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Commission des affaires européennes : L’UE face au défi du financement de la transition énergétique
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00:01:06Bien, bonjour à toutes et à tous. Je vous propose qu'on débute notre ordre du jour avec en premier
00:01:15lieu l'élection d'un vice-président ou d'une vice-présidente,
00:01:20en remplacement de notre collègue Manon Bouquin, qui a été élue au Sénat. J'ai reçu la candidature de M.
00:01:27Jordan Guiton du groupe Rassemblement National.
00:01:30Il n'y a, je crois, pas d'autres candidatures dans cette salle à ce stade. Et le nombre de
00:01:37candidats n'étant pas supérieur au nombre de sièges à pourvoir,
00:01:39il n'y a pas lieu, conformément à l'article 39 à l'ENA 4 du règlement, de procéder à
00:01:43un scrutin. Et donc M. Jordan Guiton est proclamé vice-président de la commission.
00:01:50Félicitations, chers collègues. Sans transition aucune, nous en pensons au deuxième point à l'ordre du jour, qui appelle l
00:01:59'examen du rapport d'information de nos collègues Karim Benbraim
00:02:02et Sandrine Lalanne sur l'Union européenne face au défi du financement de la transition énergétique. Mes chers collègues, je
00:02:11vous cède la parole en commençant par Mme Lalanne.
00:02:13Merci. Merci, M. le Président, M. le rapporteur. Mes chers collègues, le prix du baril dépasse à nouveau les 100
00:02:23dollars avec la crise du détroit d'Hormuz.
00:02:25Chacun mesure aujourd'hui ce que coûte notre dépendance aux énergies fossiles. En août dernier, les prix de l'énergie
00:02:31étaient de 16,7% plus élevés qu'un an auparavant.
00:02:34Nous payons cette dépendance depuis 2022. C'est pourquoi les États membres de l'Union européenne ont décidé, en décembre
00:02:402025, de sortir définitivement du gaz russe.
00:02:45Pendant ce temps, le climat n'attend pas. Selon le programme Copernicus, l'Europe est le continent qui se réchauffe
00:02:50le plus vite au monde.
00:02:51Nous devons répondre rapidement à un double enjeu. Celui du climat, bien évidemment, mais aussi celui de la souveraineté énergétique
00:02:58de l'Europe.
00:02:59L'Union européenne s'est fixée des objectifs climatiques parmi les plus ambitieux au monde.
00:03:05Réduire les émissions de gaz à effet de serre de 55% en 2030 par rapport à 1990, de 90
00:03:12% en 2040 et atteindre la neutralité carbone en 2050.
00:03:18Je tiens d'abord à préciser le périmètre de ce rapport. La transition énergétique n'est pas le climat ni
00:03:24l'environnement qui en sont les objectifs.
00:03:26La transition énergétique est le moyen. Elle repose à la fois sur la décarbonation de notre mix énergétique et sur
00:03:33l'lectrification des usages.
00:03:35Les enjeux de la transition énergétique ne sont pas les mêmes dans les 27 États membres.
00:03:39A l'ouest, les transports, notamment les véhicules particuliers et les bâtiments, pèsent lourd dans les émissions.
00:03:46A l'est, le charbon, la production d'énergie et l'industrie restent des enjeux majeurs.
00:03:52Les projets et les besoins d'investissement varient donc beaucoup d'un État à l'autre, d'autant que nous
00:03:57ne partons pas tous du même point.
00:03:59L'Allemagne surtout. La France, la Pologne et l'Italie figurent encore parmi les principaux émetteurs.
00:04:05Mais entre 1990 et 2024, avec la Roumanie, ces pays ont représenté ensemble 70% de la réduction nette totale
00:04:13des émissions de l'Union.
00:04:15Comment l'Europe finance-t-elle cet effort aujourd'hui ?
00:04:19D'une part, par un budget européen qui est avant tout un budget d'investissement, complété par le programme Next
00:04:24Generation EU de 800 milliards.
00:04:26Cela représente environ 2 000 milliards d'euros sur 2021-2027, dont 34% consacrés au climat, soit près de
00:04:34680 milliards.
00:04:36Pour la seule transition énergétique, l'enfloppe des fonds alloués sur 2021-2027 est de 174 milliards sur 7 ans,
00:04:44soit 25 milliards par an.
00:04:45Pour le prochain CPF, pour 2028-2034, la Commission propose de porter à 35% l'objectif de dépenses consacrées
00:04:53au climat et à l'environnement,
00:04:55dans le prochain cadre financier pluriannuel, dont le budget proposé doit s'élever à environ 2 000 milliards.
00:05:01D'autre part, l'Europe mobilise des garanties publiques et des instruments financiers,
00:05:06notamment par l'intermédiaire de la Banque européenne d'investissement,
00:05:09ainsi que les recettes des marchés carbone et du mécanisme d'ajustement carbone aux frontières.
00:05:15Pour l'Europe, la transition est l'occasion de passer du statut de locataire de son système énergétique à celui
00:05:21de propriétaire.
00:05:22Mais devenir propriétaire a un coût, celui d'acquérir de nouveaux actifs décarbonés.
00:05:26Et la période est délicate.
00:05:28Pendant 20 ans, nous allons devoir payer en même temps la facture des énergies fossiles
00:05:33et l'investissement dans les actifs bas carbone qui restent le plus souvent structurellement plus chers en coût de production.
00:05:40Les énergies fossiles représentent encore 70% de l'approvisionnement énergétique total de l'Union européenne
00:05:48et 42% en France pour l'approvisionnement primaire.
00:05:51Dans ce paysage, la France dispose d'un atout grâce à ses investissements dans le nucléaire.
00:05:55Son mix électrique décarboné lui permet d'exporter près de 100 TWh chaque année sur les 550 qu'elle produit.
00:06:03L'Institut Rousseau chiffre à 360 milliards supplémentaires par an les besoins de financement pour la transition énergétique au niveau
00:06:10européen.
00:06:11La Commission, elle, évalue les investissements du secteur de l'énergie à 660 milliards par an d'ici 2030,
00:06:18puis 695 milliards jusqu'en 2040, contre environ 240 milliards par an dans la décennie passée.
00:06:26C'est-à-dire soit près de 420 milliards de plus par an.
00:06:31Pour la France seule, les besoins sont estimés, eux, à 80 milliards d'euros par an.
00:06:36L'industrie illustre aussi l'ampleur du défi.
00:06:39Selon l'Institut français du pétrole et des énergies nouvelles,
00:06:42l'acier décarboné coûte aujourd'hui environ 25% de plus que l'acier conventionnel
00:06:47et le ciment décarboné près de 75% de plus.
00:06:51Aussi, pour que nos industriels ne soient pas pénalisés face à des concurrents moins vertueux,
00:06:56le mécanisme d'ajustement carbone aux frontières est entré en vigueur le 1er janvier 2026.
00:07:02Les importateurs d'acier, d'aluminium, de ciment, d'engrais, d'hydrogène et d'électricité
00:07:06doivent désormais acquitter le prix du carbone de leurs produits.
00:07:09Une banque de la décarbonation industrielle est également envisagée
00:07:12afin d'offrir une compensation aux entreprises sur le coût du carbone à long terme
00:07:15et de faciliter leur investissement dans la transition énergétique.
00:07:19Ce n'est pourtant pas une dépense perdue.
00:07:21En 2024, l'Europe a payé 375 milliards d'euros de factures d'importation énergétique.
00:07:27L'effort de la transition vient en grande partie se substituer à cette facture
00:07:30avec en plus une Europe moins exposée aux chocs extérieurs.
00:07:33A l'inverse, l'inaction coûte cher selon les travaux du réseau des banques centrales
00:07:37jusqu'à 11 points de pipe perdus en France à l'horizon 2050.
00:07:42Mais je vais être très claire, ces 400 milliards ne pourront pas être de l'argent public.
00:07:46Nos États sont tenus par les règles budgétaires européennes,
00:07:48notamment la limite de 3% du déficit, à laquelle moi je suis personnellement très attachée.
00:07:53Les marges de manœuvre sont de toute façon étroites.
00:07:56Au regard des besoins, je rappelle, 400 milliards, l'emprunt public est peu envisageable.
00:08:01Le levier fiscal l'est tout autant, avec des prélèvements obligatoires déjà parmi les plus élevés de l'Union.
00:08:05Et la transition n'est pas la seule à réclamer ses fonds.
00:08:08La défense et l'intelligence artificielle les réclament aussi.
00:08:12Ce n'est pas une posture.
00:08:13Un déficit qui se creut, c'est une hausse mécanique des taux d'intérêt.
00:08:16Ce sont les ménages et les entreprises qui en paieraient le prix final,
00:08:18et la transition elle-même coûterait plus cher.
00:08:21Alors, retrouvez ces financements.
00:08:23Dans l'épargne privée, qui est encore insuffisamment mobilisée,
00:08:27le stock d'épargne financière européenne est considérable.
00:08:2935 000 milliards d'euros et 1 600 milliards d'épargne financière en flux annuel.
00:08:36Pourtant, selon l'Association française de la gestion financière,
00:08:39300 milliards d'euros par an vont financer l'économie américaine plutôt que la nôtre.
00:08:43Alors pourquoi ?
00:08:44Parce que les Etats-Unis ont des marchés de capitaux profonds,
00:08:46c'est-à-dire capables d'absorber de gros volumes sans que les prix s'effondrent.
00:08:49Parce que le marché financier américain bénéficie des liquidités et des fonds de pension.
00:08:53Parce que nos entreprises se financent surtout par le crédit bancaire et très peu par les fonds propres.
00:08:57Parce que nos marchés financiers en Europe restent très fragmentés.
00:09:00Règles, fiscalité, droits des faillites et supervisions diffèrent d'un pays à l'autre.
00:09:05Enfin, parce que les intermédiaires orientent l'épargne vers des placements perçus comme peu risqués,
00:09:10souvent des obligations, et nous en émettons beaucoup.
00:09:13Cela échappe largement aux petits épargnants.
00:09:16Mais il faut aussi encourager nos entreprises à se faire coter.
00:09:18La bourse lui permet de lever du capital et non de la dette pour financer leur investissement de long terme,
00:09:23dont la transition a besoin.
00:09:26Deuxième constat, les mécanismes de partage du risque entre public et privé restent trop limités.
00:09:31Le financement public ne doit pas se substituer au privé, il doit l'entraîner.
00:09:35La BU le montre.
00:09:36Un euro public génère en moyenne 4 euros d'investissement privé.
00:09:39Elle a engagé 100 milliards d'euros en 2025, dont 57 avec une composante climat,
00:09:45et prévoit de consacrer la moitié de ses capacités à la transition.
00:09:48C'est un acteur hybride, public par sa gouvernance et son capital souscrit,
00:09:53mais financé par des capitaux privés sur les marchés grâce à sa notation triple A.
00:09:58Une garantie publique coûte beaucoup moins cher qu'une subvention,
00:10:02et elle rend finançable des projets qui ne trouveraient pas preneurs sans elle.
00:10:05C'est la logique de Baby France, en France, qui cofinance avec les banques et partage le risque.
00:10:11Elle compte pour 35 des 63 milliards que la Caisse des dépôts consacre à la transition 2028.
00:10:17Voilà le levier d'où nous avons besoin,
00:10:19mais il est aujourd'hui bridé par le capital de la BAI apporté par les États.
00:10:24248 milliards souscrits.
00:10:26Faire évoluer son mandat et sa gestion des risques lui permettraient de mobiliser
00:10:29jusqu'à 150 milliards d'investissements supplémentaires cumulés.
00:10:33Le contrat pour différences relève de la même logique de partage de risques.
00:10:38L'État garantit aux producteurs d'électricité décarbonée un prix de référence.
00:10:41Si le marché est en dessous, il verse la différence.
00:10:44S'il est au-dessus, le producteur reverse l'excédent.
00:10:47Cela leur donne de la visibilité pour leurs investissements
00:10:51et facilite le financement des éoliennes, du solaire et du nucléaire.
00:10:54A partir de juillet 2027, les nouveaux soutiens publics à ces installations devront prendre cette forme.
00:11:00Pour sécuriser l'industrie dans leur investissement dans la transition,
00:11:03plusieurs auditionnés ont aussi plaidé pour une banque de la décarbonation
00:11:06qui comblerait pendant 10 à 15 ans l'écart du prix carbone sur fonds publics.
00:11:11Troisième constat, le cadre européen de la finance durable est perfectible.
00:11:15La taxonomie est un acquis.
00:11:17Elle repose sur six objectifs environnementaux et sert de socle
00:11:20au règlement SFDR sur la publication d'informations en matière de durabilité
00:11:25pour les institutions bancaires et financières,
00:11:27ainsi qu'à la directive CSRD relative à la publique d'information en matière de durabilité pour les entreprises.
00:11:33Mais cette taxonomie reste trop binaire.
00:11:35Elle ne reconnaît pas les entreprises engagées dans une vraie trajectoire de transition,
00:11:39mais qui sont encore émettrices.
00:11:41Et les labels financiers restent illisibles pour l'épargnant.
00:11:45La loi PACTE a imposé des fonds durables dans l'assurance-vie en France
00:11:48sans vraiment réorienter significativement l'épargne.
00:11:51Et dans le même temps, le paquet omnibus européen a resserré le champ de la CSRD
00:11:56qui ne couvre plus qu'une minorité des entreprises auparavant concernées.
00:11:59Il y a vraiment un risque de recul sur la transparence
00:12:03dont les investisseurs ont besoin pour choisir leur investissement.
00:12:07C'est pourquoi ce rapport formule des propositions concrètes.
00:12:09D'abord, œuvrer à l'union des marchés de capitaux en rapprochant les règles nationales sur la base des plus
00:12:15exigeantes.
00:12:16Sans elles, comme l'a dit la présidente d'Euronext, l'intégration financière se fera de l'extérieur,
00:12:21pas par des acteurs non européens.
00:12:25Ensuite, ma recommandation, encourager des fonds de pension à l'échelle européenne
00:12:29pour enrayer la fuite de nos capitaux vers les fonds de pension américains
00:12:32et accroître enfin le volume de capitaux sur nos marchés financiers
00:12:36afin de financer notre transition énergétique et plus largement notre économie.
00:12:40Nous proposons aussi de flécher entièrement les recettes des marchés carbone vers la transition,
00:12:45notamment pour les ménages et les PME.
00:12:48Elles ont dépassé 175 milliards d'euros cumulés entre 2013 et 2024.
00:12:53Mais pour les ménages, comme pour les petites et moyennes entreprises,
00:12:55le reste à charge demeure souvent conséquent,
00:12:57même lorsque les investissements sont rentables à long terme.
00:13:00Aujourd'hui en France, une part des recettes du marché carbone va au budget général et n'est pas fléchée.
00:13:07Nous proposons également d'accroître les moyens de la BEI et de lui donner un mandat plus audacieux.
00:13:11Nous proposons enfin un principe de non-régression réglementaire
00:13:14pour donner aux ménages et aux entreprises la stabilité dont ils ont besoin pour investir.
00:13:19Le défi n'est plus de fixer des objectifs,
00:13:22il est de les financer sans dérapage budgétaire en libérant l'épargne que l'Europe possède déjà.
00:13:28Avant de conclure, je tiens à remercier mon collègue et co-rapporteur.
00:13:31Merci Karim, même Brahim.
