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NewsTranscription
00:00:00Midi 14h, Sud Radio, la France dans tous ses états, Eric Olegas.
00:00:07Bonjour, bienvenue sur Sud Radio en ce jeudi 16 octobre 2026.
00:00:13Et comme dit notre grand météorologue, monsieur, monsieur, notre cher Émy, il fait encore chaud.
00:00:21Je pense qu'on va être obligé à dire ça, de revenir sur cette, j'allais dire, cette pérennité météorologique,
00:00:26climatologique qui nous inquiète.
00:00:28Pour l'instant nous avons d'autres soucis d'inquiétude, on va parler de diverses choses et on a préparé
00:00:32cette émission avec Anissa.
00:00:34On avait l'embarras du choix sur des sujets prégnants et on a évidemment sélectionné ce qui nous interpelle le
00:00:41plus et peut-être nous inquiète.
00:00:42En tout cas nous fait réfléchir, c'est pour ça que vous allez appeler Alexis à Brousse au 0826 300
00:00:48300, vous qui nous écoutez.
00:00:51Zacharias à Brousse au 0826 300 300, Elvin, vous voyez je change d'ordre la présentation.
00:00:58Elvin est là qui nous fera une petite perle justement sur un élément sportif, Elvin qui s'occupe du web,
00:01:05Julien Delmas est là pour s'assurer de la qualité technique de cette émission.
00:01:09Et comme le disait Anissa Arfawit à mes côtés pour participer à cette répartition d'informations.
00:01:19Comment la fureur est-elle en train de détruire l'école, donc la démocratie ?
00:01:23C'est le titre du livre de Jean-Michel Blanquer, La démocratie et la fureur.
00:01:28Alors lui il parle d'Alexis Tocqueville qui est ce grand penseur du 19ème siècle, ce concepteur du libéralisme.
00:01:32Il s'avère qu'en tant qu'ancien ministre de l'éducation nationale, on profite de son passage pour évidemment
00:01:38lui demander son avis sur l'actualité et faire un point sur justement la politique éducative du gouvernement français.
00:01:44Depuis une dizaine d'années, il saura nous répondre, il sera là de 13 à 14h, à 12h10, nous verrons
00:01:53comment l'inquisition des bien-pensants est en train de censurer la pensée dans ces pays,
00:01:59notamment sur le service public, puisqu'on reçoit Charles Sapin, directeur adjoint de la rédaction de l'Aires Actuelles et
00:02:04qui a été un tant chroniqueur pressenti sur France Inter.
00:02:08Chronique finalement, s'aborder, on le recevra à 12h10.
00:02:11Et puis je vous dirai un petit mot à l'instant sur la trahison, en trahisant l'Ukraine, nous assassinons
00:02:16l'Europe, voilà le programme.
00:02:18À l'instant il n'y a pas que ça, nous allons...
00:02:19Mais évidemment il y a plein d'autres choses, nous allons également parler de l'entreprise Duralex.
00:02:23Vous savez ce fleuron de l'industrie française et puis en grande difficulté jusque là, retrouve un repreneur.
00:02:29Alors c'est une bonne nouvelle, 155 emplois préservés, mais vous verrez qu'il y a aussi des dizaines de
00:02:33salariés qui vont rester sur le carreau.
00:02:35Et puis on va parler du tir de grenade, évidemment, qui a malheureusement amputé un jeune de 15 ans le
00:02:425 octobre dernier.
00:02:43Le jugement a été prononcé, nous reviendrons sur ce jugement dans quelques instants.
00:02:48Nous parlerons également du buzz créé par une femme militante anti-natalité, une militante un peu bancale.
00:02:55Et puis pour finir, évidemment, nous recevrons Elvin, notre fan de foot, qui nous parlera du maillot du dernier match
00:03:01de Zidane.
00:03:02C'est à suivre sur Sud Radio.
00:03:04Sud Radio, la France dans tous ses états, l'humeur de Perico.
00:03:10Nous apprenons que le système de protection Starlink n'étant plus en fonctionnement, celui qui permet aux Ukrainiens de prévoir
00:03:18les arrivées de drones,
00:03:19l'Ukraine subit depuis quelques jours, depuis quelques semaines, des bombardements intensifs de drones russes
00:03:24et que la situation devient évidemment catastrophique, notamment avec des centrales électriques touchées.
00:03:29Ça veut dire que l'hiver arrivant, la population martyre, on parle de population martyre des villes d'Ukraine et
00:03:36de Kiev notamment,
00:03:36va prendre des proportions absolument épouvantables.
00:03:40Pourquoi est-ce que Starlink est en panne ?
00:03:42Parce que M. Donald Trump, président des Etats-Unis d'Amérique, s'est enlancé dans une guerre hasardeuse
00:03:47et finalement calamiteuse contre l'Iran, où il a perdu tout ce qu'il pouvait, sa crédibilité,
00:03:53et a sorti d'un échec militaire, puisqu'en plus ça engendrait une crise pétrolière par le blocage du Trader
00:03:57Muse.
00:03:59Et comme il a des élections de mi-mandat au mois de novembre, pour le renouvellement du Sénat de la
00:04:04Chambre des représentants,
00:04:05que les sondages sont absolument désastrés pour lui,
00:04:08et bien il va essayer, un peu comme le gouvernement français qui baisse les prix du carburant pour essayer de
00:04:12calmer la colère publique,
00:04:14et bien il a négocié avec Vladimir Poutine, président de la Russie, le fait que la Russie allait fournir du
00:04:20diesel aux Etats-Unis.
00:04:24Et évidemment, Poutine en échange de cette faveur, ce coup de main, même d'arriver au secours de la situation
00:04:30politique de Trump aux Etats-Unis,
00:04:32et bien Poutine a dû demander que le système de protection américain par satellite contre les drones soit mis en
00:04:41panne, ce qui est le cas.
00:04:41Donc l'Ukraine est en train de payer.
00:04:43C'est une trahison de l'Ukraine, par nous, par les Européens.
00:04:47Nous, en trahissant l'Ukraine, nous assassinons l'Europe, parce que nous sommes totalement complices de cette situation.
00:04:53On n'est pas complices de l'accord entre Trump et Poutine, qui est absolument révoltant et qui est hallucinant.
00:04:59Bon, on est habitué au fait c'est-ci du président des Etats-Unis,
00:05:01et on sait que Vladimir Poutine est à l'affût de la moindre faiblesse,
00:05:04et que finalement il risque d'avoir le dernier mot, et qu'on veut contraindre la situation.
00:05:08C'est de contraindre l'objectif, c'est de contraindre les Ukrainiens à négocier tout de suite une paix,
00:05:12où ils devront renoncer à l'essentiel de ce pourquoi ils se sont battus.
00:05:15Mais je veux dire que depuis 2022, sur tous les plateaux de télévision de France et de Navarre,
00:05:21sur toutes les antennes, nous avons entendu des experts, des militaires à la retraite,
00:05:24le carteron de généraux en retraite, comme disait le général de Gaulle,
00:05:27qui sont là, qui nous ont expliqué que la Russie ne pouvait pas gagner,
00:05:30que l'Ukraine ne pouvait pas perdre,
00:05:32et que finalement on verrait bien, avec le soutien de l'Europe,
00:05:36et bien nous irions à la victoire pour les Ukrainiens,
00:05:39on donne de l'argent avec lequel l'Ukraine achète des armes aux Américains,
00:05:43donc merci l'Europe, merci madame Ursula von der Leyen,
00:05:45et là nous sommes confrontés à une situation que l'Ukraine va certainement devoir mettre genoux à terre,
00:05:50et que nous sommes là en train d'observer, on regarde nos chaussures,
00:05:53parce qu'on a tellement honte de ne pas avoir pu intervenir.
00:05:56Alors, on dit toujours, oui, ça c'est le discours des poutinistes,
00:05:59non, il n'y a pas de poutinistes ici.
00:06:00Il y a des gens qui ont dit, attention, il y a eu à un moment donné une possibilité de
00:06:03paix,
00:06:04en avril 2022, quand à Ankara, Erdogan avait réussi à mettre autour de la table
00:06:09les représentants de Zelensky et les représentants de Poutine,
00:06:11on allait trouver une solution peut-être, peut-être acceptable,
00:06:14et Boris Johnson est arrivé en disant, attention, surtout ne négociez rien,
00:06:17dit-il à Zelensky, la cavalerie arrive,
00:06:19les Etats-Unis, la Grande-Bretagne, l'Europe, on est là, on va te soutenir,
00:06:22attend quelque temps, tient le coup, et nous on va arriver,
00:06:24et on va leur foutre la pilée.
00:06:25Il y a eu effectivement des hauts et des bas, il y a eu des mouvements de troupes,
00:06:29finalement, aujourd'hui, l'Ukraine est acculée, en tout cas, le pays est ravagé,
00:06:32la situation est désastreuse, la population s'enfuit,
00:06:34ils vont vivre absolument un cauchemar, avec l'hiver qui arrive,
00:06:37et on regarde à côté, l'Ukraine brûle, comme disait Chirac à propos de l'écologie,
00:06:43l'Ukraine brûle et nous regardons à côté.
00:06:46Voilà, alors, je demande des comptes à ces gens qui ont poussé les Ukrainiens
00:06:50à aller jusqu'au bout, jusqu'au bout titre, en envoyant des gens qui ne sont pas leurs enfants,
00:06:54parce qu'ensuite, on a le généralement non, qui nous défaut se préparer à la guerre.
00:06:57Peut-être, effectivement, peut-être qu'on va créer les conditions d'une guerre
00:06:59et qu'il faudra un jour que nous y allions, parce qu'on a tout fait.
00:07:02Il y a des gens qui aiment la guerre, il y a des gens qui ont besoin de la guerre.
00:07:05Là, je pense aux Ukrainiens, à qui on a dit qu'on les soutenait,
00:07:07et qu'on a encouragé à monter au front, à qui on a dit qu'il faut tenir le coup,
00:07:10nous arrivons, l'Europe est là, les Etats-Unis sont là,
00:07:16et je dis bien, c'est l'Europe que nous assassinons, parce que si ça finit comme ça,
00:07:19ça veut dire que l'Europe n'aura servi à rien, que c'est à l'heure, que c'est
00:07:22un mensonge,
00:07:23que c'est un craque, que c'est une escroquerie tenue par des voyous, des incompétents et des lâches.
00:07:27J'espère que l'issue sera meilleure, parce que si cette réalité s'avère exacte,
00:07:31je pense qu'il y aura des conséquences électorales absolument tragiques.
00:07:34Une opinion qui dérange ? Suffit-elle à fermer un micro ?
00:07:38Où s'arrête le choix éditorial ? Où commence la censure ?
00:07:41Nous allons en parler avec Charles Sapin, directeur adjoint de la rédaction de Valeurs Actuelles.
00:07:45C'est notre rendez-vous fait du jour. Peut-on encore échapper à la censure bien pensante ?
00:07:50Vous pouvez déjà nous dire ce que vous en pensez en nous appelant au 0826 300 300.
00:07:56Midi 14h, Sud Radio, la France dans tous ses états, le fait du jour.
00:08:01Il a défrayé la chronique au point de renoncer à la sienne.
00:08:05Son arrivée chez nos camarades de France Inter a déclenché deux journées de grève.
00:08:10Après seulement deux éditos, la direction lui a proposé de transformer son rendez-vous du dimanche en débat.
00:08:15Il a refusé et quitté l'antenne.
00:08:16Charles Sapin, aujourd'hui directeur adjoint de la rédaction de Valeurs Actuelles, est avec nous sur Sud Radio.
00:08:21Bonjour.
00:08:23Bonjour, merci de votre invitation.
00:08:24Bonjour Charles Sapin, merci d'être en direct avec nous sur Sud Radio.
00:08:28Je suis très honneur de vous recevoir.
00:08:30J'ai l'impression d'être...
00:08:35Alexandre Solzhenilcine dans son retour du...
00:08:38Mais on en est là aujourd'hui parce que la pression est tellement forte.
00:08:41N'exagère ou rien.
00:08:42Ah non, je sais même.
00:08:43J'aime bien caricaturer un petit peu, mais votre affaire, l'affaire Sapin, on peut parler même de scandale Sapin,
00:08:53révèle une situation aujourd'hui dans les médias et dans le service public
00:08:57qu'on avait plus ou moins vu venir avec quelques autres épisodes un peu compliqués sur les éditorialistes
00:09:03qui sont quand même des gens extrêmement marqués politiquement et qui ne s'en cachent pas.
00:09:07Et puis on se disait, tiens, coup de génie, le service public ouvre enfin les portes.
00:09:11Vous vous souvenez de la petite chronique qui s'appelait En toute subjectivité sur France Inter
00:09:14qui prouvait donc bien qu'il y avait une pensée un peu unique qui était donc la pensée objective
00:09:19et qu'on laissait la parole à des gens qui avaient une pensée subjective.
00:09:22Et puis finalement, cette chronique n'a pas été préservée en l'état
00:09:26et par contre, on ouvrait la porte à Charles Sapin.
00:09:28Vous arrivez du point, c'est pas un pamphlet d'extrême gauche, d'extrême droite.
00:09:33Vous êtes plutôt quelqu'un, j'allais dire, d'apaisé.
00:09:35Vous allez à Valeur Actuelle qui a droit d'avoir ses évolutions.
00:09:39Et là, patatras, vous arrivez, je rappelle ça pour les gens qui nous écoutent,
00:09:43vous arrivez à France Inter, tolés, les soviets s'emparent de la situation,
00:09:48grève, pétition, scandale.
00:09:50Finalement, alors que la direction avait bien dit, nous ne reculerons pas,
00:09:53Charles Sapin aura bien sa chronique.
00:09:55On vous dit, bon Charles Sapin, est-ce que vous pourriez pas transiger ?
00:09:58Ça va se finir par un débat.
00:09:59Et vous, parce que vous êtes quelqu'un d'honneur et qui avez des principes,
00:10:01vous dites non dans ces conditions, je m'en vais et vous claquez la porte.
00:10:04Vous l'avez vécu comment cet épisode ?
00:10:06En tant que journaliste français, journaliste républicain, journaliste démocrate,
00:10:10je suis obligé d'utiliser les grandes formules.
00:10:12Vous l'avez vécu comment ?
00:10:13On est dans un pays de fou, là, ou on est très malade ?
00:10:18Écoutez, moi, assez rapidement, cette histoire m'est un peu passée au-dessus, si vous voulez,
00:10:24parce que je me suis rendu compte très rapidement que cette histoire dépassait ma personne.
00:10:31Je n'étais qu'un modeste figurant à ce qui était une guerre interne à France Inter,
00:10:36et plus largement à la gauche.
00:10:38Moi, pour vous raconter l'histoire, quand la direction de France Inter me propose cette chronique hebdomadaire,
00:10:45donc c'est 150 secondes le dimanche à 7h40 du matin,
00:10:51ça s'inscrit dans un projet auquel j'adhérais totalement.
00:10:55C'est-à-dire qu'avec la direction de France Inter, on a fait ce constat commun que nous sommes
00:11:01à la veille d'une présidentielle capitale,
00:11:03et que nous sommes dans une polarisation accélérée, avec une fracturation très importante du pays,
00:11:11et on est tombé d'accord sur le fait que le meilleur moyen, le meilleur antidote, en fait,
00:11:17à cette polarisation que tout le monde déplore, parce que c'est logique, en fait, que des gens aient des
00:11:21opinions différentes,
00:11:22mais il faut que ces personnes continuent de dialoguer, de débattre ensemble,
00:11:26parce que si vous laissez faire la polarisation, les gens restent avec ceux avec qui ils sont d'accord,
00:11:34se radicalisent, et après il n'y a plus de débat, et c'est une logique mortifère.
00:11:39Donc ils se sont dit, voilà, dans un esprit de pluralisme, on vous propose une chronique le week-end,
00:11:45et je trouvais ça très bien, j'ai été malheureux qu'ils ne tiennent pas jusqu'au bout,
00:11:53et qu'une minorité radicalisée de syndicats soit opposée à ce projet.
00:11:59Après, moi, vous savez, je suis quelqu'un de bien élevé,
00:12:02donc on me demande de venir, je viens, on me demande de ne pas venir, je ne viens pas,
00:12:07je n'en fais pas des nuits blanches, et ce qui importe, en fait,
00:12:09c'est ce qu'on fait en ce moment, à Valeurs Actuelles, avec une équipe qui est fantastique.
00:12:14Aujourd'hui, en kiosque, sort notre nouvelle formule, un nouveau VA, avec une nouvelle maquette.
00:12:19Êtes-vous vraiment de droite ? Voilà, c'est une question d'actualité.
00:12:24Exactement, et à l'intérieur, vous avez le premier baromètre sondage avec nos partenaires de l'IFOP,
00:12:31qui a un enseignement absolument capital pour les échéances électorales qui arrivent.
00:12:39J'en dis quelques mots, mais si vous voulez, ce qui est intéressant,
00:12:42c'est qu'on voit que les électeurs, les sympathisants du Parti des Républicains
00:12:47se sont durcis sur des thématiques identitaires régaliennes,
00:12:52au point de se rapprocher, voire dépasser sur ces thématiques,
00:12:56les électeurs et les sympathisants du Rassemblement National,
00:12:58et dans le même temps, les électeurs du Rassemblement National
00:13:01ou sympathisants du Rassemblement National se sont beaucoup libéralisés sur les questions économiques.
00:13:07C'est-à-dire sur le fait que l'État doit moins intervenir dans l'activité économique,
00:13:13doit un électorat qui est très opposé à l'assistanat,
00:13:18et ça, ça a une conséquence.
00:13:20Et c'est vraiment la révolution qu'on révèle dans ce premier numéro de La Nouvelle Formule,
00:13:23c'est que c'est la première fois depuis 40 ans qu'on est face à un peuple de droite
00:13:28cohérent idéologiquement.
00:13:30C'est-à-dire que toutes les composantes de la droite convergent sur des valeurs communes,
00:13:35comme ce n'était pas le cas depuis très longtemps,
00:13:38et c'est quelque chose de très intéressant,
00:13:40parce que ça vient contredire beaucoup de canons de l'analyse politique,
00:13:45et ça va avoir des conséquences dans l'année qui vient importantes.
00:13:48Vous voulez dire, Charles Sapin, que le puzzle qui part d'Éric Zemmour,
00:13:52en passant par Éric Ciotti, Bruno Retailleau, M. Wauquiez,
00:13:57peut à un moment donné se constituer dans un grand parti,
00:14:00et le Rassemblement National peut à un moment donné,
00:14:03et on voit bien que les frontières sont très ténues,
00:14:05à un moment donné ça pourrait constituer,
00:14:07alors il y a eu l'UMP à un moment donné, vous vous souvenez,
00:14:09on pourrait avoir une UND, Union des Nouvelles Droites,
00:14:15parce qu'aujourd'hui les valeurs finissent à un moment donné par se rencontrer,
00:14:19une évolution sur le plan économique,
00:14:21une évolution sur le plan sociétal,
00:14:23et on se met autour d'une table,
00:14:24et on peut trouver un programme commun de la droite,
00:14:26qui rassemble un peu tout le monde,
00:14:27en respectant les nuances et les divergences,
00:14:29ce qui est toujours très important.
00:14:30Regardez le PS, il a vécu avec des courants et des mouvements,
00:14:33ça ne lui a pas empêché de gouverner la France deux ou trois fois.
00:14:35Là vous pensez, d'après votre étude,
00:14:37que la droite pourrait finalement se constituer une forme de glacis,
00:14:41et se rassembler, tout en ayant,
00:14:43alors il y aura toujours le centre droit qui ne voudra pas y aller,
00:14:45mais il y aurait une vraie droite, à l'ancienne si je puis dire,
00:14:48qui constituerait un socle face à une gauche,
00:14:51qui elle, aujourd'hui s'est radicalisée sur un mouvement assez agressif.
00:14:56Alors en fait, si vous voulez, je vais même plus loin,
00:14:58c'est-à-dire que ce socle existe déjà.
00:15:01Il y a une forme de cohérence, d'uniformité.
00:15:05Le socle existe.
00:15:06Oui, c'est ça, le socle électoral.
