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  • il y a 1 heure
Jeudi 29 octobre 2026, retrouvez Olivier Daloy, (RSSI, Zscaler France), Jolan Auzat (Co-fondateur, Ma-Renta), Alexandra Iteanu (avocate, Iteanu avocats), Nosing Doeuk (responsable de l'offre développement data et IA, MC2i) et David Carlier (Core developer, Fondation PHP) dans SMART TECH, une émission présentée par Delphine Sabattier.

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Transcription
00:08Bonjour à tous, bienvenue dans le grand débrief de l'ActuTech.
00:11On est en direct à 11h30 comme tous les jeudis sur la chaîne Bismarck.
00:15Je vous présente les sujets et commentateurs juste après.
00:21Un grand bienvenue dans le grand débrief de l'ActuTech que vous regardez en direct à 11h30 sur la chaîne
00:27Bismarck
00:28comme tous les jeudis, je l'espère tout du moins.
00:30Aujourd'hui autour de la table pour commenter l'actualité avec moi, Alexandra Itanu.
00:34Bonjour Maître.
00:35Bonjour Daphine.
00:36Avocate en droit du numérique au cabinet ITANU.
00:40Avec vous autour de la table, NoSingDunk.
00:42Bonjour NoSing.
00:43Bonjour Daphine.
00:44Merci aussi d'être présente, directeur du pôle Data, IA, cybersécurité chez MC2I.
00:48Et Olivier Dallois nous a rejoint également comme un nouveau débriefeur finalement.
00:53Vous êtes dans la vie du quotidien, vous êtes expert en cybersécurité chez Zscaler.
00:59Alors on va parler de BitChat puisque visiblement cette messagerie a connu un petit succès lors des dernières manifestations.
01:07On va s'intéresser plus particulièrement à cet attrait pour les réseaux Mesh.
01:11Notre invité du jour, ce sera un des trois Français actifs dans la fondation PHP
01:16qui a fait l'actualité malheureusement là pour des questions de failles critiques à corriger.
01:21Ça a semé le chaos sur le web, on peut le dire en tout cas pendant un moment.
01:24Et puis ce sera le moment de la revue de presse et on découvrira en fin de débrief une jeune
01:30pousse.
01:31Alors je vous propose qu'on démarre avec notre sujet à la une.
01:34Donc les réseaux Mesh et ce BitChat Mesh, messagerie lancée en 2025 par Jacques Dorsey,
01:41donc le fondateur de Twitter, qu'il a lancé un petit peu rapidement un peu.
01:45Il a acheté ça comme un brouillon.
01:47Ça permet de se connecter entre nous, d'avoir une messagerie très facile, très rapide à adopter
01:53sans avoir recours au réseau mobile traditionnel, ni même au Wi-Fi puisque ça fonctionne avec le Bluetooth.
02:00Je disais que ça a été hyper rapide à adopter.
02:02Je ne sais pas si vous l'avez installé, mais enfin en deux secondes, on a un compte sans en
02:05avoir créé d'ailleurs.
02:07Donc on ne crée pas de compte, on ne rentre pas notre numéro de téléphone.
02:10On se sent dans un environnement très protecteur en matière d'anonymat
02:14puisque tout est annoncé comme étant chiffré.
02:18Est-ce que pour autant c'est l'anonymat total ?
02:20Non, bien évidemment.
02:22Quel est votre regard, vous, sur l'utilisation de ces réseaux Mesh ?
02:25Vous dites que c'est une vraie protection pour la vie privée ou une vraie mauvaise idée ?
02:31Je vais commencer peut-être l'expert cyber, Olivier.
02:35Je pense qu'il n'y a pas forcément toujours d'anonymat autant qu'on peut l'imaginer.
02:39Il y a toujours une machine qui communique sur un réseau, qui a une adresse qu'on peut éventuellement essayer
02:45de retrouver.
02:46Je pense également qu'il peut y avoir des applications « fausses » qui prétendent être des applications connectées à
02:53ce réseau
02:53et qui, en fait, ne le sont pas et qui, du coup, vont duper les utilisateurs.
02:57Parce qu'en fait, on ne peut pas authentifier les gens qui vont se connecter à nous via cette messagerie.
03:03Non, effectivement.
03:04On ne sait pas vraiment avec qui on discute, finalement.
03:06Il y a la personne que vous authentifiez, il y a également les messages qu'elle envoie.
03:10Dans ces messages-là, on ne va pas s'en rentrer trop dans le détail,
03:12mais on est dans un chiffrement de sessions et pas de messages.
03:15Déjà, il y a effectivement d'autres possibilités d'attaques des canaux de communication
03:20et donc de ce qui transite par ces canaux.
03:22Donc, encore une fois, le fait d'authentifier, d'identifier la personne
03:26et également de protéger la communication
03:28et enfin de protéger tout simplement l'application en elle-même
03:30pour ne pas pouvoir avoir accès à ce qui est transmis
03:34représente, là encore, du travail pour les gens qui travaillent en cybersécurité.
03:38Oui, parce que c'est un projet que Jacques Dorcel a lancé en open source.
03:42Donc, évidemment, il peut être amélioré.
03:44La communauté peut s'en apparaître pour résoudre quelques-uns des problèmes.
03:48Quel est votre sentiment sur l'utilisation de ces réseaux mèches ?
03:53Ça crée une belle alternative aujourd'hui à ce qui existe en moyen de communication.
03:56On a les traditionnels WhatsApp, Signal, Telegram, etc.
03:59Ça offre une belle alternative qui, en plus, est dite résiliente,
04:02puisque mêchée, ça veut dire qu'elle peut résister à des pannes ou à des arrêts.
04:09Ou à des coupures volontaires.
04:10À des coupures, voilà.
04:12Quand j'y arrête, je pense à coupures.
04:14Parce que donc, il n'y a pas de centralisation, c'est chaque téléphone connecté au réseau
04:19qui fait office de serveur et de récepteur.
04:23C'est le principe, oui.
04:24C'est le principe.
04:24Et ça fait, c'est rendu populaire, c'est devenu populaire auprès, effectivement,
04:29des groupes de personnes qui souhaitent être indépendantes, tout simplement,
04:32des grands opérateurs.
04:33Je pense notamment à Meta, en l'occurrence, par rapport à WhatsApp.
04:37Donc, ça fait un succès.
04:38Maintenant, la question est de savoir si c'est durable ou pas.
04:41Là, le temps le dira.
04:43Mais tout ce qui est mêché, tout ce qui est solution indépendante de serveurs centralisés
04:49ou d'opérateurs centralisés, ça a toujours fait, on va dire, grand succès auprès de la population.
04:55Ça pose des questions de responsabilité sur ce qu'on communique, sur ces messageries ?
05:00En tout cas, ce qui est sûr, c'est qu'à la différence des grands opérateurs qui utilisent WhatsApp ou
05:05des choses comme ça,
05:06en termes de répression et de surveillance par l'État, ça va être beaucoup plus compliqué
05:10puisqu'on n'a plus d'intermédiaire de confiance, entre guillemets, dans ces messageries-là.
05:13Donc, comment est-ce que, quand on est, par exemple, d'un service de renseignement,
05:16on va arriver à atteindre l'identité de la personne qui communique ?
05:20Ça va être beaucoup plus compliqué avec ce genre de messagerie.
05:22Et je pense que c'est d'ailleurs pour ça que certaines personnes l'utilisent aussi.
05:25Donc, je pense qu'il y a tout un marché qui va se développer sur ces messageries-là aussi
05:30parce qu'il y a quand même un sentiment de vie privée plus-plus
05:32par rapport au réseau de communication classique, ça c'est évident.
05:36Avec tous les bémols quand même sur la partie sécurité,
05:39parce que le Bluetooth, enfin, moi j'ai appris ça pratiquement à l'école,
05:43le Bluetooth n'est pas du tout quelque chose de sûr en matière de cybersécurité.
05:47Ça n'a même pas été fabriqué pour ça, ça n'a pas été conçu pour ça.
05:50Donc, encore une fois, on est en train d'élever, de prendre une technologie
05:53et de l'utiliser à des fins de sécurité, alors qu'en réalité, elle n'a pas été faite pour
05:57ça
05:58et donc, potentiellement, elle est attaquable.
