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  • il y a 51 minutes
Jeudi 15 octobre 2026, retrouvez Tatiana Larina (présidente et cofondatrice, Opera cyber), Jean-Gabriel Mollard (Directeur, SIAL Paris), Yann Padova (avocat associé, Wilson Sonsini Goodrich & Rosati), Jérôme Bouteiller (Fondateur, ecranmobile.fr) et Henri d'Agrain (Délégué général, Cigref) dans SMART TECH, une émission présentée par Delphine Sabattier.

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00:08Bonjour à tous, bienvenue dans le grand débrief de l'ActuTech.
00:11On est en direct à 11h30 comme tous les jeudis sur la chaîne Bismarck pour commenter l'actualité du numérique.
00:18On a 43 minutes pour faire ça avec plein d'invités, plein de sujets.
00:22Je vous les présente juste après.
00:28Bienvenue dans le débrief de l'ActuTech de Smartech.
00:31On est ensemble pour 43 minutes en direct sur la chaîne Bismarck comme tous les jeudis à 11h30.
00:37Cette semaine autour de la table avec nous Tatiana Larina.
00:40Bonjour Tatiana.
00:41Bonjour.
00:41Co-fondatrice et présidente d'Opéra Cyber.
00:43Vous êtes notre experte cyber aujourd'hui sur ce plateau.
00:46Yann Padova est avec nous aussi.
00:48Bonjour.
00:49Bonjour.
00:49Maître, vous êtes partenaire chez Wilson-Sonsigny, Goudrich et Rosati.
00:54Wilson-Sonsigny si vous voulez.
00:56C'est très bien, merci beaucoup pour l'abréviation.
00:58Et Henri Dagrin est également avec nous.
01:00Cher Henri, bonjour.
01:02Bonjour Delphine.
01:02Délégué général du CIGREF qui sort de son Assemblée Générale.
01:05Absolument.
01:06Tout s'est bien passé Henri ?
01:07C'était remarquable.
01:08Oui.
01:09Votre grand sujet c'était ?
01:10L'intelligence artificielle.
01:12Tiens donc.
01:14Eh bien on va en parler de l'intelligence artificielle.
01:16Mais on va commencer à la une avec les cyberattaques qui visent la France.
01:20Et puis on aura un invité aujourd'hui pour parler du futur de l'alimentation, ces grandes
01:23tendances qu'on va découvrir au Salon international de l'agroalimentaire qui ouvre ses portes ce
01:29week-end à Paris.
01:30On aura évidemment notre séquence revue de presse pour sortir les cartons rouges, les
01:34cartons verts.
01:35On va s'engager sur ce qu'on a lu d'important cette semaine.
01:39On va notamment adresser la question de la taxe internet proposée dans le projet de
01:44loi de finances 2027.
01:46Et puis on terminera avec une tribune sur l'économie du mobile.
01:51Et cette question, les agents vont-ils remplacer nos applications dans nos smartphones ?
01:56Tiens tiens.
01:57Ils sont partout ceux-là.
01:58Allez on commence par les cyberattaques qui visent la France.
02:02On a beaucoup parlé des fuites de données cet été.
02:05Et puis là, on découvre que finalement, la cybersécurité, ce n'est pas qu'un sujet
02:10de système d'information, c'est aussi un sujet de sûreté qui peut avoir un impact
02:15dans notre vie quotidienne.
02:17Je fais référence à l'attaque sur le logiciel qui pilote les meubles frigorifiques et les
02:22congélateurs dans les grandes enseignes d'alimentation et les supermarchés.
02:26Comment est-ce que vous avez réagi, cher commentateur, quand vous avez découvert que dans la nuit
02:32de dimanche à lundi, des pirates s'étaient « amusés » à modifier le programme des frigos
02:42et des congélateurs des grandes surfaces pour les passer en dégivrage forcé, pour augmenter
02:49les températures, ce qui a causé d'énormes dégâts et on dit d'importantes pertes aussi financières.
02:54Comment avez-vous réagi en apprenant cette nouvelle ?
02:58Henri.
02:59Une certaine forme de désolation, un nouveau événement en cybersécurité qui touche
03:07des grandes enseignes et puis tout de suite un travail pour essayer de comprendre comment
03:14les choses avaient pu se passer.
03:17Effectivement, quand on analyse, et c'est un travail qui a été mené avec plusieurs adhérents
03:21du CYF et dont certains sont concernés directement, de comprendre pourquoi est-ce qu'on se retrouve
03:26dans cette situation.
03:27Et il s'avère que le sujet, c'est peut-être qu'aujourd'hui, il y a certains objets connectés,
03:35des objets industriels.
03:36On parle souvent de la sécurité de l'OTI, l'Operational Technologies.
03:42dans les processus industriels, sont aujourd'hui probablement, dans certains domaines, moins
03:48protégés que l'IT, notamment en Europe.
03:51Et il s'avère que...
03:52Moins protégés parce qu'il y a moins de conscience finalement de l'importance de la cybersécurité.
03:56Est-ce qu'on a entendu des témoignages en ce sens dans les grandes enseignes ?
03:59Parce que les choses se sont passées, en fait, d'une certaine façon, notamment dans
04:02les enseignes qui sont, en fait, des collectifs de magasins indépendants, où ce sont les
04:09magasins directement qui acquièrent leurs équipements et qui, indépendamment de l'IT
04:16d'un groupe, et toute l'IT ne voit pas, effectivement, tous ces objets qui peuvent être connectés
04:25dans les magasins, et notamment, je crois que c'est ça qui explique la sécurisation...
04:30Le problème de mise à jour.
04:30Voilà, de mise à jour, de connexions qui sont peu connues de l'IT ou pas vues par
04:35l'IT, pas déclarées, et qui fait qu'on se retrouve avec des équipements qui ne disposent
04:43pas des garanties minimum de sécurité pour transférer des données, échanger des données,
04:50notamment des données de maintenance, données de contrôle et de maintenance.
04:53Alors, on a des textes européens qui sont censés quand même adresser ce sujet, je pense
04:58au Cyber Resilience Act, n'est-ce pas, Maître ?
05:02Oui, mais je partage ce qu'a dit Henri, c'est-à-dire que c'est la désolation avant
05:05tout, mais je dirais, j'ajouterais, que ce n'est pas complètement nouveau comme nature
05:08de phénomène.
05:09Il y a quelques années, il y a eu des attaques sur des réseaux électriques, donc tout
05:12ce qui est maintenance connectée, en fait, est une porte d'entrée de vulnérabilité,
05:16et c'est vrai que ce n'est pas de l'IT, c'est de l'infrastructure.
05:18Et donc l'infrastructure, dès qu'elle est pilotable, elle est vulnérable.
05:22Et ça, c'est un peu une nouvelle incarnation de ce risque, mais le risque, dans sa nature
05:27même, il n'est pas nouveau.
05:29Il existe aussi pour les voitures autonomes.
05:32Tout ce qui est infrastructure pilotée est vulnérable.
05:35Donc après, les textes, ils sont là, le problème, c'est leur mise en œuvre.
05:38Parce que le Cyber Resilience Act est censé justement adresser cette question des objets
05:43qui étaient jusqu'ici des objets, des produits ou des objets industriels non connectés,
05:48qui sont désormais forcément connectés, pas forcément avec Internet, mais avec le système
05:52d'information, même si c'est ponctuel.
05:55Et donc, on a un texte européen qui est censé adresser cette question.
05:58Oui, mais le texte, vous savez, c'est bien, mais l'application, c'est mieux.
06:01Et je suis bien placé pour savoir qu'il y a parfois un écart entre un texte et sa mise
06:05en œuvre.
06:05On a aussi Nice 2 qui est en retard.
06:07Et moi aussi, pour revenir sur votre introduction, c'est-à-dire que pour moi, ce qui me surprend
06:12aussi, c'est la nature des acteurs qui sont touchés maintenant, qui est nouvelle.
06:16Vous avez évoqué toutes les failles de sécurité cet été.
