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« Les Experts sans frontières », c’est le rendez-vous qui nous fait sortir de notre bulle. Chaque vendredi de 21h30 à 22h30 sur BFM Business, des experts étrangers installés en France analysent les grands débats de la semaine avec un œil neuf, détaché des prismes franco-français. Finances publiques, réformes, réarmement de l’Europe, choix politiques, international… Leur regard extérieur éclaire, questionne et parfois secoue. Un décryptage sans frontières pour mieux comprendre les grands enjeux du moment.
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00:00BFM Business présente
00:06Les Experts Sans Frontières
00:09Mathieu Jolivet
00:12Bonjour et bienvenue, très heureux de vous retrouver dans Les Experts Sans Frontières.
00:16Aujourd'hui, ils nous viennent du Québec, du Venezuela, de Suisse et d'Ukraine.
00:22Quatre regards sur une actualité encore et toujours percutée par Donald Trump,
00:26que ce soit sur son pacte énergétique assez spectaculaire avec Vladimir Poutine
00:31ou comment ses intérêts électoraux avec des mid-terms en vue prennent le dessus
00:36et lui font lâcher Zelensky en race campagne.
00:40Comment l'Ukraine tient-elle le front ?
00:42Comment l'Ukraine s'organise alors que l'hiver pointe son nez ?
00:46L'Europe arrivera-t-elle à faire bloc ?
00:48Une unité plus que jamais nécessaire ?
00:50Alors que Vladimir Poutine compte bien perturber ce super cycle électoral européen
00:55en tentant de diviser les Etats membres.
00:58L'Europe et les Etats-Unis à l'heure des choix.
01:01On en parle dans Les Experts Sans Frontières.
01:03C'est parti.
01:08Ils sont autour de moi, nos Experts Sans Frontières,
01:11avec Violetta Moskalou, franco-ukrainienne,
01:13présidente de Global Ukraine, professeure associée à l'Université de Lorraine.
01:18Bonjour Violetta.
01:19Vita Ayou, bonjour, un ukrainien.
01:21Eh bien écoutez, enchanté et bienvenue, ravie de vous retrouver autour de nous.
01:25Sarai Suarez, je le pronom, oui non, ou Sarai Suarez, excusez-moi.
01:30Bonjour, vous êtes journaliste franco-vénézuélienne,
01:32bienvenue dans Les Experts Sans Frontières.
01:35Paula Kerman, journaliste et essayiste suisse,
01:37et responsable de l'édition du Temps pour la France.
01:40Bonjour et bienvenue.
01:41Et puis Frédéric Gagnon, qui nous fait l'amitié aussi de venir avec nous
01:45de passage en France, politologue et directeur de l'Observatoire sur les Etats-Unis
01:49à l'Université du Québec à Montréal.
01:52Bonjour et bienvenue.
01:53Merci.
01:54J'aimerais qu'on commence avec cette actualité assez spectaculaire
01:59d'une décision qui vient de la Maison-Blanche,
02:02sûrement directement de Donald Trump,
02:04de couper Starlink en Ukraine,
02:07avec une armée ukrainienne qui, il y a quelques jours,
02:10sans être prévenue du jour au lendemain,
02:12qui se retrouve dans le noir.
02:14En fait, c'est ça qui s'est passé, Violetta ?
02:15Tout à fait.
02:16C'est une trahison qui, je pense, n'a surpris personne,
02:20parce qu'il y avait quand même des signaux,
02:23depuis qu'il y a eu du retour à la Maison-Blanche,
02:26que Trump, de facto, serait bien heureux
02:29si l'Ukraine pouvait faire un deal avec la Russie,
02:32mais ça veut dire capituler, tout simplement,
02:34parce que c'est le seul deal qui est possible aujourd'hui avec la Russie.
02:38Et effectivement, la population ukrainienne,
02:41qui se retrouve aujourd'hui complètement démunie,
02:44donc incapable, vous n'avez pas la possibilité de vous protéger
02:48si vous n'avez pas les sereines qui annoncent à minima
02:51les missiles balistiques qui arrivent, en fait.
02:54Et c'est une situation très, très grave.
02:58Les Ukrainiens n'avaient pas besoin de ça.
03:00Déjà que l'hiver s'annonçait très dur,
03:02que les Russes donnaient tous les signaux
03:06qu'ils allaient bombarder et détruire toutes les infrastructures,
03:11au-delà des réseaux énergétiques,
03:13les infrastructures de l'eau, de chauffage, en fait.
03:16Donc on appréhendait déjà une Ukraine,
03:19un hiver très dur,
03:20et quelque part, pour l'Europe,
03:22des nouveaux flux de personnes déplacées
03:24qui sont obligées de quitter le pays
03:26si les grandes villes sont complètement allianties.
03:29Et là, ça s'aggrave sérieusement.
03:33On s'était rendu compte déjà,
03:35on avait pris conscience de la puissance de Starlink
03:38déjà en février dernier,
03:40quand les services de Starlink avaient été coupés,
03:43cette fois pour l'armée russe,
03:44qui les utilisait près de la frontière.
03:47Oui, effectivement, ça c'était un accord
03:49que Mikhailo Fedorov,
03:51qui était à l'époque ministre de la Défense en Ukraine,
03:55a réussi à avoir avec Elon Musk, en fait.
04:00Et donc ça a aidé, d'une certaine façon,
04:04l'armée ukrainienne.
04:06Maintenant, la problématique qui se pose,
04:08c'est qu'on est dans une dépendance totale,
04:10on parle là de l'Ukraine,
04:11mais demain c'est l'Europe,
04:14de la décision d'un seul homme, en fait,
04:16que ce soit Elon Musk,
04:18qui est déjà un peu avant 2022-2023,
04:20il avait déjà coupé pour empêcher l'armée ukrainienne
04:22d'avoir des avancées incrimées,
04:27et de Donald Trump,
04:29qui va à l'encontre des lois
04:30qui ont été décidées,
04:31votées récemment, en fait,
04:33à donc le sénateur Linson Graham,
04:37qui exigeait une montée en puissance des sanctions,
04:40et Donald Trump qui fait un rétropédalage
04:43à 360 degrés,
04:44c'est juste hallucinant.
04:45Donc la question qui se pose, en fait,
04:46c'est ça, en fait,
04:47c'est les institutions démocratiques
04:49qui sont en danger,
04:51et qu'est-ce qu'on fait en face ?
04:53Ça, c'est une question assez vertigineuse,
04:55Paul Ackermann,
04:56autant de concentration de pouvoir
04:59entre les mains d'un seul homme,
05:00en l'occurrence Elon Musk.
05:03Alors, Elon Musk est visiblement
05:05quand même sous influence,
05:07demande, pression de Donald Trump.
05:10Moi, ce qui me marque dans cette séquence,
05:12cette semaine,
05:14c'est qu'effectivement,
05:15depuis plusieurs mois,
05:16depuis le début du deuxième mandat
05:18de Donald Trump,
05:19on a remarqué assez rapidement
05:20que le soutien des États-Unis
05:24à ce qu'on pourrait qualifier presque
05:25de ligne occidentale sur l'Ukraine,
05:29il ne fallait pas trop compter dessus.
05:31Par contre, ça s'était un peu calmé,
05:33et puis là, brusquement,
05:35il ne cache plus sa préférence pour Poutine.
05:39D'ailleurs, je crois qu'il a dit texto cette nuit.
05:41C'est-à-dire, je préfère Poutine que Zelensky.
05:44Et là, on a quelque chose de...
05:48Si ça se confirme,
05:49parce qu'il a retourné sa veste 15 fois,
05:52d'historique, d'absolument historique.
05:54C'est-à-dire que, si on veut résumer,
05:56on pourrait presque avoir l'impression
05:57qu'il enterre l'Occident
05:59pour faire baisser le prix du diesel
06:01deux semaines avant les élections de Midterms.
06:03C'est quelque chose d'aussi basique que ça.
06:06Et là, ce serait un virage historique.
06:09Et la question qui suit, c'est de se dire,
06:11bon, déjà, un, que feront ses successeurs
06:15ou l'éventuelle nouvelle majorité s'y perdent.
06:20De ce côté-là, ils seront probablement moins caricaturaux.
06:23Mais il faut quand même se souvenir
06:24que les États-Unis ont commencé à s'éloigner
06:27de l'Europe déjà sous Obama,
06:30de dire, en fait,
06:31on n'est plus une sorte d'État supplémentaire de l'Europe
06:37ou de cohérence absolue de l'Occident.
06:40Donc déjà, ces successeurs seront probablement moins caricaturaux.
06:45Mais la ligne, l'éloignement, il a commencé.
06:47Et la question suivante, c'est comment on peut réagir l'Europe ?
06:51Frédéric Gagnon, est-ce qu'effectivement,
06:53là, on assiste à quelque chose, à une bascule historique
06:56avec un président des États-Unis
06:57qui tire une balle dans le cœur de l'Occident,
07:01ce que nous dit Paul Ackermann ?
07:03Ou est-ce que, finalement, il ne faut pas,
07:05j'allais pas fermer les yeux,
07:07mais finalement, ne pas accorder autant d'importance
07:10à cette décision spectaculaire de Donald Trump
07:12quand on regarde son track record ?
07:14Je veux dire, effectivement,
07:15vous évoquez la versatilité des positions de Donald Trump.
07:19Bon, ben voilà, aujourd'hui, cette nuit,
07:21il dit Vladimir Poutine, c'est mon best friend.
07:23Mais il faut peut-être se rappeler qu'il avait aussi,
07:24il lui avait offert une réhabilitation diplomatique
07:27à Anchorage, en Alaska,
07:29pour, finalement, derrière le traité de pire ennemi
07:32quelques semaines plus tard.
07:34Derrière la question, finalement, qui se pose,
07:36c'est quel crédit il faut accorder
07:39aux positions de Donald Trump ?
07:41Ben, je pense qu'on aura la réponse,
07:44ou une partie de la réponse,
07:45après les élections du 3 novembre aux États-Unis.
07:48Ce qu'il faut dire de Trump,
07:50c'est qu'il fait preuve d'ambivalence
07:52depuis le début sur ce dossier.
07:54Il n'y a pas vraiment de fil conducteur
07:55dans sa politique étrangère.
