00:00Bon, je ne fais pas beaucoup de commentaires, mais en tout cas, je peux vous en parler si vous voulez.
00:04D'abord, il y a eu deux types d'intrusions.
00:05Il y en a eu une ce matin dans le commissariat central municipal sur la Canebière,
00:10où des casseurs, parce que ça, des black blocs, se sont introduits avec une violence inouïe
00:15dans le commissariat de police municipale sur la Canebière.
00:20Les forces de sécurité intérieure étaient en sous-effectif,
00:23puisque ce matin, nous n'avions qu'une seule compagnie de CRS pour une ville
00:26qui fait deux fois et demi Paris et cinq fois Lyon.
00:29Puis plus tard, dans la matinée, il y avait des CRS devant la mairie
00:34qui ont procédé à des tirs de fumigène ou de gaz d'afflémogène.
00:40Puis ensuite, on fait un mouvement.
00:43La porte d'entrée s'est retrouvée libérée.
00:45Et là, les casseurs se sont introduits dans un hall.
00:48Alors, les dégâts sont assez circonscrits.
00:53Il y avait une marianne à terre, ce qui, vous le comprenez, me rend fou, m'énerve.
00:59Je trouve ça absolument insupportable et indigne.
01:02Quelques tables retournées, c'est à peu près tout, et quelques carreaux cassés.
01:06La violence de cette intervention, la violence de ce symbole, sont absolument insupportables.
01:11On ne peut pas supporter ça dans la République.
01:15C'est pour ça, d'ailleurs, que j'ai eu le président de la République,
01:17le Premier ministre et le ministre de l'Intérieur, il y a quelques minutes,
01:20pour demander des renforts, et des renforts substantiels,
01:22parce qu'on ne tient pas une ville comme Marseille, avec une compagnie de CRS.
01:26Donc, le Premier ministre et le ministre de l'Intérieur,
01:28à la demande du président de la République,
01:30déploie, au moment où je vous parle, deux compagnies de CRS supplémentaires
01:33et deux unités Centaure,
01:35afin qu'on puisse maintenir le calme dans la ville.
01:40Parce que je ne veux pas qu'on confonde,
01:42parce que c'est évidemment ce qui va se passer,
01:44les manifestants et ces gens-là qui ne sont que des casseurs.
01:46Et au moment où je vous parle, parce que je n'ai pas l'information,
01:50j'espère que la police a procédé à des interpellations.
01:52J'espère que les individus qui se sont introduits dans la mairie
01:54ne sont pas ressortis libres.
01:56Parce que s'ils sont ressortis libres,
01:58ça veut dire qu'ils vont continuer de casser.
01:59Ça veut dire que cet après-midi,
02:01ils vont s'incroduire dans la manifestation.
02:02Et qu'ils vont casser des commerces,
02:04qu'ils vont brûler des bus,
02:05qu'ils vont brûler des camions de pompiers,
02:08des camions de police.
02:09C'est ça qui va se passer.
02:10Et donc, en effet, on saura mieux protéger cet après-midi
02:13avec cinq compagnies qu'avec une ce matin.
02:15Mais monsieur le maire, ça veut dire,
02:17si je vous entends bien,
02:18que vous avez dû réclamer et prendre votre téléphone
02:21pour réclamer vous-même personnellement
02:24davantage de CRS, de forces de sécurité intérieure.
02:27Est-ce que ça avait été sous-dimensionné
02:29de votre point de vue ?
02:30Est-ce qu'on ne pouvait pas s'attendre
02:32à des images comme celles-là ?
02:33Parce que les alertes du renseignement territorial
02:36depuis plusieurs jours,
02:37depuis plusieurs jours,
02:38c'est de nous dire,
02:39attention, ça va être ingérable.
02:41Pardonnez-moi de vous arrêter.
02:42J'ai moi-même écrit hier soir
02:44à la préfecture de police
02:45pour dire, voilà ce qui va se passer à tel endroit.
