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Jeudi 15 octobre 2026, retrouvez Jean-Gabriel Mollard (Directeur, SIAL Paris), Tatiana Larina (présidente et cofondatrice, Opera cyber), Henri d'Agrain (Délégué général, Cigref) et Yann Padova (avocat associé, Wilson Sonsini Goodrich & Rosati) dans SMART TECH, une émission présentée par Delphine Sabattier.
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00:04Bienvenue dans le débrief de l'ActuTech de Smartech. On est ensemble pour 43 minutes en
00:09direct sur la chaîne Bismarck comme tous les jeudis à 11h30. Cette semaine, autour de la
00:14table avec nous, Tatiana Larina. Bonjour Tatiana. Bonjour. Co-fondatrice et présidente d'Opéra
00:19Cyber. Vous êtes notre experte cyber aujourd'hui sur ce plateau. Yann Padova est avec nous aussi.
00:24Bonjour Maître. Vous êtes partenaire chez Wilson-Sonsigny, Goudrich et Rosati. Wilson-Sonsigny
00:31si vous voulez. C'est très bien, merci beaucoup pour l'abréviation. Et Henri Dagrin est également
00:35avec nous. Cher Henri, bonjour. Bonjour Delphine. Délégué général du CIGREF qui sort de son
00:40Assemblée Générale. Absolument. Tout s'est bien passé Henri ? C'était remarquable. Oui. Votre grand
00:45sujet c'était ? L'intelligence artificielle. Tiens donc. Eh bien on va en parler de l'intelligence
00:51artificielle. Mais on va commencer à la une avec les cyberattaques qui visent la France. Et puis on
00:56aura un invité aujourd'hui pour parler du futur de l'alimentation, ces grandes tendances qu'on va
01:01découvrir au Salon international de l'agroalimentaire qui ouvre ses portes ce week-end à Paris. On aura
01:07évidemment notre séquence revue de presse pour sortir les cartons rouges, les cartons verts. On va
01:11s'engager sur ce qu'on a lu d'important cette semaine. On va notamment adresser la question de la
01:17la taxe internet proposée dans le projet de loi de finances 2027. Et puis on terminera avec une
01:24tribune sur l'économie du mobile. Et cette question, les agents vont-ils remplacer nos
01:30applications dans nos smartphones ? Tiens tiens. Ils sont partout ceux-là. Allez on commence par les
01:35cyberattaques qui visent la France. On a beaucoup parlé des fuites de données cet été. Et puis là on
01:42découvre que finalement la cybersécurité c'est pas qu'un sujet de système d'information, c'est
01:48aussi un sujet de sûreté qui peut avoir un impact dans notre vie quotidienne. Je fais référence à
01:54l'attaque sur le logiciel qui pilote les meubles frigorifiques et les congélateurs dans les grandes
02:00enseignes d'alimentation et les supermarchés. Comment est-ce que vous avez réagi, cher commentateur,
02:06quand vous avez découvert que dans la nuit de dimanche à lundi, eh bien des pirates s'étaient
02:11amusés, entre guillemets, à modifier le programme des frigos et des congélateurs des
02:19grandes surfaces pour les passer en dégivrage forcé, pour augmenter les températures, ce qui a causé
02:26d'énormes dégâts et on dit d'importantes pertes aussi financières. Comment avez-vous réagi en
02:32apprenant cette nouvelle ? Henri. Eh bien une certaine forme de désolation, un nouveau événement en
02:41cybersécurité qui touche des grandes enseignes et puis tout de suite un travail pour essayer de
02:49comprendre comment les choses avaient pu se passer. Effectivement quand on analyse, et c'est un travail
02:55qui a été mené avec plusieurs adhérents du CYF, dont certains sont concernés directement, de comprendre
03:01pourquoi est-ce qu'on se retrouve dans cette situation. Et il s'avère que le sujet c'est peut
03:06-être
03:06qu'aujourd'hui il y a certains objets connectés, des objets industriels, on parle souvent de la
03:14sécurité de l'OTI, l'Operational Technologies, dans les processus industriels sont aujourd'hui
03:22probablement dans certains domaines moins protégés que l'IT, notamment en Europe. Et il s'avère que...
03:28Moins protégés parce qu'il y a moins de conscience finalement de l'importance de la
03:32cybersécurité, parce qu'on a entendu des témoignages en ce sens dans les grandes enseignes. Parce que les choses se
03:36sont
03:36passées en fait de certaines façons, et notamment dans les enseignes qui sont en fait des collectifs
03:42de magasins indépendants, où ce sont les magasins directement qui acquièrent leurs équipements
03:48et qui, indépendamment de l'IT d'un groupe, et toute l'IT ne voit pas effectivement tous ces
03:59objets qui peuvent être connectés dans les magasins, et notamment je crois que c'est ça qui explique
04:04la sécurisation et de mise à jour, de connexions qui sont peu connues de l'IT ou pas vues par
04:11l'IT,
04:12pas déclarées, et qui fait qu'on se retrouve avec des équipements qui ne disposent pas des garanties
04:21minimum de sécurité pour transférer des données, échanger des données, notamment des données de
04:26maintenance, des données de contrôle et de maintenance.
04:29Alors, on a des textes européens qui sont censés quand même adresser ce sujet, je pense au Cyber Resilience Act,
04:36n'est-ce pas, Maître ?
04:38Oui, mais je partage ce qu'a dit Henri, c'est-à-dire que c'est la désolation avant tout,
04:41mais je dirais,
04:42j'ajouterais, c'est pas complètement nouveau comme nature de phénomène.
04:45Il y a quelques années, il y a eu des attaques sur des réseaux électriques, donc tout ce qui est
04:49maintenance connectée, en fait, est une porte d'entrée de vulnérabilité, et c'est vrai que c'est pas
04:52de l'IT, c'est de l'infrastructure. Et donc, l'infrastructure, dès qu'elle est pilotable, elle est vulnérable.