07:57Mais s'il y en a un, c'est que c'est une politique étrangère
08:00qui n'est pas « America first », comme il le dit,
08:02mais qui est « Trump first ».
08:04Donc, quels sont les intérêts de Trump du moment ?
08:07Les intérêts de Trump du moment,
08:08c'est de sauver la mise le 3 novembre prochain.
08:11Vous avez parlé du diesel.
08:13Bon, le coût du diesel,
08:14le coût du pétrole aux États-Unis,
08:16c'est un gros enjeu.
08:17Il y a beaucoup d'électeurs électrices américains
08:20qui veulent dire à Trump le 3 novembre
08:22qu'ils sont en colère parce que tout coûte plus cher.
08:24Et Trump panique un peu
08:26et essaie de trouver des solutions à l'international
08:29pour abaisser le coût des hydrocarbures.
08:31Donc, moi, je le vois un petit peu comme ça.
08:33Ce qui est une lecture, j'allais dire,
08:35c'est un peu cynique,
08:36mais ce qui serait une lecture,
08:37vue de l'Occident, assez rassurante,
08:39en se disant, finalement,
08:41il est guidé par un intérêt ultra court-termiste,
08:43et puis dans trois semaines,
08:44on va passer à autre chose.
08:46Oui, il reste par contre
08:47que Trump s'est opposé
08:48à un appui additionnel à l'Ukraine,
08:51et on parlait de l'avenir.
08:53Les prochains seront peut-être
08:55moins caricaturaux que Trump,
08:56je suis d'accord avec Paul,
08:58mais si on regarde le dauphin,
09:00l'héritier politique naturel de Trump,
09:02J.D. Vance,
09:03vous avez vu son discours à Munich,
09:05c'est pas quelqu'un qui est intéressé
09:06par la sécurité collective en Europe,
09:08c'est pas quelqu'un qui est intéressé
09:10à ce que les États-Unis jouent un rôle majeur
09:12pour venir en aide aux pays
09:14qui sont dans le besoin.
09:15C'est un vrai faucon.
09:18Un vrai faucon,
09:19et je dirais qu'il est plus cérébral que Trump,
09:22probablement encore plus convaincu
09:23que les États-Unis doivent en faire moins
09:25à l'international,
09:26et dans des régions qu'il juge secondaires.
09:29Il a quand même dit
09:30que l'Europe est menacée
09:32de disparition civilisationnelle.
09:34Je pense que c'était l'expression.
09:36C'est une expression que l'on retrouve
09:38dans la plus récente stratégie
09:40de sécurité nationale américaine.
09:41Donc, c'est dans un document formel,
09:44et je ne sais pas qui a rédigé
09:45ce passage du document,
09:47mais ce sont souvent les mots
09:48employés par J.D. Vance.
09:49Donc là, on va parler des élections
09:51du 3 novembre prochain aux États-Unis.
09:53Les midterms seront importantes,
09:55mais elles seront pour voir
09:56s'il y a cohabitation à Washington
09:58et si les démocrates,
09:59s'ils sont majoritaires
10:00dans les deux chambres du Congrès,
10:01peuvent forcer Trump à infléchir
10:03sa politique en Ukraine.
10:04On verra.
10:05Mais ce sera surtout,
10:06ce 3 novembre,
10:07le coup d'envoi, en fait,
10:08de la présidentielle américaine de 2028.
10:10Et là, je ne veux pas trop inquiéter
10:12les gens en Europe,
10:12mais si on regarde les intentions de vote
10:14en ce moment, côté républicain,
10:16le meneur pour être le candidat
10:18à la présidentielle américaine de 2028,
10:20c'est J.D. Vance.
10:21Et là, s'il est élu,
10:22on est carrément dans la poursuite
10:24de ce que Trump propose.
10:25Et je dirais...
10:26Marco Rubio ne peut pas...
10:28Peut-être.
10:29Il ne peut pas tenir l'accord dossier
10:30ou se positionner?
10:31Peut-être. Il est deuxième,
10:33troisième dans les intentions de vote.
10:35Si c'est Marco Rubio,
10:36bien, il a un peu plus de considérations
10:39pour la sécurité collective en Europe,
10:40mais c'est quelqu'un
10:42qu'on a qualifié de néo-conservateur.
10:44C'est quelqu'un qui s'est aussi
10:46beaucoup aligné sur le président Trump,
10:48qui a fait preuve d'une grande loyauté
10:49envers le président.
10:50Et si on regarde le mouvement MAGA
10:53qui soutient le président Trump,
10:54les purs et durs qui appuient le président,
10:56il souhaite, en fait,
10:57qu'il y ait moins d'engagement
10:58des États-Unis envers l'Ukraine.
11:00Et J.D. Vance aura besoin
11:02de cette coalition électorale.
11:03Marco Rubio pourra en avoir besoin aussi.
11:06Sarah Issuarez,
11:08quelle est votre lecture
11:09de cette position assez spectaculaire
11:12de Donald Trump,
11:13qui, du jour au lendemain,
11:14dit Vladimir Poutine,
11:15c'est mon best friend,
11:16Donald Trump,
11:17dont votre pays, le Venezuela,
11:19a connu, pour le coup,
11:21les foudres opérationnelles ?
11:23On est tous d'accord, je pense,
11:25à dire que c'est un homme
11:26qui n'a aucun type de cohérence
11:28dans ses principes.
11:29Il peut vous dire une chose,
11:31blanc aujourd'hui et noir demain.
11:33Sauf que c'est quelqu'un
11:34qui peut passer des paroles aux actes,
11:35et on l'a bien vu à Caracas.
11:37C'est clair,
11:37mais quand il passe aux actes,
11:39ça peut devenir très dangereux.
11:40Et qu'est-ce que va devenir
11:41l'Amérique latine
11:42dans ce contexte-là ?
11:43C'est petit à petit,
11:45on voit aussi l'influence
11:46de toute cette force sécuritaire,
11:48de tous ces excès,
11:49de construction des prisons
11:50en Costa Rica,
11:52à l'image d'El Salvador.
11:55Enfin, il y a toute une vague
11:56vraiment d'influence
11:57de ce que dégage Trump,
12:00perçu malheureusement,
12:01par certaines personnes,
12:02comme quelqu'un,
12:03l'homme fort qu'il nous faut aujourd'hui.
12:05Or, la réalité,
12:07elle est claire,
12:08l'inefficacité au niveau
12:09de l'économie des États-Unis,
12:12ces changements de politique
12:13par rapport à ces alliances
12:15qu'il établit aujourd'hui
12:16et qu'il défait demain.
12:17Également, par rapport à Starlink,
12:19il y a aussi le fait que
12:21cette coupure qu'ils font,
12:23ça parle beaucoup
12:24de la capacité à être loyal
12:26aussi en tant qu'entreprise,
12:28et ça pose beaucoup de questions
12:29au niveau des gouvernements
12:31qui comptent sur ces types
12:32de technologies
12:33pour se protéger
12:35et sur plein d'autres sujets.
12:36C'est la question
12:36de la confiance
12:37avec un partenaire clé
12:38et la question
12:39de la souveraineté
12:40avec une technologie clé.
12:42Tout à fait,
12:42et qui a le monopole
12:43sur ces types de technologies.
12:45Donc, est-ce que ça va finir
12:46par pousser l'Europe
12:47à produire d'autres types
12:49de technologies
12:49qui vont venir
12:51contrebalancer
12:51ces excès de pouvoir
12:53qui nous présentent
12:54les États-Unis
12:55et Elon Musk
12:56dans ces tableaux ?
12:58Ou est-ce qu'on va continuer
13:00à se soumettre totalement
13:01à ces décisions
13:03et à ces choix
13:05et à ces changements
13:06de tempérament
13:07que peuvent changer
13:08d'une matinée à l'autre
13:10en fonction du goût
13:11de café de monsieur le matin ?
13:12Donc, c'est vraiment
13:13très délicat.
13:14Et dans les cas de Venezuela,
13:15effectivement,
13:16nous sommes aussi
13:17face à une situation
13:18où on a promis
13:19une transition,
13:20on a promis
13:21un certain nombre de choses.
13:22Je pense que les Vénézuéliens
13:24quand même ont compris
13:27très bien
13:27qu'ici l'intérêt
13:28est purement
13:29mercantile, pétrolier,
13:30qu'on nous a retiré
13:32un dictateur
13:32pour laisser
13:33la même dynamique
13:35politique sur place
13:36et on ne voit
13:37toujours pas de transition,
13:39pas de changement
13:39et surtout des gagnants
13:41de côté de pouvoir
13:42mais pas de côté
13:44de la population
13:44et c'est le même cas
13:45de l'Ukraine également.
13:46Violetta,
13:47vous pouvez réagir ?
13:47Le retour des flammes
13:48en fait pour Trump
13:49ne viendra que des médias
13:51et des peuples américains,
13:53mais surtout les médias
13:54qui ont quand même
13:54vachement critiqué
13:55en fait
13:56et la situation
13:58avec Starlink
13:59et le fait
14:00que la loi
14:01de l'Instagram
14:02qui devait être
14:03mise en application
14:04donc il y a des sénateurs
14:05aussi qui ont contesté
14:07même parmi les républicains
14:08en fait
14:08donc c'est vrai
14:09que c'est quand même
14:09assez...
14:10Vous avez cité
14:10Anchorage en fait
14:11et effectivement
14:12à l'époque
14:13les médias aussi
14:14étaient assez critiques
14:15par rapport au fait
14:16que Trump était
14:17sur une posture
14:17où il se couchait
14:18face à Poutine
14:19et que les américains
14:20ont encore...
14:21pour ceux qui nous écoutent
14:22ou nous regardent
14:23Anchorage
14:23c'était en Alaska
14:25quand...
14:26Au mois d'août 2025
14:27quand il voulait faire
14:28un deal assigné à deux
14:29mais en fait
14:30les américains...
