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Jeudi 24 septembre 2026, retrouvez Alexandra Iteanu (avocate, Iteanu avocats), Audrey Soussan (General Partner, Ventech), Anna Dumont (Cheffe de Projets, Bioxegy) et Alain Staron (CEO, Artifeel) dans SMART TECH, une émission présentée par Delphine Sabattier.
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00:08Bonjour à tous, bienvenue dans le grand direct pour débriefer l'actu tech.
00:13Je vais vous présenter les sujets commentateurs juste après, mais restez bien connectés.
00:16On est en direct pendant 43 minutes sur la chaîne Bsmart comme tous les jeudis.
00:20A tout de suite.
00:25C'est parti pour le grand débrief de l'actu tech que vous regardez sur Bsmart en direct les jeudis.
00:31C'est désormais toutes les semaines, ça dure 43 minutes.
00:33Alors donc on a plein de sujets à vous présenter, mais je vais déjà vous présenter les commentateurs du jour
00:38avec nous.
00:39Alexandra Itéanu, bonjour Alexandra.
00:40Bonjour Delphine.
00:41Avocate au cabinet Itéanu et Alain Staron, bonjour Alain.
00:44Bonjour Delphine.
00:44Qui est le CIO de Artifil, donc une boîte dans la tech, et très disruptive bien sûr, parce que c
00:52'est le regard disruptif d'Alain qu'on sollicite ici.
00:54On aura peut-être la chance d'avoir Audrey Sousson avec nous, qui est membre de France Digitale et qui
00:59devait nous rejoindre, mais qui n'est pas arrivé.
01:01Comme on est en direct, on démarre quand même.
01:03On va parler de quoi aujourd'hui ? Du pacte numérique et IA qui a été signé entre le gouvernement
01:08et la filière numérique, la filière privée.
01:11On aura en invité un sénateur, puisqu'il est le co-auteur du rapport sur l'empreinte environnementale de l
01:17'intelligence artificielle.
01:18Beaucoup d'attentes autour de ce sujet.
01:21Et puis ce sera le moment de la revue de presse.
01:23On va sortir nos cartons rouges, nos cartons verts pour donner notre avis.
01:27Et on terminera avec une découverte dans le domaine du biomimétisme.
01:31Mais c'est parti, on démarre avec ce pacte numérique et IA.
01:35Donc signé par David Amiel, le ministre de l'Action et des Comptes Publics, Anne Le Hénanf, la ministre de
01:41l'Intelligence artificielle et du numérique.
01:42Avec le comité stratégique de filière logiciels et solutions numériques de confiance.
01:48Avec Numéum, qui est un syndicat représentatif aussi de la filière.
01:52Et Exatrust pour la partie filière de cybersécurité.
01:56La volonté c'est vraiment d'accélérer sur l'achat public de solutions souveraines françaises.
02:03Première question que j'ai envie de vous poser, Alexandra et Alain, c'est
02:06est-ce que vous y croyez à ce sursaut possible dans la commande publique après ce pacte ?
02:13Alexandra ?
02:13En fait c'est une très bonne chose, on ne peut pas ne pas saluer cette initiative.
02:18Après, d'un point de vue clairement juridique, ce n'est pas un contrat, ce n'est pas un engagement
02:22contractuel,
02:24ce n'est pas une obligation légale non plus.
02:25Donc ça reste plutôt un engagement moral et politique de l'État.
02:29Donc est-ce que vraiment ça va donner quelque chose ?
02:31En tout cas, ça donne le bon signal à la filière.
02:35Est-ce que ça ira jusqu'au bout ?
02:37On peut l'espérer quand même parce que c'est vrai que les...
02:40En bas de la page, il y a la signature de deux ministres,
02:44mais qui sont un peu en sursis puisqu'on est dans une période en plus électorale.
02:50Alain ?
02:50C'est ce que font les États-Unis, c'est ce que fait la Chine.
02:53Depuis très longtemps.
02:54La préférence nationale pour toute la commande publique.
02:56Y compris pour des choses qui ne marchent pas.
02:59C'est-à-dire qu'ils ont compris pour des choses qui ne marchent pas ?
03:01Les États-Unis passent des commandes sur des produits qui n'existent pas.
03:04Ah oui, d'accord.
03:05Space X a démarré comme ça.
03:07OK.
03:07Donc, un, il est temps, il était temps.
03:10Et on n'a pas le choix.
03:11Donc je pense qu'on ne va pas revenir en arrière.
03:12Parce que les autres font ça.
03:13Si nous, on ne le fait pas, on va juste continuer à se faire vassaliser.
03:16Et tout le monde a compris le problème.
03:17Donc ça, c'est très bien.
03:19La difficulté que je vois, c'est à chaque fois que la France, l'État, propose des programmes,
03:25la France, l'État, dit exactement ce qui doit être fait par les entreprises.
03:29Oui.
03:30Et ?
03:30Et bien, donc, il se met à la place des entreprises pour faire de l'innovation.
03:35Oui.
03:35Et là, on voit bien la limite.
03:36Parce que là, ce qui est intéressant, c'est que c'est justement un dialogue qui va être instauré
03:41entre l'État et la filière numérique.
03:44Puisque l'idée, c'est de dire, on vous fait part de notre expression de besoin.
03:48On vous dit quelles sont nos priorités.
03:50Sauf si, ils se disent, et je voudrais bien que vous fassiez ça comme ça.
03:54Oui.
03:54Le jour où ils font ça, on est mort.
03:57Ça fait penser un peu à ce qu'a fait l'État avec la suite, au final.
04:02Tu sais, la fameuse...
04:03La suite numérique.
04:05Au début, ils avaient fait une sorte d'appel d'oeuvre, si je comprends bien.
04:07Et après, ils l'ont développé en interne.
04:09Donc, là, on a peut-être espoir que ça se passe un peu différemment.
04:12Ce qui est intéressant aussi, c'est qu'il y a trois critères, je crois, pour adhérer
04:15à ce pacte numérique quand on est un industriel.
04:17Il faut avoir son siège social en France.
04:20Pas en Europe, en France, si j'ai bien compris.
04:22Avoir des capacités industrielles en France aussi.
04:25Ça, c'est quand même...
04:26Et ne pas être soumis à des lois extraterritoriales, bien sûr.
04:30Donc, c'est encore plus restrictif que des qualifications comme c'est GnumCloud, par exemple.
04:34C'est vrai.
04:34Il faut quand même saluer ça.
04:36Et donc, ça sera vraiment franco-français, pour le coup.
04:39Voilà, on a notre commentatrice qui est arrivée.
04:43Merci beaucoup.
04:45Alors, je posais la question de votre réaction, comme ça, à brûle pour poing,
04:49sur la signature du pacte numérique entre le gouvernement et la filière numérique.
04:55Est-ce que vous croyez, vous, un sursaut possible dans la commande publique ?
04:59Vous dites, OK, c'est ce que vous espérez.
05:01Oui, tout à fait.
05:02Alors, moi, je dirais que la partie positive, c'est qu'il y a un dialogue qui va être effectivement
05:07créé entre les différents ministères et les filières.
05:12Et bien sûr, au-delà de ce dialogue, il y a une définition des besoins.
05:16Donc, ça, c'est évidemment très positif.
05:17Et on sent qu'il y a un élan du gouvernement pour aller vers plus de souveraineté,
05:22notamment française, comme vous le soulignez, plus même qu'européenne.
05:25Maintenant, il y a un frein juridique que je suis sûre que vous avez déjà soulevé,
05:29qui est ce frein que le droit de l'Union européenne empêche que la commande publique soit tournée vers des
05:34sociétés françaises
05:35ou même vers des sociétés européennes.
05:37Alors, quand même, quand on entend la ministre du Numérique, Anne Le Hénant,
05:40elle nous explique qu'aujourd'hui, il y a possibilité quand même de faire de la préférence nationale
05:46à travers la commande publique, en détournant un petit peu l'interprétation.
05:52Je crois que c'est exactement ça.