04:59Et ça, c'est un peu une nouvelle incarnation de ce risque, mais le risque, dans sa nature même,
05:04il n'est pas nouveau. Il existe aussi pour les voitures autonomes. Tout ce qui est infrastructure
05:10pilotée est vulnérable. Donc, après, les textes, ils sont là, le problème, c'est leur mise en œuvre.
05:14Est-ce que le Cyber Resilience Act est censé, justement, adresser cette question des objets
05:19qui étaient jusqu'ici des objets, des produits ou des objets industriels non connectés,
05:24qui sont désormais forcément connectés, pas forcément avec Internet, mais avec le système
05:28d'information, même si c'est ponctuel. Et donc, on a un texte européen qui est censé
05:33adresser cette question.
05:34Oui, mais le texte, vous savez, c'est bien, mais l'application, c'est mieux. Et je suis bien placé
05:38pour savoir qu'il y a parfois un écart entre un texte et sa mise en œuvre. On a aussi
05:42Nice 2
05:42qui est en retard. Et moi aussi, pour revenir sur votre introduction, c'est-à-dire que pour
05:46moi, ce qui me surprend aussi, c'est la nature des acteurs qui sont touchés maintenant,
05:51qui est nouvelle. Vous avez évoqué toutes les failles de sécurité cet été. C'est
05:55quand même des acteurs étatiques de souveraineté. La NTS, l'Agence des titres sécurisés,
06:00c'est quand même l'agence qui fabrique nos titres d'identité de passeport. Le ministère
06:05des Finances, FICOBA ou la DGFIP, ce sont vraiment des acteurs régaliens. Et eux, ça, c'est
06:10un peu nouveau que ça arrive à ce périmètre-là, qui étaient quand même des acteurs plutôt
06:14robustes. Donc, c'est aussi ça que je voudrais souligner, c'est que la chaîne alimentaire,
06:17c'est un nouveau phénomène, une illustration d'un phénomène ancien. Mais ce qui, moi,
06:20m'inquiète, c'est la percolation vers des acteurs régaliens.
06:26Alors, qu'en pense, Tatiana, notre experte cybersécurité, de toutes ces cyberattaques qui arrivent
06:31en France ? Est-ce que vous avez le sentiment qu'on est à un moment un peu de bascule,
06:37là,
06:37qu'il se passe quelque chose ? Parce qu'on a toujours parlé de cybersécurité, mais
06:43j'ai l'impression qu'aujourd'hui, ça fait vraiment la une des JT. Je ne dis pas tous
06:48les jours, mais de plus en plus souvent. Et on pourrait.
06:51Disons que je commence déjà par annoncer que nous sommes au mois d'octobre. Donc,
06:57le mois d'octobre, c'est le mois de cyber.
06:59Le cyber-mois.
06:59Cyber-mois. La question que j'aimerais poser à la grande publique, est-ce que les gens
07:05qui ne sont pas dans la cybersécurité sont au courant de ce mois-là ? Donc, de
07:09cet événement. Je ne suis pas certaine. Ce n'est pas parce que nous, nous sommes
07:14concernés et qu'on fasse les instants et nos équipes sont mobilisées que, finalement,
07:19ce sujet, il est devenu réellement le sujet pris très au sérieux par le pouvoir public.
07:27Je ne peux pas juger. Je ne suis pas dans ces espaces, donc je ne peux pas juger.
07:30Quel est le niveau de sensibilisation, en fait, aujourd'hui dans la société française ?
07:33Globalement, le niveau de sensibilisation, le niveau de connaissance et le niveau d'envie
07:38à connaître. Parce que moi, j'aurais, dans votre sens, en disant que les risques
07:44ne sont pas les risques nouveaux. C'est-à-dire qu'on ouvre l'espace, on connecte les objets,
07:49on connecte les équipements, on comprend qu'il y a les portes d'entrée. Il ne faut pas
07:54être expert en cybersécurité pour confirmer cela, n'est-ce pas ? En revanche, pourquoi
08:01il n'y a pas d'évolution des risques et compréhension de ce qui peut arriver ? Parce
08:06que l'attaque en soi, elle n'est pas sophistiquée, comme plein d'autres attaques qui ont lieu
08:11sur les équipements plutôt étatiques en Pologne ou ailleurs. Et aussi, les événements
08:16tels qu'en Espagne cet été, qui n'étaient pas cyberattaques, pouvaient déjà montrer
08:22que la résilience des structures ou des installations industrielles est un sujet
08:32parce que ça ne touche pas uniquement un périmètre étroit à Haïti, mais ça touche
08:39le périmètre beaucoup plus large avec l'impact plus large pour toute la population. Et donc,
08:43non, je ne suis pas surprise. Parce que d'une part, je ne suis pas surprise parce que je me
08:48m'ai dit pourquoi ça n'est pas arrivé plus tôt. C'est n'est pas compliqué, maintenant
08:54n'est pas compliqué dans le sens intellectuel, comment ça a été réalisé. Et en regardant
08:59un petit peu les archives, j'ai vu que déjà en août 2026, donc cette année, le DEFCON
09:05a bien, les chercheurs ont bien présenté les travaux qui identifiaient les failles. Et
09:10finalement, les travaux ont été utilisés pour peut-être remonter cette attaque-là.
09:17Donc, la question que je me pose plutôt en tant que chef d'entreprise et l'expert dans
09:22ce domaine-là, qu'est-ce qu'il faut faire pour qu'on ait envie de réfléchir un peu plus
09:29loin que deux, trois étapes et se poser des questions dites sacratiques ? Qu'est-ce qui peut arriver ?
09:35Pourquoi ?
09:36Pourquoi ? Jusqu'où on a les capacités à finalement nous investir dans cette réflexion
09:42et ensuite dans l'action ?
09:43Oui, Henri, vous vouliez réagir ?