14:30Il offre à Poutine
14:31une réhabilitation diplomatique
14:33il l'emmène
14:33dans sa limousine
14:35présidentielle
14:36Et il y a encore
14:37des américains
14:38qui ont la mémoire
14:38de la guerre froide
14:39en fait
14:39et qui comprennent
14:40qu'est-ce qui se passe
14:41sur cet espace
14:42sur ce continent européen
14:43avec Poutine
14:44qui veut de facto
14:44récissiter
14:45faire en sorte
14:46qu'on revienne
14:47à l'état
14:48des choses
14:49de l'ex-URSS
14:50où il réunit
14:52sur le monde
14:52et deuxième chose
14:53effectivement
14:54donc l'Europe
14:55qui se pose des questions
14:56où ça coûte cher
14:57l'aide à l'Ukraine
14:58il faut être super conscient
14:59que ça coûte
15:00dix fois moins cher
15:01de continuer
15:02à aider l'Ukraine
15:02et d'investir
15:03dans ces technologies
15:04notamment pour avoir
15:05un meilleur équilibre
15:06ou ne pas être
15:07dans la dépendance totale
15:08face aux Américains
15:08que si demain
15:09l'Ukraine tombait
15:10et que Poutine
15:11va plus loin
15:11et qu'il faut investir
15:13augmenter de X
15:14ou au moins fois 10
15:14en fait
15:15les dépenses
15:15de défense européenne
15:16pour être plus ou moins
15:19capables en fait
15:20à tenir face
15:22aux risques
15:23que représente
15:24aujourd'hui Poutine
15:24sur l'aide européenne
15:27peut-être un mot
15:28pour rebondir
15:28sur ce que disait
15:29Saray Suarez
15:30sur l'inefficacité
15:32peut-être des annonces
15:33spectaculaires
15:33de Donald Trump
15:34on a vu que
15:35lorsqu'il a dit
15:35que Starlink
15:37allait être coupé
15:38il annonce aussi
15:39une trêve
15:41des frappes énergétiques
15:42quelques heures plus tard
15:43Poutine
15:45cible
15:45une centrale électrique
15:47ukrainienne
15:47je crois
15:48et là ça y est
15:49je crois que l'Ukraine
15:50a repris les frappes
15:51sur des sites énergétiques
15:52russes
15:53donc ce que je veux dire
15:54c'est que si son but
15:55immédiat
15:55on en parlait
15:56c'était politique
15:57faire baisser
15:57le prix de l'essence
15:58pour les américains
15:59à priori
16:00la stratégie ukrainienne
16:02d'aller frapper
16:03Poutine
16:04là où ça fait mal
16:04sur ses sites
16:06il continue
16:07les ukrainiens
16:07l'Ukraine n'a pas le choix
16:08en fait
16:08et puis ils ne peuvent pas
16:09et quelque part
16:10Zelensky a dit
16:11quand même
16:12je veux dire
16:12c'est pas les quelques centimes
16:14à la pompe
16:14pour les américains
16:15avec ce que Poutine
16:17peut fournir
16:18que ça ne va pas changer
16:20du point de vue
16:21du pouvoir d'achat
16:22en fait
16:22de l'américain
16:23moyen
16:24on va dire
16:24de la classe moyenne
16:25et par contre
16:26l'Ukraine
16:27ne peut pas
16:29capituler
16:29tout simplement
16:29parce que
16:31Poutine
16:31quand il trempe
16:32c'est vraiment hallucinant
16:33après
16:34on ne peut pas
16:35croire qu'il ne comprend
16:36pas ce qui se passe
16:37en fait
16:37donc quelque part
16:38la question
16:39qui se repose
16:40quel moyen de pression
16:41on le russe aussi
16:42sur lui
16:43parce qu'au-delà
16:44du fait
16:44qu'il est lunatique
16:45volatil
16:45qu'il dit blanc et noir
16:47d'un jour sur deux
16:49c'est quand même
16:50hallucinant
16:50de voir
16:51enfin je veux dire
16:51au moment de la deuxième
16:52guerre mondiale
16:53il aurait fait un pacte
16:53avec Hitler
16:54est-ce qu'on aurait pu
16:55négocier avec Hitler
16:56c'était impossible
16:57de négocier avec Hitler
16:58il fallait lui infliger
16:58une défaite
16:59aujourd'hui
17:00c'est impossible
17:00de négocier avec Poutine
17:01parce que la seule chose
17:02qu'il veut
17:03c'est la capitulation
17:04de l'Ukraine
17:05slash de l'Occident
17:06de l'OTAN
17:07remettre en place
17:08le pacte de Varsovie
17:09mais sauf que
17:09personne ne veut
17:10sauf son copain
17:12Loukachenko
17:12au Bélorussie
17:13mais les pays baltes
17:14et la Pologne
17:14et la Roumanie
17:15enfin les autres pays
17:16de cet ancien bloc
17:17en fait
17:17personne ne veut
17:18et donc ça serait la mort
17:19de l'Union Européenne
17:20de ne pas faire face
17:22à Poutine aujourd'hui
17:24Frédéric Gagnon
17:24est-ce que
17:25ça
17:26il peut être
17:27sanctionné
17:28dans les votes
17:28le fait
17:29de se tourner
17:30vers Poutine
17:31son best friend
17:32ou est-ce que
17:32les Américains
17:33j'entends
17:33qu'ils vont voter
17:35principalement
17:35avec leur portefeuille
17:37ou est-ce que
17:38ce sujet
17:39est un sujet
17:40qui peut
17:41être sanctionné
17:42dans le bulletin de vote
17:43ou va jouer
17:43ou est-ce que
17:44c'est loin d'eux
17:45finalement
17:45pour les lecteurs
17:47américains
17:47si on regarde
17:48les sondages d'opinion
17:49on voit que
17:49c'est pas une priorité
17:50pour les électeurs
17:51en vue du 3 novembre
17:52c'est rare que
17:52la politique étrangère
17:54de toute façon
17:55c'est rare qu'elle est
17:56très très déterminante
17:57lors d'élections
17:58même lors d'élections
17:59présidentielles américaines
18:01là ça devient un enjeu
18:02parce que
18:03ça affecte concrètement
18:04par contre
18:06justement
18:06l'économie américaine
18:08bon
18:09toute la situation
18:10des hydrocarbures
18:11dans le monde
18:12a un effet
18:12sur le prix
18:13de l'essence à la pompe
18:14donc il y a
18:14beaucoup d'Américains
18:15qui établissent ce lien
18:16entre la politique
18:17étrangère et l'inflation
18:18mais
18:19on souhaite que
18:20Trump règle
18:21disons le problème
18:22de l'inflation
18:23comme il le peut
18:24et c'est un peu
18:25ce qu'on voit
18:26en ce moment
18:26avec ses annonces
18:27sur l'Ukraine
18:27mais c'est pas
18:28un enjeu prioritaire
18:29je dirais que
18:30pour ce qui est
18:30de la politique étrangère
18:31c'est plutôt
18:31la situation en Iran
18:33qui préoccupe
18:34un peu plus
18:35les Américains
18:35et les Américaines
18:36mais encore là
18:36parce qu'ils établissent
18:38un lien
18:38un lien direct
18:40entre le blocage
18:41du détroit d'Hormuz
18:42et l'inflation
18:42aux États-Unis
18:43et derrière
18:44l'inflation énergétique
18:46aux États-Unis
18:47aussi comprendre
18:47la stratégie
18:48de Donald Trump
18:49d'être le moins
18:51dépendant possible
18:52des énergies extérieures
18:53et c'est peut-être
18:54cette grille de lecture
18:55qui permet de comprendre
18:56sa doctrine d'Honro
18:58le fait qu'il soit
18:59le shérif
18:59de tout un hémisphère
19:00le fait qu'il est fondu
19:01sur le Venezuela
19:02et sur le pétrole
19:03vénézuélien
19:04et peut-être aussi
19:05je sais pas un mot
19:06mais peut-être aussi
19:07sa lecture du Canada
19:08comme 51ème État
19:10en fait ce qu'il a en tête
19:11c'est l'Alberta
19:12qui doit
19:14normalement
19:14faire un référendum
19:18qui doit voter lundi
19:19pour savoir
19:19s'ils feront
19:21un référendum
19:22sur une sécession
19:23mais en fait
19:23derrière
19:24il y a un enjeu énergétique
19:25très fort
19:25sur l'Alberta
19:26il y a un enjeu énergétique
19:27très fort
19:28et c'est clairement
19:29c'est clairement
19:30indiqué
19:30dans la stratégie
19:31de sécurité nationale
19:32que Trump a rendue
19:33publique
19:33il y a quelques mois
19:34c'est dans cette stratégie
19:36qu'on apprend
19:38un peu
19:38quelle est sa vision
19:39sa vision de Donnero
19:40et c'est écrit noir sur blanc
19:42et il y a un lien
19:42à faire avec le Venezuela
19:43c'est un président
19:44qui dit au fond
19:46que les États-Unis
19:46ont tout à fait le droit
19:47de s'accaparer
19:49à peu près
19:49toutes les ressources
19:50stratégiques
19:51que l'on retrouve
19:52dans les Amériques
19:52donc le pétrole
19:53au Venezuela
19:54d'ailleurs
19:54quand il a lancé
19:55l'intervention au Venezuela
19:57il le disait
19:57aux médias
19:58ouvertement
19:59on y va pour le pétrole
20:00on y va pour le pétrole
20:01et s'agissant du Canada
20:02c'est un peu la même chose
20:04c'est un président
20:04qui a l'oeil
20:05sur des ressources stratégiques
20:06le pétrole de l'Alberta
20:08les minéraux critiques
20:09et stratégiques
20:10dans le nord du Québec
20:11l'eau potable
20:12aussi peut-être un jour
20:13on voit
20:14il y a des feux de forêt
20:14en Californie
20:15il y a un manque
20:16d'eau potable
20:17pénurie d'eau potable
20:18dans plusieurs régions
20:19des États-Unis
20:19alors qu'il y a de l'eau
20:20au Canada
20:21donc on est très inquiet
