00:00Europe 1
00:01Elliot de Valais-Vous
00:0311h32 sur Europe 1, merci d'être avec nous
00:05pour continuer à adresser un premier bilan
00:07au lendemain de cette journée du 17 octobre
00:09dont la violence et les débordements ont complètement
00:11éclipsé ce message premier de mobilisation
00:14et de colère générale. On se tourne à présent
00:15du côté de la capitale où un manifestant
00:18a trouvé la mort et dont le maire Emmanuel Grégoire
00:19a demandé à être reçu à Matignon.
00:22Des scènes de chaos et d'affrontements
00:24de pillage également
00:25à Paris, c'est ce qu'on retient
00:27en priorité de cette journée
00:31mais pas qu'à Paris
00:32bien sûr, des dizaines de villes
00:33en France ont été
00:35le théâtre de ces exactions.
00:37Restons quelques temps dans la capitale
00:39avant de partir du côté de
00:41Bordeaux où des quartiers entiers
00:44à Paris ont été saccagés comme l'a
00:46constaté Caroline Baudry dans le 11ème
00:48arrondissement aux alentours de la Place de la République.
00:50Au cœur de Paris, la chaussée est à peine
00:52praticable, recouverte de monticules
00:53de déchets calcinés, les restes
00:55de fumée se propagent jusque dans la brasserie
00:58d'Arthur, barricadés.
00:59Ils ont pris tout ce qu'ils pouvaient ramasser,
01:01ils balançaient sur les forces de l'ordre,
01:03ils ont pris des vélos pour faire des barrages,
01:05ils ont foutu le feu à tout un tas
01:06de vélos en libre-service
01:07qui ont complètement explosé avec les batteries.
01:10Après, quand ils ont rentré la boutique de meubles
01:12juste en face, ils ont pris le canapé,
01:14à un moment, ils ont balancé dans le feu.
01:15On a passé un coup de balai,
01:16on a retrouvé des pavés, des bouillons,
01:18c'est de la violence gratuite, sans raison,
01:20juste comme ça.
01:21Face aux hordes de casseurs,
01:22il a dû évacuer son restaurant par sécurité.
01:25En face, une enseigne est éventrée,
01:27des façades sont taguées,
01:29Domiti y passe effarée.
01:30Quand on voit tous les débris dans la rue,
01:32les camions de pompiers partout,
01:33la fumée partout, moi je fais ça effrayant.
01:35Franchement, on a peut-être mieux fait
01:37de rester chez moi.
01:38C'est les mecs qui en profitent,
01:39même ils le disent,
01:40c'est dommage d'arriver là.
01:42Chaque fois qu'on le voit, c'est choquant.
01:44Et tout le monde va payer pour les réparations
01:45de ses casseurs, lance son compagnon dépité.
01:49Et on sera dans quelques temps avec Guillaume,
01:52qui nous appelle depuis Bordeaux
01:53et qui va raconter, témoigner
01:55ce qui s'est passé à Bordeaux.
01:56Parce que là aussi,
01:57ça a été une ville saccagée
01:58par les émeutiers,
02:01par les militants d'ultra-gauche.
02:02Je constate quand même
02:04que le maire renaissance de Bordeaux,
02:06M. Cazenave,
02:07a réussi un tour de passe-passe extraordinaire
02:10ce matin en nous expliquant
02:12qu'il y avait,
02:13mettant sur un même pied
02:14dans la dangerosité,
02:17l'extrême gauche et l'extrême droite.
02:19C'est-à-dire que même le ministre
02:21de l'Intérieur
02:24et le Premier ministre
02:26expliquent que ça a été
02:28orchestré par l'extrême gauche,
02:29mais quand on est dans ce camp du bien,
02:32il faut toujours rappeler
02:33la lutte contre l'extrême droite.
02:35De quoi parlons-nous
02:37ce matin,
02:38à 11h34,
02:39au lendemain de ces scènes de chaos,
02:41Georges Fenech,
02:42Mathieu Hocq,
02:42qui sommes avec nous ?
