veut connaître
31:15la vérité
31:16et en même temps,
31:17on a peur de savoir.
31:18Saïd Abdelawi,
31:20l'un des principaux accusés,
31:21promet de dire
31:22toute la vérité,
31:23mais il ne dira rien.
31:26Les familles des victimes
31:27déchantent.
31:28Impossible de savoir
31:29ce qui s'est réellement passé.
31:30On ne sait pas
31:31ce qui a pressé
31:33la détente
31:34confie le papa de Clarisse.
31:36Impossible encore
31:37de savoir pourquoi
31:37les Corses
31:38ont été à ce point
31:39martyrisées.
31:40Et puis pourquoi
31:41Clarisse Lignaise
31:43était déshabillée ?
31:44Verdict,
31:45perpétuité pour
31:46Abdelawi
31:46et Stéphane Planchet.
31:4830 ans pour Jérôme Bay,
31:498 ans pour
31:50Éric Planchet.
31:55Mardi 25 mars 2008,
31:57Saïd Abdelawi,
31:58Stéphane Planchet
31:59et Jérôme Bay
31:59sont rejugés en appel
32:01devant la cour d'assises
32:02d'Ille-et-Vilaine
32:02à Rennes.
32:03Même si c'est un nouveau
32:05couteau dans le cœur,
32:06il faut être là,
32:06disent les familles.
32:07Saïd Abdelawi,
32:08qui n'a cessé
32:09de changer de version
32:10au fil des interrogatoires,
32:12passe de nouveaux aveux.
32:14Il raconte
32:15qu'il était dans la maison
32:16avec Jérôme.
32:17Jérôme avait la carabine.
32:19La femme lui a dit
32:21« Prenez tout,
32:22je ne dirai rien. »
32:24On a pris son portable
32:25et sa carte,
32:26puis je l'ai ligoté
32:27avec du scotch,
32:28les mains devant.
32:29On l'a monté
32:30dans la chambre.
32:31Ils ont ensuite
32:31surpris Erwann
32:32qui est rentré chez lui.
32:34Abdelawi l'affirme
32:35« Jérôme a tué
32:37la victime,
32:38à savoir Clarisse,
32:39puis il a passé l'arme
32:41à Stéphane Planchet
32:42qui a tué
32:42le victime,
32:44dit-il,
32:45à savoir Erwann. »
32:47Il ne prononce
32:48jamais
32:48les noms du couple
32:49Jérôme
32:50et Planchet
32:52démentent
32:52sans pour autant
32:53avancer
32:54un nouveau scénario.
32:58Et j'ai envie de dire
32:59qu'il y a une double peine
33:00pour les familles
33:01des victimes
33:02parce qu'elles endurent
33:03un calvaire
33:04depuis plusieurs années
33:05après avoir perdu
33:06leurs enfants.
33:07Et puis,
33:08il y a cette vérité
33:09qui ne surgit pas,
33:10qui ne vient pas.
33:11Il y a beaucoup de lâcheté
33:11effectivement dans cette histoire.
33:13Maître Patrick Larvor,
33:14vous êtes l'avocat
33:15d'Éric Planchet,
33:16celui qui avait un rôle
33:17moindre dans cette affaire.
33:18Il a été condamné
33:18à 8 ans
33:19lors du premier procès.
33:21Un mot tout de même
33:22sur ces familles
33:23des victimes.
33:24Elles étaient en droit
33:25d'attendre quelque chose,
33:27d'avoir des révélations.
33:28Elles ne les ont pas ?
33:30Oui, effectivement,
33:31vous avez raison,
33:32M. Richard.
33:32Je peux vous dire
33:33que j'ai le souvenir
33:34d'une audience
33:35où il y avait
33:36un poids émotionnel énorme,
33:37une intensité incroyable
33:40de voir pendant 16 jours
33:42ces familles
33:42qui venaient tous les jours
33:44dans cette salle d'audience.
33:46Je dois dire
33:47qu'il y avait
33:48une telle intensité
33:50émotionnelle
33:51que le procès
33:52s'est déroulé.
33:53Nous étions,
33:53je ne sais pas,
33:54s'agissant de mon confrère
33:56Cabioche
33:57que je salue au passage,
33:58s'il avait bénéficié
34:00d'une protection rapprochée,
34:01mais il y avait le GIPN
34:02qui m'avait protégé
34:04dans cette audience.