20:22en ce moment
20:22de se dire
20:23qu'on a peut-être affaire
20:24à un président
20:25ou à un héritier politique
20:26J.D. Vance
20:27qui verrait les relations
20:28avec les alliés
20:29le Canada
20:30de cette façon-là
20:31et les habitants
20:32de l'Alberta
20:33est-ce qu'il y en a
20:35qui penchent justement
20:36pour se tourner
20:37vers les États-Unis
20:39ça reste quand même
20:40une minorité
20:41mais je dirais que
20:42l'appui à Trump
20:43est un petit peu plus fort
20:44dans cette province-là
20:46que dans d'autres
20:46provinces canadiennes
20:47mais Trump est très
20:48impopulaire au Canada
20:49il y a un sondage
20:50du Pew Research Center
20:51qui démontrait
20:52qu'il y a plus de Canadiens
20:53maintenant qui estiment
20:54que les États-Unis
20:55sont une menace
20:56que la Russie
20:57et la Chine
20:58donc ça c'est quand même
20:59un changement important
21:00et là on parle pas
21:01de l'Ukraine
21:01on parle pas
21:02du Venezuela
21:03on parle pas
21:03de la France
21:05le Canada
21:05a toujours été
21:07décrit
21:07par les présidents
21:08les prédécesseurs de Trump
21:09comme un ami de toujours
21:11un pays avec lequel
21:12on a une relation
21:13hyper cordiale
21:14mais là même
21:15le Canada
21:15se fait malmener
21:16par ce président-là
21:17qui voit le Canada
21:18comme un poisson pilote
21:19un État vassal
21:20un État qui devrait
21:20se plier aux exigences
21:22du président
21:22et ça illustre
21:23extrêmement bien
21:23pourquoi Donald Trump
21:25dit
21:25Poutine is my best friend
21:27parce qu'ils ont
21:27une mentalité
21:28un mindset
21:29en commun en fait
21:30des prédateurs
21:30de politique
21:31qui pensent
21:32qu'on peut être rapace
21:34on veut les ressources
21:35on veut ça
21:35et donc aucun respect
21:36pour le droit
21:37le droit international
21:38et c'est pour ça
21:39que Zelensky
21:40d'un côté
21:41Emmanuel Macron
21:41de l'autre
21:42le répit
21:43l'énerve
21:43il a l'allergie
21:44et tout
21:44parce que
21:45ce sont des leaders
21:46quand même
21:46d'une génération
21:47un peu plus jeune
21:48avec un sens
21:50de fait
21:51que la politique
21:52internationale
21:53et la géopolitique
21:54ne peut pas faire fi
21:55du droit international
21:56et qu'on ne veut pas
21:56aujourd'hui
21:57dans le 21ème siècle
21:59où la seule loi
22:00ce serait la loi
22:00de la jungle
22:01en fait
22:01et donc on est là
22:03face à ces deux présidents
22:05qui se disent
22:06best friends
22:06et qui aimeraient bien
22:08redessiner le monde
22:09comme au 20ème siècle
22:10refaire un pacte
22:11un deal
22:11comme à Yalta
22:12et que les autres
22:13se taisent
22:13sauf que
22:14ça ne va pas
22:15le monde ne tourne plus
22:17comme ça
22:17l'Ukraine aujourd'hui
22:18c'est le pays un peu
22:19martyr qui souffre
22:20en première ligne
22:21mais il faut que nous
22:22en Europe
22:22et surtout en Europe
22:23occidentale
22:24on se rende compte
22:24que cette guerre
22:25c'est la nôtre
22:25parce que si l'Ukraine
22:26tombe
22:27il s'attaque à l'Europe
22:29et d'un côté
22:29et de l'autre
22:30en fait
22:30Paul Ackerman
22:32les questions finalement
22:33que ça soulève
22:34quand on entend
22:35Violetta
22:36Frédéric
22:36et Sarai
22:37finalement nous décrire
22:38ces nouveaux empereurs
22:39que sont
22:40Donald Trump
22:41ou Vladimir Poutine
22:43c'est la question
22:43de la course
22:44à la souveraineté
22:45que ce soit énergétique
22:46ou la technologique
22:47où il ne faut pas dépendre
22:49des satellites américains
22:51et des antennes
22:51d'Elon Musk
22:52c'est ça finalement
22:54quand on parle
22:54de l'Europe
22:56qui est face
22:56à des choix existentiels
22:58ce sont des choix
22:59de souveraineté énergétique
23:00et technologique
23:01aujourd'hui
23:01Oui
23:02et d'une volonté
23:05parce qu'on voit
23:05on parle d'Andy Trump
23:06Poutine
23:07ils ont des énormes blocs
23:08qui peuvent bouger
23:09comme ça
23:09et on voit
23:10l'actualité du jour
23:11c'est ce sommet européen
23:12qui tourne beaucoup
23:13autour de ces questions
23:13et on voit
23:14que ça part dans tous les sens
23:16et même la France
23:18Emmanuel Macron
23:19qui était un peu
23:20l'incarnation
23:21de cette envie
23:22de souveraineté européenne
23:23lui il est sur le départ
23:26Son discours de la Sorbonne
23:27vous l'aviez peut-être suivi
23:29à l'époque
23:31c'était un discours
23:31qui finalement
23:32était assez visionnaire
23:33si on peut au moins
23:34lui accorder ce crédit
23:37après coup
23:37c'était le seul
23:38à l'époque
23:39Il était visionnaire
23:40et on va dire
23:41il y a 6 mois
23:42il a été soudainement
23:44ou je ne sais pas
23:456 mois ou un peu plus
23:46un peu adopté
23:47par les autres européens
23:49notamment l'Allemagne
23:50etc
23:51mais là on voit
23:51que 6 mois plus tard
23:53lui il est vraiment
23:54en perte
23:55de légitimité
23:57Emmanuel Macron
23:58et que sa ligne
23:59la favorite derrière
24:00pour lui succéder
24:01c'est Marine Le Pen
24:02qui
24:04voilà
24:04les deux annonces
24:05de la semaine
24:05c'est au bout de 6 mois
24:06je n'aide plus l'Ukraine
24:08et puis
24:09je diminue
24:10drastiquement
24:11ma contribution
24:11à l'Union Européenne
24:12donc on voit bien
24:13que ce discours
24:14qui a peut-être été visionnaire
24:16qui a peut-être été
24:17embrassé par d'autres
24:18puis un peu lâché
24:19parce que là l'Allemagne
24:19va un peu dans son coin
24:20sur les questions
24:21de réarmement
24:22etc
24:23mais tout ça
24:24ça ne pèse pas
24:27ça n'engage pas
24:28grand chose
24:29étant donné que dans 6 mois
24:30tout peut complètement changer
24:31et on voit aussi
24:32que le tempo politique
24:33entre l'Allemagne
24:34et la France
24:35dans la gestion
24:36de l'aide
24:37à l'Ukraine
24:38n'a pas été du tout
24:39la même
24:39parce qu'on a
24:40une Allemagne
24:41peut-être beaucoup plus
24:42traumatisée
24:43ou percutée
24:43par les conséquences énergétiques
24:45que la France
24:45ou les pays du Sud
24:47Oui
24:47après le soutien
24:48on va dire
24:49en tout cas
24:49l'affichage
24:50a été quand même
24:50très fort
24:51du côté français
24:52après sur l'aide concrète
24:53il y a eu plein de débats
24:54parce que la France
24:55ne veut pas
24:57communiquer
24:57sur ce qu'elle donne
24:58exactement
24:59c'était presque un débat
25:00il y a un ou deux ans
25:01ça
25:01mais par contre
25:02sur l'affichage
25:02le fait de se présenter
25:06en tant qu'allié
25:06de dire
25:08que c'est indiscutable
25:09depuis maintenant
25:11deux ans
25:11c'est indiscutable
25:12du côté de la France
25:14le problème
25:15c'est qu'au-delà
25:16finalement
25:16de ces questions
25:17de personnes
25:18Marine Le Pen
25:19Emmanuel Macron
25:20il y a aussi
25:20la question
25:21de est-ce que l'Europe
25:22a les moyens
25:22c'est-à-dire que
25:23c'est quand même
25:23un continent
25:24qui est un peu
25:24en perte de vitesse
25:25qui est en grand débat
25:26budgétaire très tendu
25:27et donc le débat
25:29budgétaire européen
25:30et puis dans l'Europe
25:32le débat budgétaire
25:34en France
25:34qui est encore plus tendu
25:35encore plus dans l'impasse
25:38donc c'est de savoir
25:39est-ce qu'on a les moyens
25:39de cette volonté
25:40de souveraineté
25:41vous nous tendez
25:41une magnifique perche
25:42Paula Kerman
25:43parce qu'on va marquer
25:44une courte pause
25:45et ensuite
25:46on va justement
25:47ensemble
25:47essayer de réfléchir
25:48aux moyens
25:49et moyens européens
25:50de voler au secours
25:51de l'Ukraine
25:52ou pas
25:53vu l'état
25:53des finances publiques
25:54assez disparate
25:55du continent européen
25:57on marque une courte pause
25:58à tout de suite
25:58dans les experts sans frontières
26:13bienvenue si vous nous retrouvez
26:14dans les experts sans frontières
26:16autour de moi
26:17Violetta Moscalou
26:18chercheur
26:19professeur associé
26:20à l'université
26:21de Lorraine
26:21Sarah Issuarez
26:22journaliste
26:23franco-vénézuélienne
26:24Paul Ackermann
26:25journaliste
26:26et essayiste suisse
26:27responsable
26:28de l'édition du temps
26:29pour la France
26:30et puis Frédéric Gagnon
26:31politologue
26:32directeur de l'observatoire
26:34sur les Etats-Unis
26:35à l'université du Québec
26:37à Montréal
26:39on va parler
26:40de cette question
26:41assez existentielle
