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  • il y a 3 minutes
Eliot Deval revient, sans concession, sur tous les sujets qui font l'actualité. Vous voulez réagir ? Appelez le 01.80.20.39.21 (numéro non surtaxé) ou rendez-vous sur les réseaux sociaux d’Europe 1 pour livrer votre opinion et débattre sur grandes thématiques développées dans l'émission du jour.

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Transcription
00:00Mais attention de ne pas faire le jeu du gouvernement
00:04en simplement réduisant cette manifestation à
00:07c'est l'extrême gauche qui phagocyte,
00:09ça va être des casseurs, des black box, des émeutes, etc.
00:11En effet, il risque d'avoir des moments de violence.
00:13Mais je pense que le gouvernement est ravi
00:16de faire porter tout le poids des responsabilités
00:19sur l'extrême gauche.
00:21Pour, d'une certaine manière, délégitimer les revendications.
00:23Parce que là où je suis un petit peu moins d'accord avec toi, Arthur,
00:25c'est qu'au départ, en effet, il y a plein de revendications.
00:28Mais il y a la haine d'Emmanuel Macron,
00:29mais il y a une autre grande revendication derrière ce 17 octobre.
00:32C'est le pouvoir d'achat, c'est la vie chère,
00:35c'est le fait que de plus en plus de Français n'en peuvent plus
00:37et sont aujourd'hui, au 5 du mois, déjà à découvert.
00:41C'est ça la revendication principale.
00:43Alors c'est large, ça prend l'essence,
00:44ça prend le prix alimentaire, ça prend plein de choses,
00:47les assurances, etc.
00:49Mais il y a cette idée qu'en France, aujourd'hui,
00:51on a de plus en plus de mal à vivre.
00:53Et donc on est passé en mode survie.
00:55Et cette revendication-là, il ne faut pas l'oublier,
00:58elle existe et ce n'est pas l'extrême-gauche,
01:00ce n'est pas Jean-Luc Mélenchon,
01:01ce n'est pas les Black Blocs.
01:02Cette revendication, elle existe
01:03et le gouvernement tente de la mettre en silence
01:07en disant simplement,
01:08il n'y a pas de revendication, c'est les violences.
01:10Je ne suis pas d'accord.

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