00:15:07Il y a les antennes.
00:15:10Exactement.
00:15:10La question qui est plus partidaire, si vous voulez,
00:15:14c'est-à-dire quelles sont les conséquences
00:15:16qu'en tirent les différents politiques à droite,
00:15:20ça, c'est leur responsabilité.
00:15:22Moi, je ne vais pas dans ce champ-là.
00:15:24Ce qui est intéressant, nous, et c'est ce qu'on étudie,
00:15:26c'est qu'on parle des Français.
00:15:28On parle notamment des Français qui se situent eux-mêmes à droite.
00:15:32Et je trouve ça très intéressant de voir qu'au-delà de toutes les chapelles
00:15:36et des incarnations politiques qu'on connaît par cœur,
00:15:39avec leur rivalité, avec leurs différences,
00:15:41on voit que se constitue dans le pays
00:15:43et s'ancre, en fait, un nouveau peuple de droite
00:15:48qui fait bloc et qui est désormais très largement majoritaire dans le pays.
00:15:53Puisqu'on a 56, ça c'est un autre enseignement de ce sondage,
00:15:57vous avez 56% des Français qui se revendiquent de droite.
00:16:01Dans une forme de pluralité, de diversité.
00:16:03Juste, je voudrais revenir là-dessus, sur pluralité, de diversité,
00:16:06sur le service public.
00:16:07Il serait quand même important, et vous avez été l'élément
00:16:10qui a témoigné de cette mainmise d'une gauche bien-pensante,
00:16:15idéologique, d'une forme d'inquisition sur le service public.
00:16:18Anissa, je voudrais que vous nous disiez
00:16:19où en est le service public, justement, sur cette pluralité.
00:16:22Alors, on va faire effectivement un petit historique
00:16:24des voies de droite du service public.
00:16:26Et en tout cas, les voies de droite dans le service public
00:16:29ne sont pas non plus une nouveauté.
00:16:31Mais leur place a beaucoup changé.
00:16:33Si on remonte, si on retourne à l'époque gaulliste,
00:16:37dans les années 60, le pouvoir gaulliste contrôle étroitement
00:16:39l'information télévisée.
00:16:42Un contrôle qui a été renforcé, évidemment, dans les années 70.
00:16:45À l'époque, on disait qu'on le veuille ou non,
00:16:47le service public est la voie de la France.
00:16:49À cette époque, le gouvernement intervient très directement
00:16:52dans le fonctionnement de l'information.
00:16:54Un peu plus tard, les sensibilités de droite commencent à s'exprimer
00:16:58à travers des rendez-vous réguliers.
00:16:59Prenez l'exemple de l'économie sur France Inter,
00:17:02pour reciter cette radio de service public.
00:17:04Dominique Seux, journaliste aux Echos,
00:17:07il tient une chronique dès 2008.
00:17:08Il défend une lecture libérale de l'économie
00:17:10et confronte ses analyses à l'époque à celle de Bernard Maris,
00:17:13puis de Thomas Piketty et de Thomas Porcher.
00:17:16Retraite, impôts, dettes, ces désaccords
00:17:18ont leur place dans la matinale.
00:17:19À la télévision, vous venez de le dire, Pericot,
00:17:22on a l'exemple le plus visible qui reste celui d'Éric Zemmour.
00:17:26Pendant cinq ans, de 2006 à 2011, il intervient.
00:17:29Chaque samedi, dans On n'est pas couché,
00:17:31chez Laurent Ruquier sur France 2,
00:17:32il critique les livres, interpelle les invités
00:17:34et débat avec les responsables politiques.
00:17:37Et puis arrive effectivement cette grande affaire Charles Sapin.
00:17:40Deux éditoriaux diffusés sur France Inter,
00:17:42deux journées de grève contre son recrutement,
00:17:44puis une proposition de débat qu'il refuse.
00:17:46Son rendez-vous s'arrête.
00:17:47Les opposants invoquaient notamment
00:17:49les condamnations passées de Valeurs Actuelles
00:17:52où ils venaient d'arriver.
00:17:53Maintenant, cette histoire nous ramène
00:17:54à une question très simple.
00:17:56Sur quels critères décide-t-on qu'une voix
00:17:58a sa place dans un service public
00:17:59qui s'adresse à tous les Français ?
00:18:01Voilà, Charles Sapin, est-ce qu'il y a des limites ?
00:18:04Est-ce qu'il y a des lignes rouges
00:18:06que nous ne connaissons pas
00:18:07qui fait que Charles Sapin, oui,
00:18:09mais à condition qu'il ne passe pas par Valeurs Actuelles ?
00:18:11Vous serez restés au point, il n'y avait aucun problème, c'est ça.
00:18:13Ils ont considéré que ce titre-là,
00:18:15mais ça veut dire qu'il y a des titres
00:18:17qui sont dignes et légitimes,
00:18:18qui sont dans la République et pas d'autres.
00:18:20Enfin, les propos tenus par les syndicats
00:18:22du service public étaient totalement alarmants
00:18:24quant à la définition qu'ils faisaient
00:18:26de certaines publications.
00:18:28C'est très intéressant ce que vous dites.
00:18:30Il y a deux choses.
00:18:31Déjà, je pense qu'il ne faut pas s'empêcher
00:18:36de rentrer un peu dans la granularité
00:18:37de ce qu'est le service public audiovisuel.
00:18:40Moi, par exemple, tous les dimanches,
00:18:42je les en remercie,
00:18:43et j'ai beaucoup de plaisir à aller débattre
00:18:45sur France Info, Canal 16,
00:18:47Bassaro, Caya Diallo.
00:18:48Donc, il est important aussi
00:18:49de rentrer dans le détail,
00:18:51c'est-à-dire qu'on ne peut pas tout mettre
00:18:52dans un même...
00:18:53Pardon, Charles Sapin,
00:18:54vous auriez une carte blanche
00:18:55pour votre chronique
00:18:56ou on l'a soumetté quand même
00:18:57à la direction,
00:18:58ce qui est un petit peu normal ?
00:19:00Je le sais d'expérience
00:19:02avec d'autres personnes
00:19:02qui sont passées par le fait
00:19:03d'avoir une petite tribune.
00:19:04On donnait quand même le contenu
00:19:06pour être sûr qu'il n'y avait pas
00:19:07de déviance trop violente.
00:19:09Ah non, là, pour le coup,
00:19:11sur France Info, Canal 16,
00:19:12j'ai carte blanche.
00:19:13Non, mais votre chronique
00:19:14telle que vous l'aviez conçue,
00:19:15si vous la teniez,
00:19:16vous aviez vraiment carte blanche
00:19:18ou vous en discutiez avec...
00:19:21Oui, en fait,
00:19:22après, c'est une question éditoriale,
00:19:24c'est-à-dire que vous savez
00:19:25comment ça se passe,
00:19:26c'est-à-dire que vous proposez un sujet,
00:19:28il est quasiment systématiquement validé,
00:19:32et puis après, vous écrivez votre chronique,
00:19:33vous l'envoyez aux différents rédacteurs en chef
00:19:34qui vérifient plusieurs choses,
00:19:37si c'est audible,
00:19:38si c'est compréhensible,
00:19:39si ça ne vient pas taper,
00:19:41si vous voulez,
00:19:42avec d'autres chroniques...
00:19:44Oui, ce qui est la norme,
00:19:45ce qui est la norme,
00:19:45ce qui est la norme, c'est pas...
00:19:46Non, non, pour le coup,
00:19:47ils se sont très, très bien comportés,
00:19:49enfin, je veux dire,
00:19:49c'était tout à fait,
00:19:50je veux dire,
00:19:51il n'y avait pas
00:19:53une espèce de police politique
00:19:55par laquelle mes chroniques
00:19:56passaient avant que je puisse
00:19:57les dire à l'entête.
00:19:58Non, mais si vous voulez,
00:19:58ce qui est intéressant,
00:19:59c'est que je...
00:20:00Il y en a une quand même,
00:20:01au final.
00:20:01Par les syndicats,
00:20:02par les syndicats,
00:20:03par une radicalisation,
00:20:03mais en fait,
00:20:04ce que vous soulignez,
00:20:05moi, je pense,
00:20:05c'est très important
00:20:06et dépasse le service public,
00:20:07c'est que ce qui s'est passé
00:20:08à France Inter,
00:20:09mais ce qui se passe
00:20:10dans d'autres endroits,
00:20:10ce qui peut se passer
00:20:13sur...
00:20:14Quand vous voulez faire des pubs
00:20:15dans l'espace public,
00:20:16quand vous voulez,
00:20:17par exemple,
00:20:18présenter
00:20:20certains projets,
00:20:21événements,
00:20:22dans des théâtres,
00:20:22dans des associations,
00:20:23vous avez une partie
00:20:24de la gauche, en fait,
00:20:25qui a lâché la rampe,
00:20:27qui assume
00:20:28de prendre en otage
00:20:29la démocratie,
00:20:31pour qui la démocratie
00:20:32n'est pas,
00:20:32comme pour vous et moi,
00:20:33c'est-à-dire une façon
00:20:34d'organiser un débat
00:20:35entre des gens
00:20:36qui ne sont pas d'accord
00:20:37pour arriver sur
00:20:38ce que devrait être
00:20:39à minima le bien commun,
00:20:41pour eux,
00:20:41la démocratie,
00:20:42ils ont repris les travaux
00:20:43d'un penseur bien connu
00:20:44des années 60
00:20:45qui s'appelle Karl Popper
00:20:46et qui a fait...
00:20:47Et en fait,
00:20:48si vous voulez,
00:20:48pour eux,
00:20:49la démocratie,
00:20:49c'est un ensemble
00:20:50de valeurs progressistes
00:20:52qu'ils se sentent
00:20:52les seuls à même
00:20:53à définir
00:20:54et à partir du moment
00:20:54où vous n'êtes pas d'accord
00:20:55avec vous,
00:20:56ils en tirent pour conclusion
00:20:57que vous êtes en dehors
00:20:57de la démocratie
00:20:58et à partir de ce moment-là,
00:21:00la violence verbale,
00:21:02voire physique
00:21:03et légitime,
00:21:03on vous nazifie,
00:21:06on vous diffame
00:21:07et on s'en fout
00:21:09votre exclusion
00:21:10du débat public.
00:21:11Est-ce que vous pensez,
00:21:12vous êtes allé du poids
00:21:13à valeurs actuelles,
00:21:14on a droit d'avoir
00:21:14des sensibilités
00:21:15et des nuances,
00:21:16est-ce que vous pensez
00:21:17que le débat démocratique,
00:21:19que l'échange,
00:21:19que le dialogue,
00:21:20que la confrontation
00:21:21va pouvoir retrouver,
00:21:23j'allais dire,
00:21:24une approche républicaine
00:21:25et de tolérance
00:21:26et de respect de l'autre
00:21:27où nous allons
00:21:28vers une crispation
00:21:29avec la disqualification,
00:21:31le dénigrement
00:21:31de l'adversaire,
00:21:32l'autre est un salaud
00:21:33et si tu ne penses pas
00:21:34comme moi,
00:21:35c'est que tu es
00:21:35dans le camp du mal.
00:21:36Est-ce que vous pensez
00:21:36qu'on va pouvoir échapper
00:21:37à cette logique
00:21:38qui est en train
00:21:38d'empoisonner
00:21:39le débat national
00:21:40et surtout
00:21:41certains médias ?
00:21:43Écoutez,
00:21:43moi je suis totalement
00:21:44d'accord avec votre constat,
00:21:45moi j'y crois,
00:21:46moi je pense qu'il n'y a
00:21:47pas de fatalisme
00:21:48et je peux vous assurer
00:21:50que toute la rédaction
00:21:51de Valeurs Actuelles
00:21:53est mobilisée
00:21:54pour faire en sorte
00:21:54que le débat
00:21:55et les voix singulières,
00:21:57la nôtre évidemment,
00:21:58mais aussi d'autres,
00:21:59puissent se faire entendre
00:22:00parce que c'est capital
00:22:03pour notre démocratie.
00:22:04Nous par exemple,
00:22:04dans cette nouvelle formule,
00:22:06vous allez voir,
00:22:07nous avons chaque semaine
00:22:09des pages,
00:22:10des expressions
00:22:11qu'on laisse à des gens
00:22:12qui ne sont pas forcément
00:22:13avec notre ligne éditoriale.
00:22:15On a une chronique
00:22:16qui s'appelle
00:22:16Quartier Libre
00:22:16avec des gens
00:22:17qui ne pensent pas comme nous
00:22:18mais qui ont une pensée intéressante,
00:22:20qui ont des choses à dire
00:22:21et je les trouve intéressants
00:22:22de les avoir dans le journal.
00:22:23On va avoir
00:22:24François de Rugy cette semaine,
00:22:25la semaine prochaine
00:22:26on va avoir Marlène Schiappa,
00:22:27la semaine suivante
00:22:28on va avoir Stéphane Ravier,
00:22:29la semaine ensuite,
00:22:30après,
00:22:30ce sera Noël Lenoir
00:22:31et je pense que c'est intéressant
00:22:33de confronter les idées
00:22:34et tout le monde y gagne
00:22:36et c'est quelque chose
00:22:38que nous,
00:22:38à notre humble niveau,
00:22:40on va beaucoup travailler
00:22:41à Valeurs Actuelles,
00:22:41c'est cette idée
00:22:42de pluralisme,
00:22:43parfois de pluralisme
00:22:44de combat,
00:22:45on va ouvrir les pages
00:22:46à des gens
00:22:47qui sont parfois
00:22:48orthogonaux
00:22:49avec notre ligne éditoriale
00:22:50en leur proposant
00:22:51des interviews.
00:22:51Nous,
00:22:52on ne lit pas
00:22:53ce que nous sommes
00:22:53ni ce en quoi nous croyons
00:22:55parce qu'on va avoir
00:22:55des questions très cash,
00:22:57parfois dures,
00:22:58mais au moins,
00:22:59il y aura un débat
00:23:00dans nos pages
00:23:01et c'est comme ça
00:23:02que c'est aussi ça
00:23:03la différence
00:23:04entre une opinion
00:23:04et une conviction.
00:23:05C'est qu'une opinion,
00:23:06on en change,
00:23:06une conviction,
00:23:07ça se construit
00:23:08avec le temps
00:23:08et ça s'affine
00:23:11en frottant
00:23:12votre conviction
00:23:13avec des convictions
00:23:14d'autres personnes.
00:23:14Je dirais même plus
00:23:15entre une certitude
00:23:16et une conviction.
00:23:17Nous avons des convictions,
00:23:18il y a des gens
00:23:18qui ont des certitudes
00:23:19et c'est là
00:23:19où nous sommes...
00:23:20Charles,
00:23:20je serais ravi
00:23:21de vous recevoir
00:23:22un jour à l'antenne
00:23:22pour un face-à-face
00:23:24sur justement
00:23:24où on est
00:23:25le dialogue républicain.
00:23:26Est-ce qu'on peut continuer
00:23:28à se parler
00:23:29dans nos différences
00:23:30sans pour autant
00:23:31s'insulter ?
00:23:31Sachez en tout cas
00:23:32que cette maison
00:23:32est à vous
00:23:33et qu'elle est à votre disposition.
00:23:34Chaque fois que vous aurez
00:23:35besoin de vous exprider,
00:23:36ce sera toujours
00:23:36un honneur de vous recevoir
00:23:37et merci d'avoir été
00:23:38en direct à l'antenne.
00:23:39Tout l'honneur est pour moi.
00:23:40Merci beaucoup.
00:23:41Un repreneur
00:23:42pour le fleuron français
00:23:44Duralex,
00:23:45l'entreprise connue
00:23:46pour ses verres réputés
00:23:47incassables,
00:23:47a été placée
00:23:48jusque-là cinq fois
00:23:49en redressement judiciaire.
00:23:50Elle y échappe.
00:23:51Encore une fois,
00:23:52nous partirons aussi
00:23:53à Lens
00:23:53où le parquet estime
00:23:55conforme le tir de grenade
00:23:56qui a coûté une main
00:23:57à un adolescent.
00:23:58On revient sur cette enquête.
00:24:00On écoutera aussi
00:24:00le coup de gueule
00:24:01d'une militante.
00:24:02Coup de gueule,
00:24:03coup de gueule un peu bancal
00:24:05ou coup de folie disons
00:24:06d'une militante
00:24:07contre la natalité
00:24:08et puis Elvine
00:24:09viendra nous parler
00:24:10du prix du maillot
00:24:11d'une légende du foot
00:24:12Zinedine Zidane.
00:24:13C'est dans quelques instants
00:24:14sur Sud Radio.
00:24:16Sud Radio,
00:24:17la France dans tous ses états,
00:24:20les perles du jour.
00:24:22Eh bien,
00:24:23Anissa,
00:24:23nous allons parler
00:24:24de Duralex.
00:24:25Eh bien,
00:24:25c'est tout à fait
00:24:26le sauvetage de Duralex,
00:24:28cette entreprise
00:24:28qui a échappé
00:24:29à la liquidation judiciaire
00:24:30cinq fois jusque-là.
00:24:32Oui,
00:24:32grande nouvelle,
00:24:32le 14 octobre,
00:24:33le tribunal de commerce
00:24:34d'Orléans
00:24:35a accordé
00:24:36à Cédric Meston,
00:24:37un PDG de la holding
00:24:38tomé,
00:24:39la possibilité
00:24:40de racheter
00:24:41la société Duralex
00:24:42située à la chapelle
00:24:44Saint-Mémin
00:24:44à la sortie d'Orléans.
00:24:46Fleuron
00:24:47de l'industrie française,
00:24:48de l'industrie du verre,
00:24:50avec quelque part
00:24:50des arménagers,
00:24:51Duralex a connu,
00:24:52comme j'avais connu
00:24:53dans mon enfance,
00:24:54Manu France,
00:24:55ou Lip,
00:24:55voilà,
00:24:55comment sauver,
00:24:56et il y a eu Moulinex
00:24:57à Alençon,
00:24:58voilà,
00:24:58des combats emblématiques
00:24:59de ce patrimoine
00:25:00industriel français
00:25:01que l'on laisse crever
00:25:02parce que l'Union européenne
00:25:03ne protège pas
00:25:04qu'on a ouvert la porte
00:25:05du commarché français
00:25:06à une concurrence déloyale
00:25:07et faussée de produits
00:25:09qui viennent de pays
00:25:10où tout s'est fabriqué
00:25:10dans des conditions calamiteuses,
00:25:12ça ruine des emplois,
00:25:12ça ruine des industries
00:25:13et ça nous appauvrit.
00:25:14Donc,
00:25:15Duralex est sauvé,
00:25:16alors la casse a été limitée,
00:25:18155 emplois sont sauvés
00:25:19sur les 220 postes
00:25:21qu'il y avait,
00:25:21on espèce que cette fois-ci
00:25:22ça sera bien parti.
00:25:23Là aussi,
00:25:24simple remarque de bon sens,
00:25:25comment se fait-il
00:25:26quand on a une entreprise
00:25:27qui est dans une difficulté
00:25:28et qui pourtant symbolise
00:25:30un fléon économique
00:25:30très important à préserver,
00:25:32c'est essentiel
00:25:33pour notre économie,
00:25:34et bien la commande publique
00:25:35ne vient pas au secours
00:25:37de cette société.
00:25:38Nous avons un certain nombre
00:25:39d'établissements publics
00:25:41en France
00:25:41entre les cantines scolaires,
00:25:43les restaurations collectives,
00:25:45les EHPAD,
00:25:46il suffirait que quelques régions,
00:25:48que quelques départements
00:25:49ou même l'État
00:25:50décident qu'on passe
00:25:51une commande publique
00:25:52d'abord aux produits français,
00:25:53ça vaut pour l'agriculture,
00:25:54ça vaut pour des tas
00:25:55de produits industriels,
00:25:56priorité à la production
00:25:57française,
00:25:58c'est pas déloyal,
00:25:59c'est pas illégal,
00:26:00c'est pas illibéral,
00:26:01et on sauve une entreprise
00:26:02française,
00:26:02et on sauve des emplois
00:26:03et on crée des richesses.
