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[#Journal] Le 19H30 du 14 Octobre 2026

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00:01...
00:15Mesdames et messieurs, bonsoir, soyez les bienvenus dans le 19h30 sur GMT TV.
00:20En l'actualité de ce mercredi 14 octobre 2026, le Gabon a levé 580 millions de dollars américains,
00:26soit près de 340 milliards de francs CFA à travers une nouvelle émission d'euro-obligation.
00:32L'annonce a été faite ce jour par le ministère de l'économie, des finances, de la dette et des
00:36participations, vous le ferez.
00:37En ouverture, le financement des retraites et des responsables politiques relance le débat sur les régimes spéciaux au Gabon.
00:45Invité sur le Gabon 1ère, le député Jean-Gaspin Dottoumaïa a plaidé pour un changement de modèle au cours d
00:52'un débat avec d'autres parlementaires.
00:53On regarde.
00:54Mais j'ai dit qu'il fallait supprimer les régimes spéciaux de retraite.
00:57Supprimer les régimes spéciaux de retraite, donc je ne m'adressais pas au seul régime des parlementaires,
01:02mais à l'ensemble des régimes spéciaux, c'était de dire qu'il faut les supprimer pour les remplacer par
01:06d'autres.
01:07La question du financement des régimes spéciaux de retraite continue de susciter de vives controverses.
01:13Invité le dimanche 11 octobre sur le plateau de l'émission Weekend Matin sur Gabon 1ère,
01:17le député Jean-Gaspin Dottoumaïa a croisé le fer avec d'autres parlementaires à l'instar de Justine Lecogo et
01:24Fiacre Mpako Ngoma.
01:26Les débats se sont cristallisés autour de ces mécanismes dérogatoires qui profitent aux élus, membres du gouvernement et présidents d
01:33'institutions,
01:34parfois après seulement quelques mois ou années d'exercice.
01:37Chiffre à l'appui, le parlementaire a dénoncé l'asymétrie financière intenable de ces dispositifs
01:43par rapport aux régimes généraux gérés par la CPPF et la CNAMGS.
01:48Chaque année, alors que les cotisations prélevées plafonnent à environ 1,9 milliard de francs CFA,
01:55les pensions versées s'envolent à plus de 9 milliards de francs CFA.
01:59Ce déséquilibre abyssal génère un déficit annuel d'environ 7,5 milliards de francs CFA.
02:05Une ardoise colossale entièrement comblée par les déniés publics et le contribuable gabonais
02:10au détriment d'autres urgences d'investissement national.
02:13Pour ETE, son constat, l'élu a mis en exergue la rupture d'équité flagrante entre la classe politique et
02:20le reste de la population.
02:21Les régimes généraux du secteur public ou privé s'appuient en effet sur un ratio démographique sain
02:27où plusieurs travailleurs actifs cotisent pour financer la pension d'un unique retraité.
02:32A l'inverse, les régimes dits spéciaux présentent une pyramide inversée hautement toxique.
02:38Le nombre de bénéficiaires y surpasse désormais celui des cotisants actifs.
02:42Une aberration comptable qui fragilise la soutenabilité globale de la prévoyance sociale nationale.
02:48Face à ce constat alarmant, Jean-Gaspard Ntoutoumaï rejette pourtant toute suppression expéditive
02:54qui serait dictée par l'émotion ou adoptée au moyen d'une simple motion parlementaire.
02:58Il préconise plutôt une refonte ambitieuse et pérenne du cadre légal.
03:04Sa proposition phare repose sur une transition vers un régime par capitalisation
03:08fonctionnant à la manière d'une retraite complémentaire privée.
03:12Grâce à ce mécanisme, la fin d'un mandat politique ne se traduirait plus
03:16par une charge financière perpétuelle pour les caisses de l'État.
03:20Le ministère de l'Économie, des Finances, de la Dette et des Participations a annoncé ce jour
03:24une levée de fonds de près de 340 milliards de francs CFA avec une maturité longue.
03:28Une opération qui cadre avec les orientations du chef de l'État en matière de gestion de la dette.
03:33Reportage.
03:34Le Gabon a levé 580 millions de dollars américains,
03:37soit près de 340 milliards de francs CFA à travers une nouvelle émission d'euro-obligation.