34:06Alors,
34:06pour en revenir
34:07à cette audience,
34:09c'est vrai que
34:10n'ayant pas la réponse
34:11de savoir
34:12qui avait tué
34:14ces deux jeunes,
34:17je dois dire
34:17assez intelligemment,
34:19d'ailleurs,
34:19le juge d'instruction
34:20avait renvoyé
34:23devant la cour d'assises
34:24Saïd Abdelawi,
34:25Stéphane Blanchet
34:26et Jérôme B.
34:27pour séquestration
34:28suivie de mort
34:29et vol avec violence
34:30suivie de mort
34:30alors que mon client
34:32Éric Blanchet,
34:32lui,
34:33était poursuivi
34:33simplement pour recel
34:34de vol aggravé
34:35et de destruction
34:36de preuves.
34:37Et donc,
34:38si vous voulez,
34:38j'ai été confronté
34:39à une audience
34:40qui était complètement
34:41déséquilibrée
34:42puisqu'il y avait
34:43le trio d'un côté
34:44et puis mon pauvre
34:46Éric Blanchet
34:47de l'autre.
34:48Et en fait,
34:49j'ai été confronté
34:50à deux problèmes,
34:51c'est-à-dire
34:52faire face
34:53à cette émotion
34:53qui existait
34:54dans la salle
34:55d'audience.
34:56Le président,
34:57d'ailleurs,
34:57ayant indiqué
34:58au tout début
34:59de l'audience
35:00que l'audience
35:02était le temps
35:02de l'émotion,
35:03le temps du jugement
35:04était le temps
35:04de la raison.
35:05Et puis,
35:06le deuxième problème
35:07auquel j'étais confronté,
35:08c'était l'amalgame.
35:09C'est-à-dire que j'ai plaidé
35:11l'ascenseur répressif.
35:13Je comprends tout à fait.
35:14Effectivement,
35:14vous êtes dans une position
35:15un peu compliquée.
35:17Maître Loïc Cabioche,
35:18vous êtes avec nous,
35:19vous entendez évidemment
35:19ce que dit votre confrère,
35:21Maître Patrick Larvore.
35:22Vous êtes l'avocat,
35:23vous, de Stéphane Blanchet.
35:24Pour vous,
35:24l'affaire est beaucoup
35:25plus compliquée.
35:26Qu'est-ce qu'il faut penser
35:27des déclarations
35:28de Saïd Abdelawi ?
35:29Alors, il a beaucoup parlé
35:30au cours de l'instruction,
35:31mais là,
35:31il balance des choses
35:33vraiment très directes.
35:34Il dit, par exemple,
35:35que votre client,
35:35Stéphane Blanchet,
35:37il a tué une des victimes.
35:39Effectivement,
35:40ça a été
35:41une des énièmes versions
35:44de M. Abdelawi.
35:45En réalité,
35:46c'est comme ça
35:47qu'il faut interpréter
35:48les dires de celui-ci.
35:49C'est que
35:50ces versions
35:51se sont enchaînées
35:52au fur et à mesure
35:53de la procédure.
35:54Plusieurs versions
35:55en garde à vue,
35:56plusieurs versions
35:57devant les juges d'instruction,
35:59plus ce qu'il a dit
36:00aux reconstitutions,
36:01ce qu'il a dit
36:02au premier procès,
36:03ce qu'il a dit
36:03au second procès.
36:05Voilà,
36:05à force
36:07la vérité.
36:09Malheureusement,
36:09comme on dit souvent,
36:10la vérité,
36:10il n'y en a qu'une seule.
36:11À partir du moment
36:12où les versions
36:12s'enchaînent comme ça,
36:13en réalité,
36:14on ne sait plus très bien
36:15où est la vérité.
36:17Ce qui est certain,
36:18c'est que
36:18toutes les versions
36:19de M. Abdelawi
36:20avaient
36:22la particularité
36:23de le dédouaner lui.
36:25C'est-à-dire
36:26qu'à chaque fois,
36:27il se tenait
36:28à distance
36:29des gestes
36:31ayant abouti
36:32au décès
36:32de Clarisse-Lignès
36:34et d'Erwane Duramé.
36:35Et il en faisait
36:36porter la responsabilité
36:37sur l'un ou l'autre
36:39des mises en examen.
36:41Je crois que
36:42le procès de Rennes,
36:43mais vous l'évoquerez
36:44sans doute ensuite,
36:45a dessiné
36:47une hiérarchie
36:47assez claire
36:48sur la façon
36:49dont les choses
36:50s'étaient probablement passées,
36:52même si encore aujourd'hui,
36:53il est difficile
36:53de le savoir précisément.