09:45Une remarque quand même. Pourquoi est-ce que ce n'est pas arrivé plus tôt ? Enfin, en
09:49général, un cybercriminel, il n'agit que parce qu'il y a un intérêt, en général
09:54un intérêt financier. Là, on a du mal à comprendre l'intérêt financier. Donc, le fait
10:02que des cybercriminels vont mettre des moyens, des ressources, du temps pour attaquer des
10:07frigos et provoquer cette perte. Donc, ce n'est probablement pas des cybercriminels.
10:14En tous les cas, je n'ai pas d'information particulière, mais voilà, on peut se dire
10:17que c'est autre chose, soit de la déstabilisation, provoquer cette angoisse permanente, entretenir
10:26cette angoisse de la cyber-vulnérabilité de la société, ou une tentative d'un exercice,
10:40je mets beaucoup de guillemets, un entraînement pour dire, si on veut attaquer des objets
10:44connectés, comment fait-on ? Tiens, on va essayer sur ce sujet-là.
10:48On n'a pas de revendication, donc on ne sait pas.
10:49Pas de revendication, on ne voit pas le lien avec des intérêts financiers de cybercriminels.
10:56Donc, c'est ça qui est également de nous interroger et nous dire que c'est peut-être
10:59autre chose et que ça masque peut-être des opérations qui sont légèrement différentes.
11:04Alors, avant de vous faire réagir, Maître, je voulais juste faire une parenthèse là-dessus
11:07parce que Vincent Strubel aux assises de la cybersécurité a dit en ouverture des assises,
11:15d'abord que la cybersécurité, ce n'était pas un truc fun, rigolo, il faut mettre les mains
11:20dans le cambouis, que le chantier est sur les bonnes pratiques, pour revenir à ce que
11:23disait Tatiana, il est colossal, ce n'est pas drôle à faire, mais il faut le faire,
11:29donc c'est plutôt ingrat, mais on a tout ce chantier de bonnes pratiques à mettre en place.
11:34Mais pour revenir au sujet de qu'est-ce qu'il y a derrière cette attaque des frigos,
11:39il annonce aussi le vrai hiver, on ne l'a pas encore vu, la question c'est les sabotages.
11:45Donc, avec l'exemple sur les installations électriques en Pologne, on peut aujourd'hui
11:51s'inquiéter d'actes de sabotage qui toucheraient la France.
11:54Je voulais juste réagir au mois de la cyber.
11:57Moi, je trouve que vu ce qu'on dit, ce n'est pas un mois qu'il faudrait, c'est
11:59une année.
12:00Chaque année en France, on a des grandes causes.
12:02Moi, je suis désolé, il est impératif d'en faire une grande cause pour sortir la
12:07cybersécurité de son petit silo technique et de l'ennui qu'elle provoque immédiatement
12:11chez les dirigeants, parce que c'est du genre, le truc qu'on délègue, c'est quand même
12:16souvent vu comme un peu, enfin, c'était, ça l'est de moins en moins comme ancillaire.
12:19Donc, moi, je suis pour, non pas un mois de la cyber, mais une année de la cyber.
12:23Il est temps d'en faire une grande cause et de monter le niveau général de connaissances
12:26et de sensibilité.
12:27Il n'y a que comme ça qu'on progressera collectivement.
12:29parce qu'effectivement, les motifs derrière peuvent être soit financiers, soit et ou
12:35politiques de déstabilisation.
12:36Et la France entre dans une période vulnérable.
12:39On entre dans une période où il y a des élections importantes l'année prochaine.
12:41Il ne faut pas être naïf.
12:42C'est un sujet de politique publique, évidemment, de géopolitique.
12:46C'est aussi un sujet entre les directeurs, les directions de systèmes d'information et les responsables de sécurité, des
12:52SIRSSI.
12:54Absolument.
12:55Alors, attention, ce que je constate, c'est qu'en tous les cas, dans la plupart des grandes entreprises, des
13:00grandes administrations,
13:02même si l'actualité peut être perturbée, mais c'est un vrai sujet aujourd'hui de préoccupation dans les comités
13:10exécutifs, dans les boards.
13:12C'est un sujet, notamment quand on le voit dans les grandes entreprises qui sont les plus sensibles,
13:18aujourd'hui, c'est un sujet absolument majeur et de préoccupation permanente, en tout cas chez nos adhérents.
13:24Tatiana, vous constatez aussi, ça ?
13:26Ça y est ? C'est un sujet de comex ?
13:28Je prends juste un exemple.
13:29Oui.
13:30Je vois Tatiana hésiter.
13:32Parmi les programmes stratégiques prioritaires pour le SIRF, pour ce nouveau cycle,
13:37intelligence artificielle, on en parlait, c'était le sujet de notre Assemblée Générale hier,
13:42mais également la sécurité numérique au sens large, c'est un programme stratégique prioritaire
13:48sur lequel nous allons travailler de manière...
13:50Si grève, c'est les directions du système d'information, du CAC 40 ?
13:55Des grandes entreprises et des grandes administrations publiques, c'est 160 membres.
13:59Et des administrations publiques.
13:59160 membres, quand même.
14:00Peut-être que c'est au niveau un peu inférieur, des tailles d'organisation un peu inférieures,
14:04c'est pour ça que je pense que c'est ça, ou c'est pas arrivé en comex encore, Tatiana
14:08?
14:08Je pense que la vérité est entre les deux.
14:11Je ne veux pas nier le fait que la cybersécurité est maintenant un des risques
14:20qui alimente le tableau de risques vu par Comex.
14:24Est-ce que les moyens sont à la hauteur des menaces ?
14:30Est-ce que la compréhension de ces moyens, compréhension des menaces,
14:34elle est aussi réellement intégrée dans la réflexion ?
14:39Je ne dirais pas, parce que si on était sécurisé par design,
14:45dont on parle depuis des années,
14:48donc ce qui est arrivé n'aurait pas arrivé.