26:43pour les Etats membres
26:44en ce moment
26:44c'est
26:45quel niveau d'aide
26:46à l'Ukraine
26:47et est-ce qu'on a
26:48les moyens
26:49d'aider
26:50l'Ukraine
26:51et en fait
26:52on a cette semaine
26:53la candidate
26:54à l'élection présidentielle
26:55au Rassemblement national
26:57Marine Le Pen
26:58qui s'exprimait
26:59sur le sujet
27:00écoutez-la
27:01pour elle
27:02la France
27:03vu l'état
27:03de ses finances publiques
27:04n'a plus les moyens
27:05ou n'a pas les moyens
27:06d'aider l'Ukraine
27:07écoutez-la
27:09j'ai indiqué
27:10je crois que
27:11c'est un élément
27:12d'honnêteté
27:13à l'égard
27:13de monsieur Zelensky
27:14que la France
27:15n'était plus
27:15en situation
27:16sur le plan budgétaire
27:18d'apporter
27:21une aide financière
27:22à l'Ukraine
27:23que nous étions
27:23évidemment
27:24d'accord
27:25pour maintenir
27:26toute une série
27:28de dispositifs
27:29visant à former
27:30leurs soldats
27:33à former
27:34leur armée
27:36à leur apporter
27:37y compris
27:38de l'aide
27:40en termes
27:41de matériel
27:42mais nous ne pouvons
27:42plus
27:43financer
27:44l'Ukraine
27:46donc ce financement
27:47cessera
27:51à entendre
27:52Marine Le Pen
27:53la question
27:54des finances publiques
27:55dans la balance
27:57est plus importante
27:58que la question
27:58de la sécurité
28:00du continent
28:00c'est la sécurité
28:02des français aussi
28:03en fait
28:03parce qu'il ne faut
28:04pas être naïf
28:05toute forme
28:06de guerre hybride
28:08qui est aujourd'hui
28:10activée
28:11par la Russie
28:12contre
28:12les différents
28:13pays européens
28:14peut viser
28:15aussi la France
28:16en fait
28:16et donc quelque part
28:18cette question
28:19de défense
28:19ukrainienne
28:20qui est une question
28:21de défense européenne
28:22donc j'aurais souhaité
28:24quand même
28:24que cette candidate
28:25à la présidentielle
28:26se positionne
28:28pour une France
28:29leader
28:30en Europe
28:31et pas pour une France
28:32qui se replie
28:33sur elle-même
28:34et qui pense
28:35qu'elle pourrait
28:36être
28:38refleurissante
28:38et retrouver
28:39une puissance
28:41dans une logique
28:42qui ne serait pas
28:43la logique européenne
28:44l'Europe aujourd'hui
28:45elle pèse
28:45et elle énerve
28:46et elle masque
28:47et Poutine
28:48et les Chinois
28:48parce que c'est l'Europe
28:50parce que c'est 20%
28:51du PIB
28:51de l'économie mondiale
28:52parce qu'il y a
28:54une unité
28:54effectivement
28:55une certaine cohésion
28:56même si on critique
28:57beaucoup
28:57les mécanismes
28:58de prise de décision
28:59si demain
29:00l'Europe
29:00elle est désinguée
29:02et ça ferait
29:02la joie de Poutine
29:03et de Trump
29:03et des Chinois
29:04chaque pays séparé
29:07individuellement
29:07au sein
29:08sur le continent
29:09en fait
29:09donc au sein
29:10de l'Union Européenne
29:11pèserait
29:1215-20 fois moins
29:13en fait
29:14et il serait encore
29:15moins pris
29:15en considération
29:16les Chinois
29:16je crois que les Chinois
29:17sur cet aspect-là
29:18ils ont plutôt
29:21envie et besoin
29:22de stabilité
29:23et d'unité
29:23ils ont besoin
29:24d'un marché stable
29:26de 500 millions
29:27de consommateurs
29:29qui sont énervés
29:32et en fait
29:32qui n'aiment pas
29:34l'Europe
29:34en tant que telle
29:35parce que
29:36c'est ça
29:37la vraie problématique
29:39donc du coup
29:39revenir sur ce que dit
29:40Marine Le Pen
29:41c'est qu'elle ne se rend
29:42absolument pas compte
29:43et ça a été souligné
29:44aussi par Vladimir Zelensky
29:45qu'elle ne tient pas compte
29:47de tous les paramètres
29:49et qu'encore une fois
29:50la sécurité européenne
29:51coûterait
29:51dix fois plus
29:53le jour où
29:54si l'Ukraine
29:55par faute d'aide occidentale
29:57n'arrive plus
29:58à tenir ce front
29:59en fait
29:59il faut s'attendre
30:00à ce que
30:01Poutine il est dans
30:02une machine de guerre
30:03dans une espèce
30:03d'engrenage
30:04comme un écureuil
30:05qui tourne
30:06dans une roue
30:08en fait
30:09et il ne peut pas
30:10s'arrêter
30:11en fait
30:11il a mis la machine
30:13de sorte
30:14il ne peut plus
30:15revenir en arrière
30:16parce que ça serait
30:17la fin pour lui
30:18en fait
30:19et du coup
30:20il y aura autre chose
30:21et en plus
30:22le pire
30:22ce serait que
30:23l'armée ukrainienne
30:24serait mobilisée
30:25mobilisable
30:26par les Russes
30:27pour aller plus loin
30:28en fait
30:28c'est comme
30:29pendant la deuxième guerre mondiale
30:30les Allemands
30:31quand ils ont occupé
30:32l'Asia-Moselle
30:32c'est ma région
30:33de Grand Est
30:35en fait
30:35qui est ma région
30:36en France
30:37d'adoption
30:38et qu'après
30:39on a eu
30:39toutes les centaines
30:41de personnes
30:41malgré nous
30:42en fait
30:43des habitants
30:44qui ont été
30:44de force
30:44enrôlés
30:45dans cette armée
30:46donc aujourd'hui
30:47pour dire
30:47que
30:49penser de façon
30:51seulement
30:51du point de vue
30:53franco-français
30:54et renoncer
30:55à cet héritage
30:56de Charles de Gaulle
30:57qui a pu être incarné
30:58par Emmanuel Macron
30:59et qu'on a pu être fiers
31:00quand même
31:00d'une France
31:00au-delà
31:01vous avez parlé
31:02de l'aspect visionnaire
31:04le simple fait
31:05déjà qu'il a pu
31:06impulser
31:06la coalition des volontaires
31:07et qui a pu
31:08se mettre en route
31:10et mettre en place
31:11un certain nombre
31:11d'actions
31:12même si l'OTAN
31:14ne suivait vraiment pas
31:15en fait
31:15donc on est aujourd'hui
31:16dans une situation
31:17où il faut réinventer
31:18les institutions
31:18du 21ème siècle
31:19tenir compte
31:20des menaces
31:21actuelles du 21ème siècle
31:22et tout ce qui ne marchait pas
31:23toutes les institutions
31:24qui ont été construites
31:25dont on a hérité
31:27et qui ont été construites
31:28après la deuxième guerre mondiale
31:30et qui aujourd'hui
31:31sont un peu handicapées
31:32pour des raisons
31:33X et Y
31:34il ne faut pas avoir peur
31:35d'être créatif
31:36en fait
31:36donc il faut du leadership
31:38du courage
31:38et de la créativité
31:40pour reconstruire
31:41redonner confiance
31:42dans les institutions
31:43et se protéger
31:44face à toutes ces logiques
31:46prédatrices
31:46en fait
31:47de part et d'autre
31:47le seul oasis
31:48d'espoir
31:49en fait
31:50pour la jeunesse
31:51du monde entier
31:51que le monde
31:52ne tombe pas
31:53ne devienne pas vraiment
31:55la seule loi
31:56c'est la loi de la jungle
31:56c'est l'Europe
31:57et donc on a une responsabilité
31:58historique en fait
31:59Paul Ackermann
32:00est-ce que ce débat
32:01autour du niveau d'aide
32:02à l'Ukraine en Europe
32:03et les divisions
32:04que ça peut susciter
32:05dans une période
32:06où on rentre justement
32:07dans un super cycle électoral
32:08est-ce qu'on risque pas
32:10nous Européens
32:11de prêter le flanc
32:13à Vladimir Poutine
32:14et qu'il puisse jouer
32:15de ses divisions justement
32:16sur le sujet
32:18des niveaux d'aide
32:18à l'Ukraine
32:19oui je crois que c'est
32:20clairement le cas
32:20d'ailleurs je pense que
32:21si Marine Le Pen
32:22prend une position aussi
32:23enfin il faut
32:24quand on entend cet audio
32:25on se dit
32:26c'est quand même
32:27c'est choquant
32:28dans le discours français
32:30genre personne n'oserait
32:31dire quelque chose
32:31aussi cash
32:33enfin n'osait par le passé
32:34et le fait qu'elle le fasse
32:37c'est peut-être
32:37qu'elle se dit aussi
32:38après je sais pas
32:39quel thermomètre
32:40elle a pour le dire
32:41mais que dans l'opinion
32:42il y a des gens
32:43qui sont à l'écoute
32:44de ce type de discours
32:47et bien aidé
32:48peut-être aussi
32:49par l'ingérence
32:50dans les médias
32:52sur les réseaux sociaux
32:54etc.
32:54mais en tout cas
32:54si elle le dit comme ça
32:55elle se dit
32:56que ça va pas lui faire
32:57perdre trop de voix
32:59ce que ça dit aussi
33:00c'est un sujet
33:01sur lequel je travaille
33:03pour avoir parlé
33:04avec les diplomates suisses
33:06qui disent
33:06une élection
33:07de Marine Le Pen
33:09ça change la position
33:10de la France
33:10dans l'Europe
33:11c'est-à-dire que
33:11c'est une France
33:13alors par exemple
33:13pour la Suisse
33:14c'est une France
33:15beaucoup moins stricte
33:17sur le respect
33:17des engagements
33:18de l'Europe
33:19de la souveraineté européenne
33:21etc.