36:54Et on va voir effectivement
36:55ce que va être
36:56ce deuxième
36:57et ultime verdict.
36:58Clarisse-Lignès,
36:59Erwane Duramé,
37:00Orange Mécanique à Brest.
37:02En 2003,
37:02j'ai fait le choix
37:03de faire souffrir,
37:04j'ai commis des actes monstrueux.
37:06Je vous retrouve tout de suite
37:07sur RTL.
37:20Dans l'heure du crime,
37:22l'affaire Clarisse-Lignès,
37:23Erwane Duramé.
37:24Ce jeune couple amoureux
37:25a été tué à la carabine
37:26à Brest en 2003
37:27puis jeté dans un feu
37:29et dans un étang.
37:30Trois suspects principaux
37:32condamnés en 2006,
37:33rejugés en 2008.
37:34Voici le verdict.
37:38Vendredi 11 avril 2008,
37:40Saïd Abdelawi
37:41est de nouveau condamné
37:42à la perpétuité
37:43avec 22 ans de sûreté.
37:45Stéphane Planchet
37:46qui avait écopé
37:47de la perpétuité
37:48au premier procès
37:49est puni de 30 ans.
37:51Jérôme B bénéficie
37:52de l'excuse de minorité.
37:53Sa peine passe
37:54de 30 à 20 ans.
37:59Stéphane Planchet
38:00avait été le dernier
38:01à s'exprimer.
38:02En août 2003,
38:04disait-il,
38:05j'ai fait le choix
38:06de faire souffrir
38:07les familles
38:08des victimes
38:08et ma fille.
38:09J'ai commis
38:10des actes monstrueux.
38:12Je veux être jugé
38:13pour ce que j'ai fait.
38:17Des familles
38:17qui après 5 ans
38:19d'épreuve
38:19et 2 procès
38:20sont sorties
38:21sans dire un mot
38:22de la salle d'audience
38:23sans avoir non plus
38:25obtenu les réponses
38:26sur les calvaires
38:27de leurs enfants.
38:28Pas de réponse
38:29à ce procès.
38:31Lorsqu'on a assisté
38:32à ces audiences,
38:33on s'aperçoit
38:34que la vérité,
38:35on ne peut pas la trouver.
38:36En tout cas,
38:36elle n'est pas sortie
38:37de la bouche
38:38de ces accusés.
38:40Maître Loïc Cabioche,
38:41je reviens vers vous.
38:42Vous êtes l'un de nos invités,
38:43avocat de Stéphane Planchet.
38:45Alors Stéphane Planchet,
38:46effectivement,
38:48il avait écopé
38:49de la perpétuité.
38:50Là, il est puni
38:51de 30 ans de prison.
38:53Il a ce mot,
38:54vous allez peut-être
38:54en doute me l'expliquer.
38:55Il dit
38:55« J'ai commis
38:56des actes monstrueux ».
38:58Qu'est-ce qu'il veut dire
38:59votre client
38:59par ces mots ?
39:02Je crois que ces mots
39:03se suffisent à eux-mêmes.
39:04Les faits sont
39:06effectivement monstrueux.
39:08Stéphane Planchet
39:08reconnaît avoir participé
39:10à ces faits,
39:11même si ses gestes matériels
39:13sont peut-être indéterminés.
39:15Et il reconnaît
39:16sa responsabilité
39:17dans ces faits,
39:18ce qui explique la peine,
39:19mais aussi la hiérarchie
39:21peut-être mise
39:21par la cour d'assises d'appel.
39:23Des mots,
39:24des regrets,
39:24il y en a eu
39:25au cours de ces deux procès
39:26ou on est bien loin
39:28de tout ça ?
39:30On ne peut pas dire
39:31que le procès
39:33a été inondé
39:34de regrets
39:35des accusés,
39:37malheureusement.
39:39Quels que soient les regrets,
39:40de toute façon,
39:40ils n'auraient pas été
39:41à la hauteur
39:42de la monstruosité
39:43de l'affaire.
39:44Je crois que chacun
39:46avait surtout à cœur
39:47de se sortir
39:48le moins mal possible
39:50de cette abominable affaire.
39:52Maître Patrick Larvore,
39:54à vous,
39:54avocat d'Éric Plancher,
39:55alors lui,
39:55il a été condamné
39:56au premier procès,
39:57il n'était pas en appel,
39:58il a eu un rôle
39:59vraiment très secondaire
40:01dans cette affaire.