14:52C'est-à-dire que la compréhension...
14:54Oui, c'est ce que dit Vincent Struppel, on a besoin de faire un exercice d'introspection.
14:57Exactement.
14:58Il y a des niveaux qui sont extrêmement interrogés.
14:59Oui, mais je vois de plus, le périmètre, il est important.
15:03La complexité est telle que parfois, c'est lourd à savoir où le bac blesse.
15:15Maintenant, il faudrait le faire vu qu'on ouvre les systèmes.
15:18Soit il faut prendre la décision, à un moment donné,
15:21avant d'ouvrir les systèmes, qu'est-ce qu'on fait ?
15:23Et quand on ouvre les systèmes, la réflexion suivante, comment on les protège ?
15:28Allez, oui, on clôt pour l'instant.
15:33Évidemment, Henri, on reviendra sur ce débat.
15:35Je voulais qu'on donne la parole à notre invité du débrief aujourd'hui,
15:39Jean-Gabriel Mollard, le directeur du Salon international de l'agroalimentaire
15:43qui ouvre ses portes à Paris ce week-end.
15:45Bonjour, merci beaucoup d'être connecté avec nous.
15:48C'est un salon qui a lieu tous les deux ans, si je ne me trompe pas.
15:51Très important salon alimentaire professionnel.
15:55Quelles sont les grandes tendances, dites-nous,
15:57quelles sont les grandes tendances de consommation que vous voyez ?
16:00Et puis surtout, les innovations qui arrivent
16:03et qui vont transformer un peu notre manière de manger,
16:06de consommer, de produire aussi.
16:11Bonjour Delphine, bonjour à tous.
16:13Merci.
16:13Oui, en effet, le salon, il ouvre ses portes samedi
16:18sur 280 000 m2 d'exposition, 8 000 exposants qui viennent de 130 pays.
16:23C'est le plus grand salon de France, toute industrie confondue
16:26et c'est un des plus grands rendez-vous portants du monde en matière agroalimentaire.
16:32Il a lieu tous les deux ans, comme vous l'avez dit,
16:34ce qui fait que d'une édition à l'autre, on a le temps de voir arriver beaucoup de choses
16:37et c'est un salon qui existe depuis 1964 et qui a au cœur l'innovation agroalimentaire.
16:44Parce que l'innovation agroalimentaire, moi, quand j'adresse ces sujets en général,
16:49j'imagine un monde où il n'y aura plus de viande, il y aura des viandes synthétiques,
16:53on va manger des insectes et tout ça.
16:55Mais bon, finalement, ce n'est pas arrivé dans mon assiette encore.
16:57Alors, qu'est-ce qui se passe ?
16:58Ce n'est pas arrivé dans mon assiette, parce que vous n'avez pas souhaité.
17:03Non, en fait, ce qu'il faut avoir en tête, c'est que l'innovation agroalimentaire,
17:07il y a peu d'innovation véritablement de rupture
17:11et qu'elles mettent souvent beaucoup de temps avant de percoler complètement dans la société.
17:15Donc, on est sur des évolutions qui se regardent sur le temps long,
17:19mais malgré tout, des évolutions sensibles,
17:22notamment parce que ce qu'on a coutume de dire,
17:25c'est que 50% des produits qui seront dans les rayons dans 5 ans n'existent pas encore.
17:28C'est-à-dire qu'il y a une pression énorme pour les producteurs et les distributeurs
17:35à innover en permanence.
17:36Mais ces innovations, ce sont parfois simplement des innovations de packaging,
17:40de praticité, de goût, d'optimisation de recettes,
17:43d'amélioration des ingrédients, d'amélioration pour la santé, etc.
17:46Ce ne sont pas forcément des innovations qui sont forcément visibles.
17:49En revanche, ce qui est intéressant, notamment par rapport au sujet de votre émission,
17:52c'est que la tech, de manière générale, et la haute technologie,
17:55elle est présente à tous les niveaux dans l'agroalimentaire.
17:57Justement parce qu'il faut innover.
17:59Depuis la R&D, ça paraît relativement logique,
18:02mais aussi tout ce qui touche à la supply chain,
18:03et bien évidemment tout ce qui est l'optimisation de la distribution
18:07et la manière dont les consommateurs s'informent.
18:11Parce que ce qui a beaucoup changé ces derniers temps,
18:13et dans les tendances que l'on voit beaucoup se répercuter là,
18:17c'est que l'impact du digital au niveau des consommateurs,
18:21des citoyens, de tout un chacun,
18:25fait évoluer la manière dont ils s'informent.
18:26Vous pensez à l'application Youka, c'est-à-dire sur la liste des ingrédients et aussi ?
18:32Alors, c'est un élément, les tiers de confiance,
18:36notamment, ont fait leur apparition depuis déjà un certain temps
18:38et se multiplient, et donc ça en est un.
18:41Mais c'est aussi le fait que, par exemple,
18:43il y a de plus en plus de personnes qui privilégient les chatbots
18:46et les outils d'IA pour s'informer sur les évolutions,
18:50voire même ce qu'ils vont manger le lendemain,
18:51ou dans quel resto ils doivent aller pour leur prochain dîner.
18:56Et c'est un biais qui est important,
18:58parce que c'est un biais que les marques doivent avoir en tête,
19:01qu'elles doivent pouvoir adresser d'un point de vue de leur plan marketing.
19:05Mais c'est aussi important, parce que ça veut dire qu'il y a des phénomènes liés aux réseaux sociaux,
19:10des phénomènes liés à des influences diverses,
19:12qui vont justement faire infuser dans la société des évolutions et des tendances
19:20qui vont se propager beaucoup plus rapidement,
19:22ou d'une manière plus différente,
19:24assez différente de ce qui était le cas il y a ne soit ce que dix ans.
19:27Ce qu'on voit, nous, arriver beaucoup,
19:29donc depuis quelques années, vous avez parlé de viande synthétique,
19:32on est beaucoup dans les alternatives à la viande,
19:35et ça vous n'avez pas pu passer à côté.
