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  • il y a 1 minute
Eliot Deval revient, sans concession, sur tous les sujets qui font l'actualité. Vous voulez réagir ? Appelez le 01.80.20.39.21 (numéro non surtaxé) ou rendez-vous sur les réseaux sociaux d’Europe 1 pour livrer votre opinion et débattre sur grandes thématiques développées dans l'émission du jour.

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Transcription
00:00Bienvenue dans Eliott de Valais-Vous, jusqu'à 13h sur Europe 1, on continue notre débat autour de ces manifestations.
00:05Commerce fermé, confinement sécuritaire, que pensez-vous de la gestion des manifestations ?
00:10Intervenez, débattez, témoignez, réagissez, 01, 80, 20, 39, 21.
00:15Sur le standard ou par WhatsApp, vous nous envoyez votre message et nous sommes toujours avec Eric Revelle, journaliste,
00:20et Georges Fenech, ancien juge d'instruction.
00:23On va prendre la direction de Marseille, car en marge du cortège qui a réuni 17 000 manifestants,
00:27des groupes de casseurs s'en sont ensuite pris aux forces de l'ordre, aux mobiliers urbains,
00:32mais sans que la situation n'échappe au CRS, plus de 50 personnes interpellées.
00:37Le reportage de notre correspondant sur place, Stéphane Burgatte.
00:42Une poussée de fièvre dès la fin de la manifestation, les casseurs ciblent les CRS avec des pierres et des
00:46bouteilles,
00:47mais la riposte est massive et la violence de ces émeutiers encaboulés interpellent les riverains.
00:52C'est très chaud. Ils se révoltent, ils ne savent même pas pourquoi.
00:58J'ai fait 168, monsieur, et je n'ai pas vu ça, ce désordre.
01:02Pied à pied, les CRS reprennent le contrôle de la place de la Porte d'Aix et du centre-ville
01:06grâce à un dispositif XXL, salue le conseiller municipal d'opposition Antoine Bodineau.
01:12La police gère du mieux qu'elle le peut cette situation,
01:15et déjà beaucoup mieux que la semaine dernière ici à Marseille.
01:18Quand on met les effectifs, la ville est tenue.
01:20Mais devant les vitrines des magasins barricadés, les commerçants restent vigilants.
01:24Écoutez, moi, j'ai le magasin de mon oncle, et on vient surveiller qu'il ne vienne pas casser.
01:29Il va falloir faire attention parce qu'ils sont là, ils n'ont pas tout arrêté.
01:32Qu'ils manifestent, c'est un fait, mais pas qu'ils cassent, ça je ne suis pas d'accord.
01:35Pauvre France.
01:36Mais en effet, plusieurs tentatives de pillage de commerce seront avortées dans la soirée par les forces de l'ordre,
01:41bien loin des 317 enseignes saccagées la semaine dernière.
01:45Marseille, Stéphane Burgatte, Europe.
01:47Et on va prendre la direction de Lyon, mais également de Touraine.
01:50Voir un commerçant, Jean, est avec nous.
01:52Bonjour Jean.
01:54Bonjour messieurs, bonjour Anne.
01:56Effectivement, moi je voulais réagir un petit peu,
01:59parce que figurez-vous que j'ai 7 commerces en France,
02:03et que j'ai dû aller à Bordeaux hier pour aider mon magasin.
02:09Et en fait, on se rend compte tout simplement que tout le monde s'en fiche,
02:13que plus personne nous aide.
02:16Alors évidemment, moi j'avais fait appel à l'entraide citoyenne,
02:20où il y a quelques personnes qui sont venues nous aider pour protéger nos magasins, etc.
02:25Mais c'est la foire, c'est la foire.
02:28Vous étiez où exactement, Jean ? Je n'ai pas entendu.
02:31Hier, j'ai dû descendre à Bordeaux pour protéger mon magasin.
02:34Moi j'habite à Touraine, le siège de ma boîte est en Touraine,
02:37mais j'ai plusieurs magasins dans l'ouest de la France,
02:40et donc du coup, j'y suis allé pour protéger mes magasins.
02:44Mon associé, lui, était dans un autre de nos magasins à Rennes, et voilà.
02:50Et vos magasins ont été impactés hier ?
02:53Alors non, nos magasins n'ont pas été impactés.
02:55C'est quoi, sans donner les détails, parce que vous savez quoi ?
02:58Je n'ai pas envie de donner le détail, la marque ou quoi que ce soit,
03:01parce que je connais trop les âmes chagrines et les dangereux radicaux
03:06qui seraient susceptibles de s'en prendre à vous aux prochaines mobilisations.