40:02On a l'impression
40:02que les accusés,
40:04dont l'un d'eux,
40:05en tout cas,
40:06ou deux peut-être,
40:07ou même trois,
40:08ont donné la mort,
40:09ils ne peuvent pas raconter
40:11ce qui s'est passé
40:11parce que c'est trop grave,
40:13c'est trop épouvantable,
40:14c'est indicible.
40:15C'est bien ça,
40:15Maître Larvore ?
40:17Oui,
40:17certainement,
40:18et puis c'est toujours pareil,
40:19on est souvent
40:21en cours d'assises
40:23confrontés à des accusés
40:24qui n'osent pas
40:24reconnaître
40:25ce qu'ils ont fait
40:26exactement,
40:27pour de multiples raisons.
40:29Mais c'est vrai que,
40:30comme le disait
40:31mon confrère Cabioche,
40:32je prends le jugement
40:32en appel auquel
40:33je n'ai pas participé
40:34à hiérarchiser
40:36un peu les responsabilités,
40:37et c'est vrai
40:37que je reprendrai
40:38une formule
40:39que j'avais entendue,
40:40je crois que c'était
40:41de l'avocate
40:42de la partie civile,
40:43qui avait eu
40:44l'occasion
40:44d'indiquer
40:45que Saïd Abdelawi
40:47était un mythomane
40:48violent,
40:48il avait besoin
40:49d'une tête,
40:51Stéphane Plancher
40:51avait besoin
40:52d'une main
40:52rongée par l'envie,
40:54et Jérôme B
40:55avait besoin
40:55d'une bande.
40:57C'est vrai
40:58que c'était
40:59très compliqué.
41:00Maintenant,
41:01la question posée
41:02à la corde assise
41:03n'était pas
41:03de savoir
41:04qui avait tué
41:04Clarisse Lignès
41:05et Juan Duramey
41:06compte tenu
41:07des infractions
41:08qui leur étaient reprochées
41:09comme je l'ai pu
41:09le dire précédemment.
41:12Donc la vérité,
41:13évidemment,
41:13on ne l'a pas.
41:15Maître Larvoire,
41:15juste un mot,
41:16on a touché
41:16à la barbarie
41:17dans cette affaire.
41:19Même si on ne sait
41:20pas très exactement
41:21la manière
41:21dont ont été tués
41:22les uns et les autres,
41:23mais c'est épouvantable.
41:25Ah oui,
41:25c'est un des souvenirs
41:28de procès
41:29les plus difficiles
41:30auxquels j'ai pu
41:31participer
41:31avec,
41:32comme je le disais déjà,
41:33une intensité
41:34et un poids émotionnel
41:35énorme
41:36avec des familles
41:37qui, visiblement,
41:39se lisaient
41:39sur leur tête
41:40souffraient énormément
41:41et malheureusement
41:42ils n'ont pas eu
41:42les réponses
41:43qu'elles attendaient.
41:44Maître Loïc Cabioche,
41:45on arrive au bout
41:45de cette émission,
41:46vous êtes d'accord
41:46avec ce que dit
41:47Maître Larvor ?
41:47Vous partagez ce sentiment
41:49de barbarie intense ?
41:51C'est un procès
41:51qui vous a marqué aussi ?
41:53Absolument,
41:54je partage très exactement
41:56ce qu'a dit
41:56Patrick Larvor.
41:57On est tous ressortis
41:59de cette affaire-là
42:00avec, malheureusement,
42:01un sentiment d'horreur
42:04devant la gravité des faits.
42:06Et le fait
42:06qu'on n'a pas
42:07effectivement encore
42:08la vérité,
42:08donc on pense encore
42:09aux familles aujourd'hui
42:11de Clarisse Lignaise
42:11et Erwann Duramé.
42:13Cette émission
42:13d'ailleurs leur est dédiée
42:15à ces familles
42:16qui n'ont pas eu
42:17la vérité
42:18dans cette affaire
42:19épouvantable.
42:19Merci Maître Loïc Cabioche
42:21et Maître Patrick Larvor
42:22d'avoir été les invités
42:23de l'heure du crime.
42:23Merci à l'équipe de l'émission,
42:25rédactrice en chef
42:26Justine Vignot, préparation
42:27Marie Bossard, Lili,
42:28l'Abbaye, réalisation en direct,
42:30Jonathan Griveaux.
42:31Merci d'avoir regardé cette vidéo !
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