06:19C'est quand même des acteurs étatiques de souveraineté.
06:22La NTS, l'Agence des titres sécurisés, c'est quand même l'agence qui fabrique nos titres
06:26d'identité de passeport.
06:28Le ministère des Finances, FICOBA ou la DGFIP, ce sont vraiment des acteurs régaliens.
06:34Et eux, ça, c'est un peu nouveau que ça arrive à ce périmètre-là, qui étaient quand
06:37même des acteurs plutôt robustes.
06:39Donc, c'est aussi ça que je voudrais souligner, c'est que la chaîne alimentaire, c'est
06:41un nouveau phénomène, une illustration d'un phénomène ancien.
06:44Mais ce qui, moi, m'inquiète, c'est la percolation vers des acteurs régaliens.
06:50Alors, qu'en pense, Tatiana, notre experte cybersécurité, de toutes ces cyberattaques
06:55qui arrivent en France ? Est-ce que vous avez le sentiment qu'on est à un moment un peu
07:00de bascule, là, qu'il se passe quelque chose ? On a toujours parlé de cybersécurité,
07:06mais j'ai l'impression qu'aujourd'hui, ça fait vraiment la une des JT.
07:12Je ne dis pas tous les jours, mais de plus en plus souvent.
07:15Et on pourrait.
07:15Disons que je commence déjà par annoncer que nous sommes à mois d'octobre.
07:21Donc, mois d'octobre, c'est le mois de cyber.
07:23Le cyber-mois.
07:24Cyber-mois.
07:24La question que j'aimerais poser à la grande publique, est-ce que les gens qui ne sont
07:29pas dans la cybersécurité sont au courant de ce mois-là, de cet événement ?
07:34Je ne suis pas certaine. Ce n'est pas parce que nous, nous sommes concernés et qu'on
07:40fasse les instraintes et nos équipes sont mobilisées, que finalement, ce sujet, il est
07:44devenu réellement le sujet pris très au sérieux par le pouvoir public.
07:51Je ne peux pas juger. Je ne suis pas dans ces espaces, donc je ne peux pas juger.
07:54Quel est le niveau de sensibilisation, en fait, aujourd'hui dans la société française ?
07:57Globalement, le niveau de sensibilisation, le niveau de connaissance et le niveau d'envie
08:02à connaître. Parce que moi, j'aurais, dans votre sens, en disant que les risques
08:08ne sont pas les risques nouveaux. C'est-à-dire qu'on ouvre l'espace, on connecte les objets,
08:13on connecte les équipements, on comprend qu'il y a les portes d'entrée. Il ne faut pas
08:18être expert en cybersécurité pour confirmer cela, n'est-ce pas ?
08:22En revanche, pourquoi il n'y a pas d'évolution des risques et de compréhension de ce qui
08:29peut arriver, parce que l'attaque en soi, elle n'est pas sophistiquée, comme plein
08:33d'autres attaques qui ont lieu sur les équipements plutôt étatiques en Pologne ou ailleurs,
08:38et aussi les événements tels qu'en Espagne cet été, qui n'étaient pas cyberattaques,
08:44pouvaient déjà montrer que la résilience des structures ou des installations industrielles
08:55est un sujet, parce que ça ne touche pas uniquement un périmètre étroit à Haïti,
09:02mais ça touche le périmètre beaucoup plus large, avec l'impact plus large pour toute
09:06la population. Et donc, non, je ne suis pas surprise, parce que d'une part, je ne suis
09:10pas surprise parce que je me dis pourquoi ça n'est pas arrivé plus tôt. C'est n'est
09:16pas compliqué, maintenant, n'est pas compliqué dans le sens intellectuel, comment ça a été
09:22réalisé. Et en regardant un petit peu les archives, j'ai vu que déjà en août
09:272026, donc cette année, le DEFCON a bien, les chercheurs ont bien présenté les travaux
09:32qui identifiaient les failles. Et finalement, les travaux ont été utilisés pour peut-être
09:40augmenter cette attaque-là. Donc la question que je me pose plutôt en tant que chef d'entreprise
09:45et l'expert dans ce domaine-là, qu'est-ce qu'il faut faire pour qu'on ait envie de
09:51réfléchir
09:52un peu plus loin que deux, trois étapes et se poser des questions dites sacratiques ? Qu'est-ce
09:58qui peut arriver ? Pourquoi ? Pourquoi ? Pourquoi ? Jusqu'où on a les capacités à finalement
10:03nous investir dans cette réflexion et ensuite dans l'action ?
10:07Oui, Henri, vous vouliez réagir ?
10:09Une remarque quand même. Pourquoi est-ce que ce n'est pas arrivé plus tôt ? Enfin, en
10:13général, un cybercriminel, il n'agit que parce qu'il y a un intérêt, en général
10:18un intérêt financier. Là, on a du mal à comprendre l'intérêt financier. Donc, le
10:26fait que des cybercriminels vont mettre des moyens, des ressources, du temps pour attaquer
10:31des frigos et provoquer cette perte. Donc, ce n'est probablement pas des cybercriminels.
10:38En tous les cas, je n'ai pas d'informations particulières. Mais voilà, on peut se dire
10:41que c'est autre chose. Soit de la déstabilisation, provoquer cette angoisse permanente, entretenir
10:50cette angoisse de la cyber-vulnérabilité de la société.
10:57Et de la France en particulier.
10:58De la France en particulier. Ou une tentative, un exercice, je mets beaucoup de guillemets,
11:05un entraînement pour dire, si on veut attaquer des objets connectés, comment fait-on ?
11:10Tiens, on va essayer sur ce sujet-là.
11:12On n'a pas de revendication, donc on ne sait pas.
11:13Pas de revendication, on ne voit pas le lien avec des intérêts financiers de cybercriminels.
11:20Donc, c'est ça qui est également de nous interroger, nous dire que c'est peut-être
11:23autre chose et que ça masque peut-être des opérations qui sont légèrement différentes.
11:28Alors, avant de vous faire réagir, Maître, je voulais juste faire une parenthèse là-dessus
11:31parce que Vincent Strubel, aux assises de la cybersécurité, a dit en ouverture des assises
11:39d'abord que la cybersécurité, ce n'était pas un truc fun, rigolo, il faut mettre les
11:44mains dans le cambouis, que le chantier sur les bonnes pratiques, pour revenir à ce
11:47que disait Tatiana, il est colossal.
11:50Ce n'est pas drôle à faire, mais il faut le faire, donc c'est plutôt ingrat, mais on
11:56a tout ce chantier de bonnes pratiques à mettre en place.
11:58Mais pour revenir au sujet de qu'est-ce qu'il y a derrière cette attaque des frigos, il
12:03annonce aussi le vrai hiver, on ne l'a pas encore vu.
12:07La question, c'est les sabotages.
12:09Donc, avec l'exemple sur les installations électriques en Pologne, on peut aujourd'hui
12:15s'inquiéter d'actes de sabotage qui toucheraient la France.
12:18Je voulais juste réagir au mois de la cyber.
12:21Moi, je trouve que vu ce qu'on dit, ce n'est pas un mois qu'il faudrait, c'est
12:24une année.
12:24Chaque année en France, on a des grandes causes.
12:26Moi, je suis désolé, il est impératif d'en faire une grande cause pour sortir la cybersécurité
12:31de son petit silo technique et de l'ennui qu'elle provoque immédiatement chez les dirigeants.
12:36Parce que c'est du genre, le truc qu'on délègue, c'est quand même souvent vu comme
12:40un peu, enfin, c'était, ça l'est de moins en moins comme ancillaire.
12:43Donc, moi, je suis pour, non pas un mois de la cyber, mais une année de la cyber.
12:47Il est temps d'en faire une grande cause et de monter le niveau général de connaissances
12:50et de sensibilité.
12:51Il n'y a que comme ça qu'on progressera collectivement.
12:53parce qu'effectivement, les motifs derrière peuvent être soit financiers, soit et ou
12:59politiques de déstabilisation.