00:13:33Nous avons parfois des approches différentes et ce rapport remporte la trace,
00:13:37avec quelques recommandations séparées,
00:13:39mais ces échanges l'ont rendu aussi plus riches.
00:13:41Mes remerciements vaut aussi à M. Giacomo,
00:13:44administrateur de la Commission des Affaires Européennes,
00:13:46dont le travail précis a été précieux tout au long de ses auditions,
00:13:49ainsi qu'à nos collaborateurs respectifs,
00:13:52Élise Brelf, Fra-Germann et Romain Henault.
00:13:55Merci.
00:13:58Merci Madame la rapporteure, chers collègues.
00:14:07Merci Monsieur le Président, Madame la rapporteure, chers collègues.
00:14:12Chaque jour, l'Union européenne importe en moyenne 1 milliard d'euros d'énergie fossile.
00:14:16Pour la France, c'est 1 milliard d'euros chaque semaine.
00:14:19Des importations qui nous rendent évidemment dépendants de pays,
00:14:23qui pour beaucoup ne partagent pas nos valeurs,
00:14:25et peuvent même parfois se trouver hostiles à notre égard.
00:14:29Nous avons vu les dangers de cette dépendance au moment du déclenchement de la guerre en Ukraine par Vladimir Poutine.
00:14:35Et s'il fallait encore un exemple,
00:14:36aujourd'hui même, les ménages et les entreprises françaises et européennes
00:14:41subissent les conséquences de la guerre déclenchée par Donald Trump en Iran.
00:14:45Notre dépendance aux énergies fossiles impacte notre souveraineté,
00:14:48elle impacte aussi notre économie,
00:14:50et elle est évidemment le premier moteur de la crise écologique que nous connaissons.
00:14:55La présentation de notre rapport intervient après un été particulièrement caniculaire.
00:14:59Une mission qui est rapportée par le Président de la Commission des finances
00:15:03estime le coût des fortes chaleurs cet été en France à 16 milliards d'euros,
00:15:07en comptabilisant les dépenses de santé, les destructions liées aux incendies,
00:15:11et puis les mesures d'aide qui ont été mises en place
00:15:14pour accompagner les personnes et les entreprises sinistrées.
00:15:17Tous ces constats préalables nous rappellent la nécessité de mener à bien rapidement
00:15:22une transition écologique qui soit à la fois ambitieuse, souveraine et écologique.
00:15:28Nos auditions nous ont mené à partager avec des acteurs
00:15:31représentant des structures de nature très diverses.
00:15:33Cela a été évoqué tout à l'heure par Mme Lalanne.
00:15:36L'ensemble de ces acteurs nous ont remonté un besoin partagé commun.
00:15:40C'est celui de la stabilité.
00:15:43La question énergétique porte en effet des enjeux de temps long.
00:15:46Les entreprises résonnent à 10-15 ans au moment de renouveler leurs outils industriels
00:15:51et les équipements des ménages, que ce soit les véhicules électriques, les pompes à chaleur,
00:15:56nécessitent aussi une projection au-delà d'une décennie.
00:15:59La stabilité réglementaire et la stabilité économique
00:16:02apparaissent donc comme deux conditions préalables au déclenchement d'investissement
00:16:07qui doivent être massifs et à la réussite de la transition énergétique.
00:16:11Je voudrais donc prendre un peu de temps pour insister sur cette condition
00:16:15qui va de pair avec la mobilisation des financements qui est l'objet de notre rapport.
00:16:19Dans un monde bouleversé par les instabilités géopolitiques
00:16:23et les revirements stratégiques du président américain,
00:16:26l'Union européenne apparaît aujourd'hui comme un espace de stabilité politique.
00:16:30C'est un réel atout pour attirer de nouveaux investisseurs.
00:16:34Alors pour être totalement complet, il convient un petit peu de nuancer ce constat.
00:16:38En France, la dissolution de 2024 décidée par le président de la République
00:16:42et les incertitudes qui pèsent aujourd'hui sur les orientations énergétiques
00:16:47qui résulteront du prochain scrutin présidentiel
00:16:50viennent évidemment diminuer la portée de cet avantage.
00:16:54L'une des clés pour faciliter l'orientation des fonds et des décisions d'investissement
00:16:59est donc la stabilité.
00:17:00La stabilité institutionnelle, c'est ce que je viens d'évoquer,
00:17:03la stabilité réglementaire et la stabilité économique.
00:17:06Elles sont nécessaires à la bonne lisibilité du cadre normatif
00:17:10et elles facilitent aussi le travail de pédagogie
00:17:13qui permet une plus grande adhésion à la transition.
00:17:17L'économiste Douglas Norse parle ainsi d'un capital institutionnel.
00:17:22La valeur de ce capital ne doit pas être sous-estimée.
00:17:24C'est le sens d'une des préconisations que nous portons
00:17:28en défendant un principe de non-régression réglementaire.
00:17:32La dimension européenne était évidemment au cœur de nos travaux.
00:17:36Nous avons rencontré directement les administrations européennes,
00:17:39des représentants d'intérêts au niveau européen,
00:17:42ainsi que le commissaire européen chargé de l'énergie et du logement.
00:17:46Au-delà de l'échelon européen, il nous a aussi semblé important
00:17:49d'analyser les réponses apportées par différents États membres.
00:17:53Nous avons donc sollicité notre réseau diplomatique
00:17:56pour disposer d'éléments de comparaison harmonisés
00:17:59avec différents pays européens, l'Allemagne, la Pologne, l'Italie et le Danemark.
00:18:05Les capacités budgétaires limitées des différents États européens
00:18:09appellent plusieurs remarques de ma part.
00:18:11Tout d'abord sont souvent les choix budgétaires des gouvernements en place
00:18:15qui ont mené à un accroissement du déficit public,
00:18:18organisant finalement la diminution des capacités d'action des États.
00:18:23Par ailleurs, il serait particulièrement dangereux
00:18:25de considérer que les situations budgétaires
00:18:27pourraient justifier de porter une ambition climatique limitée.
00:18:32Suivant les différents rapports que nous avons consultés,
00:18:34l'inaction climatique pourrait en effet coûter
00:18:36de l'ordre de 15 points de PIB à l'horizon 2050
00:18:40et de 30 points de PIB à l'horizon 2100.
00:18:43Le coût de l'inaction pèserait donc bien davantage sur les finances publiques
00:18:47que les investissements nécessaires pour en limiter les conséquences.
00:18:52On le voit, les investissements dans la transition énergétique
00:18:55ne peuvent être appréciés à la seule lumière de leurs coûts immédiats
00:18:59pour les finances publiques,
00:19:00puisqu'ils contribuent à renforcer durablement notre souveraineté,
00:19:04mais aussi la résilience de nos économies.
00:19:07La soutenabilité des finances publiques ne doit donc pas être analysée
00:19:10indépendamment de la capacité des États à préparer l'avenir.
00:19:14Il m'apparaît donc nécessaire de réinterroger les critères du pacte de stabilité et de croissance
00:19:19afin de mieux prendre en compte les bénéfices de long terme
00:19:23des investissements consacrés à la transition énergétique.
00:19:26C'est le sens de la recommandation numéro 9 que je porte dans ce rapport.
00:19:30Le financement de la transition énergétique ne pourra évidemment pas reposer
00:19:34exclusivement sur les budgets nationaux.
00:19:37Il suppose donc une mobilisation plus large des financements privés,
00:19:41aujourd'hui encore trop peu engagés dans la transition énergétique.
00:19:45Il ressort des travaux que nous avons menés
00:19:47que le défi du financement de la transition énergétique
00:19:50est moins une question de disponibilité des fonds
00:19:53que d'orientation de ces fonds.
00:19:56Autrement dit, les fonds nécessaires à la transition existent,
00:19:59mais ils ne sont pas suffisamment orientés vers la transition.
00:20:03Je vais prendre juste un exemple.
00:20:04Total Énergie oriote encore les deux tiers de ses investissements
00:20:10vers les énergies fossiles.
00:20:11Les ordres de grandeur des investissements à réaliser
00:20:14posent cependant la question de la soutenabilité sociale
00:20:17de cette transition, quand la capacité financière
00:20:20d'une grande majorité de ménages est déjà particulièrement contrainte.
00:20:24De la même manière, de nombreuses petites entreprises
00:20:27peinent à accéder aux financements nécessaires
00:20:30à la réalisation de leur transition.
00:20:33La transition énergétique impose donc de réussir à mobiliser
00:20:36des financements qui soient justes, justes socialement
00:20:39et justes pour notre tissu de petites et moyennes entreprises.
00:20:42Les recettes du marché carbone devraient permettre
00:20:45d'y contribuer davantage.
00:20:47C'est là aussi une des préconisations que nous portons tous les deux.
00:20:52Pour continuer, je veux dire quelques mots
00:20:53sur le cadre réglementaire européen.
00:20:55L'Union européenne dispose d'un cadre particulièrement complet
00:20:59et ambitieux.
00:21:01Le règlement sur le partage de l'effort partage l'effort de réduction
00:21:05des émissions de gaz à effet de serre entre les 27 États membres
00:21:08selon leur capacité.
00:21:10Par ailleurs, deux marchés carbone ont été créés
00:21:13pour établir une taxation du carbone.
00:21:14C'est ce qu'on appelle les systèmes d'échange de quotas d'émissions
00:21:18avec un marché pour les secteurs de l'énergie, de l'industrie,
00:21:22des transports maritimes et aériens
00:21:24et un second marché devant s'appliquer au secteur
00:21:27du transport routier, du bâtiment et de la petite industrie.
00:21:31Concernant ce second marché, il convient de préciser
00:21:34que celui-ci se répercutera sur les factures énergétiques
00:21:38des consommateurs finaux et donc des ménages.
00:21:41Sa mise en application a déjà été reportée à 2028,
00:21:45mais je veux souligner que les conditions de mise en œuvre
00:21:47des mécanismes de redistribution et de soutien
00:21:50aux investissements des ménages dans la transition énergétique
00:21:53sont des points de vigilance tout particulièrement marqués.
00:21:58Enfin, l'Union européenne a créé un mécanisme
00:22:00d'ajustement carbone aux frontières
00:22:02pour limiter les distorsions de concurrence
00:22:04vis-à-vis des pays extra-européens
00:22:06qui ne portent pas les mêmes exigences environnementales.
00:22:09Ce cadre réglementaire européen a une double inspiration.
00:22:13D'une part, taxer les émissions de CO2
00:22:16selon le principe de pollueur-payeur
00:22:18pour inciter nos entreprises à investir dans la décarbonation.
00:22:21Et d'autre part, protéger le tissu industriel européen
00:22:25en taxant les importations en provenance de pays tiers
00:22:28via le MACF qui s'apparente à ce qu'on pourrait appeler
00:22:32une mesure de protectionnisme écologique
00:22:35visant à lutter contre le dumping écologique.
00:22:37Bien évidemment, ce cadre reste perfectible
00:22:40pour renforcer la protection des industriels européens
00:22:43face aux concurrences déloyales
00:22:45ou encore en utilisant davantage les recettes du marché carbone
00:22:49pour soutenir les investissements dans la transition énergétique.
00:22:52La rapporteure Mme Lalanne présentait un ordre de grandeur
00:22:56de 360-400 milliards d'euros par an d'investissements supplémentaires
00:23:00à l'échelle européenne.
00:23:02A l'échelle nationale, la stratégie pluriannuelle
00:23:05des financements de la transition écologique,
00:23:08ce qu'on appelle la SPAFT,
00:23:10estime ce besoin à 82 milliards d'euros
00:23:12d'investissements supplémentaires tous les ans jusqu'à 2030.
00:23:17Donc ces chiffres, 360 milliards, 82 milliards au niveau national,
00:23:22témoignent de l'ampleur de la transition à mener.
00:23:24Les principales composantes de ces 82 milliards d'euros par an
00:23:28sont les transports et la rénovation thermique des bâtiments.
00:23:32Pour les transports, c'est au minimum 39 milliards d'euros par an,
00:23:38principalement pour l'acquisition de véhicules bas carbone.
00:23:41Mais si on ne comptabilise que le surcoût lié à l'achat
00:23:45de véhicules bas carbone par rapport aux véhicules carbonés,
00:23:48le chiffrage est fortement réduit
00:23:50et on passe de 39 milliards à 4 milliards d'euros par an.
00:23:53Pour la rénovation des bâtiments,
00:23:56l'effort est également colossal,
00:23:58c'est 27 milliards d'euros par an supplémentaires.
00:24:01En la matière, dans le domaine du bâtiment,
00:24:03les stop-and-go réglementaires qui ont été subis en France
00:24:07comme dans d'autres pays européens
00:24:08sont particulièrement dommageables.
00:24:11Cette instabilité a touché les enveloppes budgétaires
00:24:14consacrées à la rénovation
00:24:16et aussi les conditions d'accès aux différentes aides.
00:24:19Elles compliquent la visibilité des ménages et des professionnels
00:24:22et retardent les décisions d'investissement.
00:24:25J'en termine avec les recommandations.
00:24:27Je ne reviendrai pas sur l'ensemble des recommandations
00:24:29évoquées par la co-rapporteure Mme Lalanne.
00:24:31Nous portons la plupart d'entre elles collectivement.
00:24:34D'autres traduisent nos différences d'appréciation
00:24:36sur les leviers à utiliser.
00:24:37La recommandation numéro 2 propose d'introduire
00:24:41au niveau de la Banque centrale européenne
00:24:43des taux directeurs différenciés pour les investissements verts.
00:24:47Des taux différenciés permettraient de créer un biais de financement
00:24:51favorable aux projets d'investissement
00:24:53labellisés comme verts ou favorables à la transition.
00:24:57Pour soutenir l'investissement, nous préconisons aussi
00:25:00d'accroître les moyens de la Banque européenne d'investissement
00:25:04et de modifier son mandat pour la conduire à investir
00:25:07de manière plus importante dans les projets de transition énergétique
00:25:11et la rendre plus accessible au tissu des ETI européennes.
00:25:16Concernant l'intégration des marchés de capitaux,
00:25:18qui est un sujet récurrent de la construction européenne,
00:25:22je veux indiquer que celle-ci ne peut pas se faire
00:25:25au prix d'une dérégulation accrue.
00:25:27Elle ne pourrait être réalisée qu'en garantissant
00:25:29une forte protection des épargnants,
00:25:31en s'appuyant sur une supervision européenne
00:25:33à renforcer des grands acteurs financiers
00:25:36et en établissant une harmonisation
00:25:38sur la base des règles nationales les plus protectrices.
00:25:42Au niveau national, pour soutenir les investissements
00:25:45dans l'électrification, qui est un levier majeur
00:25:47de la décarbonation, nous préconisons de mettre
00:25:51en cohérence le signal fiscal
00:25:53en diminuant la fiscalité sur l'électricité.
00:25:56Pour faciliter l'accès des ménages au financement bancaire,
00:25:59il nous apparaît par ailleurs nécessaire
00:26:01de développer les dispositifs de soutien,
00:26:04les prêts à taux zéro, les garanties bancaires,
00:26:06à destination des premiers déciles de revenus.
00:26:09Enfin, je porte deux recommandations spécifiques.
00:26:13La puissance publique dispose d'une capacité déterminante,
00:26:17celle de se projeter sur le temps long
00:26:19et d'assumer des risques technologiques
00:26:22que les acteurs privés ne sont pas toujours en mesure de prendre.
00:26:24C'est ce qui a permis la réussite de nombreux projets industriels
00:26:28dans la France et l'Europe de la deuxième moitié du XXe siècle.