05:59Et puis, il faut noter également que le Bluetooth est limité à quelques centaines de mètres,
06:04donc ce n'est pas non plus forcément une voie d'avenir pour communiquer.
06:07Il existe depuis très longtemps des messageries, signal par exemple,
06:11ou de tout simplement, cryptées, chiffrées, on dit dans notre jargon,
06:14l'information que vous envoyez sur des messageries même classiques, traditionnelles,
06:19qui sont nettement plus efficaces pour véritablement protéger le contenu.
06:22Là, c'est pratique pour se connecter très rapidement, encore une fois,
06:26vraiment, on ne crée pas de compte et tout ça.
06:27On communique, a priori, rien sur nous, si ce n'est l'identifiant de notre téléphone, quand même.
06:32Et on peut communiquer au sein d'une manifestation, on se dit que c'est assez utile,
06:37avec des gens qui sont à 200, 300 mètres pour se coordonner sur un mouvement.
06:42Tout à fait.
06:42Et l'objectif est effectivement, à mon avis, d'échapper à une possibilité de contrôle en centrale
06:47par des organisations, effectivement, comme vous le citiez, méta ou autres.
06:51Mais encore une fois, ça a ses limites, à la fois en termes de portée.
06:55Il y a aussi ce qu'on appelle, sans rentrer trop en détail, mais ce qu'on appelle le fingerprinting
06:58des radiofréquences,
07:01qui permet là aussi, éventuellement, de pouvoir, et j'allais dire heureusement, pouvoir retracer ce qui s'est passé.
07:07Alors, si on a des forces de police, Alexandra, au sein des manifestants,
07:12pour eux, c'est hyper facile, en fait, de récupérer les messages.
07:16Puisqu'il suffit d'être dans la boucle Bluetooth pour participer, finalement, à la conversation.
07:23Oui, c'est ce qu'ils faisaient déjà dans les communications classiques, aussi.
07:28Mais effectivement, c'est une manière...
07:29De toute façon, c'est ce qu'on disait, à partir du moment où il y a un réseau et
07:31où c'est ouvert,
07:31il y a toujours une manière d'y entrer et de récupérer les informations.
07:35Il y a aussi la localisation, parce qu'on parlait de l'identifiant,
07:38mais c'est la localisation qui est captée avec ces applications-là.
07:42C'est évidemment une réaction, aussi, à l'idée qu'a laissée entendre le gouvernement,
07:50puis même d'autres responsables politiques,
07:52qu'il s'agirait peut-être, maintenant, de fermer les réseaux sociaux
07:56lorsqu'il y a des manifestations importantes avec des risques d'émeute.
08:01Qu'est-ce que ça prouve ?
08:02Ça prouve que, finalement, ça ne va servir à rien si on bloque les grandes plateformes ?
08:07Ça prouve que l'homme a envie d'être libre et trouve toujours des moyens
08:11pour être libre de ces moyens de communication,
08:14qui est un besoin fondamental, pour ne pas dire un droit fondamental.
08:17Donc voilà, c'est ça que ça dit.
08:19Maintenant, il existe cette application, il en existera d'autres demain.
08:22Je veux dire, peu importe le moyen, en réalité,
08:25je pense qu'on ne supprimera pas la possibilité que les gens doivent avoir de communiquer.
08:30Oui.
08:31Il y a le droit constitutionnel, d'ailleurs.
08:32C'est ce que j'allais dire.
08:33Il y a une liberté de communiquer qui a été reconnue par le Conseil constitutionnel cet été,
08:36suite à la possibilité de suspendre les réseaux sociaux au moins de 15 ans.
08:40Il y a eu une décision du Conseil constitutionnel cet été
08:42qui a rappelé que c'est un droit constitutionnel pour les jeunes,
08:45mais aussi pour tout le monde, en fait, de communiquer.
08:47On parle de liberté de pensée, d'opinion, etc.
08:50Donc c'est très compliqué de restreindre ce droit aujourd'hui.
08:54Il y a aussi la question de si on ferme, si on interdit une technologie.
08:59Du coup, on va se déporter sur d'autres.
09:01Ça, c'est OK, le réflexe de survie et de liberté d'expression.
09:05Mais en fait, on va créer de nouveaux risques.
09:07Parce que, voilà, on est d'accord que Bitchat Mesh,
09:09c'est une messagerie potentiellement risquée à utiliser.
09:12Tout à fait, qui est récente.
09:14Il faudra, comme toujours, étudier les vulnérabilités que peut avoir le protocole,
09:18les applications, là où les applications, il y en aura probablement plusieurs.
09:22Et encore une fois, il y a des moyens de sécuriser de l'information.
09:25Et heureusement, qui nous permettent, nous, à nous autres,
09:28qui travaillons sur la cybersécurité, d'envoyer des messages protégés
09:32d'un point A à un point B pour de bonnes raisons, j'allais dire,
09:35vraiment pour des raisons tout à fait bienveillantes.
09:38Et il faut toujours rajouter de nouvelles applications, de nouveaux réseaux.
09:42Mais heureusement, on sait communiquer aujourd'hui,
09:44même par des messageries traditionnelles.
09:46Il y a beaucoup plus sûr comme type de messagerie, aujourd'hui,
09:50en matière de chiffrement, de protection, de sécurité, que Bitchat Mesh.
09:55Moi, ma réaction, c'est vraiment ça, c'est de me dire,
09:57finalement, quand on pense appliquer des mesures de rétorsion sur des plateformes,
10:04finalement, on va mettre en danger, parfois, le grand public,
10:07parce qu'il va être obligé d'utiliser des applications qui ne vont pas les protéger.
10:12Absolument.
10:12Bon, on passe à notre invité, parce qu'on a un invité spécial aujourd'hui.
10:17On reçoit David Carlier, qui est corps développeur de la fondation PHP,
10:21donc un des trois Français actifs dans cette fondation PHP,
10:25qui a vécu un moment difficile,
10:28puisqu'on a pu remesurer, en tout cas, toute l'importance de PHP et de la fondation.
10:35Ça s'est rappelé à notre bon souvenir à la suite de la divulgation de failles critiques,
10:40puisque ça a créé un moment de chaos sur le web,
10:42avec des sites qui ont préféré même fermer, plutôt que de rester exposés.
10:49Bonjour David, merci beaucoup d'être connecté avec nous.
10:52Bonjour à vous.
10:52Peut-être que vous pouvez nous rappeler en quelques mots le langage PHP, son importance,
10:58en quoi c'est une brique essentielle aujourd'hui sur le web,
11:00et comment fonctionne la fondation ?
11:02Le PHP, c'est un langage en réalité serveur,
11:05qui permet de créer des plateformes de commerce,
11:08notamment des sites internet d'entreprise.
11:11Et oui, justement, ces deux failles qui sont arrivées la semaine dernière
11:18ont permis de montrer indirectement à quel point PHP est important.
11:23Oui. Comment fonctionne la fondation ?
11:26Parlez-nous un peu de la fondation.
11:27Parce que je disais, vous êtes trois Français.
11:29Il y a combien de personnes au total qui travaillent, d'après vous ?
11:32Parce que j'imagine que c'est difficile à estimer précisément.
11:36Alors, il y a en gros une dizaine de personnes.
11:40Et il y a aussi, à côté de ça, une équipe sécurité,
11:44dont je ne fais pas partie.
11:45D'accord.
11:47Mais oui.
11:49Une dizaine de personnes.
11:50C'est ça.
11:51Oui.
11:51Une dizaine de personnes, donc, pour réagir à une faille critique,
11:57ce n'est pas suffisant, vous êtes d'accord ?
11:59Oui, tout à fait.
12:00Oui. Et alors, comment ça s'est passé ?
12:02Racontez-nous, vous, de l'intérieur,
12:04comment vous l'avez vécu ce moment-là, ce 21 octobre ?
12:06Dans le 20, deux failles ont été annoncées,
12:11deux failles critiques.
12:13Oui.
12:13Et très rapidement, l'équipe de sécurité a été capable de publier un décor actif le 21 octobre.
12:23Donc, la mise à disposition, toutes les explications nécessaires sur php.net,
12:30en fonction de la version qui tourne sur les serveurs de l'utilisateur.
12:39Et donc, oui, il y a tout ce qu'il faut pour réagir rapidement.