05:53On est obligé un petit peu de jongler et de danser autour de...
05:55Et donc, c'est possible ?
05:56Alors, en tout cas, c'est possible dans certaines limites.
05:59Idéalement, en fait, il faudrait revoir ce droit et ce droit européen
06:03de manière à ce que ce soit beaucoup plus fluide, beaucoup plus facile
06:05et que la commande publique soit majoritairement tournée.
06:08Moi, je ne suis pas favorable à ce qu'elle soit tournée que vers les sociétés françaises,
06:11mais vers des sociétés européennes, puisque chacun, on est complémentaire
06:15dans la chaîne de valeurs technologiques.
06:17Ce qu'on pourrait un petit peu déplorer, c'est que le pacte,
06:20ce n'est pas vraiment une commande publique à proprement parler.
06:23Le pacte, c'est effectivement un dialogue, c'est une définition des besoins,
06:28c'est une promesse de discussion,
06:31mais ce n'est en rien une allocation budgétaire.
06:34Ce n'est en rien un engagement, quel qu'il soit.
06:38Donc ça, on peut un petit peu le déplorer, mais disons que ça va dans mon sens.
06:41La deuxième chose que je déplorerais un petit peu,
06:43c'est qu'au vu des associations qui ont été sélectionnées
06:46des différentes filières, on a le sentiment que...
06:49On l'a cité, Numéum, Exatrust, alors en plus, oui,
06:52je n'ai pas précisé, et le comité stratégique de filière solutions de confiance,
06:58je n'ai pas précisé que les priorités se reportaient d'abord
07:02sur les solutions de suite collaborative, justement,
07:05sans doute pour répondre à la polémique autour de la suite numérique
07:07qui a été créée par la DINUM, et sur la cybersécurité.
07:10Tout à fait.
07:12Et donc, ces associations-là, en fait,
07:14elles vont probablement flécher les discussions et les réflexions
07:18sur les grands acteurs, les fleurons français,
07:21et c'est très bien, déjà, que ça redirige la commande publique vers la France,
07:25c'est parfait.
07:26Moi, qui travaille dans le monde de l'innovation,
07:28je travaille pour un fonds d'investissement,
07:29et je représente France Digital,
07:31l'association qui vise à promouvoir l'innovation tech française et européenne.
07:35Mon objectif, c'est qu'au sein de ces ministères,
07:39on retrouve des sociétés qui soient très innovantes,
07:41des sociétés qui soient à la pointe de la technologie,
07:43des sociétés qui soient très agiles.
07:45Et donc, voilà, moi, je voudrais juste mettre un petit point de méfiance
07:48et, en tout cas, encourager les acteurs des ministères
07:51à bien parler à des sociétés innovantes
07:53et que ce ne soit pas One Point, Dassault,
07:57enfin, je n'ai rien contre eux, mais...
07:58Pas toujours les mêmes, en fait.
08:00Exactement.
08:00En tout cas, que ce soit l'innovation...
08:02J'imagine qu'Alain va rejoindre Audrey sur ce point.
08:04C'est ce que je disais.
08:04Alors, t'as oublié le troisième sujet,
08:06qui est les infrastructures critiques.
08:07Oui, c'est vrai.
08:08Et c'est exactement ce qu'on fait nous.
08:09Nous, nous sécurisons, nous avons ces infrastructures critiques.
08:11Alors, on n'a pas six ans, on est 24
08:13et donc, effectivement, on est sous les radars.
08:15Et ce que je vous dis sur ce que je disais tout à l'heure,
08:17quand la techno est neuve,
08:19la commande publique, les acteurs de la commande publique
08:21peuvent ne pas être rassurés
08:22et dire soit je prends des leaders
08:24et on n'encourage pas l'innovation,
08:26donc ça ne va pas du tout,
08:27soit je dis aux startups ce qu'ils doivent faire
08:29et comment ils doivent le faire.
08:30Et ça ne va pas non plus.
08:32Là, on a une opportunité qui est une opportunité incroyable,
08:35qui est que grâce à cette définition des besoins,
08:36on peut tout remettre à plat
08:39et être à la pointe de l'innovation.
08:41Donc, empruntons,
08:43utilisons ce momentum qui est très très fort
08:45pour vraiment utiliser le meilleur
08:49de ce qu'on a en France et en Europe.
08:50Alors, Alexandra le rappelait,
08:52ce n'est pas un contrat,
08:54ça n'a rien de contraignant.
08:55Ce n'est pas une obligation légale non plus.
08:57Absolument.
08:57Et derrière, il va y avoir des groupes de travail.
08:59On a un calendrier quand même.
09:00Il y a un petit calendrier,
09:01mais il va y avoir des groupes de travail.
09:02Est-ce qu'on n'a pas un peu peur de la lenteur
09:04et de ce qui peut ressortir d'un groupe de travailleurs ?
09:08Enfin, je ne sais pas.
09:08L'exemple qu'on a en entreprise,
09:09ce n'est pas forcément convaincant.
09:11Alors, peut-être qu'au niveau ministère,
09:13c'est beaucoup plus efficace.
09:14Non, mais non.
09:15C'est un truc qui s'arrête vite.
09:17Qui s'arrête à l'expression des besoins
09:19qu'ils ont déjà.
09:20Moi, dans le sujet des infrastructures critiques,
09:21j'attends juste un groupe de travail
09:23dans lequel on dit
09:23oui, effectivement,
09:24nous avons plein d'infrastructures critiques
09:25à risque.
09:26On cherche une solution
09:27pour résoudre le problème.
09:29Avec telle et telle fonctionnalité.
09:31Avec telle et telle fonctionnalité.
09:32Et nous l'avons.
09:33Donc, allons-y.
09:34Non, mais saluons l'initiative
09:35parce que sans débat,
09:38sans groupe de travail,
09:40sans expression des besoins,
09:41il n'y aura pas de commande publique.
09:42Donc, je dirais que c'est la première étape.
09:44Et bien sûr,
09:45chacun autour de la table,
09:46on est tous très intéressés
09:47par l'innovation qui va vite.
09:49Et donc, on s'attend
09:50à ce qu'il y ait un après-ça.
09:52Mais il faut bien commencer par cette étape.
09:53Non, mais c'est-à-dire
09:53que ça fait tellement de mois,
09:56j'allais dire,
09:56peut-être d'années, en fait,
09:57qu'on parle de l'indépendance numérique
10:00et qu'on parle de l'importance
10:01de la commande publique
10:03bien avant de parler
10:04de la question des subventions.
10:07Oui, on est un peu impatients.
10:09Ça, c'est sûr.
10:10Et il vaut mieux une commande publique
10:11que de la subvention.
10:12Ben oui.
10:13La subvention,
10:13l'argent qu'on reçoit
10:14pour faire, je ne sais pas quoi,
10:15avec le micro,
10:16on doit répondre à un vrai besoin.
10:18En tout cas, l'écosystème dit ça.
10:20Tu confirmes, toi aussi,
10:21en tant que start-upper ?
10:22Moi, je confirme.
10:24Et France Digital, quoi ?
10:25Voilà, j'allais dire,
10:25en tant que représentante de France Digital,
10:27on a sorti un baromètre
10:28justement du premier semestre
10:29de l'état de l'innovation en France.
10:32Et la première demande
10:34des start-up
10:35et des scale-up françaises,
10:37c'est la commande publique
10:38qu'elle soit plus tournée
10:39vers la France et l'Europe.
10:4043% mettent cette demande-là
10:42en premier.
10:43Donc, c'est vraiment
10:44plus que des subventions.
10:46Et dans le contexte
10:47qu'on connaît actuel
10:47de restrictions budgétaires,
10:49on sait qu'on ne sera pas
10:50forcément aidés
10:51sur ce niveau-là.
10:51Mais c'est bien
10:53ce qui nous différencie
10:53avec l'écosystème tech américain.
10:57Donc, il faut que, voilà,
10:59on soit au niveau
11:00de ce que les autres régions
11:03nous proposent.