19:37Végétale, la viande végétale.
19:38Enfin, on n'a pas le droit de l'appeler comme ça.
19:40La viande végétale, on peut l'appeler comme ça,
19:42mais ce que l'on voit là, c'est que dans les années précédentes,
19:45il y avait beaucoup d'opposition entre les teneurs des protéines animales
19:48et les tenants des protéines végétales.
19:51Ce que l'on voit, c'est que la protéine végétale
19:57arrive de plus en plus dans des rayons ou dans des points de vente
20:00où elle n'était pas présente auparavant,
20:02et il y a toujours cette opposition.
20:04On peut toujours, évidemment, trouver des steaks qui sont des steaks végétaux,
20:08même si le terme steaks n'est pas véritablement autorisé,
20:11mais en tout cas de la viande végétale.
20:12En revanche, ce que l'on voit, c'est qu'il y a une volonté
20:14de la part des consommateurs de retrouver du végétal partout.
20:20Partout parce qu'il y a cette tendance au snacking,
20:23donc on le voit, il y a une érosion des repas traditionnels,
20:26même s'il reste tout à fait pertinent,
20:28en particulier en France, dans beaucoup d'occasions,
20:30on veut pouvoir, au quotidien, faire en sorte que son alimentation
20:34s'adapte à son mode de vie.
20:35Donc, si on veut manger du snacking,
20:38pourquoi pas, mais on veut pouvoir trouver en snacking
20:40une offre qui correspond à ses souhaits et à ses envies.
20:43Et là, les Français, j'ai envie de dire,
20:47il y a presque tout un nouvel écosystème émergeant là-dessus en France.
20:51On est plutôt bon sur les nouvelles chaînes de snacking.
20:55Alors, bon, je ne sais pas en comparaison de quoi.
20:59Ce qui est important, c'est que c'est vrai que nous,
21:01on a un salon mondial, donc on voit des tendances
21:02qui viennent du monde entier,
21:03et il y a certaines géographies pour lesquelles la partie végétale
21:07est déjà très, très, très présente,
21:10mais même d'une manière beaucoup plus habituelle que pour nous.
21:16Nous, on y revient.
21:17On y revient après plusieurs décennies
21:19où c'était passé un petit peu au second plan.
21:22Donc, ce qui est intéressant,
21:23c'est qu'en effet, il y a beaucoup d'initiatives.
21:24La technologie favorise aussi ces initiatives,
21:27que ce soit au niveau des entrepreneurs
21:29comme dans la capacité à innover.
21:32Ce qui est intéressant, c'est que le consommateur,
21:34en ce moment, et c'est une des grandes tendances,
21:35il cherche la valeur ajoutée accessible.
21:37C'est-à-dire qu'il cherche quelque chose
21:39qui soit bon pour sa santé, qui soit bon pour lui,
21:41mais avec une valeur ajoutée qu'il comprenne
21:45et pour laquelle il est d'accord
21:47pour aller payer un petit peu plus cher.
21:48Est-ce que vous pouvez nous donner un exemple ?
21:51Excusez-moi, parce que je vois le temps qui filme.
21:52Est-ce que vous pouvez nous donner un exemple d'innovation
21:54dans l'alimentation que vous trouvez hyper prometteuse ?
21:58Alors, on en trouvait plein,
22:00mais ce que je trouve intéressant cette année,
22:02c'est la partie...
22:04Il y a eu toute une période air fryer.
22:06Et là, ce qu'on voit poindre,
22:08c'est une technologie qui permet désormais
22:11de frire, mais dans l'eau.
22:13De frire, de sécher, de stériliser,
22:15de cuire des aliments dans l'eau,
22:16sans huile, sans air.
22:18Donc, ça a des bénéfices.
22:19Ça permet de mieux préserver la valeur nutritionnelle
22:21et les qualités sensorielles des produits
22:23par rapport aux autres technologies.
22:25Donc, ça, c'est intéressant.
22:26Et puis, ça réduit aussi considérablement
22:27la consommation d'énergie, par exemple,
22:30et évidemment, les déchets.
22:32Donc, c'est intéressant parce que
22:33c'est une nouvelle manière d'arriver à un résultat,
22:35parce que la consistance des choses fristes
22:39ou croustillantes, etc.,
22:40elle est importante pour chaque pain,
22:43notamment pour l'apéritif, mais pas seulement.
22:45Donc, il y a des évolutions technologiques
22:47qui permettent d'y parvenir,
22:48en ayant des meilleurs bénéfices pour la santé,
22:50mais il y a aussi des bénéfices énergétiques.
22:53Et en ce moment, c'est plutôt intéressant.
22:56C'est super.
22:57Merci beaucoup.
22:58De toute façon, si on veut en savoir plus,
23:00il faut qu'on aille au salon.
23:01J'ai bien compris.
23:02Vous avez cinq jours à partir du midi
23:03jusqu'à mercredi.
23:05J'adore, moi, la nourriture du futur.
23:07Ça me passionne.
23:09Je suis une consommatrice des bars et compagnie.
23:11Bref.
23:11La nourriture du futur,
23:13elle est peut-être déjà depuis très longtemps
23:14dans nos assiettes
23:15et il faut peut-être un retour
23:17à une certaine forme de tradition et de qualité.
23:19J'aime aussi la cuisine tradition.
23:20J'aime tout, en fait.
23:22Merci beaucoup, Jean-Gabriel.
23:23C'est ce qui se mélange en ce moment.
23:24La tradition et la technologie se mélangent
23:26pour un retour à des choses qu'on a connues,
23:28mais adaptées à...
23:29Pour mon plus grand bonheur.
23:31Merci beaucoup.
23:32Je rappelle que vous êtes le directeur
23:33du Salon international de l'agroalimentaire.
23:35Merci beaucoup.