12:43Tout ce qu'il faut pour réagir rapidement, mais de votre côté, qu'est-ce que vous avez fait ?
12:48Moi, je ne fais pas partie de l'équipe de sécurité.
12:50Donc, vous avez observé ça de l'extérieur ?
12:53Oui, tout à fait.
12:54D'accord.
12:54Je ne peux pas parler en le rendant.
12:55Je ne peux pas parler en le rendant.
12:57D'accord.
12:57Ok, je comprends.
12:59Il y a une équipe de sécurité qui travaille sur ces sujets,
13:04mais c'est quand même votre travail aussi d'entretenir PHP,
13:09de le faire évoluer,
13:10et de le faire évoluer avec des mesures de sécurité.
13:14Quel défi, aujourd'hui, pose l'intelligence artificielle, typiquement, à la Fondation ?
13:20Comme toute chose, c'est une épée à double tranchant.
13:23Ça apporte des bonnes choses.
13:25Il y a des bugs critiques qui sont détectés beaucoup plus rapidement qu'auparavant.
13:29Oui.
13:30Mais aussi, les failles qui sont publiées trop rapidement,
13:36du fait que, pour des raisons pas forcément très responsables,
13:45ce qui a été le cas pour les deux failles,
13:48elles ont été publiées avant que les correctifs soient mis à disposition du grand public.
13:52Oui.
13:53Ça, vous avez suivi cette affaire de près chez Zeskeller, j'imagine ?
13:56Oui, absolument.
13:56Aujourd'hui, ce qu'on appelle le zéro des cloques,
13:59qui est le temps entre le moment où une faille est exploitée
14:02et le moment où elle est connue du vendor,
14:05pardon, de l'éditeur, et elle est corrigée,
14:07en fait, ce temps est négatif.
14:08C'est-à-dire qu'aujourd'hui, on exploite les failles
14:10avant même que l'éditeur ne la connaisse,
14:12et encore plus avant même qu'il n'ait publié un correctif,
14:15que les entreprises ensuite peuvent tester et ensuite déployer.
14:19Donc, vous imaginez le temps qu'il faut pour avoir des systèmes
14:22qui soient protégés contre une faille
14:23qui est déjà exploitée depuis quelques jours.
14:25Donc, ce temps, il est de moins 4 jours globalement aujourd'hui.
14:28Ce qui veut dire qu'en fait, alors, ce qu'il faut bien comprendre,
14:30c'est que quand vous développez un logiciel,
14:32il a forcément des failles.
14:33Vous ne pouvez pas attendre de n'avoir aucune faille,
14:35sinon vous attendriez une éternité.
14:37Donc, vous êtes obligés de le déployer
14:38et ensuite d'annoncer qu'il y a des correctifs
14:40et donc que les entreprises puissent les appliquer.
14:43Il va probablement falloir réfléchir à changer d'architecture,
14:46de moyens de se connecter à des serveurs,
14:48si on veut vraiment être protégé.
14:50Et c'est exactement en fait ce qu'on fait chez ZScaler,
14:53qui consiste à dire, on a une plateforme
14:55à laquelle vous vous connectez depuis l'extérieur.
14:57Les serveurs de l'intérieur se connectent à cette même plateforme
15:00et c'est cette plateforme qui va établir un pont
15:03entre l'extérieur et l'intérieur.
15:05À aucun moment, plus aucun moment,
15:06vous n'avez des flux entrant dans le réseau de l'entreprise.
15:09Et tant qu'on n'aura pas ce type de fonctionnement-là,
15:12qu'on peut comprendre comme étant un hall d'accueil
15:14avec des hôtesses qui prennent votre carte d'identité,
15:17qui vérifient que vous avez bien un rendez-vous avec une personne
15:19avant de vous laisser rentrer dans les bureaux de l'entreprise.
15:21Vous n'avez pas un bureau de l'entreprise
15:23qui est directement exposé à la rue.
15:25On imagine bien qu'aucune entreprise ne voudrait vivre comme ça.
15:27Et bien pourtant, il y a beaucoup d'entreprises
15:29qui sont sur ce schéma-là d'un point de vue informatique.
15:31David, une réaction sur ce que vous venez d'entendre
15:33et la manière dont ça peut s'appliquer à PHP.
15:37Parce qu'une grande partie du web repose sur ce langage.
15:42Est-ce qu'on aurait pu faire autrement
15:43pour éviter que ce soit la pagaille ?
15:49Ce genre de choses, c'est difficile de complètement éliminer
15:52ce genre de problème.
15:53Par contre, l'un des meilleurs moyens d'améliorer la situation dans l'avenir,
16:00c'est l'amélioration du financement de la fondation PHP, de PHP, du langage PHP.
16:07Pour embaucher plus de personnes, pour la sécurité notamment.
16:12Pour avoir des meilleures infrastructures.
16:16Parce que je ne vous ai pas demandé d'ailleurs,
16:18dans l'équipe sécurité, il y a combien de personnes ?
16:21Ça tourne, mais il y a à peu près 3-4 personnes peut-être.
16:27Ah oui, quand on voit l'importance que ça a pris dans le web mondial,
16:33c'est carrément insuffisant.
16:35Donc on a un sujet de financement de la fondation, ça c'est évident.
16:38Oui, tout à fait.
16:41Qu'est-ce que vous avez conseillé, NoSync,
16:44aux entreprises qui vous ont contacté en mode panique, j'imagine ?
16:47Oui, tout à fait.
16:47Quand c'est arrivé ?
16:48Des choses très basiques.
16:51Déjà, quand on n'est pas sûr, on ferme les systèmes.
16:53C'est la première chose, c'est la première mesure qu'on a.
16:55Alors ça fait toujours bizarre quand on se connecte sur un site
16:57et qu'on trouve porte close.
16:59Oui, c'est vrai.
16:59C'est la meilleure chose à faire, visiblement.
17:00C'est la meilleure chose à faire.
17:01Parce que la pire des choses, c'est de se connecter à un site
17:03et voir qu'il a été modifié,
17:04voire même qu'il a servi de porte d'intrusion
17:07à d'autres attaques.
17:09Donc le fermer, de rapidement...
17:11Là, en l'occurrence, il y avait des correctifs
17:12qui ont été publiés rapidement.
17:14Et comme le disait Olivier,
17:16c'est une course contre la montre.
17:18Dès lors qu'un correctif, une vulnérabilité est découverte,
17:20il faut rapidement la mettre en œuvre, en fait.
17:22Et c'est là où, dans les entreprises, ça peut mettre du temps.
17:25Parce qu'il y a des process, il y a des vérifications aussi.
17:27Il ne faut pas que le correctif soit contre-productif.
17:29Et donc, il faut vérifier.
17:31Mais ce délai entre la découverte et la mise en œuvre,
17:34nous, ce qu'on conseille, c'est d'aller très vite.
17:35Aussi, on conseille de se préparer à ce type de choses.
17:38Parce que ça réapparaîtra,
17:40que ce soit sur PHP ou d'autres langages.
17:42C'est ça qui est fou, c'est qu'à chaque fois,
17:43on redécouvre, on se dit,
17:44« Ah oui, c'est vrai, il y avait ça, c'est hyper important.
17:47Il faut qu'on pense à le protéger, à le patcher. »
17:50Exactement.
17:50La cybersécurité, c'est trois choses.
17:53La préparation, la réaction à l'instant quand il y a une attaque.
17:57Et puis ensuite, la résilience,
17:59c'est-à-dire le fait de rétablir correctement les choses après.
18:01On met beaucoup d'importance avec nos clients sur la préparation.
18:03Oui. Alexandra ?
18:05Oui, c'est totalement ce que tu dis.
18:07C'est qu'on sait que ça va recommencer.
18:09On le voit ces derniers temps que ça continue à commencer.
18:11Et nous, ce qu'on voit chez nos clients,
18:13c'est que maintenant, ils ont conscience
18:14que des failles existent dans les logiciels
18:16qu'ils intègrent à leurs propres logiciels.
18:18Parce qu'on a beaucoup de clients qui sont éditeurs.
18:19Et la question qui se pose, c'est
18:20qu'est-ce qui se passe en termes d'engagement, de responsabilité
18:23quand moi, je ferme boutique,
18:25je suspends mon service pour remédier à une faille.