00:26:04Qu'on n'en soit pas là
00:26:05et que Duralex est connu
00:26:06et faille mourir,
00:26:07signale quand même
00:26:08qu'on a une classe politique
00:26:09qui est au-dessous de tout
00:26:11et qu'on a peut-être,
00:26:12peut-être aussi
00:26:13un système économique
00:26:14qui est réglé,
00:26:16régulé par des normes européennes
00:26:17qui ne correspondent pas
00:26:18à la réalité.
00:26:19J'espère que
00:26:20cette campagne électorale
00:26:21nous permettra
00:26:21de prendre conscience
00:26:22de ces gens
00:26:23en contrôle des solutions.
00:26:24Duralex s'est sauvé
00:26:27sous mousse à la grenade
00:26:31sous mousse à la
00:26:33regarde
00:26:34sous mousse à la
00:26:37Quelle jolie chanson
00:26:38de Clara Luciani
00:26:39et malheureusement
00:26:40le titre est effectivement
00:26:41d'actualité.
00:26:42On prend la direction
00:26:43de Lens
00:26:44avec cette information
00:26:45qui a été publiée
00:26:45dans le journal 20 minutes.
00:26:47Vous savez,
00:26:48on parle de ce tir de grenade
00:26:49qui a coûté une main
00:26:50à un lycéen
00:26:51et bien elle a été jugée
00:26:52conforme
00:26:53par le parquet de Lens.
00:26:55On va revenir
00:26:56à cette histoire
00:26:56du 5 octobre
00:26:57devant le lycée
00:26:58Auguste Béal.
00:26:59On a un garçon
00:27:00de 15 ans
00:27:00qui est grièvement blessé
00:27:02par l'explosion
00:27:02d'une grenade
00:27:04assourdissante.
00:27:04Il doit être amputé
00:27:05de la main gauche.
00:27:07Selon le procureur,
00:27:08les CRS intervenaient
00:27:09après des jets de pierres
00:27:10et des tirs de mortiers.
00:27:12Le parquet a donné
00:27:13ses premiers éléments.
00:27:14Le policier avait
00:27:15l'habilitation nécessaire.
00:27:17Il avait reçu
00:27:18l'ordre de tirer
00:27:18et il aurait respecté
00:27:20les consignes.
00:27:21Selon les témoignages
00:27:22cités par le procureur,
00:27:23la grenade serait tombée
00:27:24au sol avant d'être
00:27:24ramassée par un manifestant.
00:27:26Dans ce méli-mélo,
00:27:28le jeune homme
00:27:28dément d'abord
00:27:29l'avoir ramassée.
00:27:30Il nie avoir participé
00:27:31aux violences.
00:27:32Son avocate
00:27:33conteste cette version.
00:27:35Donc,
00:27:35malheureusement,
00:27:36aucune vidéo
00:27:36à disposition des enquêteurs
00:27:38ne montre vraiment
00:27:38le moment de l'explosion.
00:27:40Alors,
00:27:40à ce jour,
00:27:41on découvre que finalement
00:27:42la grenade aurait peut-être
00:27:43été balancée là
00:27:44où elle n'aurait
00:27:45pas dû atterrir.
00:27:47Que le jeune homme
00:27:48de 15 ans
00:27:49a peut-être
00:27:49effectivement
00:27:50ramassé la grenade.
00:27:51Les questions
00:27:52qui se posent
00:27:53à ce jour,
00:27:54c'est est-ce que
00:27:54des grenades
00:27:55avaient réellement
00:27:57leur place
00:27:58dans cette mobilisation
00:27:59étudiante ?
00:28:00Est-ce que nous devons
00:28:01vraiment utiliser
00:28:02des outils
00:28:02aussi violents
00:28:04face à des adolescents
00:28:06de 14,
00:28:0715 et 16 ans ?
00:28:08Voilà,
00:28:09c'est une question
00:28:09qui reste un petit peu
00:28:10en suspens
00:28:10pour le moment.
00:28:11Le débat est posé
00:28:12à Nyssa.
00:28:13En tout cas,
00:28:14là,
00:28:14on entendait
00:28:14sur toutes les radios
00:28:15que cette grenade
00:28:16avait été délibérément
00:28:17tirée par les forces
00:28:18de l'ordre
00:28:18sur un manifestant
00:28:20qui l'aurait pris
00:28:21et qui aurait perdu sa main.
00:28:22Il s'avère,
00:28:23et c'est tout à fait logique
00:28:24et c'est tout à fait normal,
00:28:25elle est tombée au sol.
00:28:27Visiblement,
00:28:27ce jeune homme,
00:28:28ce lycéen,
00:28:28a voulu la ramasser
00:28:29alors a déterminé.
00:28:31Voilà,
00:28:31et il explique lui-même
00:28:33qu'il voulait prendre
00:28:33des preuves
00:28:34pour montrer à sa maman
00:28:34que la situation
00:28:35était extrêmement violente,
00:28:37raison pour laquelle
00:28:37il ne pouvait pas aller en cours
00:28:38et il a perdu sa main gauche.
00:28:41La vraie question est
00:28:42que les forces de l'ordre
00:28:43utilisent des grenades
00:28:44et des armes
00:28:45un peu violentes
00:28:45face à des gens
00:28:46qui sont dangereux,
00:28:48qui sont des casseurs,
00:28:49qui ne se contentent pas
00:28:50de manifester
00:28:50mais de boulerer des poubelles
00:28:52et d'agresser des gens.
00:28:53Je pense que la police,
00:28:54elle sait ce qu'elle a à faire
00:28:55avec le ministère intérieur.
00:28:56C'est parfaitement jauvé
00:28:57les armes qu'on peut utiliser
00:28:58ou pas.
00:28:58Mais je pense que cette grenade
00:28:59à ce moment-là
00:29:00n'était pas...
00:29:02Alors, une arme de guerre,
00:29:02non,
00:29:03une arme de guerre,
00:29:03ça tue.
00:29:04D'accord.
00:29:05Non, non,
00:29:06ce n'est pas des armes de guerre.
00:29:07S'il y avait des armes de guerre,
00:29:08je peux vous dire
00:29:08qu'on aurait gagné
00:29:09plusieurs guerres.
00:29:10Ce sont des armes violentes
00:29:11qui sont là
00:29:12pour réprimer des gens
00:29:13qui, eux,
00:29:13se comportent dans la guerre
00:29:14et qui, eux,
00:29:15sont peut-être prêts à tuer.
00:29:17On a vu ce qui s'est passé
00:29:18à Aubagne.
00:29:19Donc, la police
00:29:19a tous les droits
00:29:20de rétablir l'ordre républicain
00:29:21avec les moyens
00:29:22que la loi lui autorise.
00:29:23Par contre,
00:29:23les policiers doivent l'utiliser
00:29:25à boletien,
00:29:25au bon endroit
00:29:26et en responsabilité.
00:29:28Et croyez bien
00:29:29que l'IGPN
00:29:29sanctionnera les policiers
00:29:30qui ont utilisé
00:29:31de façon abusive
00:29:32une arme
00:29:33qui n'est destinée
00:29:34qu'à réprimer
00:29:34des gens qui cassent
00:29:35et non pas des lycéens
00:29:36qui manifestent.
00:29:37Là, le débat est posé absolument
00:29:38et on regrette évidemment,
00:29:39on est effondré
00:29:40par le fait
00:29:41que ce jeune homme
00:29:42ait perdu sa main.
00:29:43J'espère que c'est
00:29:43le dernier épisode
00:29:44de ce genre
00:29:45de cette période
00:29:47de conflits
00:29:47et de manifestations.
00:29:50Alors, on va parler
00:29:51de l'actualité.
00:29:51Quelqu'un qui a fait
00:29:52quatre enfants
00:29:54sciemment
00:29:54ne peut pas se prétendre
00:29:55écologique, oui.
00:29:57Alors, il s'agit
00:29:58d'une dame
00:29:59qui est une militante
00:29:59des natalités
00:30:00qui s'appelle
00:30:01Alice Rallier.
00:30:02On la voit
00:30:03dans une vidéo.
00:30:04Je ne peux pas vous dire
00:30:05qu'ici, sur ce radio,
00:30:07on a bien vérifié,
00:30:08on a pensé à une fake,
00:30:09on a pensé à un canular.
00:30:11Il y en avait
00:30:13presque un...
00:30:14Comment ça s'appelle ?
00:30:15Le graphie, voilà.
00:30:17Non, non,
00:30:18c'est bien une militante.
00:30:19Elle s'appelle Alice Rallier.
00:30:20Elle est dans le Nord.
00:30:21Elle avait un site
00:30:21qui a été fermé.
00:30:22Et sa théorie
00:30:23est tout simplement
00:30:23celle du grand leader
00:30:24écologiste,
00:30:25Steve Cochet,
00:30:25qui considère
00:30:26que faire des enfants
00:30:27est un crime
00:30:29contre la planète
00:30:30puisque ça peut favoriser
00:30:32une surpopulation,
00:30:33une explosion démographique
00:30:34qui, effectivement,
00:30:36à un moment donné,
00:30:37on a pu penser
00:30:377 milliards,
00:30:398 milliards,
00:30:3910 milliards,
00:30:4011 milliards,
00:30:40on va s'arrêter.
00:30:41La planète n'est pas équipée
00:30:43pour pouvoir nourrir
00:30:44une population
00:30:46aussi massive.
00:30:47Les ressources planétaires
00:30:48vont s'effondrer
00:30:48et l'excès de démographie
00:30:51peut être catastrophique.
00:30:52Il s'avère aujourd'hui,
00:30:53et il faut rassurer
00:30:54Alice Rallier,
00:30:55aujourd'hui,
00:30:55cette démographie mondiale
00:30:56est en recul.
00:30:58il y a des pays
00:30:58qui vivent une tragédie,
00:31:00le premier,
00:31:00c'est la Corée du Sud,
00:31:01c'est un pays
00:31:02qui va disparaître,
00:31:03le Japon est frappé,
00:31:04chez nous,
00:31:04à côté de nous,
00:31:05nous avons l'Espagne
00:31:06et l'Italie
00:31:06qui ont aussi
00:31:06une démographie
00:31:07qui est en train
00:31:07de reculer,
00:31:08et aujourd'hui,
00:31:09en France,
00:31:10la natalité
00:31:10est de un peu plus
00:31:12de 1,4,
00:31:13entre 1,4 et 1,5,
00:31:15totalement insuffisant
00:31:15pour renouveler
00:31:16la population française.
00:31:17Et je signale
00:31:18à tous les écologistes
00:31:19qui ont eu peur,
00:31:20justement,
00:31:21de cette explosion démographique,
00:31:22de cette surpopulation,
00:31:23qu'il n'y a pas
00:31:24de transition écologique
00:31:26sans un minimum
00:31:26de richesse,
00:31:27sans un minimum
00:31:27de ressources,
00:31:28sans un minimum
00:31:29de croissance,
00:31:30et pour qu'il y ait
00:31:30un peu de croissance,
00:31:31il faut aussi
00:31:32qu'il y ait une croissance
00:31:33démographique maîtrisée.
00:31:34Donc, pour l'instant,
00:31:35et on recevait récemment
00:31:37un auteur sur la dénatalité
00:31:38qui disait
00:31:38le pire danger,
00:31:40ce n'est pas la sécheresse,
00:31:41ce n'est pas la guerre,
00:31:41c'est la dénatalité.
00:31:42Donc, la dénatalité,
00:31:44aujourd'hui,
00:31:44est un fléau
00:31:44qui se présente
00:31:45et quand on présente,
00:31:47j'allais dire,
00:31:48quand on voit cette femme,
00:31:49elle a une poussette
00:31:50avec quatre bébés en plastique,
00:31:51des poupées en plastique,
00:31:52dont un qui est de couleur noire
00:31:54parce qu'elle veut signaler
00:31:54que le continent africain,
00:31:55c'est là où la démographie
00:31:57est la plus violente
00:31:57et c'est là où peut-être,
00:31:58il faudrait peut-être
00:31:59un peu la réguler,
00:32:00et bien contre-présente
00:32:00de façon aussi caricaturale,
00:32:03ça nous inquiète.
00:32:04Yves Cochet,
00:32:04il vit en Bretagne,
00:32:05je crois qu'il a un seau d'eau
00:32:07pour se nettoyer,
00:32:08un char à bœuf
00:32:09pour se déplacer
00:32:10et puis une bougie
00:32:11pour s'allumer
00:32:12et un peu de paille
00:32:13pour faire sa sieste,
00:32:14c'est son droit,
00:32:14il est formidable,
00:32:15il dit ça avec beaucoup de voilà.
00:32:16Mais proposer cette formule sociologique
00:32:19en disant
00:32:20la natalité c'est la mort
00:32:21de la planète,
00:32:22je pense que c'est un peu violent.
00:32:23Voilà,
00:32:23on va changer de sujet
00:32:24et je voudrais qu'Elvin nous espère.
00:32:26Elvin,
00:32:26vous avez mis un vaillot,
00:32:28Lévis,
00:32:28il n'y a pas un maillot de Zidane,
00:32:30comment ça se fait ?
00:32:30Vous allez comprendre
00:32:31dans ce que je vous racontais
00:32:33la justification du prix,
00:32:35Perico.
00:32:35Alors,
00:32:35expliquez-moi ça Elvin.
00:32:37Eh bien,
00:32:37on va commencer avec ça.
00:32:38La panneca,
00:32:39est-ce qu'elle est dedans ?
00:32:40Elle n'est pas dedans.
00:32:41Oui, elle est dedans.
00:32:42Oui, elle est dedans.
00:32:44Oui, elle est dedans.
00:32:48Quel incroyable geste.
00:32:50Zidane,
00:32:50Zidane,
00:32:50Zidane,
00:32:51Zidane.
00:32:51Bon,
00:32:51les frissons,
00:32:52Perico,
00:32:52vous étiez où le 9 juillet 2006
00:32:54lors de la finale France-Italie,
00:32:56perdue par la France ?
00:32:57Devant mon poste télévision.
00:32:58Vous étiez pour la France ?
00:32:59J'ai apprécié que Zidane
00:33:01donne un coup de tête à Maserati
00:33:02parce qu'il le méritait quand même l'autre.
00:33:04Eh bien voilà,
00:33:04comme ça c'est fait.
00:33:05Il voulait me coincer,
00:33:06vous avez vu le petit malin ?
00:33:07Oui, oui, oui.
00:33:07Mais je l'ai vu venir,
00:33:08Lévin.
00:33:08Non mais vous êtes bon,
00:33:10pour avoir un tel maillot,
00:33:11ça se mérite
00:33:12puisqu'il y a le mythique maillot
00:33:15numéro 10 de Zidane
00:33:17qui est mis aux enchères.
00:33:19Le maillot mis à la vente aux enchères
00:33:21organisé du 25 octobre au 7 novembre
00:33:23par la célèbre maison Agut à Neuilly.
00:33:26Alors toujours bon de le préciser,
00:33:27il s'agit d'un maillot préparé
00:33:29et non porté.
00:33:30Il n'était donc pas sur les épaules
00:33:31de Zizou le 9 juillet 2006.
00:33:33Perico Anissa,
00:33:34vous allez me dire,
00:33:35et le prix ?
00:33:35On veut savoir le fameux prix.
00:33:37Eh bien cette pièce historique
00:33:38qui est estimée entre 15 000
00:33:39et 30 000 euros.
00:33:41Rien que ça.
00:33:42Alors s'il avait été réellement porté
00:33:43par l'actuel sélectionneur des bleus,
00:33:45je vous laisse imaginer le prix.
00:33:46Eh bien Alvin,
00:33:47je peux vous annoncer
00:33:47que Zacharias, Julien,
00:33:49Anissa et moi,
00:33:49on s'est cotisé,
00:33:50j'ai ouvert une boîte de conserve.
00:33:51On va mettre des petites pièces dedans
00:33:53et quand on aura la somme,
00:33:54on vous offre le maillot.
00:33:55Eh bien c'est bientôt Noël en plus.
00:33:56C'est quoi votre taille ?
00:33:57C'est la même que...
00:33:57Prenez du M,
00:33:59c'est très bon.
00:34:00Très bien.
00:34:01Elvin Zizou,
00:34:01ça vous va très bien.
00:34:02La classe à Zizou.
00:34:03Merci.
00:34:04Voilà.
00:34:05Dans un instant,
00:34:06André Bercoff nous rejoint.
00:34:08Alors qu'est-ce qu'il a fait réagir aujourd'hui ?
00:34:09Évidemment sans surprise,
00:34:10Greta Thunberg,
00:34:11la militante écologiste
00:34:12qui s'est récemment invitée
00:34:13dans les manifestations lycéennes.
00:34:15On en parlait hier.
00:34:17Évidemment,
00:34:17cette venue ne l'a pas laissée indifférent.
00:34:19C'est à suivre sur Sud Radio.
00:34:22Midi 14h,
00:34:23Sud Radio,
00:34:24la France dans tous ses états.
00:34:26Il est 12h47,
00:34:27vous allez entendre André Bercoff.
00:34:29Il est un petit peu chagrin,
00:34:31chafouin
00:34:32de la présence de Greta Thunberg.
00:34:34Et à la place de Greta Thunberg,
00:34:36je me ferai des soucis
00:34:37sur la façon dont André Bercoff
00:34:39va présenter sa présence en France.
00:34:40Vous écoutez le grand André Bercoff.
00:34:43Ici Sud Radio,
00:34:45les Français parlent au français.
00:34:49Les carottes sont cuites.
00:34:51Sud Radio Bercoff dans tous ses états.
00:34:53How dare you !
00:34:56Ah, comment osez-vous ?
00:34:58Vous avez entendu ce cri,
00:35:00ce cri qui en 2017-2018
00:35:04nous avait tous transporté.
00:35:06C'était Greta Thunberg,
00:35:08la Jeanne d'Arc de l'écologie,
00:35:10la passionnariat du changement climatique.
00:35:12Elle avait bouleversé le monde.
00:35:15Rappelez-vous,
00:35:15elle avait été reçue à Davos,
00:35:17où M. Schwab l'avait embrassée
00:35:19au World Economic Forum.
00:35:20Elle avait reçue à l'ONU,
00:35:22ovation, ovation absolument
00:35:24de tous les pays du monde,
00:35:26ou presque,
00:35:27et évidemment à l'Elysée,
00:35:28où on l'avait congratulée, bien sûr.
00:35:31Voilà, c'était l'icône.
00:35:33Et cette icône s'est dit,
00:35:35et on lui a dit,
00:35:36qu'elle n'allait pas s'arrêter
00:35:38en si bon chemin.
00:35:39Ensuite, ça a été la Palestine,
00:35:41les flottis pour Gaza.
00:35:43Elle en a fait deux.
00:35:44Deux flottis pour Gaza,
00:35:45arrêtés effectivement,
00:35:47l'une avec Rima Hassan,
00:35:49et depuis,
00:35:50elle porte le Kefie.
00:35:52Et elle ne s'est pas arrêtée à ça,
00:35:54elle s'est intéressée à Cuba,
00:35:55elle était à Tbilissi
00:35:57à un moment donné,
00:35:58elle choisit effectivement
00:35:59ses destinations,
00:36:01elle est partout,
00:36:02elle s'occupe de tout,
00:36:03et qu'importe la connaissance
00:36:05des problèmes,
00:36:06pourvu qu'on ait l'ivresse
00:36:07des sommets.
00:36:08Et la voici où,
00:36:09aujourd'hui,
00:36:10eh ben,
00:36:11avec les lycéens.
00:36:13Ben c'est très très bien,
00:36:14voilà, aujourd'hui,
00:36:14ce sont les lycéens.
00:36:16Et regardez,
00:36:17elle a lancé l'appel,
00:36:18vous savez que le 17 octobre,
00:36:20il y aura une très grande
00:36:22manifestation
00:36:22convergence des luttes.
00:36:24Greta Thunberg
00:36:24se devait d'être là.
00:36:26Écoutez-la.
00:36:41Merci beaucoup Greta pour ces mots,
00:36:42vous avez donc compris,
00:36:43les lycéens sont actuellement
00:36:44en train de sauver
00:36:45non seulement toute la société française,
00:36:46mais l'ensemble du monde entier.