00:26:32Je pense par exemple au TGV, à l'aérospatiale,
00:26:35au développement de l'industrie électronucléaire.
00:26:38La création d'un fonds souverain d'investissement
00:26:40pourrait donc utilement contribuer
00:26:42au financement de la transition énergétique.
00:26:45Enfin, les crises énergétiques successives
00:26:47ont mis en évidence une contradiction majeure.
00:26:50Alors que la dépendance aux énergies fossiles
00:26:52fait peser des coûts considérables
00:26:54sur les ménages, les entreprises et les finances publiques,
00:26:57on l'a évoqué,
00:26:59la hausse des prix de l'énergie
00:27:00peut générer des profits exceptionnels
00:27:02pour les groupes qui les exploitent.
00:27:05Ces bénéfices, qui résultent en partie
00:27:07des fluctuations des marchés mondiaux
00:27:08plutôt que de nouveaux investissements productifs,
00:27:12doivent contribuer au financement de la transition énergétique.
00:27:15Il s'agit également d'un enjeu de justice fiscale.
00:27:17Les entreprises qui tirent des profits exceptionnels
00:27:20du modèle énergétique fossile
00:27:23doivent participer à l'effort collectif nécessaire
00:27:25pour en sortir.
00:27:27Une taxation, comme l'ont déjà réclamé
00:27:29plusieurs pays à l'échelle européenne,
00:27:32des super-profits réalisés par les entreprises
00:27:34qui restent orientées vers le fossile
00:27:37me paraît donc nécessaire.
00:27:39Avant de conclure, je vais adresser mes remerciements
00:27:41à M. Giacomo pour son accompagnement
00:27:44durant la rédaction de ce rapport.
00:27:46à nos collaborateurs, Élise et Romain.
00:27:51Et je veux enfin remercier la rapporteure Mme Lalanne
00:27:53pour le travail réalisé ensemble.
00:27:56Une partie de nos conclusions se rapproche,
00:27:57on l'a tous les deux évoquée.
00:27:58D'autres trouvent des appréciations divergentes.
00:28:02Mais c'est cette pluralité qui fait la richesse
00:28:04d'un travail transpartisan.
00:28:06Je vous remercie.
00:28:08Merci beaucoup M. le rapporteur.
00:28:09Merci à tous les deux pour cette présentation.
00:28:11On en vient maintenant aux orateurs de groupe,
00:28:13en commençant par le Rassemblement national
00:28:16et par Jordan Guitton pour 2 minutes 30.
00:28:19Oui, merci M. le Président.
00:28:21Mme, M. les rapporteurs,
00:28:22on va remercier pour vos explications et votre rapport.
00:28:26Alors bien évidemment, je ne vais pas être...
00:28:28J'ai 2 minutes 30, donc je ne vais pas être trop long
00:28:31pour... Je ne vais pas pouvoir développer sur tous les sujets.
00:28:33Mon collègue me complétera.
00:28:34Nous partageons tout d'abord deux recommandations.
00:28:37Premièrement, ne plus exclure du nucléaire,
00:28:39notamment les financements européens,
00:28:41tout en essayant de baisser bien évidemment
00:28:42la facture des ménages français sur l'électricité.
00:28:46Ça me permet quand même de rebondir en disant que
00:28:49je suis heureux que vous rejoigniez la position
00:28:51défendue historiquement par le Rassemblement national,
00:28:53notamment sur le nucléaire en termes de transition énergétique,
00:28:56puisque si j'en crois mes notes,
00:28:58de 2012 à 2017 et de 2017 à 2022,
00:29:02en l'an Macron 1, on va l'appeler comme ça,
00:29:04avec un rapporteur socialiste et un rapporteur macroniste,
00:29:06nous avons quand même perdu dix ans
00:29:07d'investissement global sur le nucléaire
00:29:10et c'est bien évidemment malheureux.
00:29:11Maintenant que vous rejoignez aujourd'hui cette position
00:29:13et que vous ayez changé en 2022 d'avis,
00:29:16ça me va et ça permettra à la transition énergétique
00:29:19de se faire de la meilleure des manières pour notre pays.
00:29:21Je note, vous avez parlé notamment
00:29:23de la répartition des fonds européens
00:29:25qui aura un trop-plein perçu par une partie des pays de l'Est,
00:29:28notamment, et que la France, qui est excédentaire
00:29:31et qui donne plus qu'elle ne reçoit chaque année
00:29:32au budget de l'Union européenne, finalement,
00:29:34ne bénéficie pas de ces fonds européens.
00:29:37Alors j'ai une question.
00:29:38Est-ce que vous proposez, comme nous, peut-être,
00:29:39de réduire la contribution de la France
00:29:41à l'Union européenne, ou même comme Bruno Le Maire,
00:29:43un nouvellement qu'il avait annoncé il n'y a pas longtemps,
00:29:45ou proposez-vous peut-être de changer les gouvernements,
00:29:48notamment pour aller défendre à Bruxelles
00:29:50une position française et le fait de mieux récupérer
00:29:52l'argent que nous donnons chaque année
00:29:54à l'Union européenne ?
00:29:55Sur le stop-and-go, notamment sur la transition énergétique,
00:29:59je note que vous notez les incohérences à la fois du DPE,
00:30:03nous, nous proposons de le supprimer,
00:30:05les incohérences, notamment du dispositif MaPrimeRénov',
00:30:07qui a abouti à énormément de fraudes dans notre pays,
00:30:10et c'est bien évidemment malheureux,
00:30:11mais c'est bien de l'écrire.
00:30:12Je note bien évidemment les investissements
00:30:15dans les réseaux RTE qui sont nécessaires dans nos territoires
00:30:18de par l'afflux de surproduction énergétique
00:30:20dans certains endroits.
00:30:21Et j'aurais une question très précise sur le MACF,
00:30:24M. le rapporteur, vous en avez parlé tout à l'heure.
00:30:26Que pensez-vous de l'indignation des agriculteurs
00:30:28face à ce mécanisme carbone
00:30:30qui fait quand même augmenter largement leurs factures,
00:30:32notamment lorsqu'ils souhaitent acheter des engrais ?
00:30:34Il me semble que c'est un sujet très important
00:30:37et la transition énergétique passera par une agriculture,
00:30:39il me semble bien évidemment très forte dans notre pays.
00:30:42Je vous remercie.
00:30:44Merci, M. le député.
00:30:46Mesdames et Messieurs les rapporteurs, allez-y.
00:30:52Merci beaucoup pour l'ensemble de vos questions.
00:30:56Alors, pour le point un petit peu politique,
00:30:58ne pas exclure le nucléaire.
00:31:00Alors moi, je rappelle quand même que le nucléaire,
00:31:02bon, effectivement, on remercie M. le général de Gaulle
00:31:05d'avoir lancé l'énergie nucléaire en France.
00:31:08On est en Europe.
00:31:10Et quand j'ai dit tout à l'heure
00:31:12que les pays les plus émetteurs en Europe,
00:31:16j'ai bien dit l'Allemagne, l'Allemagne surtout.
00:31:22Voilà, donc pourquoi l'Allemagne surtout ?
00:31:24Parce qu'effectivement, l'Allemagne est un des pays
00:31:27qui a tourné le dos au nucléaire.
00:31:29Moi, je rappelle que dans notre mix énergétique,
00:31:32la France est quand même le seul pays en Europe
00:31:35qui a un mix énergétique avec une énergie nucléaire.
00:31:38Donc on est largement avancé.
00:31:40Je rappelle que grâce à nous aussi,
00:31:43grâce à notre énergie nucléaire,
00:31:44et les autres pays européens nous en remercient,
00:31:46mais ça permet en fait de stabiliser
00:31:50un peu tout le régime électrique en Europe.
00:31:53Je rappelle que dans la PPE 3
00:31:55qui vient effectivement d'être présentée
00:31:58au printemps dernier,
00:32:00le gouvernement a annoncé,
00:32:01dis-moi si je me trompe,
00:32:03peut-être Karim,
00:32:04M. M. Brahim,
00:32:05mais on est sur 6 EPR 2, c'est ça ?
00:32:08Donc 6 EPR 2 avec des investissements
00:32:11un petit peu colossaux.
00:32:12Donc je pense qu'on n'est pas en retard sur le nucléaire,
00:32:16on est largement en avance.
00:32:18Et je rappelle que d'autres pays sont en train de suivre
00:32:20un petit peu la France,
00:32:21alors non pas sur des centrales nucléaires comme nous avons,
00:32:24mais sur des développements de SMR,
00:32:28de small reactors nucléaires.
00:32:30Voilà, donc je pense que là-dessus,
00:32:33nous sommes largement par retard
00:32:35sur le nucléaire
00:32:36et que la France investit largement
00:32:39dans les années à venir
00:32:41sur le développement de l'énergie nucléaire.
00:32:43Sur la répartition des fonds européens.
00:32:45Alors, c'est vrai que,
00:32:47je sais qu'en plus,
00:32:48nous aurons un débat tout à l'heure
00:32:50en hémicycle sur la contribution de la France.
00:32:53Alors moi, je suis déjà profondément européenne
00:32:55et sur les fonds,
00:32:56moi je trouve que ça manque un petit peu de précision.
00:32:59Effectivement, la France,
00:33:00la contribution de la France est de 25 milliards,
00:33:02mais la France reçoit énormément de l'Union européenne.
00:33:05Donc dans les fonds,
00:33:07il y a une partie des fonds,
00:33:08alors déjà il y a énormément de fonds,
00:33:10alors je peux à la rigueur tous volé citer,
00:33:12mais il y a énormément de fonds européens
00:33:15alloués à la transition énergétique.
00:33:18Moi je rappelle que dans Next Generation EU,
00:33:22le programme en fait,
00:33:24le programme européen
00:33:27qui est de 800 milliards,
00:33:28car la France a reçu énormément
00:33:30sur des projets individuels.
00:33:35Je rappelle aussi que la BEI,
00:33:39le pays le premier qui reçoit des aides
00:33:43et des garanties et des subventions,
00:33:46des accompagnements dans les projets
00:33:47sur la transition environnementale,
00:33:50climat et énergétique,
00:33:51c'est la France.
00:33:53Donc là-dessus,
00:33:55je pense que c'est vraiment bidirectionnel.
00:33:59Donc moi personnellement,
00:34:01clairement,
00:34:01je ne suis absolument pas pour diminuer
00:34:03la contribution de la France à l'Europe,
00:34:06et je rajoute que nous sommes sur le même bateau,
00:34:09en fait,
00:34:10avec les autres pays européens,
00:34:12parce que le climat,
00:34:13comme on dit,
00:34:14c'est aussi la santé de tous.
00:34:17Donc il y a effectivement des fonds
00:34:20qui sont alloués,
00:34:21notamment à la Pologne,
00:34:23mais je pense que ça bénéficie,
00:34:26ça bénéficie en fait à tout le monde.
00:34:30Concernant le stop and go,
00:34:31tu veux répondre sur le DPE ?
00:34:35Ok.
00:34:36Et Prime Rénov',
00:34:37alors Prime Rénov',
00:34:40sur la Prime Rénov',
00:34:41ce que j'ai envie de dire,
00:34:42au contraire,
00:34:43en fait,
00:34:44toutes ces aides,
00:34:44comme le leasing social,
00:34:46ont été victimes de leur succès.
00:34:49Donc ce qui s'est passé pour la...
00:34:51Ce qui s'est passé...
00:34:52Ce qui s'est passé quand même
00:34:54pour la Prime Rénov',
00:34:55c'est qu'on a eu effectivement
00:34:58énormément de demandes.
00:35:00Je pense qu'on a eu énormément de demandes,
00:35:03on n'a pas pu répondre à tout le monde.
00:35:04Je pense qu'il y a eu peut-être
00:35:05un sujet d'anticipation budgétaire.
00:35:07Maintenant, ça s'appelle
00:35:09un retour d'expérience.
00:35:10Et ma Prime Rénov',
00:35:11et comme l'a souligné
00:35:13le co-rapporteur Karim Benbrahim,
00:35:16on a vraiment deux objectifs,
00:35:18en France en tout cas,
00:35:19pour la transition énergétique,
00:35:20contrairement au pays de l'Est,
00:35:22c'est le transport individuel
00:35:24et les bâtiments.
00:35:25Donc je pense que le gouvernement actuel
00:35:27et j'espère que ça continuera,
00:35:29mettons complètement les moyens,
00:35:31en tout cas,
00:35:32sur à la fois la voiture électrique,
00:35:35notamment avec le leasing social,
00:35:37même s'il faut complètement développer
00:35:39le marché secondaire,
00:35:42l'électrification des véhicules
00:35:45et des flottes entreprises.
00:35:47Et pour le bâtiment,
00:35:49effectivement,
00:35:49je pense que ma Prime Rénov'
00:35:51est vraiment un très bon outil.
00:35:53merci.
00:36:00Merci.
00:36:02Sur la question énergétique,
00:36:06le chemin qu'on propose
00:36:07est radicalement opposé
00:36:08à celui que vous vous proposez.
00:36:10Vous êtes dans un mix énergétique
00:36:13qui est orienté sur le nucléaire
00:36:14et sur les énergies fossiles.
00:36:15Il faut savoir qu'on n'aura pas
00:36:18de nouveaux moyens
00:36:19de production nucléaire,
00:36:20par exemple,
00:36:20puisque c'était sur ça
00:36:21que portait votre question,
00:36:22avant 2038 au mieux.
00:36:24Donc ça veut dire que finalement,
00:36:25l'électrification,
00:36:26on la mettrait sur pause
00:36:28jusqu'à l'horizon 2038,
00:36:30avec toutes les incertitudes
00:36:31qu'on peut avoir
00:36:31sur les calendriers,
00:36:33sur les coûts de réalisation
00:36:34de ces installations.
00:36:36Et donc finalement,
00:36:36s'opposer au développement
00:36:37des énergies renouvelables,
00:36:38comme vous le faites,
00:36:39c'est s'opposer
00:36:41à la transition énergétique,
00:36:42c'est laisser les Françaises
00:36:44et les Français,
00:36:44laisser nos entreprises
00:36:45dans les dépendances
00:36:46aux énergies fossiles
00:36:47qu'on a pointées
00:36:49dans notre rapport.
00:36:50Donc nous,
00:36:51ce qu'on préconise,
00:36:52c'est d'agir sur plusieurs leviers.
00:36:54Le premier levier,
00:36:55c'est celui de réduire
00:36:56nos consommations énergétiques
00:36:57par des politiques de sobriété,
00:36:59par des politiques
00:37:00d'efficacité énergétique.
00:37:02Le second levier,
00:37:03c'est de décarboner
00:37:04nos façons de fonctionner
00:37:05en électrifiant davantage
00:37:08nos modes de consommation.
00:37:10Donc c'est la raison
00:37:10pour laquelle on soutient,
00:37:11par exemple,
00:37:11la baisse de la fiscalité
00:37:13sur l'électricité.
00:37:14Et puis pour accompagner
00:37:15cette électrification,
00:37:16on a besoin de développer
00:37:18des énergies renouvelables
00:37:19parce que ce sont
00:37:19les seules énergies
00:37:20qui seront disponibles
00:37:22à une échelle de temps courte
00:37:24pour accompagner
00:37:25cette électrification.