11:03Bon, c'est quand même intéressant
11:05de voir qu'il y a un dialogue
11:06qui va quand même réussir
11:07à se nouer
11:09entre le gouvernement,
11:11donc les décisionnaires aussi,
11:12parce que tout ça va être piloté
11:14par la DINUM,
11:15qui est elle aussi
11:15en pleine transformation
11:17en interne.
11:19Donc, ça va être intéressant
11:20de voir comment ils échangent,
11:21que l'écosystème
11:22prenne conscience
11:22des besoins des administrations,
11:24mais aussi que l'administration
11:25découvre l'écosystème.
11:27Mais non, mais parce qu'ils ne sont pas
11:29forcément au courant
11:29de tout ce qui existe.
11:31Effectivement, tu dis
11:31artifices sous les radars.
11:33Il y a plein de sociétés
11:34aujourd'hui sous les radars
11:35et pourtant que nous,
11:36on a l'impression
11:36qu'ils sont évidentes.
11:38Voilà, en tout cas,
11:39dans Spartak,
11:40on les reçoit,
11:40pour nous,
11:41ce sont des pépites,
11:42ce ne sont pas forcément connus.
11:43Une petite accélération
11:45possible,
11:45c'est les élections.
11:47Pas parce qu'on va
11:48élire quelqu'un.
11:48Toi, tu dis accélération,
11:50moi, je dis le contraire.
11:51Non, non, non, non,
11:51pourquoi ?
11:52Nous, on constate,
11:53nous sécurisons
11:53les infrastructures critiques.
11:55Que nous disent nos clients ?
11:57Une recrudescence
11:59des actes de sabotage.
12:00Oui, ça.
12:01Voilà.
12:02Donc, il faut s'attendre à...
12:03De toute façon,
12:04le sujet de la sécurité informatique
12:06et de la cybersécurité,
12:08là, je crois que...
12:09Quand les gars,
12:10si un pylône de RTE,
12:12on n'est pas dans la cyber.
12:13Dans l'administration,
12:14ils sont quand même
12:14en mode d'urgence.
12:15Mais il n'y a plus d'électricité
12:16dans tout le bassin
12:17d'Anne-Face et d'Aton dans les mains.
12:18Ce qui est sûr,
12:19c'est qu'il y a une prise
12:19de conscience actuellement,
12:21à la fois au niveau géopolitique,
12:23du fait des pouvoirs américains
12:26qui prennent des actions
12:29qu'on n'avait jamais vues auparavant,
12:30couper des fables,
12:31couper des moteurs IA
12:36à des Européens
12:37sous prétexte qu'ils sont Européens.
12:38On n'avait jamais vu
12:38ce genre d'action auparavant.
12:41Mais à la fois du fait
12:42des élections politiques en France,
12:44mais à la fois du fait
12:44de l'urgence environnementale.
12:46le sujet de la sécurité de l'IA.
12:47Mais bon, oui, tout à fait.
12:48Il y a un contexte toujours.
12:49Voilà, il y a l'urgence environnementale,
12:51il y a la cybersécurité,
12:52il y a la jeudi.
12:53On me dit qu'on a un sénateur
12:54impatient de nous parler.
12:55Et nous, on est impatient
12:57de l'écouter.
12:58Donc, c'est le moment
12:58d'accueillir Damien Michelet,
13:00qui est sénateur de l'ISER,
13:02membre de la commission.
13:03Pardon.
13:03Il est surtout co-auteur,
13:05parce que je ne vais pas faire
13:06tout le détail,
13:06on va aller vite,
13:07puisqu'il nous attend.
13:08Il est surtout co-auteur
13:09du rapport d'information
13:10du Sénat,
13:11l'empreinte environnementale
13:12de l'IA,
13:13un défi pour la planète,
13:14une opportunité pour la France
13:15et l'Europe.
13:17Bonjour, monsieur le sénateur.
13:18Vous nous entendez bien,
13:19vous nous voyez bien,
13:19tout va bien ?
13:21Bonjour, je vous entends très bien,
13:24je vous vois très bien.
13:25Parfait.
13:25Et j'ai pu écouter avec intérêt
13:27le débat sur le pacte numérique et l'IA.
13:30Oui, on est assez d'accord
13:31tous autour de la table
13:33sur ce sujet.
13:33Mais alors,
13:34est-ce que ça va être le cas
13:34sur votre sujet,
13:35sur la question de l'impact environnemental
13:37de l'intelligence artificielle ?
13:38Quels sont, vous,
13:39les deux grands constats
13:40que vous avez envie
13:40de nous partager, déjà,
13:41suite de ce rapport ?
13:43Alors, d'abord,
13:44préalablement,
13:45ce rapport,
13:45on n'a pas regardé
13:48l'intérêt de l'IA ou pas,
13:50on n'est pas allé là-dedans,
13:51on s'est vraiment concentré
13:52avec mes collègues sénateurs
13:53sur l'empreinte environnementale
13:55de l'IA.
13:56Deux points essentiels,
13:58c'est aussi fou que ça puisse paraître,
14:00c'est qu'on y voit
14:00une vraie opportunité
14:01pour la France,
14:02parce que lorsque l'on veut
14:03diminuer l'empreinte environnementale
14:05des usages
14:06de l'intelligence artificielle,
14:08utiliser de l'énergie française,
14:09c'est de l'énergie décarbonée,
14:12et en France,
14:13on est en capacité
14:14d'avoir des modèles
14:14de data center
14:15qui consomment beaucoup,
14:16beaucoup,
14:16beaucoup moins d'eau,
14:17c'est la réglementation
14:18qui l'impose,
14:18et donc avoir des data center
14:20en France,
14:21c'est une meilleure IA
14:22qu'ailleurs,
14:24d'un point de vue environnemental.
14:25D'accord,
14:26et vous dites aussi
14:27que c'est une opportunité,
14:28parce qu'en fait,
14:28il y a un volet environnemental,
14:30mais vous le présentez aussi
14:30comme une opportunité.
14:33Oui,
14:34une opportunité,
14:35parce qu'il y a des débats
14:36autour de l'installation
14:37de data center,
14:39il y a une adhésion
14:41qui n'est pas forte
14:44sur certains territoires,
14:45et il faut aussi comprendre
14:46pourquoi un data center
14:48en France,
14:49au-delà des aspects
14:49de souveraineté,
14:51de création de filières,
14:52peut avoir un intérêt,
14:53c'est simplement
14:54que dans nos usages,
14:55un data center
14:56qui est en France,
14:57lorsqu'on fait de l'IA,
14:58eh bien,
14:58on a une empreinte environnementale
15:00qui est beaucoup moindre
15:01que lorsqu'on utilise
15:02un data center
15:03qui est aux Etats-Unis
15:04ou en Chine.
15:05Je voulais dire
15:05une opportunité aussi économique,
15:07industrielle,
15:08voilà,
15:08c'est un point
15:09que vous soulevez également.
15:11Quel est le constat
15:12sur l'empreinte actuelle
15:13de l'intelligence artificielle,
15:15l'empreinte environnementale ?
15:17Alors,
15:18c'est un constat
15:18qui est assez difficile
15:19à établir
15:20parce qu'on a très peu
15:21de métriques.
15:22Donc,
15:23on a deux grands éditeurs
15:25d'intelligence artificielle
15:26qui ont essayé
15:27de mettre une équation
15:28sur la table.
15:30On a Google
15:30et Mistral et AI
15:32qu'on a rencontré
15:33dans le cadre
15:33de notre rapport.
15:34Les deux approches
15:35sont différentes,
15:35donc on peut commenter
15:36les résultats.
15:37En tous les cas,
15:38ce sont les deux seuls
15:39qui ont mis
15:40sur la table
15:41une équation
15:43de consommation
15:46de l'intelligence artificielle.
15:49Donc,
15:49on a eu quand même
15:50des difficultés
15:50à trouver des éléments.
15:52On a rencontré
15:53un peu plus de 80 interlocuteurs.