13:00Et la France entre dans une période vulnérable.
13:03On entre dans une période où il y a des élections importantes l'année prochaine.
13:05Il ne faut pas être naïf.
13:06C'est un sujet de politique publique, évidemment, de géopolitique.
13:09C'est aussi un sujet entre les directeurs, les directions de systèmes d'information
13:14et les responsables de sécurité, des SIRSSI.
13:18Absolument.
13:18Il faut vraiment que...
13:19C'est un sujet.
13:20Alors, attention, ce que je constate, c'est qu'en tous les cas, dans la plupart des grandes
13:24entreprises ou des grandes administrations, même si l'actualité peut être perturbée,
13:31mais c'est un vrai sujet aujourd'hui de préoccupation dans les comités exécutifs,
13:35dans les boards, c'est un sujet, notamment, quand on le voit dans les grandes entreprises
13:41qui sont les plus sensibles, aujourd'hui, c'est un sujet absolument majeur et de préoccupation
13:46permanente, en tout cas chez nos adhérents.
13:48Tatiana, vous constatez aussi, ça ? Ça y est ? C'est un sujet de comex ?
13:52Je prends juste un exemple.
13:53Oui.
13:54Nous avons...
13:55Je vois Tatiana hésiter.
13:56...parmi les programmes stratégiques prioritaires pour le SIRF pour ce nouveau cycle.
14:02Intelligence artificielle, on en parlait, c'était le sujet de notre...
14:05l'Assemblée Généralière, mais également, la sécurité numérique, au sens large,
14:09c'est un programme stratégique prioritaire sur lequel nous allons travailler de manière...
14:14Si grève, c'est les directions du système d'information, du CAC 40.
14:19Des grandes entreprises et des grandes administrations publiques, c'est 160 membres.
14:22Et des administrations publiques.
14:23160 membres, quand même.
14:24Peut-être que c'est au niveau un peu inférieur, des tailles d'organisation un peu inférieures,
14:28c'est pour ça que je suis en cita, ou c'est pas arrivé en comex encore, Tatiana ?
14:32Je pense que la vérité est entre les deux.
14:36Je ne veux pas nier le fait que la cybersécurité est maintenant un des risques
14:44qui alimente le tableau de risques vu par Comex.
14:48Est-ce que les moyens sont à la hauteur des menaces ?
14:54Est-ce que la compréhension de ces moyens, compréhension des menaces,
14:58elle est aussi réellement intégrée dans la réflexion ?
15:03Je ne dirais pas.
15:05Parce que si on était sécurisé par design, dont on parle depuis des années,
15:12donc ce qui est arrivé n'aurait pas arrivé.
15:16C'est-à-dire que la compréhension...
15:18C'est ce que dit Vincent Struppel, on a besoin de faire un exercice d'introspection.
15:21Il faudrait même se remettre en question sur ce qu'on a fait.
15:22Il y a des niveaux qui sont extrêmement éterogènes.
15:24Je crois que de plus, le périmètre, il est important.
15:27La complexité est telle que parfois, c'est lourd à savoir où le bac blesse.
15:39Maintenant, il faudrait le faire vu qu'on ouvre les systèmes.
15:42Soit il faut prendre la décision, à un moment donné, avant d'ouvrir les systèmes,
15:46qu'est-ce qu'on fait ?
15:47Et quand on ouvre les systèmes, la réflexion suivante, comment on les protège ?
15:53Allez, on clôt pour l'instant.
15:57Évidemment, Henri, on reviendra sur ce débat.
15:59Je voulais qu'on donne la parole à notre invité du débrief aujourd'hui,
16:03Jean-Gabriel Mollard, le directeur du Salon international de l'agroalimentaire
16:07qui ouvre ses portes à Paris ce week-end.
16:09Bonjour, merci beaucoup d'être connecté avec nous.
16:12C'est un salon qui a lieu tous les deux ans, si je ne me trompe pas.
16:15Très important salon alimentaire professionnel.
16:19Quelles sont les grandes tendances, dites-nous,
16:21quelles sont les grandes tendances de consommation que vous voyez ?
16:24Et puis surtout, les innovations qui arrivent
16:27et qui vont transformer un peu notre manière de manger,
16:30de consommer, de produire aussi.
16:35Bonjour Delphine, bonjour à tous.
16:37Merci.
16:37Oui, en effet, le salon ouvre ses portes samedi
16:42sur 280 000 m2 d'exposition,
16:448 000 exposants qui viennent de 130 pays.
16:47C'est le plus grand salon de France,
16:49toute industrie confondue,
16:50et c'est un des plus grands rendez-vous
16:52le plus important du monde en matière agroalimentaire.
16:56Il a lieu tous les deux ans, comme vous l'avez dit,
16:58ce qui fait que d'une édition à l'autre,
16:59on a le temps de voir arriver beaucoup de choses,
17:01et c'est un salon qui existe depuis 1964
17:04et qui a au cœur l'innovation agroalimentaire.
17:08Parce que l'innovation agroalimentaire,
17:11moi, quand j'adresse ces sujets en général,
17:13j'imagine un monde où il n'y aura plus de viande,
17:15il y aura des viandes synthétiques,
17:17on va manger des insectes et tout ça,
17:18mais bon, finalement,
17:20ce n'est pas arrivé dans mon assiette encore.
17:21Alors, qu'est-ce qui se passe ?
17:22Ce n'est pas arrivé dans mon assiette,
17:24c'est triste, parce que vous n'avez pas souhaité.
17:27Non, en fait, ce qu'il faut avoir en tête,
17:29c'est que l'innovation agroalimentaire,
17:31il y a peu d'innovation véritablement de rupture
17:35et qu'elles mettent souvent beaucoup de temps
17:37avant de percoler complètement dans la société.
17:39Donc, on est sur des évolutions
17:41qui se regardent sur le temps long,
17:43mais malgré tout, des évolutions sensibles,
17:46notamment parce que,
17:47ce qu'on a coutume de dire,
17:49c'est que 50% des produits
17:50qui seront dans les rayons dans 5 ans
17:51n'existent pas encore.
17:52C'est-à-dire qu'il y a une pression énorme
17:55pour les producteurs et les distributeurs
17:59à innover en permanence.
18:00Mais ces innovations,
18:01ce sont parfois simplement des innovations
18:03de packaging, de praticité, de goût,
18:06d'optimisation de recettes,
18:07d'amélioration des ingrédients,
18:08d'amélioration pour la santé, etc.
18:10Ce ne sont pas forcément des innovations
18:12qui sont forcément visibles.
18:13En revanche, ce qui est intéressant,
18:15notamment par rapport au sujet de votre émission,
18:16c'est que la tech, de manière générale,
18:18et la haute technologie,
18:19elle est présente à tous les niveaux
18:21dans l'agroalimentaire, justement parce qu'il faut innover.
18:23Depuis la R&D, ça paraît relativement logique,
18:26mais aussi tout ce qui touche à la supply chain
18:27et bien évidemment tout ce qui est
18:29l'optimisation de la distribution
18:32et la manière dont les consommateurs s'informent.
18:35Parce que ce qui a beaucoup changé
18:36ces derniers temps,
18:37et dans les tendances que l'on voit
18:38beaucoup se répercuper là,
18:41c'est que l'impact du digital
18:44au niveau des consommateurs,
18:45des citoyens, de tout un chacun,
18:49fait évoluer la manière dont ils s'informent.
18:51Vous pensez à l'application Youka,
18:52c'est-à-dire sur la liste des ingrédients
18:55et aussi...
18:56Alors, c'est un élément,
18:57c'est un élément,
18:58les tiers de confiance,
18:59notamment,
19:00ont fait leur apparition
19:01depuis déjà un certain temps
19:02et se multiplient,
19:04et donc ça en est un,
19:05mais c'est aussi le fait que,
19:06par exemple,
19:07il y a de plus en plus de personnes
19:08qui privilégient les chatbots
19:10et les outils d'IA
19:11pour s'informer sur les évolutions,
19:14voire même ce qu'ils vont manger le lendemain
19:15ou dans quel resto ils doivent aller
19:17pour leur prochain dîner.