00:37:27Et puis notre pays
00:37:28a ce site particulier,
00:37:29c'est qu'aujourd'hui,
00:37:3070% de l'énergie électrique
00:37:32est d'origine nucléaire,
00:37:34que le nucléaire,
00:37:35c'est aussi ce qui nous a
00:37:37en partie préservés
00:37:38préservés d'une forme
00:37:41de dépendance au gaz
00:37:43de votre ami Vladimir Poutine.
00:37:45Et puis que les centrales nucléaires
00:37:48arrivent aussi progressivement
00:37:50en fin de vie.
00:37:50Donc il y aura aussi
00:37:51des investissements
00:37:52à réaliser
00:37:53pour prolonger
00:37:54leur durée d'utilisation.
00:37:55Donc c'est la raison
00:37:56pour laquelle on pense
00:37:57qu'il est encore nécessaire,
00:37:58bien évidemment,
00:37:59de maintenir
00:38:01un certain niveau
00:38:01d'investissement
00:38:02dans l'énergie nucléaire.
00:38:05Je rappelle aussi
00:38:06que la question
00:38:07du mix énergétique,
00:38:08ce n'est pas une compétence
00:38:08de l'Union européenne,
00:38:09mais c'est une compétence
00:38:11propre à chacun des nations.
00:38:13Et donc c'est la raison
00:38:14pour laquelle
00:38:15on préconise aussi
00:38:16que l'Union européenne
00:38:17ne soit pas directive
00:38:19comme elle a pu l'être
00:38:20par le passé là-dessus.
00:38:21Sur la question du DPE,
00:38:23il n'y a pas de remise
00:38:24en question du DPE.
00:38:26Avoir des logements
00:38:28qui soient moins consommateurs
00:38:30en énergie,
00:38:31qui soient mieux isolés,
00:38:32c'est un enjeu écologique.
00:38:34Ça me paraît assez évident.
00:38:36C'est aussi un enjeu financier
00:38:37pour les habitants
00:38:39de ces logements-là,
00:38:40notamment pour les locataires.
00:38:41Vous prétendez vouloir
00:38:42défendre les classes moyennes
00:38:44et les classes populaires.
00:38:45Défendre les classes moyennes
00:38:45et les classes populaires,
00:38:46c'est aussi leur permettre
00:38:48de réduire leurs factures énergétiques.
00:38:50Et puis c'est aussi
00:38:50un enjeu sanitaire
00:38:51parce que vous savez,
00:38:52quand on vit dans un logement
00:38:53qui est mal isolé,
00:38:55on attrape aussi
00:38:56plus de maladies.
00:38:57Et donc il y a aussi
00:38:58un enjeu sanitaire,
00:38:59bien évidemment,
00:39:00à renforcer l'isolation
00:39:02de nos bâtiments.
00:39:02Donc nous, on dénonce
00:39:05les stop and go
00:39:06qu'il y a pu avoir
00:39:06sur MaPrimeRénov'.
00:39:07En revanche,
00:39:08on ne dit pas
00:39:08qu'il faut abandonner
00:39:09le dispositif,
00:39:10comme vous l'avez dit,
00:39:11mais on dit tout l'inverse.
00:39:12On dit qu'il faut le consolider,
00:39:14le renforcer
00:39:14et mettre davantage de moyens.
00:39:17Et puis par rapport
00:39:18à votre question
00:39:19sur le prix des engrais,
00:39:22je soulignerai juste
00:39:23qu'il y a un fonds
00:39:23temporaire européen
00:39:24qui a été créé
00:39:26et qui met à disposition
00:39:27600 millions d'euros
00:39:30pour accompagner
00:39:32les acteurs économiques
00:39:33qui sont impactés
00:39:34par ces hausses de prix.
00:39:38Merci.
00:39:38La parole est à Sébastien Huig
00:39:39pour le groupe
00:39:40Ensemble pour la République.
00:39:43Merci, M. le Président,
00:39:44Mme la rapporteure,
00:39:45M. le rapporteur,
00:39:46chers collègues.
00:39:47Je veux d'abord remercier
00:39:48nos collègues
00:39:50Sandrine Lalanne
00:39:50et Karim Benbraim
00:39:52pour la qualité
00:39:54de leur rapport
00:39:54sur le financement
00:39:55de la transition énergétique européenne.
00:39:57Ce rapport a le mérite
00:39:59de poser clairement le sujet.
00:40:00La transition énergétique
00:40:02n'est pas seulement
00:40:03une dépense climatique,
00:40:05c'est également
00:40:06un investissement
00:40:07de souveraineté.
00:40:08L'actualité nous le rappelle.
00:40:10Depuis la crise énergétique
00:40:12de 2022
00:40:13et l'agression russe
00:40:14contre l'Ukraine,
00:40:15l'Europe sait
00:40:16ce que coûte
00:40:17la dépendance
00:40:19aux hydrocarbures importés.
00:40:22Le découplage progressif
00:40:23avec le gaz russe
00:40:25est nécessaire,
00:40:25mais il nous oblige aussi
00:40:27à construire
00:40:27une autre dépendance
00:40:29moins subie,
00:40:30plus maîtrisée,
00:40:32fondée sur nos propres
00:40:33capacités de production,
00:40:34nos réseaux,
00:40:35notre industrie
00:40:36et notre épargne.
00:40:37Le rapport le démontre bien.
00:40:40Les besoins d'investissement
00:40:42sont massifs.
00:40:43L'enjeu est d'orienter
00:40:45l'argent disponible
00:40:46vers les bons projets
00:40:47avec de la stabilité
00:40:49et de la visibilité.
00:40:51A cet égard
00:40:52de recommandations
00:40:53me semblent
00:40:53particulièrement importantes.
00:40:55La première concerne
00:40:56l'union des marchés
00:40:57de capitaux.
00:40:58L'Europe dispose
00:40:59d'une épargne considérable,
00:41:01mais trop fragmentée,
00:41:02trop peu orientée
00:41:03vers nos entreprises
00:41:04et nos infrastructures.
00:41:06Si nous voulons financer
00:41:08les réseaux,
00:41:08l'électrification,
00:41:10les technologies bas carbone
00:41:12et l'innovation industrielle,
00:41:14nous devons mieux mobiliser
00:41:15cette épargne européenne
00:41:17sans affaiblir la protection
00:41:19des épargnants.
00:41:21La seconde concerne
00:41:22le développement
00:41:23de fonds de pension
00:41:24à l'échelle européenne.
00:41:25Il ne s'agit pas seulement
00:41:26d'un sujet financier,
00:41:28c'est un sujet de puissance.
00:41:30Une épargne longue européenne
00:41:32peut financer
00:41:33des investissements longs
00:41:35dans nos entreprises,
00:41:36nos filières industrielles
00:41:38et notre transition énergétique
00:41:40plutôt que de partir
00:41:43massivement vers d'autres marchés.
00:41:46Je veux aussi souligner
00:41:47un point transversal du rapport.
00:41:49La transition ne réussira pas
00:41:51sans acceptabilité sociale.
00:41:55Les ménages et les PME
00:41:57ne pourront pas suivre
00:41:57si les dispositifs sont instables
00:41:59illisibles ou trop coûteux.
00:42:02La confiance est donc
00:42:03aussi importante
00:42:04que le financement lui-même.
00:42:06J'ai donc une question
00:42:07pour les rapporteurs.
00:42:09Dans un contexte
00:42:11où les finances publiques
00:42:12sont contraintes,
00:42:13comment mieux articuler
00:42:16financement public
00:42:17et financement privé
00:42:18pour que l'argent public
00:42:19joue pleinement
00:42:20son rôle de levier
00:42:21tout en continuant
00:42:22à financer les projets
00:42:23indispensables
00:42:24mais les moins immédiatement rentables ?
00:42:28Je vous remercie.
00:42:29Merci, M. le député.
00:42:37Chers collègues,
00:42:41concernant l'union
00:42:42des marchés de capitaux
00:42:43et les fonds de pension,
00:42:46je vais être honnête,
00:42:47c'est vraiment
00:42:47les deux principales recommandations
00:42:50et globalement,
00:42:52celles qui émanent
00:42:52effectivement
00:42:53de tous nos auditionnés
00:42:56qui s'agissent
00:42:57de l'association française
00:42:59des gestions financières,
00:43:01d'Euronex
00:43:01ou des banques
00:43:04ou des banques d'ailleurs.
00:43:07sur l'union des marchés de capitaux,
00:43:09je pense qu'on en parle
00:43:10depuis un certain temps,
00:43:12c'est une idée
00:43:13qui fait son chemin
00:43:14au niveau européen,
00:43:15je rappelle d'ailleurs
00:43:16que c'est l'objet aussi
00:43:18des illustres rapports
00:43:21Drahi et l'État,
00:43:23mais c'est un fait.
00:43:25Aujourd'hui,
00:43:26nous avons une union européenne
00:43:29qui est quand même
00:43:30très construite
00:43:31d'un point de vue économique,
00:43:34échange de marchandises,
00:43:35échange de biens,
00:43:36échange de services.
00:43:37Nous avons encore,
00:43:38chacun des pays,
00:43:39encore sa place financière.
00:43:43Alors, sa place financière,
00:43:44avec quoi ?
00:43:45Avec des règles
00:43:45complètement différentes,
00:43:47des règles de supervision,
00:43:48des règles de cotation en bourse,
00:43:51avec effectivement
00:43:52derrière des droits juridiques,
00:43:53des droits des entreprises,
00:43:54des droits des faillites,
00:43:57des produits d'épargne
00:43:58complètement différents.
00:44:00Et aujourd'hui,
00:44:00contrairement au marché américain,
00:44:02parce que je rappelle
00:44:02quand même qu'on est des pays
00:44:04et que nous sommes
00:44:05en économie ouverte,
00:44:06c'est-à-dire que nous avons
00:44:07quand même des places financières
00:44:08maintenant internationaux
00:44:09où nos investisseurs
00:44:11et en tout cas
00:44:12nos entreprises,
00:44:13enfin nos entreprises
00:44:14les plus grandes
00:44:15peuvent aller lever des fonds.
00:44:17Aujourd'hui,
00:44:18nous avons besoin
00:44:19d'un marché des liquidités profonds.
00:44:21Alors, qu'est-ce que c'est
00:44:22un marché des liquidités profonds,
00:44:23un marché financier profond ?
00:44:24C'est un marché
00:44:25où maintenant
00:44:26les entreprises
00:44:26qui sont de plus en plus
00:44:28internationales
00:44:29et qui se développent
00:44:31et qui ont besoin de capital
00:44:33peuvent lever massivement
00:44:34des fonds
00:44:36sans faire évoluer
00:44:37en fait les prix du marché.
00:44:39Voilà.
00:44:39Donc, c'est pour ça
00:44:40qu'aussi nos capitaux
00:44:41partent
00:44:44aux Etats-Unis.
00:44:45Donc, l'union des marchés
00:44:46des capitaux
00:44:47et je rejoins en fait
00:44:48aussi monsieur le débuté,
00:44:50l'union des marchés
00:44:51des capitaux
00:44:51maintenant,
00:44:52elle est très importante
00:44:53si on veut financer
00:44:54cette transition énergétique
00:44:55et je le rappelle,
00:44:56il y a aussi l'IA
00:44:57et la défense.
00:45:00Concernant les fonds de pension,
00:45:01moi, je dis que les fonds de pension,
00:45:02c'est évidemment
00:45:03la recommandation
00:45:04qui va avec les marchés
00:45:05de capitaux
00:45:06qui, si on veut développer,
00:45:08enfin, si on veut,
00:45:09on a besoin d'un marché
00:45:11des capitaux
00:45:12beaucoup plus intégré,
00:45:14c'est pourquoi ?
00:45:15C'est pour qu'il y ait
00:45:15des liquidités
00:45:16et des liquidités
00:45:17qui investissent
00:45:19dans nos entreprises,
00:45:20dans notre économie.
00:45:21et ces besoins
00:45:22de liquidités,
00:45:23ce n'est pas du court terme
00:45:24dont on a besoin,
00:45:25on a besoin des liquidités
00:45:26de long terme.
00:45:27Pourquoi ?
00:45:27Parce que la transition énergétique,
00:45:29en fait,
00:45:29toutes les industries,
00:45:30comme l'a rappelé aussi
00:45:31le monsieur,
00:45:32le Kipan Brahim,
00:45:33co-rapporteur,
00:45:34en fait,
00:45:35ces investissements,
00:45:36c'est des investissements
00:45:37de long terme
00:45:37dans des nouvelles technologies.
00:45:39Donc,
00:45:40c'est du 10,
00:45:4115 et c'est même
00:45:41du 20 ans.
00:45:42Et les fonds de pension
00:45:43sont justement
00:45:44ces liquidités
00:45:46qui permettent
00:45:46d'investir
00:45:47dans du long terme.
00:45:48Donc,
00:45:48les deux vont vraiment ensemble.
00:45:49Je rappelle en France
00:45:50qu'on a seulement
00:45:5213%
00:45:53de fonds de pension
00:45:55sur l'ensemble
00:45:56des capitaux
00:45:57de notre marché.
00:45:58Aux Etats-Unis,
00:45:59c'est, je crois,
00:46:00150%.
00:46:01Il y a des pays
00:46:02comme les Pays-Bas,
00:46:03c'est de cet ordre-là.
00:46:05Donc,
00:46:05par rapport aux pays
00:46:06effectivement
00:46:07du nord de l'Europe,
00:46:08les Pays-Bas
00:46:09et qui sont globalement
00:46:10des pays un peu plus
00:46:11anglo-saxons,
00:46:11c'est vrai que nous sommes
00:46:12très en retard,
00:46:13en tout cas en France
00:46:14et en tout cas en Europe.
00:46:16Pour l'acceptabilité sociale,
00:46:18moi, c'est un point
00:46:19que je rejoins
00:46:21complètement
00:46:21et d'ailleurs,
00:46:22c'est pour ça que,
00:46:22M. le rapporteur,
00:46:23nous avons quand même
00:46:24partagé un certain nombre
00:46:25de recommandations
00:46:26à destination
00:46:27des ménages
00:46:28et des PME.
00:46:29Ce qui ressort aussi
00:46:30des auditions,
00:46:32c'est qu'on a
00:46:32des belles machines,
00:46:33notamment,
00:46:34vous parlez
00:46:34de la garantie
00:46:35publique-privée,
00:46:36c'est ce que dit la BUI,
00:46:371 euro d'investi,
00:46:38c'est 4 euros
00:46:39de levier financé privé.
00:46:41Pourquoi on a besoin
00:46:42de garantie publique ?
00:46:43Parce que les garanties publiques,
00:46:44elles vont dérisquer
00:46:45les projets.
00:46:46Et les projets
00:46:46dans la transition énergétique,
00:46:48bien évidemment
00:46:48qu'elles sont risquées
00:46:49parce que c'est des changements
00:46:50de procédés,
00:46:52c'est des nouveaux,
00:46:53c'est des investissements
00:46:57à long terme,
00:46:58donc la rentabilité,
00:47:00effectivement,
00:47:00un peu long terme.
00:47:02Sauf qu'on se rend compte
00:47:03quand même
00:47:04que BPI,
00:47:06les BPI,
00:47:07enfin les banques
00:47:08soient françaises
00:47:09d'accompagnement
00:47:09ou la BEI,
00:47:11elles s'adressent quand même
00:47:12à une certaine taille,
00:47:13soit une taille de projet,
00:47:15soit une taille d'entreprise.