15:56On a fait des auditions
15:57très longues.
15:58Ça a duré neuf mois
15:59pour arriver
16:00à un constat
16:01où il est urgent
16:02de s'entendre
16:03sur une équation
16:04de mesure
16:05ou en tout cas
16:05sur un métrique
16:07de l'empreinte environnementale
16:09de l'intelligence artificielle
16:11comme on l'a fait
16:12au niveau du numérique.
16:13Alors,
16:14comment faire justement ?
16:15Parce qu'en fait,
16:15c'est le sujet clé
16:17effectivement.
16:18Aujourd'hui,
16:19quelle est cette empreinte
16:21de l'IA ?
16:21Mais d'abord,
16:22comment fait-on
16:23pour la mesurer ?
16:24Donc,
16:24quelles sont vos recommandations
16:25pour qu'on puisse
16:26vraiment avancer
16:27sur ce sujet ?
16:29Alors,
16:30on a plusieurs approches.
16:33D'abord,
16:33s'appuyer sur l'ARCEP
16:34qui,
16:34dans le cadre de la loi Rennes,
16:35a des obligations
16:37de consolidation de data.
16:39Donc,
16:40le vrai sujet,
16:40c'est d'avoir la donnée.
16:41L'ARCEP
16:42est en chemin
16:43sur ce sujet-là.
16:44Derrière,
16:45on a rencontré également
16:46l'AFNOR
16:46parce qu'il est fondamental
16:47que ce ne soit pas
16:48que de la réglementation,
16:49mais que les industriels
16:50s'entendent sur l'équation
16:52à mettre en place.
16:54Et l'objet du rapport
16:55est de signifier qu'en fait,
16:57et ça rejoint un peu
16:58ce que vous disiez
16:59dans votre débat
16:59préalablement sur le pacte,
17:02c'est qu'on est en capacité,
17:03en mesurant l'empreinte
17:04environnementale
17:05de l'intelligence artificielle,
17:06de créer des dynamiques
17:07économiques françaises
17:08et européennes.
17:09Parce qu'en France,
17:10on est très avertis
17:12de ces sujets environnementaux,
17:13dans nos comportements,
17:14mais aussi dans nos relations
17:16patrons-salariés,
17:17dans nos modèles économiques
17:18d'entreprise.
17:19Et si la commande publique
17:21pouvait avoir
17:21quelques critères,
17:23des éco-scores,
17:25par exemple,
17:26eh bien,
17:26ça lancerait des dynamiques
17:27très intéressantes
17:28pour les industriels
17:29français et européens.
17:31Oui,
17:31ça donnerait un avantage
17:32aux industriels français.
17:33C'est une autre façon
17:34de faire de la préférence,
17:35effectivement.
17:36Une réaction là-dessus ?
17:38Oui, Alexandra ?
17:40Ou une question
17:40pour le sénateur, d'ailleurs ?
17:41C'était plutôt
17:42juste une remarque,
17:43c'est que c'est aussi opaque
17:45que leur technologie,
17:46leur empreinte écologique,
17:48au final.
17:49Non, mais c'est vrai,
17:50on n'en sait pas.
17:51On ne sait pas
17:51comment mesurer ça,
17:52on ne sait pas vraiment
17:53comment ça fonctionne.
17:54Moi, j'ai vraiment
17:54un sentiment d'opacité globale
17:57sur comment ça fonctionne,
17:59qu'est-ce que ça coûte,
18:00à l'environnement, etc.
18:01Donc, c'est vrai que ça,
18:03ça demanderait peut-être
18:04des obligations
18:04de transparence aussi,
18:06peut-être.
18:06Est-ce que c'est des choses
18:06que vous avez soulevées ?
18:08Est-ce que ça a été soulevé
18:08dans le rapport ?
18:09Est-ce que ça a été évoqué ?
18:11Sur l'obligation
18:12de transparence, oui.
18:15Vous avez raison.
18:16Après, ce qu'on a essayé
18:18de faire,
18:18c'est que ce ne soit pas
18:19une nouvelle réglementation
18:20qui vienne s'asseoir
18:21et casser
18:21les dynamiques de la filière.
18:24Donc, en fait,
18:25on cherche absolument
18:26à créer des dynamiques
18:27de mesure,
18:28mais pour accompagner
18:29la filière,
18:30la filière française
18:31et européenne,
18:32et pour essayer de dire,
18:34quand on a de l'énergie
18:35décarbonée,
18:36une IA qui tourne
18:37en France
18:38et dans certains pays
18:39d'Europe,
18:39en fait,
18:40elle consomme différemment
18:41qu'une IA qui tourne
18:43avec de l'énergie fossile
18:44aux États-Unis.
18:45Mais là où je vous rejoins,
18:46c'est que pour avoir
18:47les données
18:47et pour motiver
18:48à aller vers cette voie-là,
18:51ce n'est pas simple.
18:52Ce n'est pas simple.
18:53Et ce qui n'est pas simple,
18:54c'est aussi,
18:55que mettons dans cet outil
18:56de mesure ?
18:57Parce qu'il n'y a pas
18:57forcément de consensus
18:58sur les bonnes métriques
19:00et les externalités
19:02positives,
19:02négatives,
19:03alors une réaction ?
19:04J'avais une question complémentaire
19:06sur la partie
19:09IA frugale.
19:10Oui.
19:11J'ai vu dans le rapport
19:12que vous militiez
19:13en faveur du IA frugal.
19:14Donc ma question,
19:14c'est est-ce que vous avez
19:15déjà des pistes technologiques
19:16sur ce qu'il faudrait faire ?
19:19Alors,
19:20pistes technologiques,
19:20ce n'est pas trop
19:21le sujet du Sénat.
19:23On laisse aux industriels
19:24ces voies-là.
19:25Là, par contre,
19:27on s'est aperçu
19:28que les dynamiques d'IA
19:29étaient vraiment différentes
19:30et qu'il y en a en France,
19:31en fait,
19:32et que les petits modèles,
19:33les modèles spécialisés
19:34qui vont s'attacher
19:35à une problématique,
19:36un process,
19:38un marché,
19:39la France
19:40et encore une fois l'Europe
19:41sont en capacité
19:42de répondre
19:43à cette problématique-là.
19:45Et donc,
19:45il y a un moment
19:46où il faut accélérer.
19:47Pour accélérer,
19:48il faut accompagner.
19:49On peut accompagner
19:50en réglementant,
19:50mais il faut aussi,
19:51encore une fois,
19:51créer ces dynamiques
19:52de création de valeur.
19:53Donc sur l'IA frugal,
19:54on en a fait plusieurs points
19:55dans notre rapport
19:56où en fait,
19:57on préconise absolument,
20:00on va jusqu'à d'ailleurs,
20:01pour être un peu conclusif,
20:02mais on va jusqu'à dire,
20:03on a une opportunité
20:05sur l'IA,
20:05les grands modèles.
20:06C'est quand même
20:06un peu compliqué
20:07pour la France,
20:08même si on a Mistral et Haï
20:09et pour l'Europe
20:10de lancer des choses maintenant.
20:12Par contre,
20:13sur les petits modèles,
20:14on a une opportunité fantastique.
20:16Et l'empreinte environnementale
20:17peut être un catalyseur
20:18de tous nos industriels,
20:20par industriel,
20:21comprenez tous les acteurs
20:22qui fabriquent
20:22de l'intelligence artificielle.
20:24Donc oui,
20:24l'IA frugal peut être
20:26une opportunité fantastique
20:27pour la filière
20:28d'un point de vue environnemental,
20:29mais aussi d'un point de vue
20:30création de valeur.
20:31Il faut avoir les moyens aussi
20:32de la faire cette IA frugal.
20:33Il faut avoir la bonne techno,
20:34il faut avoir les moyens.
20:35Et il y a un choix marketing aussi,
20:37plus que marketing,
20:38de business.
20:39Quels sont les marchés
20:41des petits modèles
20:42versus le marché
20:43des grands modèles ?