23:36On enchaîne avec la revue de presse.
23:39Alors, c'est Mac Génération
23:40qui a titré sur un amendement du PS,
23:42du Parti Socialiste,
23:43qui voulait instaurer une taxe
23:45sur les données Internet.
23:46Mais le projet a été rejeté.
23:48C'est ce que titre Mac Génération,
23:51sauf qu'en regardant plus précisément,
23:54effectivement, le texte a été rejeté,
23:56mais il a été redéposé.
23:58Il est réapparu le jour même
24:00avec un autre numéro,
24:01ce qui m'étonne un petit peu.
24:02Est-ce que c'est une erreur et tout ça ?
24:04Enfin, je voulais avoir votre...
24:05Déjà, carton rouge, carton vert
24:07pour une taxe Internet
24:08telle que vous avez pu le lire
24:09sur la proposition du Parti Socialiste.
24:12Vous mettez vos cartons devant mon micro
24:14qu'on voit bien votre position.
24:15Tout le monde est contre ici
24:17parce qu'on a...
24:18Inanimité.
24:18Mais peut-être parce qu'on a un biais,
24:20parce qu'on travaille dans le numérique.
24:21Enfin, en tout cas,
24:22on s'intéresse à ces sujets.
24:23Je ne sais pas.
24:24Alors, on rit.
24:24Alors, carton rouge
24:26pour une taxe sur les données
24:27telles qu'elles avaient été proposées,
24:29qui faisaient reposer sur les opérateurs
24:33un travail administratif
24:34absolument considérable
24:35pour tout calculer.
24:37En revanche,
24:38si on veut effectivement
24:40aller dans cette voie,
24:41je crois qu'il y a un dispositif
24:43qui aujourd'hui est rejeté
24:44dans le cadre du Digital Network Act
24:47par la Commission.
24:48C'est ce qu'on appelle
24:49le fair sharing.
24:50Fair sharing.
24:50C'est-à-dire faire rémunérer
24:54une partie de l'entretien des réseaux
24:56par les plus gros consommateurs
24:57de bandes passantes.
24:58Et ça, je pense qu'il y a quand même
25:00un intérêt à le regarder.
25:02Je trouve que c'est dommage
25:03que ça ait été évacué
25:05par la Commission européenne.
25:07Notamment, en général,
25:08on parle, on le fait
25:10au titre de la neutralité du net.
25:15Mais enfin, la neutralité du net,
25:16c'est une égalité d'accès,
25:19une égalité de traitement
25:21pour tous les producteurs de données.
25:23Mais ça ne veut pas dire
25:24la gratuité de l'accès.
25:25Absolument.
25:26Voilà, donc c'est un sujet différent.
25:27Donc je trouve que l'argument
25:28de la neutralité du net,
25:30ce n'est pas le bon.
25:31En revanche,
25:32c'est un petit peu fort de café
25:34de voir les plus gros producteurs
25:36de données dire
25:38on ne veut pas entretenir
25:39les réseaux en Europe,
25:40on ne veut pas les financer.
25:41Et ce n'est pas à nous de le faire.
25:43Mais par ailleurs,
25:43c'est eux-mêmes qui construisent
25:45à leurs propres frais
25:46des infrastructures mondiales
25:48en posant juste,
25:49y compris au fond des océans,
25:51des câbles considérables
25:52et des réseaux mondiaux.
25:53Donc, c'est un petit peu
25:55une forme de deux poids, deux mesures.
25:56Je trouve que ce n'est pas
25:57tout à fait normal.
25:57C'était quand même la volonté
25:59du PS de dire
26:00on va faire participer
26:01les grandes plateformes,
26:02les fournisseurs de contenus.
26:04Et c'est Nicolas Guillaume
26:06qui m'a alerté sur ce sujet
26:09et qui a fait un post sur LinkedIn,
26:10je vous invite à le lire,
26:11qui dit que ça montre
26:13toute la méconnaissance du sujet
26:14parce que tout le monde va payer.
26:17Cette taxe, elle va reposer
26:18aussi sur l'écosystème français
26:20très fortement
26:20et jusqu'aux consommateurs.
26:21Oui, voilà.
26:22Parce qu'une taxe de cette nature-là,
26:24évidemment,
26:24ce sont les fournisseurs d'accès
26:25qui vont la collecter.
26:27C'est un travail administratif.
26:28Mais c'est un coût pour eux.
26:30Qu'est-ce qui se passe dans ces cas-là ?
26:31C'est répercuté sur qui ?
26:32Sur le consommateur.
26:33Donc ça, c'est une taxe
26:34qui va dégrader le pouvoir d'achat
26:35et qui est inflationniste.
26:36Et français, franco-français.
26:38Et franco-français.
26:39Donc, je veux dire,
26:39en plus,
26:40une petite remarque plus générale,
26:41je pense que notre pays
26:42ne manque pas de taxes.
26:44Si vous voulez,
26:44on est plutôt en surproduction
26:46et si on pouvait éviter
26:47d'en créer une à chaque saison,
26:50ce serait bien.
26:51C'est vrai que ce serait éventuellement
26:52à l'échelle européenne
26:53mais il faut bien voir
26:54que la répercussion de cette taxe-là,
26:56comme la TVA,
26:56c'est une répercussion sur les prix.
27:00Ça dépend si on applique ça
27:02sur des services
27:03qui sont substituables
27:06par la concurrence.
27:07Il n'y aura pas de répercussion,
27:08je peux vous le dire.
27:11En tout cas,
27:12il n'y aura pas de répercussion
27:13s'il y a concurrence
27:14mais on voit bien
27:14que ça va quand même
27:15sur les prix qui sont payés
27:16par le consommateur.
27:17Donc après,
27:17est-ce qu'il y a un effort
27:18sur les marges
27:18ou un effort sur les prix ?
27:20Mais c'est au cas par cas.