00:47:16Et aujourd'hui,
00:47:17et ça je pense
00:47:18qu'on le partage réellement,
00:47:19les ménages et les PME,
00:47:21on sent qu'il y a vraiment
00:47:23une difficulté
00:47:24pour toucher en fait
00:47:25ces deux acteurs économiques
00:47:27et sachant que quand même
00:47:29les ménages,
00:47:29effectivement,
00:47:30c'est la voiture
00:47:31et l'isolation
00:47:33et les PME,
00:47:35c'est aussi
00:47:35leur transformation,
00:47:37leur transformation énergétique.
00:47:39Donc pour l'acceptabilité sociale,
00:47:41moi je pense
00:47:42que ce que vous pourriez
00:47:43vous répondre,
00:47:43effectivement,
00:47:44les fonds publics
00:47:46doivent aider
00:47:47et porter en fait
00:47:48soit des investissements
00:47:50de long terme
00:47:52risqués,
00:47:52mais aussi accompagner
00:47:54peut-être justement
00:47:55quand même
00:47:56une partie des ménages,
00:47:57une partie des PME.
00:47:58Pourquoi ?
00:47:59Parce que les ménages,
00:48:00même si c'est rentable,
00:48:01le reste à charge
00:48:02est trop important
00:48:03et donc ils ne franchiront
00:48:05pas le cap.
00:48:06Et donc ça peut être
00:48:07soit par des garanties publiques
00:48:09aussi de prêts bancaires,
00:48:11on parlait de taux à taux zéro,
00:48:13mais l'acceptabilité sociale,
00:48:15elle sera quand
00:48:16on saura accompagner
00:48:18les ménages
00:48:18et les PME
00:48:20et leur permettre quand même
00:48:21de lever des fonds
00:48:23avec des garanties publiques.
00:48:24Voilà.
00:48:24Mais là,
00:48:25c'est vraiment un point
00:48:26effectivement du rapport
00:48:27qu'on soulève.
00:48:28Merci beaucoup.
00:48:30Vous voulez écouter un mot ?
00:48:31Ouais,
00:48:32assez rapidement.
00:48:33Enfin,
00:48:33je partage le constat de base
00:48:34qui est de dire
00:48:35que la transition énergétique
00:48:36c'est un enjeu écologique
00:48:37et un enjeu de souveraineté,
00:48:38ça vous l'avez compris.
00:48:40Après,
00:48:40je suis quand même
00:48:40un petit peu moins d'accord
00:48:41sur la question des fonds de pension.
00:48:42Vous avez compris
00:48:43que ce n'était pas
00:48:43une recommandation
00:48:45qu'on partageait tous les deux.
00:48:46Moi,
00:48:46je ne pense pas
00:48:47que la transition énergétique
00:48:48doit servir de prétexte
00:48:50à casser notre modèle social.
00:48:52Je suis aussi dubitatif
00:48:54sur le comportement vertueux
00:48:57des fonds de pension
00:48:57et leur capacité
00:48:58à investir
00:49:01dans des investissements
00:49:03de temps longs
00:49:04dans l'énergie verte.
00:49:06On a dans notre pays
00:49:07beaucoup d'épargne privée.
00:49:08Je pense que cette épargne,
00:49:09elle peut être mobilisée
00:49:11autrement qu'en cassant
00:49:12notre modèle social.
00:49:14Et puis,
00:49:15sur les finances publiques,
00:49:16moi,
00:49:16j'ai aussi envie de dire
00:49:17que l'état actuel
00:49:18de nos finances publiques,
00:49:19en tout cas,
00:49:20ce n'est pas le coup
00:49:20de la transition énergétique
00:49:22qu'il a mis dans cette situation,
00:49:25puisque c'est même tout le contraire.
00:49:27La France est le mauvais élève
00:49:28au niveau de l'Union européenne.
00:49:30La France ne respecte pas
00:49:31ses objectifs européens
00:49:33de développement
00:49:34des énergies renouvelables.
00:49:36Par contre,
00:49:36il y a des choix politiques,
00:49:38budgétaires,
00:49:38qui ont été faits,
00:49:39de faire des cadeaux fiscaux
00:49:41aux ménages les plus aisés,
00:49:42aux plus grosses entreprises
00:49:43qui réalisent
00:49:45des dividendes conséquents,
00:49:46plutôt que de le redistribuer
00:49:48auprès des classes moyennes
00:49:49et des classes populaires
00:49:50et justement accompagner
00:49:52l'acceptabilité sociale
00:49:53de cette transition énergétique
00:49:54ou investir dans la transition énergétique.
00:49:56Donc,
00:49:56sur la question
00:49:57des finances publiques,
00:50:00il y a des arbitrages à faire.
00:50:01Les arbitrages
00:50:02qui ont été faits
00:50:02ces dernières années
00:50:03ne sont, à mon avis,
00:50:04pas les bons.
00:50:05Merci beaucoup.
00:50:06La parole est à Daniel Bonneau
00:50:07pour le groupe
00:50:07de la France Insoumise.
00:50:13Merci, M. le Président.
00:50:15Chers collègues rapporteurs,
00:50:17l'été 2026
00:50:18a été le plus chaud
00:50:19jamais enregistré
00:50:20en France depuis 1900.
00:50:22En Europe,
00:50:2380 millions de personnes
00:50:24ont été exposées
00:50:24à des températures
00:50:25de moins 40 degrés.
00:50:26Pour limiter le réchauffement
00:50:28à 1,5 degré,
00:50:29comme convenu
00:50:30lors de la COP
00:50:31de Paris en 2016,
00:50:32l'Agence internationale
00:50:33de l'énergie
00:50:34appelle depuis 2021
00:50:35à renoncer
00:50:36à tout projet
00:50:37d'infrastructures fossiles.
00:50:39Pourtant,
00:50:39le capitalisme extractiviste
00:50:41poursuit son expansion.
00:50:42En 2024,
00:50:43les énergies fossiles
00:50:44représentent encore
00:50:4569 %
00:50:46de l'énergie consommée
00:50:47dans l'Union européenne.
00:50:48Pour sortir de cette dépendance,
00:50:50il faut investir
00:50:51massivement
00:50:52dans les énergies renouvelables
00:50:53non nucléaires
00:50:54et dans des politiques
00:50:56de sobriété.
00:50:57Votre rapport,
00:50:58collègue Renbrahim et Lalanne,
00:51:00souligne très justement
00:51:01la nécessité
00:51:02d'investissement
00:51:02de long terme
00:51:03à la hauteur
00:51:04des enjeux
00:51:04de la transition énergétique.
00:51:05Il pointe notamment
00:51:06les difficultés
00:51:07de l'Union européenne
00:51:08à mobiliser
00:51:09des financements suffisants.
00:51:11Pour atteindre
00:51:12la neutralité carbone
00:51:13à l'horizon 2050
00:51:14et réduire de 55 %
00:51:15les émissions
00:51:16d'ici 2030,
00:51:17l'économie européenne
00:51:18a besoin
00:51:19d'environ 842 milliards
00:51:21d'euros
00:51:21d'investissements
00:51:22par an.
00:51:23Dans le rapport
00:51:23que nous avions
00:51:24co-rédigé
00:51:24avec le collègue
00:51:25Alfandari
00:51:26sur la politique monétaire
00:51:27de la zone euro
00:51:28face aux défis climatiques,
00:51:29nous recommandions
00:51:29d'orienter massivement
00:51:31les outils financiers
00:51:32pour réduire
00:51:32le coût du capital
00:51:33des investissements verts
00:51:34tout en pénalisant
00:51:35les activités polluantes.
00:51:38Or,
00:51:39ce n'est pas la direction
00:51:39qui est actuellement prise
00:51:40au niveau européen.
00:51:42Le déploiement
00:51:42du pacte vert
00:51:43et de la transition énergétique
00:51:44fait face
00:51:45à une vague
00:51:46de blocage politique
00:51:47de la droite
00:51:48et de l'extrême droite
00:51:49au Parlement européen
00:51:50et subit
00:51:51des reculs réglementaires.
00:51:52Dans le même temps,
00:51:54tandis que les investissements
00:51:55écologiques nationaux
00:51:55restent soumis
00:51:56aux règles strictes
00:51:58du pacte de stabilité,
00:51:59notamment la limite
00:52:00de 3 %
00:52:01de déficit public
00:52:02par rapport
00:52:02aux produits intérieurs bruts,
00:52:03la présidente
00:52:04de la Commission européenne,
00:52:05Mme von der Leyen,
00:52:06a présenté en mars dernier
00:52:08un plan historique
00:52:08de dépenses militaires
00:52:09visant à mobiliser
00:52:11jusqu'à 800 milliards d'euros
00:52:12en dérangeant
00:52:13à ces mêmes règles
00:52:14d'austérité.
00:52:15Le message est
00:52:16on ne peut plus clair.
00:52:17Il y a de l'argent
00:52:18pour faire la guerre,
00:52:19mais pas pour répondre
00:52:20aux besoins sociaux
00:52:21et écologiques.
00:52:23Je partage
00:52:24un certain nombre
00:52:25de propositions
00:52:27qui ont été formulées,
00:52:28un certain nombre
00:52:29de recommandations.
00:52:30Je suis et nous sommes
00:52:31à la France insoumise
00:52:32opposés à d'autres,
00:52:34notamment sur
00:52:35la question du nucléaire.
00:52:37Ce n'est pas le sujet,
00:52:38on ne reviendra pas là-dessus.
00:52:39Mais je considère
00:52:40que plusieurs des points
00:52:42que vous abordez
00:52:43sont positifs
00:52:44dans la nécessité
00:52:45d'investir massivement
00:52:47et en établissement
00:52:48le fait qu'il y a
00:52:49des moyens
00:52:49que l'on peut utiliser.
00:52:51Pour notre part,
00:52:53nous considérons
00:52:53qu'il faut aller
00:52:54plus loin.
00:52:55Nous refusons
00:52:56la politique
00:52:56qui est aujourd'hui
00:52:57mise en œuvre
00:52:58et qui dévoile
00:53:00que le non-investissement
00:53:02dans les politiques
00:53:03écologiques
00:53:03est un choix
00:53:04puisqu'il en est fait
00:53:05d'autres.
00:53:06Nous croyons
00:53:07qu'il faut mettre
00:53:08en place
00:53:08une bifurcation
00:53:08écologique et solidaire
00:53:10en planifiant
00:53:11la sortie du nucléaire
00:53:12et des énergies carbonées,
00:53:14en supprimant
00:53:14des subventions
00:53:15accordées aux énergies fossiles,
00:53:16en introduisant
00:53:17une taxonomie noire
00:53:19qui permettrait
00:53:20de pénaliser
00:53:21les activités économiques
00:53:22attentatoires.
00:53:23Et cette politique
00:53:24est plus urgente
00:53:25que jamais.
00:53:25Nous entendons bien
00:53:26la mettre en œuvre
00:53:27à partir de 2027.
00:53:28Merci beaucoup.
00:53:32Merci,
00:53:33madame la députée.
00:53:35Moi,
00:53:36je pense que
00:53:37la bifurcation,
00:53:38la transition,
00:53:38elle ne va pas se faire
00:53:39naturellement.
00:53:40En fait,
00:53:41aujourd'hui,
00:53:41c'est plus facile
00:53:42d'aller dans le sous-sol
00:53:43prendre des énergies fossiles
00:53:45et de les vendre
00:53:45sur le marché.
00:53:46On fait plus de marge.
00:53:47Donc,
00:53:48si on laisse le marché
00:53:49se faire,
00:53:50en fait,
00:53:50c'est comme ça
00:53:51qu'on va continuer.
00:53:52Et ça,
00:53:52on s'en rend compte
00:53:53de manière assez évidente
00:53:54quand on échange
00:53:55avec Total Energy.
00:53:56Je suis désolé
00:53:56de les pointer du doigt.
00:53:57Moi,
00:53:57on les a auditionnés
00:53:58et j'ai quand même
00:53:59été un peu surpris
00:54:00de la clarté,
00:54:02on va dire,
00:54:03de leurs propos là-dessus.
00:54:04Très clairement,
00:54:05les énergies fossiles,
00:54:06c'est plus facile
00:54:07à réaliser
00:54:08et on fait
00:54:08des meilleures marges.
00:54:09Donc,
00:54:09si on laisse le marché
00:54:10se faire,
00:54:10ça va continuer comme ça.
00:54:12Donc,
00:54:12pour que ça se passe autrement,
00:54:13il faut des règles contraignantes.
00:54:15On en mentionne
00:54:17quelques-unes
00:54:18dans le rapport.
00:54:21Notamment,
00:54:21je parle des super profits,
00:54:23taxés super profits
00:54:24des entreprises pétolières.
00:54:25Il y en a d'autres,
00:54:26peut-être plus à la maille nationale,
00:54:28mais qu'il faut réactiver.
00:54:29Par exemple,
00:54:29les niches grises.
00:54:30Il y a encore aujourd'hui,
00:54:31dans notre politique fiscale,
00:54:32des niches qui privilégient
00:54:33l'économie carbonée
00:54:34plutôt que l'économie verte.
00:54:36Ça,
00:54:36c'est des choses
00:54:37qui doivent être enlevées.
00:54:39Et puis,
00:54:40c'est effectivement
00:54:42un investissement
00:54:42de temps long.
00:54:43Vous avez fait le parallèle
00:54:44avec les investissements
00:54:45qu'on fait,
00:54:46par exemple,
00:54:46en matière de la défense.
00:54:47Alors,
00:54:47nous,
00:54:47le groupe socialiste,
00:54:48vous savez,
00:54:49on a soutenu
00:54:50l'augmentation des crédits
00:54:53à travers la loi
00:54:54de programmation militaire
00:54:55parce qu'on considère
00:54:56qu'il y a un enjeu
00:54:56de résilience
00:54:57de la nation.
00:54:58Et moi,
00:54:59je considère
00:54:59que l'enjeu
00:55:00de la transition énergétique,
00:55:01de la transition écologique,
00:55:02c'est aussi un enjeu
00:55:03de résilience
00:55:04pour la nation.
00:55:05Et donc,
00:55:05quand au niveau européen,
00:55:06on est en capacité
00:55:07de faire des choses
00:55:08pour des enjeux
00:55:08de résilience,
00:55:09ça ne doit pas se borner
00:55:10aux politiques de défense,
00:55:11mais ça doit aussi se borner
00:55:12aux politiques écologiques.
00:55:14Et c'est pour ça
00:55:14que je propose
00:55:15de revoir
00:55:16les règles du pacte
00:55:17de stabilité européen
00:55:18dans le rapport.
00:55:21Merci.
00:55:23C'est comme vous voulez.
00:55:24Oui,
00:55:24je peux apporter une réponse.
00:55:26Allez-y, allez-y.
00:55:27Merci beaucoup
00:55:28pour votre intervention.
00:55:31Et puis,
00:55:31le fait qu'il y a des choses
00:55:33dans le rapport
00:55:34que vous partagez,
00:55:35je trouve que c'est très agréable
00:55:37à recevoir
00:55:38parce que c'est quand même
00:55:39consensuel.
00:55:40Ça veut dire
00:55:40que le rapport
00:55:41a été objectif
00:55:42et je vous remercie énormément.
00:55:44Non,
00:55:45rapidement,
00:55:46là où je ne suis pas d'accord
00:55:46avec vous,
00:55:49je voudrais quand même
00:55:49apporter une précision.