03:42L'opération annoncée ce 14 octobre par le ministère de l'Économie, des Finances, de la Dette et des Participations
03:47est assortie d'une maturité de 8 ans avec une échéance fixée à 2034 et un coupon de 9,375%.
03:54Cette levée de fonds intervient dans un contexte international marqué par la hausse des taux d'intérêt américains
03:59qui pèsent sur les conditions de financement des États sur les marchés financiers.
04:04Elle constitue une nouvelle étape dans la stratégie gabonaise de mobilisation des ressources extérieures
04:08pour répondre à ses besoins de financement.
04:10Conduit par le ministre de l'Économie et des Finances, Thierry Minko,
04:13l'opération a suscité l'intérêt des investisseurs internationaux.
04:16Selon le communiqué officiel, le ministre a rencontré plus d'une centaine d'investisseurs
04:20dans le cadre de cette émission.
04:21Le carnet d'ordre a atteint près d'un milliard de dollars,
04:24soit presque le double du montant recherché par les autorités gabonaises.
04:28Ce niveau de souscription témoigne de l'intérêt manifesté par les marchés pour cette nouvelle opération.
04:33Autre indicateur mis en avant par les autorités,
04:35c'est la prime de risque de cette émission qui est inférieure d'environ 50 points de base
04:39à celle de l'opération réalisée en juillet dernier.
04:41Cette évolution intervient alors que le Gabon emprunte sur une durée plus longue
04:44et dans un environnement financier moins favorable.
04:46La comparaison souligne une amélioration du coût relatif de financement
04:49par rapport à la précédente émission,
04:51même si le coupant de 9,375% demeure élevé.
04:55Pour les finances publiques,
04:56l'enjeu consiste à concilier l'accès aux capitaux internationaux,
04:59la maîtrise du coût de l'endettement
05:01et la soutenabilité de la dette à moyen et long terme.
05:04Cette émission constitue également la première opération gabonaise
05:07sous forme d'offres publiques depuis 2021.
05:09Selon le ministère,
05:10elle doit permettre d'élargir la base des investisseurs internationaux
05:13et de renforcer le dialogue avec ces derniers,
05:15notamment en matière de transparence.
05:17Elle s'inscrit dans les objectifs de gestion de la dette
05:19visant à allonger les maturités
05:21et à diversifier les sources de financement.
05:23Les autorités présentent cette mobilisation
05:25comme un signe de confiance des investisseurs
05:27envers la politique de transformation économique
05:28conduite sous la présidence de Brice Cretter-Oleguine-Gemar.
05:31Fraîchement reconduit à tête du ministère de l'économie,
05:34Thierry Minko enregistre là son troisième succès
05:36pour une opération d'une telle envergure.
05:38Une efficacité qui justifie pleinement la confiance
05:40placée en lui par le chef de l'État
05:42dans l'ambition de modernisation du pays.
05:44Et sans équivoque.
05:46À Libreville, la vie quotidienne devient de plus en plus difficile
05:49pour de nombreuses familles,
05:51entre hausse des prix,
05:52difficulté de transport et précarité du logement,
05:55une dégradation du cadre de vie
05:56qui soulève des interrogations sur les causes profondes
05:58de cette crise sociale.
05:59Suivez ce décryptage.
06:01Habiter à Libreville est devenu une épreuve quotidienne
06:03pour des milliers de familles.
06:05Entre l'explosion du coût de la vie,
06:07la paralysie récurrente des transports
06:09et la précarité du logement face aux aléas climatiques
06:12ou aux décisions publiques,
06:14la pression sur le pouvoir d'achat
06:16atteint des sujets critiques.
06:19Face à cette dégradation continue du cadre de vie,
06:23quelles sont les véritables causes
06:24d'une crise aux multiples visages ?
06:27Au quotidien, le panier de la ménagère subit de plein fouet
06:31l'envolée des prix de denrées de première nécessité
06:34tels que le riz, l'huile ou le sucre.
06:37Cette hausse des coûts est accentuée par des répercussions immédiates
06:41sur le secteur des transports.
06:43Lors des pénuries récurrentes de carburant,
06:45les tarifs des trajets en taxi-bus ou taxi
06:49grimpent en flèche atteignant par exemple
06:52500 francs CFA pour un tronçon standard
06:53comme fin goudron ou garoutière.