20:44Est-ce qu'ils ne peuvent pas
20:45se faire bouffer
20:46l'un par l'autre ?
20:46Ce serait dommage
20:47de s'engouffrer dans une
20:49voie qui s'avère
20:50de se contenter finalement
20:51d'un mini-marché
20:52qui risque d'être
20:54complètement absorbé ?
20:55Non mais attention,
20:56on parle d'un mini-marché.
20:57Moi, ce dont j'ai le sentiment,
20:59c'est qu'on est en train
20:59de dire que parfois
21:00on utilise à mauvais escient
21:02les énormes modèles
21:03et que pour chaque besoin,
21:06il pourrait y avoir
21:06un petit modèle dédié.
21:07Ce qui n'empêche pas
21:08que le marché soit gigantesque.
21:10C'est juste qu'il faut
21:12arbitrer.
21:12D'ailleurs,
21:13nous, chez Ventec,
21:14c'est exactement ce qu'on fait.
21:14C'est essayer de trouver
21:15des solutions qui orchestrent
21:16les modèles les plus performants
21:18en fonction du besoin,
21:19en fonction du prompt.
21:19On a une société dans le portefeuille
21:21qui s'appelle Amber
21:21qui fait ça très bien,
21:22qui va rediriger en fonction
21:23du prompt de l'utilisateur
21:25vers le bon modèle.
21:26Et d'ailleurs,
21:26on le voit,
21:26même Mistral lui-même,
21:27vous le mentionnez tout à l'heure,
21:28qui a développé son propre modèle
21:30et donc il pourrait dire
21:31je le privilégie
21:32puisque c'est le mien,
21:33c'est moi qui ai investi
21:35énormément en Capex
21:36pour pouvoir le développer.
21:37On voit qu'eux-mêmes,
21:38ils mettent à disposition
21:39aussi des utilisateurs finaux,
21:41des modèles,
21:42notamment open source chinois,
21:43ce qui a posé plein de questions,
21:45mais ils le mettent aussi
21:46à disposition
21:46pour rediriger chaque besoin
21:48au bon modèle.
21:49Donc ça, à mon avis,
21:50c'est une bonne direction
21:51vers le frugal.
21:51Et ensuite,
21:52sur la question de la complexité
21:54évidemment du scoring,
21:55la complexité de l'évaluation
21:57de l'empreinte environnementale,
21:58moi je pense qu'il faut
21:59qu'on se concentre
21:59sur le gros,
22:01le gros de l'empreinte carbone
22:02et qu'il faut qu'on se concentre
22:04sur ce qu'on sait déjà.
22:05On sait que l'électricité française,
22:07elle est 13 fois moins carbonée
22:08que l'électricité américaine
22:09et que cette électricité...
22:10Après, il y a l'eau,
22:11il n'y a pas que les...
22:12Alors c'est vrai qu'il y a l'eau aussi,
22:13mais on sait aussi,
22:13le sénateur l'a rappelé,
22:15qu'il y a cette réglementation française
22:16qui vient imposer aux data centers
22:18de moins utiliser de l'eau.
22:19Et nous, chez Ventecosti,
22:20on réfléchit à plein d'innovations
22:22sur comment moins utiliser l'eau
22:24dans les data centers
22:25ou les utiliser de manière plus précise
22:27au niveau de la puce
22:28pour qu'elle puisse fonctionner
22:30en circuit fermé,
22:31donc qu'on n'ait pas besoin
22:32de réalimenter de l'eau à chaque fois.
22:33Donc des innovations dans le domaine,
22:35il y en a plein,
22:35et des innovations françaises
22:36et européennes.
22:37Et donc, il faut effectivement avancer
22:39dans ce sens-là
22:40plutôt que de sur-réglementer.
22:42Quand, monsieur le sénateur,
22:43vous avez rencontré les hyperscalers,
22:46j'imagine qu'ils sont quand même
22:48très sensibilisés aussi
22:49à cette question environnementale
22:51parce qu'aux États-Unis,
22:52on entend de plus en plus
22:54de soulèvements
22:55contre l'installation de data centers.
22:58Alors, aux États-Unis,
22:59l'approche d'installation
23:00d'un data center
23:01est un tout petit peu différente
23:02qu'en France.
23:03J'y suis allé il y a quelques mois.
23:04J'ai rencontré des acteurs
23:08de la tech
23:10qui installent des data centers.
23:12Ils ont une approche un peu plus,
23:14pardonnez-moi mesdames,
23:15plus virile
23:15dans l'installation
23:16d'un data center.
23:17Là où, en France,
23:18on a une réglementation,
23:19on a le ZAN,
23:20on a les études environnementales
23:23qui poussent à aller
23:25vers des approches
23:28plus saines.
23:29Et donc,
23:30les grands acteurs
23:32extraterritoriaux
23:32que nous avons pu rencontrer
23:33ont tous une approche environnementale
23:35avec le RSE, etc.
23:37Et c'est ce qu'ils nous ont indiqué.
23:38Mais précisément
23:39sur l'empreinte environnementale,
23:41nous n'en avons vu que deux,
23:42Mistral et AI
23:43et Google,
23:44qui avaient une approche
23:45de calcul.
23:46Encore une fois,
23:46c'est discutable
23:47l'approche qu'ils ont eue,
23:48mais on n'en a rencontré
23:49que deux
23:50qui avaient une approche
23:51de mesure
23:52au travers d'une équation
23:54de leur empreinte environnementale
23:55sur l'usage
23:56de l'intelligence artificielle.
23:58Merci beaucoup,
23:59Damien Michelet,
23:59d'avoir été avec nous.
24:00Je rappelle que j'ai été
24:01le sénateur de l'ISER
24:01et donc le co-auteur
24:03de rapport sur l'empreinte
24:05environnementale de l'IA.
24:06On voit aussi tout le reste à faire
24:08en discutant avec vous
24:09et à la lecture de ce rapport
24:11et au combien c'est important.
24:13Merci encore.
24:14Nous, on enchaîne
24:15avec notre revue de presse.
24:17Allez, on commence
24:18avec les échos.
24:19Sécurité de l'IA,
24:20l'agenda européen
24:21n'est pas déterminé
24:22par les patrons américains
24:23de l'IA.
24:24Je ferme les guillemets.
24:26C'est Anne Le Hénor
24:26qui s'exprime ainsi
24:28dans les échos.
24:30Alors, question
24:30carton rouge, carton vert.
24:32Vous pensez qu'on doit
24:33ralentir
24:34dans le développement
24:35de l'IA
24:36ou pas ?
24:37Oui, vert,
24:39on doit ralentir.
24:40Non, rouge,
24:41on ne doit pas ralentir.
24:45On est presque tous d'accord.
24:47Alain, on ne voit pas ton carton.
24:48Pardon.
24:48Oui, voilà, très bien.
24:50Et Audrey non plus,
24:51devant le micro.
24:52Très bien.
24:53Donc, Alexandra,
24:54prioritaire,
24:54puisque vous avez
24:56un avis plus mesuré.
24:57Non, en fait,
24:58ce que je me dis,
24:59c'est qu'il faut
25:00que tout le monde ralentisse.
25:02c'est ça qui me fait peur
25:04dans ces coups de com'
25:06qu'ils ont.
25:07Alors, au début,
25:07ils étaient contre
25:08la réglementation,
25:09l'IA acte,
25:09ils n'ont pas arrêté
25:10de taper dessus
25:11pendant des années.
25:11Et aujourd'hui,
25:12ils viennent nous voir
25:13en nous disant
25:13qu'il faut une réglementation mondiale,
25:15il faut encadrer ça,
25:16etc.
25:17Donc, j'ai peur
25:18que ce soit
25:18un discours commercial
25:20qui leur serve à eux,
25:21qui desserve les plus petits,
25:22qui vont être réglementés
25:23par la suite.
25:24Mais au final,
25:26il faudrait des règles communes
25:27d'une certaine manière.