18:28Est-ce que mes clients peuvent m'attaquer, etc.
18:30Donc, il va falloir revoir toute l'infrastructure,
18:32on parlait de l'infrastructure technique,
18:33mais aussi toute l'infrastructure contractuelle
18:35pour prévoir ces nouveaux cas aujourd'hui
18:37qui sont de plus en plus fréquents
18:38et se dire que quand il y a une suspension de service,
18:41qu'est-ce qui se passe ?
18:41Est-ce qu'on engage la responsabilité de l'éditeur ?
18:43Est-ce que le contrat prévoit ce genre de cas ?
18:45Est-ce qu'on peut dire que quand il y a une vulnérabilité,
18:47une faille, du coup, l'éditeur,
18:49sa responsabilité est limitée, etc.
18:51Donc, je pense vraiment qu'il faut bâtir
18:53les contrats informatiques différemment aujourd'hui
18:55en prenant en compte le fait que ça va arriver
18:57de plus en plus et que les suspensions
18:58vont sûrement arriver de plus en plus à l'avenir.
19:00Mais là, on a un problème, Maître ITNU,
19:03c'est qu'on est dans l'open source.
19:05Donc, la responsabilité, là, en l'occurrence,
19:08de la communauté Fondation PHP,
19:10elle n'est pas engageable.
19:11Non, mais du coup, ça sera plutôt
19:13la responsabilité de l'éditeur
19:14qui intègre ce langage-là
19:16dans son propre législateur et dans son code.
19:18Et donc, le contrat de l'éditeur...
19:21Mais on a des éditeurs...
19:23L'engagement de PHP, je suis d'accord avec vous
19:25que c'est très compliqué,
19:26même si je tiens à dire quand même
19:27que open source ne veut pas dire
19:28sans contrat et gratuit.
19:30Je rappelle qu'open source,
19:31il y a quand même toujours des licences
19:32qui sont associées à ces logiciels open source
19:34et qu'il faut toujours prendre le temps
19:36quand on intègre ce genre de langage
19:38de regarder les licences
19:39qui sont associées à cette open source-là.
19:41Vous vouliez réagir, Olivier ?
19:42Oui, peut-être juste un point,
19:43c'est de dire que PHP est utilisé
19:45par beaucoup d'outils
19:46qu'on appelle des outils
19:46de Content Management System,
19:48des CMS pour un grand nombre
19:50qui sont gratuits
19:50ou en tout cas peu chers.
19:51On peut suiter typiquement
19:52Drupal, Joomla et autres.
19:54Et qui étaient du coup utilisés
19:55par beaucoup, beaucoup d'entreprises
19:57soit qui ont des budgets restreints
19:59soit typiquement des entreprises publiques.
20:01Ce qui a aussi...
20:01Ou des petits commerçants
20:02qui ont créé leurs pages
20:03sur WordPress, sur Drupal.
20:04Et donc, être conscient au minimum,
20:06savoir que vous utilisez des technologies
20:08à beaucoup d'endroits
20:09de votre système d'information
20:10et que si elles sont vulnérables,
20:11elles vont introduire
20:12un risque majeur pour vous.
20:14Déjà, en être conscient
20:14et effectivement, référencer
20:16quand vous avez des fournisseurs,
20:17référencer les fournisseurs
20:19qui vous donnent des logiciels
20:21et vous permettent
20:22de fonctionner tous les jours
20:23et savoir que s'ils sont défaillants,
20:25vous avez un réel problème.
20:26C'est ce qu'on appelle
20:26le TPRM,
20:27Third Party Risk Management
20:28dans les entreprises.
20:29C'est absolument fondamental.
20:31Ça fait combien de temps,
20:32David Carlier,
20:33que vous êtes actif
20:34dans la fondation PHP ?
20:38Depuis 2024.
20:39D'accord.
20:40Et vous voyez les choses évoluer,
20:43bouger, justement,
20:44les questions de responsabilité
20:45qui se posent,
20:46la réaction de toute la communauté
20:49du web face à ces failles.
20:51Est-ce que vous avez vu des choses
20:52bouger dans la fondation ?
20:53On a eu des conséquences positives
20:55dans le sens où
20:56on avait beaucoup plus de personnes
20:58vouant contribuer à PHP
20:59pour améliorer,
21:01surtout pour fixer les bugs.
21:02Ah, super !
21:03Particulaires.
21:03Y compris de la part de Français ?
21:08Oui, tout, tout, partout.
21:11Vous ne serez plus que trois,
21:11donc, prochainement, alors ?
21:14On verra.
21:16C'est la fondation de réponse
21:18sur ce sujet.
21:19D'accord.
21:19Parce que ça marche comment
21:21quand on veut participer,
21:23justement,
21:24à devenir un membre actif ?
21:27Alors, on peut tout à fait
21:28être un membre de PHP
21:29sans être membre de PHP Fondation.
21:31C'est deux choses bien différentes.
21:32Ok.
21:33Il suffit de contribuer suffisamment
21:35et pendant un certain temps
21:37et à un moment donné,
21:38on peut devenir membre.
21:40Certains le sont devenus déjà
21:41au bout de quelques semaines.
21:44D'accord.
21:45Et vous, vous contribuez alors
21:46à quelle mesure,
21:47à quelle vitesse,
21:48à quelle proportion ?
21:52Quelques dizaines d'heures par mois.
21:54D'accord.
21:55Très bien.
21:56Écoutez, merci.
21:56Continuez comme ça.
21:57On a besoin, visiblement,
21:59que vous continuez à contribuer.
22:01Merci beaucoup, David Carlier,
22:02d'avoir témoigné dans le grand débrief
22:04de Smartech.
22:06A très bientôt.
22:07Je rappelle que David Carlier
22:08est corps développeur
22:09de la Fondation PHP.
22:11On passe à notre revue de presse.
22:12On va sortir nos cartons rouges,
22:14nos cartons verts, cette fois.
22:15Donc, on a sur X,
22:18le réseau social X,
22:20un poste de l'Annecy
22:22qui nous dit que depuis plusieurs mois,
22:24l'agence fait état de nombreux signalements
22:26relatifs au ciblage du secteur
22:28de la production d'énergie renouvelable
22:30et de la gestion de l'eau.
22:33Alors, carton rouge,
22:34vous nous dites,
22:35bon, là, on se joue à se faire peur,
22:37mais alerter, ça ne sert pas à grand-chose.
22:40Ou alors, vous dites carton vert,
22:42bravo, l'Annecy,
22:43c'est très important de communiquer là-dessus.
22:47Et vous mettez votre carton
22:48bien devant votre micro,
22:49et donc, on est tous d'accord,
22:51c'est important.
22:52Ça sert à quelque chose
22:53de faire ce genre de publication,
22:54selon vous, Alexandra ?
22:56On espère que ça va peut-être
22:58faire bouger la loi de transposition
22:59de la directive NIS2.
23:01Parce que ces services-là,
23:03ils font partie des entités
23:04hautement à haut risque
23:05de l'annexe 1 de la directive NIS2,
23:07qui, je rappelle,
23:09visent toutes les entités essentielles
23:10pour le fonctionnement de la nation,
23:12l'État,
23:12donc l'eau, l'énergie, etc.
23:14Si on suspend ces choses-là,
23:16c'est la catastrophe.
23:17Et on l'a vu avec les frigos
23:18à petite échelle,
23:19ce qui a pu se passer.
23:20Aujourd'hui,
23:21si on arrive à attaquer
23:22le réseau d'eau,
23:24c'est vraiment très compliqué.
23:25Donc, on voit qu'aujourd'hui,
23:26les cyberattaques
23:27ne restent pas que dans le monde virtuel,
23:29atteignent le monde physique.
23:30Et donc, on se demande vraiment
23:31qu'est-ce qu'attend le législateur
23:32aujourd'hui
23:32pour transposer cette loi-là.
23:33C'est pour ça que je me suis dit,
23:34vous allez peut-être nous mettre
23:35un carton rouge,
23:36parce que, ok,
23:37faire des posts sur Twitter,
23:38c'est bien,
23:40mais quand est-ce
23:41qu'on transpose Nice 2 ?
23:42Et alors,
23:42j'ai quand même une question,
23:43encore, excusez-moi messieurs,
23:44je vous fais patienter,
23:45mais Alexandra,
23:46il y a déjà un Nice 1
23:47qui existe quand même.