19:20Et c'est un biais qui est important
19:22parce que c'est un biais
19:22que les marques doivent avoir en tête,
19:25qu'elles doivent pouvoir adresser
19:26d'un point de vue
19:26de leur plan marketing,
19:29mais c'est aussi important
19:31parce que ça veut dire
19:31qu'il y a des phénomènes
19:33liés aux réseaux sociaux,
19:34des phénomènes liés
19:35à des influences diverses
19:36qui vont justement
19:38faire infuser dans la société
19:40des évolutions et des tendances
19:44qui vont se propager
19:45beaucoup plus rapidement
19:46ou d'une manière plus différente,
19:48assez différente
19:49de ce qui était le cas
19:50il y a ne serait-ce que dix ans.
19:51Ce qu'on voit, nous,
19:52arriver beaucoup,
19:53donc depuis quelques années,
19:54vous avez parlé
19:55de viande synthétique,
19:56on est beaucoup
19:57dans les alternatives
19:58à la viande
19:59et ça, vous n'avez pas pu
20:00passer à côté.
20:01Végétale, la viande végétale.
20:02Enfin, on n'a pas le droit
20:03de l'appeler comme ça.
20:04Alors, pas forcément
20:04de la viande végétale,
20:05on peut l'appeler comme ça,
20:06mais ce que l'on voit là,
20:07c'est que dans les années précédentes,
20:09il y avait beaucoup d'opposition
20:10entre les teneurs
20:11des protéines animales
20:12et les tenants
20:14des protéines végétales.
20:15Oui.
20:15Ce que l'on voit,
20:16c'est qu'il y a
20:18la protéine végétale
20:21arrive de plus en plus
20:22dans des rayons
20:23ou dans des points de vente
20:24où elle n'était pas présente
20:25auparavant
20:26et il y a toujours
20:27cette opposition.
20:28On peut toujours,
20:29évidemment,
20:30trouver des steaks
20:31qui sont des steaks végétaux,
20:32même si le terme steak
20:33n'est pas véritablement autorisé,
20:35mais en tout cas
20:35de la viande végétale.
20:36En revanche,
20:37ce que l'on voit,
20:37c'est qu'il y a une volonté
20:38de la part des consommateurs
20:39de retrouver
20:42du végétal
20:43partout.
20:44Partout parce qu'il y a
20:46cette tendance au snacking.
20:47Donc, on le voit,
20:47il y a une érosion
20:49des repas traditionnels.
20:50Même s'il reste
20:51tout à fait pertinent,
20:52en particulier en France,
20:53dans beaucoup d'occasions,
20:54on veut pouvoir,
20:55au quotidien,
20:56faire en sorte
20:57que son alimentation
20:58s'adapte à son mode de vie.
20:59Donc, si on veut manger
21:00du snacking,
21:02pourquoi pas ?
21:03Mais on veut pouvoir
21:03trouver en snacking
21:04une offre qui correspond
21:06à ses souhaits
21:07et à ses envies.
21:07Donc, on va pouvoir
21:08réduire le végétal.
21:08Et là, les Français,
21:10j'ai envie de dire,
21:11il y a presque tout un nouvel
21:13écosystème émergeant
21:13là-dessus en France.
21:15On est plutôt bon
21:16sur les nouvelles
21:17chaînes de snacking.
21:19Alors,
21:20bon,
21:21je ne sais pas
21:22en comparaison de quoi.
21:23Ce qui est important,
21:24c'est que c'est vrai
21:25que nous,
21:25on a un salon mondial,
21:25donc on voit des tendances
21:26qui viennent du monde entier
21:27et il y a certaines géographies
21:30pour lesquelles
21:30la partie végétale
21:31est déjà très présente,
21:34mais même d'une manière
21:36beaucoup plus habituelle
21:38que pour nous.
21:40Nous, on y revient.
21:41On y revient après
21:42plusieurs décennies
21:43où c'était passé
21:44un petit peu au second plan.
21:46Donc, ce qui est intéressant,
21:47c'est qu'en effet,
21:47il y a beaucoup d'initiatives.
21:49La technologie favorise
21:50aussi ces initiatives,
21:51que ce soit au niveau
21:52des entrepreneurs
21:53comme dans la capacité
21:54à innover.
21:56Ce qui est intéressant,
21:57c'est que le consommateur
21:58en ce moment,
21:58et c'est une des grandes tendances,
21:59il cherche la valeur ajoutée
22:00accessible,
22:01c'est-à-dire qu'il cherche
22:02quelque chose
22:03qui soit bon pour sa santé,
22:04qui soit bon pour lui,
22:05mais avec une valeur ajoutée
22:07qu'il comprenne
22:09et pour lequel il est d'accord
22:11pour aller payer
22:11un petit peu plus cher.
22:12Est-ce que vous pouvez nous donner
22:13un exemple,
22:15excusez-moi
22:15parce que je vois le temps
22:16qui filme,
22:16est-ce que vous pouvez nous donner
22:17un exemple d'innovation
22:18dans l'alimentation
22:19que vous trouvez
22:21hyper prometteuse ?
22:22Alors, je peux en trouver plein,
22:24mais ce que je trouve intéressant
22:25cette année,
22:26c'est la partie,
22:28il y a eu toute une période
22:29air fryer
22:29et là,
22:30ce qu'on voit poindre,
22:32c'est une technologie
22:33qui permet désormais
22:35de frire,
22:36mais dans l'eau,
22:37de frire,
22:38de sécher,
22:38de cuire des aliments
22:40dans l'eau,
22:40sans huile,
22:41sans air.
22:42Donc, ça a des bénéfices,
22:43ça permet de mieux préserver
22:44la valeur nutritionnelle
22:45et les qualités sensorielles
22:47des produits
22:47par rapport aux autres technologies,
22:49donc ça,
22:49c'est intéressant.
22:50Et puis, ça réduit aussi
22:51considérablement
22:51la consommation
22:52d'énergie,
22:53par exemple,
22:54et évidemment,
22:55les déchets.
22:56Donc, c'est intéressant
22:57parce que c'est une nouvelle manière
22:58d'arriver à un résultat
22:59parce que la consistance
23:01des choses fristes
23:03ou croustillantes,
23:04etc.,
23:04elle est importante
23:05pour chacun,
23:07notamment pour l'apéritif,
23:08mais pas seulement.
23:09Donc, il y a des évolutions
23:10technologiques
23:11qui permettent d'y parvenir
23:12en ayant des meilleurs bénéfices
23:13pour la santé,
23:14mais il y a aussi
23:15des bénéfices énergétiques
23:17et en ce moment,
23:18c'est plutôt intéressant.
23:20C'est super.
23:21Merci beaucoup.
23:23De toute façon,
23:23si on veut en savoir plus,
23:24il faut qu'on aille au salon.
23:25J'ai bien compris.
23:26Vous avez cinq jours
23:26à partir du midi
23:27jusqu'à mercredi prochain.
23:29J'adore, moi,
23:30la nourriture du futur.
23:31Ça me passionne.
23:33Je suis une consommatrice
23:34des bars et compagnie.
23:35Bref.
23:35La nourriture du futur,
23:37elle est peut-être déjà
23:38depuis très longtemps
23:38dans nos assiettes
23:39et il faut peut-être
23:40un retour
23:41à une certaine forme
23:42de tradition et de qualité.
23:43J'aime aussi
23:43la cuisine tradition.
23:45J'aime tout, en fait.
23:46Merci beaucoup, Jean-Gabriel.
23:47Ils se mélangent en ce moment.
23:48La tradition et la technologie
23:50se mélangent
23:50pour un retour
23:51à des choses qu'on a connues
23:52mais adaptées.
23:53Pour mon plus grand bonheur.