02:43De quoi nous parlons ?
02:45Moi, en tout cas,
02:45ce que j'ai vu,
02:46et avec un regard,
02:47si vous permettez,
02:48un peu de magistrat,
02:50que j'ai été,
02:52j'ai vu des scènes insurrectionnelles.
02:55J'ai vu qu'on s'en prenait
02:57à des symboles
02:58et des bâtiments
02:59qui sont des symboles
03:01de la République.
03:02Donc on s'en prenait
03:03aux institutions de la République.
03:05Pas uniquement des pillages
03:07ou des choses,
03:09cambriolages de droit commun,
03:10mais de type insurrectionnel.
03:12Et quand vous lisez le code pénal,
03:15l'article 412-3 du code pénal
03:17prévoit le crime
03:19de insurrection,
03:21c'est-à-dire
03:21l'attaque des institutions
03:23et semer le trouble
03:25à l'ordre public
03:26sur le territoire
03:26pour menacer l'intégrité
03:28du territoire national.
03:29Moi, j'ose espérer,
03:31j'attends,
03:32mais j'ai vu la circulaire
03:32du garde des Sceaux ce matin
03:33qui ne parle pas d'insurrection,
03:35mais qui est quand même
03:36assez forte,
03:36il faut reconnaître,
03:37M. Darmanin a fait
03:38une circulaire au procureur généraux
03:40pour demander des poursuites fermes,
03:41mais personne
03:42n'ose parler
03:43de ce qui est
03:44vraiment arrivé hier,
03:45c'est-à-dire
03:45une insurrection.
03:47C'est bien cela
03:47dont on parle.
03:48Oui, je constate
03:49aussi la même chose,
03:50je constate que nous avons vécu
03:51finalement l'acte 1
03:52de l'insurrection populaire
03:54théorisée par Jean-Luc Mélenchon
03:56et Bali Bakayoko.
03:57Qu'est-ce que c'est
03:58l'insurrection populaire ?
03:59C'est non pas
04:00une convergence des luttes,
04:01ça c'est un peu une arnaque,
04:02c'est une convergence
04:03des haines.
04:04Une haine contre la police,
04:06une haine contre
04:06les institutions républicaines,
04:09une haine contre la France,
04:10et ça agrège des gens
04:12qui ont ces haines-là.
04:13Donc évidemment,
04:14les professionnels
04:15de l'ultra-gauche
04:16qui s'occupent
04:16des forces de l'ordre
04:17de manière très méthodique
04:19et les racailles,
04:21les casseurs,
04:22les émeutiers
04:23qui eux viennent
04:24effectivement
04:25pour piller
04:26et pour montrer
04:26finalement une forme
04:27de détestation de la France
04:28en disant
04:28on est chez nous,
04:29c'est notre espace,
04:30on peut rentrer n'importe où
04:31et prendre ce que l'on veut,
04:33à qui l'on veut.
04:34Et c'est précisément cela,
04:35l'insurrection populaire.
04:36Or, beaucoup de gens
04:37ont tendance à confondre
04:38et à penser que l'insurrection
04:39doit être forcément motivée
04:40par des questions
04:41idéologiques,
04:42politiques,
04:43type fascisme,
04:46communisme,
04:47etc.
04:47Une insurrection,
04:48ce n'est pas cela,
04:49c'est la volonté
04:50de renverser
04:51des institutions
04:52et en l'occurrence,
04:53effectivement,
04:53des mairies ont été touchées,
04:54des préfectures,
04:55donc on peut parler
04:56d'insurrection.
04:57Je trouve que la formule
04:59la convergence des haines
05:00et notamment la haine
05:02de la France
05:02est une formidable formule.
05:05l'insurrection
05:06et je trouve parfaitement
05:08connectée au réel.
05:10Si vous souhaitez réagir,
05:11que vous avez été témoin
05:12de ces scènes de chaos
05:13dans le pays
05:16et notamment dans les grandes
05:17villes de France,
05:18n'hésitez pas à réagir.