23:48Oui, pour les OIV, etc.
23:50Donc, il est quand même
23:51plus restreint,
23:52ça atteint beaucoup moins
23:53d'entreprises.
23:53Oui, mais là,
23:53quand on parle
23:54de la pollution d'énergie
23:55et de l'eau,
23:56oui, bien sûr, bien sûr.
23:57Mais sur l'OIV, déjà.
23:58Je suis d'accord,
23:59sauf que ces gens-là,
24:00ils ont des sous-traitants
24:01et qu'en fait,
24:02Nice 2 est beaucoup plus large
24:04que Nice 1
24:05sur la chaîne de sous-traitance
24:07et les mesures de sécurité.
24:08Le réseau en lui-même,
24:09je ne sais pas
24:10si c'est vraiment
24:10ce qui est problématique.
24:11Aujourd'hui,
24:11ce qui est problématique,
24:12c'est qu'il est ouvert,
24:13qu'il fait appel
24:13à beaucoup de sous-traitants,
24:14peut-être à de l'IA,
24:15je ne vais pas m'avancer sur ça.
24:17Et c'est ça
24:17qui peut être un danger aujourd'hui
24:19et c'est ces gens-là
24:19qu'il faut surveiller,
24:21réglementer et sécuriser au maximum.
24:23Alors,
24:23ce qu'on apprend quand même,
24:24c'est que pour l'instant,
24:25le niveau de technicité
24:27des acteurs activistes
24:29semble d'un niveau faible,
24:30d'après l'ANSI.
24:32Et puis,
24:32on a des conséquences
24:34pour l'instant
24:35qui sont maîtrisées,
24:36mais on se dit
24:37que ça n'a pas forcément
24:37duré comme ça.
24:39Moi, j'ai bien carton vert
24:40parce que c'est toujours bien
24:42d'alerter
24:43et ça marche
24:44puisque, regardez,
24:45on en parle aujourd'hui
24:46dans l'émission.
24:47Donc, on en parle
24:47et c'est un sujet
24:48de la sécurité des biens
24:51et de la distribution
24:52des biens fondamentaux.
24:53C'est un sujet
24:54qui doit être débattu
24:55dans le débat public.
24:56C'est le premier point.
24:57Je tiens à rassurer
24:58les personnes qui nous écoutent,
25:00les OIV,
25:01opérateurs d'importance vitale
25:03et notamment ceux
25:03qui distribuent l'eau,
25:04l'électricité,
25:05bref,
25:05toutes les commodités,
25:07on va dire,
25:08et toutes les énergies
25:10dont on a besoin,
25:11ce sont des opérateurs sérieux
25:12qui protègent bien
25:12leur infrastructure.
25:14Ce n'est jamais parfait,
25:15mais ce sont des personnes
25:16qui sont très sérieuses
25:17et qui engagent
25:17beaucoup de moyens.
25:18Après,
25:19évidemment,
25:20sur la réglementation
25:21puisque vous parliez
25:22de Nice V2,
25:22il y a toujours un retard
25:23par rapport
25:24à la réalité du terrain.
25:25Donc oui,
25:26c'est ça,
25:26il faut l'accélérer.
25:27Maintenant,
25:27ce n'est pas de la responsabilité
25:28de l'Annecy.
25:28L'Annecy fait ce qu'elle doit faire,
25:30elle alerte,
25:31elle dirige en fait
25:33les moyens,
25:33elle essaye d'alerter
25:34l'opinion publique.
25:35Bien sûr,
25:36elle alerte aussi
25:36les opérateurs,
25:38d'énergie en l'occurrence,
25:39et ça,
25:40elle le fait très très bien.
25:40Et quand il y a un incident,
25:42ce qui n'est pas le cas aujourd'hui,
25:43c'est juste des alertes,
25:44elle aide aussi
25:44les opérateurs
25:45d'intérêts vitaux
25:46à se corriger
25:47et à sortir des crises.
25:53Je pense qu'il y a
25:54un carton vert,
25:55effectivement,
25:55à la communication,
25:56un carton rouge
25:57à un certain nombre
25:58d'actions,
25:59d'opérations,
26:00des gens qui maintenaient
26:00les systèmes
26:01et typiquement l'accès
26:02à distance
26:03à cette interface
26:04de management,
26:05de gestion des frigos.
26:07Ils avaient,
26:08pour donner quelques exemples,
26:09et ça,
26:10je pense qu'il faut vraiment
26:10le dénoncer,
26:11et là,
26:11c'est un vrai carton rouge,
26:12le mot de passe
26:13qui permettait d'accéder
26:14était la date du jour.
26:15Donc déjà,
26:16quand on comprend
26:16qu'une date...
26:17ça change tous les jours.
26:18Du coup,
26:18il change tous les jours,
26:19effectivement.
26:19Mais quand on comprend
26:20qu'un mot de passe
26:20n'est pas une date,
26:22on a déjà gagné
26:23quelque chose en maturité.
26:24L'autre point,
26:25encore une fois,
26:26ce que je disais tout à l'heure,
26:27où on expose,
26:28en fait,
26:28un service à tout Internet
26:30et on permet des flux
26:31entrant vers une interface
26:32qui est une interface
26:33de management,
26:34on est à la frontière
26:34de deux mondes,
26:35le monde de l'informatique
26:36et le monde des frigoristes,
26:38où on pourrait prendre
26:38plein d'autres exemples,
26:40gestion de l'eau,
26:41de l'électricité,
26:42etc.
26:42Il va falloir qu'effectivement,
26:44on comprenne
26:44qu'il y a des actions
26:45qui ne doivent plus exister,
26:46qu'on ne peut plus exposer
26:47comme ça
26:48un service critique
26:49sur Internet,
26:50qu'il ne peut pas
26:50y avoir un mot de passe
26:51aussi trivial,
26:52qu'il ne peut pas non plus
26:53y avoir des équipements
26:55qui ne sont pas managés.
26:57Je vais donner un exemple.
26:58Pourquoi est-ce qu'on n'a pas
26:59détecté dans l'ensemble
27:00de ces hypermarchés
27:02que vous aviez
27:0310 frigos en même temps
27:05qui passaient en mode
27:07defreeze,
27:07des gels ?
27:11C'est quand même anormal.
27:12On ne peut pas imaginer
27:14dans un hypermarché
27:14que tous les frigos
27:15au même moment
27:16passent en mode
27:16dégel,
27:17ça ne devrait jamais arriver.
27:18Donc il devrait y avoir
27:19une alerte quelque part
27:20sur un événement suspicieux
27:21qui aurait dû donner lieu
27:22à une action d'investigation.
27:24Tout ça,
27:24ça n'existe pas
27:25parce qu'on se dit
27:26que soit ça n'est jamais arrivé,
27:28soit personne ne saura
27:29que cette machine
27:30est joignable
27:30à un endroit du réseau.
27:32C'est le problème
27:33de tous ces objets
27:35du quotidien,
27:36ces objets industriels
27:37qui n'ont pas été conçus
27:39avec une sécurité
27:40par défaut
27:42et qui aujourd'hui
27:42sont connectés
27:43que ce soit
27:44pour de la maintenance
27:45ou que ce soit
27:45pour régler
27:46de la température.
27:47Et que l'on n'ose plus
27:48toucher une fois
27:49qu'ils ont été installés,
27:50on n'ose plus faire
27:50des mises à jour
27:51de ce qu'on appelle
27:52le firmware,
27:52donc le logiciel intégré
27:54à ces frigos,
27:55on n'ose plus changer
27:55le mot de passe non plus
27:56alors sauf effectivement
27:57pour mettre une date du jour
27:58comme ça on est tranquille
27:59mais non,
28:00il faut effectivement
28:01réaliser un certain nombre
28:02d'actions sur ces équipements
28:03qui dorénavant
28:03ce qu'on appelle
28:04l'internet des objets
28:05c'est l'internet
28:06des objets
28:07c'est connecté
28:07à nos réseaux
28:08donc il faut le sécuriser
28:09comme le reste
28:10de toutes les machines
28:10qu'on connecte au réseau.
28:12Alexandra ?
