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  • il y a 1 jour
Ce vendredi 16 octobre, réécoutez en podcast le replay du Monde qui bouge : la revue de presse présentée par Annalisa Cappellini.

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Transcription
00:00Annalisa Capellini, la première journée de sommet européen à Bruxelles a été particulièrement mouvementée.
00:05Ah oui, elle a carrément tourné au chaos, c'est ce qu'on comprend en lisant les grands titres de
00:09la presse européenne.
00:10Alors je suis allée lire pour voir un peu ce qui s'est passé en coulisses.
00:13On commence avec Euronews qui raconte heure par heure comment s'est passée la soirée,
00:18comment la situation s'est dégradée petit à petit.
00:21Vers 19h, tout allait bien et puis on s'est rendu compte que les discussions sur le budget
00:25prenaient beaucoup plus de temps que prévu.
00:27Et donc la conférence de presse a été reportée pour être juste avant le dîner des dirigeants.
00:3320h30, des nouveaux désaccords sur l'énergie.
00:35Et puis 21h30, toujours pas d'accord entre les Européens.
00:39Et donc conférence de presse carrément annulée.
00:42C'est vrai que l'ambiance au dîner a dû être sympa après.
00:45En tout cas, qu'est-ce qu'il se passe en réalité entre les Européens ?
00:49Les désaccords sont trop importants sur deux sujets et deux sujets majeurs.
00:53Le premier, comment gérer la flambée des coûts de l'énergie qui suit la guerre en Iran.
00:57Et le deuxième, comment se mettre d'accord sur le budget européen qui va gérer la période 2028-2034.
01:03Et donc même après des heures et des heures de négociations, on parle de 14 heures de discussion,
01:07les Européens n'ont pas pu se mettre d'accord.
01:10D'ailleurs, et c'est Politico qui le raconte, il y a une sorte d'énervement collectif
01:15vis-à-vis de la personne qui était censée les mettre d'accord.
01:18Alors on parle d'Antonio Costa, le président du Conseil européen.
01:21Et bien ce qu'on lui reproche, c'est de ne pas avoir réussi à maîtriser les discussions,
01:25d'avoir perdu le contrôle de la salle en quelque sorte.
01:28Et certains vont jusqu'à dire qu'il fait pire que son prédécesseur, Charles Michel.
01:32Donc visiblement, c'est une grande insulte dans les couloirs de Bruxelles de dire qu'on fait pire que Charles
01:36Michel.
01:36Il faut dire en réalité que cette affaire tombe au pire moment pour Costa
01:41parce que c'est à lui maintenant de trouver un compromis sur le budget européen.
01:45C'est ce qu'on lit d'ailleurs dans les conclusions qui ont été publiées après dans la nuit.
01:49Les dirigeants ont décidé de lui confier la suite des discussions
01:52pour essayer désespérément de trouver un accord d'ici la fin de l'année quand même.
01:57Beaucoup de débats, beaucoup de tensions, en grande partie à cause de Giorgia Meloni, Annelisa.
02:01Mais oui, la première ministre italienne qui est arrivée hier à Bruxelles
02:04avec une revendication bien précise, celle de revoir les règles européennes
02:09sur les émissions de CO2 et notamment le nouveau marché du carbone
02:12qui doit entrer en vigueur en 2028.
02:15Alors El Pais raconte la bataille de Giorgia Meloni.
02:18Pour elle, il y a une idée claire, c'est que les prix de l'énergie ont déjà suffisamment augmenté
02:21et donc on ne peut pas encore alourdir la facture des ménages et des entreprises.
02:26Elle n'est pas seule, il y a quatre pays d'Europe centrale qui la soutiennent
02:29mais en face, il y a plusieurs pays, notamment l'Espagne et les pays nordiques
02:33qui refusent de céder parce que pour eux, si on affaiblit le marché du carbone,
02:37on décourage les investissements dans les énergies propres
02:40et donc on prolonge finalement la dépendance européenne au pétrole et au gaz.
02:44Donc à la fin de toutes ces discussions interminables,
02:47Giorgia Meloni a quand même obtenu une concession
02:49et c'est ce qu'on lit encore une fois dans ses conclusions publiées dans la nuit.
02:54Les 27 demandent à la Commission de réexaminer le fonctionnement
02:57de ce nouveau marché du carbone pour voir si on ne peut pas trouver
03:00un autre compromis entre les Européens.
03:02En tout cas, pour El Pais, c'est déjà une première brèche
03:05qui s'ouvre dans la politique climatique européenne.
03:07Pour finir, on reste en Europe, en Serbie,
03:09où Aleksandar Vucic est dans le collimateur.
03:12Oui, parce qu'il y a une enquête du Guardian qui révèle
03:14comment il aurait personnellement tenté de favoriser un projet immobilier
03:18lié à la famille de Donald Trump.
03:20Il est aussi en Serbie.
03:22Cette histoire concerne un bâtiment très symbolique.
03:24Au cœur de Belgrade, c'est l'ancien état-majeur yougoslave.
03:28Eh bien, Jared Kushner, encore lui, le gendre de Donald Trump,
03:31voulait y construire un hôtel de luxe et des appartements
03:33pour 500 millions de dollars, un méga projet.
03:36Sauf que, petit problème, le bâtiment a été classé
03:39monument historique.
03:41Donc, selon le Guardian, en février 2024,
03:43Vucic a personnellement convoqué des responsables du patrimoine
03:46pour leur demander s'il n'y avait pas un petit arrangement.
03:49Ils ont refusé.
03:50Et pourtant, quelques mois plus tard,
03:51le bâtiment a perdu son statut de monument protégé,
03:55hasard ou pas.
03:56En tout cas, le projet a été finalement abandonné en décembre dernier.
03:59Il y a une enquête en ce moment sur cette affaire.
04:01Enquête qui ne concerne pas Vucic,
04:03mais qui concerne certains de ses responsables.
04:05C'est sûr qu'en Serbie, ça a beaucoup parlé
04:07parce que cette enquête relance les accusations de corruption.
04:10Et en Serbie, il y a des élections qui arrivent très, très vite.
04:13Le 25 octobre, Aleksandar Vucic, lui,
04:16a démissionné de son poste de président
04:17pour être élu, tenté d'être élu Premier ministre.
04:21Donc, effectivement, ça relance quand même bien
04:23les accusations de corruption.
04:24Merci, Annalisa, pour cette revue de presse.

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