23:55Merci beaucoup.
23:56Je rappelle que vous êtes
23:56le directeur du Salon international
23:58de l'agroalimentaire.
24:00Merci beaucoup.
24:00On enchaîne avec
24:01la revue de presse.
24:03Alors, c'est Mac Génération
24:04qui a titré
24:05sur un amendement
24:06du PS,
24:06du Parti Socialiste,
24:07qui voulait instaurer
24:08une taxe
24:09sur les données Internet.
24:10Mais le projet
24:11a été rejeté.
24:12C'est ce que titre
24:13Mac Génération,
24:15sauf que
24:16en regardant
24:17plus précisément,
24:18effectivement,
24:19le texte a été rejeté
24:20mais il a été
24:22redéposé.
24:22Il est réapparu
24:23le jour même
24:24avec un autre numéro.
24:25Ce qui m'étonne
24:26un petit peu.
24:27Est-ce que c'est une erreur
24:28et tout ça ?
24:28Enfin, je voulais avoir
24:29votre, déjà,
24:30carton rouge, carton vert
24:31pour une taxe Internet
24:32telle que vous avez pu le lire
24:33sur la proposition
24:34du Parti Socialiste.
24:36Vous mettez vos cartons
24:37devant le micro
24:38qu'on voit bien
24:38votre position.
24:39Tout le monde
24:40est contre ici
24:41parce qu'on a...
24:42Inanimité.
24:42Mais peut-être
24:43parce qu'on a un biais
24:44parce qu'on travaille
24:44dans le numérique.
24:45Enfin, en tout cas,
24:46on s'intéresse à ces sujets.
24:47Je ne sais pas.
24:48Alors, Henri ?
24:48Alors, carton rouge
24:50pour une taxe
24:51sur les données
24:52telles qu'elles avaient
24:52été proposées
24:53qui faisaient reposer
24:54sur les opérateurs
24:57un travail administratif
24:58absolument considérable
24:59pour tout calculer.
25:01En revanche,
25:02si on veut, effectivement,
25:04aller dans cette voie,
25:05je crois qu'il y a
25:07un dispositif
25:07qui, aujourd'hui,
25:08est rejeté
25:08dans le cadre
25:09du Digital Network Act
25:11par la Commission.
25:12C'est ce qu'on appelle
25:13le fair sharing.
25:14Fair sharing.
25:14C'est-à-dire
25:17faire rémunérer
25:18une partie
25:19de l'entretien des réseaux
25:20par les plus gros
25:21consommateurs
25:22de bandes passantes.
25:22Et ça, je pense
25:23qu'il y a quand même
25:24un intérêt
25:25à le regarder.
25:26Je trouve que c'est dommage
25:27que ça ait été évacué
25:29par la Commission européenne
25:30notamment,
25:31en général,
25:32on parle,
25:33on le fait
25:34au titre
25:36de la neutralité
25:38du net.
25:39Mais enfin,
25:39la neutralité du net,
25:40c'est une égalité
25:41d'accès,
25:43une égalité
25:43de traitement
25:45pour tous les producteurs
25:46de données.
25:47Mais ça ne veut pas dire
25:48la gratuité
25:48de l'accès.
25:49Absolument.
25:50Voilà,
25:50donc c'est un sujet différent.
25:51Donc je trouve que l'argument
25:52de la neutralité du net,
25:53ce n'est pas le bon.
25:55En revanche,
25:56c'est un petit peu
25:57fort de café
25:58de voir
25:58les plus gros
25:59producteurs de données
26:01dire,
26:02on ne veut pas
26:02entretenir les réseaux
26:03en Europe,
26:04on ne veut pas les financer
26:05et ce n'est pas à nous
26:06de le faire.
26:07Mais par ailleurs,
26:08c'est eux-mêmes
26:08qui construisent
26:09à leurs propres frais
26:10des infrastructures
26:11mondiales
26:12en posant,
26:13juste qu'y compris
26:14au fond des océans,
26:15des câbles considérables
26:16et des réseaux mondiaux.
26:17Donc,
26:18c'est un petit peu
26:19une forme de deux poids
26:20deux mesures.
26:20Je trouve que ce n'est pas
26:21tout à fait normal.
26:21C'était quand même
26:22la volonté du PS
26:23de dire,
26:24on va faire participer
26:25les grandes plateformes,
26:26les fournisseurs de contenu.
26:28Et c'est Nicolas Guillaume
26:30qui m'a alerté
26:32sur ce sujet
26:33et qui a fait un post
26:34sur LinkedIn,
26:34je vous invite à le lire,
26:35qui dit que ça montre
26:37toute la méconnaissance
26:38du sujet
26:38parce que,
26:39en fait,
26:40tout le monde va payer.
26:41Cette taxe,
26:41elle va reposer
26:42aussi sur l'écosystème français
26:44très fortement
26:44et jusqu'aux consommateurs.
26:46Oui,
26:46voilà,
26:46parce qu'une taxe
26:47de cette nature-là,
26:48évidemment,
26:48ce sont les fournisseurs
26:49d'accès qui vont la collecter.
26:51C'est un travail administratif,
26:52mais c'est un coût pour eux.
26:54Qu'est-ce qui se passe
26:55dans ces cas-là ?
26:55C'est répercuté sur qui ?
26:56Sur le consommateur.
26:57Donc ça,
26:58c'est une taxe
26:58qui va dégrader
26:59le pouvoir d'achat
26:59et qui est inflationniste.
27:00Et français,
27:01franco-français.
27:02Et franco-français.
27:03Donc,
27:03je veux dire,
27:04en plus,
27:04une petite remarque plus générale,
27:05je pense que notre pays
27:06ne manque pas de taxes,
27:08si vous voulez.
27:08On est plutôt
27:09en surproduction
27:10et si on pouvait éviter
27:12d'en créer une
27:13à chaque saison,
27:14ce serait bien.
27:15C'est vrai que ce serait
27:15éventuellement
27:16à l'échelle européenne,
27:17mais il faut bien voir
27:18que la répercussion
27:19de cette taxe-là,
27:20comme la TVA,
27:20c'est une répercussion
27:21sur les prix.
27:22Répercussion sur les prix,
27:23répercussion sur les consommateurs.
27:24Ça dépend si on applique ça
27:26sur des services
27:27qui sont substituables
27:30par la concurrence.
27:31Il n'y aura pas de répercussion,
27:32je peux vous le dire.
27:34Ah bon,
27:35en tout cas,
27:35il n'y aura pas de répercussion
27:37s'il y a concurrence,
27:38mais on voit bien
27:39que ça va quand même
27:39sur les prix
27:39qui sont payés par le consommateur.
27:41Donc après,
27:41est-ce qu'il y a un effort
27:42sur les marges
27:43ou un effort sur les prix ?
27:44Mais c'est au cas par cas.
27:45Donc quand on fait une taxe comme ça,
27:46il faut bien voir
27:46qu'elle a un effet inflationniste immédiat.
27:48Parce que là,
27:48c'est vraiment sur le flux,
27:50sur le trafic,
27:50ce qui était imaginé.
27:51D'ailleurs,
27:51je précise qu'on parle du PS,
27:53mais que le Rassemblement national
27:54avait aussi déposé
27:56un amendement à peu près
27:57dans la même veine
27:58qui a été rejeté aussi.
28:00Tatiana ?
28:01Je pense que l'idée en soi,
28:01elle n'est pas ajoutée.
28:03Donc je suis...
28:04Vous avez quand même
28:05eu un carton rouge, Tatiana ?
28:06Parce que je trouve
28:07que ce n'est pas maîtrisé encore.
28:08En fait,
28:08le texte,
28:09il n'est pas maîtrisé.
28:10Le travail,
28:11il n'était pas assez
28:13en profondeur.
28:14et uniquement au niveau européen,
28:15je trouve que ça risque
28:17à mettre plus de la France
28:19dans la situation
28:20que ça ne va pas fonctionner.
28:22Le travail,
28:23il est à faire.