28:12Si je peux ajouter quelque chose
28:13c'est le but
28:14du Cyber Resilience Act
28:15du CRA
28:16qui a commencé
28:17à entrer en application
28:18en septembre 2026
28:19dont les dispositions
28:20ne sont pas toutes
28:20entrées en application
28:21mais c'est vraiment justement
28:22de sécuriser
28:23ces objets connectés
28:23avec des obligations
28:24de veille
28:25et d'alerte
28:26en cas de vulnérabilité
28:27sous 24 heures
28:27on voit qu'il y a
28:29des choses
28:29qui sont mises en place
28:31justement
28:31parce qu'on a pris conscience
28:32du risque
28:33que peuvent présenter aujourd'hui
28:34ces objets connectés.
28:35Je rappelle toujours
28:36qu'il y a quand même
28:36l'exception sur les dispositifs
28:38biomédicaux
28:39qui a une réglementation
28:40à part
28:41voilà
28:42j'ai fait une petite enquête
28:43là-dessus
28:43c'est assez surprenant
28:44mais il y a effectivement
28:45cette difficulté
28:47de
28:47parfois on n'a pas le droit
28:48de mettre un antivirus
28:50sur ces machines
28:51l'échanger
28:52ça coûte très cher
28:53les mises à jour
28:54ça coûte une fortune
28:55parce qu'il faut repasser
28:56par le dispositif
28:57du marquage CE
28:58enfin c'est un enfer
28:58moi j'ai quand même
28:59mis un carton vert
29:02malgré tout ce que je dis
29:03parce que
29:04moi je trouve qu'au contraire
29:05on ne crie pas souvent
29:06assez au loup
29:07et j'aimerais que
29:08l'agence nationale
29:09de sécurité
29:10des systèmes d'information
29:10en France
29:11communique davantage
29:13moi je voudrais qu'elle
29:14vienne ici en plateau
29:15pratiquement toutes les semaines
29:16non mais c'est vrai
29:17il faut communiquer
29:18il faut dire
29:19où ça fait mal
29:20où ça se passe mal
29:21où est-ce qu'on n'a pas
29:22les bonnes pratiques
29:23il y a une sorte de
29:24chape de plomb
29:25qui reste comme ça
29:26importante en France
29:26je suis pas trop d'accord avec toi
29:27je trouve que le directeur
29:28de l'ANSI
29:28communique beaucoup
29:29ces derniers temps sur ça
29:30il est un peu obligé
29:31mais il est très alarmiste
29:34aussi en ce moment
29:35il nous dit que l'hiver
29:35n'est pas encore passé
29:37donc je trouve que lui
29:38en tout cas personnellement
29:39ces derniers temps
29:40il mouille un peu plus
29:41la chemise qu'avant
29:42en tout cas sur ces sujets
29:43il y a eu de panique
29:44il y a eu quand même
29:45la panique au sein de l'état
29:46avec la fuite
29:47de la direction générale
29:49des finances
29:51qui a été attaquée
29:52on s'est aperçu
29:53qu'il n'y avait même pas
29:54la double authentification
29:55donc là il est obligé
29:56de se faire un peu
29:57amende honorable
29:58en disant
29:58il faut reprendre
29:59les bonnes pratiques
30:00il faut se reposer
30:01les bonnes questions
30:01ils sont obligés
30:02de communiquer
30:03mais allez-y encore plus
30:05il faut dire
30:06où ça n'avance pas
30:07toujours pas
30:07tout à fait
30:08et je pense qu'il y a encore
30:09quelque chose de supplémentaire
30:11qui devrait être fait en France
30:12c'est qu'on réalise tous
30:12en tant que citoyen
30:13qu'on a chacun
30:15des actions à mener
30:16je vais vous donner un exemple
30:16avoir un coffre-fort
30:17de mot de passe
30:18sur sa machine
30:19ne plus jamais avoir
30:20le même mot de passe
30:21sur tous les sites web
30:21avoir une gestion
30:22donc de l'identité
30:24et des accès
30:25qu'on donne
30:26à nos machines
30:27et autres
30:27c'est quelque chose
30:28que tout citoyen peut faire
30:29même chez lui
30:29à la maison
30:30même sur
30:30on va avoir bientôt
30:32des frigidaires connectés
30:33moi je suis déjà en panique
30:34parce que
30:35moi j'ai un gestionnaire
30:36de mot de passe
30:37mais qui est aussi
30:38accessible à distance
30:40oui
30:40du coup c'est beaucoup
30:41moins sécurisé
30:42si vous avez du double facteur
30:43avec votre mot de passe
30:44qui est un bon mot de passe
30:46vous êtes sécurisé
30:48beaucoup plus
30:49qu'avec un mot de passe
30:50trivial
30:50c'est certain
30:51merci de me rassurer
30:52allez on passe au Figaro
30:53qui titre
30:54le gouvernement
30:55veut pouvoir bloquer
30:56les réseaux sociaux
30:56s'il ne supprime pas
30:57les contenus
30:58appelant à l'insurrection
30:59donc il y a un amendement
31:00à la loi
31:01entre guillemets
31:02Castor-Payer
31:04examiné au Sénat
31:05qui veut imposer
31:06aux plateformes
31:07de retirer dans l'heure
31:08les publications
31:09qui appellent
31:09à un attentat
31:10à l'insurrection
31:11ou à l'armement
31:12contre l'état
31:13ou une partie
31:14de la population
31:15sous peine sinon
31:16d'être bloqué
31:17ou déréférencé
31:18alors vert
31:19vous êtes pour
31:20contre
31:20rouge
31:21vous êtes contre
31:24on est tous pour
31:26ok
31:27très bien
31:28alors je veux savoir
31:29pourquoi on est pour
31:30parce que juste avant
31:31on disait quand même
31:32qu'on était contre l'idée
31:33de fermer les réseaux sociaux
31:35alors là on parle pas
31:36de fermer les réseaux sociaux
31:38on est vraiment
31:38sur une suspension
31:39de contenu
31:39et un contenu
31:40qui est spécifique
31:42je suis pour
31:42mais j'ai quand même
31:43peu
31:43je suis un peu pessimiste
31:45quand même
31:45sur la mesure
31:45de cette disposition
31:46de bloquer
31:46les réseaux sociaux
31:48alors
31:48s'ils ne suppriment pas
31:50les contenus problématiques
31:52oui
31:52on parle de bloquer
31:53les réseaux sociaux
31:53oui
31:54ça serait en seconde étape
31:55mais effectivement
31:56mais de toute façon
31:57je suis très pessimiste
31:58je crois pas vraiment
31:59que ça passera
32:00ça est pensé à la loi Avia
32:01et à la question
32:02du conseil consignel
32:03en 2020
32:05sur la haine en ligne
32:06qui proposait
32:07un peu la même chose
32:07de suspendre
32:08sous une heure
32:10ce genre de contenu
32:11et ça a été supprimé
32:14par le conseil constitutionnel
32:15ça a été considéré
32:16comme étant
32:17inconstitutionnel
32:17mais est-ce que les choses
32:18n'ont pas bougé
32:19quand même dans la société
32:20là-dessus ?
