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Selon l'ancien secrétaire général de la Coordination rurale Christian Convers, la France «a un gouvernement de figurants» ». Il réagissait à l'aide proposée par l'État aux agriculteurs.

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Transcription
00:00– Non, le gouvernement a annoncé, il n'a rien débloqué,
00:03parce que pour l'instant, je pense qu'on a un gouvernement de figurant,
00:07je crois combien de temps ça va encore durer, je pense que la période, elle est longue,
00:11la période de l'agonie, elle est longue, mais il n'y a aucune réforme qui a été faite.
00:15Le peu d'aides qu'on va toucher, pour l'instant, c'est entre 200 et 2000 euros par exploitation.
00:20Vous prenez qu'au regard quand même de la crise climatique qu'on a subie cette année,
00:24et qui s'ajoute bien sûr à tous ces problèmes économiques qu'on avait jusque-là,
00:28où rien n'a été réglé,
00:30la colère, on a la même, on avait déjà exprimé que tous les citoyens,
00:34aujourd'hui, tous les citoyens ont de bonnes raisons de manifester.
00:38Mais je dirais, comme on dit en agriculture, c'est à la fin du marché qu'on va compter les
00:42bouses.
00:42Alors ce soir, on va regarder un petit peu ce qui s'est passé,
00:45parce que manifester, bien sûr qu'on peut exprimer notre colère,
00:47et je sais que c'est légitime dans des cas comme nous, puis dans bien d'autres cas.
00:52Bon, ça nous arrive de verser des peines de fumier,
00:54ça nous arrive de faire un certain nombre de choses comme ça,
00:57mais par contre, faire une casse à des coups pareils,
00:59il y a les brûlés des bâtiments et tout, c'est inadmissible.
01:02Donc on ne peut pas s'associer, bien sûr, à un mouvement tel qu'il se passe là aujourd'hui,
01:06d'autant plus qu'on a eu quelques gouttes d'eau
01:08qui nous permettent de faire les semis d'automne et que c'est plus urgent.
01:12Par contre, ça ne pourra pas tenir comme ça jusqu'à l'élection, ce n'est pas possible,
01:17si ce gouvernement ne fait rien, on ne veut pas aller des manifestations,
01:21bien sûr qu'il faut qu'on exprime, mais on ne veut pas aller s'affronter avec les forces de
01:25l'ordre,
01:25ils sont dans la même panade que nous.
01:27Quel est l'intérêt d'aller casser les commerces à Paris quand on manifeste ?
01:32Ça ne tient pas debout, c'est pareil, c'est des gens qui se lèvent le matin aussi tôt que
01:36nous,
01:37ils n'y peuvent rien, on subit tous cette crise parce qu'aucune réforme n'a été faite,
01:42et puis on ne se fait plus d'idées parce que quand on y décasse le gouvernement,
01:44on n'est même pas capable d'aider l'agriculture dans une situation comme on n'a jamais connue.
01:50Ça veut dire, de toute façon, c'est ce qu'ils nous disent tous les jours,
01:52il n'y a plus un sou, il n'y a plus que des dettes.
01:54Donc, on pourra bien manifester tout ce qu'on veut, on n'obtiendra rien.
01:58Maintenant, ça va se passer effectivement, je pense, dans les urnes,
02:01en espérant que d'ici là, le pays ne soit pas complètement à feu et à sang,
02:05mais à part des palabres et des discussions et des annonces,
02:11bon, concrètement, on sait très bien qu'ils ne peuvent plus rien donner.
02:14Donc, voilà, je pense que nous, de toute façon,
02:17il y aura certainement des mouvements avant la fin de l'année,
02:20mais l'issue de ces mouvements, c'est l'expression de la colère,
02:24mais ce n'est pas la peine d'aller casser les devantures
02:28de nos collègues qui sont commerçants ou artisans,
02:32ça ne tient pas debout.
02:33Je pense qu'il faudra finir pour aller les chercher là où ils sont.

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