05:19On est en direct jusqu'à 13h
05:20sur Europe 1
05:21pour Elliot de Valais-Vous
05:23à un numéro 01-80-20-39-21.
05:26On écoute le maire de Bordeaux,
05:28M. Cazenave,
05:30qui a réagi ce matin.
05:32le RAID a dû intervenir
05:36hier du côté de Bordeaux
05:38parce que des émeutiers
05:40ont attaqué
05:43le domicile
05:44de la préfète.
05:46C'est ce qui s'est passé,
05:47M. Camboulivre.
05:48Est-ce que vous avez
05:48des informations
05:49sur Bordeaux, par exemple ?
05:51Spécifiquement, non.
05:51Je ne pourrais pas
05:52vous donner des informations.
05:52Ce que je peux vous dire,
05:53c'est que le RAID
05:54soit dans cette mission-là,
05:55c'est bien le signe
05:55qu'on est à poil.
05:56Parce que ce n'est pas du tout
05:57le propos du RAID.
05:58Ils font de l'antiterreau.
05:59Ils ne sont pas censés
06:00intervenir sur ce type
06:01de configuration.
06:02Mais simplement,
06:03on le voit,
06:04et ça répond aussi
06:04à ce que disait
06:05Benoît Payan tout à l'heure
06:06qui s'étonne
06:07du faible nombre
06:09de policiers
06:09qui soient présents
06:10pour protéger sa mairie.
06:11C'est tout simplement
06:12parce que vous faites
06:13avec ce que vous avez.
06:14Et il n'y a pas assez.
06:16On a tellement
06:17de théâtres d'opérations
06:19que nécessairement
06:20les forces,
06:20il faut qu'elles soient
06:22mises en place
06:22en fonction de ce dont on dispose.
06:24Vous avez quoi ?
06:25130 000 policiers en France ?
06:26Vous m'enlevez
06:27les officiers,
06:27les commissaires,
06:28vous enlevez tous ceux
06:28qui sont dans l'investigation,
06:29dans les enquêtes.
06:30Ce qui va vous rester ?
06:3160 000, 70 000 personnes ?
06:32Ils bossent le jour,
06:33ils bossent la nuit,
06:33ils ne bossent pas les deux.
06:34Vous ne coupez pas encore en deux.
06:35Et ce qui vous reste,
06:36il faut le répartir.
06:37Au bout d'un moment,
06:37oui, il n'y en a pas assez.
06:38Et quand ça crame partout à la fois,
06:39ça se voit.
06:40Et là, les mêmes
06:41qui n'auront pas trouvé pertinent
06:43de nous entendre
06:44quand la police manifestait
06:44il n'y a encore pas si longtemps
06:45pour demander des moyens,
06:46des effectifs
06:46et la capacité de travailler
06:48et de protéger,
06:49sont les mêmes
06:49qui viennent déplorer
06:50le fait qu'on n'a pas assez
06:51de policiers.
06:51Il y a un moment,
06:52c'est ridicule.
06:53On écoute le maire de Bordeaux,
06:54justement.
06:55Je pense qu'il va falloir
06:56qu'on prenne tous nos responsabilités
06:57dans la période
06:58si on ne veut pas revivre
06:59ce qui est un traumatisme
07:01pour les Bordelaises et Bordelais
07:02ce matin au réveil
07:04et qu'on a vu encore cette nuit.
07:05Voilà.
07:06Merci pour les policiers
07:06que vous vous parlez.
07:07Ils sont connus.
07:08Toutes les forces extrêmes
07:10dans notre pays
07:10qui vivent de la désunion
07:12et qui veulent,
07:14à l'extrême gauche
07:15comme à l'extrême droite,
07:16qui veulent désunir notre pays,
07:17qui alimentent,
07:18qui alimentent la fracture
07:19de la société
07:20et qui finalement pousse
07:22aussi une forme de radicalité
07:23et voire une violence
07:25autorisée dans notre pays.