00:36:48On doit leur faire honneur
00:36:48le 17 octobre,
00:36:49alors venez nombreux.
00:36:51Bismillah, c'est le ténèbre.
00:36:53Et ça se couronne
00:36:55avec l'injonction
00:36:57de Greta
00:36:58à la police.
00:37:00Écoutez.
00:37:00We are also here to say
00:37:02fuck the police.
00:37:03Eh ben voilà.
00:37:04Voilà,
00:37:05c'est une excellente conclusion.
00:37:06Ça doit finir avec
00:37:08fuck the police,
00:37:10bien sûr,
00:37:10puisque les policiers,
00:37:11chacun sait,
00:37:12sont des tueurs
00:37:13qu'il faut absolument désarmer.
00:37:15Voilà,
00:37:16la boucle est bouclée,
00:37:18et on va continuer,
00:37:19comme ça,
00:37:20au hasard des luttes,
00:37:21au hasard des manifestations,
00:37:23eh bien,
00:37:24on aura toujours
00:37:25notre Greta Thunberg.
00:37:27On a souvent besoin
00:37:28d'une Greta Thunberg
00:37:29chez soi.
00:37:30Elle y est,
00:37:32eh bien,
00:37:32elle n'y restera pas,
00:37:33mais nous,
00:37:34nous savons que
00:37:35nous avons
00:37:36notre kit révolutionnaire
00:37:38prêt à toute éventualité.
00:37:41Merci,
00:37:41et à très vite.
00:37:45Voilà,
00:37:45vous avez entendu André Bercoff.
00:37:46C'est vrai qu'on a des,
00:37:48aujourd'hui,
00:37:48dans l'histoire,
00:37:49dans la communication,
00:37:50dans l'actualité politique,
00:37:51on a des gadgets,
00:37:52comme ça,
00:37:52qui peuvent être incarnés
00:37:53par des personnes,
00:37:54soit des personnes âgées,
00:37:55soit des jeunes,
00:37:56qui viennent,
00:37:57une forme de lédidisation
00:37:58de la politique,
00:37:59avec des mascottes
00:38:00que l'on met en avant,
00:38:01qui se permettent de dire
00:38:02tout et n'importe quoi,
00:38:02pas forcément des choses absurdes,
00:38:04d'ailleurs,
00:38:04ou injustifiées,
00:38:05mais voilà,
00:38:05c'est l'engouement
00:38:06qu'il y a autour
00:38:07de cette vénération
00:38:08que l'on fait autour
00:38:09de cette personnalité.
00:38:11Bonjour Sandrine,
00:38:12et nous avons Sandrine
00:38:12qui nous appelle
00:38:14de Florence.
00:38:15Sandrine,
00:38:17vous trouvez que
00:38:18Greta Thunberg,
00:38:18qu'elle est utile malgré tout
00:38:19pour un peu interpeller
00:38:21les autorités
00:38:22ou soulever les...
00:38:22Bonjour Sandrine.
00:38:24Bonjour Perico.
00:38:25Je trouve qu'elle est utile.
00:38:27Non, pas du tout.
00:38:28Je trouve qu'elle est
00:38:28absolument isutile.
00:38:30Je trouve qu'elle est
00:38:31d'une indécence folle
00:38:32avec son kéfier
00:38:33sur les épaules.
00:38:34Je suis sidérée.
00:38:36Je suis encore plus sidérée
00:38:38que les médias
00:38:39la mettent en avant,
00:38:40en fait.
00:38:42je suis sidérée.
00:38:43Je me dis,
00:38:43mais qu'est-ce qu'elle vient
00:38:44faire en France,
00:38:45celle-ci,
00:38:46qu'elle s'occupe de sa suède
00:38:47et qu'elle arrête
00:38:47de nous casser les pieds,
00:38:48quoi.
00:38:49C'est vrai que les médias...
00:38:51C'est vrai qu'ils sont
00:38:51qu'ils sont pieds sur les épaules,
00:38:52mais c'est d'une indécence,
00:38:53mais c'est d'une indécence folle,
00:38:55quoi.
00:38:55Aller me défendre le Hamas,
00:38:57non, mais je rêve.
00:38:58Le Hamas,
00:38:59c'est le mouvement
00:39:00de résistance islamique.
00:39:02On est en train de parler
00:39:03d'islam politique, là.
00:39:04On est en train de parler
00:39:05de gens qui lapident les femmes,
00:39:07qui musèlent les femmes.
00:39:09Et cette espèce de...
00:39:10Cette espèce de...
00:39:12Oui, de crétine, pardon,
00:39:13mais je crois qu'il n'y a
00:39:14que ce mot qui me vient.
00:39:16Je vous sens en colère.
00:39:17Je vous sens en colère.
00:39:19Je ne suis pas en colère.
00:39:20Je suis agacée, en fait.
00:39:22C'est différent.
00:39:23Je ne suis pas en colère.
00:39:23Je suis agacée par ces gens.
00:39:25Ils sont lunaires, en fait.
00:39:27Pour moi, c'est lunaire,
00:39:28cette attitude.
00:39:30Je ne sais pas,
00:39:30mais les femmes,
00:39:31elles sont tout primées.
00:39:32Et l'autre,
00:39:33elles se trébarèrent
00:39:34et se sont défiées
00:39:35sur les épaules.
00:39:35Et elles viennent nous donner
00:39:36des leçons ici,
00:39:37chez nous, en fraise.
00:39:39Il est vrai, Sandrine,
00:39:40c'est vrai qu'il y a
00:39:41une forme de béatitude
00:39:42de la part de certains médias,
00:39:44d'une partie de la jeunesse,
00:39:45même d'une partie
00:39:46de la classe politique.
00:39:47Comme je disais tout à l'heure,
00:39:48c'est des formes de mascottes
00:39:49qu'on s'invente
00:39:49et qu'ensuite,
00:39:50on vénère.
00:39:51Et c'est vrai que le symbole
00:39:53du keffier,
00:39:53alors, ce n'est pas forcément
00:39:54le Hamas,
00:39:54mais on peut comprendre
00:39:56que vu,
00:39:57et on pense aux positions
00:39:58de Mme Rima Hassan,
00:39:59le keffier palestinien
00:40:01peut symboliser, effectivement,
00:40:02les gens du Hamas,
00:40:03dont on nous a expliqué
00:40:04que c'était un mouvement
00:40:05de résistance et de libération.
00:40:07Donc là, effectivement,
00:40:07il y a une confusion.
00:40:08Et c'est vrai que sur les épaules
00:40:09de cette jeune femme,
00:40:11on a quelque chose de...
00:40:12Il y a un malaise, quand même.
00:40:13Il y a quelque chose de malsain.
00:40:14Pour moi, c'est indécent.
00:40:16Pour moi, c'est de l'indécence
00:40:17pure et simple.
00:40:19C'est tout.
00:40:20Je ne vois rien d'autre, en fait.
00:40:21Je n'y vois rien d'autre
00:40:22que de l'indécence
00:40:23et de la bêtise.
00:40:25Vous croyez, Sandrine,
00:40:28Sandrine, vous pensez
00:40:28que ça marque quand même
00:40:29certaines consciences
00:40:30des jeunes qui trouvent...
00:40:31Il y a Grottenberg qui est là.
00:40:32C'est formidable.
00:40:33Vous voyez, c'est une juste cause.
00:40:34Il y a des gens
00:40:35qui peuvent tomber dans le panneau.
00:40:37Je suis certaine
00:40:38que les jeunes tombent
00:40:38dans le panneau.
00:40:39Je suis convaincue
00:40:40que les jeunes tombent
00:40:41dans le panneau
00:40:41parce que c'est l'espèce
00:40:42d'écologie,
00:40:43la dayatollah...
00:40:44Voilà, c'est la dayatollah
00:40:46de l'écologie.
00:40:46Elle est venue comment ?
00:40:47En vélo depuis sa Suède ?
00:40:49Alors, vous savez...
00:40:50La flottillée de Gaza,
00:40:51le bateau, il était électrique
00:40:52ou il était à voile ?
00:40:53Sandrine, vous avez remarqué...
00:40:54Oui, je veux dire...
00:40:55Ah, mais ça, c'est...
00:41:01En disant, est-ce que
00:41:02vos moyens de transport
00:41:02sont très respectueux
00:41:03du bilan carbone ?
00:41:05Sandrine, ce qui est le plus étonnant,
00:41:07c'est que souvent,
00:41:07vous avez des individus,
00:41:08des personnalités.
00:41:09Elles commencent sur une thématique
00:41:11très précise,
00:41:11que leur combat,
00:41:12leur spécialité...
00:41:13Greta Thunberg,
00:41:14c'était un petit peu...
00:41:15C'était un petit peu
00:41:16le rainbow warrior
00:41:17de la jeunesse.
00:41:18C'était que de l'écologie.
00:41:19Et du coup,
00:41:20comme on a une aura
00:41:20et qu'on a une écoute,
00:41:21on se met à toucher à tout.
00:41:23Et on finit par parler
00:41:24du clafoutier
00:41:24et de la pince à linge
00:41:25parce qu'on s'estime
00:41:27multicompétent.
00:41:28C'est ça,
00:41:29mais quelle aura elle a ?
00:41:30À part...
00:41:31Je ne sais pas,
00:41:32à part le fait peut-être
00:41:33d'avoir un handicap...
00:41:35Voilà.
00:41:35Oui, oui,
00:41:36mais la jeunesse,
00:41:36mais la jeunesse,
00:41:37on met en avant
00:41:38le fait qu'elle soit
00:41:39atteinte d'autisme,
00:41:40qu'elle soit autiste Asperger.
00:41:43Je suis...
00:41:44Pour moi, c'est lunaire,
00:41:45en fait,
00:41:45parce que pour moi,
00:41:46c'est une marionnette
00:41:47qui est manipulée,
00:41:48mais par qui ?
00:41:48Et pourquoi, en fait ?
00:41:50On se posera...
00:41:51Cette écologie...
00:41:52Ben voilà.
00:41:53On se posera longtemps la question.
00:41:55On subit...
00:41:56Ben ouais,
00:41:56moi, je vis dans le Gers,
00:41:57par exemple,
00:41:58et j'ai besoin de mon véhicule
00:41:59tous les jours.
00:42:00Je n'ai pas le choix.
00:42:01Je n'ai pas de transport
00:42:02en commun pour faire
00:42:03les 16 kilomètres
00:42:03qui séparent ma maison
00:42:04de mon lieu de travail.
00:42:05Mais vous avez
00:42:06la chance de vivre
00:42:07en Florence
00:42:07qui est un merveilleux territoire.
00:42:09C'est un très beau pays.
00:42:09Merci Sandrine
00:42:10pour votre réaction.
00:42:11On a compris
00:42:11que vous étiez indigné
00:42:13par la manipulation
00:42:14que l'on fait
00:42:14avec Rita Tannenberg.
00:42:15Nous avons Raphaël
00:42:16qui nous appelle de Cachetan.
00:42:17Bonjour Raphaël.
00:42:19Oui, bonjour Perico.
00:42:21Donc...
00:42:22Vous non plus,
00:42:23vous n'êtes pas du plus sûr.
00:42:24Non, non.
00:42:24Je pense qu'on est face
00:42:25à une imposture
00:42:26de grande taille.
00:42:28D'ailleurs,
00:42:28c'est assez dommage
00:42:29que les médias
00:42:30la mettent en avant
00:42:31aussi longuement
00:42:33puisque cette personne
00:42:34se traballe sans doute
00:42:35avec un iPhone
00:42:36fabriqué par des petits-enfants chinois
00:42:38tous les jours.
00:42:39Elle ne se pose pas
00:42:39la question
00:42:39de cette dictature
00:42:42à la fois politique
00:42:43et travailleuse.
00:42:45Donc, voilà,
00:42:46on est face à quelqu'un
00:42:46qui est complètement manipulé,
00:42:49pas crédible.
00:42:49Et moi,
00:42:49je le trouve grossier.
00:42:51Dommage que les médias
00:42:52en fassent autant...
00:42:54D'ailleurs,
00:42:54c'est aussi valable
00:42:54pour d'autres personnalités politiques.
00:42:56Cette personne est dangereuse
00:42:58pour cette jeunesse déboussolée
00:42:59qui, au lieu de lire des livres,
00:43:01préfère scroller sur des écrans
00:43:02et qui ne comprennent
00:43:03absolument pas
00:43:04un strict mot de français.
00:43:06L'heure est grave.
00:43:07La jeunesse,
00:43:08aujourd'hui,
00:43:10est d'une inculture totale.
00:43:13Les gens ne savent plus écrire
00:43:15comme avant.
00:43:16Donc,
00:43:16il y a un vrai sujet de fond.
00:43:18Je ne pense pas
00:43:18que ce soit la procureure première
00:43:19des lyciens
00:43:21qui feraient mieux
00:43:22de passer leur bac
00:43:22qui ne vaut pas grand-chose
00:43:24aujourd'hui
00:43:25plutôt que d'aller dans la rue
00:43:27ou alors d'aller visiter
00:43:28d'autres pays
00:43:28où les conditions d'études
00:43:30sont bien plus dramatiques
00:43:31que les nôtres.
00:43:32Il faut remettre l'église
00:43:34au milieu de son village
00:43:34et je pense que la colère
00:43:36de Mouton-C est là
00:43:38et on ne comprend pas du tout
00:43:40que des lyciens
00:43:41puissent effectivement dégraver
00:43:43aussi pour les étudiants
00:43:44leurs outils d'enseignement.
00:43:46C'est clair, c'est clair Raphaël.
00:43:48Merci pour votre témoignage
00:43:49depuis Cachan.
00:43:50Bonne journée.
00:43:51A bientôt sur Sud Radio.
00:43:53Eh bien, dans quelques instants
00:43:54sur Sud Radio,
00:43:55nous recevons un ancien ministre
00:43:57de l'éducation nationale.
00:43:58Il a porté le costume
00:44:00de 2017 à 2022.
00:44:02On parle bien évidemment
00:44:03de Jean-Michel Blanquer.
00:44:05Il vient de publier un ouvrage
00:44:06La démocratie et la fureur
00:44:08chez Plon.
00:44:09Nous reviendrons aussi avec lui
00:44:10sur l'actualité
00:44:11et la crise lycéenne
00:44:12et nous lui demanderons
00:44:14est-il devenu aujourd'hui
00:44:15un bouc émissaire ?
00:44:16Si vous avez déjà envie
00:44:17de partager votre opinion,
00:44:18vous pouvez le faire
00:44:19en appelant le 0826 300 300.
00:44:23Sud Radio.
00:44:28Midi 14h, Sud Radio.
00:44:30La France dans tous ses états.
00:44:33Le face-à-face.
00:44:34Vous êtes bien sur Sud Radio.
00:44:36Il est 13h03
00:44:37et je reçois une personnalité
00:44:39de la politique française
00:44:40en nous posant une question.
00:44:44comment la fureur
00:44:45est-elle en train
00:44:45de détruire l'école
00:44:47et donc si elle détruit l'école,
00:44:48elle détruit la démocratie.
00:44:50Ça tombe bien,
00:44:51c'est le titre du livre
00:44:52que Jean-Michel Blanquer,
00:44:54merci d'être là,
00:44:55Jean-Michel Blanquer
00:44:56avec nous,
00:44:56directeur Sud Radio,
00:44:58auteur de
00:44:58La démocratie et la fureur
00:45:00chez Plon,
00:45:00je me rappelle toujours
00:45:01que c'est l'éditeur
00:45:02du Général de Gaulle.
00:45:02C'est un détail.
00:45:04La démocratie et la fureur.
00:45:05Alors, ça tombe bien,
00:45:07ce n'est pas un ouvrage
00:45:08sur l'actualité,
00:45:08même si on va y venir
00:45:09tout de suite.
00:45:09C'est un ouvrage
00:45:10sur ce grand philosophe,
00:45:12ce grand prêtre
00:45:13du libéralisme
00:45:13qui était Alexis de Tocqueville,
00:45:15son voyage aux Etats-Unis.
00:45:16Et là, vous faites
00:45:17une grande dissertation,
00:45:18une enquête formidable.
00:45:19C'est un document
00:45:20historique et sociologique
00:45:21sur la démocratie américaine.
00:45:23Qu'est-elle devenue
00:45:24par rapport à nous ?
00:45:24Quels sont les risques
00:45:25de dérive
00:45:26et comment une démocratie
00:45:27peut se fourvoyer
00:45:28quand elle ne garde pas
00:45:29ses fondamentaux ?
00:45:30On est en pleine actualité
00:45:31française.
00:45:32Jean-Michel Blanquer,
00:45:33vous avez dirigé
00:45:36le ministère animé.
00:45:38Je recevais
00:45:38Christophe Carrero
00:45:39récemment,
00:45:40votre édition de cabinet.
00:45:41Vous avez été,
00:45:42à un moment,
00:45:43vous avez été
00:45:44quelqu'un
00:45:44qui a marqué
00:45:45l'éducation nationale.
00:45:46Vous aviez succédé,
00:45:48je prends mes responsabilités,
00:45:49à la pire ministre
00:45:50qu'on ait jamais connue,
00:45:51c'était Najat Vallaud-Belkacem.
00:45:52Et je me souviens,
00:45:53puisqu'elle est à l'image
00:45:54le soir de votre nomination,
00:45:56et on la voit grimacer
00:45:57quand elle entend
00:45:58votre nom,
00:45:59voilà,
00:45:59et vous prenez l'école
00:46:00dans une situation
00:46:01absolument calamiteuse.
00:46:02Vous essayez de la redresser,
00:46:04on verra avec Adissa,
00:46:05on fera le point
00:46:05de votre bilan ministériel.
00:46:06Aujourd'hui,
00:46:07les lycéens sont dans la rue.
00:46:09Alors,
00:46:10d'aucuns vous disent
00:46:10oui,
00:46:12c'est à cause de Blanquer,
00:46:13et d'autres qui disent
00:46:14non,
00:46:15justement,
00:46:15si on avait écouté
00:46:16Jean-Michel Blanquer
00:46:17et si le président de la République
00:46:18lui avait confié le ministère
00:46:19plus longtemps,
00:46:20peut-être qu'on n'y serait
00:46:20pas arrivé là.
00:46:21Est-ce que la raison
00:46:22pour laquelle les lycéens
00:46:23sont dans la rue aujourd'hui
00:46:24et la façon dont il l'exprime
00:46:26vous semblent fondées
00:46:27ou peut-être
00:46:28un peu excessives ?
00:46:29Je pense d'abord
00:46:30et avant tout
00:46:31qu'il y a une crise
00:46:32de génération
00:46:32et qu'il faut entendre ça
00:46:34et que les sujets
00:46:36du type bâtiment
00:46:37qui relèvent des régions
00:46:38ou type emploi du temps
00:46:40ou parcours sub
00:46:40qui relèvent du ministère
00:46:41sont des sujets
00:46:42à regarder de près,
00:46:43bien sûr,
00:46:43et je pense qu'il faut le faire.
00:46:45C'est quelque chose
00:46:45qui vous avait inquiété déjà
00:46:46quand vous étiez en poste ?
00:46:47Alors,
00:46:48ça dépend de quel sujet
00:46:49on parle.
00:46:49Si on prend les...
00:46:50La logistique.
00:46:51La logistique,
00:46:52les bâtiments.
00:46:53Les bâtiments,
00:46:53c'est un sujet
00:46:54sur lequel la France
00:46:56n'est pas forte
00:46:57depuis longtemps.
00:46:58Et quand il y a eu
00:46:59la décentralisation,
00:47:00ça a été confié
00:47:00aux collectivités territoriales
00:47:02pour avoir une nouvelle dynamique
00:47:03et c'est ce qui s'est passé.
00:47:04Donc, on rappelle
00:47:04collège au département,
00:47:05lycée aux régions
00:47:06et les écoles primaires
00:47:08aux municipalités.
00:47:09Exactement.
00:47:09Et donc, aujourd'hui,
00:47:10quand on parle des bâtiments
00:47:11des lycées,
00:47:11on parle de la compétence
00:47:12des régions
00:47:13et je crois pouvoir dire
00:47:15que le bilan des régions,
00:47:16même s'il est variable,
00:47:17évidemment,
00:47:17est plutôt bon.