27:21Donc quand on fait une taxe comme ça,
27:22il faut bien voir
27:22qu'elle a un effet inflationniste immédiat.
27:24Parce que là,
27:24c'est vraiment sur le flux,
27:26sur le trafic,
27:26ce qui était imaginé.
27:27D'ailleurs, je précise
27:28qu'on parle du PS
27:29mais que le Rassemblement National
27:30avait aussi déposé
27:32un amendement
27:32à peu près
27:33dans la même veine
27:34qui a été rejeté aussi.
27:36Tatiana ?
27:36Je pense que l'idée en soi,
27:37elle n'est pas ajoutée.
27:40Vous avez quand même
27:41eu un carton rouge, Tatiana ?
27:42Parce que je trouve
27:43que ce n'est pas maîtrisé encore.
27:44En fait, le texte,
27:45il n'est pas maîtrisé.
27:46Le travail,
27:47il n'était pas assez
27:49en profondeur.
27:50Et uniquement au niveau européen,
27:52je trouve que ça risque
27:53de mettre plus de la France
27:55dans la situation
27:56que ça ne va pas fonctionner.
27:58Le travail,
27:59il est à faire
27:59maintenant avec le temps
28:01et peut-être
28:01le calendrier,
28:02il n'est pas encore...
28:04Et d'autant qu'il y a eu
28:04des travaux quand même
28:05très solides,
28:06très sérieux
28:07autour du Fair Share.
28:08Donc, on a une base
28:09de réflexion au niveau européen
28:10qui permettrait
28:11d'avancer sur ce sujet.
28:12Allez,
28:13on passe au journal
28:14du Net
28:16qui titre
28:17sur l'iPulse 2026
28:19Scalway Muscle,
28:20son offre IA
28:21pour imposer son cloud
28:22en Europe.
28:23Moi,
28:24j'étais à la conférence
28:25de presse.
28:26Alors déjà,
28:27est-ce que vous vous dites
28:29oui,
28:29c'est le carton vert,
28:30non,
28:30c'est le carton rouge,
28:31qu'on a les moyens
28:33aujourd'hui
28:34d'avoir un opérateur
28:35de cloud
28:36européen
28:39puissant,
28:39peut-être pas de la taille
28:40d'un hyperscaler,
28:41mais puissant ?
28:43Allez,
28:44on y croit,
28:45on y croit,
28:45on y croit,
28:46on n'y croit pas
28:47chez Yann Padova.
28:48Je ne suis pas contre,
28:49je n'y crois pas,
28:50c'est exactement.
28:50Moi, pareil,
28:51je ne suis ni contre
28:52ni pour.
28:52Bien au contraire.
28:53On peut montrer
28:54les deux cartons.
28:55Dans ce cas-là,
28:55j'aimerais
28:56que cette initiative
29:03ait lieu un jour.
29:05Est-ce que les utopiques
29:07utopiques ?
29:09Est-ce qu'on sera
29:11en mesure
29:11d'aller
29:13et réellement
29:14proposer une offre ?
29:15Je ne sais pas.
29:17Je suis un peu pessimiste.
29:19Alors,
29:19avant de vous écouter,
29:20Henri,
29:20moi j'ai mis un carton vert
29:21parce que j'ai entendu
29:22la conférence,
29:22j'étais quand même convaincue
29:23par les réponses apportées
29:25de dire
29:26on travaille, nous,
29:27sur l'immunité
29:28aux lois extraterritoriales,
29:29ça devrait vous parler,
29:30ça, quand même,
29:30M. Padova.
29:31On travaille
29:33sur l'indépendance technologique,
29:34on offre une solution
29:37indépendante technologiquement
29:37et puis on travaille
29:39sur une data plateforme
29:40avec de l'IA
29:41et tout ça.
29:42Une ambition européenne,
29:43ok, il n'y a pas de place
29:43pour un cloudeur
29:44peut-être uniquement national
29:45mais au niveau européen
29:46on peut construire
29:47un truc solide.
29:48Absolument,
29:48c'est pour ça que j'ai mis
29:49un carton vert
29:49et il est absolument essentiel.
29:52Je dirais même
29:52que
29:54qu'on n'y croit pas,
29:55c'est une chose,
29:55on peut ne pas y croire
29:56et effectivement
29:57on peut se dire
29:57que les conditions
29:58ne sont pas aujourd'hui
29:59réunies pour
30:00que l'on ait un opérateur
30:01qui soit non pas
30:02d'une classe 1%
30:04du marché européen
30:06mais qui soit
30:07de la classe
30:07de 10% du marché mondial
30:08et c'est ça qu'il faut viser
30:10de 5 à 10%
30:11du marché mondial.
30:12Mais en tous les cas
30:12pour l'Europe
30:13ce n'est pas une option.
30:14Il n'y a pas d'avenir
30:15pour notre économie
30:16dans l'économie
30:18telle qu'elle se développe
30:19si on accepte
30:20que tous nos services numériques
30:22ne sont développés
30:23qu'aux Etats-Unis.
30:24Ce n'est pas vrai.
30:25Il ne s'agit pas
30:26d'éviction
30:27des opérateurs américains
30:29ou d'être dans une forme
30:30d'autarcie
30:32qui est totalement chimérique
30:34mais de se dire
30:35eh bien nous avons besoin
30:36pour l'économie européenne
30:38d'avoir une industrie
30:39notamment du CLAD
30:41et de l'IA
30:41qui se développe
30:42qui ait ses valeurs
30:44et qui soit capable
30:45de répondre
30:46notamment aux enjeux
30:46de résilience
30:47de l'économie européenne.
30:49Et ce n'est pas
30:50d'y croire ou pas y croire
30:52on n'a pas le choix.
30:53C'est l'avenir
30:54de l'économie européenne
30:56qui est en jeu.