03:12Donc c'est quoi, c'est un commerce de bouche, c'est des vêtements, simplement pour comprendre ?
03:16Non, on vend de l'accessoire.
03:19Bon, c'est de l'accessoire.
03:20Donc ça, c'est vraiment pillage compatible, l'accessoire.
03:23Ah bah, parfaitement, parfaitement.
03:26Et donc, comme je disais, j'ai fait une demande auprès de l'entraide citoyen.
03:31Donc on a dans toutes les villes des gens qui ont répondu présents
03:34pour nous aider à nous défendre, tout simplement.
03:38Parce qu'il faut savoir que nous, nos commerces sont dans les hypercentres des grandes villes.
03:43Et en fait, ils sont venus nous aider, c'est chouette.
03:46Les CRS, pour le coup, ont bien bossé.
03:48Moi, j'ai fait le pied de grue toute la journée, de 10h jusqu'à 20h à mon magasin à
03:52Bordeaux.
03:53Et les CRS ont parfaitement bien bossé.
03:56Et moi, je pose une question au gouvernement, c'est que vu qu'ils n'arrivent pas à nous protéger
03:59et qu'on est obligé d'avoir, entre guillemets, des milices pour venir nous aider,
04:04du coup, on arrête de payer nos impôts, parce que ça sert en principe à ça, non ?
04:09Le consentement à l'impôt, un jour ou l'autre, va se poser si les week-ends se répètent.
04:15Moi, ce qui m'intéresse également, c'est que vous vous êtes dit,
04:18je vais aller protéger, je vais aller défendre mon commerce.
04:24Oui, c'est mon gain de pain.
04:25Oui, mais vous avez pris des risques, parce que vous auriez pu être confronté
04:28à des éléments radicaux qui étaient venus pour piller.
04:33On l'a été déjà.
04:34Quand est-ce que vous avez été pillé ?
04:37Non, on n'a pas été pillé, mais on a été confronté,
04:40parce qu'il y a une soixantaine, voire 70 jeunes qui sont arrivés.
04:47Alors, évidemment, cagoulés, ils sont extrêmement bien équipés, les gars.
04:51Et en fait, ils nous ont vus, on était une quarantaine,
04:53parce qu'il y avait un autre magasin où il y avait une dizaine de personnes,
04:56et moi, j'étais avec une trentaine de personnes.
04:58Et donc, du coup, ils ont commencé à venir nous voir, etc.,
05:02avec les CRS qui étaient derrière eux.
05:03Et puis, bon, ils ont vu qu'on était déterminés et qu'on ne lâcherait pas.
05:06Donc, je pense qu'on leur a fait un peu peur, on les a dissuadés.
05:09Et ils sont repassés après, une heure après.
05:11Mais ils étaient toujours là.
05:12Donc, du coup, après, ils ont lâché l'affaire et ils sont allés casser autre part,
05:16parce qu'autre part, ce n'était pas aussi bien protégé que dans ma rue.
05:20Et le week-end dernier, vous avez été attaqué ?
05:23Vos commerces ont été touchés ?
05:26Alors, on a dû fermer, effectivement,
05:28parce qu'il y a des lacrymos et des tirs de mortier
05:30qui étaient en direction de...
05:32Alors, pas de tous les magasins, mais de deux magasins au moins.
05:36Et donc, du coup, on a fermé.
05:39Et heureusement, il ne s'est rien passé.
05:41Mais maintenant, on rentre dans un mode de protection
05:45où on se dit, en fait, moi, je vais passer tous les week-ends
05:49à aller dans mes différents magasins pour les protéger.
05:52Et donc, ça veut dire laisser mon épouse et mes trois enfants
05:55qui n'ont rien demandé.
05:56Mais bon, c'est notre gagne-pain.
05:57C'est-à-dire que moi, si je perds mon entreprise,
05:59déjà, je mets 21 salariés sur le carreau.
06:02Et puis, accessoirement, moi, je me mets sur le carreau aussi avec mon épouse.
06:06Parce qu'il faut bien payer les factures.
06:07Parce qu'au-delà de nos métiers,
06:09comme tout le monde, on a acheté une maison.
06:11Donc, on rembourse.
06:12On paye les écoles.
06:13Enfin, bref, il y a tout un tas de choses, quoi.
06:16Et aujourd'hui, ça se chiffre, par exemple, une journée comme ça
06:19où vous ne travaillez pas.
06:20Vous arrivez à chiffrer ?