00:47:18C'est-à-dire,
00:47:19je parlais par exemple
00:47:20avec le président de région Bretagne
00:47:22pour ne pas le nommer.
00:47:25Sauf erreur de ma part,
00:47:26environ 120 lycées,
00:47:28m'expliquer qu'une centaine
00:47:29avait fait l'objet
00:47:29soit de rénovation
00:47:30ou en tout cas
00:47:31était dans un bon,
00:47:32voire un très bon état
00:47:32et puis une vingtaine,
00:47:34non.
00:47:34Vous voyez,
00:47:34c'est ce type de proportion
00:47:35que l'on a aujourd'hui.
00:47:36Donc, pour ceux
00:47:37qui sont dans des lycées
00:47:38qui ne sont pas encore
00:47:38suffisamment bien rénovés,
00:47:40on peut comprendre
00:47:40que ce soit un problème
00:47:41mais en même temps,
00:47:42on voit bien qu'il y a eu
00:47:42des excès.
00:47:43C'est-à-dire,
00:47:43quand on brûle un lycée
00:47:44qui était justement magnifique
00:47:45et tout neuf,
00:47:47c'est qu'évidemment,
00:47:49là, il y a des choses aussi
00:47:50qui ne vont pas
00:47:51et des gens
00:47:52qui ont surtout envie
00:47:53de tout casser.
00:47:53Donc, on a un mélange
00:47:54des choses.
00:47:55On a des revendications légitimes
00:47:56et puis on a,
00:47:58là aussi,
00:47:58cette espèce de fureur
00:47:59qui saisit nos sociétés
00:48:01aujourd'hui
00:48:01et à laquelle il faut
00:48:02prêter attention
00:48:03parce qu'elle peut mettre
00:48:04à bas la démocratie
00:48:05si on y prend garde.
00:48:08Mais au-delà
00:48:08des questions de bâtiments
00:48:09ou au-delà
00:48:10des questions
00:48:10de parcours sup
00:48:11ou d'emploi du temps
00:48:12sur lesquels
00:48:13je reviendrai peut-être,
00:48:15c'est de toute façon
00:48:16un malaise générationnel.
00:48:16Je pense qu'on aurait eu
00:48:17à un moment ou à un autre
00:48:18des manifestations de ce genre
00:48:20souvenez-vous
00:48:20on en a eu en 2019
00:48:21autour de la question climatique
00:48:23on a eu
00:48:24au moment des Gilets jaunes
00:48:25aussi des manifestations
00:48:26de lycéens
00:48:27et à chaque fois
00:48:28ce qui s'exprime
00:48:29c'est quand même
00:48:30la peur envers l'avenir
00:48:32que ce soit
00:48:33lié au changement climatique
00:48:35que ce soit lié
00:48:35aux guerres
00:48:36qui existent à nos portes
00:48:37que ce soit lié
00:48:38à l'arrivée
00:48:39de l'intelligence artificielle
00:48:40qui inquiète
00:48:41quant à l'emploi
00:48:42tous ces sujets
00:48:43qui ne sont pas
00:48:44contrebalancés
00:48:44par un discours
00:48:46politique
00:48:46général
00:48:47positif
00:48:48et c'est à mes yeux
00:48:49le problème majeur
00:48:50c'est-à-dire
00:48:51nous n'avons plus
00:48:51un projet de société
00:48:53à proposer aux jeunes
00:48:54et donc devant ce vide
00:48:56ils se révoltent
00:48:56et ça je peux le comprendre
00:48:58et d'ailleurs
00:48:58je pense que ce vide
00:48:59n'est pas fatal
00:49:00c'est pour ça que j'écris
00:49:01ce livre et ce qui précède
00:49:02d'ailleurs
00:49:02c'est-à-dire je pense
00:49:03qu'il faut un projet de société
00:49:04qu'il faut pouvoir dire
00:49:05à un jeune
00:49:06de 20 ans
00:49:07voilà comment sera la France
00:49:08dans 10 ans
00:49:09dans 20 ans
00:49:09dans 30 ans
00:49:10et voilà le rôle
00:49:11que tu pourras y jouer
00:49:12et je pense que
00:49:13pour moi ce projet de société
00:49:14passe par la revitalisation
00:49:15de notre territoire
00:49:17le fait qu'on retrouve
00:49:18notre pays
00:49:19mais je sais que c'est pas vous
00:49:20qu'il faut convaincre
00:49:21que vous êtes
00:49:23sensibles depuis toujours
00:49:24à tout ça
00:49:26mais pour moi
00:49:26c'est un projet pour le pays
00:49:27c'est-à-dire
00:49:28revitaliser notre territoire
00:49:29La démocratie et la fureur
00:49:30c'est le titre de votre ouvrage
00:49:32Jean-Michel Blanquer
00:49:34vous pensez que la fureur
00:49:35est en train aujourd'hui
00:49:36de prendre le pas
00:49:37il y a toujours eu
00:49:38dans la démocratie
00:49:38un dialogue
00:49:39des confrontations
00:49:40des divergences
00:49:41c'est le même
00:49:42là vous pensez
00:49:43que la fureur
00:49:44et on le voit
00:49:45dans les images
00:49:45la fureur a gagné
00:49:47la jeunesse
00:49:47au point que même
00:49:48des gens extérieurs
00:49:49viennent apporter cette fureur
00:49:50de façon professionnelle
00:49:51et militante
00:49:53c'est un cycle infernal
00:49:55dont on peut s'échapper
00:49:56ou vous pensez
00:49:57que c'est une constante
00:49:57de notre sociologie actuelle
00:49:59par la fracture sociale
00:50:00par le désespoir
00:50:01par la colère
00:50:02il y a des choses
00:50:03qui sont de toutes les époques
00:50:05et puis il y a des choses
00:50:05qui sont propres
00:50:06à la France d'aujourd'hui
00:50:08ce qui est de toutes les époques
00:50:09c'est ce dont Platon
00:50:11nous avertit
00:50:12dès le 5ème siècle
00:50:13avant Jésus-Christ
00:50:13c'est-à-dire le risque
00:50:14que la démocratie
00:50:15finisse par rentrer
00:50:16dans ses propres contradictions
00:50:17c'est-à-dire que si la démocratie
00:50:19ça n'est que
00:50:20les libertés
00:50:21les droits les plus divers
00:50:23la nécessité pour chacun
00:50:24de s'affirmer
00:50:25alors ça débouche inévitablement
00:50:27et Tocqueville le dit aussi
00:50:28d'ailleurs
00:50:28sur la fragmentation
00:50:29la contradiction des gens
00:50:31les uns envers les autres
00:50:31et c'était une phrase d'Augustin
00:50:32qui dit
00:50:33quand la justice disparaît
00:50:34l'État ne devient plus
00:50:35qu'une bande de brigands
00:50:36c'est quand
00:50:39quand tout ce qui nous
00:50:40soude entre nous
00:50:41tout ce qui nous relie
00:50:41s'efface
00:50:42alors la démocratie
00:50:43devient synonyme
00:50:44uniquement de fragmentation
00:50:45et de conflit
00:50:46or comme vous le disiez
00:50:47il est normal
00:50:48qu'il y ait du conflit
00:50:48c'est même le propre
00:50:50et l'intérêt de la démocratie
00:50:51qu'il y ait ce frottement
00:50:52permanent
00:50:53mais ce frottement
00:50:54doit rencontrer
00:50:55un certain nombre
00:50:56de limites
00:50:56et c'est pour ça
00:50:57que je suis
00:50:58si républicain
00:50:59c'est parce que je pense
00:51:00que ce qui vient
00:51:00équilibrer la démocratie
00:51:01c'est la république
00:51:03c'est la république
00:51:04le bien commun
00:51:04le fait que
00:51:06notre contrat social
00:51:07le fait que nous soyons
00:51:08des français
00:51:09des compatriotes
00:51:09toutes ces choses là
00:51:10c'est du lien
00:51:11et nous l'avons
00:51:13beaucoup perdu
00:51:13depuis 30 ou 40 ans
00:51:15et c'est aussi
00:51:16cela qui fait défaut
00:51:17aujourd'hui
00:51:18en France
00:51:19comme ailleurs
00:51:19parce qu'on trouve aussi
00:51:20dans d'autres pays
00:51:21le même problème
00:51:22donc on doit avoir
00:51:22une forme de
00:51:24renaissance républicaine
00:51:25qui se rendue ensuite
00:51:25par des choses très concrètes
00:51:26quand je viens de vous dire
00:51:27que l'on doit avoir
00:51:28un projet de revitalisation
00:51:29du territoire
00:51:30c'est tout à fait ça
00:51:30c'est à dire
00:51:31qu'est-ce qui fait que
00:51:32par exemple
00:51:32on sait faire renaître
00:51:33nos villages
00:51:34nos petites villes
00:51:35et donc créer
00:51:36du lien social
00:51:36entre les gens
00:51:37et avoir un projet politique
00:51:38qui rassemble les gens
00:51:40qui mobilise la jeunesse
00:51:41toutes ces choses
00:51:42qui à certaines époques
00:51:43ont pu exister
00:51:44et ont créé
00:51:45de l'élan national
00:51:45et qu'il faut retrouver
00:51:47donc pour moi
00:51:48il y a aussi
00:51:49le fait que
00:51:50la France a des caractéristiques
00:51:51spécifiques
00:51:51il y a des coups de fièvre
00:51:53à intervalles réguliers
00:51:55mais en réalité
00:51:56le fond de l'affaire
00:51:57est plus global
00:51:58et on le voit
00:51:59aux Etats-Unis
00:51:59c'est à dire
00:52:00qu'il y a un risque
00:52:01que la démocratie
00:52:02finisse par déboucher
00:52:04sur l'autoritarisme
00:52:04pour régler
00:52:05ses problèmes
00:52:06de contradiction
00:52:06donc avant
00:52:07qu'on arrive
00:52:08à des choses
00:52:08si graves
00:52:09il vaut mieux
00:52:11avoir renforcé
00:52:12notre dimension républicaine
00:52:14c'est à dire
00:52:14le bien commun
00:52:15Vous connaissez
00:52:15la célèbre phrase
00:52:16de Victor Hugo
00:52:17ouvrir une école
00:52:18c'est fermer une prison
00:52:19est-ce que vous acceptez
00:52:20l'équation
00:52:21qui répond à notre actualité
00:52:23les études PISA
00:52:24s'effondrent
00:52:25est-ce que l'effondrement
00:52:26de l'étude PISA
00:52:27peut expliquer
00:52:28l'apparition du sauvageon
00:52:30est-ce qu'il y a une forme
00:52:31de l'écroulement
00:52:32du niveau scolaire
00:52:33engendre une forme
00:52:34de décérébration
00:52:35qui induit des comportements
00:52:37qui ne sont pas ceux
00:52:38qu'un lycéen devrait avoir
00:52:39quelle est votre vision
00:52:41parlez librement
00:52:42on est dans le parlons vrai
00:52:44c'est une question
00:52:44un petit peu
00:52:44elle n'est pas insidieuse
00:52:46mais vous voyez
00:52:46j'ai vraiment besoin
00:52:47d'avoir votre sentiment
00:52:48là-dessus
00:52:48je pense que
00:52:50dans le monde entier
00:52:51là encore
00:52:52les enquêtes montrent
00:52:52qu'à partir de l'âge
00:52:53de 11 ans
00:52:54deux choses
00:52:55ont baissé
00:52:56dans le temps
00:52:57que des enfants
00:52:58et des adolescents
00:52:59c'est la lecture
00:53:00d'une part
00:53:00et l'activité physique
00:53:01d'autre part
00:53:02au bénéfice des écrans
00:53:03donc on a créé
00:53:04une société
00:53:04effectivement
00:53:06qui est en pleine modification
00:53:08et avec des effets pervers
00:53:10dont l'un d'entre eux
00:53:12peuvent être
00:53:12des violences
00:53:14parfois inspirées
00:53:15justement
00:53:15par les réseaux sociaux
00:53:16et des mobilisations
00:53:17permises
00:53:18par ces mêmes réseaux sociaux
00:53:19donc cette dimension
00:53:20elle existe
00:53:21ensuite
00:53:22puisque vous faites référence
00:53:23à PISA
00:53:24en réalité
00:53:25à travers de cette question
00:53:26vous faites aussi référence
00:53:27au problème
00:53:28de la relation
00:53:28de la démocratie
00:53:29avec le temps
00:53:30on est toujours
00:53:31impatient en démocratie
00:53:32et c'est tout le problème
00:53:34pour un ministre de l'éducation
00:53:35c'est bon
00:53:36j'ai pu être en fonction
00:53:375 ans
00:53:38c'est évidemment
00:53:39en soi
00:53:39je pense une bonne chose
00:53:40bien sûr
00:53:41mais il fallait au moins
00:53:4310 ans
00:53:43de continuité
00:53:45des choses
00:53:45et si vous voulez
00:53:47PISA mesure
00:53:48les élèves de 15 ans
00:53:49les principales mesures
00:53:50que nous avons prises
00:53:51même si on parle
00:53:51beaucoup de lycée
00:53:52en réalité
00:53:52c'est à l'école primaire
00:53:53et vous avez une autre enquête
00:53:55qui s'appelle PEARLS
00:53:56qui mesure
00:53:57le niveau de lecture
00:53:58des enfants de 8 ans
00:53:59dans le monde entier
00:53:59cette enquête là
00:54:01montre que
00:54:02entre 2017
00:54:03et 2021
00:54:04la France
00:54:05est le seul pays
00:54:06avec le Portugal
00:54:07à avoir eu son niveau
00:54:09remonté
00:54:09un petit peu
00:54:10pas beaucoup
00:54:10tout en traversant
00:54:11la crise sanitaire
00:54:12ce qui n'est pas rien
00:54:13tous les pays du monde
00:54:14ont chuté
00:54:14du fait des fermetures
00:54:16excessives
00:54:16et puis d'une chute
00:54:19disons commune
00:54:20le Portugal
00:54:21et nous
00:54:21on a réussi
00:54:22non seulement
00:54:23à avoir
00:54:25peu de fermetures
00:54:26de l'école
00:54:26mais même
00:54:26à réussir à progresser
00:54:27malgré tout
00:54:28et ça
00:54:29ce que je viens de vous dire
00:54:30vous ne l'entendez
00:54:31jamais
00:54:31mais ça concerne
00:54:32des élèves
00:54:33de 8 ans
00:54:33autrement dit
00:54:34c'est des résultats
00:54:35plus rapidement constatables
00:54:36que pour des élèves
00:54:37de 15 ans
00:54:37je ne vous dis pas
00:54:38que le prochain PISA
00:54:39va être merveilleux
00:54:40je vous dis
00:54:40qu'en matière éducative
00:54:41le grand problème
00:54:42c'est le zigzag
00:54:43quand on n'a pas
00:54:44la patience
00:54:45de creuser des sillons
00:54:47alors c'était
00:54:48la responsabilité
00:54:48du président de la République
00:54:49de garantir
00:54:50ce sillon long
00:54:51évidemment
00:54:51comme vous le savez
00:54:52je déplore
00:54:53que le deuxième quinquennat
00:54:54n'ait pas du tout
00:54:55été suffisamment
00:54:57sur la partie éducative
00:54:58dans l'approfondissement
00:55:00de ce sillon
00:55:01pour autant
00:55:02il y a des choses
00:55:03qui ont marché
00:55:05et notamment
00:55:06le dédoublement des classes
00:55:08le retour aux savoirs fondamentaux
00:55:09ça c'était des mesures
00:55:10que vous aviez initiées
00:55:11en 2007
00:55:11qui ont été prolongées
00:55:12et préservées
00:55:13pour autant
00:55:14quel revirement
00:55:16alors
00:55:16on ne va dénigrer personne
00:55:18mais enfin
00:55:18monsieur Ndiaye
00:55:19madame Belloubet
00:55:19c'est pas du Blanquer
00:55:21je suis désolé
00:55:21c'est même de l'anti-Blanquer
00:55:23à un moment donné
00:55:23comment vous expliquez
00:55:24qu'une majorité
00:55:25un président de la République
00:55:27un gouvernement
00:55:28qui était sur une cohérence
00:55:29comment on l'explique
00:55:30servirement
00:55:31il y a eu une pression
00:55:31des syndicats
00:55:32est-ce que le mammouth
00:55:32est devenu grincheux
00:55:34il a fallu lui donner
00:55:34ou est-ce qu'il fallait céder
00:55:36à une forme d'idéologie
00:55:37de gauche
00:55:37qui disait
00:55:38il faut remettre
00:55:38du pédagogisme
00:55:40Blanquer est allé trop loin
00:55:41dans la restructuration
00:55:43dans le redressement de l'école
00:55:44pour donner un peu de l'est
00:55:45à la gauche
00:55:46qu'est-ce qui s'est passé ?