30:57Et avec un docteur
30:58comme Scalway
30:59je le vois
31:00aujourd'hui progressivement
31:02il prend des parts
31:03de marché importantes
31:04y compris
31:04dans les grandes entreprises
31:07européennes
31:09deux exemples
31:10récemment
31:10Scalway a contractualisé
31:12avec Airbus
31:13Scalway a contractualisé
31:14avec LVMH
31:15Scalway aujourd'hui
31:17puisque c'est de lui
31:18dont il s'agit
31:19A récupérer la plateforme
31:19des données de santé aussi
31:20C'est un acteur
31:22qui aujourd'hui
31:23est tout à fait
31:25légitime
31:25mais avec d'autres
31:27comme
31:29OVH Cloud
31:31NumeSpot
31:32ou comme
31:32je ne vais pas tous
31:33les citer
31:34mais
31:34je vous aime
31:35mais voilà
31:38Outscale
31:38Outscale
31:41Cloud Temple
31:42Vous croyez
31:42vous nous encouragez
31:44de croire
31:44Non je ne vous encourage
31:46pas à croire
31:46d'abord ce n'est pas
31:47une question de croire
31:48c'est une question
31:48de rationnel
31:49et derrière
31:50il y a un rationnel
31:50économique
31:51et si on ne fait pas
31:52l'effort nécessaire
31:53en Europe
31:54pour disposer
31:55de cette autonomie
31:56et bien
31:58il y a peu d'avenir
31:59pour notre économie
31:59Moi j'ai posé la question
32:00aussi des services applicatifs
32:02parce que souvent
32:02avant que vous
32:03me démentiez tout ça
32:05Yann
32:07souvent on pose la question
32:08mais est-ce qu'on est capable
32:09de fournir la même chose
32:10que ce que fournissent
32:11les hyperscalers
32:12ce que dit aujourd'hui
32:13Scalway
32:14c'est sur la partie
32:15pas
32:15c'est non pas
32:16des suites collaboratives
32:18et tout ça
32:18la couche
32:20vraiment
32:20fourniture de services
32:22autour du cloud
32:22ils sont capables
32:24d'offrir
32:24la plupart
32:25des solutions
32:26qui sont
32:27véritablement
32:28utilisées
32:29ou utiles
32:30aux entreprises
32:31Yann
32:34Pourquoi ce rouge ?
32:35Je trouve que c'est un slogan
32:37et que l'Europe
32:38ne se donne pas
32:39les moyens
32:39de ses ambitions
32:40et c'est ça
32:40qui en tant qu'européen
32:42profondément européen
32:43je n'y crois pas
32:44parce que je trouve
32:45que c'est un slogan
32:46Qu'est-ce que c'est un slogan ?
32:47Se dire on va
32:49fabriquer
32:49un cloud européen
32:51tout simplement
32:51parce que moi
32:52je trouve qu'il y a deux ans
32:53j'ai lu le rapport Draghi
32:54Le rapport Draghi
32:55il dit écoutez
32:56on n'a pas d'acteur
32:58leader
32:58dans le numérique
32:59et voilà
33:00moi je pense avoir trouvé
33:01il dit le rapport Draghi
33:02les différentes raisons
33:04il y en a une
33:04qui est toujours là
33:05et tant qu'elle n'est pas réglée
33:07on ne sera pas
33:07il rappelle qu'on a
33:0927 marchés de capitaux
33:10on n'a pas un seul marché
33:12de capitaux
33:12et donc les entreprises
33:13qui ont besoin
33:14de financement
33:15ont 27 petits marchés
33:17et n'ont pas un grand marché
33:18et pourquoi les entreprises
33:19toutes
33:20vont se financer
33:22aux Etats-Unis
33:23plutôt qu'en Europe
33:23parce que le marché
33:24est fragmenté
33:26les ressources
33:26à chaque étape
33:27de l'entreprise
33:28de la start-up
33:29à la mature
33:30est à 80%
33:31inférieure en Europe
33:32aux Etats-Unis
33:33donc moi j'y crois pas
33:35parce que
33:36l'unification des marchés
33:37de capitaux
33:37est une question de souveraineté
33:38et les Etats membres
33:39dont la France
33:39sont réticents
33:40tant qu'on n'a pas réglé ça
33:41on ne donne pas les moyens
33:42aux entreprises
33:43d'avoir les financements
33:44pour leurs ambitions
33:45donc pour moi
33:45c'est un slogan
33:46c'est un slogan
33:48dans le sens
33:50un peu plus optimiste
33:53la question était davantage
33:57sur les services
33:58et voir sur les applications
34:00et je pense qu'il existe
34:02un vrai potentiel
34:03des applications
34:04et les applications
34:05sont connues
34:05qu'elles peuvent être
34:07en mode
34:08de substituer
34:09les attaques potentielles
34:12de l'espace infrastructure
34:14utilisant les services
34:16ou les applications
34:17qui peuvent protéger
34:18les données
34:18les chiffrer
34:19et faire en sorte
34:20qu'on combine les couches
34:22c'est pas technique
34:24ce que je dis
34:24mais c'est plutôt
34:25qu'on va forcément
34:27pas protéger les meubles
34:28mais par contre
34:29tout ce qui est chez nous
34:30ça peut être protégé
34:32et le risque
34:32il est mesuré
34:34donc c'est pour ça
34:35je ne peux pas donner
34:36ni rouge
34:36ni vert
34:37parce que j'ai envie
34:40de croire
34:42c'est un sujet
34:43maintenant
34:44quels sont les moyens
34:46quels sont les clés de succès
34:47et qu'est-ce qu'il faut
34:48se donner comme moyen
34:49il faut sortir du slogan
34:50vous avez parfaitement raison
34:51oui ça on est d'accord
34:53allez c'est l'heure
34:54de la tribune ouverte
34:55on va s'intéresser
34:56à cette question
34:56est-ce que les agents
34:57IA vont remplacer demain
34:58les applications
34:59dans nos smartphones
35:00et pour ça
35:00nous allons accueillir
35:01Jérôme Bouteillet