33:22peut-être
33:22et donc moins attachée
33:24à la notion d'Europe
33:25et donc
33:26ce changement-là
33:27il serait
33:28il sera
33:29si ça
33:31spectaculaire
33:32et on le voit
33:32dans cette citation
33:33c'est une rupture
33:34culturelle en Europe
33:35c'est ça
33:35à vous entendre
33:36Frédéric Gagnon
33:37oui je vous
33:37ce qui est intéressant
33:39en entendant
33:39disons la déclaration
33:40de Marine Le Pen
33:41c'est qu'on constate
33:42que dans deux ans
33:43on pourrait être
33:44dans un autre monde
33:45les plaques tectoniques
33:46mondiales
33:46risquent de bouger
33:47beaucoup
33:48si Marine Le Pen
33:49est présidente en France
33:50et qu'aux États-Unis
33:51c'est pas J.D. Vance
33:52mais un ou une démocrate
33:54qui revient à la Maison-Blanche
33:55là on est un peu
33:56de retour à la case départ
33:58c'est-à-dire peut-être
33:58des démocrates
33:59qui disent
33:59on veut rompre
34:00avec l'héritage de Trump
34:02et offrir à nouveau
34:04de l'aide à l'Ukraine
34:05mais ce qui va se passer
34:06aux États-Unis
34:06et puis ça on voit ça
34:07dans les données de sondage
34:08c'est que les Américains
34:09et Américains
34:09ne sont pas opposés
34:11à l'idée d'aider l'Ukraine
34:12mais pas à n'importe
34:14quelles conditions
34:14c'est vraiment ça
34:15qui ressort des débats
34:16côté démocrate aussi
34:18et les conditions
34:19seraient quoi
34:19qu'il y ait un accord de paix
34:20une entente à un moment donné
34:22mais on a vu
34:23que Trump a tenté ça
34:24et que c'est pas simple
34:25de convaincre M. Poutine
34:26de faire des concessions
34:28dans ce dossier-là
34:29c'est comme s'il y avait
34:30une impasse diplomatique
34:33et je sais pas
34:33comment les démocrates
34:34pourraient forcer
34:35M. Poutine
34:36à faire les concessions
34:37qu'il souhaiterait
34:38qu'il fasse
34:38mais on pourrait être
34:40dans un monde
34:40où en France
34:41on ne veut plus appuyer l'Ukraine
34:42et aux États-Unis
34:44avec les démocrates
34:44à la Maison-Blanche
34:45on est de retour
34:46à peut-être pas
34:47la position de Joe Biden
34:48qui était de dire
34:48on va appuyer l'Ukraine
34:50tant et aussi longtemps
34:51qu'il le faudra
34:52mais une aide
34:53dans l'espoir
34:54qu'il y ait un retour
34:55à la table des négociations
34:57et une entente
34:58à un moment donné
34:59parce que sinon
34:59cette guerre va durer
35:01combien de temps
35:01J'avais deux questions
35:03en une Frédéric Gagnon
35:04est-ce que déjà
35:05ce super cycle électoral
35:06en Europe
35:08risque de quelque part
35:10de percuter
35:11ce rapprochement
35:12que l'Europe vit en ce moment
35:13avec le Canada
35:14avec Marc Carné
35:16et deuxièmement
35:17est-ce que Marc Carné
35:21finalement
35:21s'il y a une poussée
35:23du populisme
35:24en Europe
35:24ça risque pas
35:26finalement
35:26de casser
35:27le projet
35:28d'alliance
35:29des puissances moyennes
35:30qui essaye de construire
35:31le premier ministre canadien
35:33Je suis entièrement d'accord
35:34avec votre interprétation
35:35c'est un peu ça
35:37le problème
35:38je dirais
35:38de l'approche
35:38de M. Carné
35:39qui n'a pas
35:40de bonnes options
35:41en ce moment
35:41il n'a pas de bonnes options
35:42c'est très compliqué
35:44à Washington
35:45la relation commerciale
35:47n'a jamais été
35:48aussi complexe
35:50la négociation commerciale
35:51avec Washington
35:52ne mène nulle part
35:53pour l'instant
35:54et ce que M. Carné
35:56a dit à Davos
35:56on s'en souvient
35:57de son fameux discours
35:58on est dans un nouveau monde
35:59le Canada
36:00est dans un nouveau monde
36:01on doit se défaire
36:02de cette dépendance
36:03envers les États-Unis
36:04mais on ne peut pas faire ça
36:05du jour au lendemain
36:06parce que bon
36:07pour mémoire
36:08il y a plus de 70%
36:10des exportations canadiennes
36:12qui vont aux États-Unis
36:14c'est une relation
36:15de dépendance
36:16entre les deux pays
36:17et M. Carné
36:18essaie de diversifier
36:19les exportations canadiennes
36:21à l'étranger
36:21il y a ce projet
36:23de membership
36:24associé du Canada
36:25à l'Union européenne
36:26mais effectivement
36:27peut-être que dans deux ans
36:29on est dans un autre monde
36:30et que ça fait plus l'affaire
36:31de M. Carné
36:32de « dealer »
36:33avec des démocrates
36:34à la Maison-Blanche
36:35qui sont un petit peu plus
36:37sensibles aux intérêts canadiens
36:38que de « dealer »
36:40avec des leaders
36:40plus populistes
36:41de droite assumés
36:42en Europe
36:44finalement une projection
36:45c'est vrai que j'avais
36:46jamais pensé à ce scénario
36:47mais une projection
36:47où le Canada
36:48se retournerait
36:49vers une Amérique
36:50d'un coup démocrate
36:51et une Europe
36:53plus populiste
36:54en fait on ne sait pas
36:55comment va s'assembler
36:56ce puzzle
36:56et ce que vous nous disiez
36:57pendant la pause
36:58aussi Sarah Suarez
36:59c'est que ce nouveau monde
37:01que décrit actuellement
37:02Frédéric Gagnon
37:04vous, vous l'avez un peu découvert
37:05sous Trump 2
37:06c'est-à-dire qu'il y avait
37:07un Trump 1
37:08qu'on ne l'avait pas pris au sérieux
37:09et un Trump 2
37:11avec un trublion
37:13qui d'un coup
37:13enfin trublion
37:14le mot peut-être
37:15est trop gentil
37:16mais où finalement
37:17on a découvert
37:17le vrai visage
37:18de Donald Trump
37:19là depuis un an et demi
37:21Je ne sais pas
37:21si c'est le vrai visage
37:22mais en tout cas
37:22c'est le visage
37:23qu'il a décidé
37:24de nous proposer
37:24et puis c'est le visage
37:25qui est aussi très nourri
37:26par sa base
37:27par son entourage
37:28donc c'est exactement
37:31ce n'est pas du tout
37:32le même président
37:33qui a été
37:34sur la première présidence
37:36et maintenant
37:36et à l'époque
37:37quand Paul évoquait
37:38le fait que
37:40au début de la guerre
37:41on essayait
37:42de rémanier
37:43la situation
37:44en réalité
37:44on ne savait pas trop
37:45sur quel pied
37:46allait danser
37:46Donald Trump
37:47à cette époque-là
37:48donc on n'essayait pas
37:48de trop le busculer
37:50on voyait venir des choses
37:51mais il y avait
37:53une sensibilité
37:54de la part
37:55je trouve
37:55des leaders européens
37:56de ne pas aller trop fort
37:58parce qu'on ne savait
37:59pas trop par où
38:00ça allait sortir
38:02cette force
38:03de personnages
38:04qu'aujourd'hui
38:05on voit clairement
38:06s'exposer
38:06sur tous les sujets
38:08sur tous les terrains
38:09changer d'avis
38:11bousculer les autres
38:12faire le bully
38:13de quartier en fait
38:14et du coup
38:15ils bousculent
38:16toute l'Amérique latine
38:16ils bousculent l'Europe
38:17et effectivement
38:18par rapport à ces déclarations
38:20de Marine Le Pen
38:20et je coïncide
38:21avec Violette
38:22sur le fait
38:24qu'une France
38:25qui lâche
38:27finalement l'Ukraine
38:29ça serait une catastrophe
38:31parce qu'effectivement
38:32on serait
38:33face à une porte
38:35ouverte
38:35à des risques
38:38de sécurité
38:39pour toute la région
38:40et on ne peut pas
38:41aujourd'hui prévoir
38:42parce qu'il y a
38:42trop d'incertitudes
38:43par rapport à cet avenir
38:44On parlait des divisions
38:46européennes
38:47par rapport à l'aide
38:48à l'Ukraine
38:48là j'y pense
38:49mais est-ce qu'en Amérique latine
38:50il y a un débat
38:51ou pas
38:52sur finalement
38:53la présence
38:55l'ingérence
38:56et la présence
38:56américaine
38:57au Venezuela
38:58est-ce qu'il y a
38:59deux blocs
38:59en Amérique latine
39:00est-ce qu'il y a
39:01un bloc brésilien
39:02contre un bloc argentin
39:03en gros
39:03un bloc contre
39:04On a tout
39:05ce mouvement
39:07de droite
39:08qui s'installe
39:09en Colombie
39:10le Brésil
39:11mais il y a
39:12quand même aussi
39:13une sensation
39:14par rapport à la gauche
39:15de trahison
39:15de la part
39:16de Delcy Rodriguez
39:17à tout ce projet
39:18elle était censée
39:19être l'héritière
39:20de Hugo Chavez
39:22et en réalité
39:23elle est en train
39:23de trahir totalement
39:24ce projet politique
39:26d'il y a plus de 20 ans
39:27aujourd'hui
39:28cette semaine
39:29son frère a été
39:30retiré de la liste
39:32au FAC des Etats-Unis
39:33c'est-à-dire
39:34toutes les sanctions
39:34qui étaient prévues
39:35contre lui
39:36ont disparu
39:37on voit que les seuls gagnants
39:38en tout cas au Venezuela
39:40par rapport à cette relation
39:41avec les Américains
39:42c'est les frères Rodriguez
39:43la population continue
39:45en détresse totale
39:46avec des coupures
39:47d'électricité
39:47des problèmes
39:48d'infrastructure
39:49une inflation terrible
39:51les seuls gagnants
39:52c'est les frères Rodriguez
39:54qui encore
39:54sont en train
39:55de gagner de temps
39:56par rapport aux midterms
39:57et de voir
39:57qu'est-ce qui va se passer
39:58avec Donald Trump
40:00parce qu'il joue le chat
40:01et la souris
40:02mais on ne sait pas
40:03qui joue quel rôle
40:04entre ces deux
40:05Juste deux petites réactions
40:06dans tous les cas