25:28Donc, ralentir, oui,
25:29mais ils ralentirent tous.
25:30Et aujourd'hui,
25:31je ne suis pas sûre
25:31que ce soit le cas,
25:33enfin, en tout cas,
25:34qu'ils se visent eux-mêmes
25:34quand ils parlent
25:35de ralentir ce genre de technologie.
25:37Allez, la parole est au carton rouge !
25:40Oui, Audrey.
25:41En tout cas,
25:41ce qu'on comprend,
25:42c'est que je pense
25:43qu'on n'est pas dupe,
25:44c'est qu'il y a effectivement
25:45des gros coups de com'
25:46et que leur volonté de ralentir,
25:48c'est aussi que maintenant
25:49qu'ils ont cette avance technologique,
25:51ils se disent,
25:51si on demande à tout le monde
25:52de ralentir,
25:53on va garder cette avance technologique
25:58l'innovation.
25:59Évidemment, moi,
25:59je suis contre empêcher l'innovation
26:01puisque c'est mon métier
26:01qu'il y ait toujours
26:03des vagues d'innovation supplémentaires.
26:04Donc, je pense que l'encadrer,
26:06ça, c'est évident, quoi.
26:08Sans ralentir, l'encadrer,
26:09et c'est bien ce qu'on essaye
26:11de faire en Europe
26:11et ce qui a été rappelé
26:15par la ministre.
26:15Donc, je pense qu'il faut
26:16continuer dans cette direction,
26:18être maître le plus possible
26:19de notre souveraineté européenne
26:21et de cet encadrement.
26:23Je parle moins de réglementation
26:24que d'encadrement
26:25parce que pour moi,
26:26il vaut mieux avoir
26:27un incentive positif,
26:28c'est-à-dire pousser les gens
26:29à privilégier,
26:30surtout la commande publique,
26:32mais aussi la commande privée,
26:33à privilégier
26:33des modèles plus responsables,
26:35des modèles moins invactants,
26:36des modèles plus précis,
26:38plus spécifiques,
26:39que ralentir l'innovation.
26:41Non, il faut continuer l'innovation
26:42dans un modèle réglementé.
26:43Il y a une carte en rouge
26:44aussi pour Alain.
26:45Il y a une carte en rouge
26:45sur l'intelligence artificielle générale.
26:49Pas seulement les petits modèles.
26:51Pas seulement.
26:52Et parce que c'est là
26:52qu'eux font la course en tête
26:53et c'est là
26:54qu'ils veulent se séparer
26:55du reste du monde.
26:57Je pense que tout le monde
26:58a compris.
26:59C'est juste,
27:00vous ralentissez,
27:01nous on continue.
27:02C'est fondamental
27:03que l'Europe accélère.
27:04Oui, parce qu'en plus,
27:06ils demandent
27:06à ce qu'il y ait
27:08un cadre international
27:10qui fixe des règles
27:11et des limites
27:11et tout ça.
27:12Mais enfin,
27:13ce serait,
27:13si j'ai bien compris,
27:14quand même,
27:14une autorité
27:15à la façon ICAN,
27:17c'est-à-dire américaine,
27:18principalement,
27:19c'est international,
27:20mais c'est quand même
27:20piloté par les Américains.
27:22Et puis,
27:22c'est pas contraignant
27:23commercialement.
27:25Donc, nous,
27:26on aurait tort
27:26quand même
27:26de surinterpréter
27:28aussi leur appel
27:29à ralentir,
27:30je pense.
27:30Et moi,
27:31j'ai mis carton rouge
27:32parce que moi,
27:33j'ai au contraire,
27:33il faut accélérer.
27:34Et accélérons même
27:35dans la sécurité de l'IA
27:37où là aussi,
27:37il y a une opportunité
27:39vraiment de tirer
27:40notre épingle du jeu
27:41en Europe.
27:41Et en fait,
27:42ce qu'on voit bien aussi,
27:43c'est que ces acteurs américains,
27:44ils sont là aussi
27:45très challengés
27:46par l'open source chinois,
27:47notamment.
27:48Ils voient bien
27:48qu'il y a des modèles
27:49qui sont en train
27:50de se développer,
27:51qui ne coûtent pas cher
27:51et que, voilà,
27:53s'il y a trop de modèles
27:54qui arrivent sur le marché,
27:56le prix risque de baisser,
27:58de pousser à la baisse.
27:59Ça met en question
28:00leur propre business model.
28:01Oui.
28:02Et puis,
28:02il y a quand même
28:02cette histoire
28:03de discours marketing.
28:04Est-ce que ce n'est pas
28:05juste un peu du marketing,
28:06tout ça,
28:07pour dire,
28:07regardez,
28:08notre outil
28:09est super puissant.
28:10D'ailleurs,
28:11on l'a vu
28:11à l'événement
28:12France Digital Day,
28:14le France Digital Day,
28:15merci.
28:17beaucoup de personnalités politiques
28:19reprenaient l'image
28:19de l'arme nucléaire
28:21des gens artificiels.
28:22Bon,
28:23on est d'accord que c'est...
28:24On revient à cette histoire
28:26d'opacité, en fait.
28:27On est complètement pendus
28:28aux lèvres de ces dirigeants-là
28:30sans vraiment comprendre
28:31ce qu'il y a derrière.
28:32Et d'ailleurs,
28:32quand le législateur
28:33essaye lui-même
28:34de comprendre en auditionnant,
28:35etc.,
28:35c'est aussi très flou pour lui.
28:37Donc,
28:38c'est quand même pour moi
28:38le problème principal
28:40de cette technologie-là
28:41aujourd'hui.
28:42C'est que ce manque
28:42de transparence
28:43qui fait qu'on est tous
28:44à la merci
28:44de leur discours,
28:45en fait.
28:45Et c'est fondamental
28:46pour faire peur.
28:47Surtout de ne pas dire
28:48ce qu'on fait.
28:49Si nous,
28:49on a intérêt
28:49à se faire plus transparent aussi,
28:51à ne pas oublier d'être idiot
28:52et à faire ce qu'on doit faire
28:53nous de notre côté
28:54en disant
28:54« Non, il ne faut pas avoir peur. »
28:55Dans la rédaction
28:56du règlement
28:56sur l'intelligence artificielle,
28:57l'AI Act,
28:58il y avait toute une obligation
29:00de transparence
29:00qui était à la base
29:01très fournie
29:02et qui a été petit à petit
29:03vidée de son sens
29:04par les lobbying
29:05et par ces fournisseurs
29:07d'IALA
29:07en disant
29:07« Non, mais ça doit être protégé
29:09par le secret des affaires,
29:10etc. »
29:11Et on en revient aujourd'hui
29:11à des technologies
29:12qu'il est difficile
29:14de les encadrer,
29:14de les réglementer
29:15si on ne les comprend pas.
29:16Est-ce que cet AI Act,
29:18justement,
29:18tiens, question pour l'avocate,
29:20il nous fait quand même
29:21un peu ralentir, nous,
29:23sur l'IA en Europe ?
29:26Pour notre propre écosystème.
29:27Pour chacun aura son point de vue.
29:29Moi, je n'en suis pas si sûre.
29:30En fait, cet AI Act,
29:30pour moi aujourd'hui,
29:31sincèrement,
29:32je vais le dire comme je le pense,
29:33c'est plutôt une coquille vide.
29:33C'est-à-dire qu'il y a
29:34une obligation de cybersécurité
29:36qui ne vaut pas grand-chose.
29:38C'est un article 15
29:38qui est tout petit.
29:39Il n'y a pas de règle
29:40de responsabilité adaptée
29:42dans cet AI Act non plus.
29:43La propriété intellectuelle,
29:44bon, il y a des codes
29:45de bonne conduite, etc.
29:46Mais en réalité,
29:47il n'y a pas grand-chose
29:48dans cet AI Act d'aujourd'hui.
29:49C'est plus une conduite éthique
29:50et une réglementation
29:51par les risques.