06:56Parallèlement, l'environnement urbain
06:59impose ses propres contraintes.
07:01Avec les retours des pluies,
07:03plusieurs quartiers se retrouvent régulièrement submergés
07:06par les inondations perturbant le quotidien des habitants.
07:10A ces fragilités naturelles s'ajoutent
07:13des opérations de déguerpissement menées par l'État
07:16dans certains secteurs de la capitale
07:18entraînant la destruction de logements
07:20et plongeant de nombreux ménages
07:22dans la précarité du jour au lendemain.
07:26Pourquoi cette situation s'aggrave-t-elle ?
07:29Parce qu'elle résulte d'une accumulation
07:32de fragilités structurelles et de choix d'aménagement.
07:35Sur le plan économique,
07:37les tensions sur les carburants mettent en lumière
07:39la vulnérabilité de la chaîne d'approvisionnement
07:42et de la distribution pétrolière nationale.
07:46Malgré des mesures temporaires
07:48telles que la suspension de certaines taxes
07:50ou l'exigence des autorités
07:51pour un retour rapide à la normale,
07:54l'impact sur les prix reste lourd.
07:56Les perspectives économiques annoncent en outre
07:59une projection d'inflation de 2,6 % à l'horizon 2027,
08:04maintenant une pression constante sur les ménages,
08:07alors même que la question du plafonnement
08:09de la réglementation stricte des loyers continue de faire débat.
08:12Sur le plan urbain,
08:15la détérioration des conditions de vie s'explique également
08:18par des politiques d'aménagement décriées
08:20pour leur brutalité.
08:23Si la puissance publique justifie les déguerpissements
08:26par la nécessité de réorganiser l'espace
08:29et de résorber le désordre urbain,
08:32les critiques soulignent que ce désordre
08:34est en grande partie le fruit de décennies
08:37de manque de planification.
08:39Les démonitions précipitées créent une détresse sociale
08:43contraignant les familles à tout abandonner
08:46sans solution de relogement adéquate.
08:49Combiné à l'absence d'infrastructures de drainage adaptées
08:53pour faire face aux inondations récurrentes,
08:56ces interventions accentuent le sentiment d'instabilité
08:59chez les citadins.
09:01Lutter contre la détérioration de la qualité de vie
09:05à Libreville exige bien plus que des mesures d'urgence
09:08ou des opérations d'éviction musclées.
09:11Pour contenir la vie chère et restaurer la dignité urbaine,
09:17l'État saura-t-il concilier régulation économique efficace,
09:21planification foncière humaine et investissement durable
09:24dans les infrastructures ?
09:25Au Gabon, près d'un élève sur dix interrogés affirment avoir
09:28déjà subi du cyberharcèlement selon une enquête présentée
09:32en Conseil des ministres le 8 octobre dernier.
09:34Ces résultats mettent en lumière les risques auxquels
09:36les jeunes sont exposés dans leurs usages du numérique.
09:40Au Gabon, 9,9% des élèves interrogés déclarent avoir été victimes
09:45de cyberharcèlement selon une enquête sur la santé
09:48en milieu scolaire présentée lors du Conseil des ministres
09:51du 8 octobre 2026.
09:53Menée depuis octobre 2024 par les ministères de l'Éducation nationale
09:57et de la santé, avec l'appui de l'UNESCO et de l'Organisation mondiale
10:01de la santé, cette étude met en évidence les risques liés
10:04aux usages numériques chez les jeunes.
10:06Avec l'utilisation croissante des réseaux sociaux et des messageries
10:10instantanées, les adolescents sont davantage exposés à des formes
10:14de violences en ligne.
10:15Le communiqué final du Conseil des ministres indique également
10:19que 17,9% des élèves interrogés ont subi des violences
10:24ou du harcèlement en milieu scolaire.
10:26Toutefois, les données disponibles ne précisent ni la fréquence
10:30des faits de cyberharcèlement, ni les plateformes concernées,
10:34ni le nombre de victimes confrontées simultanément aux violences en ligne
10:38et à celles vécues à l'école.
10:39L'enquête révèle par ailleurs plusieurs indicateurs préoccupants
10:43concernant le bien-être des élèves.
10:45Ainsi, 74,3% déclarent et prouvent un sentiment de solitude,
10:51tandis que 64,3% signalent des troubles du sommeil.