28:24Maintenant,
28:24avec le temps,
28:25et peut-être le calendrier,
28:26il n'est pas encore...
28:28Et d'autant qu'il y a eu
28:28des travaux quand même
28:29très solides,
28:30très sérieux
28:31autour du faire-cher.
28:32Donc on a une base
28:33de réflexion au niveau européen
28:34qui permettrait d'avancer
28:35sur ce sujet.
28:36Allez,
28:37on passe au journal du Net
28:40qui titre sur l'iPulse 2026
28:43Scale Web Muscle,
28:44son offre IA
28:45pour imposer son cloud
28:46en Europe.
28:47Moi,
28:48j'étais à la conférence
28:49de presse.
28:50Alors déjà,
28:51est-ce que vous vous dites
28:53oui,
28:53c'est le carton vert,
28:54non,
28:55c'est le carton rouge,
28:55qu'on a les moyens
28:57aujourd'hui
28:58d'avoir un opérateur
28:59de cloud européen
29:03puissant,
29:03peut-être pas de la taille
29:04d'un hyperscaler,
29:05mais puissant ?
29:07D'abord...
29:08Allez,
29:08on y croit ?
29:09On y croit,
29:10on y croit ?
29:10On n'y croit pas
29:11chez Yann Padova ?
29:12Oui,
29:12je ne suis pas contre,
29:13je n'y crois pas,
29:14c'est exactement...
29:14Moi pareil,
29:15je ne suis ni contre
29:16ni pour,
29:16bien au contraire.
29:17On peut montrer
29:18les deux cartons.
29:19Dans ce cas-là,
29:19j'aimerais...
29:20Vous faites ça,
29:20comme ça vous êtes...
29:21Moi,
29:22j'aimerais plutôt
29:24que cette initiative
29:27ait lieu un jour.
29:29Est-ce que les utopiques...
29:31Utopiques ?
29:33Est-ce qu'on sera en mesure
29:35d'aller
29:38et réellement proposer
29:39une offre ?
29:39Je ne sais pas.
29:41Je suis un peu pessimiste...
29:43Avant de vous écouter,
29:44moi j'ai mis un carton vert
29:45parce que j'ai entendu
29:46la conférence,
29:46j'étais quand même convaincue
29:47par les réponses apportées
29:49de dire
29:50on travaille nous
29:51sur l'immunité
29:52aux lois extraterritoriales,
29:53ça devrait vous parler,
29:54ça quand même,
29:54M. Padova.
29:55On travaille
29:56sur l'indépendance technologique,
29:59on offre une solution
30:01indépendante technologiquement,
30:02et puis on travaille
30:03sur une data plateforme
30:04avec de l'IA
30:05et tout ça,
30:06une ambition européenne.
30:07Ok, il n'y a pas de place
30:07pour un cloudeur
30:08peut-être uniquement national,
30:10mais au niveau européen
30:10on peut construire
30:11un truc solide.
30:12Absolument,
30:12c'est pour ça que j'ai mis
30:13un carton vert
30:14et il est absolument essentiel.
30:16Je dirais même
30:16que qu'on n'y croit pas,
30:19c'est une chose,
30:19on peut ne pas y croire
30:20et effectivement
30:21on peut se dire
30:21que les conditions
30:22ne sont pas aujourd'hui
30:23réunies pour que l'on
30:25ait un opérateur
30:25qui soit non pas
30:26d'une classe 1%
30:28du marché européen,
30:30mais qui soit
30:31de la classe de 10%
30:32du marché mondial
30:32et c'est ça qu'il faut
30:34viser,
30:34de 5 à 10%
30:35du marché mondial.
30:36Mais en tous les cas,
30:37pour l'Europe,
30:37ce n'est pas une option.
30:38Il n'y a pas d'avenir
30:39pour notre économie
30:40dans l'économie
30:42telle qu'elle se développe
30:43si on accepte
30:44que tous nos services numériques
30:46ne sont développés
30:47qu'aux Etats-Unis.
30:48Ce n'est pas vrai.
30:49Il ne s'agit pas
30:50d'éviction
30:51des opérateurs américains
30:53ou d'être dans une forme
30:54d'autarcie
30:56qui est totalement chimérique,
30:58mais de se dire
30:59eh bien nous avons besoin
31:00pour l'économie européenne
31:02d'avoir une industrie
31:04notamment du cloud
31:05et de l'IA
31:05qui se développe,
31:06qui ait ses valeurs
31:08et qui soit capable
31:09de répondre
31:10notamment aux enjeux
31:10de résilience
31:11de l'économie européenne.
31:13Et ce n'est pas
31:14d'y croire
31:15ou pas y croire,
31:16on n'a pas le choix.
31:17C'est l'avenir
31:18de l'économie européenne
31:20qui est en jeu.
31:21Et avec un docteur
31:22comme Scaleway,
31:24je le vois,
31:24aujourd'hui,
31:25progressivement,
31:26il prend des parts
31:27de marché importantes,
31:28y compris
31:28dans les grandes entreprises
31:31européennes.
31:33deux exemples,
31:34récemment,
31:35Scaleway a contractualisé
31:36avec Airbus,
31:37Scaleway a contractualisé
31:38avec LVMH,
31:40Scaleway,
31:40aujourd'hui,
31:41puisque c'est de lui
31:42dont il s'agit.
31:43A récupérer la plateforme
31:43des données de santé aussi.
31:45C'est un acteur
31:46qui aujourd'hui
31:48est tout à fait légitime,
31:49mais avec d'autres,
31:51comme
31:53OVH Cloud,
31:55ou NumSpot,
31:56ou comme,
31:56je ne vais pas tous les citer,
31:58mais voilà,
32:02Outscale,
32:05Cloud Temple.
32:06Vous nous encouragez
32:08de croire.
32:09Non,
32:09je ne vous encourage pas
32:10à croire.
32:11D'abord,
32:11ce n'est pas une question
32:12de croire,
32:12c'est une question
32:12de rationnel.
32:13Et derrière,
32:14il y a un rationnel économique
32:15et si on ne fait pas
32:16l'effort nécessaire
32:17en Europe
32:18pour disposer
32:19de cette autonomie,
32:20eh bien,
32:22il y a peu d'avenir
32:23pour notre clientèle.
32:23J'ai posé la question
32:24aussi des services applicatifs
32:26parce que souvent,
32:27avant que vous me démentiez
32:28tout ça,
32:29Yann,
32:31souvent on pose la question
32:32mais est-ce qu'on est capable
32:33de fournir la même chose
32:34que ce que fournissent
32:35les hyperscalers ?
32:36Ce que dit aujourd'hui
32:37Scaleway,
32:38c'est sur la partie
32:39pas,
32:40c'est non pas
32:41des suites collaboratives
32:42et tout ça,
32:43la couche vraiment
32:45fourniture de services
32:46autour du cloud,
32:47ils sont capables
32:48d'offrir
32:49la plupart
32:49des solutions
32:50qui sont
32:51véritablement
32:53utilisées
32:53ou utiles
32:54aux entreprises.
32:56Yann ?
32:57Comme vous avez dit
32:58justement...
32:58Pourquoi ce rouge ?
32:59Ce rouge parce qu'en fait,
33:00je trouve que c'est un slogan
33:01et que l'Europe
33:02ne se donne pas
33:03les moyens
33:03de ses ambitions
33:04et c'est ça
33:04qui, en tant qu'Européen,
33:06profondément Européen,
33:07je n'y crois pas
33:08parce que je trouve
33:09que c'est un slogan.
33:10Moi, je vous rappelle
33:11de se dire
33:12on va fabriquer
33:14un cloud européen.
33:15Tout simplement
33:15parce que moi,
33:16il se trouve
33:17qu'il y a deux ans,
33:17j'ai lu le rapport
33:18Draghi.