29:51Alors, c'est évident pour tout le monde
29:53que la notation sociale
29:54ou que la manipulation
29:56doit être interdite.
29:57C'est assez, au final,
29:58aujourd'hui, je trouve.
30:00Je ne suis pas sûre
30:01que ça freine vraiment l'innovation,
30:02surtout qu'avec l'omnibus,
30:04ces dispositions-là,
30:05elles n'entrent pas
30:05en application tout de suite.
30:06Ça va aller jusqu'en 2028.
30:08Donc, on ne peut pas vraiment
30:09taper sur les réglementations
30:10aujourd'hui pour dire
30:11que l'innovation n'avance pas
30:12en Europe.
30:12En tout cas,
30:12ce n'est pas le sentiment que j'ai
30:13et ce n'est pas le sentiment
30:14qu'on a au cabinet.
30:15C'est exactement ce qu'on recherche.
30:17On recherche un encadrement
30:18qui ne soit pas trop strict,
30:19qui ne soit pas trop contraignant
30:20et qui ne nous freine pas.
30:22Et après, à nous,
30:23d'en faire les meilleurs usages
30:25et d'optimiser au mieux
30:28cet encadrement.
30:28Et je pense que
30:29c'est une bonne solution,
30:30justement,
30:31pour privilégier aussi
30:32des solutions européennes
30:34chez nos acteurs publics
30:35et privés.
30:36Et notamment,
30:37avec l'aide de sociétés
30:38qui viennent enlever
30:39tous les freins.
30:40On a une société en portefeuille
30:41qui s'appelle Naya
30:41qui aide à la gouvernance
30:42et à la compliance
30:43de l'AIA Act,
30:45justement.
30:46Donc, pour toute société
30:47qui se sent un peu perdue
30:48ou qui pourrait avoir peur
30:49de cette réglementation,
30:51avec cette société comme Naya,
30:53on peut se laisser
30:55entre les mains d'experts,
30:57justement,
30:57d'experts du juridique,
30:59cette contrainte.
31:02Tout en évoluant,
31:03en continuant à innover,
31:04mais dans un monde encadré.
31:06C'est vraiment ce qu'on a besoin.
31:07Très bien.
31:07On passe à Libé.
31:09Libération,
31:09qui titre sur l'interdiction
31:11des réseaux sociaux
31:11au moins de 15 ans.
31:12Emmanuel Macron
31:13demande à Ursula von der Leyen
31:15un nouveau texte européen.
31:16Donc, il y a eu des annonces
31:17qui ont été faites
31:18par la Commission européenne.
31:20Ma question,
31:21c'est,
31:22est-ce que vous pensez,
31:23je vous ai déjà fait parier
31:24plusieurs fois sur ce sujet,
31:25mais comme il ne cesse de revenir,
31:27est-ce que vous pensez
31:28que ça va passer,
31:30cette interdiction
31:30des réseaux sociaux ?
31:31en Europe.
31:32Au moins de 15 ans
31:33en France.
31:34Donc,
31:35oui, je pense que ça va passer.
31:36Non,
31:37je ne pense pas
31:37que ça va passer.
31:40Ah,
31:40c'est très divisé.
31:42D'accord.
31:43Alors,
31:43à qui je donne la parole ?
31:44à ceux qui pensent
31:45à ceux qui pensent
31:45que ça va passer,
31:46parce que ça m'intrigue.
31:47Alors, Alain ?
31:4910 août 2026,
31:5128 États américains
31:52poursuivent Meta.
31:53Oui.
31:54200 milliards
31:55d'aventure potentielle.
31:56Oui.
31:5626 août 2026,
31:57ils font un deal,
31:5816 milliards
31:59et en échange Meta.
32:01Coupe les réseaux sociaux
32:02entre minuit et 6 heures,
32:03interdit les notifications
32:05pendant les heures de classe
32:06et surtout stop
32:07le compteur de like
32:08qui est un vrai problème.
32:10Le sujet,
32:11c'était la santé des ados.
32:13Bon.
32:1426 août,
32:15accord américain.
32:1527 août,
32:16la Commission européenne
32:17demande à Meta
32:18de faire la même chose
32:19en Europe.
32:20On va y arriver !
32:21Mais Alain,
32:22nous,
32:22le dossier était déjà prêt
32:23avec le digital service ISAC.
32:24On avait déjà tout été prêt.
32:26Mais c'est le moment
32:27où on va pas être quand même
32:28plus libertarien
32:31que les Américains.
32:32On va arrêter.
32:34C'est en Europe,
32:34normalement,
32:35pour protéger les citoyens.
32:36L'interdiction totale
32:37d'accès aux réseaux sociaux
32:39pour les moins de 15 ans.
32:40C'est ça,
32:40aujourd'hui,
32:40dont on parle.
32:42Audrey ?
32:42Là,
32:42je pense qu'on est
32:43sur un point technique
32:44légal
32:45que je vais laisser
32:45à Maître commentée.
32:47Mais j'ai l'impression
32:48qu'il y avait un point technique
32:49qui empêchait cette loi de passer.
32:50Mais sinon,
32:51il y avait un accord,
32:52une adhésion totale
32:53pour que cette loi,
32:54elle passe.
32:54C'est une évidence.
32:56Pas autour de cette table,
32:57non ?
32:58Mais peut-être,
32:59ailleurs ?
33:00Non,
33:00mais c'est vrai
33:00que le Conseil constitutionnel
33:01n'a pas censuré
33:02le fait d'interdire
33:03les réseaux sociaux,
33:04mais plutôt l'interdiction
33:05qui était globale
33:06et qui interdisait
33:07tous les réseaux sociaux,
33:08notamment les réseaux
33:10de partage
33:10de contenu de loisirs,
33:11etc.
33:12Donc c'était ça
33:12que le Conseil a censuré.
33:14Et il a mis en avant
33:15la liberté d'accès
33:16à ces services numériques
33:17comme une liberté fondamentale
33:18quand même pour les adolescents.
33:20Ça, c'est quand même important.
33:21C'est leur nouvelle...
33:22Enfin, nouvelle, je ne sais pas,
33:23mais c'est une liberté
33:23de communiquer
33:24pour ces gens-là aujourd'hui.
33:26Donc c'est pour ça
33:26que moi, je me dis...
33:27C'est mortifère.
33:29Comment est-ce que ça va...
33:30C'est-à-dire,
33:31c'est mortifère.
33:31C'est mortifère.
33:32Mais ça dépend quoi ?
33:32Si on autorise tout,
33:34on met le verre dans le bruit.
33:36Non, mais d'abord,
33:37on peut faire...
33:38Tu citais les Etats-Unis.
33:40On peut faire la même chose.
33:41On peut imposer
33:42avec notre digital service
33:43Sysacte,
33:44on peut imposer
33:45aux plateformes
33:46de changer leurs pratiques.
33:47Et faisons-le sur les grosses.
33:48On fait Meta,
33:49on a Insta et Facebook
33:51et on a fait le produit.
33:52Mais tu peux demander
33:53à changer les pratiques
33:54sans forcément interdire.
33:55En fait, le problème
33:57qui m'est posé,
33:58c'est la vérification
33:59de l'âge systématique
34:00pour tous les utilisateurs.
34:01Il y a peut-être
34:03un entre-deux
34:04qui pourrait être trouvé
34:04qui est que
34:05plutôt que de choisir
34:07l'âge spécifiquement,
34:08qui est une donnée
34:09qui n'est pas forcément
34:10illustrative
34:11des problèmes
34:12que ça peut poser,
34:13il faudrait idéalement
34:15évaluer le contexte
34:16dans lequel l'usage
34:18du réseau social est fait,
34:19l'endroit, le lieu.
34:20Il y a eu aussi
34:21une polémique
34:22sur l'utilisation
34:23des téléphones
34:24dans les lycées
34:24et les collèges.
34:26Donc, effectivement,
34:27idéalement,
34:27il faudrait rentrer
34:28dans une granularité.