32:21bah
32:22sincèrement
32:22je pense pas
32:23quand on voit encore
32:24cet été
32:25ce qui s'est passé
32:25avec l'interdiction
32:26des réseaux sociaux
32:27aux mineurs
32:27de moins de 15 ans
32:28et encore une fois
32:29la position du conseil constitutionnel
32:30quand je vois
32:31ce qui s'est passé
32:32en Nouvelle-Calédonie
32:33vous savez
32:33on a suspendu
32:34les réseaux sociaux
32:34là-bas
32:35il y a eu un arrêt
32:36du conseil d'état
32:37qui a invalidé
32:38cette action-là
32:39en disant
32:40qu'il fallait
32:40une durée limitée
32:41qu'il fallait
32:42que ce soit
32:42un trouble
32:43à l'ordre public avéré
32:44et troisième condition
32:45qu'il fallait
32:45qu'il n'y ait pas
32:45d'autres alternatives
32:47donc
32:48on voit quand même
32:49qu'en tout cas
32:49le législateur
32:50le conseil constitutionnel
32:51et le conseil d'état
32:52sont très frileux
32:53à permettre
32:54à un gouvernement
32:55de mettre en place
32:56ce genre de pratiques
32:56aujourd'hui
32:57même si c'est
32:58dans un second temps
32:59même si c'est
33:00je pense que c'est
33:01le côté
33:02pas de juge en amont
33:03qui fait peur
33:04dans ce genre
33:04de dispositif
33:05c'est qu'on bloque
33:06et ensuite
33:07on irait voir un juge
33:08et je pense que
33:09c'est ça qui fait peur
33:09c'est vrai que ça est
33:10pensé un peu
33:10au régime totalitaire
33:12il n'y a pas
33:12de contre-pouvoir
33:13ou de vérification
33:14même si on parle
33:15de personnes qualifiées
33:17qui vérifieraient
33:17en amont
33:18ce dispositif
33:19mais ce n'est pas un juge
33:20donc je pense que
33:21c'est ça qui peut
33:21rendre frileux
33:22le législateur
33:22oui
33:24pardon
33:24allez
33:25nos signes
33:25vers tout ce qui
33:26consiste à donner
33:28des moyens
33:29à une administration
33:31de bloquer
33:32et de donner
33:32de la responsabilité
33:33aux plateformes
33:34parce que c'est ça
33:35dont on parle
33:35moi je suis pour
33:36je suis pour
33:37les plateformes
33:38ne sont jamais inquiétées
33:39quand il y a
33:39des propos
33:41qui sont répréhensibles
33:42qui sont diffusés
33:42sur leur plateforme
33:43elles se dédouanent
33:44en disant
33:44ce n'est pas de leur responsabilité
33:45c'est celle de ceux
33:46qui écrivent
33:47moi je considère
33:47que c'est de leur responsabilité
33:48et donc
33:49tout ce qui consiste
33:50à donner des moyens
33:51pour leur mettre
33:52face à leur responsabilité
33:54je suis pour
33:54très bien
33:55j'aurais pu
33:57éventuellement
33:57mettre les deux couleurs
33:58en même temps
33:58la première c'est que
33:59je ne sais pas si ça existe
34:01mais la première
34:02c'est qu'effectivement
34:02je pense qu'il faut
34:03les responsabiliser
34:03et leur dire
34:04qu'ils ne transportent pas
34:05n'importe quelle information
34:06et qu'elle a un impact
34:07sur le terrain
34:07et je pense que c'est bien
34:08de les responsabiliser
34:09là où je suis un peu plus mitigé
34:10c'est de dire
34:11je ne sais pas ce qu'on appelle
34:12un réseau social aujourd'hui
34:13je pense que la définition
34:14a la tendance à devenir
34:15de plus en plus floue
34:15je pense que tout ce qui consiste
34:17à interdire
34:17et dans ma vie
34:18j'ai été RSSI
34:19responsable de la sécurité
34:20et de ces informations
34:20tout ce qui concerne
34:21l'interdiction
34:22est probablement un dernier recours
34:24mais jamais le meilleur
34:25et donc
34:25je me méfie toujours
34:27de cette partie là
34:27et je pense qu'il vaut
34:28beaucoup mieux éduquer
34:29sensibiliser
34:30encore une fois
34:31influencer nos jeunes
34:32et pas que les jeunes
34:33d'ailleurs
34:34à ne pas faire n'importe quoi
34:35ne pas dire n'importe quoi
34:36ne pas transmettre n'importe quoi
34:38parce que effectivement
34:38ça a des conséquences
34:39plutôt que d'essayer
34:40effectivement d'interdire
34:41le média lui-même
34:42là le sujet
34:43parce que moi j'ai mis
34:44un carton vert
34:44alors que je suis contre
34:45l'interdiction
34:46mais j'ai mis un carton vert
34:47parce que pour moi
34:48ce qui est intéressant
34:49c'est effectivement
34:50de dire que
34:51la coopération
34:52entre les plateformes
34:54et les services de justice
34:55en France
34:55n'est pas négociable
34:56voilà
34:57c'est pas négociable
34:59ils doivent coopérer
35:00et pour l'instant
35:01ils traînent des pieds
35:02ça c'est pas normal
35:03donc à un moment
35:04il faut avoir une menace
35:05qui tienne la route en face
35:06je pense qu'il faut repenser
35:07le statut d'hébergeur
35:08c'est ce que tu disais un peu
35:09en disant qu'ils ont leur responsabilité
35:10eux ils disent qu'ils sont
35:11un intermédiaire
35:12juste un canal
35:13or aujourd'hui c'est pas vrai
35:14même un hébergeur
35:15si on lui signale
35:15un contenu problématique
35:16il est censé s'exécuter
35:18et là aujourd'hui
35:19il s'exécute
35:20mais trop tardivement
35:20on leur dit
35:21dans l'heure
35:21et d'où ce qu'on disait
35:23tout à l'heure aussi
35:23si on redirige les jeunes
35:24vers effectivement
35:25des canaux bluetooth
35:27ou autre
35:27pour justement éviter
35:28ce type d'interdiction
35:29et pouvoir néanmoins
35:30transmettre de l'information
35:31on va avoir
35:32finalement des placiers
35:33on crée des nouveaux risques aussi
35:34allez on finit avec
35:35Sud-Ouest
35:36qui nous parle de
35:37Globus
35:38ou Globus
35:38je sais pas comment
35:39on le prononce
35:40un faunet derrière lequel
35:41la Russie restructure
35:42ses opérations d'influence
35:43en Afrique
35:44selon Viginum
35:45donc l'agence française
35:46chargée de lutter
35:47contre les ingérences
35:49numériques
35:50les ingérences étrangères
35:52qui nous apprend
35:53donc que
35:53ce groupe
35:55sert de façade
35:57donc aux opérations russes
35:58en délivrant
35:59notamment des narratifs
36:00anti-français
36:02Jean-Noël Barraud
36:03dit qu'il va demander
36:03des sanctions
36:05voilà
36:06parce qu'il s'agit là
36:07de vraiment
36:08d'agir sur
36:09des opinions publiques
36:11sur des états souverains
36:12qui vont contre
36:13les intérêts
36:14de la France
36:15alors carton rouge
36:16carton vert
36:17vous allez me dire
36:18si la France réagit
36:19suffisamment
36:20selon vous
36:20face à ces opérations
36:22d'ingérence
36:25c'est difficile
36:26c'est très très difficile
36:29oui allez
36:30je vais dire vert
36:30il n'y a qu'un rouge ici
36:32alors on donne la parole
36:33au rouge
36:34pourquoi
36:34je pense que
36:35je pense qu'effectivement
36:36on devrait développer
36:37davantage notre défense
36:38plutôt que de simplement
36:39réagir
36:40enfin simplement
36:42pas si simplement que ça
36:42mais plutôt que de réagir
36:44et d'essayer de contrer
36:45une attaque
36:46on devrait davantage
36:46se défendre
36:47et on devrait même
36:48être beaucoup plus offensif
36:50être offensif
36:50afficher une posture
36:51beaucoup plus offensive
36:53pour justement dissuader
36:54d'accord
36:55je pense que là
36:55on n'est pas
36:56je suis désolée
36:57on s'arrête là
36:58être plus offensif
36:59Alexandra
36:59juste dire qu'il y a un arsenal
37:00législatif qui existe
37:01aujourd'hui
37:02il y a une loi de 2024
37:04c'était plus pour la transparence
37:05du loaming
37:05mais contre les ingérences
37:06et il y a un projet de loi
37:08qui a été adopté par le Sénat
37:09le 20 octobre 2026
37:10contre les ingérences
37:11qui porterait atteinte
37:12à la vie démocratique
37:13et dans une de ces dispositions
37:15il y a une procédure de référé
37:16qui est mise en place
37:17pour supprimer
37:18pour suspendre tout contenu
37:20qui porterait atteinte
37:20à la nation
37:22trouble à l'heure publique
37:23etc.
37:23sous 48 heures
37:24alors là ça va passer
37:25dans l'Assemblée nationale
37:25on retourne
37:26sur le fameux débat
37:28de la suspension
37:29de contenu etc.