10:56Plus inquiétant encore, 22,7% affirment avoir sérieusement envisagé le suicide.
11:02Si ces chiffres soulignent l'importance des enjeux de santé mentale
11:05chez les jeunes, le communiqué ne permet pas d'établir un lien direct
11:09entre ces difficultés et le cyberharcèlement.
11:12Face à ces constats, le renforcement de la prévention et de l'accompagnement
11:16apparaît essentiel.
11:18Selon le gouvernement, moins d'un tiers des établissements
11:20disposent d'un mécanisme formalisé de prise en charge sanitaire.
11:24L'intégration du programme École Zen dans la programmation budgétaire
11:28du PNCD 2026-2030 ouvre des perspectives,
11:32mais les mesures spécifiques dédiées au cyberharcèlement restent à préciser.
11:38Dans la suite de ce journal, le Gabon se hisse à la troisième place,
11:41africaine, à égalité avec la Libye, pour l'adoption de l'intelligence artificielle
11:45générative.
11:46Selon Microsoft, 15% des Gabonais âgés de 15 à 64 ans ont utilisé cet outil,
11:51ces outils, au premier trimestre 2026.
11:54On fait le point.
11:54Le Gabon confirme sa progression dans le numérique en Afrique centrale.
11:58Selon le rapport global IA Diffusion, publié le 1er mai 2026 par Microsoft,
12:04le pays occupe la troisième place africaine ex-aequo avec la Libye.
12:07En matière d'adoption de l'intelligence artificielle générative,
12:11au premier trimestre 2026, 15% des Gabonais âgés de 15 à 64 ans ont utilisé des outils
12:17comme Chat-GPT, Gemini, Cloud ou Copilot, témoignant d'un intérêt croissant pour cette
12:23technologie.
12:24Avec ce résultat, le Gabon se positionne derrière l'Afrique du Sud, qui affiche un taux d'adoption
12:30de 23,1% et la Nanibie avec 15,1%.
12:34Il dévance néanmoins plusieurs pays, notamment l'Egypte avec 14,8%, le Sénégal avec 13,9%
12:41et le Nigeria avec 10,1%.
12:44Ces données issues des mesures agréées et anonymisées de Microsoft, ajustées selon
12:49la connectivité et la démographie, confirment le dynamisme numérique du pays,
12:54particulièrement auprès des jeunes générations.
12:56Toutefois, cette performance nationale s'inscrit dans un contexte mondial marqué
13:00par des disparités importantes.
13:02Le taux moyen d'utilisation de l'IA générative atteint 17,8% à l'échelle internationale,
13:08tandis que les pays du Nord enregistrent une moyenne de 27,5% contre 15,4% pour ceux
13:16du Sud.
13:17L'écart continue ainsi de se creuser, malgré une progression de l'adoption dans les
13:22deux groupes au premier trimestre 2026.
13:24Pour consolider sa position, le Gabon devra relever plusieurs défis structurels, améliorer
13:30la fiabilité de l'électricité, réduire le coût de l'accès à Internet au débit
13:35et renforcer les compétences numériques.
13:37Sans investissement durable, les bénéfices économiques et sociaux de l'intelligence
13:42artificielle pourraient rester concentrés dans les centres urbains et auprès d'une
13:47minorité connectée.
13:48Le chiffre du jour est 60 361, c'est le nombre d'épargnants figurant dans le fichier
13:54initial de la Poste SA dans le cadre des opérations de remboursement liées à sa liquidation.
13:58La source est le Conseil des ministres du 8 octobre 2026.
14:01Et notre verbatim, lorsque la loi peut être retouchée après le vote, le Parlement devient
14:05une chambre d'enregistrement.
14:07Le journal officiel, un atelier de réécriture et le suffrage populaire, une formalité
14:11révocable, une république dont les lois peuvent changer entre leurs adoptions et leur publication
14:17finit par ne plus savoir à quelle loi elle obéit.
14:20Michel Ongundu-Lunda, ancien sénateur de la transition et auteur de ce verbatim, la source
14:25est top info au Gabon.
14:27Voilà pour l'essentiel de l'actualité.
14:29Merci de nous avoir suivis.
14:30Bonne soirée à tous.
14:31A demain, au revoir.

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