06:22Parce que ça, vous ne serez jamais remboursé.
06:25Parfaitement, j'arrive à être chiffré.
06:26C'est simple.
06:27Moi, j'ai perdu entre 6 et 10 000 euros hier.
06:32Et donc, 6 et 10 000 euros hier.
06:356 et 10 000 euros samedi dernier.
06:38Imaginez sur un mois.
06:39Le samedi, ça représente quoi de votre chiffre d'affaires
06:42par rapport à la semaine ?
06:44Eh bien, écoutez, le samedi, ça doit représenter,
06:47je dirais, un bon 25-30% d'une semaine de travail.
06:50Mais c'est insupportable.
06:52Et c'est pour ça que je préfère donner la parole
06:56aux commerçants, à la France qui travaille,
07:00à la France honnête.
07:01Et Éric Revelle, je ne sais pas si vous avez écouté
07:03le début de l'émission,
07:04mais il a essayé de manipuler mes propos.
07:07Il est revenu à ses premiers amours communistes.
07:09Parce que je n'ai pas du tout dit
07:12que ça s'est passé normalement
07:14ou que ça s'est bien passé hier.
07:17J'ai dit, justement,
07:18il a fallu mettre du bleu partout.
07:20se calfeutrer, se boncériser
07:21et que cette situation, elle est insupportable.
07:24Je disais juste, Elliot,
07:25qu'on ne pouvait pas se satisfaire de dire
07:26qu'il y a eu mille interpellations
07:28et qu'en gros, c'est un samedi normal.
07:30C'est tout ce que je voulais dire, mon cher Elliot.
07:32Vous avez bien fait de le dire,
07:33mais personne ne l'a dit autour du sujet dans ce studio.
07:35Et quand j'entends le ministre de l'Intérieur
07:36qui nous dit...
07:37Ici, je peux dire que la terre est plate.
07:38Sans donner le chiffre d'ailleurs exact
07:40au niveau national,
07:41du nombre de blessés parmi les forces de l'ordre,
07:43c'est un sujet.
07:44Je vais vous le donner, tiens.
07:45Ah, tiens.
07:46Parce que ça vient de tomber à l'instant.
07:48Le bilan national à 7h30.
07:51C'est un communiqué qui est tombé il y a deux minutes.
07:56C'est...
07:57Alors, avec une nuit calme, c'est écrit.
08:00Je ne suis pas sûr que ça soit le bon...
08:02Ah, la nuit de samedi à dimanche.
08:04Oui.
08:05Après 20h.
08:05C'est la nuit de samedi à dimanche.
08:07Après 20h.
08:08Non, mais si, attendez.
08:09Parce que la casse, elle a duré toute la nuit
08:10et la nuit de la semaine dernière.
08:12Le chiffre...
08:12Fait état de 1314 interpellations
08:17contre 2628.
08:18J'ai l'impression d'être Jérôme Salomon
08:20pendant le Covid.
08:20Vous vous souvenez de cet homme
08:21qui vous est...
08:22Divisez pas deux.
08:24Il y a 53 membres des forces de l'ordre
08:26qui ont été blessés
08:27contre 1144 la semaine dernière.
08:30Mais ça aussi, il faut être extrêmement prudent.
08:33Il faut être prudent
08:34parce que le chiffre,
08:35le premier bilan qui est donné
08:36des forces de l'ordre blessées
08:37n'est jamais celui
08:39qui est le chiffre officiel
08:41qui tombera dans les prochains jours.
08:43Parce qu'aujourd'hui,
08:44un policier blessé sur le terrain,
08:46il doit voir un médecin
08:48qui va lui prescrire un nombre d'ITT,
08:50etc.
08:51Donc, ce chiffre, il faut être prudent.
08:54Vous avez eu 75...
08:54Il faut compter ceux qui ne se plaignent pas.
08:56Bien sûr.
08:5775 interventions pour incendies
08:59qui ont été effectuées
09:01contre 2025 la semaine dernière.
09:03Plusieurs commerces dégradés.
09:0524 d'entre eux ont été pillés.
09:07C'est quand même 24 commerces pillés
09:09contre 1500 touchés samedi dernier.
09:13Moi, j'ai entendu les commerçants
09:15nous dire près de 3000 commerces pillés
09:16ou saccagés,
09:17ou dégradés.
09:18Donc, il faut faire attention aux chiffres.
09:20Bon, le bilan provisoire.
09:21Ça reste un bilan provisoire à ce stade
09:23et il sera consolidé
09:24dans les prochains jours.