00:55:47je pense qu'il y a
00:55:48quelque chose de ce genre
00:55:50quand on retrouve
00:55:51la démocratie
00:55:51et la fureur
00:55:52c'est-à-dire que
00:55:53au fil
00:55:54quand vous faites
00:55:555 ans de mandat
00:55:56à l'éducation nationale
00:55:57vous accumulez
00:55:58des colères
00:56:00de secteurs divers
00:56:01des tensions
00:56:03etc
00:56:03mais ces tensions
00:56:04en réalité
00:56:05sont minoritaires
00:56:05vous avez une majorité silencieuse
00:56:07qui voit bien
00:56:08le sens de ce que vous faites
00:56:09quand je fais
00:56:09le renforcement
00:56:10des savoirs fondamentaux
00:56:11à l'école primaire
00:56:11je pense que
00:56:12la plupart des gens
00:56:13voient très bien
00:56:14pourquoi
00:56:14et pourquoi ça va
00:56:16dans le bon sens
00:56:17de la même façon
00:56:18le dédoublement
00:56:18avait je crois
00:56:1980% d'approbation
00:56:20dans la population
00:56:22lorsque j'ai présenté
00:56:23la réforme du baccalauréat
00:56:24dans une émission
00:56:25on a eu 72%
00:56:27d'approbation
00:56:27à la fin de cette émission
00:56:28je souviens
00:56:29donc en fait
00:56:31vous pouvez
00:56:32quand on prend le temps
00:56:33quand on est calme
00:56:34quand on est rationnel
00:56:34ce que je peux faire
00:56:35sur des sujets
00:56:36comme Parcoursup
00:56:36par exemple
00:56:37montrer que
00:56:38évidemment
00:56:39aucune situation
00:56:39n'est parfaite
00:56:40j'ai jamais dit
00:56:41qu'on avait tout fait
00:56:41parfaitement
00:56:42ni tout bien
00:56:43mais je prétends
00:56:44qu'il y a un chemin
00:56:45pour l'amélioration
00:56:46de l'éducation
00:56:47c'est pas un sujet
00:56:47mystérieux
00:56:48ou plein de brouillard
00:56:49mais que
00:56:51vous avez
00:56:51très vite
00:56:52des oppositions
00:56:53qui sont suscitées
00:56:54et probablement
00:56:55ce qui s'est passé
00:56:55c'est en effet
00:56:56que le président de la République
00:56:57a fini par entendre
00:56:58beaucoup ses oppositions
00:56:59et
00:57:01n'a pas souhaité
00:57:02tenir le cap
00:57:03qu'on avait pourtant réussi
00:57:04on avait fait le plus dur
00:57:04vous savez
00:57:05parce que
00:57:05le premier quinquennat
00:57:06c'est quand même
00:57:06deux crises majeures
00:57:08à traverser
00:57:08les gilets jaunes
00:57:09d'une part
00:57:10le Covid
00:57:10d'autre part
00:57:12des réformes structurelles
00:57:13très profondes
00:57:14qui heurtent beaucoup de choses
00:57:17et c'est un peu dommage
00:57:18que dans le deuxième quinquennat
00:57:19qui n'a pas eu
00:57:19à traverser ce genre de crise
00:57:20il aurait suffi
00:57:22d'avoir un ministre
00:57:22pas moi
00:57:23d'ailleurs
00:57:23une autre personne
00:57:24mais qui dure 5 ans
00:57:26avec
00:57:26encore une fois
00:57:27un approfondissement du sillon
00:57:29et on aurait sans doute
00:57:30eu de meilleurs résultats
00:57:32ça n'a pas été le cas
00:57:33mais je ne considère pas
00:57:34que tout est parti à l'eau
00:57:35et je considère
00:57:36qu'on continue
00:57:37à pouvoir avoir
00:57:38de l'espoir
00:57:39d'un rebond
00:57:40au travers des effets
00:57:41à long terme
00:57:42des mesures qui ont été prises
00:57:43la démocratie et la fureur
00:57:44c'est le titre de votre ouvrage
00:57:45sur Tocqueville
00:57:45mais il correspond
00:57:46à la réalité
00:57:47d'une actualité
00:57:48absolument tragique
00:57:48on va revenir là
00:57:49dans quelques instants
00:57:50sur les enseignants blessés
00:57:51les policiers blessés
00:57:52pour vous dire
00:57:53à quel point
00:57:53ça a été
00:57:54à Nyssa
00:57:55effectivement
00:57:56la crise et la colère
00:57:57atteignent également
00:57:58la police
00:57:59puisqu'hier
00:58:00le syndicat Alliance Police
00:58:01a porté plainte contre l'Etat
00:58:02pour mise en danger
00:58:03de la vie d'autrui
00:58:04avec un nombre considérable
00:58:06de policiers blessés
00:58:06nous en parlerons
00:58:07un tout petit peu plus tard
00:58:08avec Stanislas Gaudon
00:58:09délégué national
00:58:10du syndicat Alliance Police
00:58:11Il est 13h20
00:58:18vous êtes bien sûr
00:58:18Sud Radio
00:58:19j'ai le bonheur
00:58:21et l'honneur
00:58:21de recevoir
00:58:22Jean-Michel Blanquer
00:58:23auteur de
00:58:23La démocratie et la fureur
00:58:24le livre parle de Tocqueville
00:58:26on va y venir
00:58:26parce qu'en plus
00:58:27cette actualité
00:58:29elle est présente
00:58:30dans ce livre
00:58:31La démocratie et la fureur
00:58:32la démocratie américaine
00:58:33ce qu'elle est devenue
00:58:33ce que Tocqueville en pensait
00:58:35et qu'est-ce qui se passerait
00:58:36si elle revenait sur Terre
00:58:37et qu'il voyait
00:58:38cette démocratie
00:58:38qu'il a tant aimée
00:58:39sur laquelle il nous a fait
00:58:40un récit fondateur
00:58:41et les choses ont évolué
00:58:43ça me fait penser
00:58:43à l'ouvrage de Gide
00:58:44le retour du RSS
00:58:45il y va
00:58:46le coeur charmant
00:58:47puis il revient
00:58:47il dit
00:58:48mais c'est pas du tout
00:58:48ce que j'avais
00:58:49ce que j'avais pensé
00:58:50d'ailleurs
00:58:50je me souviens
00:58:50Jean-François Kahn
00:58:51avait fait un livre
00:58:52le retour sur Terre
00:58:53d'André ou Gide
00:58:54et il dit
00:58:55voilà il est allé
00:58:56il est allé en Union Soviétique
00:58:56c'est pas du tout
00:58:57le concept
00:58:58auquel il avait pensé
00:59:00Jean-Michel Blanquer
00:59:02nous avons aujourd'hui
00:59:04une situation
00:59:04qui est
00:59:05on peut dire
00:59:06tragique
00:59:07149
00:59:08149 enseignants
00:59:10blessés
00:59:10on a jamais eu
00:59:11des images
00:59:11de professeurs
00:59:12de profs
00:59:13poursuivis
00:59:14par des élèves
00:59:15ou pas des élèves
00:59:16poursuivis dans la rue
00:59:17certains tabassés au sol
00:59:18des policiers également
00:59:20qui sont
00:59:20qui sont frappés
00:59:22il y a quand même
00:59:23de la part de cette jeunesse
00:59:24qui a toujours été turbulente
00:59:25qui a toujours été
00:59:26un petit peu émotive
00:59:27et les barricades remontent
00:59:28à la nuit des temps
00:59:28dans Paris
00:59:29là on a atteint des sommets
00:59:30on a le témoignage
00:59:32on a le témoignage
00:59:33de Stanislas Godon
00:59:35délégué national
00:59:36d'Alliance Police
00:59:40bonjour
00:59:40bonjour Stanislas Godon
00:59:42oui bonjour
00:59:43bonjour
00:59:43est-ce que vous pouvez nous faire
00:59:44un point rapide
00:59:45sur l'état
00:59:46des blessures
00:59:47et des lésions
00:59:48sur les forces de sécurité
00:59:50à l'issue de ces émeutes
00:59:53et bien d'abord rappeler
00:59:55que c'est 937 policiers
00:59:57et gendarmes
00:59:58qui ont été blessés
00:59:59dont certains
01:00:00avec des blessures graves
01:00:01qu'ils vont porter à vie
01:00:02on a un collègue
01:00:03notamment à Marseille
01:00:04qui a été poursuivi
01:00:05et on lui a mis
01:00:06des coups de marteau
01:00:07sur la tête
01:00:08et dans la nuque
01:00:08on a une collègue
01:00:10qu'on a balancée au sol
01:00:12et rappelez-vous
01:00:13cette vidéo
01:00:14où on entendait
01:00:14tu es là
01:00:15tu es là
01:00:16on a ce commandant
01:00:18de Belfort
01:00:19qui est jeté au sol
01:00:21et qui ont mis
01:00:22un pénalty
01:00:23dans la tête
01:00:24même plusieurs
01:00:24d'ailleurs coups de pied
01:00:25voilà la réalité
01:00:27de l'ultra-violence
01:00:28et moi je vais faire
01:00:29le distinguo
01:00:30entre des lycéens
01:00:31qui ont manifesté
01:00:33de manière pacifique
01:00:34certains se sont
01:00:35laissés entraîner
01:00:35certains groupuscules
01:00:38notamment ultra-violents
01:00:39de certaines banlieues
01:00:40de grandes métropoles
01:00:40et puis
01:00:41les mouvements
01:00:42d'ultra-gauche
01:00:43très très organisés
01:00:44qui savent très très bien
01:00:45semer le chaos
01:00:46attaquer les forces
01:00:47de l'ordre
01:00:47et se sauver
01:00:49notamment
01:00:49quand on commence
01:00:50à intervenir
01:00:50vous considérez
01:00:51que l'état
01:00:52que les pouvoirs publics
01:00:54n'ont pas donné
01:00:55la réponse
01:00:56adéquate
01:00:57au fait que des policiers
01:00:58aient été violentés
01:00:59on sent qu'on
01:01:00on essaie d'éviter
01:01:01la bavure
01:01:02et alors les GPN
01:01:03elle est là par contre
01:01:04pour s'assurer
01:01:04qu'il n'y a pas eu
01:01:05de comportement illicite
01:01:06et pour autant
01:01:07est-ce que vous ne manquez
01:01:08pas de solidarité
01:01:09de la part des pouvoirs
01:01:09du gouvernement
01:01:10pour parler plus précisément
01:01:13alors d'abord
01:01:14je tiens à rappeler
01:01:14que en fait
01:01:15nous ce qu'on dénonce
01:01:16et c'est pour ça
01:01:16qu'on a décidé
01:01:17de faire un recours
01:01:19et de porter plainte
01:01:20contre l'état
01:01:21c'est qu'il y a
01:01:21un dysfonctionnement
01:01:23et des contradictions
01:01:23entre les déclarations
01:01:25du ministre de l'Intérieur
01:01:26qui appelait
01:01:27à de la fermeté
01:01:27à ne pas avoir
01:01:28de retenue
01:01:29sur des interpellations
01:01:30et non pas
01:01:31de l'usage de la force
01:01:32ça c'est peut-être
01:01:33une petite différence
01:01:34que tout le monde a oublié
01:01:35et surtout
01:01:36on a des instructions
01:01:38sur le terrain
01:01:38qui sont
01:01:39d'un tout autre
01:01:41ordre
01:01:41par exemple
01:01:42ne pas utiliser
01:01:43le lance-eau
01:01:43bon c'est vrai
01:01:44que jeter de l'eau
01:01:46même à forte pression
01:01:47c'est extrêmement létal
01:01:48vis-à-vis des émeutiers
01:01:49par exemple
01:01:50de laisser les LBD
01:01:51dans le véhicule
01:01:52par exemple
01:01:53de ne pas utiliser
01:01:53les gaz acrymogènes
01:01:54parce qu'il y aurait
01:01:55de la verdict médiatique
01:01:57et en fait
01:01:57tout ceci
01:01:58ça crée un flou
01:01:59sur le terrain
01:02:00et je rappelle
01:02:01que quand il y a du flou
01:02:01sur le terrain
01:02:02et bien nous
01:02:03on en prend plein la figure
01:02:04pour ne pas dire autre chose
01:02:05parce que j'aurais envie
01:02:06de dire un mot
01:02:06un peu plus vulgaire
01:02:08donc ça
01:02:09c'est pas possible
01:02:09dans le cadre
01:02:10du rétablissement
01:02:11de l'ordre public
01:02:11ou des violences urbaines
01:02:12il faut qu'on ait
01:02:14des ordres
01:02:14qui soient clairs
01:02:15du haut
01:02:16c'est-à-dire du ministre
01:02:18jusqu'au moindre
01:02:19commandant compagnie
01:02:20sur le terrain
01:02:22il ne peut pas y avoir
01:02:22de dysfonctionnement
01:02:23ou de contradiction
01:02:24sinon on va au casse-pipe
01:02:26et puis
01:02:27qu'est-ce qui se passe
01:02:28937 policiers blessés
01:02:30je vais avoir un mot
01:02:32pour les personnels enseignants
01:02:34parce que vous l'avez rappelé
01:02:35149 personnels enseignants
01:02:37c'est inadmissible
01:02:38et surtout
01:02:39ne l'oublions pas
01:02:40de plus de 240 lycéens
01:02:42qui ont été blessés
01:02:44et pas du fait
01:02:44de la police d'ailleurs
01:02:45je rappelle également
01:02:46que les 36 enquêtes IGPN
01:02:48ça représente 0,4%
01:02:51des 7950 interpellations
01:02:53qu'on a effectuées
01:02:54donc il faut à un moment
01:02:56raison garder
01:02:57et ne pas dire
01:02:58qu'il y a encore
01:02:59des sauvageries policières
01:03:00comme j'ai entendu
01:03:01de certains partis politiques
01:03:02merci Stanislas Godon
01:03:04pour votre témoignage
01:03:04on a compris votre émotion
01:03:05et on comprend
01:03:06qu'on en arrive quand même
01:03:07un paradoxe hallucinant
01:03:09la police
01:03:09un syndicat de police
01:03:10porte plainte contre l'Etat
01:03:11merci pour votre témoignage
01:03:12Jean-Michel Blanquer
01:03:14on est arrivé à des extrêmes là
01:03:16enseignants poursuivis
01:03:17policiers tabassés
01:03:18c'est la République
01:03:19qui est renversée
01:03:19là c'est la fureur
01:03:20là la fureur
01:03:21a pris le contrôle de la rue
01:03:22et de la démocratie
01:03:22j'espère que non
01:03:24mais en tout cas
01:03:24il est certain
01:03:25qu'il faut opposer
01:03:25de la fermeté
01:03:26à tous ces phénomènes
01:03:27et je comprends complètement
01:03:28l'émotion
01:03:29qu'on vient d'entendre
01:03:30puisque c'est
01:03:31tout ce qu'on vient d'entendre
01:03:32et notamment les faits concrets
01:03:33sont totalement inadmissibles
01:03:35et c'est évidemment
01:03:36ce que l'on doit empêcher
01:03:38j'observe que ça fait
01:03:38une dizaine d'années
01:03:39qu'en France
01:03:40on manifeste trop violemment
01:03:41de manière générale
01:03:43et que ça crée
01:03:44un engrenage de la violence
01:03:46que certains cherchent
01:03:48on le sait bien
01:03:49donc à ça
01:03:50il faut opposer
01:03:50une espèce de grande sérénité
01:03:52qui est faite de fermeté
01:03:53comme le disait monsieur
01:03:55et c'est indispensable
01:03:56et je pense aussi
01:03:58qu'en matière de sécurité
01:03:59comme dans notre domaine
01:04:00il faut mieux prévenir
01:04:01que guérir
01:04:02par exemple
01:04:03que ce soit pour les universités
01:04:04ou pour les lycées
01:04:05il faut que
01:04:06des forces de l'ordre
01:04:07soient présentes en amont
01:04:08tôt le matin
01:04:09en petit nombre
01:04:10pas besoin d'en avoir beaucoup
01:04:12pour empêcher le premier blocage
01:04:14il faut rappeler
01:04:15qu'un blocage
01:04:15c'est complètement illégal
01:04:17et très souvent
01:04:18qu'est-ce que c'est un blocage
01:04:19c'est 3-4 personnes
01:04:20qui arrivent à 7h du matin
01:04:21pour mettre des poubelles
01:04:21et après ça s'agglutine
01:04:23et après ça devient impossible
01:04:24à changer
01:04:24en revanche
01:04:25si vous arrivez à 7h moins le cas
01:04:28vous pouvez parfaitement l'empêcher
01:04:29c'est ce que j'ai pratiqué
01:04:30aussi bien comme recteur
01:04:31que comme ministre
01:04:32et je trouve que là
01:04:33il y a trop de blocages
01:04:35facilement réalisés
01:04:36par des petites minorités
01:04:37agissantes
01:04:37et que donc
01:04:38en termes de doctrine
01:04:39de maintien de l'ordre
01:04:42il y a sans doute
01:04:43quelques améliorations
01:04:44à faire
01:04:44alors justement
01:04:45je ne peux pas
01:04:46ne pas vous demander
01:04:47Jean-Michel Blanquer
01:04:49ce que vous auriez fait
01:04:50dans la situation
01:04:51je vous pose la question
01:04:52sans arrière-pensée
01:04:53il ne s'agit pas
01:04:54de tacler M. Jeffrey
01:04:54et vous avez le droit
01:04:56de dire
01:04:56et c'est dans une vie
01:04:57gouvernementale
01:04:58il peut y avoir
01:04:58des lectures différentes
01:05:00est-ce que vous auriez fait
01:05:01quelque chose
01:05:02d'un peu différent
01:05:02alors avec le recul
01:05:03et je vous demande
01:05:04d'une façon objective
01:05:05on n'est pas dans un règlement
01:05:06de contrat
01:05:06absolument pas
01:05:08quand le mouvement
01:05:08a commencé à apparaître
01:05:09vous auriez plutôt reçu
01:05:11tout de suite
01:05:11des délégations héliciennes
01:05:13vous auriez établi tout de suite
01:05:14le dialogue
01:05:15où il fallait quand même
01:05:16montrer attention
01:05:17l'ordre d'abord
01:05:18le dialogue après
01:05:19alors je ne fais pas
01:05:20trop de commentaire
01:05:21non mais
01:05:21si vous voulez
01:05:23quand j'ai trop
01:05:25soyez libre
01:05:26oui oui
01:05:26mais dans les situations
01:05:27de crise
01:05:27on n'a pas besoin
01:05:28on ne donne pas de leçons
01:05:30exactement
01:05:30je ne vais pas donner
01:05:31de leçons
01:05:31en situation de crise
01:05:32on pourra en donner
01:05:33a posteriori
01:05:33le cas échéant
01:05:34mais là
01:05:36en pleine crise
01:05:36ce qu'il faut
01:05:37c'est que la république
01:05:38soit forte
01:05:39et donc
01:05:40on ne s'amuse pas
01:05:41à faire le chamboule tout
01:05:41avec le gouvernement
01:05:42pour autant
01:05:43pour autant
01:05:43je pense que non
01:05:44tout le monde voit
01:05:45que ça aurait pu être
01:05:46pris davantage en amont
01:05:48c'est certain
01:05:49voilà
01:05:49ce qui est fait
01:05:49est fait
01:05:50qu'est-ce qui a pu se passer
01:05:51un ministre peut sous-estimer
01:05:53un malaise
01:05:53pensant que c'est juste
01:05:54un petit mouvement d'humeur
01:05:57c'est parti de l'académie de Créteil
01:05:58que je connais bien
01:05:59puisque j'ai été recteur de Créteil
01:06:00et donc il aurait sans doute
01:06:02fallu à ce moment-là
01:06:03mieux traiter ça
01:06:03mais je dirais
01:06:04que ce n'est pas trop
01:06:05le sujet aujourd'hui
01:06:06l'éducation nationale
01:06:06fonctionne bien
01:06:07dans ces cas-là
01:06:08est-ce que le recteur
01:06:09vous prévient tout de suite
01:06:10attention monsieur le ministre
01:06:11il y a un petit malaise
01:06:11ne serait-ce qu'un proviseur
01:06:13est-ce qu'il peut signaler
01:06:14il y a un point de tension
01:06:15c'est pas comme d'habitude
01:06:16ça peut dégénérer
01:06:16faites quelque chose
01:06:17est-ce que ça remonte
01:06:18oui ça remonte
01:06:20justement on a mis sur pied