33:19Le rapport Draghi,
33:19il dit, écoutez,
33:20on n'a pas d'acteur
33:22leader dans le numérique
33:23et voilà,
33:24moi, je pense avoir trouvé,
33:26il dit,
33:26le rapport Draghi,
33:27une des différentes raisons,
33:28il y en a une
33:28qui est toujours là
33:29et tant qu'elle n'est pas
33:30réglée,
33:31on ne sera pas...
33:31Il rappelle
33:32qu'on a 27 marchés
33:34de capitaux.
33:35On n'a pas un seul
33:35marché de capitaux
33:36et donc,
33:37les entreprises
33:37qui ont besoin
33:38de financement
33:39ont 27 petits marchés
33:41et n'ont pas
33:42un grand marché.
33:42Et pourquoi
33:43les entreprises
33:43toutes vont se financer
33:46aux Etats-Unis
33:47plutôt qu'en Europe
33:47parce que le marché
33:48est fragmenté.
33:50Les ressources
33:50à chaque étape
33:51de l'entreprise,
33:52de la start-up
33:53à la mature,
33:54est à 80% inférieure
33:56en Europe
33:56aux Etats-Unis.
33:57Vous n'avez pas
33:57fait ton raison, Yann.
33:58Voilà,
33:58donc moi,
33:59je n'y crois pas
33:59parce que l'unification
34:00des marchés de capitaux
34:01est une question
34:02de souveraineté
34:02et les Etats membres
34:03dont la France
34:03sont réticents.
34:04Tant qu'on n'a pas
34:05réglé ça,
34:06on ne donne pas
34:06les moyens aux entreprises
34:07d'avoir les financements
34:08pour leurs ambitions.
34:09Donc, pour moi,
34:09c'est un slogan.
34:12C'est un slogan.
34:13Justement,
34:13dans le sens
34:14d'être un peu
34:16plus optimiste
34:18conséquent,
34:19la question était
34:21davantage sur les services
34:22et voir sur les applications
34:24et je pense
34:26qu'il existe
34:26un vrai potentiel
34:27des applications
34:28et les applications
34:29sont connues
34:29qu'elles peuvent être
34:31en mode
34:32de substituer
34:35les attaques potentielles
34:36de l'espace
34:38d'infrastructure
34:38utilisant les services
34:40ou les applications
34:41qui peuvent protéger
34:42les données,
34:42les chiffrer
34:43et faire en sorte
34:44qu'on combine
34:45les couches.
34:47Ce n'est pas technique
34:48ce que je dis
34:48mais c'est plutôt
34:49qu'on ne va forcément
34:51pas protéger
34:51les meubles
34:52mais par contre
34:53ce qui est chez nous
34:54ça peut être protégé
34:56et le risque
34:56il est mesuré.
34:58C'est pour ça
34:59que je ne peux pas
35:00donner ni rouge
35:00ni vert
35:01parce que j'ai envie
35:04de croire
35:06c'est un sujet
35:07maintenant
35:08quels sont
35:09les moyens
35:09de
35:10quelles sont
35:10les clés de succès
35:11et qu'est-ce qu'il faut
35:12se donner comme moyens
35:13ça c'est tout
35:14Il faut sortir du slogan
35:15vous avez parfaitement raison
35:15oui ça on est d'accord
35:17allez c'est l'heure
35:18de la tribune ouverte
35:19on va s'intéresser
35:20à cette question
35:20est-ce que les agents
35:21IA vont remplacer demain
35:22les applications
35:23dans nos smartphones
35:24et pour ça
35:24nous allons accueillir
35:25Jérôme Bouteiller
35:32Jérôme Bouteiller
35:33nous a rejoint
35:34dans le grand débrief
35:35de l'actu tech
35:36en direct
35:36rédacteur en chef
35:38d'écran mobile
35:38bonjour Jérôme
35:39bonjour Delphine
35:40aujourd'hui
35:41vous revenez sur
35:42l'émergence des agents
35:43les agents IA
35:44ça va sans dire
35:44et sur leur capacité
35:45à remplacer nos applications
35:47effectivement
35:47c'est une bonne question
35:48alors près de 4 ans
35:49ça va faire 4 ans
35:50en novembre
35:50que OpenAI
35:52a dévoilé
35:52TchadGP 3.5
35:53tout le monde connaît
35:54aujourd'hui
35:54l'intelligence artificielle
35:55générative
35:56qui permet de générer
35:57du texte
35:58des photos
35:58ou des vidéos
35:59mais depuis quelques mois
36:00la nouvelle tendance
36:01c'est l'intelligence artificielle
36:02agentique
36:03donc avec une IA
36:04un agent
36:04qui va réaliser
36:06des actions en ligne
36:06avec de plus en plus
36:07d'autonomie
36:08alors il y a eu
36:08un faux départ
36:09fin 2025
36:10on en avait parlé
36:11sur ce plateau
36:11avec des annonces
36:12d'OpenAI
36:12ou d'Enthropic
36:13mais tout est en train
36:14de s'accélérer
36:15depuis quelques semaines
36:16avec des technologies
36:17qui séduisent enfin
36:18le grand public
36:18alors avec qui
36:19derrière la proposition
36:20de ces agents ?
36:21alors on a toujours
36:22évidemment Enthropic
36:23Cloudwork
36:24qui servait plutôt professionnel
36:25OpenAI aussi
36:26avec Cowork
36:28le mois dernier
36:29ils ont dévoilé
36:29lors de leur
36:30grand congrès
36:31de rentrée
36:32une nouvelle version
36:33qui s'appelle Dots
36:34qui sera accessible
36:36aux entreprises
36:36et plus tard
36:37au grand public
36:37mais les vraies nouveautés
36:38de la rentrée
36:39moi je les ai identifiées
36:41avec Grogbot
36:42qui est la version agentique
36:44de l'outil d'Elon Musk
36:46suite au rachat
36:47de Cursor
36:47que j'ai pu essayer
36:48je trouve l'interface
36:49extrêmement conviviale
36:50et puis l'autre succès
36:52des dernières semaines
36:53c'est Muse
36:53une application gratuite
36:55qui a été lancée par Meta
36:56pour le moment
36:57uniquement aux Etats-Unis
36:58et au Canada
36:59mais qui a déjà rencontré
37:00un gros succès
37:00on parle déjà
37:01de plus de 10 millions
37:02d'utilisateurs
37:02pour Muse
37:03et ça a d'ailleurs
37:04dopé le cours
37:05de bourse
37:06de la maison mère
37:07et concrètement
37:08qu'est-ce qu'on peut faire
37:08avec ces agents ?