34:29Et puis, les plateformes
34:30sont capables aujourd'hui
34:31de vérifier si
34:31les utilisateurs
34:33ont plus ou moins
34:34de 13 ans,
34:34parce que c'est déjà
34:35interdit au moins de 13 ans,
34:36on est d'accord.
34:36Et puis, avec l'IA,
34:37on peut tellement mieux
34:38targeter,
34:39on peut tellement mieux
34:40targeter,
34:40au lieu d'utiliser
34:41ce targeting
34:42à la publicité,
34:43on pourrait peut-être
34:43le targeter
34:44sur le contenu lui-même
34:45et pousser le bon contenu.
34:46Alors, je sais
34:47qu'il y avait quelqu'un
34:48qui avait...
34:48On va voir.
34:49On va voir qui emporte
34:51si ça marche ou pas
34:52puisqu'on était très partagés
34:53autour de cette table.
34:54On verra qui gagne à la fin.
34:55Je voulais qu'on termine
34:56quand même
34:56avec les annonces Meta.
34:59Donc là, c'est un papier
34:59de 0.1 net
35:00qui nous apprend
35:03que cette nuit,
35:04Meta a dégainé
35:04deux nouvelles lunettes
35:06connectées Ray-Ban,
35:07dont une version
35:08sans caméra.
35:10Alors, qu'avez-vous pensé
35:12de...
35:12Je vais demander
35:13aux disrupteurs
35:14à l'Instaron.
35:15Est-ce que tu t'es dit
35:17que c'est une super idée
35:18de sortir des lunettes
35:19sans caméra,
35:20100% audio,
35:21juste pour discuter avec son...
35:22On avait la rentrée des classes.
35:24Oui.
35:25On avait les profs.
35:26Alors, attends.
35:27J'aime ou j'aime pas déjà
35:27les annonces de Meta ?
35:29Sans lunettes, j'aime.
35:30Sans caméra.
35:31Sans caméra, pardon.
35:32Sans caméra, j'aime déjà.
35:33Oui.
35:33Moi, je mets quand même...
35:34Audrey, on ne voit pas votre carton.
35:36OK.
35:36Donc, c'est que moi qui suis rouge.
35:37Allez-y pour les verres.
35:39Donc, rentrée des classes,
35:40les professeurs
35:41qui disent qu'on a un vrai sujet
35:42parce que les gosses
35:44avec des lunettes
35:44dont on ne sait pas
35:45s'il n'y a pas des lunettes de vue
35:47filment ce qu'ils ont devant eux.
35:48Ils ont une petite oreillette
35:48et il y a quelqu'un en back-office
35:50qui raconte ce qu'il leur a fait.
35:51Oui, non, mais je précise
35:52que Meta n'a pas sorti du marché
35:55les lunettes avec les caméras.
35:56C'est juste un nouveau modèle.
35:58Oui, sauf qu'aujourd'hui,
35:59il y a ça.
35:59Il y a dans la vie publique,
36:00il y a plein de gens qui se disent
36:01est-ce que ce gars-là
36:02n'est pas en train de me filmer
36:03à mon insu ?
36:04Oui, mais ça continue d'exister.
36:05J'entends.
36:06Ces lunettes continuent d'exister.
36:07Pour l'instant,
36:08il y a d'abord
36:08la deuxième solution existe
36:10sans caméra.
36:11Il n'y a pas de faire la différence.
36:13Oui, c'est ça.
36:14Et à un moment,
36:14je pense qu'il va falloir
36:15protéger...
36:16Enfin, on n'a pas le droit
36:17de mettre un portier
36:17devant sa porte
36:18qui filme le trottoir.
36:19On n'a pas le droit.
36:20Pourquoi est-ce qu'on a le droit
36:21de se balader des lunettes
36:22qui filment tout ?
36:22Je n'ai pas le droit
36:23de mettre un drone.
36:24J'ai un drone,
36:24je ne peux pas le mettre dans Paris
36:25parce que je n'ai pas le droit
36:26de filmer.
36:27Pourquoi je pourrais filmer
36:27avec des lunettes ?
36:28Ça devrait être
36:28sous le coup de la loi.
36:29Tiens.
36:30Allez, vous deux,
36:31rapidement, dites-moi
36:32pourquoi vous êtes contentes
36:33de ces annonces ?
36:34Alors non, moi,
36:35oui, j'ai mis vert
36:36mais en fait,
36:36je ne suis pas forcément content.
36:37Je pensais qu'ils avaient retiré
36:39les lunettes avec la...
36:40Ah oui, au final.
36:41Non, non, non.
36:42Non, non, mais ils le font.
36:42Ils ont sorti ce nouveau produit
36:44parce qu'ils sentent bien
36:44que la réglementation
36:45ou du moins l'encadrement européen
36:47est en train de se durcir
36:48sur ces sujets-là.
36:49Ils ont un produit prêt.
36:49Et donc, ils veulent avoir
36:50un produit qui est prêt
36:51dans le cas où,
36:52ou dans les circonstances
36:53ou dans les contextes
36:54où ce serait interdit
36:55avec la caméra, tout simplement.
36:56Donc, tout ça,
36:57ça va privilégier la rapidité
36:58de cet encadrement, je pense.
36:59Et à côté de ça,
37:00ils ont quand même sorti aussi
37:02un petit Tamagoshi, là,
37:03un petit boîtier
37:04pour discuter avec son IA,
37:06Muse, vachement mimi.
37:07Moi, je trouve ça
37:08un peu déconnecté de la réalité
37:09par rapport justement
37:10à tous les procès intentés
37:11sur la responsabilité de Méta
37:14vis-à-vis des jeunes.
37:14Il faut peut-être rappeler
37:15qu'il y avait un collier
37:16qui s'appelait le collier Friends,
37:17je crois,
37:18et lui qui a été interdit
37:20de commercialisation.
37:21Donc, potentiellement,
37:22il a été interdit en Europe,
37:24je crois, ou en tout cas en France,
37:25justement pour des questions
37:26d'atteinte à la vie privée,
37:28de violation des données personnelles,
37:29etc.
37:30Est-ce que ça va être le sort
37:31qui va être réservé à ces lunettes ?
37:32En tout cas,
37:32on voit que c'est possible.
37:33Ça a déjà été...
37:35Ce qui est clair,
37:36c'est qu'il y a...
37:36La bonne nouvelle
37:36d'avoir une lunette sans caméra,
37:38c'est qu'on fait exister l'alternative.
37:40Donc, on peut plus facilement
37:41interdire la lunette avec caméra.
37:42C'est déjà le point numéro un.
37:44Là, je suis d'accord.
37:45Oui, c'est vrai.
37:46Effectivement, c'est un bon point.
37:48Après, reste le sujet.
37:49Est-ce qu'on a envie
37:50de porter des lunettes connectées ?
37:51Moi, je trouve qu'en termes de produits,
37:53la montre,
37:54c'est beaucoup plus sympa.
37:55Je n'ai pas forcément envie
37:56d'avoir des lunettes,
37:56mais bon.
37:57Alors là, moi, je m'oppose.
37:59C'est que je pense que dans les lunettes,
38:01vous pouvez,
38:01avec une technologie de display,
38:03vous pouvez intégrer aussi
38:04des informations dans la lunette
38:05en temps réel
38:06qui sont beaucoup plus...
38:07Dans certains contextes à nouveau.
38:08Oui, mais pourquoi faire ?
38:09Typiquement, dans le monde sportif,
38:10nous, on investit
38:11dans une société de lunettes connectées
38:12dans le monde sportif.
38:12Vous avez envie de savoir
38:13sans avoir à regarder votre monde
38:15quand vous êtes un sportif au niveau.
38:16Il y a des usages spécifiques.
38:17Voilà, exactement.
38:18Pour se balader dans la rue tous les jours.
38:20Allez, on passe...
38:21Je vous ai dit qu'on allait faire
38:22une découverte
38:23dans le monde du biomimétisme.
38:25Petite jingle
38:26pour accueillir cette séquence.