01:06:21un système de remontée
01:06:22des incidents
01:06:25que ce soit des incidents
01:06:26de violence justement
01:06:26ou des incidents
01:06:28disons de
01:06:31surchauffe
01:06:32sur le terrain
01:06:33et donc je pense que
01:06:34ces choses-là sont remontées
01:06:36mais je ne le sais pas
01:06:37La démocratie et la fureur
01:06:39c'est le titre de l'ouvrage
01:06:39de Jean-Michel Blanquer
01:06:40édité chez Plon
01:06:42très très beau document historique
01:06:43on va y venir
01:06:44on va y venir bien sûr
01:06:45mais c'est tellement en lien
01:06:47avec notre traducteur
01:06:49cette vision de l'Amérique
01:06:50par Tocqueville
01:06:51et ce qu'elle est devenue
01:06:51aujourd'hui
01:06:52cette démocratie américaine
01:06:53et on voit bien
01:06:53que les fascicites
01:06:54de monsieur Trump
01:06:55nous interpellent
01:06:56et nous les subissons
01:06:56en direct
01:06:57dans notre vie
01:06:58dans notre vie quotidienne
01:06:59vous restez avec nous
01:07:00sur Sud Radio
01:07:01Anissa
01:07:02bien sûr
01:07:02et qu'on invite également
01:07:04les parents
01:07:04lycéens
01:07:05enseignants
01:07:06même à nous appeler
01:07:07et à nous dire
01:07:07ce qu'ils en pensent
01:07:08qu'est-ce qui vous met en colère
01:07:10dans la crise du lycée
01:07:11ou le lycée même
01:07:12aujourd'hui
01:07:12le choix des spécialités
01:07:13le contrôle continu
01:07:14l'orientation
01:07:15quelles conséquences
01:07:16la réforme du bac
01:07:17a-t-elle eu
01:07:18pour vos enfants
01:07:18appelez-nous au 0826 300 300
01:07:20Sud Radio
01:07:21la France dans tous ses états
01:07:23Péricault Légas
01:07:25nous sommes
01:07:26vous êtes
01:07:27je suis sur Sud Radio
01:07:29il est 13h33
01:07:30je disais
01:07:30c'est l'acte de 26
01:07:31si je reçois Jean-Michel Blanquer
01:07:32pour son ouvrage
01:07:33La démocratie et la fureur
01:07:34je vais plomber
01:07:35dernier mot
01:07:36sur l'actualité d'éducation
01:07:37avant d'en venir
01:07:38au contenu du livre
01:07:39qui touffe l'actualité
01:07:40de toutes les manières
01:07:41Parcoursup
01:07:42on a entendu
01:07:43pique-pente sur Parcoursup
01:07:45Jean-Luc Mélenchon
01:07:46dans un meeting
01:07:46avec la guerre inférent
01:07:47on proclame
01:07:47comme si c'était
01:07:48l'abolition de la paix de mort
01:07:49je vais dégager Parcoursup
01:07:51Jean-Michel Blanquer
01:07:52Parcoursup
01:07:53c'est un outil
01:07:55science sans conscience
01:07:56n'est que ruine de l'âme
01:07:57c'est pas vous
01:07:58qui l'aviez instauré
01:07:59mais vous avez essayé
01:08:00il y avait une sélection
01:08:03une forme de sélection
01:08:03qui existait déjà
01:08:04il faut garder
01:08:05alors on peut remplacer
01:08:06Parcoursup
01:08:07vous n'êtes pas hostile
01:08:08à repenser
01:08:09le principe de la sélection
01:08:11est très important
01:08:12on ne peut envoyer
01:08:13dans les universités
01:08:14que des étudiants
01:08:15qui ont un avenir
01:08:16pas des gens
01:08:17qu'on envoie dans le mur
01:08:18moi je suis totalement démocrate
01:08:20c'est à dire
01:08:20je pense que
01:08:21s'il y a
01:08:22des contestations
01:08:23envers Parcoursup
01:08:24discutons de Parcoursup
01:08:26mais discutons
01:08:27raisonnablement
01:08:28et rationnellement
01:08:28c'est à dire
01:08:29en disant
01:08:30ce qui serait mieux
01:08:31que Parcoursup
01:08:32par exemple
01:08:32faisons des comparaisons
01:08:33internationales
01:08:34j'en ai faites
01:08:34je vois de quoi je parle
01:08:36et qu'on me dise
01:08:37dans quel pays
01:08:38il y a quelque chose
01:08:38qui serait de meilleur
01:08:40à imiter
01:08:40et dans ce cas là
01:08:41faisons le
01:08:41et tous ceux
01:08:43qui tirent sur Parcoursup
01:08:46le font toujours
01:08:47sans dire
01:08:48ce qu'il y aurait
01:08:49à mettre à la place
01:08:50alors moi j'entends
01:08:52le malaise qui peut exister
01:08:54notamment le stress
01:08:55qui existe
01:08:56les parents
01:08:57qui sont parfois
01:08:58un peu déboussolés
01:08:59c'est pour cette raison
01:09:00qu'on avait mis
01:09:00un deuxième professeur
01:09:01principal en terminale
01:09:03pour aider à
01:09:03l'information
01:09:04et l'orientation
01:09:05des élèves
01:09:06je pense que
01:09:07ce stress sur l'avenir
01:09:08n'est pas lié
01:09:09à Parcoursup
01:09:10Parcoursup est un
01:09:12exutoire
01:09:12est un élément
01:09:13de cristallisation
01:09:13mais si on supprime
01:09:14Parcoursup demain
01:09:15la question
01:09:16de où va-t-on s'inscrire
01:09:18l'année prochaine
01:09:18en études supérieures
01:09:19reste posée
01:09:21quand vous l'instauré
01:09:22quelle est la méthode
01:09:24de sélection
01:09:25pour entrer à l'université
01:09:26quand on l'a instauré
01:09:27il faut se rappeler
01:09:28ce qui existe avant
01:09:29vous arrivez sur quelle situation
01:09:30il y a eu
01:09:31grosso modo
01:09:31deux étapes
01:09:32avant Parcoursup
01:09:33il y a eu l'étape
01:09:34que les gens de Manet Génération
01:09:35connaissent bien
01:09:36c'est à dire
01:09:37et que celle de Jean-Luc Mélenchon
01:09:38aussi
01:09:38enfin il n'est plus visagé
01:09:39que moi nettement
01:09:40mais c'est quand même
01:09:41la même chose
01:09:41c'est à dire
01:09:42on allait à l'université
01:09:43c'était le premier levé
01:09:45enfin celui qui s'était
01:09:46levé le plus tôt
01:09:46qui pouvait s'inscrire
01:09:48et ça c'était pas
01:09:50ça ne pouvait pas tenir
01:09:51de toute façon
01:09:52avec le développement
01:09:53des universités
01:09:53ça a été remplacé
01:09:54par un système
01:09:55qu'on a appelé APB
01:09:56qui a été déjà un progrès
01:09:57mais qui lui-même
01:09:58a rencontré des limites
01:10:00à telle enseigne
01:10:00que les derniers temps
01:10:01vous vous souvenez
01:10:02il y avait des tirages au sort
01:10:03et donc vous pouviez avoir
01:10:05un bac qui vous préparait
01:10:06absolument pas
01:10:06à médecine par exemple
01:10:07et être pris
01:10:08tandis que quelqu'un
01:10:09qui était parfaitement préparé
01:10:10lui n'était pas pris
01:10:11on a mis fin à ça
01:10:12avec Parcoursup
01:10:14Parcoursup essaye vraiment
01:10:15de trouver une adéquation
01:10:16entre les attentes des élèves
01:10:17et ce qui se propose
01:10:19dans l'enseignement supérieur
01:10:20et les chiffres sont
01:10:21assez impressionnants
01:10:22parce qu'on est autour
01:10:23maintenant d'un million
01:10:23de personnes chaque année
01:10:25concernées
01:10:25puisqu'il y a aussi
01:10:26toutes les réinscriptions
01:10:26etc
01:10:28et en fait
01:10:28on réussit à satisfaire
01:10:31beaucoup de vœux
01:10:32mais évidemment
01:10:32ceux qui sont satisfaits
01:10:33n'ont pas manifesté
01:10:34dans la rue
01:10:35si vous voulez
01:10:36je suis sûr que
01:10:37parmi ceux qui nous entendent
01:10:38il y a forcément
01:10:38quelques mauvaises expériences
01:10:39mais il y a pour l'essentiel
01:10:41de bonnes expériences
01:10:42et quand on fait des enquêtes
01:10:44chez les lycéens
01:10:45ou les étudiants
01:10:45notamment les étudiants
01:10:47a posteriori
01:10:47sur les vœux
01:10:48qu'ils avaient
01:10:48on est souvent
01:10:48autour de 70 à 80%
01:10:50qui disent que le vœu
01:10:52dans leur tête
01:10:52puisqu'on ne l'affiche pas
01:10:53son premier vœu
01:10:54mais le premier vœu
01:10:55qu'ils avaient dans leur tête
01:10:56a été satisfait
01:10:57donc
01:10:59et puis
01:11:00l'autre chose
01:11:00qu'il faut dire
01:11:01c'est que chaque année
01:11:02Parcoursup
01:11:02est amélioré
01:11:04parce qu'on tient compte
01:11:04des critiques
01:11:05etc
01:11:05donc
01:11:06que tout ceci
01:11:07devienne plus transparent
01:11:08que l'on mette ça
01:11:09sur la table
01:11:09et que ce soit
01:11:10un débat démocratique
01:11:10ça me paraît très bien
01:11:11on n'a pas besoin
01:11:12d'aller vers des violences
01:11:14pour une chose pareille
01:11:15vous savez
01:11:16qu'est-ce qu'on visait
01:11:17on visait la réussite
01:11:19des élèves
01:11:19rien d'autre
01:11:19tout ce que j'ai fait
01:11:20c'est pour faire réussir
01:11:21les élèves
01:11:21alors après on peut dire
01:11:22vous y êtes mal pris
01:11:23mais en réalité
01:11:23si vous regardez les chiffres
01:11:25il y avait un chiffre
01:11:26scandaleux en 2017
01:11:27une honte pour la France
01:11:29qui était
01:11:3060% d'échecs
01:11:31en fin de première année
01:11:32d'enseignement supérieur
01:11:32tout se passait comme si
01:11:34un élève passait
01:11:35différentes étapes
01:11:36sans jamais d'heure de vérité
01:11:37et puis la première heure de vérité
01:11:39c'est tard
01:11:40à 19 ans
01:11:41quand on vous dit
01:11:42ah bah non
01:11:42vous n'avez pas le niveau
01:11:43et donc
01:11:44c'est une sorte de lâcheté collective
01:11:45on a mis fin
01:11:46à cette lâcheté collective
01:11:47et aujourd'hui
01:11:48ce chiffre
01:11:49il n'est plus de 60%
01:11:50il est de 50%
01:11:51c'est très rare
01:11:53qu'une politique publique
01:11:54gagne 10 points
01:11:55en quelques années
01:11:55et donc c'est autant
01:11:57de gâchis en moins
01:11:58bien sûr il faut faire mieux
01:11:59il faut aller vers 40
01:12:01ou 30%
01:12:02ça va de soi
01:12:03mais néanmoins
01:12:03c'est énorme
01:12:04ce qui a été conquis
01:12:06donc il faut faire attention
01:12:07de ne pas jeter les bébés
01:12:08avec l'eau du bain
01:12:09c'est-à-dire que là
01:12:10il y a quelque chose
01:12:10en réalité
01:12:11je le maintiens
01:12:12qui a été un progrès
01:12:12peut-être que c'est mal vécu
01:12:14par certaines familles
01:12:15ça je l'entends très bien
01:12:16et je ne pense pas
01:12:17que c'est le cas
01:12:17de tout le monde
01:12:18mais sans doute de certains
01:12:19et donc
01:12:20il faut entendre ça
01:12:21il faut être à l'écoute
01:12:22il faut améliorer
01:12:23il faut essayer
01:12:24que tout ça
01:12:24ne soit pas synonyme de stress
01:12:26mais de bonne information
01:12:27de préparation réussie
01:12:29à l'enseignement supérieur
01:12:30pour les élèves
01:12:31et c'est ça que nous devons viser
01:12:33on se souvient
01:12:33de l'émoire
01:12:34de la violence
01:12:35de la crise
01:12:36suscitée par la réforme
01:12:37de Wacker en 1986
01:12:38aujourd'hui des experts
01:12:39de l'éducation nationale
01:12:40vous en êtes peut-être
01:12:41nous disent finalement
01:12:42que ce n'était pas
01:12:43une mauvaise solution
01:12:43il faudrait peut-être
01:12:45la réadapter
01:12:45est-ce que vous ne trouvez pas
01:12:47que le débat
01:12:47sur l'éducation nationale
01:12:48est assez peu présent
01:12:49dans le début
01:12:50de campagne présidentielle ?
01:12:52alors oui et non
01:12:53c'est-à-dire qu'il est
01:12:54présent au sens où
01:12:55beaucoup de candidats
01:12:56disent que c'est
01:12:57leur première priorité
01:12:58et je suis heureux
01:12:59d'entendre ça
01:13:01ensuite
01:13:02le débat public
01:13:02sur l'éducation
01:13:03reste caractérisé
01:13:04par une certaine
01:13:05superficialité
01:13:06c'est-à-dire
01:13:07le débat est une chose
01:13:08d'abord
01:13:09aussi bien sur le diagnostic
01:13:10parce que tout le monde
01:13:11par exemple
01:13:12en ce moment on entend
01:13:13nous sommes très mauvais
01:13:14dans PISA
01:13:15donc la réforme du lycée
01:13:17ça ne va pas
01:13:18mais en fait
01:13:18il n'y a aucun rapport
01:13:19puisque le lycée
01:13:19c'est après l'âge de 15 ans
01:13:22qu'est-ce que mesure PISA
01:13:23et puis par ailleurs
01:13:25PISA nous dit
01:13:26bien d'autres choses
01:13:27que les commentaires
01:13:29qui sont faits
01:13:30il faut aussi faire
01:13:31des comparaisons
01:13:31internationales
01:13:32en fait nous sommes
01:13:32maintenant au même niveau
01:13:33pratiquement que les autres
01:13:34pays européens
01:13:34donc il y a un problème
01:13:35qui dépasse la France
01:13:37est-ce que vous avez le temps
01:13:38les ministres de l'éducation
01:13:39nationale d'aller jusqu'au bout
01:13:41de vos projets aussi
01:13:42puisqu'on a beaucoup de ministres
01:13:43qui sont passés
01:13:44sur ces dix dernières années
01:13:45donc finalement
01:13:46est-ce que vous avez le temps
01:13:47de bosser vraiment ?
01:13:48dans mon cas
01:13:49je peux dire que oui
01:13:51puisque ça a duré 5 ans
01:13:52et que pour moi
01:13:53c'était un but en soi
01:13:54si vous voulez
01:13:54de montrer cette durée
01:13:56de montrer que la parole
01:13:56du ministre a de l'importance
01:13:57de montrer qu'on a du suivi
01:13:59dans ce que nous faisons
01:14:00donc on a de la suite
01:14:01dans les idées
01:14:01et j'affirme que l'institution
01:14:03était à ce moment-là
01:14:05guidée par un cap
01:14:06et parfois certains
01:14:07pouvaient ne pas être
01:14:08en accord avec ce cap
01:14:08mais au moins
01:14:09les choses étaient claires
01:14:11à partir du moment
01:14:11où vous changez
01:14:127 fois de ministre
01:14:13vous dévalorisez
01:14:14la parole ministérielle
01:14:15vous déviez du cap
01:14:16Anissa, faites-nous un bilan
01:14:17du ministère Blanquer
01:14:18on va faire un bilan
01:14:19effectivement
01:14:20mais de Jean-Michel Blanquer
01:14:21alors je vais faire au plus vite
01:14:225 ans à la tête
01:14:24de l'éducation nationale
01:14:25de 2017 à 2022
01:14:26et vous avez à votre actif
01:14:28deux grands chantiers
01:14:29effectivement
01:14:29vous les avez brièvement
01:14:31évoqués tout à l'heure
01:14:32les premiers apprentissages
01:14:33et puis évidemment
01:14:34le lycée
01:14:34à l'école primaire
01:14:36il y a une mesure
01:14:36très concrète
01:14:37à votre crédit
01:14:38Jean-Michel Blanquer
01:14:39c'est le dédoublement
01:14:40des classes
01:14:40effectivement
01:14:41CP, CE1
01:14:42en éducation prioritaire
01:14:43engagée dès 2017
01:14:45effectivement
01:14:45une douzaine d'élèves
01:14:47par classe
01:14:47pour permettre aux enseignants
01:14:48de mieux accompagner
01:14:49chacun dans l'apprentissage
01:14:51de la lecture
01:14:51de l'écriture
01:14:52et du calcul
01:14:53à la rentrée 2021
01:14:54plus de 280 000
01:14:56enfants de CP
01:14:57et de CE1
01:14:57en bénéficient
01:14:58les évaluations du ministère
01:15:00constatent effectivement
01:15:01des effets très positifs
01:15:02en français
01:15:03et en mathématiques
01:15:04un autre chantier
01:15:05que vous avez mis en place
01:15:06c'est la formation
01:15:07des professeurs d'école
01:15:08alors avec les plans
01:15:09mathématiques et français
01:15:10la formation continue
01:15:11prend une forme plus concrète
01:15:12les enseignants
01:15:13travaillent en petits groupes
01:15:15observent les cours
01:15:15de leurs collègues
01:15:16et cherchent ensemble
01:15:17comment résoudre
01:15:17les difficultés
01:15:18rencontrées dans leur classe
01:15:19et effectivement
01:15:20ça a été un chantier
01:15:21assez positif
01:15:22et qui a réussi
01:15:24à apporter une réponse
01:15:24à certaines lacunes
01:15:26que rencontraient
01:15:27les professeurs
01:15:28et dans leur formation
01:15:29on attaque le dossier
01:15:30du lycée
01:15:31alors la transformation
01:15:32est beaucoup plus déstabilisante
01:15:34les séries S, E, S et L
01:15:35disparaissent
01:15:36les élèves choisissent
01:15:37trois spécialités en première
01:15:38puis on conserve deux
01:15:39en terminale
01:15:40le nouveau bac
01:15:41accorde 40%
01:15:42de la note
01:15:43au contrôle continu
01:15:43et introduit
01:15:44le grand oral
01:15:45l'ambition proposée
01:15:46des parcours plus personnels
01:15:47et mieux préparés
01:15:48aux études supérieures
01:15:49sur le papier
01:15:49cette liberté de choix
01:15:51est appréciée par les élèves
01:15:52mais elle exige
01:15:52un accompagnement
01:15:53qui ne suit pas toujours
01:15:54et dans son bilan
01:15:55publié en 2023
01:15:56l'inspection générale
01:15:58relève une orientation
01:15:59anxiogène
01:16:00une organisation compliquée
01:16:01et une instabilité
01:16:02des règles
01:16:03dans certains établissements
01:16:04visités
01:16:04les lycéens décrivent même
01:16:05jusqu'à 4 ou 5 heures
01:16:06de trou
01:16:07dans une journée
01:16:08l'exemple le plus parlant
01:16:10reste la place
01:16:10des mathématiques
01:16:11avec la réforme
01:16:12elle cesse d'être
01:16:13une matière obligatoire
01:16:13à part entière
01:16:14dans le tronc commun
01:16:15après la seconde
01:16:16et ce choix sera corrigé
01:16:17à partir de septembre 2023
01:16:19une heure et demie
01:16:20de mathématiques
01:16:21devient obligatoire
01:16:21en première
01:16:22générale
01:16:23pour les élèves
01:16:24qui n'auraient pas choisi
01:16:25cette spécialité
01:16:25donc on a
01:16:26Jean-Michel Blanquer
01:16:27un bilan contrasté
01:16:28des avancées
01:16:29très mesurables
01:16:30dans les petites classes
01:16:31mais un lycée
01:16:31profondément réorganisé
01:16:33dont plusieurs choix
01:16:34ont ensuite dû être corrigés
01:16:36ça vous va ?
