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  • il y a 13 minutes
Clélie Mathias, accompagnée de la rédaction d’Europe 1, propose à la mi-journée un point complet sur l’actualité suivi de débats entre invités et auditeurs.

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Transcription
00:00Et on va revenir sur ce bras de fer entre Marine Le Pen et Richard Ferrand, le président du Conseil
00:05constitutionnel.
00:06Elle l'a rappelé hier, elle était dans l'émission d'Objectif 2027, l'émission de Laurence Ferrari, hier sur
00:12CNews et Europe 1.
00:14Écoutez-la.
00:15Je lui réponds qu'il devrait quitter la présidence du Conseil constitutionnel.
00:20Parce qu'en ayant prononcé ses propos, il a rompu avec l'obligation qui est la sienne de neutralité
00:27et avec l'interdiction qui est dans les textes de se prononcer sur une affaire qui n'a pas encore
00:34été soumise au Conseil constitutionnel.
00:36Je pense donc qu'il a rompu avec son obligation déontologique et qu'il doit quitter la tête du Conseil
00:44constitutionnel.
00:44Le Conseil constitutionnel G. William Golnadel est-il politisé ?
00:49Ça c'est le moins qu'on puisse dire, M. Macron.
00:52Quand M. Macron quittera le pouvoir, il sera toujours en place.
00:59Il a mis un homme lige qui est M. Ferrand, qui n'est pas considéré comme un juriste de très
01:06haut vol au Conseil constitutionnel d'une certaine manière
01:10pour y peser au moins idéologiquement encore.
01:14Et il vient du côté socialiste lui-ci. Il n'a pas été cherché au centre, M. Ferrand.
01:20Il arrive à la tête du Conseil constitutionnel grâce à l'abstention du camp en RN.
01:26Oui, mais parce qu'il pensait qu'il pourrait trouver encore pire.
01:30Je ne sais pas s'ils ont bien fait, mais ils pensaient.
01:33C'est intéressant parce que Marine Le Pen a répondu justement à cette critique qui lui était faite,
01:39d'avoir finalement soutenu et permis par leur abstention la nomination de Richard Ferrand.
01:44Et effectivement, elle a évoqué le spectre de voix arrivées à la tête du Conseil constitutionnel,
01:50Mme Taubira ou M. Dupont-Moretti, et probablement que pour le RN, ses perspectives étaient encore pires que celles de
01:59Richard Ferrand.
02:00Ça se discute.
02:01C'était en tout cas son argumentaire.
02:05Ce qui est certain, c'est que Marine Le Pen, dans le bras de fer qu'elle engage avec Richard
02:11Ferrand,
02:11est dans son bon droit parce que Richard Ferrand s'est mis à la faute en prenant sitôt la parole
02:19pour finalement se montrer extrêmement obligée et obligeant à l'égard du pouvoir en place.
02:25Ce faisant, il ne fait que souligner finalement cet état profond que beaucoup critiquent à raison
02:32et qui voient un certain nombre de personnes mises en place par Emmanuel Macron
02:36pour empêcher ceux qui viendraient à lui succéder d'avoir les mains libres
02:42pour offrir une véritable alternance aux Français.
02:46C'est ce que je dis souvent.
02:48C'est le mépris terrible, redoutable de la volonté du peuple français
02:57qu'on découvre en vérité depuis des années.
03:01Un peuple à qui on a imposé une immigration dont il ne voulait pas.
03:07Et les contre-pouvoirs, c'est le pouvoir médiatique
03:11et notamment le service public audiovisuel.
03:14Ce sont les corps constitués, notamment le constitutionnel
03:19et comme si ça ne suffisait pas au malheur français,
03:23la Commission européenne.
03:25Ça fait beaucoup pour un seul peuple.
03:26Le général de Gaulle disait en 69 au moment où il a convoqué le référendum
03:30qui ne gagnera pas d'ailleurs.
03:31Un certain nombre de professionnels de la politique
03:34ne se résignent pas à voir le peuple exercer directement sa souveraineté
03:37par-dessus leur intermédiaire.
03:39On en est là ?
03:40On en est là, sauf que je pense que le problème est encore plus existentiel
03:45qu'au moment du général de Gaulle.
03:48Si le peuple français décide justement de nommer Marine Le Pen
03:55avec des intentions très précises en ce qui concerne notamment l'immigration
04:03et si ce désir du peuple français qu'elle annonce,
04:08pourquoi elle le fait là ?
04:10Parce que Raphaël dit qu'elle est dans son bon droit,
04:13elle est dans son bon droit moral,
04:15mais ce n'est pas parce que monsieur, il ne va pas démissionner.
04:20Ça je suis bien d'accord.
04:21Il y a peu de chances qu'il démissionne.
04:22Donc en vérité, d'ores et déjà,
04:25parce qu'elle pense qu'elle a de solides chances d'arriver au pouvoir,
04:30elle pose déjà la question.
04:33Savoir si elle sait bien que pour changer le destin français,
04:38il faudra absolument justement changer la constitution.
04:43Bien.
04:43Et donc, pour ne pas qu'on puisse lui reprocher ensuite de n'avoir rien fait,
04:48elle veut déjà poser le problème maintenant.
04:51Mais si on revient à la base,
04:52justement ces contre-pouvoirs avaient été mis,
04:54pardon j'enfonce des portes ouvertes peut-être,
04:56mais Raphaël Saint-Ville s'avait été mis justement pour éviter des pouvoirs libéraux,
05:01d'accéder au pouvoir non seulement et puis de faire après tout ce qu'il voulait.
05:04Donc il y avait aussi une notion de défense.
05:06Oui mais autant les juges du Conseil constitutionnel sont là pour vérifier la légalité de la loi,
05:13mais là, ils ne se contentent pas de cela.
05:16C'est-à-dire qu'avant même qu'on envisage une politique,
05:21ils y mettent un certain nombre d'obstacles.
05:22Donc on voit bien qu'en réalité, aujourd'hui, on est face à une instance
05:29qui, tout en professant et en déclarant son républicanisme
05:35et son attachement à la démocratie,
05:38veut finalement faire une démocratie sans le peuple.
05:42Ça vient finalement contrecarrer la volonté populaire.
05:46Je vais vous donner deux exemples que je considère comme topiques et invraisemblables
05:52du fait que le peuple français n'est plus libre
05:56et que les lois en vérité sont bafouées.
06:00Vous avez quelqu'un qui s'appelle Cédric Heroux
06:02qui avait été chercher de l'autre côté de la montagne
06:06des clandestins pour les faire venir.
06:08C'était totalement illégal.
06:10Il a été condamné.
06:12Eh bien, le Conseil constitutionnel a créé de toutes pièces
06:16un principe de fraternité pour annuler sa condamnation.
06:20Vous avez également un pays, la France,
06:23qui voulait expulser un terroriste algérien.
06:28Vous avez la Cour européenne des droits de l'homme
06:31qui a condamné la France pour cette expulsion
06:34parce que ce terroriste algérien
06:36risquait quelque chose dans son pays.
06:39C'est-à-dire que la France doit davantage
06:43penser au danger d'un terroriste algérien en Algérie
06:47que du destin des Français en France.
06:50Si ça, ça ne montre pas le mépris total
06:54pour justement la liberté du peuple français et sa sécurité,
06:59j'ai des problèmes.

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