40:08si la France se retire
40:09la place ne restera pas vide
40:11en fait
40:12je pense que l'Allemagne
40:13la Pologne
40:13les pays qui sont
40:14un peu plus conscients
40:16du danger qui vient
40:17du Kremlin
40:17prendront cette place
40:19et donc c'est la France
40:20qui sera perdante
40:21du point de vue du leadership
40:22et deuxièmement
40:23Marine Le Pen
40:24avec ses déclarations
40:25je suis désolée
40:25mais elle ne me surprend pas
40:26parce que l'héritage
40:27de ce parti
40:28de Front National
40:29remonte à où en fait
40:30au moment où Charles de Gaulle
40:31faisait résistance
40:33face à un nazisme
40:35Hitler
40:35où tout le monde
40:36était en train de se coucher
40:37Charles de Gaulle
40:38faisait résistance en fait
40:39et par contre
40:40le parti
40:41de Front National
40:42a été créé
40:42par qui à l'époque
40:44donc c'était
40:44les partisans de Vichy
40:45et ceux qui font honte
40:47aujourd'hui en France
40:47donc elle veut dire
40:49qu'elle s'éloigne
40:49de la ligne originelle
40:51de son parti
40:53mais ce n'est pas le cas
40:54donc ça ne me surprend pas
40:55et j'espère que les Français
40:56ont une bonne mémoire
40:57Allez, il nous reste seulement
40:58quelques minutes
40:59dans les experts sans frontières
41:00je voulais aussi profiter
41:01de vos quatre cultures différentes
41:03pour faire un petit tour de table
41:06autour de ce climat social
41:08et politique
41:08assez explosif
41:09qu'on traverse en France
41:10aujourd'hui
41:11Frédéric, vous
41:12vous enseignez
41:13à l'université
41:14vous dirigez
41:15l'observatoire des Etats-Unis
41:16à l'université du Québec
41:18à Montréal
41:18en tant qu'enseignant
41:20là-bas
41:20est-ce qu'il y a aussi
41:21là-bas un sujet
41:23sur les moyens
41:23dans l'enseignement
41:24et est-ce que vous regardez
41:26depuis le Québec
41:26ce qui se passe
41:28dans les lycées en France
41:30Oui, tout à fait
41:31on regarde ça
41:32depuis le Québec
41:33d'ailleurs le recteur
41:34de l'université du Québec
41:35à Montréal
41:37Stéphane Palache
41:38pour ne pas le nommer
41:38est très intéressé
41:39par les contre-pouvoirs
41:41que l'on trouve
41:41dans les universités
41:43contre-pouvoirs
41:44à ce phénomène
41:46qu'on observe
41:46aux Etats-Unis
41:47la concentration
41:48des pouvoirs
41:48entre les mains
41:49d'un président
41:50qui a mené
41:50une lutte farouche
41:52contre les universités
41:53en tentant
41:54de faire disparaître
41:55des programmes d'études
41:56sur équité
41:57diversité
41:58inclusion
41:59en empêchant
42:00certains professeurs
42:01d'enseigner
42:03en fait
42:03certaines théories
42:04les théories critiques
42:05sur les questions raciales
42:06donc on est très près
42:07de la frontière américaine
42:09et on estime
42:10au Canada
42:10que ces mouvements sociaux
42:12militants
42:13qui visent à remettre
42:14en question
42:14au fond
42:15des politiques
42:16qui sont très problématiques
42:18sont très sains
42:19pour la démocratie
42:20dans un contexte nord-américain
42:21où je le rappelle
42:22Trump a mené
42:23une guerre
42:24contre ces mouvements-là
42:25et vous avez vu
42:26sa déclaration récente
42:27à propos de ces mouvements
42:28ici en France
42:29il dit au fond
42:30que c'est l'islam
42:31qui veut prendre
42:32le contrôle de la France
42:33donc il fait
42:34des amalgames habituels
42:35et c'est de ramener
42:36l'attention des américains
42:37sur ce qu'ils considéraient
42:38être le problème migratoire
42:40alors que les manifestations
42:41qui ont cours en France
42:42n'ont rien à voir avec ça
42:43donc il y a de la désinformation
42:45que l'on voit
42:46en Amérique du Nord
42:47et il faut essayer
42:47de s'en défaire
42:48de l'ignorer
42:49de la reconnaître
42:50si on est capable
42:51Sarah Issuarez
42:52alors je ne veux surtout
42:53pas faire de parallèle
42:54entre des jeunesses étudiantes
42:56françaises et vénézuéliennes
42:57en revanche
42:58ça m'intéresse de savoir
42:59aujourd'hui
43:00au Venezuela
43:01la jeunesse
43:01la jeunesse étudiante
43:03vénézuélienne
43:03est-ce qu'elle arrive
43:04à se projeter
43:05ou est-ce qu'elle est
43:06dans une phase
43:08no future ?
43:09Je pense que c'est
43:11une sensation
43:11un peu généralisée
43:12de la jeunesse
43:13aujourd'hui
43:14de notre époque
43:15peu importe le pays
43:16dont on parle
43:17mais au Venezuela
43:17on est presque
43:189 millions
43:19de vénézuéliens
43:20il y a presque
43:219 millions
43:22de vénézuéliens
43:22qui ont quitté
43:23le pays
43:23et la plupart
43:24de ces 9 millions
43:25c'est des jeunes
43:26justement
43:27ils ne voient pas
43:28d'espoir
43:29ils ne voient pas
43:29d'avenir
43:30et encore moins
43:31dans un pays
43:31où les possibilités
43:33de travail
43:33les possibilités
43:34de s'épanouir
43:35d'avoir son appartement
43:38tout ce qu'on rêve
43:39quand on a 20 ans
43:41paraissent complètement
43:42impossibles
43:43dans les conditions
43:43économiques
43:44et politiques
43:44que nous avons
43:45aujourd'hui
43:46en France
43:47je suis admirative
43:48vraiment de ce mouvement
43:49de jeunes
43:51qui nous montre
43:52finalement
43:53une problématique
43:55qui va au-delà
43:55de simplement
43:57leur avenir
43:58proche immédiat
43:59ils font des demandes
44:00et pour la plupart
44:01de ces jeunes
44:02dont un ou deux ans
44:03ils sont déjà
44:03à l'université
44:04ils ont déjà
44:04laissé derrière
44:06tout ce qui se passe
44:07aujourd'hui
44:07dans les collèges
44:08et dans les lycées
44:08et cependant
44:09ils se battent pour ça
44:10pour quelque chose
44:11qui ne leur appartient pas
44:12donc c'est un mouvement
44:13que je trouve
44:13d'une extrême
44:14générosité
44:14et d'un regard
44:16qui va au-delà
44:17de leur
44:18présent immédiat
44:19pour voir
44:20le futur
44:20mais aussi
44:21se soucier
44:22de ceux
44:22qui sont derrière eux
44:23Violetta
44:23vous êtes enseignante
44:24à l'université
44:25de Lorraine
44:26comment est-ce que
44:27vous sentez justement
44:29vous prenez le pouls
44:30de cette jeunesse
44:31française au quotidien
44:32est-ce que vous la sentez
44:33aujourd'hui
44:34désabusée
44:35motivée
44:35pour son avenir
44:37j'ai un peu l'impression
44:38que
44:39il y a
44:40toutes ces critiques
44:42du système
44:42qui ne va pas
44:44trop bien
44:44parce qu'on a parlé
44:45déjà dans d'autres émissions
44:47du fait qu'il y a
44:47quand même un partage
44:49de la valeur
44:49qui n'est pas forcément
44:51équilibré
44:51et qu'il y a un chiffre
44:53qui me choque
44:53quand 10 millions
44:54de français se retrouvent
44:55en dessous de ceux
44:56de la pauvreté
44:57en France
44:57en fait
44:58donc je pense que
44:59ça ça explique
45:00en fait
45:00et ces jeunes
45:01qui sont un peu
45:02idéalistes
45:02mais qui voient
45:03les choses
45:05de l'injustice
45:06effectivement
45:06et que quelque part
45:07la méritocratie
45:09ne sert plus
45:10ne serait plus
45:11de boussole
45:12et que ça ne suffit pas
45:13pour arriver
45:14en fait
45:15à progresser
45:16et bon
45:18peut-être des parallèles
45:19aussi avec le mai 68
45:20à voir jusqu'à
45:21où ça peut aller
45:22mais pour moi
45:22c'est clair
45:23vous vous dites
45:24effectivement
45:24avec mon doctorat
45:25en plus à l'université
45:26de l'Olande
45:26c'est clair que
45:27les institutions
45:27du 21ème siècle
45:28ne seront pas
45:29le copier-collé
45:30des institutions
45:31du 20ème
45:32et on doit être
45:33parmi les premiers
45:34à poser les choses
45:35à plat
45:35et à être ceux
45:36qui proposent
45:37les nouveaux modèles
45:37à réinventer
45:38les institutions
45:39du 21ème siècle
45:40et recréer
45:41de la confiance
45:41en fait
45:42entre les citoyens
45:43et les pouvoirs
45:44politiques
45:44des institutions
45:45Voilà Carman
45:46votre regard
45:47du consensus
45:48suisse
45:49sur
45:49sur
45:51sur cette
45:52révolte lycéenne
45:54qu'on traverse
45:54en ce moment
45:55en France
45:55En fait il y a
45:56la révolte lycéenne
45:57mais j'ai l'impression
45:58que c'est
45:59on voit à quel point
46:01elle arrive à agréger
46:02aussi d'autres révoltes
46:03demain ce sera
46:04peut-être
46:05des gilets jaunes
46:06des agriculteurs
46:07beaucoup de questionnements
46:08sur les services publics
46:09je pense que ce qu'il y a
46:10vraiment derrière
46:11les dernières manifestations
46:13c'est la dégradation
46:14du service public
46:15et puis je me demande
46:17est-ce que derrière ça
46:18plus globalement
46:19il n'y a pas justement
46:20pourquoi les services publics
46:21vont mal
46:22c'est parce que
46:24il y a moins d'argent
46:25et est-ce qu'il n'y a pas
46:27une sorte de déclassement
46:28européen
46:28et est-ce qu'on n'observe
46:29pas là
46:30une sorte
46:31d'avant-goût
46:33de réaction
46:34des jeunesses européennes
46:35voire des populations
46:36européennes
46:37à leur déclassement
46:38à l'anxiété
46:39que provoque
46:41nécessairement
46:41et légitimement
46:42le futur
46:43de la vie en Europe