00:55:51C'est quand même,
00:55:52je trouve que l'Europe,
00:55:53il ressort quand même
00:55:54que l'Europe fait énormément
00:55:55pour le climat,
00:55:56l'environnement
00:55:56et la transition énergétique
00:55:58est même plus comparé
00:55:59finalement si on prend
00:56:00chaque pays individuel.
00:56:02Je rappelle juste quand même
00:56:03que le budget de l'Europe,
00:56:04là,
00:56:04c'est quand même
00:56:052 000 milliards
00:56:05et c'est 35% quand même
00:56:07qui sont alloués
00:56:08à l'environnement,
00:56:09au climat,
00:56:09à la transition énergétique.
00:56:11Je veux juste vous dire aussi
00:56:12pour la sortie nucléaire,
00:56:13on ne va pas pouvoir tout faire.
00:56:14Donc décarboner,
00:56:15sortie du nucléaire.
00:56:17C'est pour ça
00:56:17que je pointais l'Allemagne
00:56:18tout à l'heure
00:56:19parce que l'Allemagne,
00:56:20c'est quand même 25% encore
00:56:22du pays émetteur
00:56:22et pourquoi ils le sont
00:56:24encore aujourd'hui
00:56:25parce qu'effectivement
00:56:26eux ne sont pas rentrés
00:56:28dans le nucléaire,
00:56:28ça a été un choix
00:56:29mais on se rend compte
00:56:30quand même
00:56:30que les investissements
00:56:34dans les énergies
00:56:36renouvelables
00:56:37aussi alternatives,
00:56:38je pense qu'il y a déjà
00:56:40des coûts quand même
00:56:40très importants
00:56:41et que ça va prendre du temps.
00:56:43Donc je pense qu'il y a
00:56:43quand même une étape
00:56:45intermédiaire
00:56:45avant de sortir du nucléaire,
00:56:47décarboner
00:56:48et puis tout passer
00:56:49aux énergies renouvelables
00:56:50et puis
00:56:53pour finir
00:56:54quand même
00:56:54l'Europe aide aussi
00:56:56dans son budget
00:56:57et ça je veux quand même
00:56:58le noter
00:56:58l'Europe aide quand même
00:57:00aussi énormément
00:57:00quand même
00:57:01les pays d'Europe des Lest
00:57:02dont la Pologne
00:57:02qui est un gros
00:57:04pays émetteur
00:57:05donc en ça
00:57:06je pense que l'Europe
00:57:06fait énormément
00:57:07plus que les pays
00:57:08pris individuellement.
00:57:09Merci.
00:57:10Merci beaucoup.
00:57:11La parole est à Marie-Eta Caramorly
00:57:12pour le groupe socialiste
00:57:13et à Parenté.
00:57:18Merci Monsieur le Président.
00:57:20D'abord
00:57:20je salue le travail
00:57:22de Sandrine Lalande
00:57:24et puis de Karim Benbraim
00:57:26d'ailleurs pour le travail
00:57:28que vous avez effectué
00:57:29et je soutiens
00:57:31en nom de mon groupe
00:57:32l'orientation générale
00:57:33de ce rapport.
00:57:34Vous vous rappelez d'ailleurs
00:57:35que le financement
00:57:36de la transition énergétique
00:57:38est un enjeu climatique
00:57:39mais aussi de souveraineté européenne
00:57:41et de justice sociale
00:57:42et donc vous soulignez
00:57:43d'ailleurs qu'il ne suffit pas
00:57:44de mobiliser davantage
00:57:46de moyens
00:57:46il faut mieux les orienter
00:57:48et donner aux acteurs
00:57:50un cadre stable
00:57:50pour investir.
00:57:51Voilà.
00:57:51Vous plantez un peu
00:57:52le décor
00:57:53particulièrement
00:57:54trois propositions
00:57:55qui sont faites
00:57:56celles de par exemple
00:57:57qui portent
00:57:58la meilleure coordination
00:57:59des stratégies énergétiques
00:58:01des États membres
00:58:01sur les conditions
00:58:02de financement préférentiels
00:58:04pour les investissements verts
00:58:05via les taux différenciés
00:58:07de la Banque centrale européenne
00:58:08que vous avez souligné
00:58:09et puis une troisième
00:58:10meilleure lisibilité
00:58:12des produits financiers
00:58:13durables
00:58:13pour les épargnants.
00:58:14A cela je voulais donc
00:58:15ajouter trois observations
00:58:17d'abord mieux encadrer
00:58:19les financements bancaires
00:58:21des activités carbonaires
00:58:22c'est-à-dire favoriser
00:58:23les investissements verts
00:58:25ne suffit pas aujourd'hui
00:58:26il faut aussi réguler
00:58:28les financements
00:58:28qui entretiennent
00:58:30notre dépendance
00:58:31aux énergies fossiles
00:58:32les banques doivent être
00:58:33donc plus transparentes
00:58:35sur les émissions
00:58:35qu'elles financent
00:58:37et préparer donc
00:58:37des plans
00:58:38de transition
00:58:40vérifiables.
00:58:41Deuxième point
00:58:42c'est peut-être
00:58:43faire davantage
00:58:44contribuer
00:58:45les très grandes fortunes
00:58:47les plus riches
00:58:48les très riches
00:58:49contribuent de manière
00:58:50disproportionnée
00:58:51aux émissions
00:58:52par leur consommation
00:58:54mais aussi
00:58:54par les actifs
00:58:55qu'ils détiennent
00:58:56donc je souhaite
00:58:57qu'une contribution
00:58:58accrue
00:58:59des très grandes fortunes
00:59:00coordonnées
00:59:00au niveau européen
00:59:01international
00:59:02avec une lutte
00:59:03renforcée contre
00:59:04l'évasion fiscale
00:59:05et doit aussi
00:59:06financer des solutions
00:59:07accessibles au plus grand nombre
00:59:08de rénovation
00:59:09des logements
00:59:10transports collectifs
00:59:11accompagnement
00:59:12des ménages
00:59:13modestes
00:59:14et donc la justice
00:59:15dans la répartition
00:59:16de l'effort
00:59:17c'est une condition
00:59:18me semble-t-il
00:59:19de l'adhésion
00:59:20à la transition.
00:59:21Enfin le troisième point
00:59:22c'est inscrire
00:59:23les financements
00:59:24dans une politique
00:59:25cohérente
00:59:25de décarbonation
00:59:26et dans mon rapport
00:59:28sur la décarbonation
00:59:29des transports européens
00:59:31j'avais défendu
00:59:31une approche
00:59:33associant
00:59:33la transformation
00:59:34de l'offre
00:59:35sobriété
00:59:36cohésion
00:59:37territoriale
00:59:38et justice sociale
00:59:39sans tout attendre
00:59:40donc du progrès
00:59:41technique
00:59:42donc remplacer
00:59:43les motorisations
00:59:44ce ne suffit pas
00:59:45il faut développer
00:59:47le ferroviaire
00:59:47il faut développer
00:59:48les transports collectifs
00:59:49les mobilités actives
00:59:50et répondre
00:59:51donc aux besoins
00:59:52des territoires
00:59:53alors pour
00:59:53l'ensemble
00:59:54de ces éléments
00:59:55dans cet esprit
00:59:56le groupe
00:59:57de députés
00:59:57socialistes
00:59:58et apparentés
00:59:58soutiennent
00:59:59votre rapport
01:00:00pour donner
01:00:00à notre ambition
01:00:01climatique
01:00:02des moyens
01:00:02durables
01:00:03mieux orientés
01:00:04et plus équitablement
01:00:05répartis
01:00:06et sur les trois
01:00:07observations formulées
01:00:08peut-être dans le cadre
01:00:10de votre résolution
01:00:11serait-il peut-être
01:00:12possible
01:00:12en tout cas
01:00:13de les prendre
01:00:14en considération
01:00:14ou de les affirmer
01:00:17en complémentarité
01:00:18avec les travaux
01:00:19de la commission
01:00:19des affaires européennes
01:00:20qu'il y a eu précédemment
01:00:21merci beaucoup
01:00:28merci monsieur le président
01:00:29merci madame la députée
01:00:32pour le retour que vous faites
01:00:34sur le travail
01:00:35qu'on a réalisé
01:00:36voilà je vous remercie
01:00:37pour ce retour positif
01:00:38je vous remercie aussi
01:00:39pour les éléments
01:00:40complémentaires
01:00:41que vous apportez
01:00:42au travail
01:00:42qu'on a réalisé
01:00:43qui s'inspirent
01:00:45des travaux
01:00:45que vous avez déjà eu
01:00:46l'occasion de présenter
01:00:47ici même au sein
01:00:47de la commission
01:00:49des affaires européennes
01:00:50je voulais peut-être
01:00:51réagir sur deux points
01:00:52particuliers
01:00:53par rapport à ce que
01:00:54vous avez dit
01:00:54vous avez évoqué
01:00:55l'idée de faire contribuer
01:00:56les plus grandes fortunes
01:00:58effectivement en fait
01:00:59les questions
01:01:01de transition énergétique
01:01:02les questions budgétaires
01:01:03autour de l'écologie
01:01:04c'est pas un sujet
01:01:05qui est isolé
01:01:06de tout le reste
01:01:06et c'est bien un équilibre
01:01:07global qu'on doit trouver
01:01:09c'est quels sont
01:01:10nos besoins
01:01:11en termes de dépenses
01:01:12et il y a
01:01:13la question énergétique
01:01:15mais il y a
01:01:15tous les autres enjeux
01:01:16et comment est-ce qu'on arrive
01:01:17en face à mettre
01:01:18des recettes
01:01:19qui sont suffisantes
01:01:21et je le disais
01:01:22tout à l'heure
01:01:22dans une réponse
01:01:23à une question précédente
01:01:24mais bien évidemment
01:01:25que les orientations fiscales
01:01:27qui ont été prises
01:01:28notamment dans notre pays
01:01:29ces dernières années
01:01:30ne permettent pas
01:01:31d'avoir une capacité
01:01:33d'action
01:01:33qui est suffisante
01:01:34pour l'Etat
01:01:34pour mener à bien
01:01:36tous les enjeux
01:01:36qui sont devant nous
01:01:37parmi lesquels
01:01:38la transition énergétique
01:01:39je voulais aussi dire
01:01:41que la question
01:01:42de la maille
01:01:44à laquelle on applique
01:01:44ces politiques
01:01:45est aussi extrêmement importante
01:01:46et vous avez raison
01:01:48de dire que
01:01:48si on arrive
01:01:49sur les enjeux
01:01:50de fiscalité
01:01:51à agir au niveau européen
01:01:52à agir au niveau
01:01:53supranational
01:01:54plutôt qu'au niveau national
01:01:56on sera plus efficace
01:01:57parce qu'on évitera
01:01:58les effets
01:01:59de contournement
01:02:00d'évasion etc
01:02:01et donc c'est aussi
01:02:02la raison pour laquelle
01:02:03dans le rapport
01:02:03je préconise
01:02:04une taxation
01:02:05des super profits
01:02:07plutôt au niveau européen
01:02:09effectivement
01:02:09si on n'arrive pas
01:02:10à le faire au niveau
01:02:10au niveau européen
01:02:11on peut aussi le faire
01:02:12au niveau national
01:02:13mais l'idéal
01:02:14bien évidemment
01:02:14c'est de le faire
01:02:15dans un cadre
01:02:16plus général
01:02:16pour éviter
01:02:17les formes
01:02:18d'évasion
01:02:20et puis
01:02:20sur les questions
01:02:21de sobriété
01:02:22et d'efficacité
01:02:23que vous avez évoqué
01:02:24dans votre dernier point
01:02:25je vous rejoins
01:02:27totalement
01:02:27comment les innovations
01:02:29technologiques
01:02:30sont un levier
01:02:31pour réaliser
01:02:31la transition énergétique
01:02:32mais au-delà de ça
01:02:33il y a des évolutions
01:02:35comportementales
01:02:35à avoir
01:02:36donc comment est-ce
01:02:37que je consomme
01:02:37moins d'énergie
01:02:38et puis quand j'ai
01:02:39quand même besoin
01:02:40de consommer de l'énergie
01:02:41finalement quel est
01:02:42le levier le plus efficace
01:02:43peut-être le transport
01:02:45en commun
01:02:45plutôt que
01:02:45le véhicule électrique
01:02:47peut-être des appareils
01:02:48qui consomment moins
01:02:49enfin voilà
01:02:49il y a tout un tas
01:02:50effectivement
01:02:50d'évolutions à adopter
01:02:52je vous rejoins
01:02:52pleinement là-dessus
01:02:53et on pourra
01:02:54évidemment
01:02:54peut-être travailler ensemble
01:02:56et puis les intégrer
01:02:56dans une résolution
01:02:58qu'on travaillera
01:02:59au sein de cette commission
01:03:02Merci beaucoup
01:03:03chers collègues
01:03:05pour vos commentaires
01:03:09sur ce rapport
01:03:10moi je veux juste
01:03:11apporter
01:03:12deux petits points
01:03:12parce que ça ne va pas
01:03:13vous surprendre
01:03:14qu'il y a deux choses
01:03:15où je ne partage
01:03:17pas du tout
01:03:17et puis je voudrais
01:03:19les argumenter
01:03:21non mais effectivement
01:03:22favoriser
01:03:23les investissements
01:03:24bancaires
01:03:25et la finance verte
01:03:26c'est vraiment
01:03:26une de nos préconisations
01:03:29c'est la taxonomie
01:03:31c'est sûr qu'aujourd'hui
01:03:32il faut revenir un peu
01:03:33sur cette taxonomie
01:03:35à la fois au niveau français
01:03:37puisque par la loi Pacte
01:03:38on avait eu
01:03:39les fonds ISR
01:03:41et puis des labels
01:03:42mais on voit que
01:03:42c'est largement pas suffisant
01:03:43on est tous peut-être
01:03:45un petit peu épargnants
01:03:46on a été voir nos banques
01:03:46que jamais
01:03:47vraiment clairement
01:03:48ils vont nous proposer
01:03:49des fonds
01:03:51dans le développement durable
01:03:52en transition énergétique
01:03:53énergétique
01:03:53et je parle pas
01:03:55aux épargnants
01:03:56qui gèrent eux-mêmes
01:03:57leur portefeuille
01:03:58de la maison
01:03:58derrière leur écran
01:03:59où là
01:04:00ils ont aucune indication
01:04:01pratiquement
01:04:03sur les titres
01:04:04dans lesquels
01:04:05ils vont investir
01:04:06donc là
01:04:07c'est vrai que je trouve aussi
01:04:08qu'il y a eu un progrès
01:04:09mais je vais pas employer
01:04:11ce mot
01:04:11mais on penserait
01:04:12que ce serait un peu
01:04:13de la comestique
01:04:13de la cosmétique
01:04:14mais il faut vraiment
01:04:15aller plus loin
01:04:16pour orienter
01:04:17et d'ailleurs
01:04:17on en a pas parlé
01:04:18mais il y a quelque chose
01:04:19aussi
01:04:20que moi j'aurais voulu mettre
01:04:21peut-être dans la recommandation
01:04:22c'est par exemple
01:04:23au niveau de la BCE
01:04:25quand les banques