37:30en tout cas
37:30il y a une loi
37:31qui va dans ce sens là
37:32et on voit que l'État
37:33en tout cas essaye de
37:34tant bien que mal
37:35et c'est pas de l'offensive
37:36mais de contrer
37:37ce genre de contenu
37:37aujourd'hui
37:38rapidement
37:39vers oui mais
37:41oui pour le travail
37:43d'information
37:44et de pédagogie
37:44de Viginium
37:46mais avec des bémols
37:47deux pour
37:48complètement aller au bout
37:49il faut aussi éduquer
37:50la population
37:51à se protéger
37:52de la guerre informationnelle
37:54c'est comme ça
37:54qu'on l'appelle
37:55premièrement
37:56deuxièmement
37:57je suis pas pour l'offensive
37:58mais je suis pour la contre-offensive
37:59c'est à dire qu'il faut savoir
38:00démonter la désinformation
38:02en la réhabilitant
38:03ça c'est cher
38:04ça coûte très cher
38:05mais c'est la seule voie
38:07qui permet de faire prendre conscience
38:08que tout ce que l'on dit
38:09n'est pas vrai
38:10oui parce que c'est un travail d'usure
38:11des deux côtés
38:12en fait qu'il faut engager
38:13exactement
38:13moi j'ai mis un carton vert
38:14quand même
38:15parce que oui
38:15on a Viginium
38:16on a French Response
38:17aussi justement
38:18qui répond
38:18qui démonte
38:20la désinformation
38:20et puis on a le parquet J3
38:23voilà avec Johanna Brousse
38:24qui nous raconte
38:25sa vie de cyber combattante
38:26donc il se passe quand même des choses
38:28allez c'est le moment
38:28d'accueillir notre jeune pouce
38:30vous allez voir
38:31il se passe des choses
38:31justement dans les quartiers
38:32vous allez découvrir
38:33un nouveau visage de la tech
38:41Jolanoza nous a rejoint
38:42bonjour
38:43vous êtes le cofondateur
38:44de Ma Ranta
38:46qui est une start-up
38:47accompagnée par l'association
38:48DiversiDays
38:48c'est comme ça qu'on vous a repéré
38:51DiversiDays
38:51qui oeuvre pour la diversité
38:53dans la tech
38:53pour faire émerger des talents
38:54qu'on ne voit pas beaucoup
38:55qui sont sous-représentés
38:57voire discriminés
38:58dans les métiers du numérique
38:59vous vous êtes passé par le programme
39:02Future Makers
39:03Future Makers
39:04Future Makers
39:04c'est ça
39:05donc c'est un programme d'accélération
39:07pour les personnes dans les quartiers
39:09c'est plus difficile
39:10quand on vient d'un quartier
39:11de lancer sa start-up
39:12oui exactement
39:13pourquoi c'est plus difficile ?
39:15on va dire que
39:16on a
39:17globalement
39:18sur le secteur
39:19on a moins d'accès
39:20et nous on avait mis
39:21notre siège social
39:22à Montpellier
39:23donc
39:25sur le secteur
39:27de Selle-Neuve
39:28et
39:29au vu de notre siège social
39:30effectivement
39:31on a été repéré
39:31pour venir participer
39:33moins d'accès à quoi ?
39:34vous avez moins d'accès à quoi ?
39:35sur le secteur
39:36par rapport au
39:37vous voulez dire
39:38par rapport à l'entrepreneuriat ?
39:39oui
39:39non mais pourquoi
39:40c'est plus difficile
39:40vous me dites
39:41j'ai moins d'accès
39:42sur le secteur ?
39:42ok non non
39:43c'est pas sur cette difficulté là
39:44je parlais de l'entrepreneuriat
39:45en général
39:46pour nous on n'a pas
39:46de difficulté particulière
39:48à être sur
39:49ce qu'ils ont appelé
39:50les secteurs défavorisés
39:53après le programme
39:54nous aide beaucoup
39:55notamment sur la structuration
39:56d'une entreprise
39:57mais comme ça pourrait être le cas
39:58pour toute société
40:00qui serait dans d'autres secteurs
40:01j'ai pas été claire dans ma question
40:01je me demandais
40:02si c'était plus difficile
40:03oui
40:03pour vous
40:04aujourd'hui
40:05de vous lancer dans une entreprise
40:07individuelle
40:08alors vous le faites avec votre frère
40:09c'est ça
40:09exactement en association
40:10parce que vous venez d'un quartier
40:12est-ce que c'est vraiment plus difficile
40:14ou est-ce qu'on a accès
40:16justement vous dites
40:16on n'a pas d'accès
40:17mais pas d'accès à quoi ?
40:18moins de réseau
40:19j'imagine ?
40:20bah oui
40:20on n'a pas de réseau
40:22on va dire
40:24familial ou autre
40:25à la base
40:26puisqu'on est
40:26on va dire
40:27comme on donne à l'expression
40:28on s'est fait tout seul
40:29on a avancé en famille
40:31sur le sujet
40:33et on va pas avoir accès
40:34par exemple
40:35à des stratégies entrepreneuriales
40:38de comment on structure
40:40effectivement une entreprise
40:41donc le programme
40:42vient nous aider
40:42dans ce sens
40:44et moi j'avais fait
40:45Montpellier Business School
40:46juste avant
40:47donc on était aussi
40:48sur cet axe là
40:50où on vient effectivement
40:51aider les personnes
40:52qui n'ont pas forcément
40:54le réseau
40:55et qu'est-ce qui vous a donné envie
40:57en quoi consiste Marenta
40:59alors ?
40:59oui Marenta
41:00c'est quoi le moteur ?
41:02oui en fait
41:02pour la petite histoire
41:03le point de départ
41:04c'est qu'on a réalisé
41:06du coup avec mon frère
41:07un investissement
41:08en 2021
41:09à la base
41:10ça part toujours de ça
41:11c'est-à-dire
41:11une aventure
41:12effectivement
41:13sur personnel
41:15on a découvert
41:16effectivement
41:17le monde de l'immobilier
41:17l'immobilier locatif
41:19plus précisément
41:20on a enchaîné
41:21les investissements
41:23et c'est là
41:23qu'est née Marenta
41:25où on a créé
41:26une plateforme
41:26pour aider les investisseurs
41:28c'était pour nous aider nous
41:29après pour aider
41:30les investisseurs immobiliers
41:32d'accord
41:32et donc ça quoi ?
41:33ça donne des trucs
41:34des astuces
41:35qu'est-ce qu'on y trouve ?
41:36on y trouve des outils
41:37d'abord
41:40qui sont sur la recherche
41:41de biens
41:41donc un peu
41:42toutes les étapes
41:43donc la recherche du bien
41:44avec effectivement
41:46une centralisation
41:47des annonces
41:49analysée côté investisseur
41:50pour faire un premier tri
41:51on a l'axe recherche
41:52qui est couvert
41:55le côté analyse
41:56est-ce que je sais
41:57si mon bien est rentable
41:58à l'euro près
41:58donc on est capable
41:59de sortir de la donnée
42:00pour savoir si
42:01l'opération est rentable
42:02et on a même instauré
42:04la dernière partie
42:04qui est la partie
42:05gestion locative
42:06qui permet d'aller gérer
42:07ses locataires
42:08envoyer les quittances
42:09de loyer
42:09toute la partie administrative
42:11donc on couvre tout le spectre
42:12et c'est pour qui ?
42:13les particuliers
42:14ceux qui n'ont jamais investi
42:15dans l'immobilier
42:16les grands débutants ?
42:18oui on va être sur
42:18beaucoup de particuliers
42:20effectivement
42:21on est là pour accompagner
42:22donc sur cette partie
42:23mise à disposition d'outils
42:25et après on a aussi
42:27créé un système
42:28de clés en main
42:29où on va
42:30aller plus loin
42:31dans l'accompagnement
42:32où on va mettre
42:32des professionnels
42:33à disposition
42:33pour accompagner
42:34sur toutes ces phases
42:35merci beaucoup
42:36c'était court
42:38mais important
42:38en tout cas
42:39de vous recevoir
42:40je rappelle que vous êtes
42:40le cofondateur de Maranta
42:41merci à Nosing Dunk
42:42d'avoir été avec nous
42:44Alexandra Itéanu
42:45et Olivier Dallois
42:46merci à vous
42:47de nous avoir suivis
42:47on se retrouve
42:48jeudi prochain
42:49à 11h30 en direct
42:50pour le Grand Débrief
42:51et puis sinon
42:51demain sur HNB Smart
42:53Sous-titrage Société Radio-Canada

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