00:00Concernant ce mouvement lycéen, moi je suis engagé le 1er octobre en tant que responsable du dispositif sur Saint-Chamon.
00:07Dès 7h30, il y a un blocage du lycée Claude-le-Bois avec un incendie sur le portail du lycée
00:13qui nous conduit à intervenir évidemment en protection des sapeurs conquiers et de l'établissement.
00:18Donc je demande des renforts à Saint-Etienne.
00:20On intervient avec une manœuvre pour mettre à distance les manifestants.
00:26On a des barils de 4 qu'ils ont constitués avec un usage de gaz lacrymogène
00:31pour repousser les manifestants à distance de l'établissement et protéger l'action des sapeurs-pompiers.
00:37Et puis on fait ça sous une pluie de projectiles, des pavés, des mortiers d'artifices, des palettes qui nous
00:44jettent dessus.
00:46Les manifestants s'éloignent, je dirais même les manifestants parce qu'en fait il y avait des manifestants
00:51et puis des gens qui étaient le visage cagoulé, qui étaient habillés en noir.
00:55Ils ne sont pas des lycéens à ce moment-là ?
00:57Ils ne sont pas des lycéens ?
00:59Écoutez, il y avait au début des lycéens qui cherchaient simplement à accéder au cours
01:03et puis il y avait une partie qui était là pour s'en prendre à nous, s'en prendre à
01:07l'établissement.
01:08Et après quelques minutes, les lycéens se sont éloignés.
01:12Et toute la matinée, ça a été une confrontation avec ces groupes de casseurs
01:17qui étaient entre 50 et 100, ça dépendait du moment.
01:21Ce qui était assez marquant, c'est que vers le milieu de la matinée,
01:24ils ont bénéficié, ils ont récupéré des mortiers d'artifices,
01:31ils ont attaqué, ils ont fait un mouvement sur notre position,
01:34on était en protection du lycée, ils ont fait un mouvement sur notre position.
01:38C'est à cette occasion qu'on a plusieurs blessés dans nos rangs,
01:42je ne suis pas le seul à être blessé, on a eu trois blessés.
01:44J'ai un officier de police, une capitaine qui a été blessée à la jambe
01:48et un autre policier blessé au pied.
01:50Et puis moi, j'ai effectivement pris un mortier d'artifice
01:53qui m'a impacté à la lisière haute du gilet pare-balles
01:56qui a transpercé le matériel et m'a occasionné une brûlure
02:00sous les quatre couches de matériel que j'avais
02:02et m'a percé les deux tympans.
02:04Donc ça montre la dangerosité évidemment de ces dispositifs
02:09qui sont en place par certains.
02:11On vous visait directement avec le mortier d'artifice.
02:13Mais quand notre invité déclare que si les policiers n'étaient pas là,
02:17il y aurait moins de tensions et ça se passerait de manière plus pacifique,
02:20qu'est-ce que vous répondez, monsieur le commissaire ?
02:24Écoutez, c'est très simple.
02:25Nous, quand on intervient, ils sont en train de brûler le lycée.
02:29Ils sont en train de dégrader le lycée.
02:31La posture initiale n'était pas forcément d'intervenir.
02:34Quand on a des jeunes casseurs, parce que je pense que ce sont des casseurs,
02:38on peut remplacer ces termes, qui brûlent le lycée,
02:42ça me paraît adapté d'engager nos forces pour protéger l'établissement scolaire
02:48et protéger les pompiers.
02:49Par ailleurs, quand on se trouve devant le lycée et qu'on a entre 50 et 100 mecs cagoulés
02:55qui avancent sur nous en nous tirant à tir tendu des mortiers
02:58et qui blesse trois policiers, je pense qu'il n'y a pas de...
03:01En tout cas, dans ce que j'ai pu être témoin sur Saint-Chamond et dans la loi,
03:07il n'y a pas eu de disproportion dans notre usage de moyens.
03:09On a toujours évidemment un souci constant de la proportion dans les moyens qu'on engage
03:14sur cette journée-là.
03:15On a eu trois policiers blessés, on a eu un personnel éducatif qui est blessé
03:21et zéro blessé chez les manifestants.
03:23Je peux en témoigner parce que j'étais présent.
03:25Il n'y a eu aucun contact direct entre les forces de police et les manifestants.
03:30Les seuls blessés, ils sont côté police.