01:04:26doivent se refinancer
01:04:27elles vont déposer
01:04:28des titres
01:04:29et l'idée aussi
01:04:30ce serait
01:04:31qu'on les encourage
01:04:33à déposer
01:04:34des titres verts
01:04:35à vrai dire
01:04:36ce qui les appliquerait
01:04:37qu'elles achètent
01:04:38eux-mêmes
01:04:38qu'elles achètent
01:04:39des titres
01:04:40des titres financiers
01:04:42dans le développement durable
01:04:43pour les plus riches
01:04:44alors
01:04:46pour la consommation
01:04:47je pense que
01:04:48c'est la consommation
01:04:49des plus riches
01:04:49entre guillemets
01:04:50alors je sais toujours pas
01:04:50quels sont les plus riches
01:04:51un jour je vais peut-être
01:04:52le savoir
01:04:52peut-être à la fin
01:04:53de ce débat budgétaire
01:04:54mais ça c'est un autre sujet
01:04:57effectivement
01:04:57la consommation
01:04:58de tout le monde
01:04:59en fait
01:05:00la consommation
01:05:01je pense que
01:05:02comme le disait aussi
01:05:02monsieur le rapporteur
01:05:03il y a une sensibilisation
01:05:05à faire
01:05:06dans notre consommation
01:05:09de tout
01:05:09d'ailleurs
01:05:10que ce soit les transports
01:05:11que ce soit le textile
01:05:13voilà
01:05:14donc je pense qu'aujourd'hui
01:05:15il y a encore des progrès
01:05:16puisque ça peut être
01:05:17des labels
01:05:18en fait
01:05:18de combien d'énergie
01:05:21vous consommez
01:05:22mais c'est vrai
01:05:22qu'il y a un vrai sujet
01:05:23de sensibilisation
01:05:24dans la consommation
01:05:25et après
01:05:26pour taxer les plus riches
01:05:27qu'est-ce que j'ai envie
01:05:28de vous dire
01:05:29j'ai envie de vous dire
01:05:30que c'est
01:05:32moi je ne sais toujours pas
01:05:33d'ailleurs
01:05:33un qui sont les plus riches
01:05:34et à force de taxer
01:05:35les plus riches
01:05:36moi j'ai l'impression
01:05:37si on fait la somme
01:05:37de tout ce qu'on doit
01:05:38leur faire payer
01:05:39à ces gens là
01:05:41je pense qu'il y a
01:05:42un il n'y a pas
01:05:42assez de riches
01:05:43alors je ne sais toujours
01:05:44pas à quel niveau
01:05:45mais il n'y a pas
01:05:45de assez de riches
01:05:47à la fois en France
01:05:48et au niveau européen
01:05:50parce que si on peut remarquer
01:05:51enfin j'étais encore
01:05:52en débat hier
01:05:52dans le PLF
01:05:53mais à ces pauvres gens
01:05:55enfin ces pauvres gens
01:05:55on leur fait tout payer
01:05:56alors on veut leur faire
01:05:57payer le déficit budgétaire
01:05:59on va leur faire payer
01:06:00la transition énergétique
01:06:01on va leur faire payer
01:06:02la défense
01:06:03enfin là
01:06:03je pense qu'on atteint
01:06:05des sommes
01:06:05qui doivent être plus
01:06:06ça doit être à peu près
01:06:07les 400 milliards
01:06:08faut-il encore les trouver
01:06:10et faut-il leur laisser
01:06:11l'envie de rester
01:06:12dans notre pays
01:06:13et de produire
01:06:14comme Total
01:06:15ce que Total nous dit
01:06:16c'est que Total
01:06:17je rappelle que c'est
01:06:18une boîte internationale
01:06:19ils ont leur sèche sociale
01:06:20en France
01:06:21mais à un moment
01:06:21ils vont se dire
01:06:22moi je pète
01:06:23que je vais partir
01:06:24le produit
01:06:25et puis les recettes
01:06:26qui se font en France
01:06:27c'est complètement infime
01:06:28et il nous rappelle
01:06:28quand même que sur cette terre
01:06:29il y a encore
01:06:304,5 milliards
01:06:32de personnes
01:06:33qui sont dépendantes
01:06:33des énergies fossiles
01:06:34et que donc cela
01:06:35il faut bien aussi
01:06:37qu'ils aient accès
01:06:38à l'énergie
01:06:39et que pour avoir accès
01:06:41à l'énergie fossile
01:06:42aujourd'hui
01:06:42il faut creuser
01:06:43vraiment les coûts
01:06:44de production
01:06:44il faut creuser plus bas
01:06:45les coûts de production
01:06:46vont encore augmenter
01:06:48donc moi la taxation
01:06:49des super profits
01:06:50des entreprises
01:06:52moi je dis toujours
01:06:53attention
01:06:54on est en économie ouverte
01:06:55on est même plus au-delà
01:06:56de l'Europe
01:06:57sur ces boîtes là
01:06:58le jour où elles en ont rassé
01:06:59elles partiront
01:07:00ils nous le disent
01:07:01et franchement
01:07:02moi il faut les croire
01:07:05pour la remplacer
01:07:06pour la motorisation
01:07:07et oui
01:07:08moi je suis
01:07:09encore clairement
01:07:09d'accord avec vous
01:07:11c'est une vision d'ensemble
01:07:12bien évidemment
01:07:14aujourd'hui il y a
01:07:1531 millions de véhicules
01:07:17électriques
01:07:17ce serait bien
01:07:19thermiques en France
01:07:20bien évidemment
01:07:21j'espère qu'on ne va pas
01:07:22les remplacer
01:07:22par 31 millions
01:07:23de véhicules électriques
01:07:25il faut bien évidemment
01:07:27et même au niveau européen
01:07:28revoir complètement
01:07:31travailler
01:07:32et même investir
01:07:33dans tout ce qui est
01:07:35les autres modalités
01:07:37de transport
01:07:38que ça soit
01:07:39le train
01:07:40que ça soit
01:07:41effectivement
01:07:41dans les transports
01:07:44urbains
01:07:45et moi je vais même
01:07:46rajouter l'aérien
01:07:46voilà
01:07:47parce qu'on a un vrai sujet
01:07:48aussi quelque part
01:07:49sur l'aérien
01:07:49et on ne va pas
01:07:52faire disparaître
01:07:53ce secteur
01:07:54donc là je pense
01:07:55que vous avez entièrement
01:07:55des raisons
01:07:56et quand même
01:07:58les fonds européens
01:08:00doivent servir aussi
01:08:03existent
01:08:03et je pense
01:08:05que ça passe
01:08:05par appel à projet
01:08:06il faut aussi
01:08:07travailler un peu
01:08:09sur ces sujets
01:08:10mais les fonds
01:08:11existeront
01:08:12dans le prochain
01:08:12cadre pluriannuel
01:08:14merci
01:08:14la parole est à Pascal Lecan
01:08:16pour le groupe démocrate
01:08:18merci monsieur le président
01:08:19alors quelques mots
01:08:20d'abord pour vous remercier
01:08:21pour ce rapport
01:08:23qui a le mérite
01:08:24d'être une sorte
01:08:24de base
01:08:25de travail
01:08:25pour quelque chose
01:08:26vous avez dit monsieur le rapporteur
01:08:28qui est colossale
01:08:29et urgente
01:08:30et on est tous d'accord
01:08:31là dessus
01:08:31je crois que c'est
01:08:32quasiment
01:08:32le socle
01:08:34de l'unanimité
01:08:35de départ
01:08:35alors
01:08:37c'est quoi
01:08:39ce cap
01:08:39ce cap
01:08:40il a été fixé
01:08:40par la COP21
01:08:41en 2015
01:08:42ça a été dit
01:08:43c'est la sortie
01:08:44des énergies fossiles
01:08:45en 2050
01:08:46la réponse
01:08:47elle sera à l'échelle européenne
01:08:48chez nous
01:08:49elle sera pas en dessous
01:08:50ça c'est sûr
01:08:50nous on l'a traduit
01:08:52par la PPE3
01:08:54avec un mix énergétique
01:08:55qui a été proposé
01:08:56au printemps dernier
01:08:57mais Total
01:08:58qui a été beaucoup
01:08:58accusé par certains
01:09:00sait que cet objectif
01:09:01de 2050 existe
01:09:02et travaille là dessus
01:09:03pour être lui-même
01:09:04avec ses 100 000 emplois
01:09:06conservés
01:09:06pour travailler
01:09:07sur autre chose
01:09:07à horizon 2050
01:09:09donc le sujet
01:09:10il n'est pas vraiment là
01:09:10le sujet
01:09:11il est
01:09:12les montants
01:09:13que vous avez donnés
01:09:14que je crois
01:09:14parce que je n'ai pas calculé
01:09:15400 milliards
01:09:16à l'échelle européenne
01:09:17c'est 80% du budget
01:09:18de la France annuel
01:09:2082 milliards
01:09:21pour nous en France
01:09:21par an jusqu'en 2030
01:09:23c'est des montants
01:09:24qui sont bien au-delà
01:09:25de toutes nos capacités
01:09:26fiscales
01:09:27ou budgétaires
01:09:29donc il faut trouver
01:09:30une autre forme
01:09:30de financement
01:09:31et en intégrant
01:09:32cette acceptabilité
01:09:33dont vous avez parlé
01:09:34qui va payer
01:09:35qui va payer
01:09:36cette urgence
01:09:37d'un vrai plan
01:09:38marchal
01:09:39de reconstruction
01:09:40au niveau
01:09:41de ce qu'était
01:09:41la reconstruction
01:09:42de la pré-deuxième
01:09:44guerre mondiale
01:09:45et certainement
01:09:46pas les ménages
01:09:46et où est-ce
01:09:48qu'on va pouvoir
01:09:48trouver
01:09:49j'ai entendu
01:09:50votre proposition
01:09:51de remise en cause
01:09:51des critères
01:09:52de stabilité
01:09:53et de croissance
01:09:54je crois que c'est
01:09:54très très dangereux
01:09:55c'est se précipiter
01:09:56encore plus rapidement
01:09:57dans une crise
01:09:58de dette
01:09:58qui serait dramatique
01:10:00moi je voudrais citer
01:10:01le président
01:10:02de Ronext
01:10:02écoutez ce qu'il disait
01:10:04je vous dirai quand
01:10:05donc Stéphane Bougna
01:10:06vous le connaissez tous
01:10:06je suis revenu
01:10:08sur la nécessité urgente
01:10:09de réaliser un marché
01:10:10unique des capitaux
01:10:10en Europe
01:10:11qui sera à l'agenda
01:10:12de la prochaine
01:10:13commission européenne
01:10:14installée après
01:10:15les élections
01:10:15du 9 juin prochain
01:10:16c'était au printemps
01:10:172024
01:10:19rien n'a bougé
01:10:20sur le marché
01:10:20européen des capitaux
01:10:21et si
01:10:23quand vous parlez
01:10:23de l'argent européen
01:10:24madame la rapporteure
01:10:25et je respecte beaucoup
01:10:26ce que vous avez dit
01:10:26c'est encore de l'argent
01:10:28de la fiscalité
01:10:29de chaque individu
01:10:30qui participe
01:10:32à cet argent
01:10:32il faut aujourd'hui
01:10:33que cette épargne
01:10:34comme vous l'avez dit
01:10:34qui est stockée
01:10:35un peu partout
01:10:36soit regroupée
01:10:37dans un marché unique
01:10:38des capitaux
01:10:38et je crois que ça
01:10:39c'est un point important
01:10:40je ne vois pas d'autres solutions
01:10:41pour financer
01:10:42l'urgence
01:10:43et le travail colossal
01:10:44qu'il y aura à faire
01:10:45si je prends un exemple
01:10:46pour nous par exemple
01:10:48on a cette sortie
01:10:49qui est prévue en 2050
01:10:50mais on a eu
01:10:51les sujets agricoles
01:10:52que vous connaissez tous
01:10:53et on a décidé
01:10:54de subventionner le GNR
01:10:55encore pendant
01:10:56une certaine période
01:10:57et donc ça va
01:10:58à l'encontre
01:10:59des objectifs
01:10:59est-ce qu'on ne pourrait
01:11:00pas prendre une partie
01:11:01de cette fiscalité
01:11:02pour la mettre dans un fonds
01:11:03qui lui aussi
01:11:03pourrait participer
01:11:04à ce financement
01:11:05en tout cas ce que je veux dire
01:11:06c'est qu'il faut qu'on travaille
01:11:07peut-être ma conclusion
01:11:09urgemment
01:11:09et c'est une question
01:11:09que je vous propose
01:11:10je vous soumets
01:11:12à participer à ce marché
01:11:14unique européen
01:11:15des capitaux
01:11:15merci monsieur le député
01:11:18merci monsieur le député
01:11:19madame la rapporteure
01:11:23juste parce que je tiens
01:11:24quand même aussi
01:11:24à apporter un élément
01:11:27parce qu'on parle beaucoup
01:11:28de fiscalité européenne
01:11:29mais en fait l'Europe
01:11:30n'est pas en charge
01:11:31il n'a pas en charge
01:11:32voilà
01:11:33non non mais je sais
01:11:33c'est pas vous
01:11:34parce qu'on en parle aussi
01:11:35mais c'est encore
01:11:36voilà
01:11:37c'est vraiment
01:11:39c'est vraiment
01:11:40les états en fait
01:11:42qui décident
01:11:42de la fiscalité
01:11:43il n'y a pas de fiscalité
01:11:44décidée
01:11:45au niveau
01:11:46de l'union européenne
01:11:47donc
01:11:48ça c'est quand même
01:11:49voilà
01:11:49donc il n'y a pas de levier fiscal
01:11:50au niveau
01:11:52européen
01:11:53bon moi
01:11:53les déficits
01:11:54je verrais
01:11:54enfin je vais laisser
01:11:55mon collègue
01:11:57au rapporteur
01:11:57je suis relativement d'accord
01:11:58avec vous
01:11:58de toute façon
01:11:59c'est ce que j'ai mis moi
01:11:59dans ma présentation
01:12:02je suis complètement
01:12:03enfin il serait
01:12:04complètement
01:12:06grave en fait
01:12:07de laisser
01:12:08alors déjà nous on voit
01:12:09ce que ça donne en France
01:12:10on a des taux d'intérêt
01:12:11qui vont atteindre
01:12:11les 5%
01:12:14et au final
01:12:15ce sera payé
01:12:15par les consommateurs
01:12:16augmenter les taux d'intérêt
01:12:18c'est faire payer
01:12:19la facture
01:12:20par les consommateurs
01:12:21ces taux d'intérêt
01:12:22ça veut dire que
01:12:23ça renchérit
01:12:24les coûts du crédit
01:12:24donc ça renchérit
01:12:25les coûts des investissements
01:12:26donc ça veut encore
01:12:27faire payer plus cher
01:12:28la transition énergétique
01:12:29voilà
01:12:30au-delà du fait
01:12:31que la dette
01:12:33voilà
01:12:34au-delà du fait
01:12:34des conséquences
01:12:35de la dette
01:12:36qu'on connaît bien
01:12:38moi j'insiste aussi
01:12:39sur ce que vous dites
01:12:40c'est qu'effectivement
01:12:41c'est l'épargne
01:12:41et moi j'ajoute
01:12:42que c'est pas que
01:12:43l'épargne
01:12:44c'est que
01:12:44c'est rapatrier
01:12:45les 300 milliards
01:12:46aussi
01:12:47qui partent tous les ans
01:12:48sur les marchés américains
01:12:50parce que notre épargne
01:12:51part sur les marchés américains
01:12:53et sur les passés