37:09alors un agent
37:10on va prendre Muse
37:11comme exemple
37:12couvre un spectre
37:13assez large
37:13de fonctions
37:14il peut par exemple
37:15vous aider à répondre
37:16à des courriers électroniques
37:17remplir des formulaires
37:19à votre place
37:19organiser votre agenda
37:21prendre des rendez-vous
37:21classer des photos
37:22mais Muse a également
37:23des ambitions
37:24dans le commerce électronique
37:25il va par exemple
37:26chercher des produits
37:27à votre place
37:28les mettre au panier
37:29voire les commander
37:30dans le domaine du tourisme
37:32vous pouvez aussi
37:32lui confier un voyage
37:33il va par exemple
37:34rechercher des billets d'avion
37:36des hôtels
37:37et également
37:39potentiellement
37:39les commander à votre place
37:40alors il y a toujours
37:41plus ou moins
37:41une supervision humaine
37:42notamment au moment
37:43de la validation
37:45des choix
37:45ou la validation du paiement
37:47et c'est d'ailleurs
37:47le modèle économique de Muse
37:48puisqu'ils veulent prendre
37:49une commission
37:50sur les achats
37:51qu'ils pourraient réaliser
37:51à votre place
37:52ou en votre nom
37:52et donc vous pensez
37:54que potentiellement
37:55ces agents
37:55pourraient remplacer les apps
37:56effectivement
37:57c'est la grande question
37:57du moment
37:58on sent que
37:58l'application native
38:00qu'on a installée
38:01sur son smartphone
38:01elle perd son rôle
38:03de consultation
38:04pour devenir
38:05une simple base de données
38:06voire elle est tout simplement
38:06remplacée
38:07donc elle se retrouve
38:08en arrière-plan
38:09visible pour l'utilisateur
38:09et même au-delà
38:10du remplacement
38:12de l'application
38:13il y a même
38:13un vrai questionnement
38:14sur l'écran du smartphone
38:15est-ce qu'on a encore besoin
38:16d'un écran de smartphone
38:17si la plupart des commandes
38:19à nos agents
38:19se font vocalement
38:20et d'ailleurs
38:21aujourd'hui
38:22il y a un vrai sujet
38:23avec des objets
38:24connectés ultra légers
38:25alors on peut parler
38:26des oreillettes
38:26des lunettes
38:27des montres
38:28ou des pendentifs
38:29voilà des colliers
38:30on sait que OpenAI
38:32travaille sur un pendentif
38:35Meta est également
38:35très très en avance
38:36avec leurs lunettes
38:37et avec un pendentif
38:38le Muse Charm
38:39qui sont dévoilés
38:40également il y a quelques semaines
38:41donc on est en train
38:42un peu de remettre en cause
38:44le rôle central du smartphone
38:45ce qui peut être potentiellement
38:47une mauvaise nouvelle
38:47pour les Apple
38:48Google
38:49même s'ils sont aussi
38:50sur ces sujets d'IA
38:51effectivement
38:52Apple et Google
38:53ils dominent depuis
38:54près de 20 ans
38:54tout l'écosystème
38:55des smartphones
38:56alors c'est pas que l'iPhone
38:57c'est aussi
38:58les systèmes d'exploitation
39:00iOS et Android
39:01les stores applicatifs
39:02comme l'App Store
39:03ou Google Play
39:04et les deux groupes
39:05on les sent assez attentistes
39:07sur ces sujets là
39:08ils ont la technologie
39:10mais ils n'ont pas été forcément
39:11au premier plan
39:12sur le déploiement
39:13en tout cas
39:13de l'IA agentique
39:14et leur stratégie
39:16aujourd'hui
39:17elle consiste
39:17à essayer de trouver
39:18un équilibre
39:19entre l'IA
39:20et les applications natives
39:21alors par exemple
39:22iOS a dévoilé
39:23Apple a dévoilé
39:24il y a quelques mois
39:26avec iOS 27
39:27un nouveau Siri
39:28qui va pouvoir
39:30dialoguer
39:30avec les applications
39:31avec un protocole
39:32qui s'appelle
39:32App Intent
39:33donc il va chercher
39:35dans les applications
39:35installées sur le smartphone
39:36et c'est à peu près
39:37la même stratégie
39:38chez Google
39:39puisqu'avec Android 16
39:40on a un protocole
39:41qui s'appelle App Function
39:42où là aussi
39:43il s'agit de fouiller
39:44dans les applications
39:44installées sur le smartphone
39:45donc leur stratégie à eux
39:46c'est d'éviter
39:47que l'IA agentique
39:49cannibalise
39:50les applications
39:51et leur écosystème applicatif
39:52qui leur a généré
39:54beaucoup de sous
39:54alors en tout cas
39:56substitution
39:56ou collaboration
39:57c'est encore un peu difficile
39:58de dire quelle sera
39:59la bonne stratégie
40:00mais on sent
40:01qu'après
40:01on va bientôt fêter
40:02les 20 ans de l'iPhone
40:03après 20 ans
40:04de domination
40:04du smartphone
40:05et bien cet écran
40:06il a pris un petit coup de vieux
40:08et qu'il y a peut-être
40:09un risque
40:10qu'il soit bientôt
40:11remplacé par
40:12des objets connectés
40:13dopés à l'intelligence
40:14artificielle
40:15agentique
40:15J'ai vu Yann et Henri
40:17réagir
40:18alors vous avez
40:18un peu de temps
40:19pour donner votre
40:22sentiment sur ce sujet
40:23Je voulais juste donner
40:23l'exemple de Google
40:24qui a lancé
40:24en janvier 2026
40:26son protocole UCP
40:27Universal Commerce Protocol
40:28qui permet
40:29à travers
40:31Gemini
40:32directement
40:34de faire des commandes
40:37et d'ailleurs
40:38en France
40:39c'est Carrefour
40:40qui a signé
40:41avec Google
40:42sur le protocole UCP
40:44donc de remplir
40:45votre panier
40:45de faire le paiement
40:46à travers
40:46le protocole
40:48A2P
40:49Agent Payment
40:50Protocol
40:51et qui permet
40:52d'enlever
40:53toutes les frictions
40:54c'est-à-dire
40:55vous n'avez plus besoin
40:55d'ouvrir
40:55l'app
40:57de votre
40:58commerçant préféré
40:59pour faire
41:00votre panier
41:01et faire votre drive
41:02c'est directement
41:03à travers le chatbot
41:04que vous allez le faire
41:04et pareil pour les voyages
41:06pareil pour
41:07de nombreuses activités
41:09que l'on fait
41:10à travers des apps dédiées
41:11et donc c'est directement
41:12le chatbot
41:12qui demain
41:13va remplacer
41:15l'ensemble de ces apps
41:16mais ça veut dire également
41:17que vous avez l'opérateur
41:19qui va venir s'insérer
41:20comme un coin
41:21entre le fournisseur
41:23votre fournisseur
41:25et son client
41:26pour
41:28récolter
41:28toute la connaissance client
41:30c'est un sujet
41:31assez éternel
41:32aujourd'hui
41:33c'est quand même
41:34une grosse transformation
41:35des modèles économiques
41:36c'est une grosse transformation
41:37mais à court terme
41:39pendant un certain temps
41:40je ne pense pas
41:40que ces agents
41:41puissent
41:43substituer
41:43aux applications
41:44parce qu'ils en ont besoin
41:45les applications de voyage
41:46les applications
41:47de e-commerce
41:49elles ont un savoir-faire
41:50une connaissance client
41:51qu'elles n'ont pas encore
41:52ces éléments
41:54agentiques
41:55en revanche
41:55les applications
41:57aujourd'hui
41:58natives
41:58vont être intermédiées
41:59c'est-à-dire qu'effectivement
42:01l'interaction du consommateur
42:02va passer non plus
42:04aller directement
42:05sur telle ou telle application
42:06mais par l'agent
42:06et donc ils vont être intermédiés
42:07avec le risque
42:08et une commission
42:09entre les deux
42:09mais tout va être intermédié
42:12et c'est un peu
42:13on a connu ça
42:14avec le moteur de recherche
42:15il y a 25 ans
42:16par rapport au site
42:17d'information natif
42:18tout à fait
42:19et c'est exactement
42:19le même problème
42:20c'est l'intermédiation
42:21qui pose un problème
42:23de modèle économique
42:23c'est certain
42:24aux éditeurs
42:25aux applications
42:26aux moteurs de recherche
42:27et à tout un paquet de gens
42:29sur le smartphone
42:29il y aura ce débat
42:30mais sur les objets connectés
42:31où il n'y a pas encore
42:32d'application native
42:33j'ai peur que
42:34effectivement
42:35les agents
42:36aient tout de suite
42:36l'objet qui va
42:37on en découvrira
42:38aussi leurs limites
42:39mais voilà
42:40on en reparlera
42:41évidemment de tous ces sujets
42:42merci beaucoup
42:42d'avoir suivi
42:43le grand débrief
42:44de l'actu tech
42:45dans Smartech
42:46que vous regardez
42:46tous les jeudis
42:47en direct
42:48sur la chaîne
42:48Bsmart
42:49merci beaucoup
42:50Jérôme Bouteillet
42:51Yann Padova
42:52Tatiana Larina
42:53et Henri Dagrin
42:54merci de m'avoir accompagné
42:56à très bientôt
42:57très bonne journée à tous
42:58belle journée
42:58Sous-titrage Société Radio-Canada
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