07:27Monsieur Thomas Cazenave
07:28qui est le maire de Bordeaux
07:30qui trouve le moyen
07:31de nous parler de fracture du pays
07:33à l'extrême gauche
07:34comme à l'extrême droite.
07:35Ils ne comprennent pas
07:36que pendant dix ans
07:38ils se sont complètement
07:39trompés et plantés.
07:41Pendant dix ans,
07:43ils ont fait de la menace
07:44de la peste brune,
07:45leur combat tous les jours.
07:47Alors que se propageait
07:49sur notre sol
07:50la mouvance d'extrême gauche
07:51et on en fait les frais
07:53aujourd'hui,
07:54on en paie les frais
07:55aujourd'hui
07:55et jusqu'au plus haut
07:56somme mène l'État.
07:57Emmanuel Macron
07:58a une responsabilité.
08:00Guillaume est en direct
08:01avec nous,
08:02il est commerçant.
08:03Bonjour Guillaume,
08:04déjà commerçant bordelais,
08:06rassurez-moi,
08:06j'espère que votre commerce
08:07n'a pas été touché.
08:09Oui, bonjour Elliot,
08:10bonjour Georges,
08:11bonjour tout le monde.
08:12Mes commerces,
08:13moi ils n'ont pas été touchés,
08:14j'en ai quatre
08:15sur Bordeaux-Centre.
08:16J'étais sur place hier,
08:17une partie de la nuit également,
08:20j'ai qu'un seul mot,
08:21c'est une ambiance de guerre,
08:23de guerre civile,
08:25ça a été innommable.
08:27Je pense qu'on est
08:27à un point de rupture,
08:29réellement,
08:29on a connu les gilets jaunes,
08:31on a connu le Covid,
08:32on a connu les manifestations
08:33des retraités,
08:34on a connu plein plein de choses,
08:35mais là on est vraiment
08:36à un point de bascule.
08:37Ce matin, justement,
08:38je déambule
08:38rue Sainte-Catherine,
08:39qui est la principale artère
08:40de Bordeaux,
08:41avec le maire
08:42dont vous venez de parler,
08:43avec Thomas Cazenave,
08:44avec la préfète
08:45et puis avec d'autres élus,
08:47on est dans un climat
08:48de sidération
08:50et encore une fois,
08:51je vous dis,
08:51ce qu'on a vécu cette nuit,
08:52c'était la guerre civile,
08:55c'était une horreur.
08:57Pour une totale transparence
08:59avec les auditeurs,
09:00vous êtes conseiller municipal ?
09:04Absolument pas.
09:05Vous avez pu échanger
09:07avec le maire ?
09:08Oui, régulièrement,
09:10je suis président
09:10d'une association
09:11de commerçants également,
09:12donc on échange régulièrement.
09:15Ce matin,
09:16si vous voulez qu'on parle
09:17du maire,
09:17on peut en parler,
09:18mais je pense que le propos,
09:19il n'est pas là.
09:20Moi, je pense qu'ils sont
09:22dans l'urgence,
09:23quels qu'ils soient.
09:24Là, on ne parle pas
09:25de politique.
09:27C'est le maire de Bordeaux
09:29qui en fait la politique,
09:29pardonnez-moi,
09:30moi je préférerais parler
09:31que des commerçants
09:32et de savoir comment
09:33on sauve les commerçants
09:34et comment on s'en prend
09:36aux casseurs
09:37et quelles sanctions
09:38pour les casseurs ?
09:39Simplement,
09:39le maire de Bordeaux,
09:40M. Cazenave,
09:42a trouvé
09:44une pirouette
09:45absolument géniale
09:46de nous parler
09:47d'une société
09:49qui est clivée
09:49par l'extrême-gauche
09:50et l'extrême-droite.
09:51Parce que les présidentielles
09:51approchent.