46:44c'est clair que
46:45ce qu'on voit se dessiner
46:47c'est quelque chose
46:48de moins favorable
46:49de ce qu'il y a
46:51une autre génération
46:52auparavant
46:53donc il y a potentiellement
46:54quelque chose
46:55qui pourrait s'élargir
46:56la France est souvent
46:57à l'avant-garde
46:58des révoltes
46:59donc peut-être
47:00quelque chose
47:00qui pourrait s'élargir
47:01à d'autres jeunesses européennes
47:02même si la jeunesse suisse
47:03est un peu plus à l'abri
47:04que les autres
47:05peut-être une boussole française
47:06allez on va terminer
47:07par vos cartes blanches
47:08respectives
47:09ce sont des articles
47:10ou des petits morceaux
47:13médiatiques
47:14que vous avez choisis
47:14dans vos pays
47:15d'origine respectives
47:16je commence avec vous Sarah
47:17et vous avez choisi
47:18un éditorial
47:19du journal vénézuélien
47:21Talkual
47:22tout à fait
47:23c'est un journal
47:23qui a été créé
47:26en avril
47:27de l'année 2000
47:27par un ancien guerrillero
47:29qui a été aussi
47:30à l'origine
47:31de partis communistes
47:31de Venezuela
47:32et de partis socialistes
47:33et dans son premier édito
47:35il avait ouvert
47:36la couverture
47:37avec Hola Hugo
47:38Bonjour Hugo
47:39c'était en relation
47:41avec Hugo Chavez
47:41il venait de lui annoncer
47:43qu'il allait lui tenir
47:44tête
47:44lors de sa présidence
47:47chose qu'il a faite
47:49sauf que
47:50au Venezuela
47:50la lutte contre
47:51les médias
47:52contre l'information
47:53contre la liberté
47:54d'expression
47:54a été
47:55un gros chantier
47:57de ce gouvernement
47:58et du gouvernement
48:00de Maduro
48:00et du gouvernement
48:01de Delcey Rodriguez
48:02donc aujourd'hui
48:04cette publication
48:06a fait face
48:07à des amendes
48:08à la coupure
48:10de papier
48:10ils ont disparu
48:11de papier
48:12parce que
48:12c'était plus possible
48:13de publier
48:14aujourd'hui
48:14ils existent
48:15seulement en ligne
48:16et il y a eu
48:17un déblocage
48:18à fin du mois
48:20de septembre
48:20de plusieurs dizaines
48:22de médias
48:23qui étaient bloqués
48:24par les gouvernements
48:25de Delcey Rodriguez
48:26et grâce à ces petits
48:29légers changements
48:30qu'on est en train
48:30de voir dans le pays
48:31ils ont été libérés
48:33et ils ont le droit
48:33maintenant d'être lus
48:34par la population
48:35et on vous invite
48:36donc tous
48:36grâce à vous
48:37à découvrir
48:37ce formidable exemple
48:39de résistance médiatique
48:40le journal vénézuélien
48:43talcual
48:44Frédéric
48:44vous avez choisi
48:45vous un article
48:46du site québécois
48:47l'actualité
48:48sur Donald Trump
48:50le président
48:51des promesses
48:51non tenues
48:52en gros
48:52exactement
48:53un article
48:54de Raphaël Jacob
48:55qui est un ami
48:56un collègue canadien
48:57expert de politique
48:58américaine
48:58qui fait partie
48:59de l'équipe
49:00de l'Observatoire
49:00sur les États-Unis
49:01que j'ai le plaisir
49:02de diriger à l'UQAM
49:03et évidemment
49:04on surveille
49:05les élections
49:05de mi-mandat
49:06du 3 novembre
49:07aux États-Unis
49:07ça peut avoir
49:08des effets considérables
49:09sur la politique étrangère
49:10de Trump
49:10et Raphaël
49:12en fait publie
49:13cet article
49:13où il rappelle
49:14au fond
49:14que Trump
49:15a tenu
49:15très peu
49:17des promesses
49:17qu'il avait faites
49:18aux Américains
49:19américaines
49:19mais surtout
49:20à ses partisans
49:20il avait promis
49:21pas de guerre éternelle
49:23il y en a peut-être
49:23une qui est en train
49:24de se dérouler
49:25en Iran
49:25il a rebroussé chemin
49:27sur toutes sortes
49:28de questions
49:28évidemment
49:29il est encore populaire
49:30sur la question
49:30migratoire
49:31mais sinon
49:32ce qu'on voit
49:32il est à 34%
49:34d'appui au sein
49:34de la société américaine
49:35un des présidents
49:36les moins populaires
49:38depuis Harry Truman
49:39en 1946
49:40risque de perdre
49:41gros le 3 novembre
49:42peut-être
49:43les deux chambres
49:43du congrès
49:44et Raphaël
49:45nous aide à comprendre
49:45pourquoi
49:46dans cet article-là
49:47à retrouver
49:48sur le site
49:49de l'actualité
49:50Paula Carman
49:51je me tourne vers vous
49:53vous avez choisi
49:53un éditorial
49:54du temps
49:55sur le déni français
49:57oui c'est deux éditoriaux
49:58en fait qu'on a fait
49:59sur ce débat budgétaire
50:01qui est en cours
50:01en France
50:02et sur le fait
50:04qu'en fait
50:05le gouvernement actuel
50:06est dans une sorte
50:07d'incapacité
50:08à rassurer
50:09notamment
50:09les marchés financiers
50:10parce que
50:11le budget
50:11qui présente
50:12est une sorte
50:13de rustine
50:14censée durer
50:15six mois
50:15d'ailleurs
50:16il l'a présenté
50:17comme tel lui-même
50:17en disant
50:18que tout était
50:19réversible
50:19dans six mois
50:21et
50:23il y a une sorte
50:24d'impossibilité
50:27à rassurer
50:28quelles que soient
50:28finalement
50:29les promesses
50:30de rigueur
50:31qu'on fait
50:32parce qu'on a
50:32des oppositions
50:33qui sont en pleine
50:34campagne présidentielle
50:35et qui vont promettre
50:36monts et merveilles
50:37ou alors
50:37des mesures
50:38complètement irréalistes
50:40et qui dans six mois
50:41vont bien devoir
50:42potentiellement
50:42si celles qui se font élire
50:44les appliquer
50:45et derrière ça
50:46finalement
50:47l'étape suivante
50:48c'est la population
50:49qui est demandeuse
50:50finalement
50:50pourquoi les oppositions
50:51leur donnent ça
50:52c'est parce qu'elles ont envie
50:53de se faire élire
50:54et sont demandeuses
50:55de ces mesures
50:57et de croire
50:58en fait
51:00au scénario impossible
51:01d'équilibrer
51:03les finances publiques
51:04avec des choses
51:04qui ne seraient pas douloureuses
51:06et donc
51:07c'est ce déni
51:08arithmétique
51:08de l'état
51:10des finances françaises
51:11avec la perspective
51:12de la présidentielle
51:12qui arrive
51:13j'ai eu un flash
51:13en vous écoutant
51:14je me rappelais
51:15de la promesse
51:15de François Hollande
51:16avant son élection
51:17de faire une taxe
51:19à 90%
51:20ou 80%
51:21sur les ultra-riches
51:22qui évidemment
51:23n'a jamais vu le jour
51:24Violetta
51:25vous avez choisi
51:26un article
51:26de Ukrainska Pravda
51:28sur un projet
51:29de l'ancien ministre
51:30de la Défense
51:31superstar en Ukraine
51:33Fedorov
51:33voilà l'Ukraine
51:34qui imagine déjà
51:36le monde du 21ème siècle
51:37y compris la défense
51:39et l'armée des robots
51:40qui est déjà
51:41de facto
51:41présente
51:43sur la guerre
51:43en Ukraine
51:44avec des robots terrestres
51:45qui accomplissent
51:4525 000 missions
51:47par mois
51:48et donc cette annonce
51:49le 26 septembre
51:50elle vive
51:51pendant un grand forum
51:52IT Arena
51:53donc tous les développeurs
51:54tous les gens
51:55dans le secteur
51:55l'IT
51:56et la tech
51:57et la défense
51:58avec la tech
51:59réunie
52:00Mikhailo Fedorov
52:01qui a annoncé
52:03son projet
52:03l'armée des robots
52:05son ambition
52:06c'est que dans 6 mois
52:07un robot humanoïde
52:09neutralise un soldat russe
52:11dans un an
52:11qu'une première attaque
52:12soit menée
52:12par des robots
52:13et des drones
52:14sans un seul fantassin
52:15en première ligne
52:16et l'idée
52:16c'est que des robots humanoïdes
52:18qui prennent la place
52:19des soldats
52:20pour les tâches
52:20les plus dangereuses
52:21recharger une mitrailleuse
52:22changer une batterie
52:23poser des capteurs
52:24là où un humain
52:25ne survivrait pas
52:2610 minutes
52:27et donc c'est un message
52:28pour l'Europe
52:30est-ce que c'est un pays
52:31parce que c'est un pays
52:32l'Ukraine
52:32qui invente les choses
52:34et du coup
52:35quelque part
52:36sous le feu
52:36la défense européenne
52:37s'invente en Ukraine
52:38est-ce qu'on a envie
52:39d'être avec eux
52:40ou est-ce qu'on a envie
52:41d'être les derniers
52:43de la classe
52:43voilà
52:44donc c'est un article
52:45de Ukrainska Pravda
52:46avec l'Ukraine
52:47qui effectivement
52:47est en train de décrire
52:48les nouvelles doctrines
52:50militaires
52:51dont s'inspirent
52:52tous les états-majors
52:53du monde entier
52:53en ce moment
52:54les experts sans frontières
52:55c'est déjà terminé
52:56merci à tous
52:57pour vos regards
52:59passionnants
52:59sur notre actualité
53:00Violetta Moscalou
53:01professeur associé
53:03à l'université de Lorraine
53:04Sarah Issuarez
53:05journaliste franco-vénézuélienne
53:06Paul Ackermann
53:07responsable de l'édition
53:08du Temps pour la France
53:10et Frédéric Gagnon
53:11directeur de l'Observatoire
53:12sur les Etats-Unis
53:13à l'université du Québec
53:14à Montréal
53:15je vous souhaite à tous
53:16un très bon week-end
53:17et à la semaine prochaine
53:18dans les experts sans frontières
53:19à très vite
53:20les experts sans frontières
53:22sur BFM Business
53:23Sous-titrage Société Radio-Canada
53:25Sous-titrage Société Radio-Canada
53:25Sous-titrage Société Radio-Canada