02:47Et c'est ce qui s'est passé.
02:48C'est-à-dire, je leur ai demandé de protéger
02:50le 42 Cannebière,
02:51qui est le commissariat de police.
02:53Il n'y avait absolument pas de police nationale.
02:57Il m'a même été dit
02:58qu'il fallait faire sortir la police nationale
03:00avec des boucliers, des casques et des matraques,
03:03ce qui n'existe pas en droit français.
03:04Le code de la sécurité intérieure l'interdit.
03:06La force doit rester à la loi
03:08et au droit dans ce pays.
03:10Et c'est à la police nationale
03:11qui fait ce qu'elle peut.
03:12Vous imaginez bien
03:13que la police nationale,
03:14elle fait ce qu'elle peut,
03:15mais elle a besoin d'avoir des...
03:16Vous imaginez ?
03:17Une seule compagnie de CRS,
03:18qu'est-ce que vous voulez qu'ils fassent ?
03:20Donc, c'est pour ça que, en effet,
03:21cet après-midi,
03:22on va multiplier par 5.
03:23Les effectifs seront multipliés par 5,
03:25ce qui me paraît normal
03:26pour la deuxième ville de France.
03:28Les deux images qu'on a en ce moment,
03:30qu'on revoit, par contre,
03:33sont absolument symboliques.
03:34Donc, à gauche de votre écran,
03:37vous avez l'introduction à l'intérieur
03:39de la mairie
03:40où tout a été...
03:41Vraiment, en 30 secondes,
03:42a été dégradé.
03:45Je vois aussi que c'est...
03:46Non, ce n'est pas la mairie
03:47qui a été dégradée,
03:47c'est une salle.
03:48C'est une salle.
03:49Ils ont gardé,
03:49mais c'est inacceptable,
03:50quand même, de toute façon.
03:52Mais regardez de quelle manière
03:53ça a été fait.
03:54Ça a été d'une violence absolument terrible.
03:56Je ne vois pas les images,
03:57je vous parle au téléphone.
03:58Ça a été d'une violence inouïe.
04:00Tous les témoins de la scène
04:01m'ont dit que ça avait été
04:01d'une violence inouïe.
04:03Et c'est inacceptable.
04:04Il ne peut pas y avoir d'excuses.
04:06Ces gens-là n'ont aucune revendication.
04:08Leur plaisir, c'est de casser.
04:10Je vois la revendication.
04:12Il y a une revendication,
04:13c'est contre les policiers.
04:14C'est à mort la police.
04:16C'est tout ce qui est anarchie,
04:18haine de la police,
04:21haine de toutes les polices,
04:22d'ailleurs,
04:22parce que l'autre image
04:24qu'on vous montre,
04:24c'est la police municipale
04:25et ce commissariat
04:27de la police municipale
04:28qui a été, lui aussi,
04:30attaqué.
04:32Oui, pour moi,
04:33ça ne s'appelle pas
04:34une revendication.
04:34Ça s'appelle
04:35une imbécilité crasse.
04:37Vous comprenez
04:37ce que je veux dire ?
04:38Ça n'a pas de sens.
04:39C'est très, très bien.
04:42les idiots utiles,
04:43les idiots utiles
04:44de celles et ceux
04:45qui ne veulent pas
04:45que dans ce pays
04:46il puisse y avoir
04:47de revendication,
04:48qui ne veulent pas
04:48que dans ce pays
04:49certains puissent
04:51librement manifester
04:51pour qu'ils puissent
04:52ensuite y avoir
04:53sur votre antenne
04:54ou sur d'autres,
04:54ce n'est pas le sujet,
04:55des gens qui viennent,
04:56qui prennent le micro
04:57à ma place
04:57et qui disent
04:58vous avez vu,
04:58tous les manifestants
04:59sont des casseurs.
04:59Ces gens-là
05:00ne sont pas des manifestants.
05:01Ces gens-là,
05:02ce sont des voyous
05:02dont la place est en prison.