01:12:54agétiques
01:12:54et pourquoi
01:12:55mais parce que
01:12:56les rendements
01:12:56sont largement
01:12:57sont plus importants
01:12:59voilà
01:13:00donc c'est aussi
01:13:00ce sujet-là
01:13:02aussi des marchés de capitaux
01:13:04on a posé la question
01:13:06c'est vrai que ça fait très longtemps
01:13:07enfin ça fait longtemps
01:13:08ça fait certaines plusieurs années
01:13:09qu'on parle de ce sujet-là
01:13:10que c'est dans les rapports
01:13:12ce que j'ai dit
01:13:12Draghi et l'État
01:13:14moi j'ai l'impression
01:13:15que
01:13:16c'est encore
01:13:17il y a encore des postures
01:13:18peut-être
01:13:19de certains États membres
01:13:22mais
01:13:22je pense que l'idée
01:13:23fait son chemin
01:13:25après
01:13:25dans le marché de capitaux aussi
01:13:27je pense qu'il y a des sujets
01:13:28de fiscalité
01:13:29et que l'Union Européenne
01:13:31n'a pas la main
01:13:31sur la fiscalité
01:13:32donc je pense
01:13:33qu'il y a aussi
01:13:34des choses
01:13:35un petit peu
01:13:35à lever
01:13:36néanmoins
01:13:38ça fait son chemin
01:13:39au niveau de la Commission Européenne
01:13:41et des députés
01:13:42forcément ça viendra
01:13:43on a trop de besoin
01:13:45de financement
01:13:45entre l'IA
01:13:46la transition énergétique
01:13:47et la défense
01:13:49Merci
01:13:50Monsieur le rapporteur
01:13:54Juste rapidement déjà
01:13:55pour vous remercier
01:13:56pour votre propos
01:13:59et puis
01:13:59voilà
01:14:00l'intérêt que vous portez
01:14:01au sujet
01:14:01si tout le monde partage
01:14:04qu'on est face
01:14:05à un défi colossal
01:14:06mais surtout urgent
01:14:06c'est déjà une bonne
01:14:08base de départ
01:14:09je suis d'accord avec vous
01:14:09vous avez raison de dire
01:14:10que désormais
01:14:11on a une PPE
01:14:13qui planifie
01:14:13le développement
01:14:14des moyens de production
01:14:15par contre
01:14:16je veux quand même souligner
01:14:16que là où on a pris du retard
01:14:17parce que
01:14:18produire de l'énergie
01:14:19pour produire de l'énergie
01:14:19ça sert pas à grand chose
01:14:21produire de l'énergie
01:14:22pour ensuite la consommer
01:14:23et passer d'énergie fossile
01:14:24à d'énergie électrique
01:14:25ça c'est plus utile
01:14:27et aujourd'hui
01:14:27dans notre pays
01:14:28en tout cas
01:14:28on a un retard
01:14:29dans l'électrification
01:14:30des usages
01:14:31sur la mobilisation
01:14:32de l'épargne privée
01:14:33vous l'avez compris
01:14:33je pense en lisant le rapport
01:14:34moi bien évidemment
01:14:35je ne suis pas défavorable
01:14:37il faut qu'il y ait une contribution
01:14:38publique et privée
01:14:39et aujourd'hui
01:14:40le secteur privé
01:14:41c'est aussi ce qui a été
01:14:42remonté dans nos éditions
01:14:43ne prend pas
01:14:44une part suffisamment importante
01:14:45de la transition énergétique
01:14:47parce qu'il reste plutôt
01:14:48sur d'autres investissements
01:14:49en tout cas
01:14:50moi ce que je ne souhaite pas
01:14:51c'est que
01:14:51l'évolution
01:14:52de nos modes de financement
01:14:55nous mènerait à revenir
01:14:56sur les règles
01:14:57plus prudentielles
01:14:58on a quand même aussi
01:14:59en tête
01:15:00la crise bancaire
01:15:01qu'on a connue en 2008
01:15:03et bien évidemment
01:15:04il y a un certain nombre
01:15:04de protections
01:15:05qui ont été mises en place
01:15:06et qu'il faut conserver
01:15:08je dirais aussi que
01:15:10la réorientation
01:15:11des investissements
01:15:12elle ne se fait pas
01:15:12totalement naturellement
01:15:13et donc on a besoin
01:15:14aussi de mesures
01:15:16contraignantes
01:15:16pour avancer
01:15:17plus rapidement
01:15:1982 milliards d'euros
01:15:20d'investissements
01:15:21à réaliser
01:15:21en France
01:15:22tous les ans
01:15:23je rappelle que
01:15:24les importations fossiles
01:15:25c'est 60 milliards d'euros
01:15:26tous les ans
01:15:27et que la SPAFT
01:15:292025
01:15:30donc elle chiffre
01:15:31à 82 milliards d'euros
01:15:32les investissements
01:15:34supplémentaires à réaliser
01:15:352% du PIB
01:15:36mais elle dit aussi
01:15:37qu'il y a 40 milliards d'euros
01:15:39encore réalisés
01:15:41dans les énergies fossiles
01:15:43qu'il faudrait supprimer
01:15:45sur lesquelles
01:15:46il faudrait revenir
01:15:46et sur votre proposition
01:15:48de création
01:15:49d'un fonds d'investissement
01:15:50moi j'y suis totalement favorable
01:15:51d'ailleurs
01:15:52c'est une des préconisations
01:15:53du rapport
01:15:54créer un fonds
01:15:55d'investissement souverain
01:15:56alors à voir
01:15:58comment est-ce qu'il serait alimenté
01:15:59mais je pense que
01:16:00la puissance publique
01:16:01et c'est aussi une manière
01:16:02on a tout à l'heure évoqué
01:16:04l'acceptabilité sociale
01:16:05je pense qu'un fonds
01:16:06d'investissement souverain
01:16:07c'est aussi une manière
01:16:08d'embarquer le citoyen
01:16:09avec nous
01:16:10dans cet périple
01:16:12cette épopée
01:16:13qu'on doit réaliser
01:16:13très bien
01:16:14merci beaucoup
01:16:15j'ai une dernière prise de parole
01:16:16Nicolas Dragon
01:16:17pour une minute
01:16:18pour le Rassemblement National
01:16:20merci monsieur le Président
01:16:22madame la rapporteure
01:16:23monsieur le rapporteur
01:16:24ma question porte
01:16:25sur le SEC 2
01:16:27ce second marché carbone
01:16:29qui frappera
01:16:29dès 2028
01:16:30les carburants
01:16:31et le chauffage
01:16:32de millions de ménages
01:16:33français
01:16:33selon la fondation
01:16:35pour le logement
01:16:36que vous citez
01:16:37le surcoût atteindrait
01:16:38400 à 700 euros par an
01:16:40pour un ménage chauffé
01:16:42au gaz
01:16:43et je ne parle même pas
01:16:44du fuel
01:16:45le fonds social
01:16:46pour le climat
01:16:47n'en compenserait
01:16:48qu'une partie
01:16:48et la France
01:16:49n'en recevra que
01:16:509,7 milliards
01:16:51sur 65
01:16:52alors qu'elle est
01:16:53contributrice nette
01:16:55au budget de l'Union
01:16:56pour plus de 10 milliards
01:16:57d'euros par an
01:16:57vous rappelez aussi
01:16:58que grâce à son nucléaire
01:17:00la France ne représente
01:17:01que 6,1% des enchères
01:17:03du premier marché carbone
01:17:04dont les véritables payeurs
01:17:06sont surtout des centrales
01:17:07à charbon polonaises
01:17:08et c'est bien à la demande
01:17:09de la Pologne
01:17:10que le conseil a reporté
01:17:11le sec 2 d'un an
01:17:12autrement dit
01:17:13les français
01:17:13qui ont déjà décarboné
01:17:15leur électricité
01:17:16paieront pour ceux
01:17:17qui ne l'ont pas fait
01:17:18d'où deux questions
01:17:19êtes-vous prêt à recommander
01:17:20que la France
01:17:21demande au conseil
01:17:22non pas un réglage
01:17:23fin entre guillemets
01:17:24mais l'abandon
01:17:25du sec 2
01:17:26et comment conciliez-vous
01:17:28votre recommandation
01:17:29numéro 6
01:17:30qui flèche
01:17:30les recettes carbone
01:17:31vers les ménages
01:17:33et les PME
01:17:33de chaque état membre
01:17:34avec la proposition
01:17:36de la commission européenne
01:17:37d'affecter une partie
01:17:38des recettes
01:17:39du premier marché carbone
01:17:40au budget de l'Union
01:17:41à hauteur
01:17:42de 9,6 milliards d'euros
01:17:44par an
01:17:44je vous remercie
01:17:46merci monsieur le député
01:17:47de la rapporteure
01:17:49écoutez moi
01:17:50moi je vais répondre
01:17:50sur le sec 2
01:17:51écoutez le sec 2
01:17:52c'est vrai qu'on en a
01:17:53beaucoup parlé
01:17:55moi je vais vous le dire
01:17:56franchement
01:17:57je partage un peu
01:17:58c'est à dire
01:17:59que le sec 2
01:18:00qui était effectivement
01:18:01sur le transport routier
01:18:04et le bâtiment
01:18:06alors pas dans les objectifs
01:18:08à terme
01:18:08aujourd'hui
01:18:09on se rend compte
01:18:11qu'avec l'augmentation
01:18:12de l'augmentation
01:18:13de l'énergie
01:18:14liée à la crise internationale
01:18:15il a été repoussé
01:18:17et je pense
01:18:18qu'il faut continuer
01:18:19à le repousser
01:18:19tant qu'on n'aura pas
01:18:21stabilisé en tout cas
01:18:22des prix de l'énergie
01:18:23donc ma réponse
01:18:24elle est vraiment simple
01:18:25elle est claire
01:18:28il faudra effectivement
01:18:29ça encourage en fait
01:18:31effectivement
01:18:31à la décarbonation
01:18:33de ces secteurs
01:18:34donc
01:18:35mais le bâtiment
01:18:37moi je le dis clairement
01:18:38à partir du moment
01:18:39où on a des prix d'énergie
01:18:40aussi élevés
01:18:42en ce moment en Europe
01:18:45que le transport routier
01:18:46c'est pareil
01:18:47il faudra stabiliser
01:18:48ou voir comment
01:18:50effectivement
01:18:51on peut aider
01:18:51dans ce cas là
01:18:52mais je suis ravie
01:18:53qu'il soit repoussé
01:18:54je pense qu'il faudra
01:18:54le repousser
01:18:55tant qu'on ne sera pas
01:18:56dans une situation
01:18:56plus claire
01:18:57pour ne pas pénaliser
01:18:58les ménages et les PME
01:19:00merci
01:19:01merci
01:19:04juste très rapidement
01:19:05enfin moi je vais être
01:19:06très clair
01:19:06pour moi il faut
01:19:07qu'il y ait une compensation
01:19:08financière pour les ménages
01:19:09les plus précaires
01:19:10et puis les classes
01:19:11moyennes
01:19:12et puis aussi les ménages
01:19:13qui sont les plus éloignés
01:19:14des transports publics
01:19:15et puis il faut aussi
01:19:16qu'il y ait une ambition
01:19:17forte
01:19:18pour ne pas en fait
01:19:19laisser les populations
01:19:21dans ces consommations
01:19:23qui voient leur prix
01:19:24augmenter
01:19:24et donc il y a aussi
01:19:25besoin d'accompagner
01:19:26les investissements
01:19:26de ces ménages là
01:19:27merci beaucoup
01:19:31madame la rapporteure
01:19:32monsieur le rapporteur
01:19:33pour votre travail
01:19:34ce rapport extrêmement
01:19:35fourni
01:19:36complet
01:19:37qui a fait
01:19:37l'objet d'un beau débat
01:19:39cet après-midi
01:19:40avant de vous libérer
01:19:41je dois demander
01:19:41si la commission
01:19:42est d'accord
01:19:43pour autoriser le dépôt
01:19:44du rapport d'information
01:19:44en vue de sa publication
01:19:46il n'y a pas d'objection
01:19:47s'il en est ainsi
01:19:48je vous remercie
01:19:49chers collègues
01:19:50et j'ai quelques nominations
01:19:50de rapporteurs
01:19:51avant de lever
01:19:53notre réunion
01:19:54je vous propose
01:19:55de nommer
01:19:55madame Estelle Youssoupha
01:19:57rapporteur d'information
01:19:58sur la gestion
01:19:59et l'utilisation
01:19:59des fonds européens
01:20:01dans les régions
01:20:01ultra-périphériques françaises
01:20:03Marietta Caramanly
01:20:04rapporteur
01:20:05sur deux propositions
01:20:07de résolution européenne
01:20:08chère Marietta Caramanly
01:20:09dont vous êtes l'auteur
01:20:10avec plusieurs de vos collègues
01:20:11l'une visant
01:20:11à faire de l'Union européenne
01:20:13le cadre
01:20:14d'une interdiction
01:20:14effective
01:20:15des mécanismes addictifs
01:20:16conçus
01:20:17et promus
01:20:17par les réseaux sociaux
01:20:18et plateformes numériques
01:20:19à l'égard des enfants
01:20:20et jeunes mineurs
01:20:21l'autre visant
01:20:23à affirmer
01:20:23la nécessité
01:20:24pour l'Union européenne
01:20:25de se donner
01:20:25les moyens financiers
01:20:26industriels et politiques
01:20:27de déployer
01:20:27une infrastructure
01:20:27satellitaire d'origine
01:20:29et à vocation
01:20:30pleinement européenne
01:20:30au service
01:20:31de son autonomie stratégique
01:20:33de sa sécurité
01:20:33de sa recherche
01:20:34et des citoyens européens
01:20:36je pense qu'on peut
01:20:37déjà déposer des amendements
01:20:37pour trouver des titres
01:20:38plus courts
01:20:40madame la rapporteure
01:20:41c'est une boutade
01:20:42et enfin
01:20:43que vous laisserez la parole
01:20:44si vous voulez
01:20:44et enfin
01:20:45Stéphane Ablo
01:20:47rapporteur
01:20:47sur la proposition
01:20:48de résolution européenne
01:20:48dont il est l'auteur
01:20:49avec plusieurs de ses collègues
01:20:51en faveur
01:20:51d'une réponse diplomatique
01:20:53européenne
01:20:54aux enlèvements internationaux
01:20:55d'enfants
01:20:56pas d'objection ?
01:20:58non ?
01:20:59très bien
01:20:59allez une remarque
01:21:01allez-y
01:21:02juste les titres
01:21:03parfois sont longs
01:21:04parce que ça nous permet
01:21:05de donner tous les éléments
01:21:06et l'esprit
01:21:06dans lequel on veut proposer
01:21:08un texte
01:21:09mais bon
01:21:10absolument
01:21:10c'est comme ça
01:21:11c'est complet
01:21:11on sait de quoi on parle
01:21:12merci beaucoup
01:21:13s'il n'y a pas d'objection
01:21:15il y a un temps si décidé
01:21:16prochaine réunion
01:21:16mercredi 21 octobre
01:21:18à 15h
01:21:19avec l'examen
01:21:20d'une PPRE
01:21:21de monsieur Benoît Biteau
01:21:22visant à s'opposer
01:21:23à la déréglementation
01:21:24du cadre européen
01:21:25relatif aux pesticides
01:21:27dites omnibus 10
01:21:28je vous remercie
01:21:29bon après-midi
01:21:30et à bientôt
01:21:51merci à vous