01:16:38évidemment
01:16:39ça me va
01:16:40c'est à dire que tout ça
01:16:40est tout à fait exact
01:16:42mais je vois pas
01:16:44pourquoi j'aurais été
01:16:44bien inspiré
01:16:45pour l'école primaire
01:16:45et mal inspiré
01:16:46pour le lycée
01:16:47et c'est tout simplement
01:16:48qu'il y a de la conflictualité
01:16:49plus forte
01:16:49dans l'enseignement secondaire
01:16:52et puis d'abord
01:16:53c'est jamais quelque chose
01:16:54de complètement personnel
01:16:55tout ça c'est un travail
01:16:56très collectif
01:16:57si on prend la réforme du lycée
01:16:58on a énormément consulté
01:16:59les lycéens
01:17:00si on est arrivé
01:17:00à ces enseignements spécialités
01:17:02c'est notamment parce que
01:17:02les lycéens nous disaient
01:17:03que dans les anciennes séries
01:17:04ils s'ennuyaient
01:17:06qu'il y avait quelque chose
01:17:07de très artificiel
01:17:07puisque par exemple
01:17:09la moitié des lycéens
01:17:10faisaient S
01:17:10et après seulement
01:17:11la moitié d'entre eux
01:17:12faisaient des sciences
01:17:14alors on me dit
01:17:14oui mais en faisant ça
01:17:15vous avez abîmé
01:17:16la préparation des futurs
01:17:17scientifiques du pays
01:17:18c'est complètement faux
01:17:18il n'y a jamais eu autant d'élèves
01:17:20en prépa scientifique
01:17:21qu'au moment où je vous parle
01:17:22il n'y a d'ailleurs
01:17:23jamais eu autant de jeunes filles
01:17:23qui font des études scientifiques
01:17:25ce que je suis en train de vous dire
01:17:26c'est le contraire
01:17:26de ce qu'on a beaucoup dit
01:17:27ces derniers temps
01:17:28dans le débat public
01:17:28et pourtant c'est tout à fait vérifiable
01:17:32et ce que nous avons fait
01:17:33je le répète souvent
01:17:34c'est de se dire
01:17:35comment en préparant
01:17:36le baccalauréat
01:17:37l'élève ne fait pas juste
01:17:38un exercice artificiel
01:17:39mais se prépare
01:17:41à la réussite
01:17:42après le baccalauréat
01:17:43et donc
01:17:44la question des enseignements
01:17:45de spécialité
01:17:46se résume en un adage
01:17:47finalement c'est
01:17:49ce que tu aimes
01:17:51choisissant ce que tu aimes
01:17:51tu vas davantage approfondir
01:17:53une chose qui n'est jamais notée
01:17:54non plus
01:17:55c'est que
01:17:55pour la première fois
01:17:56en 50 ans
01:17:57on a révisé
01:17:59tous les programmes du lycée
01:18:00dans le sens de
01:18:01l'exigence plus forte
01:18:02c'est d'ailleurs un reproche
01:18:03qu'on entend parfois
01:18:04et que j'assume
01:18:05on dit
01:18:05vous faites trop travailler
01:18:06les lycéens
01:18:06j'assume avoir voulu
01:18:08monter l'exigence
01:18:09mais en même temps
01:18:10que la liberté
01:18:11et donc le plaisir d'apprendre
01:18:12et c'est la philosophie
01:18:13de cette réforme
01:18:14et je crois que
01:18:14beaucoup de lycéens
01:18:15l'ont perçu
01:18:15vous savez
01:18:16on a parfois l'impression
01:18:18parce qu'on entend
01:18:18ceux qui sont pas contents
01:18:20mais
01:18:21il y a très très peu de lycéens
01:18:22qui seraient d'accord
01:18:23pour revenir
01:18:23au système antérieur
01:18:24SES et L
01:18:26très peu de professeurs
01:18:27demandez à un professeur
01:18:28d'histoire-géographie
01:18:28s'il a envie d'abandonner
01:18:30la matière qu'on a créée
01:18:31qui s'appelle
01:18:31histoire-géographie
01:18:32sciences politiques géopolitiques
01:18:33qui est beaucoup plus passionnante
01:18:34que ce qu'il y avait avant
01:18:35demandez à ceux qui
01:18:36pensent le numérique de demain
01:18:37s'il faut supprimer
01:18:38ce qu'on a créé
01:18:39avec numérique
01:18:40et sciences informatiques
01:18:41où dès 2018
01:18:42on avait mis
01:18:42l'intelligence artificielle
01:18:44et la cybersécurité
01:18:45au coeur du programme
01:18:46tout ça
01:18:47on n'en parle pas
01:18:48au journal de 20h
01:18:49mais c'est des choses
01:18:50en profondeur
01:18:51qui préparent
01:18:52l'avenir du pays
01:18:53et vous avez fait allusion
01:18:54tout à l'heure
01:18:54à une réforme
01:18:55des années 80
01:18:57qui avait été
01:18:59abandonnée
01:19:00il y a eu combien
01:19:00de réformes abandonnées
01:19:01dans notre histoire
01:19:02et d'ailleurs
01:19:02de précédentes réformes
01:19:03du lycée
01:19:03qui étaient un peu
01:19:04de même inspiration
01:19:05ce que j'affirme
01:19:06c'est que cette fois-ci
01:19:07on a réussi
01:19:07à passer tous les caps
01:19:08et ce
01:19:09en traversant
01:19:10des crises exogènes
01:19:11comme encore une fois
01:19:12les crises sanitaires
01:19:14ou la crise
01:19:14des gilets jaunes
01:19:15et que malgré tout
01:19:16on y est arrivé
01:19:17je peux vous dire
01:19:18que c'est quelque chose
01:19:20et que quand le bilan
01:19:22c'est qu'on a
01:19:23diminué de 10 points
01:19:24l'échec
01:19:25en fin de première année
01:19:26d'enseignement supérieur
01:19:28je ne rougis pas
01:19:29si vous voulez
01:19:29et c'est un peu
01:19:31vous reconnaîtrez
01:19:32que c'est un petit peu
01:19:33difficile pour moi
01:19:34aujourd'hui
01:19:35de servir parfois
01:19:36de bouc émissaire
01:19:37à un certain nombre de gens
01:19:38c'est la victoire
01:19:38de monsieur Mélenchon
01:19:39puisque c'est
01:19:40à force de marteler
01:19:41toute la journée
01:19:41l'extrême gauche
01:19:42m'a pris comme cible
01:19:43depuis ces années-là
01:19:44à force de marteler
01:19:45ça finit par percoler
01:19:46et comme il n'y a personne
01:19:48en défense
01:19:49puisque le chef de l'état
01:19:50lui-même
01:19:51a cessé de défendre
01:19:52ses propres réformes
01:19:53et que
01:19:54il n'y a non plus
01:19:55dans les secteurs de l'opinion
01:19:56qui pourraient être d'accord
01:19:57avec tout ce que je viens
01:19:58de vous dire
01:19:58au fond
01:19:59on ne va jamais défendre
01:20:00un ministre
01:20:02on veut bien attaquer
01:20:03mais quand c'est à défense
01:20:04on reste passif
01:20:05donc
01:20:05quand vous avez vraiment réformé
01:20:07vous vous trouvez
01:20:07comme une sorte
01:20:08d'homme seul
01:20:10vous vous sentez abandonné là ?
01:20:11non mais après
01:20:12j'ai plus de cicatrices
01:20:14que de peau
01:20:15ça va
01:20:16je ne cherche pas
01:20:17à faire la victime
01:20:18je veux essayer
01:20:19d'expliciter un processus politique
01:20:20et qui
01:20:21est très décourageant
01:20:22pour la réforme en France
01:20:23si vous voulez
01:20:24mais moi
01:20:25tout ce que j'ai fait
01:20:26entre 2017 et 2022
01:20:27je l'ai annoncé
01:20:28dès 2017
01:20:28et à l'époque
01:20:30en 2017
01:20:30quand il y avait
01:20:31une certaine popularité
01:20:32autour de ces annonces
01:20:32on disait
01:20:33oui mais il va abandonner
01:20:34au bout d'un moment
01:20:35ces déparoles
01:20:36j'ai fait exactement
01:20:37ce qui avait été dit
01:20:37et donc
01:20:39je n'ai pas lâché
01:20:41et je ne prétends jamais
01:20:42que tout ce qui a été fait
01:20:43est parfait
01:20:44au contraire
01:20:45ce que je dis
01:20:45c'est qu'il y a sûrement
01:20:46des imperfections
01:20:47améliorons
01:20:47et améliorons
01:20:48calmement
01:20:49en bon ordre
01:20:50et en visant
01:20:50uniquement
01:20:51et seulement
01:20:51l'intérêt des enfants
01:20:53et des élèves
01:20:53vous restez avec nous
01:20:54sur Sud Radio
01:20:55je reçois Jean-Michel Blanquer
01:20:56vous nous appelez
01:20:56au 0826-300-300
01:20:58on a l'appel de Lucille
01:20:59et de Jean-Pierre
01:21:00qu'on va prendre
01:21:08Vous êtes bien sur Sud Radio
01:21:10il est 13h49
01:21:11je reçois Jean-Michel Blanquer
01:21:12la démocratie et la fureur
01:21:14c'est un traité historique
01:21:15sur la démocratie américaine
01:21:17par Tocqueville
01:21:18qu'est-ce qu'elle est venue aujourd'hui
01:21:20on prend juste deux appels
01:21:21Lucille qui nous appelle
01:21:22de Baringe
01:21:23Lucille vous avez été enseignante
01:21:26Bonjour le ministre
01:21:28Bonjour Périco
01:21:28Bonjour madame
01:21:29j'ai été enseignante
01:21:31effectivement
01:21:31en lycée professionnel
01:21:33pendant 6 ans
01:21:33de 2019 à 2025
01:21:35c'est presque le temps
01:21:36de votre temps ministériel
01:21:40qui dit lycée professionnel
01:21:42ne dit pas forcément
01:21:43des élèves de petits niveaux
01:21:45en tout cas
01:21:45c'est une idée
01:21:46que je réprouve totalement
01:21:47on est bien d'accord
01:21:48on est bien d'accord
01:21:49et je souhaitais rebondir
01:21:51justement sur votre
01:21:52votre idée d'élan national
01:21:54là je suis entièrement
01:21:56d'accord avec vous
01:21:57il faut un réel sursaut
01:21:59il faut retrouver
01:22:00l'effort aussi
01:22:01ce que vous avez
01:22:02tenté de remettre en place
01:22:04il faut du temps long
01:22:05j'en suis consciente
01:22:06néanmoins je pense
01:22:07qu'il y a urgence
01:22:09et qu'il y a urgence
01:22:11dit quand même
01:22:11peut-être des mesures
01:22:12à revoir
01:22:14ou en tout cas
01:22:15mais encore une fois
01:22:16je ne suis pas ministre
01:22:17ou à améliorer en tout cas
01:22:21ce que j'ai vu
01:22:22en 6 ans
01:22:23c'est un goût de l'effort
01:22:24qui s'est totalement effondré
01:22:27des élèves qui pourtant
01:22:28avaient choisi leur section
01:22:29qui étaient particulièrement
01:22:31phlegmatiques
01:22:32particulièrement attentistes
01:22:34pourtant je les mettais
01:22:35j'ai confronté
01:22:36à des institutions professionnelles
01:22:38qu'ils avaient rencontré
01:22:39dans leur futur
01:22:40j'étais en métier de la sécurité
01:22:44donc souvent des jeunes passionnés
01:22:46et pourtant très très attentistes
01:22:48un appauvrissement terrible
01:22:50du vocabulaire
01:22:52et notamment
01:22:53un effondrement
01:22:57du savoir de la lecture
01:22:59j'avais de plus en plus
01:23:00d'élèves
01:23:01qui n'étaient plus en capacité
01:23:02de lire des consignes
01:23:03ou de comprendre un texte
01:23:05c'est un phénomène
01:23:08que l'on rencontre
01:23:08hélas depuis souvent
01:23:09souvent Jean-Michel Blanquer
01:23:10le connait bien
01:23:11il y a moyen d'enrayer
01:23:13alors d'abord merci
01:23:14pour ce que vous venez de dire
01:23:15madame
01:23:15j'adhère à tout ce que vous avez dit
01:23:18et on a fait
01:23:19on n'en parle pas assez d'ailleurs
01:23:21mais aussi une réforme
01:23:21de la voie professionnelle
01:23:25pour améliorer certaines choses
01:23:27je pense en particulier
01:23:28aux enseignements conjoints
01:23:30entre un enseignement général
01:23:31par exemple mathématiques
01:23:32et ébénisterie
01:23:32fait par deux professeurs
01:23:34ensemble dans une même classe
01:23:35pour que le conceptuel
01:23:36et le pratique
01:23:37se rejoignent
01:23:38c'est compliqué
01:23:39je sais que c'est compliqué
01:23:40à faire après
01:23:40mais c'est une idée
01:23:43que je pense
01:23:44vraiment intéressante
01:23:45mais par rapport
01:23:46à ce que vous dites
01:23:47qui renvoie évidemment
01:23:48à l'école primaire
01:23:49essentiellement
01:23:50et à ce qui se passe ensuite
01:23:53oui il y a des remèdes
01:23:55tout à l'heure
01:23:56vous avez fait référence
01:23:57aux évaluations
01:23:58qu'on fait en début d'année
01:23:59elles nous permettent
01:24:00d'être beaucoup moins
01:24:01dans le brouillard
01:24:01que nous l'étions
01:24:02autrefois
01:24:03puisque nous pouvons
01:24:04mesurer
01:24:04où en est chaque enfant de France
01:24:06en mathématiques
01:24:07et en français
01:24:08au début de pratiquement
01:24:09une classe sur deux
01:24:10CP, CE1, CM1, 6ème
01:24:124ème et 2ème
01:24:13et ça
01:24:14ça nous permet
01:24:14d'avoir un portrait
01:24:15de chaque enfant
01:24:15et d'un portrait du pays aussi
01:24:17et donc
01:24:17le temps manque
01:24:18pour rentrer dans le détail
01:24:19de ce que ça signifie
01:24:20mais on voit bien
01:24:20certaines choses
01:24:21qui sont en train
01:24:22de s'améliorer
01:24:23comme par exemple
01:24:23la fluidité de lecture
01:24:24sur laquelle on a énormément insisté
01:24:26c'est très important
01:24:27qu'un enfant ait une rapidité
01:24:29de lecture
01:24:29donc qu'il sache décoder
01:24:30bien le plus jeune possible
01:24:32vers 6-7 ans
01:24:32et on contrôle ça
01:24:34on regarde ça
01:24:34de plus en plus
01:24:35et ça ça débloque
01:24:36beaucoup de choses
01:24:36notamment la compréhension
01:24:37des textes
01:24:38vous n'arrivez pas
01:24:39à faire des miracles
01:24:39sur ce sujet
01:24:40sur des cordes
01:24:41de 700 000 enfants par an
01:24:42tout de suite
01:24:43mais par contre
01:24:44il y a des premiers résultats
01:24:45et les stratégies
01:24:46pour y arriver
01:24:47sont connues
01:24:47et donc c'est cela
01:24:48que nous avons impulsé
01:24:50et par ailleurs
01:24:52il y a effectivement
01:24:52une tendance mondiale
01:24:53que j'indiquais tout à l'heure
01:24:55sur la baisse de la lecture
01:24:56et la baisse de l'activité physique
01:24:57et donc il faut enrayer cela
01:24:58c'est aussi pour ça
01:24:59que je parle d'un projet
01:25:00éducatif global
01:25:01c'est que tout ne se joue
01:25:02pas seulement à l'école
01:25:03le temps de l'enfant
01:25:04à l'école
01:25:04c'est très minoritaire
01:25:05par rapport à tout le reste
01:25:06de son temps
01:25:07et donc tout ce qu'on peut faire
01:25:08en matière de politique familiale
01:25:10de vacances intelligentes
01:25:12de vacances pour tous déjà
01:25:14de plans mercredis
01:25:16d'activités sportives
01:25:18et d'activités culturelles
01:25:19d'activités qui ancrent
01:25:21l'enfant dans la nature
01:25:21qui le détachent des écrans
01:25:23tous ces sujets-là
01:25:24sont des sujets
01:25:25qui se jouent beaucoup
01:25:25en dehors de l'école
01:25:26et pour lesquels
01:25:27un vrai projet de société
01:25:28qui peut être présenté
01:25:29à la présidentielle
01:25:30fait aussi partie
01:25:31de cet élan national
01:25:31qu'on doit retrouver
01:25:32évidemment
01:25:33nous avons Jean-Pierre
01:25:33qui nous appelle d'Anglette
01:25:35vous êtes prof
01:25:35vous aussi Jean-Pierre ?
01:25:37Oui, oui, oui
01:25:38professeur mais en privé
01:25:39c'est-à-dire
01:25:40un centre de soutien scolaire
01:25:41depuis une trentaine d'années
01:25:43voilà
01:25:45alors voilà
01:25:45je souhaitais demander
01:25:47à monsieur le ministre
01:25:50parmi les nombreuses revendications
01:25:52plus ou moins farfelues
01:25:54de tous ces jeunes
01:25:55quelles sont celles
01:25:56qui lui semblent sérieuses ?
01:25:59Alors
01:26:01je prends au sérieux
01:26:03par principe
01:26:04merci pour votre question
01:26:06je pense qu'à chaque fois
01:26:07il y a
01:26:08à prendre au sérieux
01:26:09chaque chose
01:26:10et puis ensuite
01:26:10à discerner à l'intérieur
01:26:11de chaque chose
01:26:12ce qui est sérieux
01:26:14et ce qui n'est pas
01:26:14c'est-à-dire que
01:26:16par exemple
01:26:17lorsqu'on parle
01:26:17des agendas à trous
01:26:20c'est une réalité
01:26:21que je prends au sérieux
01:26:22mais en même temps
01:26:23on doit regarder
01:26:24à quel choix ça renvoie
01:26:25dans chaque lycée
01:26:26donc c'est des discussions
01:26:26à avoir à l'échelle
01:26:27de chaque lycée
01:26:28parce qu'il faut rappeler
01:26:29que cette réforme
01:26:29c'est aussi une réforme
01:26:30d'autonomie des lycées
01:26:31qui font des choix
01:26:32sur par exemple
01:26:32le nombre de disciplines
01:26:33qu'ils enseignent
01:26:33etc.
01:26:35Sur Parcoursup
01:26:36il y a tout ce que j'ai dit
01:26:37tout à l'heure
01:26:37pour expliquer
01:26:37qu'à mon avis
01:26:38Parcoursup
01:26:39est un système
01:26:41très rationnel
01:26:41au service des élèves
01:26:42mais il y a encore
01:26:43des améliorations
01:26:44à porter
01:26:45il y a des créations
01:26:46de places à faire
01:26:47donc ça c'est une revendication
01:26:48que je prends au sérieux
01:26:48mais pas n'importe comment
01:26:49pas n'importe quoi
01:26:50pour moi
01:26:51s'il y a quelques créations
01:26:52de places à faire
01:26:52aujourd'hui
01:26:53c'est en BTS
01:26:53et en DUT
01:26:54parce que c'est des choses
01:26:55qui mènent à l'emploi
01:26:56donc ça je prends ça
01:26:58je reprends ça au sérieux
01:26:59et sinon ce que je
01:27:01voilà
01:27:01c'est les deux choses
01:27:02que je prends
01:27:03qui à mes yeux
01:27:04sont importantes
01:27:05et puis
01:27:05pardon
01:27:06et enfin
01:27:07je dirais
01:27:08plus globalement
01:27:09le besoin d'avenir
01:27:10au fond
01:27:11il faut aussi entendre un cri
01:27:12quand c'est
01:27:13au fond
01:27:13c'est quand qu'on va où
01:27:14si je puis reprendre
01:27:15cette expression
01:27:16c'est un peu le cri
01:27:17qu'on entend
01:27:18et donc
01:27:18je le répète
01:27:19on a besoin
01:27:20de dire aux jeunes d'aujourd'hui
01:27:21quel est le cap du pays ?
01:27:22Jean-Michel Blanquer
01:27:23il y a un gamin de 14 ans
01:27:24qui s'est emparé d'une arme
01:27:25qui a tiré dans l'établissement scolaire
01:27:27aux Etats-Unis
01:27:27on voit ça tout le temps
01:27:29la démocratie et la fureur
01:27:30en un mot
01:27:31Tocqueville aujourd'hui
01:27:32s'y revenait aux Etats-Unis
01:27:33il dirait que c'est un échec
01:27:35ou que la démocratie
01:27:36garde encore
01:27:37un espoir
01:27:38dans une situation
01:27:38dans une société
01:27:39ultra libéralisée
01:27:41et violente
01:27:42alors il reste tellement peu de temps
01:27:43que je vais surtout inciter
01:27:44vos auditeurs à lire le livre
01:27:45je pense qu'il dirait
01:27:47qu'une de ses prédictions
01:27:48beaucoup de ses prédictions
01:27:49se sont accomplies
01:27:50vous savez il avait prévu par exemple
01:27:51la rivalité Union soviétique
01:27:52Etats-Unis au XXème siècle
01:27:54des choses comme ça
01:27:54mais il avait aussi prévu
01:27:55la grande tendance de la démocratie
01:27:57à déboucher sur l'individualisme
01:27:59et il disait
01:28:00si on n'est que dans l'individualisme
01:28:02alors on va vers la fragmentation
01:28:03et malheureusement
01:28:04c'est ce qui s'est passé
01:28:05et donc aujourd'hui
01:28:06vous l'entendez dans tout ce que je dis
01:28:07il faut trouver des remèdes
01:28:08anti-fragmentation
01:28:09il faut retrouver le bien commun
01:28:11les valeurs qui nous rassemblent
01:28:13et le sens de l'élan national d'un pays
01:28:15on le voit bien aujourd'hui
01:28:17la démocratie et la fureur
01:28:18je suis désolé
01:28:18l'actualité nous a rattrapé
01:28:19Jean-Michel Blanquer
01:28:20je vous réinviterai pour parler du sujet
01:28:21parce qu'il est passionnant
01:28:22aux éditions Plon
01:28:24par Jean-Michel Blanquer
01:28:25voilà comment la société américaine
01:28:28elle aussi est confrontée
01:28:30à une situation
01:28:31où la fureur peut prendre le pas
01:28:32sur la démocratie
01:28:33Anissa on se quitte ?
01:28:35On se quitte
01:28:35on remercie quand même Charles Sapin
01:28:37d'avoir été avec nous
01:28:38directeur adjoint de la rédaction
01:28:39de Valeurs Actuelles
01:28:40merci également à Stanislas Gaudon
01:28:42délégué national du syndicat Alliance Police
01:28:44on se quitte
01:28:45et on laisse la place à Brigitte Lae
01:28:46qui vous parlera de la jouissance
01:28:48Sud Radio
01:28:50et on se quitte à la fin de la fin de la fin de la fin de la fin de
01:28:50la fin de la fin