09:52Donc,
09:53ce n'est pas moi
09:53qui l'en fais de la politique,
09:54vous voyez Guillaume ?
09:55Oui, absolument.
09:56Moi, je vous parle
09:57de mon point de vue
09:57de commerçant.
09:59Rien que Sainte-Catherine,
10:00on est à plusieurs dizaines
10:00de millions d'euros
10:01de dégâts.
10:02Il y a plein de commerçants
10:03qui avaient rentré le stock
10:04que pour les fêtes de Noël,
10:06ils ne pourront rien vendre
10:07à Noël.
10:07S'ils n'ont pas
10:08de réassort de stock,
10:09c'est une catastrophe
10:10économique sans nom.
10:12Et quand je vous parle
10:12de point de rupture,
10:13c'est également à ce niveau-là.
10:14Un point de vue économique,
10:15on est à un point de rupture.
10:16Vraiment,
10:17c'est une catastrophe.
10:18C'est une catastrophe
10:19pour ce que je connais
10:20de Bordeaux.
10:20Vous avez déjà réussi
10:22à une sorte de recenser
10:23les premiers dégâts ?
10:24Vous dites plusieurs dizaines
10:25de millions d'euros ?
10:26Rien que pour Bordeaux.
10:27Ah oui, oui.
10:28Je ne vais pas vous citer le nom,
10:30mais il y a un magasin
10:31à Rue Sainte-Catherine
10:32qui vend des vêtements
10:34et des chaussures.
10:36Rien que lui,
10:37il a 800 000 euros
10:38entre les réparations
10:39et le stock.
10:40La Rue Sainte-Catherine
10:41a fait deux kilomètres de long.
10:42Donc, c'est vite fait.
10:43On a plusieurs dizaines
10:44de millions d'euros
10:45de dégâts.
10:46Quel enfer !
10:46Voilà.
10:47Alors, moi, par exemple,
10:48je suis dans une petite rue
10:49qui donne sur la Rue Sainte-Catherine.
10:51Je ne vais pas vous dire
10:52le nom des rues.
10:54Moi, hier,
10:54j'ai ramassé rien que dans ma rue
10:5580 boîtes de chaussures.
10:57Pourquoi je les ai ramassées ?
10:59Parce qu'il n'y avait
10:59qu'une seule chaussure à l'intérieur.
11:01Donc, c'est des gens
11:01qui ont été pillés
11:02dans les magasins
11:03et qui ont pris comme ça.
11:05Vous avez Mossibé,
11:05vous avez Messephora,
11:06vous avez InterSport,
11:07vous avez même
11:08les Super Red,
11:09Super U, Carrefour City
11:10qui ont été complètement
11:11défoncés, défoncés, défoncés.
11:14Écoutez,
11:14vraiment,
11:15on est à fond derrière vous
11:18et si vous avez
11:20des collègues commerçants
11:21qui souhaitent prendre la parole,
11:22n'hésitez pas,
11:23vraiment,
11:23le micro est ouvert,
11:25ils peuvent s'exprimer
11:26et surtout,
11:27il faut les suivre,
11:28il faut vous suivre
11:29jusqu'au bout
11:30et que ce drame
11:32n'en chasse pas un autre
11:33et ne soit pas balayé
11:34par une autre actualité.
11:35Il est 11h43 sur Europe 1,
11:37on revient dans quelques secondes.
11:39Un grand merci,
11:40Guillaume,
11:40de nous avoir appelés.
11:41Restez avec nous,
11:42bien sûr,
11:42pour la suite
11:43d'Eliott de Valais-Vous,
11:43édition spéciale
11:44au lendemain
11:45de cette journée
11:46remplie de scènes de guerre
11:47à travers toute la France,
11:49cette journée du 17 octobre,
11:5001-80-20-39-21
11:52pour réagir en direct
11:53ou sur WhatsApp.
11:54On revient dans un instant.
11:55Sous-titrage Société Radio-Canada
11:57Sous-titrage Société Radio-Canada