09:26Plusieurs enquêtes ont été ouvertes.
09:29Bon, toutefois,
09:31des groupes à risque,
09:32composés notamment de militants
09:33d'extrême-grouche radicale.
09:34Bon, c'est pas un pléonasme,
09:36l'extrême-gauche radicale ?
09:38Si vous êtes déjà d'extrême,
09:39vous êtes radicalisés,
09:40en quelque sorte.
09:41Et d'ultra-gauche.
09:42Bon, il n'y a pas encore la méga-gauche,
09:44mais il y a ultra-gauche
09:45et militants d'extrême-gauche radicale
09:48dans le communiqué du ministère.
09:51Je ne sais pas quelle est la nuance...
09:52C'est une vraie question.
09:53Quelle est la nuance ?
09:54Quelle est la nuance ?
09:55Appelons le ministère de l'Intérieur.
09:56Demandons,
09:57quelle est la nuance
09:58entre l'ultra-gauche
09:59et l'extrême-gauche radicale ?
10:01Bon, plus sérieusement,
10:02c'est la France
10:04a été en quelque sorte confinée
10:08de manière sécuritaire.
10:09Ce n'était pas un état d'urgence officiel,
10:11mais c'est un état d'urgence
10:12qui ne dit pas son nom,
10:14puisque vous avez des manifestations interdites,
10:15des couvre-feu,
10:16des interdictions de rassemblement,
10:17bref, des décidés.
10:19Ce qui manque,
10:20c'est que le tribunal administratif
10:24interdit
10:25à sanctionner
10:26les interdictions manifestées.
10:28Alors qu'en état d'urgence,
10:30il ne pouvait pas le faire.
10:3211h42 sur Europe 1.
10:34Jean, merci beaucoup
10:35d'avoir témoigné en direct chez nous.
10:37Vous avez un dernier mot ?
10:38Merci à vous
10:38et continuez ce que vous faites
10:39parce que Dieu sait
10:40que la France en a besoin.
10:41Mais ne vous inquiétez pas,
10:43ce n'est pas prévu de s'arrêter.
10:44Je sais qu'il y en a beaucoup
10:44qui voudraient qu'on s'arrête.
10:47Il y en a même qui
10:49souffle sur les braises,
10:50nous place des cibles dans le dos
10:52des députés,
10:53notamment la France insoumise,
10:56qui déchaînent leur bille
10:59sur les rédactions journalistes
11:03et parfois ciblent des journalistes
11:05très précisément.
11:06Je pense par exemple
11:07à un homme comme Thomas Porte
11:09qui a enchaîné des tweets
11:11qui pourraient tomber
11:12sous le coup de la loi.
11:13Au bout d'un moment,
11:14ça suffit, cette affaire.
11:17Mais ne vous inquiétez pas,
11:19cher Jean.
11:20Nous, notre priorité,
11:21c'est de parler du réel,
11:22c'est de faire parler
11:23les Français,
11:24de donner la parole
11:25à tout le monde,
11:26une parole qui est libre,
11:27d'échanger,
11:28de confronter les idées
11:30et de parler
11:31des préoccupations
11:32des Français,
11:32bien évidemment,
11:33cher Jean.
11:35Merci au service de l'ordre
11:37et aussi aux citoyens
11:38qui sont venus nous aider.
11:39Eh bien écoutez Jean
11:39et transmettez le numéro
11:4101-80-20-39-21
11:42entre 11h et 13h.
11:44Tout le monde peut nous appeler,
11:45Jean.
11:46Si vous avez des copains
11:47qui ont envie d'appeler,
11:48ils appellent,
11:48même le dimanche.
11:50Eh bien écoutez,
11:50très bien,
11:51je fais passer le message.
11:52Merci à vous
11:52et bon courage.
11:53Merci Jean.
11:54Et sur WhatsApp,
11:55on a Frédéric de Gironde
11:56qui nous dit
11:56il faudrait repenser
11:57les centres éducatifs
11:58fermés pour mettre en place
11:59une solution
11:59entre le rien
12:01et la prison
12:02que l'on sait saturer.
12:03Comprenez-vous la stratégie
12:04mise en place ?
12:05Où en avez-vous ?
12:06Ras-le-bol,
12:06comme Jean,
12:07Éric ou Mathieu,
12:07appelez-nous.
12:08Vous avez la parole.
12:09Eliott de Vallée
12:10vous revient dans un instant
12:11avec Éric Revelle
12:12et Georges Fenech.
12:13Il est 11h43
12:14sur Europe 1.
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