00:00Toute la vérité. Troisième temps, est-ce que des violences urbaines inacceptables se sont installées et infiltrées dans le mouvement
00:06?
00:07La réponse est oui. Est-ce que c'est à ce point difficile que de le condamner et de le
00:11reconnaître ?
00:12Et dernier point, aujourd'hui, en ce moment même, nous avons 200 lycées en France, seulement si j'ose dire,
00:19mais c'est déjà trop, 200 lycées,
00:21dans lesquels la situation est en train de s'enquister avec une violence inédite.
00:25Est-ce que ça, ça correspond au droit de manifester, au droit de grève et à toutes les expressions que
00:30la démocratie sociale autorise par notre Constitution ?
00:33La réponse est non. Lorsque les organisations syndicales étudiantes ou lycéennes déposent auprès des préfectures, auprès du ministère de l
00:40'Intérieur,
00:41des demandes de manifestation, elles sont autorisées. Et pour quelles raisons ? Parce que précisément, elles sont sécurisées.
00:47Mais, mesdames, messieurs les sénateurs, ne jouez pas double jeu. Vous jouez double jeu avec vos alliés de la France
00:52insoumise sur ce sujet depuis le début.
00:54Vous soufflez sur les braises et ensuite, vous faites semblant de condamner la violence. Et même là, vous avez oublié
00:59de le faire.
01:00Cette hypocrisie fait du mal. Elle fait du mal à la France. Elle fait du mal aux services publics de
01:05l'éducation nationale.
01:06Et pardonnez-moi, puisqu'on va quand même parler du fond, puisque personne n'en a parlé dans votre question.
01:11Pardon, monsieur le président Cannaire, vous avez fait une question très, très large et très politique. C'est votre droit.
01:15Et désormais, c'est la deuxième question très large et très politique.
01:18Vous avez une plateforme en ligne qui permet de donner la parole aux lycéennes et aux lycéens. Elle a été
01:23accueillie avec beaucoup de mépris.
01:25100 000 contributions. Monsieur Gontard, je pense que 100 000 lycéennes et lycéens méritent notre respect.
01:31Ils ont pris le temps de déposer justement des contributions.
01:35Qu'est-ce que nous apprenne justement la plateforme ? Parce qu'un peu de transparence, je pense, pourra peut
01:40-être aussi montrer que la classe politique,
01:42parfois met des mots dans la presse qui ne correspondent pas à ce que la jeunesse vient nous dire par
01:45ailleurs, souffrant d'humilité.
01:4879,9% des remontées de cette plateforme concernent l'organisation du temps scolaire et des emplois du temps
01:57avec une différence en fonction des lycées qui est absolument incroyable.
02:03Je suis en train de vous dire que la situation est différente d'un lycée à l'autre.
02:07Ça ne semble pas vous intéresser. Revenons à la politique politicienne. Vous aurez bientôt des campagnes pour le faire. Ne
02:13vous inquiétez pas.
02:15Oui, je la regarde en face justement. C'est ce que je suis en train de vous dire.
02:18Deuxième des choses, 51,5% des remontées concernent les problèmes bâtimentaires.
02:25Mais vous représentez les collectivités locales. Vous n'allez pas quand même jeter l'opprobre sur les élus régionaux, Madame
02:31la Présidente.
02:31Vous êtes sénatrice. Il faut savoir.
02:36Et pareil, puisqu'on se dit la vérité, les chiffres démontreront que la réalité est très différente d'un conseil
02:43régional à l'autre.
02:44Tout simplement parce que toutes les gestions ne se valent pas, Madame la Présidente.
02:47Et je sais de quoi je parle. J'ai repris une collectivité à la gauche qui a négligé le bâtimentaire
02:51collège pendant des années.
02:55Donc, vous voulez la transparence et le débat. Moi, je la propose puisque depuis 15 jours, je vois l'extraordinaire
03:04politisation.
03:05Je ne suis pas surpris. Mais je pense qu'au bout d'un moment, rien ne résistera à la transparence.
03:11Et on peut continuer sur l'ensemble des contributions. 28,4% sur les remplacements.
03:16Mais on aura le débat dans cet hémicycle. Pardon, mais la question de la démographie.
03:22Je le disais pour les sujets budgétaires, pour le ministre président Cannaire.
03:26Pour les lycées, vous aurez pratiquement 1,7 million d'élèves en moins d'ici 2035. 1,7 million.
03:37C'est un défi absolument incroyable. Et vous voyez bien les deux scénarios qui existent.
03:44Le premier, irréaliste et brutal, qui consiste à prendre tout le dévident démographique et à l'appliquer budgétairement à l
03:51'aveugle,
03:51en diminuant considérablement le nombre d'enseignants. Certains le proposent.
03:56Ou le mouvement complètement irréaliste et démagogue, qui consiste à dire on se moque de la démographie, on ne change
04:03rien.
04:04Pardon, il y a un chemin entre les deux de sagesse, un chemin de planification.
04:10Qu'est-ce que fait Edouard Jeffrey depuis 6 mois avec l'expérimentation dans les 18 départements ?
04:15Là aussi, quand on fait des visites ministérielles, on ne peut pas avoir des gens qui nous disent sur le
04:18terrain
04:19« Votre truc est vachement bien », puis quand on se retrouve ici, le taper politiquement avec beaucoup de cynisme.
04:24Le double discours, ça suffit. Donc on le voit bien, la planification, comme on l'a fait dans les années
04:2960-70,
04:30en se posant les bonnes questions, ne peut pas avoir un Sénat qui parfois, à l'automne, nous explique à
04:35nous, gouvernement,
04:36qu'on ne supprime pas assez de postes, et parfois les mêmes groupes qui font des questions au gouvernement en
04:40avril,
04:40en disant « Il y a des classes qui ferment ». Stop au double discours aussi.
04:44Donc, je le dis, ce gouvernement n'a pas d'échéance électorale, ce qui lui donne une très grande liberté
04:56pour regarder, dès le mois de novembre et dès le mois de décembre, dans la plus grande clarté,
05:00dans la plus grande transparence, dans cet hémicycle, les modifications qui pourront être faites sur le budget de l'éducation
05:05nationale.
05:06Et là, on sera loin des grands discours, pour le coup, on sera avant le concret, amendement, contre-amendement,
05:11et pour le coup même, la présidente, j'ai été piqué au vif sur l'absence de condamnation de violences
05:15tout à l'heure,
05:15mais loyalement, les ministres et votre serviteur, nous serons à la disposition de tous les présidents de groupe ici,
05:21quels qu'ils soient, pour travailler, pour améliorer le budget de l'éducation nationale, mais sans démagogie.